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[21/04/2482] You never know how a good quest is going to end | Clow

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Luna
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Inclement Earth

MessageSujet: [21/04/2482] You never know how a good quest is going to end | Clow Lun 12 Mar - 23:12

Fourchette chrono:
 


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You never know how a good quest is going to end.
“Because of the color of my blood, I was raised to be a killer. The Flamekeepers harnessed my rage and taught me it was nobility. For years, I reveled in death and violence. I killed my own brother..”

Qu'est-ce que je fais donc dans ces lieux ? Qu'est-ce qui m'a donc poussé à venir jusqu'à Polis après avoir été brièvement salué les miens, dans mon clan d'origine ? Celui-là même qui aurait dû me voir être à sa tête si mon sang ne s'était pas obscurci subitement ? C'était un passage presque obligatoire pour moi. Si déjà j'avais quitté ceux que je considère être comme ma famille, à Floukru, pour rencontrer Lishi il y a peu, je ne pouvais qu'en profiter pour me tenir informée de l'état de santé de ma mère qui est assez inquiétant. En me rendant sur place, directement. Les nouvelles ne sont pas forcément bonnes. Mais, je sais qu'elle est forte et que cela ne sera prochainement plus qu'un mauvais souvenir. Bien évidemment, ma venue dans mon clan natal n'a pas été salué à l'unanimité. Je m'en doutais. Après tout, où que j'aille -autre qu'à Floukru-, je suis loin de faire d'emporter l'ensemble des bonnes grâces de chacun. Il semblerait que la grande majorité des âmes croisant mon chemin sont partagées en deux groupes. Certains me traitent de lâche, d'autres semblent apprécier et respecter ma différence. Mais, je n'étais pas faite pour devenir Heda, même si je suis persuadée que j'aurai pu l'être si j'avais gardé les armes jusqu'à ma dernière victime. J'aurai pu, être Heda, c'est une évidence. J'avais suffisamment confiance en mes compétences, qui n'étaient pas à prouver, pour être sereine dans l'exercice. Oui, je faisais partie des favorites. Certains me voyaient déjà recevoir la Flamme et ma fuite leur a soit laissé un goût amer en disant que j'ai gâché mes facilités, soit rallié un peu plus à ma cause s'ils avaient eu vent de cette fameuse différence qui sommeillait en moi, et qui a été réveillé durant notre Conclave. Comme toujours, je divise les majorités. Et heureusement, certaines personnes ne me connaissent que de nom étant incapables de me reconnaître. D'autres encore sont d'une neutralité à en faire pâlir mes détracteurs. C'est ainsi. Je ne m'en plains pas, surtout qu'une fois en mer, tout ce côté de moi est mis de côté. J'y suis Luna. Non pas celle qui a fuit. Et même si je n'accorde que peu de crédit aux bruits pouvant arriver jusqu'à mes oreilles durant mes déplacements, je dois reconnaître que c'est plus difficile lorsque le regard de mon père se pose sur moi, même s'il ne me renie pas. Pour lui, j'aurai du être Heda. Tous ces divers ressentis sont d'ailleurs plus forts alors que mes pas me mènent jusqu'aux abords de cette tour. Là, à Polis, il est clair que je ne passe pas inaperçu malgré toutes ces années. Intérieurement, un flot impressionnants de souvenirs me reviennent en tête. De bons moments, entre Novices. D'autres bien moins appréciés. Mon regard s'abaisse vers mes mains, que je revois à la perfection couvertes du sang de mon frère jumeau. Je vois encore les traits de son visage, lorsque nos regards se sont croisés pour la dernière fois. Il n'y a qu'à Polis que de telles sensations me reviennent.

Finalement, mes pas me font longer cette tour immense, allant jusqu'à la contourner. C'est toute une partie de ma vie qui s'est passée et jouée ici. Quelle cruelle idée d'errer dans ces rues, à une telle heure matinale. Mes traits sont fermés, alors que je m'arrête face à cette stèle sur laquelle des noms sont gravés. En voyant le prénom de mon frère, ma main ne peut s'empêcher de venir se poser sur cette pierre gravée. La date qui l'accompagne ne cessera jamais de me hanter. Gardant dans la pénombre de celle que je suis, aujourd'hui, une face plus sombre de moi. Prête à ressurgir, un jour, si le besoin se fait ressentir. Mais, je ne le sais même pas. Des bruits de pas, de déplacements attirent alors mon attention. Silencieusement, discrètement comme je l'ai toujours été, je m'approche de cette silhouette qui semble seule, ainsi à l'écart, à s'évertuer à réaliser un mouvement que je reconnais d'un seul coup d’œil. Il est comme une signature. La mienne. Comment est-ce seulement possible qu'il connaisse cet enchaînement avec cette lance, qui m'est pourtant propre ? Je l'observe, en silence, avant de finir par m'approcher tout aussi furtivement, descendant ces quelques ruines de marche que je ne connais que trop bien. Et là, je me décide à lui lâcher quelques mots. « Si j'étais toi, j'engagerai bien plus mon appui sur le second mouvement. » Haussant doucement les épaules, tout en descendant de nouvelles marche tout en ajoutant « T'aurais un meilleur appui pour dérouler la suite. Et surtout, tu limites le risque de te faire contrer et prendre de vitesse. » Cet enchaînement, je l'ai répété des centaines de fois avec mon hofynac durant nos entrevues privées -et oui, il fallait garder l'effet de surprise !- dans le simple but de le rendre parfait, tâtonnant à mesure des essais pour qu'il soit à la hauteur de mes espérances. J'étais une novice perfectionniste. Sans doute le suis-je toujours, même si je n'ai plus combattu depuis presque une éternité. « Simple conseil. Libre à toi de l'écouter ou non. » que je finis par glisser, une fois arrivée vers les dernières marches. Après lui avoir adressé un regard, je le détourne vers les alentours. Rien n'a changé, si ce n'est la végétation qui court à certains endroits. Curieuse, je garde pourtant mon nom sous silence. Après tout, s'il connaît ces mouvements, j'en suis à me demander s'il peut faire le rapprochement avec qui je suis. J'en doute fortement. Le Conclave commence à dater. Mais, ne sait-on jamais.

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MessageSujet: Re: [21/04/2482] You never know how a good quest is going to end | Clow Dim 18 Mar - 23:46

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Quelques jours se sont écoulés depuis la chasse rituelle. Et depuis peu, je suis enfin débarrassé de l’atèle qui protégeait mon bras blessé. Le loup a détesté être ainsi affaibli ouvertement. Se sentir amoindri, même si cela est fait volontairement, ça n’est jamais plaisant. Du moins, pas pour un être tel que moi. Le gringalet dégingandé a fait contre mauvaise fortune bon cœur. Que ce minus est si charmant, avec ses sourires attendrissants, et ses mots réconfortants pour les siens. Du fait de ma blessure, j’ai été contraint de mettre mon entraînement (maniement des armes) de côté. Aussi bien officiellement qu’officieusement. Et ça m’a manqué. Consentir à des sacrifices n’est pas une chose aisée, quand on aime se dépenser autant que moi, et que, pour la cause à laquelle nous avons consacré notre vie, il nous faut être immobilisé quelques jours. Clow étant plein de bonne volonté et désireux de montrer qu’en dépit de sa faiblesse physique, il peut être un candidat sérieux au titre de Heda, j’ai pris grand soin à reprendre l’entraînement officiel au plus tôt. L’entraînement officieux a démarré bien avant que le fissa ne daigne libérer mon bras, je dois l’admettre. Le bon côté, cela dit, de cette blessure, c’est Yuko. Elle a été très présente pour moi, ces derniers jours. Très soucieuse d’aider au mieux son jumeau à guérir au plus vite de sa blessure. Yuko, ma douce poupée. Non seulement, ça a contribué à servir mes plans à son encontre (toujours plus d’emprise à avoir sur elle !), mais ça m’a aussi permis de la retenir à mes côtés. Le loup n’est pas partageur avec ce qui lui appartient…

Depuis que j’ai retrouvé l’usage de mon bras, j’ai repris mes bonnes vieilles habitudes. Clow se lève de nouveau aux aurores, pour s’entraîner, à l’écart de Polis. Le novice veut s’isoler, certes, mais il manque d’imagination quant à l’emplacement de son lieu d’entraînement privilégié. Le maladroit a choisi nul autre qu’un lieu prisé par d’autres novices. Manque de jugeote ? N’en croyez là. Voyez là une preuve de l’intelligence du fauve tapi sous cette frêle carcasse : cet emplacement m’assure d’être visible, par certains de mes comparses. Par quelques hofynacs, également. Par certains citadins, parfois. Quelle meilleure preuve du désir vivace de Clow de se montrer à la hauteur de l’honneur qui lui est fait, de pouvoir réclamer un jour le titre de Heda ? Bien entendu, Clow, malgré son acharnement, malgré les heures supplémentaires qu’il donne à son entraînement, n’arrive jamais à grand-chose. Il sait se battre. Tout juste bien. Il est un peu trop lent. Bien trop pataud. Pas assez assuré dans ses gestes. Il connaît les mouvements comme un danseur pourrait connaître ses chorégraphies. Mais il n’a pas la vivacité des gestes d’un bon guerrier, d’un bon danseur qui saurait improviser. Il n’est pas Pakstoka. Ce matin, c’est donc Clow, qui s’essaie à quelques mouvements, et non le loup. Le loup n’opère qu’à l’abri d’éventuels regards indiscrets, dans des lieux connus de lui et de Thorvald seulement. Le pataud est moins dans le secret. Moins dans l’harmonie et la grâce, également. Mais il est concentré. On peut au moins lui reconnaître ça. Un peu trop concentré, même. Ce con se fait surprendre par une arrivée. Tout en discrétion, l’arrivée, cela dit, il faut le reconnaître. Pakstoka n’a réalisé qu’il n’était plus seul qu’une infime poignée de seconde avant que la nouvelle venue ne se manifeste. C’est une leçon que j’ai appris de Sanjana : toujours être aux aguets, suite à l’agression dont a été victime Yuko, et ma volonté d’être en mesure de me défendre à l’avenir. C’est une leçon que j’ai peaufinée, après la perte d’une partie de mes capacités visuelles de mon œil droit. Sanjana m’a transmis son savoir, issu de ses années passés à valider son dwensa. Bien entendu, je n’entends pas forcément mieux qu’autrui. Mais je suis encore plus sensible aux sons que mes comparses. Car cela peut me sauver la vie, un jour, en « compensation » avec ma capacité visuelle amoindrie. « Si j'étais toi, j'engagerai bien plus mon appui sur le second mouvement. », conseille la nouvelle venue, faisant sursauter le Podakru, surpris. Intrigué, me demandant de qui il s’agit, je me tourne vers elle, gardant mon harpon le long de mon corps. Par chance, la maladresse du novice ne s’est pas manifestée ! « T'aurais un meilleur appui pour dérouler la suite. Et surtout, tu limites le risque de te faire contrer et prendre de vitesse. » Alors qu’elle descend quelques marches tout en prodiguant ses conseils, je ne cesse de l’observer. Il y a de l’étonnement, dans mes yeux. Clow ne s’attendait pas à avoir de la visite. Il y a des sourcils froncés, pour assimiler les conseils donnés. Il y a, intérieurement, la mémoire qui s’active, pour trouver d’où vient ce sentiment de l’avoir déjà vue. « Simple conseil. Libre à toi de l'écouter ou non. » Le novice est toujours sérieux, sa surprise s’est dissipée. Le loup exulte, intérieurement. Sur les derniers mots de la brune, il s’est souvenu d’elle. Luna. La Natblida qui a fuit son Conclave. Comment pourrais-je oublier une telle tignasse, alors que j’ai observé son Conclave avec minutie, allant jusqu’à m’essayer à reproduire la technique sur laquelle elle vient de me conseiller.

Je pousse un soupir, me grattant nerveusement la tête. Toujours avoir l’air un peu étonné, quand quelqu’un – sachant visiblement bien se battre – vient vous donner un conseil. Ne jamais rien prendre pour acquis, ni prendre les gens de haut. Même si intérieurement, parfois, l’envie est là. Mais il faut préserver les apparences. « Hum…. C’est justement sur la vitesse, que ça bloque, de toute façon… », l’aveu est lancé avec un petit sourire qui se veut réaliste mais peiné. Attendrissant : à vomir, pour le loup, mais nécessaire pour conserver une couverture durement travaillée. « Enfin, entre autre… ». Je hausse les épaules. Clow est conscient de ses failles. Mais on voit qu’il veut parvenir à les estomper. C’est bien pour cela qu’il fini par hocher positivement la tête, indiquant qu’il prend note des conseils. Sourcils froncés. Concentration retrouvée. Inspiration prise. Clow fini par s’exécuter. C’est maladroit. C’est brouillon. Mais il y a du mieux. Un peu. Clow n’est pas un pro du combat. Le malhabile est pourtant déterminé et se donne beaucoup de mal. Les conseils, il les écoute. Il les applique. De son mieux. Mais le mieux n’est pas la clé de tout, face à l’aisance dont font preuve d’autres novices. Il fait de la peine, Clow, dans son désir de se surpasser, car c’est peine perdue. S’il peut être doué en théorie, quand il réalise les mouvements seul, on peut rapidement prendre conscience qu’en pratique, ça sera une catastrophe. Ce novice attachant sera incontestablement une des 1ères victimes, lors de son Conclave. « C’était mieux, comme ça ? ». De nouveaux conseils sont donnés. De nouvelles tentatives de les mettre en application surviennent. Ponctués d’autres conseils. L’exercice imprévu se poursuit ainsi quelques minutes. Clow y met tout son cœur, mais n’atteint jamais vraiment le but fixé. Pakstoka engrange les précieux conseils, qu’il mettra en application. Plus tard. Feignant d’être frustré de mes échecs – des choses s’améliorent, d’autres sont à revoir, tandis que quelques défauts perdurent – je m’arrête. Fixant Luna avec attention, je finis par lui demander : « Vous pourriez me montrer, s’il vous plaît ? Ca me parlera plus, de voir ce qu’il convient de faire, plutôt que de l’entendre. » Pour une fois, je suis sincère. Ma mémoire est bien plus efficace sur le domaine de ce qu’elle a pu voir, que de ce qu’elle a pu entendre (même si elle reste plutôt bonne de ce côté-là !). Et pour parachever la demande, j’esquisse un petit sourire en coin. Presque gêné. Mais une résolution tenace brille dans mes yeux. L’élève momentané est gêné d’importuner ainsi son hofynac de passage, mais il veut apprendre. On ne peut le nier. Et un petit sourire se peint sur mes lèvres, alors qu’elle fini par accepter. Sans surprise.

Je ne perds pas une miette de ce qu’elle fait. Nul doute qu’elle aurait fait une excellente mentor : elle décompose sa technique, lentement, pour que je puisse bien voir l’ensemble des gestes à faire. Elle me le montre ainsi, 2-3 fois, avant de passer à la « vitesse normale », afin que je vois le mouvement réalisé correctement. « Waouh. Je ne sais pas si j’arriverais à vous égaler ! ». Le novice est réaliste. Le loup est impatient de pouvoir prouver que oui, il est capable de faire au moins aussi bien qu’elle, même s’il est sûr de parvenir à faire mieux. Je reprends mon harpon, et m’attèle à reproduire ce qui m’a été montré. Je parais ainsi un peu plus maître du mouvement, même si des erreurs perdurent. Je finis par m’interrompre, toutefois, pour reposer mon regard sur elle. « Merci beaucoup pour vos conseils et votre temps. », dis-je en m’asseyant sur les marches, posant mon arme à côté de moi. « Mais je ne voudrais justement pas abuser de votre temps, Luna. », soufflé-je finalement. Petit sourire au coin des lèvres. Aveu du fait d’avoir reconnu la combattante qui a choisi de devenir pacifiste. « Je suis arrivé à Polis un peu avant votre Conclave, auquel j’ai pu assister. », expliqué-je. Désir du novice de lui faire comprendre comment il a pu la reconnaître, alors qu’elle ne l’a jamais vu, et comment il peut donc connaître son mouvement. Envie de la part du fauve de continuer sur sa lancée de commencer à gagner la confiance de la Floukru. Une telle alliée me sera utile, le jour où je serai Heda ! Je tends alors la main dans sa direction, tout en me présentant : « Clow, kom Podakru. ». Le ton avec lequel je lui ai parlé s’explique, désormais. La déférence dans mes paroles n’était pas uniquement dû au respect qu’un novice doit afficher face à un guerrier. Il s’agissait là de la reconnaissance d’une autre Nightblood, qui a su faire ses preuves à travers le temps, ainsi que du respect dû à une chef de clan.

Au sujet du "respect" de Clow à Luna et de sa façon de la saluer :
 

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MessageSujet: Re: [21/04/2482] You never know how a good quest is going to end | Clow Dim 29 Juil - 23:56

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Préférer suivre la voie de la paix n'est de loin pas digne de ressembler à une sorte de balade de santé. De loin pas, pour être tout à fait exacte. Même si la Coalition évite certains débordements et assure une certaine sérénité entre les clans suffisante pour éviter les règlements de compte dans le sang, elle n'a tout de même pas le pouvoir de briser des tensions et des rancœurs qui durent depuis un long moment. C'est tout simplement impossible, même avec la meilleure des volontés. J'ose espérer que les générations à venir sauront enterrer tout cela pour renforcer cette paix au sein même de la Coalition. Cela mettra sans doute encore un peu de temps, mais peut-être qu'on pourra y arriver un jour. Je veux y croire. Cette idéologie est même devenue mon nouveau combat. L'un de ceux qui est loin d'être gagné, en ce moment. Je doute, par exemple, être accueillie à bras ouverts par la Reine Nia, à Azgeda.  Et même si je ne dois pas être inquiétée de me rendre à Polis -ou même dans n'importe quel clan-, il n'en reste que certains visages m'observent. Je sens très bien le poids de certains regards lorsque je m'aventure dans les rues de cette capitale. Ils sont bien là. Lourds de sous-entendus pour la plupart ou d'incompréhension pour d'autres. Après tout, ils ne savent pas pourquoi j'ai fuis. Surtout pas alors que le Conclave approchait de la fin et que j'avais toutes mes chances de l'emporter. Non, ils ne le savent pas. Ils ne le sauront même jamais. Je n'ai aucun compte à rendre à personne, encore moins à des gens qui ne sont que des inconnus pour moi. C'est d'ailleurs pour ça aussi qu'il m'est étrange de revenir à Polis, bien que cela ne soit pas la première de mes visites depuis ma fuite. Si certains ne me connaissent que de nom, d'autres me repèrent bien facilement. Pourtant, pour la grande majorité d'entre eux : je ne les connais même pas. Peut-être simplement de vue pour quelques uns, mais pas plus. D'autres que j'ai même connu lorsque je n'étais encore qu'une novice. Je sais que j'en ai déçu pas mal, qui voyaient en moi une Heda sans doute un peu différente de ceux d'avant. Heureusement, certains me comprennent. Ils me comprennent, sans forcément partager ce qui est devenu, du coup, ma nouvelle philosophie de vie. En d'autres mots, l'immunité qui est mienne est donc assez contestée, j'en suis consciente. Mais, je n'ai pas à craindre de me perdre dans le rues de Polis et risquer de tomber sur un groupe de fanatiques extrémistes qui voue un culte sans faille à la Flamme, ne tolérant ainsi aucun écart. Est-ce seulement un crime que de préférer la vie à un pouvoir, certes très grand, mais impliquant la mort ?

Comme toujours, dès lors que je dois à nouveau dormir à Polis, il m'est impossible de fermer les yeux. Toutes ces images, qui m'ont hanté pendant un très long moment après mon Conclave, reviennent aussi fortes et intenses qu'elles ne l'ont été en réalité. Comme si c'était hier, en fait. Comme si c'était hier que cette annonce de mort nous est venue. Comme si c'était hier qu'on a passé notre dernière nuit. Tous ensemble. Tous en vie. J'entends encore la voix de mon cher mentor me prodiguant ses derniers conseils. Prends toujours l'espace d'une seconde pour réfléchir. Pour garder un coup d'avance. Il était friand de jeux d'esprit et de réflexion. C'est peut-être même un peu grâce à lui que je suis revenue sur ce qu'on attendait pourtant de moi. Si je m'étais contentée d'attaquer, purement et bêtement, mon sang aurait fini par se mêler à celui de mon frère ou j'aurai fini Heda, chose à laquelle il croyait bien plus qu'en ma défaite. Comme si c'était hier, je revois le regard de mon frère lorsque ma lame a fini par traverser son corps. Comme si c'était hier, j'entends encore son rire, près de ces escaliers vers lesquels je m'avance. Je tourne même ma tête vers l'endroit qu'il préférait pour une petite pause bien méritée. Comme si c'était hier, j'ai l'impression de le voir. Cette silhouette se dressant pas bien loin de moi me fait penser à lui. Le jour peine encore à se lever, ce qui m'aide à y croire. Mais, ce n'est pas lui. Les morts appartiennent à un autre monde. Jamais ils ne pourront revenir dans le même corps qu'ils ont quitté. Descendant ces fameuses marches, je me décide à briser le silence. C'est assez... déstabilisant, de le voir s’entraîner à un de ces mouvements qui étaient comme une signature personnelle mettant en avant mes atouts au combat. Il semble quelque peu surpris et pour ma part, je me demande bien d'où il a pu voir ces mouvements qu'il reproduisait. C'est bien connu : chaque combattant à ses propres enchaînements s'ajoutant aux bases communes et, du coup, à leur contre-attaque ou leur défense également connues de la plupart. « Hum…. C’est justement sur la vitesse, que ça bloque, de toute façon… Enfin, entre autre… » qu'il me répond, alors que je finis enfin par être à son niveau. Un novice, sans aucun doute. Son aveu m'arrache un léger sourire, alors que je baisse un peu la tête. Il m'est assez difficile, après tout, de converser avec l'un de ces jeunes qui finira par vivre le prochain Conclave sans replonger dans mon passé. Celui que je tente pourtant d'oublier. « Tout le monde a ses forces et ses faiblesses. » Et ça, c'est une certitude, du moins ça en est une pour moi. Et c'est justement cette diversité qui peut rendre les combats intéressants. Ce qui est encore plus vrai pour les Novices. On se connaissait tous. On connaissait les points faibles et forts de chacun, d'où la nécessité de ces fameux enchaînements plus personnels et si possible, cachés de tous. Finalement, il tente à nouveau. Cela se voit qu'il tente de donner vie à mes petits conseils. Ses mouvements sont un peu plus fluides, même si ce n'est pas encore vraiment ça. « C’était mieux, comme ça ? » Je souris, doucement. Il est vrai qu'il m'arrive, de temps en temps, d'initier quelques membres de mon clan au combat. Juste pour qu'on ne soit pas trop à la traîne si jamais on devait prendre les armes. Du coup, j'aime bien partager ce que je sais du combat car je sais que c'est comme une question de vie ou de mort pour les miens. Rien de plus. Je n'ai plus jamais combattu depuis mon Conclave et ça ne me manque pas. « C'était un peu mieux, oui. Mais, il te faut encore décomposer l’enchaînement plusieurs fois. » Et non, je ne fais pas partie des personnes qui complimentent à outrance, préférant nuancer le tout. Mais, il est vrai qu'il a fait un peu mieux et qu'il a tenté de prendre en compte ce que je lui ai dis. Je sais très bien que ce n'est pas moi qui suis la plus apte à développer ses facultés au combat. Sauf qu'il s'agit de mon enchaînement. Que j'ai pris des années à peaufiner et à répéter, avec bon nombres de nuances pour parer à toutes situations. Du coup, je me décide à lui donner deux ou trois autres pistes qu'il pourra travailler si l'envie lui prend. « Vous pourriez me montrer, s’il vous plaît ? Ca me parlera plus, de voir ce qu’il convient de faire, plutôt que de l’entendre. » qu'il finit alors par me demander. Mon regard se pose sur son arme. Jamais je n'en ai tenue une depuis le Conclave, dans cette ville. C'est donc en silence que j'accepte sa requête. Et, c'est assez étrange de se dire qu'on n'a rien fait de tel depuis des années, mais que le mouvement revient pourtant instinctivement. Un instinct douloureux, qui me laisse un regard vide l'espace d'une très brève seconde.

Bien entendu, j'ai pris soin de mettre ce malaise intérieur de côté, histoire de rester fidèle à celle que je suis ou plutôt : que j'ai été. Une fois que mon élève du moment semble avoir compris certains aspects que j'ai pris soin de décomposer face à lui, je ne tarde pas à lui rendre son harpon tout en empêchant ma main de trembler. J'ai du mal à me dire que si je me suis entraînée tellement de temps, c'était pour répandre le sang. Certes, pour devenir Heda. Mais, est-ce que cette ascension mérite une telle chose ? « Waouh. Je ne sais pas si j’arriverais à vous égaler ! » Mes yeux se raccrochent aux siens, me contentant de sourire légèrement. « A toi de changer certains mouvements par d'autres qui te sont plus propres. » Réponse simple, et pourtant : qui a toute son importance. Après tout, pour moi, imiter est certes essentiel au début, mais pour être le plus efficace possible, il n'y a rien de mieux que de s'approprier un enchaînement en tenant compte de qui on est. « Merci beaucoup pour vos conseils et votre temps. » Je le regarde s'asseoir sur ces marches que je connais que trop bien, ne souhaitant pas m'y aventurer. Trop de souvenirs. Je réponds à son remerciement d'un simple léger sourire. Habituel, chez moi, même s'il est souvent un peu figé. « Mais je ne voudrais justement pas abuser de votre temps, Luna. » Haussant un sourcil en l'entendant prononcer mon nom, il est vrai que cela me surprend un peu venant d'un novice du Conclave à venir. Mais, il répond rapidement à mon interrogation à ce sujet. « Je suis arrivé à Polis un peu avant votre Conclave, auquel j’ai pu assister. » Il est vrai qu'on savait qu'un autre jeune au sang noir était arrivé à Polis sans avoir eu le temps de suivre cette sorte de formation dont on a eu le droit. Une chance pour lui, si je peux dire ainsi. Sans connaissance, il aurait eu du mal à se défendre pour prétendre à ce titre tant convoité par certains. Et du coup, je comprends aussi mieux où il a pu me voir combattre. « Clow, kom Podakru. » qu'il finit alors par annoncer, me tendant sa main. Podakru. Un clan que j'apprécie sans doute plus que d'autres. Je ne tarde pas trop à répondre à ce geste de salutation bien respectueux. « Inutile de me présenter du coup. » Des mots que je lance avec un petit sourire aux coins des lèvres. Lâchant le contact, mon regard finit par balayer les environs. Il est encore très tôt. Beaucoup trop pour la plupart des résidents de Polis. « Tu es toujours aussi matinal ? » Mes yeux reviennent vers sa grande silhouette. Autant un avantage qu'un inconvénient au combat. Mais, je n'ai pas envie de parler de Conclave ou ce genre de choses. Du coup, le questionner sur ses habitudes d’entraînement me semble être une bonne option, même si je ne peux pas m'empêcher d'ajouter quelques mots, dans la foulée, sur un tout autre sujet. « C'est une belle arme, que tu as là.. » Un terrain neutre, l'invitant ainsi, indirectement, à parler de choses et d'autres s'il le souhaite. Après tout, je suis bien placée pour savoir qu'un novice, même si entouré au quotidien, peu se sentir assez seul par moment. « Et ne t'en fais pas pour mon temps, je ne repars qu'un peu plus tard. » Sans doute en début d'après-midi d'ailleurs, pour pouvoir être rentrée assez tôt. Entre temps, j'avoue ne faire qu'errer dans les rues de Polis. Du moins, c'était censé être le plan de base. Mais, je ne me doute pas encore que mon séjour par ici risque de s'allonger un peu plus.

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MessageSujet: Re: [21/04/2482] You never know how a good quest is going to end | Clow Jeu 27 Sep - 23:54

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You never know how a good quest is going to end.
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L’entraînement prend une tournure inattendue, rendant l’instant d’autant plus appréciable, car jusqu’à présent, c’était une réelle corvée. Si le nigaud n’est pas gêné de se mouvoir avec autant de prestance qu’une huître, pour ma part, ça m’énerve. C’est une habitude que j’ai prise, de jouer au malhabile, mais quand j’ai été contraint, ainsi que ce fut le cas récemment, d’être partiellement privé de ma liberté de mouvement, c’est pire encore ! Je ronge mon frein de pouvoir enfin m’entraîner réellement. Si certains peuvent rester dans l’oisiveté, personnellement, ça m’est impossible ! Non pas que j’ai besoin de me dépenser en permanence, mais quand même ! J’accueille donc avec joie l’interruption de Luna, dans ma solitude. D’autant plus que celle-ci me distille quelques conseils, au cours d’un entraînement imprévus. Je ne pouvais passer à côté d’une telle occasion ! Même si elle a fui son Conclave, et qu’elle est donc considérée comme une lâche pour bons nombres des nôtres, j’ai pu voir le talent qui était le sien, au combat. Je ne comprends (pas plus que je ne cherche à comprendre !), ni n’approuve, sa décision, mais je la respecte, pour la guerrière qu’elle fut, à l’époque. Et je sais assez, pour le vivre aussi, qu’on ne peut oublier ce qu’on nous apprend, en tant que Natblida, même si on veut changer de cadre de vie : le combat, c’est dans notre sang, plus encore que pour les autres Grounders. « Tout le monde a ses forces et ses faiblesses. ». Clow approuve d’un hochement de tête, un peu désolé de devoir se dire qu’il a sans doute plus de faiblesses que de forces, du moins, concernant la tournure qu’a pris sa vie. Car si son sang n’avait pas été d’ébène, il serait devenu barbier, aucun doute sur cela. Il aurait possiblement quitté son village de Capone, afin de s’éloigner au mieux de l’ombre dévorante d’une mère qui n’a jamais voulu de lui, et du fantôme d’une sœur qui avait fini par s’installer à Polis. Si le gringalet paraît regretter cette vie disparue, le loup, lui, est content de ce changement, susceptible de lui offrir une vie à la hauteur de ses talents. Bien évidemment, Pakstoka ne montre en rien ce qu’il ressent réellement, seul le gentillet Clow est un livre ouvert. Le texte est toutefois faussé par le loup, mais cela, nul ne le sait, bien entendu ! La tentative de reproduire au mieux le mouvement se poursuit, me voyant finalement demander à la Floukru s’il y a désormais du mieux. Croyez-le ou non, mais il m’est vraiment difficile de me retenir, en ce moment précis. Je n’ai passé que trop de temps, ces derniers jours, avec mon attèle, à ne pas pouvoir faire grand-chose. Aussi la perspective de tester un mouvement qui me fascine depuis des années, en ayant eu des conseils de celle qui le maîtrise le mieux, est des plus alléchantes. La patience étant cependant une de mes plus grandes vertus, je prends sur moi, pour l’instant, me concentrant sur ce que dit la jeune femme. « C'était un peu mieux, oui. Mais, il te faut encore décomposer l’enchaînement plusieurs fois. ». Celle qui aurait pu devenir Heda, sait se montrer encourageante, il n’y a pas à dire ! Et ça plaît à l’idiot de Podakru, tandis que le fauve se plaît à imaginer ce qu’aurait pu devenir Luna, en tant qu’Hofynac. Elle aurait été très douée, le doute n’est pas permis ! « Je le ferais ! », promis-je, avec toute la vigueur que sait insuffler la force de s’améliorer, qui anime le jeune novice. J’ai bien l’intention de dompter ce mouvement, qui n’est, après tout, pas connu des autres novices, et qui pourra être un réel atout, durant le Conclave ! Toutefois, pour mieux comprendre les spécificités du mouvement, je fais remarquer à Luna qu’il me sera plus facile de le voir, si elle le fait, elle-même ! En la voyant s’emparer de mon harpon, je la remercie d’un signe de la tête, conscient de la chance qui est mienne. Il n’y a plus vraiment grand monde, encore en vie du moins !, qui puisse se vanter avoir vu combattre Luna ! Même si ça n’est que pour un entraînement, et que pour montrer un seul mouvement ! C’est un peu comme si Lexa en personne me guidait, pour un entraînement, sans d’autres novices autour !

Je ne perds pas la Floukru du regard, m’attardant sur le geste qu’elle me montre, là où certains se seraient sans nul doute plu à la détailler des pieds à la tête. Séduisante, elle l’est, je le vois bien, mais mon intérêt ne réside pas dans l’envie de l’ajouter à ma liste de conquête. Je souhaite devenir Heda, j’ai des intérêts hautement supérieurs des intérêts « basiques » ! La fluidité de ses mouvements me stupéfait, plus encore parce que je l’imagine mal continuer à s’entraîner, désormais qu’elle est à la tête de la tribu de pacifistes de Kongeda ! Une fois encore, je lui adresse un signe de tête reconnaissant, à l’issue de sa démonstration, lorsqu’elle me rend mon arme. Clow se montre admiratif, faisant savoir qu’il aura du mal à parvenir à faire aussi bien qu’elle. Tromperie du loup, qui est sûr de relever ce défi, et haut-la-main, même ! La flatterie fonctionne, visiblement : « A toi de changer certains mouvements par d'autres qui te sont plus propres. ». De nouveau, j’incline la tête, comme pour prendre bonne note du conseil, et indiquer que j’y réfléchirais. J’aimerais dire que j’y songe déjà, mais ça serait mensonger : pour l’heure, je cherche comment œuvrer, pour tirer à profit de cette rencontre impromptue. Si j’aime à penser à plusieurs choses à la fois, dans le but de gagner du temps, j’ai cependant conscience de mes propres limites. Il me faut, après tout, toujours jouer le jeu de l’adorable boulet maladroit. Et si cela m’est à présent comme une seconde nature, il n’en est pas moins vrai que ça reste un exercice permanent, un périlleux numéro d’équilibriste. La moindre erreur de ma part pourrait être fatale, ruinant irrémédiablement mon plan. Je ne peux cacher, néanmoins, que c’est bien ce risque, qui rend ce jeu aussi amusant que cela à mes yeux ! Je finis par m’asseoir, et révéler à mon hofynac de l’instant, que je sais qui elle est, lui glissant une petite explication sur la raison de ce « mystère ». Voulant faire bonne impression, le loup se montre respectueux, courbant presque l’échine, se faisant passer pour une brebis, en saluant, avec le respect dû à Luna, la jeune femme qui lui fait face. La Floukru prend avec ce qui paraît être de l’humour, les quelques mots précédemment lâchés. Je hoche positivement la tête : effectivement, nul besoin pour elle de se présenter. « Tu es toujours aussi matinal ? », me demande-t-elle finalement. Je lâche un soupir, esquissant un sourire gêné, tandis que ma main va se perdre dans ma tignasse, qui est souvent invitée à se placer d’elle-même, l’imbécile ne se souciant guère de se coiffer, hormis lorsque les novices doivent paraître en public ! « Je n’ai pas le choix, j’ai de lourdes lacunes à tenter de palier, alors je mets à profit chaque minute durant lesquelles le soleil est assez lumineux pour voir correctement. » Ce qui, pour quelqu’un ayant reçu la formation d’un gona, augmente quelque peu le temps durant lequel l’éclairage est suffisant, puisque l’on nous apprend à nous battre, plus ou moins entravé, allant jusqu’à parfois nous bander les yeux. « Je n’ai pas fait mon dwensa, avant d’arriver ici… » L’aveu sort, du bout des lèvres, tandis que mes épaules se redressent et s’abaissent rapidement, comme si cela m’indifférait. C’est pourtant quelque chose qui a beaucoup fait souffrir Clow, et qui continue à lui poser problème. Afin de palier son retard, il a donc dû passer un dwensa, en accéléré, et en modifié (uniquement à Polis), dans le but d’égaliser un minimum les autres Natblida, dont l’âme de guerrier s’était manifestée bien plus tôt. C’est bien parce que je n’ai pu passer mon dwensa dans un cadre « normal », que je n’ai pas d’arme qui n’ait été faite que pour moi, ni d’arme de famille que j’ai demandé à garder, pas plus que je n’ai les « trophées » accumulés lors des épreuves de la formation de guerrier, accrochés à mon arme, ou que je n’ai pas pu baptiser ma propre arme. Pourtant, ma formation a été complète, et assurée par d’excellents maîtres d’armes, parmi les meilleurs qui soient, en capitale Trikru. Comme pour mieux illustrer mon peu de talent pour les arts de la guerre, je désigne, d’un signe de la main, mes cheveux, et plus particulièrement ma tresse. Nulle part, sur ma tignasse, ne trône la moindre impola, alors que les novices peuvent parfois en gagner, durant certains entraînements, voire certaines chasses ou exercices en dehors de l’enceinte de Polis. Tout en Clow, respire le bien piètre novice. Et cela joue en ma faveur, bien que ça ne saute pas aux yeux, de prime abord. Car croyez-moi, au jeu de se battre en ayant quelques sens qui manquent à l’appel, et des membres entravés, en réalité, je suis plus doué que mes comparses, même ceux ayant effectués leur dwensa avant d’arriver à Polis. Et pour cause : j’ai appris à me battre de la sorte, assez tôt, avec une ancienne combattante de talent : Sanjana. Pas par plaisir, mais parce qu’au cours de l’agression de Yuko, j’ai perdu partiellement, aussi bien en audition, qu’en vision. Afin de combler ces pertes, je me suis entraîné dur, et très certainement plus fort, que l’ensemble de mes comparses ! « C'est une belle arme, que tu as là.. », déclare par la suite la fille du Sishell de Delfikru. Un sourire de fierté apparaît sur mes lèvres. Et étonnamment, cette fois, il est sincère. « Merci ! C’est un cadeau de ma Riweth et amie. » Sanjana est sans doute une des rares personnes de mon entourage, pour laquelle mon estime est réelle, et loin d’être forcée. La Ntha et Riweth de Capone, a fait office de figure maternelle dans ma vie, alors que ma propre mère faisait défaut, au cœur de celle-ci. Ainsi donc, ce harpon, j’y tiens, en un sens, même si, à l’instar des autres novices, on a enseigné à Clow un certain détachement matériel. Chose qui n’a jamais été réellement dans le caractère de Pakstoka, si on y réfléchit bien ! Si on regarde bien, j’ai déjà bien assez de mal à m’attacher, sincèrement, aux êtres humains, alors aux objets, vous imaginez bien ! Même à mes lames de rasoirs, je ne suis pas tellement attaché que cela. Objets, comme êtres humains, ne sont que des choses utiles, à mes yeux, des moyens d’atteindre mes objectifs !

« Et ne t'en fais pas pour mon temps, je ne repars qu'un peu plus tard.», ajoute par la suite la nightblood. Mes sourcils se haussent, sous la surprise d’entendre une telle chose. Et parce que Clow est plutôt naturel dans sa façon d’être, je demande alors : « N’est-ce pas trop dangereux, pour vous, de rester trop longtemps par ici ? ». Il est assez franc et enfantin, Clow, quand il s’y met. Ca se voit et ça s’entend, à sa manière de regarder Luna, et de poser sa question. Il ne pense pas à mal, pas plus qu’il ne pense à la possibilité qu’il se montre un peu trop indiscret. Par là, il veut juste pointer le fait qu’elle soit une fugitive, et que pour cela, beaucoup aimeraient la voir exécutée, en place publique, afin de donner une leçon à la hauteur de la faute commise : personne, au sein de Kongeda, n’a jamais véçu un Conclave, avant celui de Luna, où un des novices s’est enfui. Bien entendu, cela est arrivé, de par le passé, à en croire les récits qu’a pu nous en faire Titus. Mais plus depuis bien longtemps. Les sanctions sont bien trop lourdes, et l’honneur d’être Heda, ou de mourir en essayant de l’être, bien trop important, pour que quiconque s’y risque ! Nul doute qu’il y aurait de quoi gagner beaucoup, en dénonçant Luna, ou mieux, en l’amenant, vivante, auprès de notre Commandante. Bien entendu, cela ne m’intéresse guère. Ou plutôt : ça ne jouerait pas en ma faveur ! Luna a quand même de nombreux partisans, disséminés un peu partout. Sans oublier qu’elle reste la fille aînée d’un leader important pour Kongeda, et qu’elle a été amie avec Lexa, lors de leur noviciat ! Et, par-dessus tout, elle est une nightblood. Même si elle a fui, elle est une des « nôtres », elle fait partie d’un cercle très restreint de rares « élus » au sang sombre. Plus que quiconque, elle est à même de donner vie à d’autres natblidas, ou, à défaut, de perpétuer cette spécificité ! Rien que pour tout cela, il y a une certaine solidarité qui rentre en ligne de compte. Alors, tant que Luna n’est pas une réelle menace pour Heda, rien ne légitime que Clow ne tente de la dénoncer à Lexa…. « A ce propos…. », je cherche mes mots, ou je feins de les chercher, plutôt, alors que je gratte le sol, comme pour fuir son regard. Clow sait se montrer assez intimidé, par moment, notamment lorsqu’il a conscience que sa question peut s’avérer réellement indiscrète. Mais, une fois encore, il ne pense pas à mal. Comme je l’ai souligné tout à l’heure, ce nigaud n’est qu’un grand gamin, dans le fond ! « Pourquoi avez-vous quitté le Conclave ? Je veux dire : vous auriez pu changer les choses avec nettement plus d’efficacité, en tant que Heda, qu’à Floukru, non ? » Cette question intrigue également Pakstoka, qui ne comprend pas réellement comment elle a pu finir par tourner le dos à son destin. Si elle voulait prôner une politique de l’alliance plus pacifiste, cela aurait pu se faire, en tant que Heda, et fonctionné d’autant mieux ! Un sourire d’excuse étire mes lèvres : encore une fois, ça n’est que par jeu d’acteur, jouant l’adorable curieux. Sourire qui a valeur d’excuse, et aussi d’indication que rien ne l’oblige à me répondre, que j’ai conscience d’avoir sans doute été un peu trop loin dans ce que je suis en droit de lui dire et demander. Ne vous méprenez cependant pas : cette question servira aussi le loup, suivant la réponse qu’elle fera. Rien ne me permettra de mieux jauger la « valeur » de la jeune femme, après tout, que de connaître, partiellement au moins, ce qui l’a motivé à changer d’avis. Plus encore, cela me sera utile pour gagner son amitié, et m’assurer donc qu’elle puisse m’être utile, par la suite… Je vous l’ai dit : je ne fais jamais rien sans raison !

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[21/04/2482] You never know how a good quest is going to end | Clow

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