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[11/05/2482] Libérée, délivrée !

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Costia
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Inclement Earth

MessageSujet: [11/05/2482] Libérée, délivrée ! Sam 21 Juil - 2:00

La fourchette chrono :
 

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Trois semaines. Cela fait 3 longues semaines que ma vie, déjà bien détruite ces derniers temps, a sombrée. On m’a en effet annoncé que je suis enceinte. Hérésie, alors que je n’ai jamais partagé la couche d’un homme. Les Maunons disposent décidemment de sciences frôlant la sorcellerie, en plus d’être particulièrement ignobles et violentes. Mon corps a été souillé. Pas même par un homme, pas même par une femme, mais par un objet que je n’avais jamais vu. Je les hais. Tous. Parfois même, je hais la terre entière. Même les Dieux, qui m’ont visiblement délaissé. Qu’aies-je fais pour mériter une telle agression, une telle humiliation ? Dois-je réellement donner vie à une de ces engeances maléfiques que sont les résidents du bunker ? Parfois, j’aimerais devenir folle, ne plus rien ressentir. Parfois, je ne ressens plus rien, je ne suis même plus rien. Mais mes geôliers s’arrangent toujours pour me ramener, tôt ou tard, à une cruelle conscience d’un destin qui n’est plus mien. Pourquoi la mort ne veut-elle pas de moi ? Question obsédante, qui doit tourner dans mon esprit au moins une centaine de fois par jour. Ou par nuit. Je ne sais pas réellement si le rythme de vie qui est le mien, dans ce lieu lugubre, correspond à celui de la surface.

Je pense que nous sommes en matinée. Il me semble que l’on m’a amené de quoi petit-déjeuner, un peu plus tôt. Ou beaucoup plus tôt. Je ne sais pas. J’ai du mal, avec le déroulement du temps. Parce que mon horloge biologique est détruite, depuis ma captivité, et que c’est pire encore, depuis ce qui s’apparente à mon viol. Je crois que j’ai eu le droit de sortir, il y a peu, de marcher dans ce funeste couloir, quelques minutes. Et ce privilège, si ma mémoire ne me trahi pas, ne m’est accordée que certaines matinées. Les jours sont longs, ici, même si, au vu de ma grossesse, je suppose que j’ai droit à quelques privilèges. Sauf une mise à mort, par contre… J’ai eu un livre, aussi, qu’on m’a « généreusement » confié, un peu plus tôt, après mon réveil. Ou durant mon sommeil. Je ne sais pas, tout se mélange dans mon esprit. Je crois l’avoir vu voler, le livre. Il est probable que je sois à l’origine de son vol. Envie de me révolter contre ces enfoirés. Je crois avoir fini par récupérer le livre, et l’avoir feuilleté, sans réelle conviction. Révolté étouffé par l’ennui. Résignée, je lis, sans vraiment voir les mots. Jusqu’à ne plus rien voir du tout. « Vous ne savez vraiment pas recevoir les gens : avant de les envoyer au lit, on les nourri ! ». Protestation lancée contre la porte, face à la lumière récemment coupée. Folie lisible en filigrane, dans mes propos. Esprit rebelle que l’on peut apercevoir, derrière mes brisures.

Le silence me répond. Le silence est malpoli. Le silence a une voix d’homme. Le silence est visiblement un Maunon. Connard. Pour rester dans les mots qu’un débile de son genre pourrait comprendre. Les minutes passent. Seraient-ce des heures ? Difficile à dire, quand on est déphasé, comme moi. On s’ennuie, quand même, dans ce bunker. « Vous ne savez vraiment pas prendre soin de vos si précieuses mères ! », craché-je à la porte, au bout de longs jours de silence. Ou seraient-ce seulement une poignée d’heures. Je n’en sais rien. A dire vrai, je m’en fiche. Nulle lumière ne viendra m’éclairer, au bout du chemin, pour m’apporter l’espoir. Ma vie se terminera ici. Et j’espère, pour le bébé qui grandi – contre ma volonté ! – en moi, avant sa naissance. Cet enfant est innocent, il n’a pas à vivre parmi des cinglés comme ces Maunons ! Cet enfant est le mien, en plus. D’une certaine façon. Et c’est cette certitude, je le crains, qui a contribué à me faire emprunter plus certainement la douce pente de la folie. Ou est-ce l’inaction ? Trop de questions, pour bien peu de réponses.

 
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Sara Austen


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: [11/05/2482] Libérée, délivrée ! Mar 7 Aoû - 21:56

Costia & SaraLibérée, délivrée !Ça faisait maintenant une dizaine de jours que je vivais seule, que je me réveillais dans un lit totalement seule sans la trace de la présence de ma femme ni même son parfum. Penelope étant emprisonnée et ayant connaissance des raisons, j’ai demandé le divorce. Être assimilée à une femme pareille… Je ne veux plus… Elle m’a manipulé, à profiter du fête que je l’aime pour pouvoir m’épouser et ainsi faire la démarche d’avoir un enfant. Elle ne voulait pas cet enfant pour nous, oh non, c’était seulement son désir à elle, un désir qu’elle avait toujours eu d’après ce qu’elle m’a dit. Certes je pouvais comprendre cela, à la limite, je pouvais même accepter qu’elle m’ait utiliser, après tout je l’aimais et je me doutais un peu qu’elle ne m’aimait pas vraiment mais ce que je ne peux pas accepter c’est ce qu’elle a fait aux autres. Elle était en effet gynécologue et de ce que j’avais su elle avait mis enceinte une femme pour ensuite lui prendre son bébé… Je n’en savais pas plus et ça faisait une dizaine de jours que j’enquêtais discrètement pour apprendre qui était cette femme et pouvoir lui parler, mais en vain personne ne voulait rien me dire… J’avais tout de même émis l’hypothèse que ce soit une native, car je connaissais tout le monde au bunker ne serait-ce que de vue et là ça avait l’air de quelqu’un extérieur.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, je travaillais à la bibliothèque quand le bunker fut plongée dans le noir. Une coupure de courant… Ça faisait un moment que ça ne nous étais pas arriver mais ça me faisait sourire, j’allais pouvoir essayer d’aller dans la section qui m’était interdite. J’avais surpris une conversation entre deux personnes qui avaient travailler avec Penelope et à qui j’ai poser quelques questions. Ils parlaient de moi disant qu’ils valaient peut-être mieux me faire surveiller sinon je risquais de découvrir quelque chose (mais je ne savais pas quoi ils n'ont rien dit) dans cette fameuse section, la section du projet « Héméra » d’après ce que j’avais entendu.

J’attrapais alors ma petite lampe torche dans mon sac, je l’ai toujours sur moi pour ce genre de cas, et je l’allumais commençant à aller le plus discrètement possible vers le lieu où travaillait mon ex-femme. Arrivé non loin de la porte, j’éteignis la lampe et je marchais à pas prudent, dans le noir, jusqu’à la porte que j’ouvris entrant ainsi dans cette section. Heureusement pour moi, avec la panne de courant, les gardes étaient partis ailleurs, je ne savais pas où, mais ils étaient partis, de ce que j’entendais, il y avait du grabuge non loin de là, j’imagine que les gardes y étaient et je pus profiter de ça pour faire mes recherches, rallumant la lampe torche pour me diriger et l’éteignant puis me cachant dès que j’entendais un bruit. Mon cœur battait à tout rompre, j’avais peur qu’un garde me prenne en flagrant délit, je ne savais pas ce qui pouvait m’arriver si on m’attrapait dans cet endroit normalement interdit.

J’avançais prudemment, regardant autour de moi avec la lampe, je vis alors plusieurs portes comme des cellules, je m’approchaient de l’une d’elle regardant par la petite fenêtre et ne vit pas grand-chose à part une silhouette dans cette « chambre » qui avait l’air de ressembler à une prison… Je posais une main tremblante sur la poignée, prenant une grande respiration, je n’étais pas allé aussi loin pour rien, il fallait que je sache ce qu’il se tramait ici même si je ne trouvais pas la femme que Penelope à fait souffrir, je devais savoir ce qu’il se passait, car il y a peut-être d’autres personnes dans le cas de cette femme. D’autres personnes qui souffrent et qui ne font pas que nous donner leur sang… Alors que j’allais ouvrir la porte, j’entendis de nouveau du bruit et d’un geste rapide, j’ouvris la porte entrant rapidement avant de me refermer la porte, avec la coupure de courant, c’était facile d’y entrer et d’y sortir… J’espérais juste que le courant n’allait pas revenir alors que j’étais à l’intérieur. J’avais éteint ma lampe et j’attendais que le bruit ne soit plus là et quand ce fut le cas, je rallumais la lampe pour voir cette fameuse chambre, mais surtout cette personne me demandant qui c'était et je prononçai quelques paroles d’une voix un peu paniquée, car je l’étais quand même, j’avais réussi à faire tout ça, mais je paniquais totalement au fond de moi, elle pouvait m'attaquer à tout moment surtout que malgré la lampe je ne la voyait pas comme si elle se cachait, peut-être pour mieux avoir ma peau. « Bonjour… Je-je ne sait pas qui tu es, mais sache que je ne te veux aucun mal... ».
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Costia
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MessageSujet: Re: [11/05/2482] Libérée, délivrée ! Lun 10 Sep - 12:23

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Mon esprit m’a peut-être délaissé, je conserve cependant de vieux réflexes de mon passé, de l’époque où j’étais libre. Du bruit, provenant du couloir, me provient. Ca n’est pas un bruit énorme, mais il reste suffisamment audible pour ne pas m’échapper. Je suis – ou j’ai été ? – une Conteuse, je suis – j’ai été – également une Gona. Je sais – encore – reconnaître le bruit que peut faire une personne qui veut se faire discrète, sans vraiment savoir comment se déplacer dans un silence convenable. Il faut dire que ces Maunons ont une notion de la discrétion proche de zéro… Mon instinct reste toujours là, même si je suis brisée, même si je doute régulièrement d’avoir encore une existence réelle. Aussi finis-je par me planquer derrière le lit. Oui, un vrai lit, qui m’a été apporté, une nuit. Oui, je crois que c’était une nuit. Il me semble m’être réveillée, un matin, et d’avoir retrouvé mon matelas non plus sur le sol, mais sur ce vulgaire meuble, en bois, en piètre qualité. Ne me demandez pas comment ils ont fait pour déplacer le matelas, alors que j’étais dessus, sans me réveiller. Sans doute m’avaient-ils drogué, pour cette nuit-là. Ou sans doute est-ce une autre preuve que je mélange tout, que je suis là, sans l’être. Peu m’importe ! La seule chose qui compte, c’est que je me cache derrière mon lit. Piètre rempart, ça, je le sais. Mais je n’ai pas grand-chose sous la main, pour me défendre. Car oui, ces Maunons sont mes ennemis, aujourd’hui plus qu’avant. Jamais ils n’auront ma confiance. Ils ont tentés de l’avoir, ils n’ont eu qu’un semblant de clémence de ma part, avant de se montrer les rois des enfoirés. Qu’ils aillent tous crever.

Ainsi que je le redoutais, ma porte s’ouvre. Rien ne garantissait que ça allait survenir, mais la prudence est une qualité à préserver, plus encore quand on se sait entouré de tels individus. Avec la disparition de l’éclairage, qui sait ce que ces monstres pourront s’amuser à faire ? Déjà qu’avec la lumière, et des témoins, ils se prêtent à des choses atroces… Je suis peut-être en train de devenir folle, mais mes oreilles sont encore en bon état, et me permettent d’entendre des mots échangés, par moments. J’ai ainsi pu apprendre que ce que l’on m’avait fait, n’aurait pas dû se produire. Pas ainsi, du moins. Ils ont visiblement une technique un peu plus douce, pour obtenir une grossesse loin d’être naturelle. Ou peut-être aies-je rêvé cette conversation, tant mon désir que tout ne soit qu’un mauvais rêve ne se montre aussi fort que cela. Fort au point de vouloir me rassurer, en me laissant croire que j’ai été victime d’une grosse malchance. « Qui êtes-vous, que voulez-vous ? ». Mes sourcils se froncent, alors que je réalise que ces questions m’ont échappé, sans même que je ne le souhaite réellement. Voilà que je me mets à parler sans le souhaiter… La folie me guette… La lumière réapparaît, en fin filin, provenant de l’intrus, qui balaie avec celle-ci, la pièce. Méfiante, je refuse de me montrer, observant à la dérobée, l’invitée indésirée. « Bonjour… Je-je ne sait pas qui tu es, mais sache que je ne te veux aucun mal... » Un rire m’échappe. C’est plus fort que moi. Mon rire pourrait être qualifié de rire de sorcière, d’après ce que j’ai pu apprendre sur ces êtres. Mais je ne m’en préoccupe pas. Pas plus que je ne quitte ma cachette, tout en ayant cependant conscience que rester dissimulée ne sert à rien. Si la nouvelle venue utilise son cerveau et ses oreilles, elle n’aura aucun mal à me trouver, grâce à mon ricanement.  « Bien sûr, que tu ne me feras pas de mal. Je suis trop précieuse pour toi et les tiens ! » Folle, oui, mais observatrice : j’ai pris note que, depuis que je suis enceinte, on se montre plus attentifs à moi, plus doux également. Ils nous emprisonnent peut-être, mais ils ont besoin de nous. Je pousse un soupir, réalisant à l’instant seulement, qu’une minime partie de moi espérait qu’il s’agirait d’un des miens, désireux de regagner sa liberté, qui était venu ici. Je rêve bien trop.

Mes bras se nouent autour de mes jambes, repliés contre moi. Bien faible rempart face à cette ogresse qui se trouve désormais avec moi. Je ne la connais pas. Ou peut-être que si, mais je l’ai oublié. Toujours est-il qu’elle est une Maunon, et rien que pour cela, elle est l’ennemie… « C’est plutôt mon ventre, et ce qu’il contient, qui vous est trop précieux. », je crache ces propos, méprisant jusqu’à leur sens ! Une partie de moi a toujours rêvé de donner la vie, un jour, mais là, j’en viens à détester tout cela. Qu’on me laisse seulement avoir accès à une arme, et je serais capable de m’arracher toute seule, cet enfant de mon ventre. « C’est toi, qui auras cet enfant, après, c’est ça ?  », je l’interroge, le doute venant de m’envahir à l’instant. Ca serait bien le genre des Maunons, de venir s’assurer que la mère portant leur futur marmot, se porte bien. Commencer possiblement à nouer un lien avec l’enfant, tel un père, s’adressant au ventre de son épouse, pour que le bébé connaisse la voix de celui-ci.

 
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Sara Austen


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MessageSujet: Re: [11/05/2482] Libérée, délivrée ! Dim 7 Oct - 0:26

Costia & SaraLibérée, délivrée !Je n’aurais peut-être pas du entrer ainsi. Quelle idiote je fais. Je suis entrée par simple instinct de survie, sans penser à ce que j'allais faire ou dire. Il y avait eu du bruit et mon premier réflexe avait été de rentrer dans cette pièce qui n’était pas vide. Je comptais regarder cette pièce oui, mais pas y entrer. Je ne savais pas si la personne qui y était allait m’attaquer ou non. Alors j’avais essayer de lui faire comprendre que je ne lui voulais aucun mal. C’est vrai je ne suis pas quelqu’un de violente, je ne sais pas du tout me battre, j’ai un couteau sur moi, oui, mais je ne m’en sers pas pour me défendre si l’on m’agresse tout simplement parce que je n’ai jamais été agressée. Je ne suis qu’une simple bibliothécaire, je ne fais quasiment jamais de sport, en plus je marque facilement : un rien me ferait un bleu par exemple.

Mais malgré ma peur, malgré que je pouvais me défendre un minimum avec mon couteau offert par mon père, je ne le sortais pas. Non. Je voulais que la personne comprenne vraiment que je ne lui voulais aucun mal, que je voulais seulement comprendre, oui, comprendre ce qu’il se passait dans ce bunker…

Alors que je précisais ne lui vouloir aucun mal après qu'elle ait demander qui j'étais, ce que je lui voulais d'une voix féminine. Voix féminine qui se mit à rire, je scrutais les alentours avec ma lumière essayant de mettre un visage sur cette voix. Cette voix méfiante, une voix amère aussi. Et par ce ricanement je réussis à l’apercevoir, m’approchant doucement, d’un pas un peu mal assuré vers la cachette de cette femme. Trop précieuse pour moi et les miens ? Comment ça ? Je ne comprenais guère… Je ne disais rien d’ailleurs sur le coup, restant là, à la regarder réfléchissant à ses mots. Puis elle continuait en parlant de son ventre. Je vois… Elle était enceinte et j’imagine que les miens, du moins certaines personnes, essayaient de lui retirer son enfant. Comme Penelope avait voulu le faire. Etait-ce cette femme d’ailleurs ? Cette femme qui avait souffert par la faute de celle que j’aime ? Elle me demandait alors si c’était moi qui allait récupérer l’enfant… Je n’en savais rien. Vraiment. Je n’étais même pas au courant jusqu’à il y a quelque jours.

« Je ne sais pas… Est-ce une certaine Penelope, une grande femme brune, qui s’est occupé de toi ? » Ma voix tremblait à cette question, je la posais mais j’avais peur de la réponse. Si c’était le cas alors oui j’étais censé récupérer enfin… Voler serait un meilleur terme, l’enfant d’une autre femme. Et je ne voulais pas, non, je ne me voyais pas voler cet enfant. « Que tu restes méfiante c’est normal, mais sache que je ne me permettrais jamais de voler l’enfant d’une autre. Je ne savais même pas que certaines personnes de mon peuple traitais des femmes ainsi. » Ma voix restait un peu tremblante mais mon ton était doux, je voulais lui faire comprendre qu’elle n’avait rien à craindre, que je n’étais pas comme les monstres qui lui faisait subir ça. Je me doutais bien qu’elle allait rester méfiante mais tant qu’elle ne m’attaquais pas c’était mieux. Elle me faisais de la peine, je comprenais bien son ressentiment, sa haine envers mon peuple qui était tout à fait normal. On voulait lui enlever son enfant, on lui avait même privé du plaisir de tomber enceinte naturellement. Je ne désirais pas spécialement d’enfant mais malgré tout, on lui avait privé de toute liberté, on lui avait offert un lit, oui, mais on l’avait enfermer et ça me rendait malade. Qu’une femme soit traité ainsi, qu’elle soit traité plus gentiment juste parce qu’elle va donner la vie mais que sinon on s’en fiche, c’est horrible. Je ne peux cautionnais ça et au fond j’avais envie de l’aider. Mais comment ? Je pouvais profiter de cette coupure de courant oui, mais au fond je ne connaissais pas vraiment l’endroit, je ne savais pas comment la faire sortir… Et toute seule face à une femme méfiante, comment allais-je pouvoir l’aider ? Il me fallait au moins une autre personne, mais qui ? A qui pourrais-je en parler ? A mon meilleur ami ? A mon frère ? Pleins de questions se posaient à moi mais des questions sans réponses devant ce sujet délicat. Au final je restais là en gardant l’espoir que la coupure de courant allait continuer un temps pour pouvoir peut-être aider cette femme mais au fond de moi je savais bien que cette rencontre risquait d’être de courte durée et que je devrais sûrement bientôt partir.
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MessageSujet: Re: [11/05/2482] Libérée, délivrée !

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[11/05/2482] Libérée, délivrée !

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