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[11/06/2482] He who laughs has not yet heard the bad news | Bellaron

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Aaron Burton

Aaron Burton
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Inclement Earth

MessageSujet: [11/06/2482] He who laughs has not yet heard the bad news | Bellaron Mer 21 Nov - 0:36

Fourchette chrono:
 





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He who laughs has not yet heard the bad news.Bellaron
Sur Terre déjà depuis quelques jours, ce que j'y ai trouvé -ou retrouvé- me semble à la fois si apaisant, mais aussi si angoissant. Les choses ne se sont pas vraiment passées comme je les avais prévues. Alors, c'est vrai : je ne suis plus sur l'Arche. J'ai même retrouvé mon frère de cœur, il y a quelques jours de ça. C'est bien la seule bonne nouvelle que j'ai, depuis mon arrivée ici-bas, à bien y réfléchir. Ce doux rêve de me sentir à nouveau moi-même, en retrouvant Macy et Bellamy, n'est donc pas complet. Loin de là, même, pour être plus précis. Il manque un rouage dans ma tête qui me permettrait de relâcher la pression une bonne fois pour toute, me permettant enfin de me dire que les choses pourront finalement rapidement aller mieux. Évidement, je redoute aussi le jour où l'Arche fera sa grande entrée sur Terre. Je n'ai pas volé mon billet pour la Terre, malheureusement, pas plus que mon absence ne peut pas passer inaperçue depuis ces quelques jours. Alors ça, et le fait d'avoir atterri -enfin, de s'être crashé serait plus juste- si loin de Macy ne m'aide pas vraiment à aller bien. Et ce, même si Bellamy m'a dit que l'autre partie des chanceux arrivent à s'en sortir à plusieurs dizaines de kilomètres de là. Qu'ils ont réussi à prendre leurs marques et à maintenir ce campement en place. Il n'empêche que je sais très bien que la Terre -ou plutôt ce qui la peuple- n'est pas forcément très accueillante pour des gens comme nous. Et ça, je m'en suis rendu compte dès lors que la Christie m'a littéralement cueilli de cette zone de crash. Elle a changé. Déjà, c'est dingue qu'elle soit ici. Franchement. Je ne m'y attendais tellement pas. Elle n'est plus la même. Cela se voit, cela se sent. Qu'il est déstabilisant de retrouver des personnes, pas aperçues depuis des années, et de les reconnaître sans vraiment les connaître. J'ai peur pour Macy. Très clairement. J'ai juste hâte de pouvoir rallier l'autre partie des nouveaux résidents super chanceux de la Terre, surtout maintenant que certains d'entre eux sont maintenant ici, avec nous. Dont Bellamy. Le revoir, lui, autant le dire clairement : ça a été un soulagement, mais d'une force que personne ne peut imaginer. Si j'avais conscience d'à quel point ses conneries me manquaient, sur l'Arche, et bien : c'était loin de la réalité. J'ai retrouvé mon frère de cœur. Et ça, ça n'a juste pas de prix. Ce que j'ai du faire, là-haut, pour le retrouver, c'est presque comme une simple banale formalité tant c'était inespéré. En lisant sa lettre, jamais je n'aurai cru le revoir. Une lettre codée de nos délires qui m'a même suivi pendant ce voyage clandestin. Je sais qu'il ne m'a pas menti. Que Macy doit bien être en sécurité dans cette autre partie de campement. Mais, j'ai quand même hâte de m'en assurer et de la voir de mes propres yeux. Et non, je ne me doute toujours pas que son ventre a bien pu s'arrondir. Quelle folie de penser à ça, de toute façon.

En tout cas, cela fait deux bonnes heures que Bellamy et moi, on tente de renforcer tout un pan de barricades. Du retard a été pris, avec tout ce qu'il s'est passé dernièrement. Sauf qu'on ne peut plus se permettre de traîner plus que ça. On fait comme on peut pour pouvoir dresser quelque chose d'assez haut, de solide et qui nous permettrait de nous protéger si besoin. Autant le dire de suite, la météo n'est vraiment pas avec nous. Un vent fou nous complique la tâche, déjà assez physique mine de rien. Préparer ces immenses poteaux et panneaux de bois, les enfoncer le plus possible dans la terre pour garantir de la stabilité. Tout ça, c'est déjà suffisamment compliqué comme ça sans cette folie météorologique ! Mais, on n'a pas le choix. Il faut que ça avance. Si on a appris, il y a quelques heures, que les Natifs ont accepté cette trêve -pour combien de temps ?-, ils ne sont pas la seule menace. Il faut qu'on avance dans cette barricade, si ce n'est pas pour nous protéger d'eux pour le moment, c'est pour éviter que des bêtes sauvages ne viennent nous rendre visite de trop près. Car, il y en a. La faune et la flore sont si différentes que ce dont les livres pouvaient nous parler. Trempé des pieds à la tête, à cause de cette pluie ayant accompagné la dernière bourrasque de vent, je finis par me tourner vers mon frère de cœur, tout en m'appuyant contre ce dernier poteau mis en place. « On a déjà bien avancé. » Il faut dire que notre binôme est aussi efficace qu'il ne l'était sur l'Arche. Alors, forcément, ça se ressent sur le rythme qu'on s'impose. On voit les choses de la même façon, lui et moi. Ça aide. Mais là, une petite pause ne nous fera vraiment pas de mal. Surtout que, je l'avoue, une poussée de stress rend ma respiration assez douloureuse. Bien entendu, on a été informé de ces nouvelles venant de ces quelques personnes parmi les nôtres parties en quête d'une trêve avec les Natifs, alors qu'on luttait déjà contre les éléments à l'extérieur. « Plus que quelques pans, et on aura finit pour aujourd'hui. » que j'ajoute, avec un léger sourire tout en tournant ma tête vers le Blake. Sauf que, comme dit : une pause s'impose, là. Baissant la tête, j'ajoute, forçant un peu sur ma voix pour couvrir le bruit du vent dans les arbres pas loin de nous. « J'espère qu'on aura vite des nouvelles des autres.. » Et par là, bien entendu, je parle surtout de Macy. Il paraît qu'elle est un peu malade ces derniers jours. Forcément, ça m'inquiète vu qu'on est sur Terre. Je sais pourtant qu'elle est entre de bonnes mains, et que jamais sa meilleure amie ne la laissera tomber. Après, évidemment, je suis loin d'imaginer ce qu'il s'est passé, là-bas. Si c'était le cas, il est clair que je n'attendrai plus pour rejoindre cette autre moitié de groupe pour être avec la brune. Surtout que Bellamy m'a quand même dit que le temps est encore plus instable et dangereux qu'il ne l'est par ici. Et des nouvelles, je vais en avoir, alors qu'une silhouette se dirige droit vers nous, pressant même le pas. Je ne saurai pas dire si c'est le vent qui l'oblige à marcher avec une telle insistance dans ses appuis ou si les nouvelles ne sont pas forcément.. bonnes. Et dire que je n'ai pas conscience d'à quel point elles peuvent être mauvaises.. Fronçant les sourcils, je me rends compte qu'il y a comme un problème alors que ce préposé aux messages nous rejoint, hors de souffle. « Y'a.. un problème.. avec les autres.. » qu'il dit, le regard presque fuyant et sa respiration devenant plus que saccadée, vu la vitesse avec laquelle il nous a rejoint. Il n'en faut pas vraiment plus pour que mon petit sourire d'alors ne s'évapore en une fraction de seconde. Pinçant les lèvres, je jette un regard vers Bellamy. Ainsi, les nouvelles par radio ne sont pas réjouissantes. Super ! Haussant les sourcils, attendant la suite, je ne peux pas m'empêcher de devenir complètement fou intérieurement. « Ils.. Enfin, apparemment, plusieurs manquent depuis quelques jours. » Serrant les dents, je ne peux pas m'empêcher de lorgner vers la petite cabane radio, un peu plus loin de là, où visiblement, c'est l'effervescence autour. « Comment ça, plusieurs manquent ? » Bon, là, autant dire que mon passé de Garde, sur l'Arche, avec toute la maîtrise de soi qui en découle, est loin. Très loin. « Ils n'ont pas voulu le dire avant, ils espéraient les retrouver seuls. Mais, ils ne sont pas revenus. » Passant une main dans mes cheveux trempés, je ne peux pas m'empêcher de soupirer tout en espérant que Macy soit loin de cette histoire, et que ceux qui manquent pourront être rapidement retrouvés. Qu'ils ne se sont simplement que perdus, qu'ils finiront par retourner au camp. C'était évident qu'une telle nouvelle n'allait pas tarder à nous parvenir, et franchement, je m'en serai bien passé. Quel enfer !


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: [11/06/2482] He who laughs has not yet heard the bad news | Bellaron Dim 13 Jan - 18:16


   
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]“He who laughs has not yet heard the bad news. Bellaron & Because of you I laugh a little harder, cry a little less and smile a lot more. You will always be the brother of my soul, the friend of my heart. If ever there is a tomorrow when we're not together there is something you must always remember : You are braver than you believe, stronger than you seem, and smarter than you think. But the most important thing is, even if we're apart : I'll always be with you. You're my Nemo. If you get lost in the great, big ocean, I'll find you. You're stupid. You fail. You're weird. You're not perfect. But that's okay. I'm like that, too. We laugh at the randomest things. You know my ugliest side. Even though we disagree sometimes, we never fight. When I'm sad, you were always there to make sure I'm okay. Thanks for being there for me.

Ca fait plusieurs jours que j’suis enfin auprès d’ma sœur. Et autant dire que j’en dors enfin mieux, à défaut d’vraiment bien, d’être d’nouveau vers Octavia ! Bon, en contrepartie, j’me fais toujours du souci, mais cette fois, pour ceux qui sont restés dans l’autre camp, dans l’froid. Quand la communication a pu enfin s’faire, j’ai pas tardé à rejoindre ceux qui suggéraient qu’ils commencent à venir ici. Ou du moins, à s’préparer pour cela. Faut du temps, déjà, pour empaqueter les diverses affaires importantes et nécessaires à notre survie, avant d’venir ici. Puis l’trajet demandera du temps, à cause de tout c’qu’il faudra ramener… Tout ça pour dire qu’on s’doute bien qu’ils vont pas être ici dès demain, et qu’même ici, faut s’préparer au rassemblement, afin qu’tout l’monde ait un endroit où dormir. Bref, faut agrandir le camp, et voir aussi comment on va s’organiser, pour savoir qui va aller vers les autres pour leur montrer le chemin, et quand, mais aussi...… tant d’autres choses… Y’a du taf ! Autant dire qu’on n’chôme pas. Et à mon plus grand daim, l’Arche a réussit à rentrer en contact avec le camp. Bien entendu, j’garde une partie d’mon attention concentrée sur ces communications radios, afin d’savoir quand la Colonie projette d’venir nous emmerder sur Terre. Heureusement, grâce à Aaron (ouais, j’l’ai pas dit, mais lui aussi, il est sur Terre, depuis quelques jours), j’sais qu’Jaha n’est pas mort. J’avais tout fait pour qu’ça tourne ainsi, mais on n’est jamais à l’abri d’un problème quelconque, aussi aies-je été soulagé d’l’apprendre. Ceci dit, cela ne change en rien ma certitude qu’il est préférable pour moi d’plus être dans les parages, une fois qu’l’Arche sera là. Va falloir que j’parle à Octavia, afin d’la convaincre d’partir avec moi. J’ai pas vraiment l’intention d’l’y forcer, au risque d’vous étonner : j’ai bien vu qu’elle avait commencé à s’intégrer avec les autres, et j’veux pas la séparer d’ses nouveaux amis, elle qu’a toujours voulu s’en faire et vivre parmi les autres. Va falloir que j’lui parle sérieusement, afin d’bien lui faire comprendre que si elle m’suit (ou si elle m’suit pas !), ça sera un choix définitif, qu’y’aura pas d’retour en arrière possible, qu’il m’sera à jamais interdit d’me retrouver face à un Archéen, sous peine d’finir condamné à mort pour trahison. Afin qu’elle choisisse en son âme et conscience. Et cette conversation, j’m’apprête aussi à l’avoir avec Aaron, mais, pour l’une comme pour l’autre d’ces discussions, j’veux m’laisser quelques jours, afin d’m’y préparer. Aussi pour voir si ça vaut la peine d’leur en parler ou pas, car j’me dis parfois qu’il serait préférable que j’disparaisse d’leur vie sans faire de bruit : Octavia est enfin parmi les autres, tandis qu’Aaron va pas tarder à retrouver sa nana. J’suis pas sûr d’avoir le droit d’impacter aussi intensément qu’ça leurs vies, alors qu’elles sont en passe d’enfin se stabiliser, pour l’un comme pour l’autre, même si rien n’est très sûr, sur Terre… Les mettre face à un choix : encore bousculer leurs vies et m’suivre, ou s’faire à leurs nouvelles conditions en sachant qu’on s’reverra jamais, j’trouve ça limite. Tellement limite qu’parfois, j’me dis que j’ferais mieux d’garder ça pour moi… C’est aussi pour ça, que j’veux bien réfléchir. J’ai pas eu l’temps d’le faire avant, pour Octavia, tout simplement parce qu’ j’ignorais dans quel état elle allait, et qu’j’étais bien loin d’m’imaginer qu’la Colonie risquait d’nous rejoindre aussi vite. J’ai encore moins eu l’temps d’préparer quoi qu’ce soit pour Aaron, n’pouvant pas deviner qu’ce cinglé allait s’rendre sur Terre d’la sorte. Il va clairement falloir que j’réfléchisse à tout cela, afin d’savoir quoi dire, et comment présenter tout ça, ou si j’garde ça pour moi. Aaron étant au courant de c’que j’ai fait pour accéder à la navette, il doit bien s’douter que j’compte pas faire d’vieux os dans les parages, à partir du moment où l’Arche est ici ! Et ça, ça m’incite à jouer franc jeu, car il m’connaît trop pour n’pas voir que j’cache quelque chose… Octavia, par contre, elle risque d’être surprise et d’pas comprendre grand-chose… Mais par-dessus tout, son regard sur moi risque d’changer, et j’avoue qu’c’est en partie à cause de ça qu’j’retarde ces éventuelles conversations, pour l’moment. Après tout c’que j’ai fais pour O, j’suis loin d’être prêt à prendre le risque d’la perdre ! Alors j’me réfugie sous des prétextes divers et variés : trop d’boulot physique à faire qui m’fatiguent et m’laissent pas vraiment en forme pour planifier d’telles conversations, trop d’pensées en tout genre pour parvenir à mettre de l’ordre dans mes idées, trop d’choses à faire tout simplement.

Si dans l’camp qu’j’ai quitté, on s’les gelait, ici, on s’tape des voisins qui sont plutôt casse-couilles… Et c’est d’ailleurs ça qui contribue au fait que j’vais pas forcément traîner encore des jours, avant d’parler à Aaron et à Octavia, ou du moins, avant d’trancher pour savoir si j’le fais ou pas. Et dans l’même temps, c’est aussi un truc qui m’retient ici : j’tiens à assurer un camp un minimum sûr à ma frangine, si jamais elle préfère rester ici ! Et c’est bien pour cela que j’suis en train d’renforcer une partie des barricades, avec Aaron. L’travail parfait pour moi : assez physique pour être fatigué à l’issu d’la journée, loin d’demander d’avoir une réflexion d’folie, tout en étant à même d’faire taire mon cerveau, mais en restant malgré tout vraiment utile pour tous. Et ça m’permet d’passer d’nouveau du temps avec Aaron, c’qu’est loin d’être négligeable. On parle un peu, tout en bossant. Comme on l’faisait au sein d’la Colonie, en somme. Tout en restant efficaces : la classe, on l’a, ou on l’a pas, et avec Aaron, on l’a ! « On a déjà bien avancé. », déclare soudainement le Burton. J’me contente d’hocher sommairement la tête, profitant d’un court moment de pause afin d’me passer une main dans les cheveux, virant ainsi les mèches collées contre mon front (maudite pluie). J’déteste être trempé comme ça, j’ai l’impression d’être comme un chien mouillé. Bon, OK, comme j’m’imagine qu’pourrait être un clébard mouillé, vu qu’ma connaissance d’ces dernières est inexistante… Au moins, ça, c’était bien, sur l’Arche : y’avait pas d’pluie ! Bon, en contre-parti, l’eau était tellement une denrée rare, qu’suivant notre secteur natal, l’accès à cette si précieuse denrée, était des plus limitée. Bref, tout ça pour dire qu’j’aime pas être mouillé comme ça, c’est franchement un truc qu’était bien, sur l’Arche, cette absence de météo. Avoir les vêtements collés à vous, presque comme une 2nde peau, c’est franchement pas ma came ! Bon, cela dit, en réalité, j’me plains pas tant qu’ça, dans le sens où, de 1, c’est pas dans mon caractère d’me plaindre, et de 2, bah, j’suis en vie, contrairement à certains gosses qu’étaient du voyage, alors, en un sens, j’m’estime assez heureux ! En plus, j’suis d’nouveau auprès d’Octavia et d’Aaron, alors ouais, j’vais pas m’plaindre hein ! « Plus que quelques pans, et on aura finit pour aujourd'hui. » J’réprime un soupir en entendant ces mots, proférés par celui qu’est plus qu’un frère à mes yeux. J’sais qu’Aaron a raison, qu’il nous faut nous reposer pour continuer au mieux demain, à la 1ère heure. J’sais qu’poursuivre, vu l’temps qu’il fait, ça n’serait pas productif, on bosserait plus mal que bien. Sans oublier qu’il faut du bois d’prêt, pour ériger ces barrières, et là aussi, vu l’temps, l’chantier est arrêté depuis un moment. Et même si on a encore du stock, bah, si on continue et pas eux, on sera à court… Pourtant, ça n’chôme pas, mais avec le temps, que voulez-vous ? « Mouais… », c’est tout c’que j’marmonne en réponse. Aaron m’connaît assez pour s’douter qu’ça m’emmerde d’arrêter aussi tôt, surtout quand il est plus qu’nécessaire que l’camp soit entièrement barricadé. Mais il sait aussi que j’suis suffisamment raisonnable et désireux du travail bien fait, pour n’pas m’amuser à forcer à c’qu’on continue. Alors après ma brève réponse, j’continue à bosser. Afin d’terminer au plus tôt. D’aller dans un endroit un peu plus sec et chaud. M’concentrant plus qu’en temps normal (mauvaise météo….), j’mets quelques secondes avant d’remarquer qu’quelque chose détourne Aaron d’son boulot. J’finis à mon tour par observer en direction du type qui s’efforce d’braver les éléments, pour venir nous rejoindre. Et j’peux pas m’empêcher d’me demander pourquoi il vient par ici, vu  l’temps. Ca doit être important, clairement, et franchement pas quelque chose de sympa (ouais, j’suis pessimiste, c’est comme ça, mais faut dire qu’vu c’qu’on a connu sur Terre depuis qu’on est arrivé, y’a d’quoi !). J’arrête totalement d’bosser quand l’autre arrive enfin vers nous, le souffle coupé, pour finalement laisser échapper : « Y'a.. un problème.. avec les autres.. » Mes sourcils s’froncent, car là, ça veut tout et rien, son truc. Les autres, c’est qui ? Les maudits Grounders ont-ils encore fait chier ? Les quelques chasseurs qui sont parti c’matin du camp sont blessés ? Ou ça part en live, sur l’Arche ? Du coin d’l’œil, j’vois Aaron, pas loin d’se décomposer, face à l’état de stress dans lequel est l’autre. « Ils.. Enfin, apparemment, plusieurs manquent depuis quelques jours. » OK, là, c’p’têtre moi, qui m’décompose… Car ça n’peut clairement pas être au sujet des chasseurs/explorateurs d’ce camp, et encore moins d’un groupe de l’Arche. Une seule solution reste donc : le camp qui fut l’mien, y’a quelques jours encore… « Quoi ? », m’échappe, alors même qu’Aaron demande également des précisions, d’manière un peu plus constructives que moi, parvenant ainsi à un beau : «  Comment ça, plusieurs manquent ? » A l’instar d’mon pote, mon regard glisse vers la cabane où les échanges radio s’font, et la tension qui s’était invité à moi y’a peu, s’accroît d’un coup en voyant l’agitation par là-bas. OK, ça promet un sacré chantier. «  Ils n'ont pas voulu le dire avant, ils espéraient les retrouver seuls. Mais, ils ne sont pas revenus. » Mes yeux s’écarquillent, sous la connerie que j’viens d’entendre. « P’tain mais y sont cons…. », que j’grogne, m’sentant un poil énervé par autant d’non-intelligence. S’ils voulaient faire en sorte qu’on n’puisse pas retrouver les disparus, ils n’auraient pas pu agir d’manière plus efficace ! Retrouver les traces sera une entreprise plus compliquée, et vu qu’des jours s’sont écoulés, les disparus ont soit pu finir mortellement blessés dans un coin, soit faire une sale rencontre avec un enfoiré d’psychopathe de Grounder… « T’as pas plus d’infos ? ». OK, là, on peut clairement comprendre, au ton d’ma voix, qu’j’suis un poil excédé. Mais j’en veux pas au pauvre messager, j’suis pas comme ça, bien qu’il serait facile d’se méprendre. J’en veux aux crétins qu’ont rien dit. J’en veux aussi aux disparus, car pour être dans une telle situation, ils ont forcément merdé. J’veux dire : j’connais l’autre camp et ses environs, et eux aussi. On a fini par savoir où on pouvait aller et où valait mieux n’pas aller. On a été aidé par Eliza, pour cela, d’ailleurs. Donc, ils ont forcément fait une belle connerie, s’aventurant là où fallait pas, voire s’montrant trop sûrs d’eux, à cause d’une routine bien plus rassurante qu’le quotidien dans c’camp moins enneigé. « Ils n'ont pas voulu le dire avant, ils espéraient les retrouver seuls. Mais, ils ne sont pas revenus. » Mes poings s’crispent, sous la franche connerie que j’entends ici. Ouais, c’est pas l’messager l’fautif, c’est pas à lui qu’j’en veux, mais aux autres débiles qu’ont fermés leur gueule… « Qui manque ? Et depuis quand ? », que j’demande, bien décidé à obtenir enfin une réponse. N’pouvant m’empêcher d’m’inquiéter pour les autres. Et bien entendu, plus pour certains, j’le cache pas, pour la simple et bonne raison que j’les connais depuis plus longtemps, ou qu’j’ai appris à les connaître. Comme Charlotte, par exemple. Ouais, là, en cet instant précis, j’me dis que j’m’en voudrais toujours, si jamais il lui arrive quoi qu’ce soit, alors qu’elle avait tout fait pour m’convaincre d’la laisser venir ici, quand on préparait notre départ. Sérieux, j’lui ai promis qu’tout s’passerait bien… Mon inquiétude englobe aussi Macy, de laquelle j’ai jamais été très proche sur l’Arche, mais qu’j’ai pu découvrir sous un jour nouveau depuis qu’on est sur Terre. Puis bon, c’est la nana d’Aaron, alors forcément, j’ai toujours veillé d’mon mieux sur elle, et là aussi, comme avec Charlotte, j’me sens responsable d’elle. D’autant plus qu’j’ai juste promis à Aaron, dans la dernière lettre qu’j’lui ai écrite, d’prendre soin d’sa petite amie. Si jamais il est arrivé quoi qu’ce soit à la brune, Aaron sera plus qu’en droit d’m’en vouloir, non ? Et étonnamment, j’m’inquiète aussi pour la Griffin. Ouais, j’sais, surprenant, vu qu’on s’est souvent pris la tête, tout en connaissant des moments plus difficiles à qualifier…

Sans lancer un regard vers l’messager, j’me dirige là où j’pourrais avoir plus d’infos, invitant d’un signe de tête, Aaron à m’suivre. Avancer alors qu’on s’prend une belle bourrasque de vent dans la gueule, vous savez qu’c’est pas facile ? Ca grouille de monde, autour d’la tente radio, et on entend quelques murmures d’conversation, à peine à quelques mètres. Malheureusement, c’est pas assez distinct pour grapiller des infos utiles. Et alors que j’m’efforce de fendre la foule pour être au plus prêt d’la radio, j’entends une voix m’interpeller. « T’arriveras pas à t’approcher, ça sert à rien ! », m’fait savoir Mara, lorsque j’me retourne pour lui faire face. « T’as des infos ? » J’ai pas d’temps à perdre, et j’lui fais savoir ainsi. Aaron m’rejoint enfin, et l’infirmière poursuit donc. Elle révèle ainsi qu’les quelques délinquants (de ce camp), qui sont parti pour Polis, ont aussi disparu, et sont à présents avec les disparus d’l’autre camp. « Ils sont au Mont Weather. », précise la Casper. Et sans encore savoir qui est vraiment là-bas, j’éprouve un semblant d’soulagement, plus encore quand j’apprends qu’on s’occupe d’eux, là-bas, qu’le bunker est encore habité. « Y’a qui ? ». J’réoriente la conversation vers l’sujet central, l’Arcadianne expliquant que c’est un Archéen qui a balancé tout ça, au cours d’une conversation. La blonde se râcle la gorge, avant d’me faire savoir que : « T’inquiète pas, Charlotte en fait pas partie. ». La jeune femme se doutant visiblement qu’j’m’inquiétais pour l’ado, qu’j’avais ouvertement pris sous mon aile. « Macy non plus. », poursuit-elle, s’tournant vers Aaron, s’doutant qu’il devait s’inquiéter pour sa nana. Reconcentrant son attention sur moi, elle enchaîne, égrenant les noms qui l’ont marqué. C’est ainsi qu’on apprend, avec Aaron, qu’y’a Nate et Jackson qui sont là-bas, même si d’autres d’leur groupe a réussi à s’en tirer. La Casper balance encore quelques noms, disant parfois qu’un tel est toujours dans l’autre camp, ses pensées partant visiblement dans tous les sens. « Oh, et y’a aussi Clarke… », conclu-t-elle, après avoir marqué un bref temps de réflexion, comme si elle avait parlé de tous. Ou du moins, de tous les noms qu’elle avait pu glaner. Et si mon poing s’était resserré un peu plus à chacun des disparus dont elle a parlé, j’en suis carrément à enfoncer mes ongles dans ma paume, en découvrant qu’la Griffin fait partie du lot. Platoniquement bouleversé par cette annonce, j’vois pas le léger sourire en coin qu’arbore Mara, la blonde s’sentant visiblement rassurée d’savoir la Phoenicienne dans un bunker. Car l’infirmière n’a guère appréciée d’me voir interagir avec la Griffin, ayant même œuvré pour éviter les moments que j’devais passer avec l’étudiante en médecine. « OK…. », dis-je finalement, sonné par la situation, mais rassuré, ainsi que j’tarde pas à l’faire savoir : « Au moins, on sait qu’ils vont bien et sont en sécurité, car pas avec ces connards d’Grounders ! ». Chose que j’redoutais, bien logiquement. Comme j’redoutais qu’ils soient tombés sur une saleté de bestioles, ou qu’ils aient été surpris par un changement climatique trop rapide et surprenant. Mais j’serais bien curieux d’savoir comment ils ont fait pour arriver là-bas….
     
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