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[27/06/2482] One cannot plan for the unexpected | Yukstoka

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Yuko

Yuko
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Inclement Earth

MessageSujet: [27/06/2482] One cannot plan for the unexpected | Yukstoka Ven 15 Fév - 19:29

Fourchette chrono:
 



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“One cannot plan for the unexpected.”

Ces derniers jours, voire même ces dernières semaines, ont mis à mal mes petites habitudes. A croire que tous mes repères tombaient les uns après les autres. Il y a eu d'abord ce Conclave, même s'il n'a pas été mené jusqu'à son terme. A l'annonce de la mort de Lexa, j'ai juste eu l'impression que mon cœur s'était figé et ne répondait plus. L'angoisse et la peur ne cessaient de me ronger, me rapprochant toujours plus de ce précipice qu'est cette douce folie qui sommeille encore en moi, se réveillant simplement, par moments, pour me rappeler à quel point ma vie est déstructurée. Une chose qui n'est de loin pas nouvelle, datant du soir de mon agression. Sauf que là, la vie de mon jumeau, sans doute l'un des piliers de ma vie, de mon quotidien, était menacé par ce rite sanglant. Ces histoires de projet de mariage planifiés par mes parents n'étaient pas ce qui encombrait le plus mes pensées. Non. Ils sont bornés. Et s'ils se sont mis en tête que je devais me trouver un mari, ils arriveraient à m'y obliger d'une façon ou d'une autre. Sauf que ça, c'est presque qu'un simple détail sans grande importance, si Clow ne s'en était pas sorti vivant. Franchement, il n'y avait qu'à écouter les bruits de couloir, le mettant parmi les premiers à succomber pour que je n'en dorme pas la nuit. Et tout ça, disons que ça m'a complètement fait passer à côté d'une autre chose assez importante, totalement imprévue. Mais, ça, je vais en reparler par la suite. Il y a donc eu ce Conclave. Du moins, ce début de Conclave et l'angoisse l'accompagnant. Puis, le soulagement. De savoir que le sang de Clow ne coulera pas pour l'occasion. Puis, il y a eu cette chasse organisée pour l'arrivée de Lanti. Avec toute cette foule s'amassant entre les murs de la ville, suite à l'annonce faite pour choisir le nouveau Heda. Ou, pour le coup, Sonchaheda. Même si les heures avec mon jumeau, seuls, se sont presque comptées sur les doigts d'une seule main depuis ces derniers jours, j'ai tout de même réussi à jongler avec mon occupation de Sanyrt plus que demandée vu l'effervescence à Polis, et mon rôle auprès de notre petit Renardeau pour veiller de loin sur Clow, durant quelques unes de ses épreuves. Discrète, n'aimant pas vraiment la foule, je n'ai rien fait pour être remarquée à ses yeux. Je ne sais donc pas s'il m'a aperçu, surtout pas avec toute cette concentration dont il devait faire preuve. D'un côté, avec ces changements, je suis rassurée. Le Conclave ne m'arrachera pas mon jumeau. Mais, je me doute qu'il aspire à figurer parmi les meilleurs. Il est intelligent. Il peut s'en sortir pour succéder à Lexa. Je l'espère, même, vraiment, à la veille des résultats de ces tests. Sans oublier qu'il m'est possible d'espérer que les choses s'arrangent un peu entre nous. Non pas que ce soit tendu ou autre, mais juste croire que notre lien pourra finir par sortir de l'ombre. Et ainsi, accorder à Ewald la vérité qu'il mérite en lui dévoilant le nom de son père. Tout ça, je l'espère. C'est bien l'une des rares choses à laquelle j'aspire, pour tenter de dompter cette folie en moi. Ces histoires de Conclave, de mariage et ce tout ça ne seraient plus vraiment à soulever.

La réalité et ses priorités me rattrapent pourtant, alors que je ferme la porte de mes appartements, dans la Tour de Polis, après avoir accordé à Ewald d'aller jouer avec le fils de l'une de mes voisines d'étage. Restant un instant près de cette même porte, le front posé tout contre, je me permets de fermer les yeux un bref instant. Et oui. Je ne suis pas vraiment au meilleur de ma forme. Je sais très bien pourquoi. Grâce à (ou à cause de) Clow, j'ai pu me rendre chez l'un des Fisas qui le connaît, qui est de confiance, il y a plus d'une semaine. Ma fatigue assez prononcée, mes nausées et ces petites douleurs ne sont pas juste un coup de froid ou une quelconque maladie. Le Fisa m'a promis de ne rien dire à Clow, mais voilà : ce dernier devrait, d'ici quelques mois, être père à nouveau. Heureusement que le Fisa ne sait rien au sujet du nom de celui partageant ma couche.. Et croyez moi, ce n'était clairement pas prévu puisqu'à part ces petits signes qui peuvent être liés à autre chose, je n'avais rien d'autre pouvant me faire penser à une telle nouvelle. Bien entendu, impossible de dire depuis combien de temps je suis enceinte. Mais, le Fisa, vu mon état, pense que cela fait déjà deux bons mois. Avec tout ce stress durant ces dernières semaines, je n'ai vraiment rien vu venir. J'ai encore un peu de temps devant moi avant que Clow ne vienne. Il sait donc que je ne suis pas vraiment en forme, mais je ne lui ai pas parlé de ce qu'il m'arrivait exactement, même avant de savoir ce que mon corps me cachait. Je l'ai déjà dis : ces derniers temps, on s'est rarement vu. Sans doute a-t-il vu que j'étais un peu fatiguée. Comment cacher une telle chose ? Mais, il ne sait pas tout au sujet de mes petits symptômes. Cette somnolence qui n'est pas habituelle chez moi lui a sans doute suffit pour me « forcer » à aller voir ce Fisa.

Me décalant de la porte, je me mets à faire quelques allers retours dans cette pièce qui me paraît étrangement très étroite aujourd'hui. Je ne vais pas pouvoir cacher cette grossesse pendant longtemps. Cela finira par se savoir. Et les bruits qui couraient autour de moi, alors que j'étais encore très jeune en attendant Ewald reviendront forcément. Ils persistent avec les années, évidemment. J'ai appris à ne plus les entendre. Le mystère sur l'identité du père de mon fils reste entier, ce qui n'est franchement pas une mauvaise chose vis-à-vis de Clow et de son statut de novice qu'il arbore jusqu'à présent. Soupirant, je finis par aller m'allonger un peu. Et, luttant contre la fatigue, j'essaie de me rappeler de ces petits dessins que j'ai adressé à mon jumeau il y a quelques jours. Une sorte de langage écrit entre nous, comblant mon incapacité à écrire et à lire, tout en restant assez chiffré pour n'être compris que du loup. J'ai pris l'habitude de lui faire un dessin, jamais le même pour autant, dans lequel je glisse certaines informations dont je veux lui faire part. Un symbole pour le lieu. Un autre pour marquer le jour auquel je lui ai laissé ce dessin. Un autre aussi pour lui faire comprendre quel jour précis j'espère pouvoir le voir. Quatre après avoir glissé ce dessin sous la porte de sa chambre. Et un dernier pour lui faire comprendre que je serai là en fin de journée. Ne voulant pas prendre le risque de m'endormir, je finis par me relever après un temps de repos particulièrement court. Qu'importe. J'en profite alors pour me détacher les cheveux, ouvrant ces petites nattes qui les encadraient pour ne pas me gêner pour cette journée bien chargée. Brosse en main, je prends un peu de temps pour les démêler, le regard perdu devant moi. Je ne sais pas si Clow va pouvoir venir. Tous ces tests qu'il a du faire sont terminés et bientôt, on en saura plus sur qui sera à la tête de Kongeda. Dos à la porte, je ne l'entends même pas arriver. Pas plus que je ne l'entends entrer chez « moi ». Ce n'est qu'en sentant son regard vers moi que je finis par me retourner, après avoir reposé ma brosse. « Ravie de voir que tu as trouvé un peu de temps pour venir jusqu'ici. » que je lui glisse alors, esquissant un très léger sourire. Ce qui est déjà assez compliqué pour moi, tant j'ai du mal à le retrouver depuis mon agression. Ou du moins, il ne ressemble que rarement à ceux que je pouvais avoir, avant. Et, bizarrement, ils restent toujours adressés à mon jumeau. Au petit renardeau aussi, évidemment. M'approchant de lui, mes lèvres finissent par se poser sur l'une de ses joues en guise de salutation. « As-tu déjà des nouvelles ? » Nul besoin de préciser ce dont je parle. Il sait très bien ce dont il s'agit. Peut-être qu'il a de bonnes nouvelles à m'annoncer ? Peut-être qu'il sait déjà qu'il est celui qui représentera Kongeda ? Peut-être, oui..

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MessageSujet: Re: [27/06/2482] One cannot plan for the unexpected | Yukstoka Jeu 7 Mar - 0:46

“One cannot plan for the unexpected.” ft Yukstoka.

 
Monsters didn't sleep under your bed. They sleep inside your head instead.

 
Être sur le point de réaliser son plus grand rêve, et finalement, voir tout ce qu’on a jamais préparé s’envoler en fumée : voici ce que j’ai récemment expérimenté. Enfin, la mort de Lexa avait été annoncée. Le Conclave avait ensuite été mis en marche. Malheureusement pour moi, je n’ai même pas véritablement pu commencer à me battre, le Conclave ayant été annulé. Cela fait presque 20 jours que nous sommes sans Commandant, et que la situation évolue tant bien que mal. Comble de la malchance pour moi : il a en effet fallu que je tombe sur la seule disparition de Heda, qui pose problème, au point de songer à tout remodifier… Si la frustration est présente, elle a amené avec elle une chose intéressante : la nécessité de revoir entièrement mon plan. Un nouveau challenge. Cependant, je ne suis pas aussi serein que j’aimerais l’être : avec la configuration du Conclave normal, je savais ce qui prouverait ma valeur. Ce qui n’est plus le cas, avec la réforme instaurée. L’avantage, avec la Flamme toujours présente, c’est qu’on savait comment Heda était sélectionné : il fallait prouver sa valeur devant les Commandants d’autrefois. Désormais, rien n’est plus pareil, ça ne sera plus les Esprits de nos anciens qui nous choisiraient, mais uniquement les avis du Fleimkepa et des Berials. L’homme est faillible, et excessivement manipulable, nettement plus qu’un Esprit. Si j’ai conscience depuis toujours qu’il faut bien savoir manipuler les autres, il est vrai que j’ai apparemment commis une erreur dans ma stratégie, en ne cherchant pas plus que cela à me faire bien voir de ceux qui ont voués leur vie à vénérer la Flamme. Nul n’aurait pu anticiper, ceci dit, le rôle qu’ils finiraient par prendre… J’ai toutefois quelques marionnettes de leur côté, mais j’avoue ne pas avoir trop misé dessus. Cependant, je garde confiance : j’ai prouvé, ces dernières années, que le maladroit était loin d’être un imbécile, mais qu’il était juste fortement un manche, pour tout ce qui était combat. Durant les tests qui ont été lancés, j’ai donc tout misé de nouveau sur mon intelligence, et j’ai légèrement réhaussé mon niveau de combat, ne voulant pas en faire trop. J’avais juste tâché de prouver que le Podakru pouvait s’améliorer, même s’il paraissait être plus doué pour mener les hommes et s’occuper de tout ce qui est du domaine de la stratégie ou de la politique, que d’un farouche guerrier. Je préfère garder un atout dans ma manche, plutôt que d’abattre toutes mes cartes, dans une situation pour le moins incertaine… Si j’échoue : qu’importe, je saurais bien obtenir le pouvoir que je mérite, attendant le moment propice pour cela. C’est bien là, l’avantage de l’annulation du Conclave : je ne risque pas de perdre la vie durant ce combat (même s’il ne fait aucun doute que je n’aurais pas fait parti des disparus !). Même si j’échoue là, je peux toujours parvenir à me hisser au sommet, même si de manière différente à celle envisagée à l’origine. Et puis, il est facile de se débarrasser de quelqu’un, si on sait comment s’y prendre, plus encore quand on figure parmi ses proches. La méfiance n’est pas nécessairement présente. Encore moins à l’encontre du novice le plus malhabile et inoffensif qui soit ! C’est donc pour cela que j’ai conservé ma couverture de novice plus maladroit que dangereux ! Je préfère observer, voir comment les choses vont évoluer, au vu de la situation inédite, que risquer de détruire une façade qui m’est utile depuis des années, et qui peut toujours l’être…

Une semaine d’épreuves vient de nous être proposés. Certaines étaient relativement intéressantes, et pleines de surprises, d’autres s’avéraient des plus basiques et soporifiques. Le loup fulminait bien souvent, face à la bêtise de ces tests. A moins d’être un véritable débile (et ça, même Clow ne l’est pas autant !), on remarque aisément que ces semblants d’examens ont été préparés sans réelles réflexions par derrière. Ou pas beaucoup, du moins, qu’il n’y a pas de recherches cachés derrière tout ça ! C’est presque décevant, tant on a été habitués à mieux, durant les cours donnés par les Berials, avec leurs questions pouvant paraître sans grand intérêt, mais permettant en réalité d’analyser plus de choses sur les novices, qu’il ne le semblerait de prime abord. Le rythme de cette semaine a été soutenue, mais toutes les semaines passées à Polis, à se former pour devenir Heda, sont éreintantes. Le fauve ne s’en soucie guère, ayant la chance d’être relativement en forme, même avec peu de sommeil et un esprit en ébullition constante (et donc, ne facilitant pas le repos !). L’ancien apprenti barbier, lui, est plus marqué. Il tient certes encore debout, il parvient encore à réfléchir décemment et à tenir le coup face à la pression d’un novice testé pour savoir s’il est digne d’être le nouveau Commandant ou non. Et pour autant, le gringalet parait fatigué. Mais ça ne choque pas, la plupart des autres novices le sont également. La mort de Lexa a pris tout  le monde de court, plus encore au vu de la façon dont cela a eut lieu… Intérieurement, je m’en cogne, de la mort de Lexa, mais ouvertement, je feins d’en être un minimum marqué. Un peu attristé aussi, puisque Lexa n’est visiblement pas morte en tant que guerrière (du moins, à en croire les témoins de la scène, même si elle a pu rendre son dernier souffle sur le champ de bataille après leurs fuites). On peut redouter qu’elle ne soit pas morte, les armes à la main. On peut aussi regretter de ne pas être en mesure de lui rendre les hommages qu’elle mérite, afin que son âme trouve la paix, et puisse rejoindre celles des Commandants d’autrefois. Néanmoins, et c’est là où mon esprit plus rationnel du loup ricane : la Flamme a sans doute disparue avec Lexa, ainsi, les Commandants d’antan n’ont sans doute plus d’existence, ou de lieu pour se réfugier. Et c’est ça, qui inquiète le plus Clow, lorsqu’on l’interroge, bien plus que la semaine de tests. Oh, doux Clow, adorable brebis… Tout cela ne me permet que de rendre le crétin, tellement plus attachant. Ca m’attire des regards compatissants, alors que j’évolue à travers la tour de Polis, enfin libéré de la dernière épreuve de la semaine. Mon pas est lourd, d’une fatigue indéniable, tout en dénotant une certaine impatience à une annonce qui ne devrait plus tarder : qui sera le prochain Heda ? Le maladroit a tenu a rester un peu avec ses camarades, histoire de se changer un peu les idées. Voici pourquoi je ne parviens devant chez Yuko qu’en fin de journée. Le moment de détente avec les autres a fait du bien au crétin, lui permettant de se ressourcer et de passer à autre chose, de mettre un terme à cette longue semaine, en douceur et en franche camaraderie. Il est désormais temps pour le loup de ressurgir, et de se jouer de sa proie préférée. Comme d’habitude, j’entre sans frapper chez Yuko. Je ne me plie à cette règle de courtoisie que quand il y a d’éventuels témoins dans le couloir (et encore, ça, c’est quand je n’attends pas que ça soit désert, avant d’aller rejoindre ma marionnette favorite.). Marionnette qui se trouve d’ailleurs dos à moi, alors que je referme la porte derrière moi. Occupée à se coiffer, la Sanyrt parait perdue dans ses pensées. Le loup frémit, il n’aimerait que trop jouer de la partielle surdité de la brune. Proie facile et docile, que le loup se ferait un plaisir de croquer. Mais elle peut m’être encore fortement utile, et, à ma façon, je suis attaché à elle. Alors je n’en fais rien, me contentant de l’observer, là où il serait plutôt marrant de l’effrayer en la surprenant. Le délicat Floukru esquisse un sourire en la voyant se tourner pour lui faire face, avant de lui lancer un : « Ravie de voir que tu as trouvé un peu de temps pour venir jusqu'ici. ». Le sourire du novice s’élargit, bienheureux qu’il est de la voir en mesure de lui sourire, elle que la vie a tellement brisée. C’est une chose qui plait au fauve, de la savoir autant attachée à lui, au point de le considérer différemment des autres, et de lui réserver la plupart de ses rares sourires. « J’avais envie de te voir. » L’aveu est lancé, et résonne avec une sincérité désarmante dans la pièce, tandis que la brune se dirige vers moi afin de me saluer. Je m’amuserais presque à applaudir mon jeu d’acteur génial, si j’étais du style à faire une telle chose ! Mais il est vrai que je ne saurais être plus crédible, dans le rôle du jumeau ayant une dépendance malsaine pour sa jumelle. Et c’est ainsi qu’est Clow, depuis de longues années maintenant, et plus encore depuis que le duo a été attaqué, durant un séjour, à Trikru… « As-tu déjà des nouvelles ? », m’interroge Yuko, tandis que les longs bras du maladroit l’attire contre lui, afin de la serrer dans ses bras, en quête d’un réconfort bien mérité, après une très longue journée. « Pas encore. », dis-je, en feignant de mettre un terme, à contre-cœur, à cette fraternelle étreinte, qui n’a de fraternelle le nom, lorsque mes lèvres coulissent sommairement sur celle de la jolie brune. Attrapant la brosse qui se trouvait encore dans sa main, je la guide, de mon autre main, sur le lit, afin de nous y asseoir tous deux. « Les épreuves sont fini depuis un peu après le déjeuner, il faudra encore de longues heures pour que les délibérations se fassent. », que j’explique, d’une voix lasse. Clow se laisse aller à se montrer tel qu’il est réellement, face à Yuko. Douce manipulation là aussi, tout comme c’en est une, le fait que le novice se plaise à coiffer sa jumelle. Ca n’a l’air de rien, mais c’est en réalité une habitude que le dégingandé a pris, quand ils étaient plus jeunes, et qu’il avait besoin de se changer les idées, ou de changer celles de sa jumelle, après une éprouvante journée. Et bien souvent, c’était à cause de leur mère, et de son attitude vis-à-vis de son fils, que le duo avait le besoin de décompresser en partageant un moment de douceur que leur marâtre ne saura leur reprocher, elle qui n’avait guère apprécié leur complicité croissante. Et c’est de cette habitude que Clow en a retiré une telle douceur dans les gestes, quand bien même il lui arrive de rencontrer des nœuds. Malheureusement, cette même douceur lui a valu d’être plus encore détesté par sa génitrice, quand celle-ci se risquait à coiffer Yuko, et que la fillette pleurnichait à cause des nœuds douloureux à défaire. Alors que quand Clow s’en occupait, et pas forcément face à leur mère, ça passait mieux. « Ou est Ewald ? » Il fallait bien que le père de ce rejeton pose la question, dont la réponse intrigue le loup, il faut l’admettre. Il m’est certes difficile de m’attacher à quiconque, je ne suis pas sans éprouver un semblant d’affection pour mon fils. De manière viscérale et presque bestiale. Un peu comme l’affection que j’éprouve pour la Sanyrt avec qui je suis en cet instant même. Ca ne peut être qualifié d’amour au sens commun, mais à mes yeux, ça s’y apparente. A vos yeux, ça se trouve juste agrémenté de multiples touches malsaines, voilà tout. Toujours est-il que je me demande où est l’enfant. Il s’agit de ma chair, après tout, et un jour, je lui confierais Kongeda. Il va être élevé pour être mon successeur, après tout, même si sa mère ne le sait pas réellement.
 

  ©crack in time
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