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[18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.

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MessageSujet: [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. EmptyJeu 14 Mar - 16:08

Chrono:
 

La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.
Roan & Oona Noir

 
« La musique panse notre inquiétude fondamentale : que faisons nous sur terre, avec ce corps friable et cette pensée bornée ? Apaisante, tout entière dévouée à la célébration de l’être, elle nous arrache à la tentation du vide et nous remet sur le chemin de la vie. »

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le ciel est encore sombre, de la tempête qui vient de sévir. Les flots sont encore légèrement tourmentés, s’apaisant progressivement. Quelques flaques d’eau parsèment encore la plateforme, rendant l’évolution sur celle-ci des plus incertaine. Oona ne se préoccupe pas de cette nouvelle difficulté, elle sait qu’elle ne pourra pas tenir une seconde de plus « enfermée » dans une des pièces de ce maudit rafiot. Elle avait besoin de prendre l’air, très clairement. Triste chose ayant vu le jour dans l’Espace, elle n’a jamais connu l’agitation d’une mer dans la tourmente, n’ayant donc pas le pied marin. Et bien que cela fasse quelques semaines qu’elle ait été accueillie par la Tribu de l’Eau, elle ne s’est pas encore faite à ce roulis permanent, même si très certainement moins fort que ça ne le serait, sur un bateau.

Un profond soupir accueille le léger vent qui vient lui caresser le visage, lorsqu’enfin, elle surgit à l’air libre. Il y a encore comme une lourdeur dans l’atmosphère, un peu électrique, un peu de moiteur aussi, un mélange qui monte au cœur de la brune. Dieu qu’elle déteste cette Terre. Pire encore : cette plateforme ! Oui, elle sait : elle est en sécurité, ici. Et encore, cette sécurité est des plus relative. Mais au moins, elle n’est pas toute seule, car seule, elle ne pourrait pas s’en sortir. Où irait-elle, où se cacherait-elle, comment ferait-elle pour subvenir à ses besoins ? Bien qu’elle soit sur Terre depuis plusieurs années déjà, elle ne connait pas véritablement celle-ci, que ce soit ses divers dangers, ou ses hypothétiques merveilles. Alors pour espérer survivre, elle se retrouvait ici, au sein de cette tribu. Des Grounders. Ce peuple paraissant plus doux que celui des froides contrées d’Azgeda, mais Oona est loin d’être entièrement à l’aise. Pourrait-elle seulement l’être de nouveau, de toute façon ? Les Natifs l’ont tous, à de très rares exceptions prêt !, utilisés comme un vulgaire objet, trahis, bafoués, maltraités…. Ces individus ne sont que trop méprisables, cruels, manipulateurs et sans-cœur, à part de rares – bien trop rares ! – exceptions ! Autant de raisons qui font que la musicienne (enfin, « ancienne » car elle n’a plus son instrument !) n’est pas des plus à l’aise, à Floukru. Elle ne s’est guère mélangée aux autres, pour l’instant, à moins de n’y avoir été obligée, et même durant les repas, elle reste à distance prudente. Il n’y a bien qu’avec les enfants qu’elle parvienne à se détendre, en partie du moins, car elle sait qu’ici, les enfants peuvent se monter redoutables, très jeunes. Ce sont les seuls qui puissent l’approcher sans qu’elle ne paraisse entièrement tendue.

L’ancienne esclave observe l’horizon. Ou plus particulièrement, le soleil, qui commence à se coucher, donnant l’impression de vouloir prendre un bain. Juste au-dessus de l’astre solaire, un petit groupe d’oiseaux évoluent. Ce sont eux, qu’elle est venue voir. Ils sont là, tous les soirs, à la même heure. Et tous les soirs, leur chant la ravi. Ca n’a rien de nasillard, ni d’agressif, c’est mélodieux, ça sonne délicieusement à ses oreilles aimant autant la musique. Ca lui donne l’impression, bien faux, de faire de nouveau parti de ce monde. Avant, c’était en faisant de la musique, qu’elle parvenait à se sentir en prise avec l’univers, là, depuis qu’elle n’est plus à Nia, depuis qu’elle n’a plus son violon, elle se sent bien trop à l’écart, sur une Terre qui n’est pas la sienne. Elle ne sait pas où est sa place. En a-t-elle jamais eu une, en aura-t-elle jamais une ? La brune pousse un soupir douloureux, et terriblement fatigué. Elle a beau être à l’abri, son sommeil n’est pas devenu plus doux pour autant, ni plus reposant. Bien au contraire. Ses cauchemars, sur ce qu’a pu être sa vie, auprès de Nia, ne cessent de la hante. Sans un mot, et comme pour chasser ses pensées bien sombres, la jeune femme se met à danser. Indifférente au sol qui peut s’avérer glissant par endroit, indifférente aux regards que les quelques personnes présentes à ses côtés peuvent lui. Elle veut juste danser, car c’est bien là tout ce qu’il lui reste, qui la rapproche un minimum de sa passion d’antan. Sauf qu’aujourd’hui, la musique, ça n’est plus elle, qui la produit, mais les oiseaux. Sauf qu’aujourd’hui, sa danse est encore plus mélancolique qu’à son accoutumé, et plus lourde du poids du monde qui parait peser sur ses épaules. Les yeux clos, ayant conscience d’un infime espace « vide » autour d’elle, elle évolue avec grâce. N’ayant juste pas prévu qu’il n’y avait pas que le Peuple de Floukru de présent, aujourd’hui. Car eux ont pris l’habitude de la voir danser comme ça, à cette heure, même s’ils trouvent cela étranges. Quelqu’un pénètre donc, sans le savoir, dans le petit espace qu’elle s’était mis de côté. Et c’est en dansant, les yeux toujours fermés, qu’Oona fini par bousculer Roan. Se figeant, après avoir manqué de chuter, la jeune femme ouvre vivement les yeux. « Je suis désolée ! », ne tarde-t-elle pas à lancer, de la voix apeurée de ceux qui sont malheureusement habitué à être roué de coups, dès qu’ils ont fait quelque chose ayant pu déplaire à leur entourage. « Roan ? », s’étonne-t-elle, en reconnaissant enfin le prince déchu, celui-là même qu’il l’a amené ici, des semaines plus tôt. Peut-être aurait-elle dû savoir qu’il était revenu, mais elle ne se mêlait que peu aux autres Natifs, alors elle n’a pas eu l’information. « Ca fait longtemps que vous être ici ? », l’interroge-t-elle, maladroitement, avec sa maîtrise des plus incertaine de la langue natale de celui qui lui fait face. Elle ne sait pas quoi dire d’autre. Elle aimerait être de nouveau seule, mais elle ne peut fuir celui qui lui a permit de trouver un havre de paix, n’est-ce pas ?

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[18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. Vide
MessageSujet: Re: [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. EmptySam 13 Avr - 15:09

La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.
Oona & Roan

 
« I don't hide behind a law. I don't hide behind anything. My life changing again and again, with meets in my trip and I regret nothing. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Après des jours et des jours de tempêtes, durant le Lanti en plus, le ciel se calmait enfin, laissant un peu de répit aux autres. Les dieux se calmaient peut-être. Le ciel restait sombre mais était plus calme et Roan pouvait se permettre de revenir sur la plateforme. Ce qu’il fit assez rapidement car la plateforme était sûrement l’endroit le plus sur pour lui pour le moment.

Banni de son peuple il vivait maintenant au gré du vent, de ses voyages, ayant parfois de la chance et trouvant un toit, mais parfois dormant dans une grotte. 3 années passées à vivre ainsi, une vie de voyageur solitaire, rencontrant de temps en temps des personnes sur son chemin qui l’aide ou que lui aide comme par exemple avec ce camelotien, Logan qui lui avait sauvé la vie. Si Logan n’avait pas été là ce jour-là, Roan aurait pu se défendre mais la tournure du combat n’est pas quelque chose de devinable… Alors le brun est reconnaissant envers cet homme qui l’a aider sans le connaître. Les camelotiens ? Il s’en fiche un peu… Tant que ceux-ci ne lui causent pas de problème tout va bien. Oh bien sur il n’a pas toujours tenu ce discours, il fut un temps où il ne les appréciaient guère les mettant dans le même sac. Jusqu’au jour où il rencontra cette femme, cette personne qui lui avait fait perdre la tête et changer d’avis, cette personne qui l’avait envoûter et qui avait réussi l’impossible… Trouver un coeur dans ce tas de muscles qui se montre parfois aussi froid que de la glace et aussi dur que la pierre. Cette rencontre à tout changer dans la vie du prince, ça à changer sa manière de pensée mais aussi de se comporter, il a eu une fille, il est devenue père, et à du avoir un nouveau rôle à tenir. Cela à fait qu’il se montre un peu plus ouvert aux autres tant qu’on ne l’agresse pas, bien qu’il reste toujours assez méfiant. Et cela à aussi permis qu’il aide une autre camelotienne : Oona. L’esclave de sa mère.

Il arrivait sur la plateforme, respirant l’air frais, le vent se nichant dans ses cheveux long et mis à moitié en arrière marchant dans ces flaques d’eau qui restait, regardant autour de lui. Des jeunes étaient en train de profiter du ciel plus calme pour jouer, dedans Numea s’amusait, il souriait en la voyant lui faisant un signe de bonjour lui faisant comprendre qu’elle pouvait rester jouer et ne pas s’embêter à venir le voir. Sa petite princesse, il était fier de voir ce qu’elle devenait, une petite fille forte malgré les problèmes qu’elle avait du surmonter. Puis son regard se portait sur cette ancienne esclave, Oona, qui se mettait à danser. Il l’avait aider, aussi parce qu’elle avait des informations intéressante à lui fournir, c’était même la première raison de son aide. Après tout elle avait accompagné Nia et devait connaître bien des secrets, il en avait besoin. Mais ayant été aux première loge de la cruauté de Nia il ne pouvait s’empêcher de vouloir l’aider, bien qu’il ne le dirait pas clairement gardant cette pensée pour lui. Il ne la connaissait pas plus que ça non plus et il n’allait pas se mettre à jouer les sentimentales devant une personne qu’il connaissait peu. Ce n’était clairement pas son genre. Ils étaient allés ensemble à Polis livrés les informations à Heda, Roan espérant ainsi récupérer bientôt son trône avant de partir à Floukru, il voulait la mettre à l’abri. Et il était reparti régler des choses avant de finalement revenir aujourd’hui pour une pause bien mérité, quelques jours au calme et avec sa fille. Fille à laquelle il allait bientôt devoir parler.

Il la regardait bouger accompagnée par des oiseaux, elle était fluide et gracieuse, il ne détachait pas son regard de ce corps qui se mouvait. Il ne savait pas pourquoi mais cette danse faisait monter en lui une certaine mélancolie, il se rappelait cette femme qu’il avait aimer qui avait eu la joie de vivre et qui avait aimer danser, mais qui au fond était triste, triste car elle n’était pas totalement avec tout son peuple. Et il se remémorait les derniers mots de celle-ci, prendre soin de leur fille… Puis il se fit bousculer, cela le ramenait à la réalité. « Heya, Oona. Ce n’est rien. », disait-il en utilisant la langue d’Oona, essayant ainsi de montrer que tout allait bien. Il avait seulement été un peu bousculé rien de bien méchant, mais elle avait l’air si apeurée. Il pouvait bien le comprendre, il savait comment les esclaves étaient traité, au moindre faux pas des coups leur était donné, mais là elle n’était plus esclave et lui n’avais jamais été maître, et frapper une femme pour ça ? Ce n’était pas son genre. D’ailleurs frapper sans raison n’était pas son genre. Avant l’esclavage ne le gênait guère, il avait baigner dans cette culture où l’esclavage était perçu comme normal alors il ne disait rien en voyant les esclaves et puis il passait la majeure partie de son temps à s’entraîner ou bien à entraîner les autres donc il n’y faisait guère attention. Mais aujourd’hui il voulait récupérer son trône et il savait que les esclaves à Azgeda c’était important. Il savait que si Nia perdait ses esclaves cela pouvait encore plus mettre en péril son pouvoir, et lui il n’aimait plus vraiment ce traitement après avoir voyagé et vu secrètement divers clans ou parler à d’autres personnes tel qu’Orlando qui fait partis de ceux libérant les esclaves. Sa vision du monde avait changer par ses pertes et son bannissement.

« Je suis arrivé il y a peu, Ha yu* ? », demandait-il en reprenant sa langue natale sur la fin. Il parlait assez bien la langue d’Oona, mais pour certaines choses tel que « comment vas-tu ? » il était plus simple pour lui de reprendre sa langue, une habitude.


* = Comment vas-tu ?
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[18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. Vide
MessageSujet: Re: [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. EmptyDim 30 Juin - 0:12

La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.
Roan & Oona Noir

 
« La musique panse notre inquiétude fondamentale : que faisons nous sur terre, avec ce corps friable et cette pensée bornée ? Apaisante, tout entière dévouée à la célébration de l’être, elle nous arrache à la tentation du vide et nous remet sur le chemin de la vie. »

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Pendant l’espace d’un court instant, elle a l’air libre et heureuse, Oona. Sa danse, aussi basique et éphémère soit elle, l’aide à s’échapper de la prison mentale dans laquelle elle est enfermée. Et ce, depuis qu’on a fait d’elle une esclave contrainte à se produire pour une reine cinglée, et obligée de se donner à celui qui était jugé le plus méritant par sa maîtresse. Mais tout à une fin, le cauchemar d’Oona, comme sa danse, et les deux connaissent leur fin du plus grand des hasards. Une chose, cependant, ne connaît pas de fin : la peur ressentie par Oona. Elle a beau se savoir prétendument entourée d’individus qui ne lui veuillent pas le moindre mal, elle n’est pas rassurée pour autant, d’où sa réaction, lors de la bousculade involontaire. « Heya, Oona. Ce n’est rien. », les mots du prince déchu se veulent apaisants, mais la jeune femme n’est pas rassurants pour autant. L’homme vient d’Azgeda, l’ancienne esclave ne sait que trop bien comment il a été élevé, pour avoir côtoyé tant d’autres hommes de son clan. La violence coule dans leurs veines, le mépris des « esclaves » compose leur oxygène, le sadisme est leur 2nde nature. Il l’a sauvé, elle le sait, mais elle n’est pas dupe : elle a conscience que cela n’a pas été sans motivations autre que la simple envie de faire son bon samaritain. Son traumatisme est tel qu’elle se trouvera à jamais mal à l’aise face à n’importe quel Natif, même si celui-ci est animé des meilleurs intentions qui soient ! « Je suis arrivé il y a peu, Ha yu ? », répond l’homme. Et Oona ne sait pas comment interpréter sa question, s’il manifeste un réel intérêt à son encontre, ou s’il chercher juste à la manipuler dans un but quelconque. La vie l’a progressivement rendue méfiante, la rendant incapable de ne pas être sur ses gardes. Et c’est le cas, en cet instant, face au banni. « Oui. » se contente-t-elle de répondre. C’est concis. Mais c’est le mieux qu’elle puisse faire. Que dire, de toute façon ? Qu’elle a l’impression d’étouffer, perdue et noyée au milieu de cette infinie étendue d’eau ? Qu’elle se sent plus morte que vivante, d’être certes libre, mais de ne plus avoir son précieux violon à ses côtés ? Qu’elle ne sait comment se défaire de son mal de mer ? Qu’elle ne se sent pas plus à sa place ici qu’à Azgeda (normal !) ou que sur l’Arche (moins normal ça !) ? Pudique, elle préfère ne pas s’embarquer dans un de ces sujets, d’autant moins devant un inconnu (ou quasi-inconnu !). Toutefois, une question vient rapidement s’imposer dans son esprit. Pour être honnête, cette question tourne dans son esprit depuis un moment, et elle n’a jamais pu s’en ouvrir à quiconque jusqu’à présent. Ne pas oser en parler, ça n’aide pas, aussi, il faut l’admettre ! « Ces gens… », dit-elle, en désignant les quelques Natifs autour d’elle, « je ne les mets pas en danger, en étant ici ? Je suis… une esclave particulière et aucun corps n’a été retrouvé… ». Elle tente de s’exprimer dans la langue de l’ancien prince qui lui fait face, mais elle a de multiples lacunes, elle emploie donc quelques termes dans sa langue natale. Notamment pour dire qu’elle n’est pas une esclave comme les autres. Ca n’a rien de prétentieux, c’est vrai, il n’y a pas une tonne d’esclaves en mesure de jouer d’un instrument tel qu’un violon, et de danser en même temps. Ca n’est pas sans raison que Nia a fait d’Oona son « jouet » privilégié, l’ayant toujours à portée de main afin de l’inciter à se produire pour elle, dès qu’elle le souhaitait. C’est bien cela, que la jeune femme redoute : qu’à cause de sa particularité, la Reine de la Nation des Glaces ne cherche à tout prix à la retrouver. Et de ce qu’elle sait, il n’y a pas eu de corps qui ait pu faire illusion, pour qu’on la croit morte. Alors elle a peur, légitimement, à la simple idée que Nia ne cherche à tout prix à la retrouver. Ca n’est pas pour rien que quand Roan et Oona ont été ensemble à Polis, ont pris la décision de « déguiser » la violoniste. Grimée sous une étole pour dissimuler ses marques d’esclave sur son front, ils avaient également pris un grand soin à la camoufler son visage sous des traits de charbon. Elle était venue quelques jours auparavant, avec l’escorte de Nia. Il était à craindre qu’on ne la reconnaisse… En toute franchise : Oona craignait que ça n’ait été le cas, en dépit de toute leur prudence pour éviter une telle chose… Alors, légitimement, ça ajoute à ses craintes… Car Oona, elle a beau ne pas apprécier les Grounders, elle ne tient guère à ce que cette tribu ne paie le prix de la main qu’ils leur ont tendus. Et c’est bien cette peur, qui la tenaille depuis un moment, qui lui a fait oublier la politesse de base, celle de retourner à Roan sa question, savoir s’il va bien, ou à défaut, s’il a fait bonne route, ou n’importe quelle question manifestant d’un minimum de gentillesse et d’intérêt à l’encontre de celui qui l’a sauvée d’une vie d’esclave.

Mais il y a un point positif à souligner : elle reste vers le Natif, au lieu de chercher à le fuir. Chose qu’elle a fait avec minutie, avec la plupart des Grounders qu’elle a pu croiser, y compris depuis qu’elle se trouve à Floukru. Elle ne s’est limité qu’aux strictes minimums, quant aux interactions à avoir avec eux. Cependant, une chose se retrouve encore : la brunette a les bras croisés sur son ventre, comme une quelconque barrière de protection, qui l’éloigne des autres, de ces dangers qu’elle a l’impression de détecter en chaque être qui la croise… Et malgré tout, elle s'inquiète, alors peut-être que tout espoir n'est pas perdu pour Oona, pour qu'elle retrouve confiance en l'espèce humaine...

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[18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. Vide
MessageSujet: Re: [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. EmptyMer 14 Aoû - 21:42

La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.
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« I don't hide behind a law. I don't hide behind anything. My life changing again and again, with meets in my trip and I regret nothing. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Bien qu’il ne donnait pas ses motivations, s’il a aider Oona c’est par intérêt. Certes, il est l’un des azgediens le plus ouvert sur la condition esclave, il n’a plus ce mépris des esclaves qu’il a longtemps eu, car c’était ce qu’on lui avait appris. Non, il avait changé d’avis quand il a vu la cruauté de sa mère atteindre l’une des rares personnes qu’il peut dire avoir aimé.

Car Roan n’est pas un sentimental… L’amour ce n’est pas pour lui. Il a été éduqué ainsi : devenir un guerrier, futur roi, sans faiblesse. L’amour est vu comme une faiblesse par Nia. Le prince banni ne voit pas les choses du même angle depuis qu’il a vraiment compris ce qu’était l’amour. L’amour lui donne de la force, la force de protéger… Malheureusement il n’a pas su protéger son père ou encore cette femme. C’est pourquoi il protégeait leur fille, qu’il sera toujours là à protéger sa plus petite sœur qu’il aime, et c’est pourquoi il voulait protéger tout ceux qui étaient en danger face à la reine des glaces. Reine des glaces, un surnom qui lui allait si bien. Roan était souvent vu comme un homme au coeur de pierre, de glace, voire un homme qui n’en avait pas. Et pourtant, il en a un, alors que Nia… C’est à se demander si elle a un coeur.

Alors certes, ses motivations d’aider Oona avait été motivé par un intérêt, c’est un acte intéressé, mais derrière il y a une réelle envie de l’aider en plus de vouloir atteindre Nia. Il n’est pas qu’une simple brute sanguinaire, bien qu’il en a souvent l’air. Pourtant, derrière cet ours se cache un stratège hors paire qui préfère réfléchir plutôt qu’utiliser la violence.

Par politesse il avait demander à la danseuse comment elle allait, dans sa langue natale, par habitude. Il sentait qu’elle était méfiante et le comprenait que trop bien, lui-même restait méfiant de toutes ses rencontres aujourd’hui encore plus que dans le passé. Et il écouta sa question qui s’ensuivit, mettre en danger les gens en étant ici… « Non. Comme tu as dis, tu es une esclave particulière, et au vu des informations que tu as apportés, our Heda te protège. », répondit-il en parlant dans la langue d’Oona, du moins ce qu’il pouvait. Il sentait qu’elle avait des lacunes et le comprenait bien, heureusement il avait appris la langue d’Oona, notamment avec son ex compagne, qui connaissait cette langue. Et il voulait la mettre un peu plus à l’aise. Il se doutait qu’elle ne le serait pas vraiment, mais déjà elle ne fuyait pas, il arrivait à discuter un peu avec elle autrement que d’informations à échangés et s’il pouvait la rassurer sur le sort des autres ce n’était qu’un plus.

« Ah et pour information Heda c’est l’équivalent de hm… comment dire… commander ? C’est votre mot je pense ? Enfin tu le sais peut-être déjà. », continuait-il, pour essayer de lui faire comprendre par qui elle était protégée. Il était maladroit, ne connaissant pas le mot exact. Peut-être le savait-elle à avoir été l’esclave de Nia en personne, mais dans le doute il préférait lui préciser tout ça.

Roan était assez déconcerté par la gentillesse d’Oona. Une femme détruite par les grounders, qui s’inquiète de la vie de natifs il trouvait ça vraiment gentil et assez perturbant. Il n’a jamais vraiment rencontrer de personnes comme ça, lui-même ne pourrait pas s’inquiéter de la vie de ceux qui aurait voler la sienne. Même si ceux-là l’aiderait. Déjà à sa place il ne parlerait certainement pas à la personne qui l’aurait sauvé, il aurait été reconnaissant et aurait remercier mais l’échange ce serait arrêter là, à son avis. Il n’avait même pas fait attention à son manque de politesse de lui retourner la question, pour lui ce n’était pas grave. Qu’elle lui pose la question ou non il répondra un oui, par pure politesse, car il ne va pas lui dire tout ce qui le tracasse. Ce n’est pas son genre.
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Oona Noir
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MessageSujet: Re: [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. EmptyLun 9 Sep - 14:08

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« La musique panse notre inquiétude fondamentale : que faisons nous sur terre, avec ce corps friable et cette pensée bornée ? Apaisante, tout entière dévouée à la célébration de l’être, elle nous arrache à la tentation du vide et nous remet sur le chemin de la vie. »

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L’ancienne esclave pousse un soupir de soulagement, à la réponse faite par le Prince déchu. Elle n’apprécie pas les Grounders, mais elle a vu, à leur contact, que tous ne sont pas des animaux sans cœur. Sans Babylone et Nyx, elle penserait tout autrement, il est certain qu’elle serait plus amère sur les Natifs. « Ca me rassure ! » admet-t-elle, et à son plus grand étonnement, elle est sincère. Malgré tout, elle sait qu’elle n’aurait pas été courageuse pour partir, si jamais sa présence avait mis ses hôtes en danger. De toute façon, où aurait-elle pu aller ? Comment aurait-elle fait pour survivre ? Bien que l’idée de rester à jamais sur cette plateforme pétrolière ne la met pas en joie, elle sait qu’elle n’a pas le choix ! Elle tient à vivre, même si sa vie n’a plus de sens depuis bien des années maintenant ! Tout cela n’a pas de sens, elle en a parfaitement conscience !

Rabattant derrière son oreille, une mèche de cheveux qui l’énervait à flotter au gré du vent, la jeune femme hoche la tête à l’intention du Natif avec qui elle discute. « Oui, c’est ça… » du moins, c’est comme ça qu’elle en est venue à traduire ce mot, quand elle l’entendait régulièrement prononcé, à la cour de Nia ! « Votre mère en parlait assez souvent…. » ajoute-t-elle, se recroquevillant instinctivement sur elle-même, en parlant de cette Reine qui, malgré la distance, continue à hanter ses nuits. Oona n’a jamais vraiment su ce qui opposait exactement Lexa et Nia, elle en a juste déduit que c’était une question de soif de pouvoir de la part de la dirigeante d’Azgeda. Et pour être honnête, ça ne l’intéressait pas le moins du monde, d’en apprendre plus… Assez intensément, et sans doute d’une façon qui pourrait paraître assez provocante, la jeune femme observe l’homme à ses côtés, pour dire finalement « Vous comptez défier votre mère…. » Ca n’a rien d’une question, c’est un constat. La jeune femme est plus observatrice et réfléchie qu’on pourrait le croire. Elle se doute bien que Roan ne l’a pas aidé sans raison, qu’il ne l’a pas mené donner toutes ces infos à la leader de la Coalition sans idée derrière la tête… Et vu la façon avec laquelle Nia a traité son fils, c’est bien la seule explication qu’Oona ait trouvé, pour donner un sens à toute cette situation… « Si vous y parvenez… » Encore une fois, elle peut paraître presque méprisante, face au peu de confiance qu’elle parait porter à Roan, mais rappelons qu’outre son mépris pour les Grounders, elle ne le connaît pas réellement, elle ne sait donc rien de la détermination qui est sienne ! « Je pourrai retourner à Azgeda ? C’est là-bas que se trouvent mes seules amies… » Même si le terme « amie » parait bien large pour qualifier sa relation avec la Ntha qu’aime tant à consulter Nia, et la tavernière. Tout en paraissant bien réducteur, tellement les deux femmes ont beaucoup fait pour Oona. Et même si Azgeda ramènera à jamais tout un flot de mauvais souvenirs dans son esprit, Babylone et Nyx sont là-bas, ce qui fait que cet endroit est, en quelque sorte, la maison de la violoniste. Elle en a pris conscience en étant éloignée d’elle, même si elle a retrouvée un semblant de liberté !

(c) DΛNDELION

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Don't try to call her she's the nameless girl. Je ne sais plus la saison, le jour où je suis née. Je suis la fille sans nom, je ne fais que passer. Je ne sais plus la raison. Je ne sais plus aimer. She's meant to fly away, she's a passer-by. She's taken your heart away, she's the nameless girl...


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Roan
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[18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. Vide
MessageSujet: Re: [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. EmptyMar 15 Oct - 0:17

La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.
Oona & Roan

 
« I don't hide behind a law. I don't hide behind anything. My life changing again and again, with meets in my trip and I regret nothing. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Roan pouvait paraître un peu comme une brute sanguinolente, ce genre d’hommes qui tue pour le plaisir et sans réfléchir. Mais ce n’est pas le cas. Depuis son plus jeune âge il a été initié à la mort, il a du comprendre ce que c’était et y faire face comme de nombreux natifs. C’est un guerrier, alors oui, il peut être brutal. Mais jamais sans réfléchir. Il a du apprendre, en tant que futur roi, la politique, il connaissait et pour une bonne politique il fallait être fin stratège. Et sous ces airs d’idiots se cachait un réel esprit qui pouvait apprendre de ses erreurs.

Parce que oui, il n’est pas parfait, personne ne l’est, il a fait des erreurs et il le sait. Il détestait les camelotiens avant et auraient pu les tuer, ou les réduire en esclavage, il en a rencontrer une qui lui a fait changer d’avis. Mais de cette relation il aurait pu mieux gérer, c’était une erreur… Bien qu’il aime sa fille. Donc il voulait montrer à Oona qu’il n’était pas méchant. Il n’allait pas spécialement faire ami-ami avec, seulement il voulait montrer que là où elle était elle n’avait plus rien à craindre, la rassurer un minimum pour qu’elle puisse construire une nouvelle vie, loin de Nia. Car comme lui, elle avait été détruite par Nia.

« Elle n’a que ce mot à la bouche ai... nomon.* », disait-il d’un ton presque amer. Il employait rarement le terme de « mère » pour désigner celle qui l’a mis au monde mais surtout celle qui était sa reine. Il a du mal à concevoir qu’elle est sa mère, car comment une mère aurait-elle pu faire de si mauvaises choses ? Lui aussi à pu tuer, il a compris qu’il fallait tuer les traîtres, mais en même temps il comprend les trahisons qui sont faites envers Nia. Elle tue les traîtres, mais elle tue parfois les proches juste pour punir ces traîtres, ce qui est bien pire. Il la trouve cruelle et sans coeur et se demande comment elle peut être mère. Il faut bien avoir une descendance… C’est d’ailleurs sûrement la seule chose qui a pu le maintenir en vie. Mais surtout, il juge qu’elle fait des erreurs politique à cause de sa soif de pouvoir et risque de mener Azgeda à sa perte, chose qu’il ne souhaite pas.

Puis il fut étonné, croisant le regard de la camelotienne. Elle avait compris le but du grounder, défier Nia. « Sha*, je compte bien la défier. », répondit-il avant de réfléchir à sa demande. Retourner à Azgeda, ce ne serait pas forcément la meilleure chose à faire. « C’est une requête plus ou moins… étrange. Même si j’y parviens, certains te verrons encore comme une esclave, à toi de voir, si tu tiens à y retourner tu pourras. », disait-il. Il acceptait sa requête, mais il préférait qu’elle comprenne bien que même avec lui à la tête du clan, elle ne serait pas accepter par le peuple Azgedien, du moins pas par tout le monde. Roan veut changer certaines choses, mais l’Azgeda de Roan ne se fera pas en un jour. Azgedakru gagnera un roi plus ouverts aux autres peuples, ce n’est pas pour autant qu’ils seront gentils avec tous les peuples. L’esclavage perdurera certainement, seulement Roan voudrait qu’ils soient traités différemment. Mais il sait qu’Azgedakru ne sera jamais comme Floukru, car même lui il n’est pas dans cette optique de paix. Pour le moment son objectif est de récupérer le pouvoir à Azgeda, il veut ce pouvoir et ne veut pas qu’il soit entre les mains de Nia ou de Riel, mais une fois cet objectif atteint, lui qui trouve la coalition idiote ne sera pas forcément le plus gentil envers tous les clans. Certains clans tel que Floukru qui l’ont aider durant son bannissement, ceux-là seront tranquille, mais durant son long périple il a vu des clans, qui ne respectaient pas la coalition et pour lui ça ne sert à rien de la continuer. Ce n’est qu’une douce illusion. « Je ne pourrais pas changer le comportement de certains, pour ça que je te met en garde. »

* Ai nomon = ma mère
* Sha = oui

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