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[18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.

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Oona Noir

Oona Noir
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Crédits : Chocohuète concernant l'avatar et pour la signature, le code est de Luckyred tandis que la citation provient de Faith Marie, avec la chanson "Dig the Crazy" + badges de Varian

Inclement Earth

MessageSujet: [18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté. Jeu 14 Mar - 16:08

Chrono:
 

La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.
Roan & Oona Noir

 
« La musique panse notre inquiétude fondamentale : que faisons nous sur terre, avec ce corps friable et cette pensée bornée ? Apaisante, tout entière dévouée à la célébration de l’être, elle nous arrache à la tentation du vide et nous remet sur le chemin de la vie. »

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le ciel est encore sombre, de la tempête qui vient de sévir. Les flots sont encore légèrement tourmentés, s’apaisant progressivement. Quelques flaques d’eau parsèment encore la plateforme, rendant l’évolution sur celle-ci des plus incertaine. Oona ne se préoccupe pas de cette nouvelle difficulté, elle sait qu’elle ne pourra pas tenir une seconde de plus « enfermée » dans une des pièces de ce maudit rafiot. Elle avait besoin de prendre l’air, très clairement. Triste chose ayant vu le jour dans l’Espace, elle n’a jamais connu l’agitation d’une mer dans la tourmente, n’ayant donc pas le pied marin. Et bien que cela fasse quelques semaines qu’elle ait été accueillie par la Tribu de l’Eau, elle ne s’est pas encore faite à ce roulis permanent, même si très certainement moins fort que ça ne le serait, sur un bateau.

Un profond soupir accueille le léger vent qui vient lui caresser le visage, lorsqu’enfin, elle surgit à l’air libre. Il y a encore comme une lourdeur dans l’atmosphère, un peu électrique, un peu de moiteur aussi, un mélange qui monte au cœur de la brune. Dieu qu’elle déteste cette Terre. Pire encore : cette plateforme ! Oui, elle sait : elle est en sécurité, ici. Et encore, cette sécurité est des plus relative. Mais au moins, elle n’est pas toute seule, car seule, elle ne pourrait pas s’en sortir. Où irait-elle, où se cacherait-elle, comment ferait-elle pour subvenir à ses besoins ? Bien qu’elle soit sur Terre depuis plusieurs années déjà, elle ne connait pas véritablement celle-ci, que ce soit ses divers dangers, ou ses hypothétiques merveilles. Alors pour espérer survivre, elle se retrouvait ici, au sein de cette tribu. Des Grounders. Ce peuple paraissant plus doux que celui des froides contrées d’Azgeda, mais Oona est loin d’être entièrement à l’aise. Pourrait-elle seulement l’être de nouveau, de toute façon ? Les Natifs l’ont tous, à de très rares exceptions prêt !, utilisés comme un vulgaire objet, trahis, bafoués, maltraités…. Ces individus ne sont que trop méprisables, cruels, manipulateurs et sans-cœur, à part de rares – bien trop rares ! – exceptions ! Autant de raisons qui font que la musicienne (enfin, « ancienne » car elle n’a plus son instrument !) n’est pas des plus à l’aise, à Floukru. Elle ne s’est guère mélangée aux autres, pour l’instant, à moins de n’y avoir été obligée, et même durant les repas, elle reste à distance prudente. Il n’y a bien qu’avec les enfants qu’elle parvienne à se détendre, en partie du moins, car elle sait qu’ici, les enfants peuvent se monter redoutables, très jeunes. Ce sont les seuls qui puissent l’approcher sans qu’elle ne paraisse entièrement tendue.

L’ancienne esclave observe l’horizon. Ou plus particulièrement, le soleil, qui commence à se coucher, donnant l’impression de vouloir prendre un bain. Juste au-dessus de l’astre solaire, un petit groupe d’oiseaux évoluent. Ce sont eux, qu’elle est venue voir. Ils sont là, tous les soirs, à la même heure. Et tous les soirs, leur chant la ravi. Ca n’a rien de nasillard, ni d’agressif, c’est mélodieux, ça sonne délicieusement à ses oreilles aimant autant la musique. Ca lui donne l’impression, bien faux, de faire de nouveau parti de ce monde. Avant, c’était en faisant de la musique, qu’elle parvenait à se sentir en prise avec l’univers, là, depuis qu’elle n’est plus à Nia, depuis qu’elle n’a plus son violon, elle se sent bien trop à l’écart, sur une Terre qui n’est pas la sienne. Elle ne sait pas où est sa place. En a-t-elle jamais eu une, en aura-t-elle jamais une ? La brune pousse un soupir douloureux, et terriblement fatigué. Elle a beau être à l’abri, son sommeil n’est pas devenu plus doux pour autant, ni plus reposant. Bien au contraire. Ses cauchemars, sur ce qu’a pu être sa vie, auprès de Nia, ne cessent de la hante. Sans un mot, et comme pour chasser ses pensées bien sombres, la jeune femme se met à danser. Indifférente au sol qui peut s’avérer glissant par endroit, indifférente aux regards que les quelques personnes présentes à ses côtés peuvent lui. Elle veut juste danser, car c’est bien là tout ce qu’il lui reste, qui la rapproche un minimum de sa passion d’antan. Sauf qu’aujourd’hui, la musique, ça n’est plus elle, qui la produit, mais les oiseaux. Sauf qu’aujourd’hui, sa danse est encore plus mélancolique qu’à son accoutumé, et plus lourde du poids du monde qui parait peser sur ses épaules. Les yeux clos, ayant conscience d’un infime espace « vide » autour d’elle, elle évolue avec grâce. N’ayant juste pas prévu qu’il n’y avait pas que le Peuple de Floukru de présent, aujourd’hui. Car eux ont pris l’habitude de la voir danser comme ça, à cette heure, même s’ils trouvent cela étranges. Quelqu’un pénètre donc, sans le savoir, dans le petit espace qu’elle s’était mis de côté. Et c’est en dansant, les yeux toujours fermés, qu’Oona fini par bousculer Roan. Se figeant, après avoir manqué de chuter, la jeune femme ouvre vivement les yeux. « Je suis désolée ! », ne tarde-t-elle pas à lancer, de la voix apeurée de ceux qui sont malheureusement habitué à être roué de coups, dès qu’ils ont fait quelque chose ayant pu déplaire à leur entourage. « Roan ? », s’étonne-t-elle, en reconnaissant enfin le prince déchu, celui-là même qu’il l’a amené ici, des semaines plus tôt. Peut-être aurait-elle dû savoir qu’il était revenu, mais elle ne se mêlait que peu aux autres Natifs, alors elle n’a pas eu l’information. « Ca fait longtemps que vous être ici ? », l’interroge-t-elle, maladroitement, avec sa maîtrise des plus incertaine de la langue natale de celui qui lui fait face. Elle ne sait pas quoi dire d’autre. Elle aimerait être de nouveau seule, mais elle ne peut fuir celui qui lui a permit de trouver un havre de paix, n’est-ce pas ?

(c) DΛNDELION
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[18/06/2482] La plus haute forme de courage, c'est le désespoir surmonté.

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