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Des personnages de la S5 sont jouables (Merci de ne pas prendre un perso de la série non répertorié dans les PV [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. 179893249 )
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Pour les nouveaux personnages :20Tcs bonus seront offerts à la validation pour ceux venant des groupes : Delinquents, Arkers et Moskiums ! Essayez de les privilégier [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. 3207243747

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[17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn.

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Costia
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[17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. Vide
MessageSujet: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. EmptyMar 19 Mar - 0:24

Fourchette chrono :
 

La narration particulière :
 

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I'm all out of faith, I'm torn. Torn. - Sara/Costia
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"Nothing's fine, I'm torn. I'm all out of faith. This is how I feel, I'm cold and I am shamed, lying naked on the floor. Illusion never changed into something real. You're a little late, I'm already torn. I don't care, I have no luck. I don't miss it all that much. There's just so many things that I can't touch, I'm torn. I'm already torn. Torn. Torn." Torn (Natalie Imbruglia )

« Ca ne va pas, ça, tu es devenu trop malpoli depuis tes vacances ! ». Mains sur les hanches, visage fermé, je sermonne la seule source de compagnie que j’ai, entre ces funestes murs. Je ne saurais dire ce qu’est cette bestiole. Ca ressemble à un cafard, mais il n’a pas la même tête que ceux que j’ai pu voir, à l’extérieur. Enfin, je crois. Aie-je seulement réellement été à la surface, un jour ? Parfois – très souvent ! – j’en doute ! Triste de voir à quel le cerveau humain peut vrillé, au point même de modifier la perception que son propriétaire – jusqu’alors sain – peut avoir de la réalité. L’ancienne Conteuse s’est liée d’amitié avec un cafard, qui n’a pour seule différence avec ceux qu’elle a pu croiser sur Terre, juste le fait d’être un peu plus petit. Ils sont exactement comme avant la Guerre Nucléaire, et ce simple changement de « taille » est suffisant pour faire douter le cerveau – déjà bien fragilisé – de Costia, de ce qu’elle peut voir. Je n’ai pas donné de nom à mon compagnon. J’aurai pu. Mais ça ne sert à rien. Un nom emprisonne les êtres, leurs âmes. Un nom devient rapidement porteur d’espoir, de souvenirs, de souffrance, de choses qu’on fini bientôt par vouloir oublier. J’ai fait ce choix, car moi-même, j’aurai aimé ne pas avoir de nom. Ainsi, désormais, il ne serait pas synonyme de souffrances, d’espoirs brisés, de rêves qui jamais ne se réaliseront, de souvenirs se teintant de douleur au fil des semaines, de regrets ou de non-dits. Mon nom sera à jamais une source de désespoir, pour ma famille, pour celle que j’aimais plus que ma vie, pour mes proches amis… Je ne sais que trop bien ce que cela peut engendrer, comme sentiment, et je n’ai pas envie de pleurer un jour, ce petit compagnon insectoïde, comme je peux pleurer mes proches qui doivent me croire morte. Je suis coutumière de la désagréable sensation d’empêcher une partie des autres à aller de l’avant, retenus partiellement par des souvenirs de jours plus heureux. Je n’ai que trop conscience du fait que mon âme restera à jamais à errer sous Terre, n’ayant pas pu être honoré correctement, quand mon heure viendra. Et les douloureux regrets de mes proches contribueront à me faire rester ici. Je ne veux pas retenir prisonnière l’âme de mon compagnon d’infortune, pas même s’il s’agit d’un cafard. Avec le temps, sa santé mentale se dégradant, la Conteuse est venue à se persuader que si son entourage avait fini par renoncer à elle, par ne plus jamais laisser leurs pensées se perdre de son côté, elle serait déjà morte. Libérée. Qu’elle n’était donc retenue à son enveloppe corporelle, que parce que les siens l’y faisaient rester, à cause de son nom, qu’ils continuaient à regretter. Costia ne pense donc plus jamais à elle-même en tant que Costia, mais plutôt en tant que morte-vivante, si on résume les choses très grossièrement et sans rentrer dans les détails de son cerveau malade.

« D’ailleurs, tu ne m’as même pas prévenu que tu partais : c’est pas très sympa, ça, mon petit bonhomme ! » Quand son esprit se délite trop, on se raccroche à la moindre chose. Et là, en l’occurrence, une des choses choisie par la Trishana – encore que la notion de choix soit discutable dans le cas présent ! – c’est ce cafard. Insecte que Costia n’a pas vu pendant quelques jours – du moins, le croit-elle, sachant douloureusement à quel point son cerveau n’est plus aussi fiable qu’il le fut, si tant est qu’il ait été fiable un jour ! « En plus, tu as été vadrouiller n’importe où sans te laver ! », pestais-je, fronçant le nez, dégoûtée, sous l’odeur assez peu ragoûtante qui me provient, loin de me douter que c’est une senteur venant des environs, pas de mon camarade, mais… douce folie… C’est quand même suffisant pour me donner l’impression d’un haut-le-cœur, qui me force à me réfugier vers le semblant d’espace toilette que l’on a mis à ma disposition, et à vomir dans le lavabo, n’ayant rien de mieux sous la main pour me soulager… Encore étonnée de voir que l’eau parvient ici avec autant de facilité, j’ouvre le robinet, pour faire tout disparaître, et me passer un peu d’eau fraîche sur le visage. « Ah parce qu’en plus, tu as appris à ouvrir la porte ? », demandé-je, éberluée, en entendant la porte de ma chambrée s’ouvrir. Persuadée que mon ami est en passe de me fuir, pour ne pas tomber malade, lui aussi. Mon estomac est des plus fragile, ces derniers jours, je ne sais guère pourquoi. Tout comme je ne sais pas pourquoi ni comment un cafard se trouverait en mesure d’ouvrir une porte. Mais le monde peut s’avérer surprenant : jamais je n’aurai imaginé que les Maunons utilisaient mon peuple tel du bétail, ni même que je finirais ma vie, entre leurs murs… Sauf que bien entendu, il ne s’agit pas de l’insecte, mais d’une intervention humaine. Sara, bibliothécaire, récemment membre de la Ligue, a tenue sa promesse. Elle est revenue, à quelques reprises, rendre visite à Costia, dès que cela lui était possible sans être trop dangereux pour elle. Et ça, Costia le sait. Notez-le. Même si elle risque de ne pas s’en souvenir. Gardez en mémoire que le temps tend à devenir une notion bien relative pour la brune, que tout se mêle dans son esprit, que ses souvenirs s’emmêlent en un ramassis indéchiffrable et parasités par une imagination qui survient, protectrice comme destructrice… « Petit oiseau ? » Tel est le surnom qu’utilise Costia, pour désigner la rouquine, et ce, depuis l’issue de leur 1ère rencontre. La Grounder évite d’utiliser les prénoms de quiconque, désormais, ne voulant plus jamais contribuer à rendre quelqu’un captif de sa mémoire. Douce illusion. Triste certitude qui fait qu’elle s’efforce toujours de penser autrement, à ses proches regrettés, que par leur prénom. « Tu ne devrais plus venir me voir, c’est trop risqué ! », dis-je, d’un ton moralisateur. La jeune femme a toute sa vie devant elle, après tout, pourquoi la mettre en péril de la sorte ? Grimaçant en sentant comme un coup dans mon ventre, je me dirige vers mon lit, non sans mal. Je suis tellement fatiguée. Très certainement le manque de soleil, ça ! « J’ai mal au ventre ! » La brune pose doucement une main sur son ventre, des plus arrondi. Le ventre d’une femme déjà enceinte de deux mois. Femme qui, malheureusement, a beau savoir qu’elle est enceinte, parait faire un genre de déni de grossesse. Son ventre est pourtant aussi rond qu’il devrait l’être en une telle situation, mais son esprit semble parfois oublier cette grossesse, alors que d’autres fois, Costia en a bel et bien conscience. Joli travail, les Montagnards, vous avez détraqué la Conteuse ! « Il bouge ! Tu veux le sentir ? » Vous voyez ? Elle paraissait étonnée d’avoir des nausées et que ça « bouge » dans son ventre, et là, elle sait très bien qu’un être grandit en son sein, même si elle n’a jamais demandé à ce qu’il arrive ici. Contrairement à ce qui devrait se faire, à un moment pareil, nul sourire ne fleuri sur mon visage. Je sens l’enfant se mouvoir en moi, mais je n’arrive pas à m’attacher à lui. Je le refuse. Je n’ai pas voulu de lui. Et je ne sais que trop bien qu’on me l’arrachera dès la naissance. Sans doute est-ce mieux pour lui, de toute façon… Et puis, j’ai déjà un enfant. Enfin, si la bibliothécaire ne l’a pas écrasée. Oui, bon, on a peut-être tenté d’atténuer un peu la gravité de l’état mental de Costia…


 
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Dernière édition par Costia le Lun 10 Juin - 18:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. EmptyJeu 11 Avr - 14:54


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Un samedi matin, habituellement c’était office obligatoire. Habituellement. En ce samedi matin la ligue Ogma avait décidé de voir ces personnes venues de l’espace pour leur montrer la vérité. Et Sara ? Et bien Sara allais tenir sa promesse et retourner voir Costia. Cette femme qui avait vécu sur Terre et qui aujourd’hui était dans le bunker et qui était enceinte. Normalement être enceinte est censé être un événement joyeux, mais là pour Costia ça ne l’était pas… Elle avait été inséminé de force dans ce bunker, et la rousse à sa rencontre n’a pu s’empêcher et lui promettre de revenir la voir. C’est une femme elle aussi, elle aussi n’aurait pas aimer un tel traitement, et pour le moment Sara ne pouvait guère faire grand-chose pour l’aider, mais elle essayait, avec l’aide de la ligue, et aujourd’hui elle allait la voir pour lui dire quelque chose d’important. Une annonce importante qui, elle l’espérait, allait lui apporter de l’espoir d’être sauver…

Lexa était là. Sara avait su que Lexa était quelqu’un d’important pour Costia et elle a enquêter pour savoir s’il y avait réellement une certaine Lexa arrivée ici. Car elle avait entendu ce prénom lors du repas, sans tilter de suite, et c’est lors de ses autres rencontre avec Costia qu’elle a compris qui était cette femme, femme qui était peut-être ici mais au début elle n’en était pas sur… Et c’est quelqu’un de la ligue Ogma qui lui a confirmer cette idée. Alors aujourd’hui elle s’était porté malade pour échapper à l’office obligatoire. Tout le monde quasiment allait être à l’office en cette matinée, alors il fallait qu’elle en profite pour aller voir la conteuse, le chemin allait être plus libre. Au début de la matinée elle avait montrer des signes de maladie, aider de certains de la ligue, dont un qui travaillait à l’infirmerie. Elle y était restée se faisant ausculter par ce collègue qui devait rester travailler, une aubaine pour elle surtout que la ligue s’agrandissait de jour en jour... Et quand la voie fut libre elle était partie voir la native, elle n’en aurait pas pour longtemps à lui parler. Il l’avait accompagner en disant qu’il devait approfondir un peu ses analyses, et il attendait devant la porte de l’oiseau en cage tandis que Sara ouvrait la porte.

Elle entrait doucement pour ne pas lui faire peur, refermant la porte derrière elle. Petit oiseau… Oui c’était bien elle, assez ironique ce surnom quand Sara avait l’impression d’avoir face à elle un oiseau en cage. Mais la rousse se laisse appeler ainsi, elle sentait bien que la brune perdait un peu la tête à rester enfermer ainsi elle qui avait connu la vie dehors, et qui plus est à être enceinte de force. Tout le monde deviendrait fou. « Oui c’est risqué mais j’avais quelque chose à te dire. » Commençait-elle s’approchant doucement tandis qu’elle l’apercevait grimacer et aller à son lit. « J’imagine bien que tu as mal au ventre... » Disait-elle en s’asseyant au bord du lit, près de cette femme enceinte qui avait un ventre bien rond… « Hm… Je veux bien. » Répondit-elle suite à la demande de Costia. Elle posait délicatement sa main sur le ventre de la conteuse, sentant l’enfant bouger ce qui lui faisait une drôle de sensation. La vie, qu’importe si c’était une insémination forcé elle trouvait le fait que d’avoir la vie en son ventre était une chose belle, mais elle ne souriait pas pour autant. Elle sentait que la native n’était pas heureuse, ce qui était plutôt normal vu son vécu, et elle ne se voyait pas sourire à ce malheur… Mais aussi ça lui faisait repenser à Penelope qui avait été une de ces personnes à pratiquer l’insémination forcée sur de pauvres femmes tel que Costia. Et ça lui rappelait qu’elle avait failli avoir un enfant de cette manière-là, par le biais d’une femme forcée à être une mère porteuse. Et aussi elle se rappelait donc qu’une fois que Costia allait accoucher elle allait perdre son enfant qui irait dans une famille du bunker. Est-ce que la brune voulait de cet enfant ? Sara n’en savait rien, mais enlever un enfant à sa mère était un acte horrible et Sara espérait au fond que Costia finirait par vouloir de cet enfant pour le protéger et s’enfuir avec… S’enfuir, un doux mot qui ne signifie plus rien pour Costia, mais la bibliothécaire gardait en elle cet espoir de réussir à faire sortir Costia de cet endroit. Elle voulait l’aider, ça n’allait pas racheter les actes horrible de son peuple, mais Sara aurait au moins l’impression de ne pas appartenir à ces personnes mal attentionné, elle n’était pas comme ça, c’était un amour, une femme qui voulait toujours protéger les autres quitte à mettre sa vie en péril. Et elle souhaite aider cette native qu’elle ne connaît pas forcément, tout comme elle souhaite aider les autres natifs et les gens venus de l’espace car elle veut faire le bien autour d’elle, rendre une part d’humanité dans ce monde.

Elle enlevait sa main du ventre de la native, se reprenant doucement alors qu’elle s’était un instant perdue dans ses pensées en se rappelant la soirée avec son ex-femme qui lui parle d’avoir un enfant. Et elle regarde la native. « Ce doit être étrange comme sensation… » Disait-elle d’une petite voix, elle ne savait pas vraiment quoi dire, que dire face à une femme qui n’est même pas heureuse de sentir son enfant bouger ? Il n’y a pas grand-chose à dire. « Tu sais quand tu dois accoucher ? » Demandait-elle sans vraiment savoir si Costia gardait la notion du temps, mais la rouquine voulait essayer de la raccrocher au monde réel dans un sens, c’est aussi pour ça qu’elle tentait d’aller la voir, pour la raccrocher au monde réel mais le côté doux de ce monde, pas le côté médecine inhumaine. Et aussi elle voulait essayer de savoir quand elle allait accouché pour ainsi s’occuper au plus vite d’un plan pour la faire sortir d’ici, si cela est possible. Elle ne savait même pas ce qui allait lui être réservé comme sort une fois qu’elle aurait donné naissance, après tout est-ce que les gens du bunker aurait encore besoin d’elle ? Pleins de questions qui restaient encore sans réponse pour la bibliothécaire.


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MessageSujet: Re: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. EmptyLun 10 Juin - 21:55

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Dans une autre vie, Sara et Costia auraient sans doute pu finir par devenir amies. De multiples points communs existent entre les deux jeunes femmes. Elles auraient pu en prendre conscience, même dans cette existence-là, si la Conteuse n’avait pas perdue la raison. Les choses étant ce qu’elles sont, il est toutefois inutile de se perdre en vaines élucubrations. Dans la réalité qui est celle que nous connaissons, la brune observe, presque maternellement, la rousse, alors que la bibliothécaire est un peu plus âgée qu’elle ! Je l’aime bien, elle, enfin, je crois. Je ne lui fais pas réellement confiance pour autant : elle reste une ennemie, même si elle est souriante et aimable avec moi. Elle pourrait très bien chercher à gagner ma confiance pour endormir ma méfiance, et me trahir par derrière, au profit de son peuple. La parole des Maunons n’a aucune valeur : comment pourrait-elle en avoir, quand on voit ce qu’ils font subir aux miens ? Mon peuple n’est pas parfait, j’en ai conscience. Il me semble l’avoir su, à une époque, l’avoir appris même durant ma formation, et même durant mes divers voyages à travers Kongeda. Nous utilisons des esclaves, qui ne sont pas forcément traité le plus correctement au monde. Certains maîtres les traitent relativement bien, sans user de trop de violence pour s’en faire obéir ni leur imposer de rester. Tous ne sont pas traités comme de objets aidant à la reproduction d’une espèce que Raesia aurait dû faire disparaître. A préciser que pour la Trishana, il n’y a pas réellement de ressemblances entre les Montagnards et les Natifs. Du moins, elle a l’impression qu’il y a nettement plus d’être infâmes sous la montagne, qu’à la surface… A l’exception de ceux peuplant Azgeda. D’ailleurs, à la pensée de la Nation des Glaces, le visage de la jeune femme s’assombri et se teinte d’un mépris qu’elle ne peut camoufler. C’est sans doute la seule chose qui reste intacte dans l’esprit de Costia : sa profonde haine pour les Itharo. Il n’est pas improbable que ce mépris sans fond soit même la seule chose qui lui donne encore un peu de cohérence, tant elle refuse à se raccrocher trop intensément aux souvenirs heureux, de sa vie d’avant, de cette vie qui paraît bien trop onirique pour avoir été un jour la réalité. « Oui c’est risqué mais j’avais quelque chose à te dire. », m’explique-t-elle, ce qui attise ma curiosité, mais celle-ci se dissipe bien rapidement, mon ventre se faisant douloureux. Depuis quelque temps maintenant, je souffre de maux de ventre, de temps à autre, je ne sais pas pourquoi. A croire que je ne tolère pas le régime alimentaire auquel je suis soumise. Il faut dire que leurs plats ne valent pas les nôtres. Fut-un temps – me semble-t-il ! – j’ai tenté de faire une grève de la faim, ne voulant rester entre leurs griffes acérées. Je n’ai pas durée longtemps. J’ai été faible, l’appel de la survie a été plus fort. La réalité est différente : la Conteuse s’est ressaisie, au bout de plusieurs jours, non par faiblesse et peur de la mort, mais par soubresaut de fierté. Elle ne pouvait se résoudre à périr aussi misérablement, sans chercher à se battre encore plus. Les Dieux la maudiraient encore plus qu’elle ne le serait, de mourir sans qu’on lui rende les derniers hommages qu’elle devrait avoir, pour que son âme repose en paix. C’est en pensant à la honte qu’elle jetterait sur sa famille, qu’elle a daigné recommencer à manger. Les Dieux pourraient bien s’en prendre aux siens, pour sa lâcheté, après tout ! Je suis mieux nourrie, depuis quelques semaines. C’est toujours aussi dégoûtant, cela dit ! « Hm… Je veux bien. » accepte la Maunon, quand je lui propose de toucher mon ventre. C’est un geste que j’ai souvent vu, à la surface, dès qu’une femme était enceinte. C’est une proposition que je n’aurais jamais crûe faire, un jour. Et les rares fois où je m’imaginais le faire, ça me comblait de joie, de sentir la vie s’épanouir en moi. Oh, il me semble même que j’éprouvais un peu de jalousie à l’encontre de ces futures mères, de pouvoir vivre cette sublime expérience. Quelle bêtise !

« Ce doit être étrange comme sensation… », lance-t-elle finalement, brisant le long silence qui s’en était suivi. Ce silence n’a été long que dans l’esprit de Costia. On l’a déjà dit : son cerveau a dû mal à appréhender la réalité, et plus encore, le temps qui s’écoule. C’est ainsi que parfois, elle a l’impression d’être ici depuis toujours, que d’autres fois, c’est seulement depuis une poignée de semaines que sa liberté lui a été enlevée. Il est sans doute heureux qu’elle n’ait pas conscience que cela va bientôt faire un an, qu’elle se trouve entre ces maudits murs. Ou peut-être est-ce là son fardeau, d’osciller entre des instants où elle n’arrive même plus à se souvenir de sa vie sur Terre, et d’autres fois où elle a l’impression de se réveiller dans sa cellule pour la 1ère fois. J’hausse les épaules, à sa question, non pas par désintérêt, mais parce que je ne sais pas quoi dire. « Je ne sens pas grand-chose, tu sais ! », voici ce que je finis toutefois par admettre. Minime aperçu, ô combien éphémère, de la véritable Costia, de celle qui a conscience de ne plus ressentir grand-chose, et d’en être attristée. En sont la preuve les larmes qui coulent sur son visage. Ses hormones sont certes en cause, mais est surtout là, en présence de la Conteuse. Cela arrive rarement, et même l’âme brisée qu’elle est désormais, ne le sent pas. La poupée désarticulée qu’elle est à présent ne sent même pas ses larmes, c’est dire ! Toutefois, bien vite, la lueur qui avait brillé dans ses yeux, l’infime éclat de vie montrant la véritable Trishana, en tarde pas à disparaître, pour rendre le regard de la brune presque similaire à celui des zombies qui peuplaient les récits d’antan : morne et sans vie. « C’est un sournois que je n’ai pas invité ici, et qui sait être fort pénible ! », expliqué-je avec une pointe de dégoût dans la voix. Je ne veux pas m’attacher à cet être. Il est voué à devenir aussi cruel que le peuple qui va l’élever, il ne mérite pas mon amour ! Et c’est là où on voit à quel point Costia n’est plus elle-même. Jamais elle n’aurait tenu un tel discours, sinon ! Elle savait faire la distinction entre les gens, entre ceux dont l’âme était bien trop perverti pour mériter une rédemption, et ceux qui n’avaient rien fait. Voilà ce qu’Azgeda et le Mont Weather a fait d’elle. Autrefois, elle voyait des nuances dans le prisme des attitudes humaines. Désormais, son avis est plus tranché. « Tu sais quand tu dois accoucher ? » Poussant un soupir en m’asseyant sur mon lit, laissant mes jambes flotter non loin de la surface du sol, je hausse les épaules, avant de me gratter le crâne. « Dans un peu plus de 2 lunes, je crois… » Si je ne me trompe pas dans ce que les docteurs m’ont dit… Une main sur mon ventre, je fronce les sourcils. De nouveau, son regard se pose sur Sara. De nouveau, la réelle Costia se manifeste, hurlant presque derrière le regard humide qu’elle affiche. « Tu voudrais bien veiller dessus ? Qu’il ne devienne pas mauvais au point de finir par travailler ici ? » Voilà la réelle Costia. Celle qui a à cœur l’intérêt des autres, celle qui est persuadée qu’il peut y avoir du bon en chacun, si on lui donne un minimum d’amour et qu’on lui apprend où et quand montrer un visage plus sombre, si cela s’impose. Dans un élan soudain, ses mains attrapent même celles de la bibliothécaire, comme pour appuyer sa demande. Mais ça ne dure pas, à peine le temps d’un souffle, que voilà déjà l’ancienne Conteuse à retirer vite ses mains de là, surprise de sentir entre les siennes, celles de la rousse. Non seulement, je ne sais pas comment mes mains ont pu se retrouver avec les siennes entre elles, mais en plus, je sens des larmes sur mes joues. D’un geste énervé, je les essuie, pour finalement apercevoir, du coin de l’œil, mon ami le cafard, qui se glisse prestement dans un recoin sombre. « Viens donc dire bonjour à notre invité, au lieu de jouer les timides ! », le réprimandé-je, n’ayant nullement conscience que ma voix est passé de la supplication la plus sincère et la plus attristée, à un courroux bien agacé ! « Ca ne sera pas non plus aujourd’hui que je pourrais te présenter mon grand ami ! », déploré-je, à l’intention de ma visiteuse. J’ai bien dû lui parler de mon confident, après tout ? Je n’en sais rien, à dire vrai, mais ça me paraîtrait logique. Quoi que la logique n’est plus très logique, depuis des semaines et des mois !


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MessageSujet: Re: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. EmptyLun 1 Juil - 23:57


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Le risque, Sara en prenait pas mal ces derniers temps… Depuis qu’elle connaissait la vérité sur le bunker elle ne pouvait s’empêcher de fouiner, de prendre le risque d’être sévèrement puni en allant voir la brune qui était enfermée, enceinte de force et devenant folle.

Sara aimait aider, quitte à mettre sa vie en péril. C’était une femme qui avait le cœur sur la main, Costia avait beau être une inconnue Sara l’aidait. Elle voyait en elle une femme détruite, chose qu’elle aurait été à sa place, elle ne voyait pas la native sauvage qui l’aurait tuer d’un coup tout bonnement car elle ne l’a pas fait. Alors la rousse a décidé de l’aider, de venir la voir de temps en temps cherchant sans relâche un moyen de la libérer de cet enfer. Malheureusement c’était compliqué… Surtout pour une femme enceinte.  Et aujourd’hui, Sara avait une bonne nouvelle, enfin bonne tout était relatif, mais cela apporterait peut-être un peu de joie à la brune… Du moins la montagnarde l’espérait.

Elle était donc venu, s’asseyant pour parler à Costia qui sombrait de plus en plus dans la folie. Sara la comprenait, même si ce n’était pas pour les mêmes raisons elle avait failli sombrer dans la dépression voire la folie, elle s’en sortait grâce à ses proches, mais si ses proches n’avaient pas été là…

La rousse avait posé sa main sur le ventre de la brune, un ventre gonflé qui contenait la vie… Une vie qui allait être volé. Volé à une mère qui souhaitait en devenir une autrement, dans un autre contexte qu’être forcé comme elle l’a été. Cet oiseau en cage perdait ses ailes, était blessé, et même sa seule source possible d’espoir n’en était pas une puisqu’elle allait lui être volé. L’espoir restait au fond de la boîte de Pandore pour Costia… Sara était triste de l’entendre dire qu’elle ne sentait pas grand-chose, elle ne profite même pas de sa grossesse car ce n’était pas voulu. Sara voyait les larmes coulé, mais elle n’avait pas de mouchoirs à lui tendre. Elle ne savait pas réellement quoi faire, elle ne voulait surtout pas brusquer la Conteuse, elle était entre dépression, folie, hormones, Sara restait prudente et laissait Costia guider. Du dégoût… C’était tout ce qu’elle ressentait, un sentiment que Sara ne comprenait que trop bien puisqu’elle ressentait la même chose. L’enfant en lui-même, donner vie, elle trouvait ça beau… Mais la manière dont ça a été fait et dont le déroulement des choses suite à l’accouchement risque de se passer la dégoûte. Mais elle trouvait ça triste de ne ressentir que ce dégoût, de ne voir que le mal. Malheureusement elle se sentait impuissante pour cela.

Elle voulait seulement aider Costia dans l’accouchement, l’aider après, qu’elle soit libre elle, et son enfant. Peut-être ne voudra-t-elle pas de cet enfant, mais qu’il aille autre part quand même. Mais il fallait que Sara sache quand elle accouche, chose qu’elle demanda. Dans un peu plus de deux lunes… C’était marrant, elle n’était pas habituée à ce genre de réponses. Elle essayerait de se tenir au courant, pour pouvoir l’aider ce jour-là. Et elle eut un léger sourire en l’entendant demander à ce qu’elle veille sur l’enfant. « S’il faut je veillerais dessus, bien sur. Je vais t’aider, et je l’aiderai aussi. », disait-elle en serrant légèrement les mains de Costia dans les siennes, un geste rapide mais qui était important pour la rousse. Elle sentait que derrière la folie, la personne qu’elle était, était encore présente. Elle l’observait ensuite essuyer ses larmes, et fut surprise de l’entendre parler à… un insecte ? « Tu sais, ce n’est pas la peine… Je le rencontrerai un jour ou l’autre. », qu’elle disait à la brune, elle ne voulait pas vraiment rencontrer d’insecte, non, juste faire comprendre qu’on pouvait passer à autre chose. « J’ai quelque chose à te dire, et comme je n’ai pas forcément beaucoup de temps il faut que tu m’écoutes... », continuait-elle en essayant de capter son regard, sans la toucher. Comme dis précédemment, elle ne voulait pas la brusquer. Sa voix restait douce, se voulait rassurante, calme et posée mais avec un ton un peu plus grave qu’habituellement pour essayer de capter un peu plus l’attention de Costia. « C’est à propos de Lexa. », finissait-elle, jaugeant la réaction de la brune avant de continuer.


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MessageSujet: Re: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. EmptyLun 9 Sep - 13:58

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La raison de Costia est telle la flamme d’une bougie, que sa bien-aimée affectionne tant : elle chancèle, au moins coup de vent. Ce vent qui, dans le cas de l’ancienne Conteuse, n’est nul autre qu’un moyen qu’a trouvé son esprit, afin de tenter de protéger la brune, de l’ampleur de son atroce situation… Elle n’entend donc déjà qu’à moitié la promesse qu’elle a réussi à arracher à la bibliothécaire, son : « S’il faut je veillerais dessus, bien sur. Je vais t’aider, et je l’aiderai aussi. » C’est donc un bien léger signe de tête positif, qu’elle lui renvoie, reconnaissante de l’acceptation de la rousse, de veiller sur l’enfant à qui elle donnera la vie. Quant aux paroles de la Montagnarde d’aider la jeune femme de la Terre, c’est indéniable que la Trishana l’a encore moins intégrée consciemment. Pour elle, il n’y a nul espoir. Cela peut paraître tristement pessimiste, mais elle a tenté de garder l’espoir, avant que ses bourreaux n’œuvrent – avec succès – à la traumatiser encore plus ! Cet espoir est cependant devenu une réelle torture, avec les jours qui se succédaient, pour avoir un goût d’Enfer, quand on lui a appris sa grossesse. Et quand l’espoir devient une torture mentale, mieux vaut s’en délester, bien que dans le cas de Costia, cela aurait été sans doute préférable qu’elle baisse les bras bien avant : sa raison en serait possiblement ressortie moins amochée que ça n’est le cas présentement ! Afin de ne pas m’attarder sur l’étrangeté qui m’a fait attraper les mains de ma visiteuse, je lui parle de mon fidèle compagnon, qui a décidé d’aller se cacher au lieu de faire montre de politesse et de venir saluer la jeune femme. C’est dommage, je suis certaine qu’ils s’entendraient bien, tous les deux ! « Tu sais, ce n’est pas la peine… Je le rencontrerai un jour ou l’autre..» J’espère pour elle, elle ne sait pas ce qu’elle manque, de ne pas connaître mon grand ami à la race non-identifiée ! C’est qu’il sait être de bonne compagnie, vous pouvez me croire : sans lui, je serai folle ! « J’ai quelque chose à te dire, et comme je n’ai pas forcément beaucoup de temps il faut que tu m’écoutes... » Le petit oiseau a un ton bien sérieux, qui attire mon attention, suffisamment, du moins, pour que je détourne le regard de l’emplacement qu’occupait précédemment mon étrange compagnon, pour m’intéresser à la rouquine. Malheureusement, l’attention de Costia est accordée à la bibliothécaire de manière toute relative. La brune n’est plus réellement en mesure de s’intéresser réellement à quoi que ce soit, à présent, et ne fait plus de réel effort en ce sens. Il faut reconnaître que quand elle se focalise réellement sur quelque chose, elle tend forcément à se souvenir de ce qui la tourmente tant, que ce soit la torture endurée par Nia, sa captivité qui l’éloigne de ceux qu’elle aime, comme sa grossesse forcée. Ce qui est le genre de pensées pour le moins atroces à subir, pour la Native… C’est donc aussi bien un réflexe visant à préserver sa santé mentale (autant que faire se peut du moins !) qu’une conséquence de la folie qui l’habite désormais. « C’est à propos de Lexa. » Mon cœur rate un battement. Ou peut-être deux, voire trois ! Ce prénom ravive de vieux souvenirs en moi. Tellement lointains qu’ils ont un goût d’irréel. Pas assez lointains pour qu’ils ne me donnent pas le sentiment de jeter du sel sur des plaies que j’ai tâché de panser de mon mieux… C’est en ayant l’impression de manquer d’air, que je réalise que j’ai inconsciemment retenu ma respiration. « Qu’est-ce que… Lexa ? » Elle n’est pas en mesure de formuler une question plus claire que celle-là.  Paradoxalement, jamais Sara ne l’a vu autant « présente ». Il a fallu d’un seul mot, d’un seul prénom, pour ramener la Conteuse à elle, au moins l’espace de quelques minutes. Tant et si bien qu’elle en a même les larmes aux yeux, sous l’appréhension de ce que sa jeune visiteuse pourra bien lui révéler concernant la femme qu’elle aime encore tant. De mon mieux, je tente de me préserver de tout soupçon d’espoir trop destructeur, comme de tout doutes, qui pourraient être tout autant ravageurs… Sauf que c’est bien plus facile à faire, en théorie, qu’en réalité… Et ce sang-froid que Costia aimerait tant posséder encore, lui fait défaut : la voilà à se lever, aussi rapidement que lui permet sa grossesse, afin de faire face à Sara. « Dis-moi tout. Je t’en prie ! », la supplié-je, en attrapant ses mains, des trémolos dans la voix. Costia ferait presque peur, avec ses yeux exorbités, les quelques larmes qui perlent dans ses yeux, sa tenue qui ne ressemble en rien (passant par une coiffure qui aurait de quoi la faire passer pour une folle !), le ton qu’elle emploie… C’est ça, aussi, de « réveiller » la véritable Costia….


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MessageSujet: Re: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. EmptyDim 27 Oct - 18:08


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Send your dreams, where nobody hides, give your tears to tide. There's no end, there is no goodbye. Disappear with the night.

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Innocence enfantine, innocence de jeune adolescente, amour d’adolescente qui se transforme en amour aveugle. Sara était longtemps resté innocente. Derrière les rayons de la bibliothèque, derrière ses lunettes qui l’aidait à dévorer avidement ses livres elle ne s’était jamais vraiment posé de questions. Petite vie parfaite, la parfaite montagnarde, la seule ombre au tableau était qu’elle avait osé aimé une femme. Sous cette vie de famille parfaite il y avait une ombre au tableau, une « tâche » selon Mnémée, sa mère. Puis elle avait découvert la vie maritale, cette vie qu’elle avait apprécié aveuglément, aimant sa femme aveuglément tandis que cette personne ne faisait que se servir d’elle. Utilisant sa beauté, ses rares moment d’affection pour garder Sara dans ses filets, elle l’avait attirée et avait su voler son coeur comme une terrible sorcière.

Cette innocence et cette naïveté, la rousse n’en voulait plus. Elle voulait se battre, aider notamment cette femme qui donnerait la vie à un petit être que Sara souhaite aussi aider, mais qui en contre-partie avait perdue sa vie. La rousse ne connaissait pas la vie de Costia, mais elle savait une chose, elle était amoureuse de Lexa. Et quand bien même la sorcière dont elle est divorcée l’a faite souffrir, elle pouvait aisément comprendre ce qu’était l’amour. Sara rêvait de vivre un amour passionnel comme elle le lisait dans les livres de Jane Austen, ironique pour une femme qui s’appelle Austen, n’est-ce pas ? Elle avait toujours lu, encore et encore, des livres parlant d’amour, parlant d’un autre temps, d’un temps où on pouvait vivre dehors. Elle avait rêvée, rêvée de trouver son Mr Darcy, au féminin comme au masculin, car Sara quand elle était amoureuse, elle tombait amoureuse d’un esprit, pas seulement d’un corps. En Penelope elle avait ressenti cet esprit, cette intelligence qui lui plaisait, en plus de son physique. Son esprit brillant l’avait accaparé, elle voulait en apprendre plus sur cette mystérieuse femme. Et elle en avait su plus, se mariant avec, vivant une histoire d’amour et vivant dans un rêve. Car même si elle avait peu d’affection, Sara se suffisait à cela, elle était la bonne poire qui pensait qu’on l’aimait mais que Penelope était juste comme ça, à être peu affectueuse. Si elle avait su… Puis ce rêve avait tourné au cauchemar, mais Sara rêvait toujours d’amour. Elle avait parfois envie d’avoir une personne qui lui permettrait d’oublier les yeux noisettes et la bouche rouge de cette femme froide qui était sienne. Alors elle comprenait très bien ce qu’était l’amour bien que son amour ne fut pas partagé et l’avait détruite pendant un temps. Et elle comprenait que c’était ce qui animait la brune lorsqu’on lui parlait de la commandante. Elle l’avait d’ailleurs ressenti.

En prononçant ce nom, Lexa, Costia semblait pour ainsi dire, un peu plus vivante. L’espace de quelques temps. Ne formulant pas de question claire, mais la rousse ayant compris qu’elle demandait confirmation, celle-ci hocha la tête pour signifier que oui, elle avait bien entendu. C’est alors qu’elle se mis à se lever, faisant face à la montagnarde qui l’observait sentant les mains de la brune attraper les siennes et l’entendant supplier de lui dire ce qu’elle savait. « Lexa est présente dans le bunker. Elle est là Costia. », disait-elle, un peu hésitante. Hésitante car elle se demandait un instant si c’était une réelle bonne nouvelle pour la grounder. C’est pourquoi elle rajouta : « Mais ne t’en fais pas, c’est un plus pour nous, pour pouvoir t’aider à sortir de là. On essaye d’aider certains à fuir d’ici, elle finira par t’aider, j’en suis persuadée. ». Comment ? Sara n’en savait rien, mais elle se disait qu’après tout si Lexa était ici peut-être était-ce pour aider sa bien-aimée ? Si ce n’était pas le cas alors peut-être allait-elle l’aider par la suite ? Elle ne savait pas comment ça se passait à l’extérieur, si les autres étaient au courant de pourquoi certains des leurs disparaissaient, mais la montagnarde gardait cette douce innocence qui la caractérisait, elle gardait ses esprit parfois bercé d’illusions en imaginant un monde meilleur pour Costia.


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MessageSujet: Re: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. EmptyLun 18 Nov - 14:05

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Ca ne peut être vrai, j’ai forcément mal entendu : Lexa ne peut être dans ce bunker ! Et pourtant, ça doit être le cas, comme l’atteste le hochement positif de la tête de la jeune rousse. « Lexa est présente dans le bunker. Elle est là Costia. » renchérit Sara, alors que je ne savais pas ce que je devais en penser. Sans même en avoir conscience, Costia se met à en avoir la chair de poule, tellement cette nouvelle l’effraie. L’impact que cette captivité peut avoir sur leur peuple, la Conteuse en a bien conscience, même si, de manière plus sournoise et mesquine, elle s’en fout. Ils l’ont abandonné, à la surface. Certes, ils ignoraient qu’elle était encore en vie, et même s’ils l’avaient su, elle n’est pas sans ignorer qu’on est déclarés « perdus », quand on tombe entre les griffes du Mont Weather. Toutefois, sa rationalité n’a plus grand-chose à faire dans cette histoire, vous l’avez remarqué à présent ! Elle leur en veut, à tous, Lexa inclus. Et c’est bien pour cela qu’elle ne sait ce qu’elle ressent, en cet instant précis, ça ne s’explique pas uniquement par la folie qui coule de plus en plus dans les veines de la Trishana. Ses mots résonnent dans ma tête avec un bruit assourdissant, étouffant presque mes petites voix intérieures, qu’elle soit celle de la raison, comme celle de la folie. Oui, pour qui me prenez-vous ? Pour quelqu’un qui ignore que sa raison se fait la belle ? Je vous en prie, c’est insulter mon intelligence, de croire qu’une telle chose est possible !

« Mais ne t’en fais pas, c’est un plus pour nous, pour pouvoir t’aider à sortir de là. On essaye d’aider certains à fuir d’ici, elle finira par t’aider, j’en suis persuadée. », m’explique-t-elle, me faisant face depuis je ne sais pas trop quand : mon cerveau ne se concentre pas sur ces informations superficielles. Pauvre enfant : elle croit réellement me rassurer en balançant de telles choses ? Je ne peux lui en vouloir : elle ignore tout de la surface, des lois qui y règnent. Si Lexa est ici, on l’a déclarée morte à l’extérieur. Cela a très certainement abimé la foi en la Flamme, et notre peuple va devoir trouver un moyen d’avancer – uni – sans ce guide qui a pris tant d’importance au fil des siècles. De toutes ses forces, Costia aimerait se sentir désolée du désordre que sa raison lui annonce arriver au sein de Kongeda, mais la vérité est qu’elle se sent bien loin de cela, et pas uniquement parce que physiquement, c’est le cas. Et pourtant, elle n’en est pas entièrement détachée, mais ne saurait expliquer ce qu’elle éprouve. Elle se sent plutôt comme dédoublée : une partie d’elle est littéralement amorphe, alors qu’une autre se désole de cet avenir obscur qui menace les siens. L’ancienne Conteuse se mordille les lèvres, tâchant de stabiliser ses pensées, de se raccrocher au phare que représente encore Lexa dans son obscurité qui gagne de plus en plus de territoire dans son désarroi. Non sans sécheresse, la brune libère les mains de la rouquine, qu’elle conservait encore entre les siennes. « Tu ne comprends rien ! » s’indigne-t-elle avec colère. « Si elle est ici, c’est que la Flamme l’a abandonnée, et a abandonnée mon peuple. Nul ne pourra me sauver, ni sauver les miens. » Même avec toute la rationalité dans laquelle j’ai tenté de m’élever, au fil des années passées sur les routes à entendre et apprendre tout un tas de choses, je crois en la Flamme et en l’esprit des Heda. Si la Flamme a guidée Lexa jusqu’à dans ce bunker macabre, alors qu’il n’y a aucun moyen d’en réchapper, cela ne peut être un bon présage. Je ne suis pas Ntha, mais je ne suis pas idiote. Juste un peu folle. La lueur d’intelligence sensée qui brillait jusqu’alors dans l’azur des yeux de la Trishana a laissé place à une flamme un peu plus démente. Costia a fait son choix : elle pouvait s’accrocher à l’espoir qu’éveillait en elle la présence de Lexa dans le Mont Weather, comme oublier ce sentiment bien trop douloureux pour pencher du côté opposé. Le combat de l’espoir insensé face à la raison liée à l’expérience et à la connaissance. Aussi malheureux que cela soit à dire, Costia ne s’est pas vraiment trahie, dans ce choix. Elle s’est préservée. Elle a fait ce que la Conteuse aurait fait : utiliser son cerveau, plutôt que son cœur et ce que celui-ci pouvait bien lui souffler et désirer ardamment croire alors que tout indiquait l’effet inverse. On peut croire en quelque chose d’aussi fou que la Flamme, tout en sachant qu’il n’y a pas que cela pour expliquer le succès des Heda : ainsi a toujours été la façon de voir Costia… Elle sait que Lexa n’est qu’une femme, qui aura bien trop à faire, même si elle parvient à sortir d’ici, pour rallier les clans à sa cause (après que la Flamme l’ait ouvertement abandonnée), afin de se jeter dans une bataille insensée contre un ennemi qui, depuis des siècles, les a dominé… Non, si Lexa en sort vivante, elle ne pourra rien faire pour Costia. Et Costia ne veut pas non plus sortir d’ici, elle n’y a même pas pensée quand la rousse a parlé d’une tentative d’évasion à venir. La jeune femme sait qu’elle n’a plus sa place sur Terre. Elle n’a plus de place nulle part. Sauf peut-être entre ces quatre murs, et auprès de son étrange ami le cafard.


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[17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. Vide
MessageSujet: Re: [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. [17/06/2482] I'm all out of faith, I'm torn. Torn. Empty

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