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[19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be.

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Costia
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Costia



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MessageSujet: [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. EmptyJeu 21 Mar - 1:52

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Parce que Costia est folle :
 

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And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be - Lostia.

And I'd give up forever to touch you, ‘cause I know that you feel me somehow. You're the closest to heaven that I'll ever be. And all I can taste is this moment. And all I can breathe is your life, ’cause sooner or later it's over. And I don't want the world to see me, 'cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. (Iris – Goo Goo Dolls).

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Avant, j’aimais rêver. Je crois que j’aimais cela, oui. Il me semble que ça me paraissait plaisant, que j’estimais que les rêves étaient un moyen de rassembler ceux qui étaient éloignés, par la distance ou par la mort. Si mes souvenirs ne me jouent pas des tours – et je crois qu’ils se moquent de moi, en dépit de ma certitude que j’ai toujours été doté d’une bonne mémoire ! – il m’arrivait de rêver de certains de mes proches, emportés par la mort. J’ai d’ailleurs le sentiment qu’un lien de profond attachement me reliait à mon grand-père (paternel, mais je ne saurais le garantir !), à tel point qu’il continuait à me guider, dans mes rêves, même après qu’il ait rendu son dernier souffle. Si je ne m’abuse, il m’aurait par ailleurs fait part de son approbation, lorsque mon cœur à commencer à s’éprendre de plus en plus sérieusement, pour celle qui était encore une jeune guerrière à l’époque, ignorant qu’elle serait destinée à devenir Heda. La plus grande de toutes nos Commandantes, même. Enfin, je crois. Non, je le sais. Oui, ça, j’en suis sûre. Il s’agit même d’une de mes rares certitudes, des rares convictions auxquelles je n’ai pas encore renoncé… Car pour le reste, j’ai le sentiment d’avoir changé. Pour preuve : je déteste les rêves. Ils sont trop douloureux, un reflet d’une vie passée, qui n’a plus de réalité, et qui n’en aura jamais plus. Parasitée par un traumatisme écrasant, la brune ne se sent plus que l’ombre de ce qu’elle fut. Et parce que sa fierté ne tolère ce changement, l’ancienne Conteuse évite de trop penser à son passé, à ce qu’elle fut alors, à la force de caractère dont elle savait faire preuve. Si elle peut comprendre les raisons de son changement, elle ne tolère pas pour autant celle qu’elle est devenue. Du moins, ça, c’est dans ses rares moments de lucidité, ceux où elle ne peut brider ses pensées sans les voir s’égarer trop intensément, du côté de sa vie d’antan, des êtres perdus, de l’âme brisée qu’elle est désormais. Car avec le temps, passé entre ces tristes murs, Costia a presque réussi à se leurrer, à dompter son esprit, à se faire une raison : elle rendra son dernier souffle ici-même. J’ai rêvé, cette nuit. Et pour une fois, je suis sûre que c’était cette nuit, et non une autre nuit. J’ai encore le goût amer de la déception en mémoire, suite à un réveil involontaire. (Merci à mon ventre, qui s’est mis à me faire mal, comme s’il s’agitait dans tous les sens ! Plus jamais je ne mangerais ce que les Maunons appellent des « poires », je ne les digère pas très bien, apparemment !) Contrairement à ce que Costia a pu croire sur l’instant, et croit encore au moment où elle s’exprime, son ventre ne s’est pas révolté juste parce qu’elle a mal digéré son repas de la veille au soir ! Ceci n’est nul autre qu’un signe de sa grossesse, d’un bébé qui commence à bien s’agiter… Je me souviens que j’étais dehors. Pieds nus, comme j’en avais – je crois ! – tant l’habitude, tant besoin, afin de me sentir plus proche de Raesia, pour sentir la toute-puissante de cette divinité, des pieds à la tête. Mon esprit me paraissait tellement léger, à ce moment-là. Plus qu’il ne l’a jamais été, au sein de ce bunker, si je ne m’abuse ! Lanti accueillait mon retour à la surface, en soufflant fort, faisant voltiger mes cheveux derrière moi. Et il pleuvait, fortement, délicieusement fortement. J’ai – je crois ! – toujours eu une inclinaison particulière pour la pluie. Mon aïeule, précédemment mentionné, l’avait lui aussi toujours aimé, et m’avait transmis cela. C’était devenu d’autant plus vrai, à sa mort, étant donné que les miens croient que la pluie est un moyen choisie par nos défunts, pour communiquer avec nous. Par le biais de l’eau tombant du ciel, mon lointain parent cherchait à me laver des mois douloureux. Utilisant la musicalité du vent, il me fit même savoir « Elle est là, toute proche. Ne perds pas espoir ! ». Tandis que dans le lointain, s’est mis à résonner un son que j’ai apprécié, plus que de raison, autrefois. Voici une autre chose dont je suis sûre : j’aimais ce son, et j’étais des plus heureuse, lorsqu’il retentissait. Il n’est pas permis à tout le monde, après tout, de connaître la douceur du rire de Heda…. C’est à ce moment précis que mon ventre s’est mis à me torturer, pour m’arracher à ce rêve, à ce son auquel je ne m’étais plus jamais autorisé à penser, depuis les longs mois que je suis ici… Il va sans dire que Costia n’a en rien fait un rêve prémonitoire, même si elle, elle risque de le croire. De se dire que son grand-père lui a parlé de la présence de Lexa, dans le bunker. Parce que Costia est une Grounder, après tout, elle a des croyances qui font qu’elle peut interpréter de manière incongrue, certaines choses, pourtant très rationnelles. Alors même qu’elle est plutôt rationnelle, en tant que Conteuse et érudite ! Il se trouve, en fait, que Sara, la bibliothécaire qui vient parfois rendre visite à la Trishana, lui a fait savoir, il y a quelques jours seulement, que Lexa était ici elle aussi. Jolie attention de la part de la rouquine, qui espérait lui rendre partiellement le sourire. Mais Costia n’a pas tardé à rayer l’espoir, le sentant poindre en elle, ne voulant souffrir d’une déception qui viendrait forcément. Car Lexa ne peut pas être détenue par les Maunons, ça, l’ancienne Conteuse se refuse à le croire. Si quelqu’un ne sera jamais attrapé par ces êtres ignobles, c’est bien la guerrière de Trikru ! Lexa doit encore guider Kongeda, ne pouvant finir dans ce funeste bunker. Ayant entamé, il y a quelques semaines, un processus visant à se protéger de son mieux, Costia a donc rayé ce souvenir de son esprit, comme elle s’efforce de ne plus jamais repenser à sa vie d’antan. Si elle a rêvé, c’est plus un message de son subconscient, qui s’essaie à lui rendre espoir, car elle en a bien besoin…

On m’a fait savoir, il y a peu, que je suis ici depuis presque une année. C’est comme cela, que je sais que ça ne fait pas autant de temps, mine de rien, que je suis ici. A la longue, j’ai l’impression d’être dans cette cellule, depuis des années. Mais je sais que mon esprit n’est pas totalement de mon côté, qu’il n’est donc pas fiable… Il est juste très doué pour me faire souffrir, par moment, comme ce fut le cas, avec mon triste réveil. L’individu qui s’est amusé à faire prendre conscience à Costia, du temps écoulé depuis ses 1ers pas dans le bunker, n’est nul autre que la personne l’ayant inséminé de force, le futur parent de l’être qui grandit en son être, en ce moment même. Les relations entre les deux ne sont toujours pas au beau fixe… Même la perspective de sortir pour manger, hors de ma chambrée, ne me fait pas sourire. Enfin, avoir un semblant de sourire. Cela parait en effet fort peu probable que j’ai pu arborer un réel sourire, depuis que je suis ici. Qui sourirait d’être privée de sa liberté, et de se sentir devenir à moitié folle ? Oh, ne croyez pas que je n’ai pas conscience du fait que ma raison tourne en rond, en ce moment ! Je ne sais juste pas à quel point je suis folle, mais j’ai conscience que ma raison ne reviendra jamais dans son ensemble. J’ai déjà fait un deuil de cela, comme j’ai fait le deuil de la vie que j’ai mené – il paraît ! – à la surface, ou encore de ceux que j’ai pu y aimer, ainsi que de celle que j’ai supposément été ! Si j’avais le choix, d’ailleurs, je préférerais encore rester dans mon coin. La compagnie n’est pas aussi agréable qu’on pourrait le croire, quand on se sent diminuée. Le réconfort n’est pas là, d’autant moins quand on sait que la personne avec qui l’on est, est dans une situation identique à la nôtre, ou le sera un jour. On se retrouve juste à être dans un rassemblement d’êtres brisés… Sachant cependant que l’on ne me demanderait pas mon avis, j’attends, en lisant, qu’on vienne me chercher pour ce repas. J’ignore avec qui je serais. Et je ne m’en préoccupe même pas, pour être tout à fait franche ! Je ne reverrais sans doute plus jamais cette personne. Comme à mon accoutumée, du moins, depuis que je suis ici, je ne compte pas lui demander son prénom, ni d’éventuelles informations sur sa vie passée, comme présente. J’ai été – à une époque lointaine ? A vérifier l’exactitude la chose ! – de bonne compagnie, mais c’est révolu, aujourd’hui ! J’ai de la chance : on m’autorise à conserver mon livre, le temps du repas. On m’indique que j’ai été assez sage pour mériter une telle faveur… Alors je suis donc autorisée à livre, durant le repas, si je le veux. C’est intéressant, ça me sauvera : je ne veux rien avoir à faire avec l’autre. Je ne peux rien pour lui venir en aide, il/elle ne peut rien non plus pour moi. A quoi bon discuter quelques heures, s’efforcer de nouer des liens, de se montrer sympa, alors qu’on retournera chacun dans sa propre merde, après, que ça sera chacun pour soi ?

J’arrive la 1ère, dans la petite pièce où je vais donc manger ce midi… Bien entendu, il n’y a rien de contendant, ici. Les assiettes sont dans un genre de plastique lavable, ainsi que le verre. Il n’y a même pas de couverts, le repas doit être pris avec ses mains. En attendant que l’autre Hémérians arrive, le garde, qui sera non loin, est dans la pièce même. Par la suite, il sera devant la porte, à l’extérieur. Nul risque : à part à manger, et les quelques éléments indiqués un peu plus tôt, il n’y qu’une table et que 2 chaises, le tout soigneusement rivés au sol… Et poussée par un élan de curiosité, je m’assied de manière à faire face à la porte. Je n’aurais donc qu’à lever les yeux de mon livre pour voir mon « convive ». Car oui, c’est moi, qui invite, d’une certaine façon. Privilège de femme enceinte. Car oui, je ne vous l’ai pas dit : mais je suis enceinte. Et non pas de manière naturelle : l’entreprise parait incroyable, au vu de ma préférence. Fut un temps – je crois ! – j’aurai adoré être mère, donner la vie. J’aurai très certainement été celle de nos 2, au sein du couple dont je composais autrefois une partie !, celle qui voyait son ventre s’arrondir. Ma niron ne pouvait s’offrir le luxe d’être enceinte : elle devait rester en mesure de prendre les armes, à n’importe quel moment, s’il le fallait ! J’aurai sans doute fait appel à un homme de confiance de notre entourage, même s’il aurait fallu le choisir soigneusement. Nous ne pouvions pas prendre n’importe qui, pour nous donner un enfant. Ca n’aurait pas été une partie de plaisir, mais ça aurait été pour former notre propre famille. Ca en aurait valu la peine. Ca aurait été moins traumatisant que ça n’a pu l’être, ici. Je pousse un soupir. Je ne dois pas penser à cela. C’est trop douloureux. Au lieu de ça, je me concentre encore plus sur ma lecture. Un recueil de philosophie, mettant en doute notre capacité à faire la distinction entre la réalité et les rêves. « Dis, tu sais comment on détermine si on existe ou pas ? », est la 1ère chose que je demande à la personne avec qui je vais manger. Celle-ci vient d’arriver, la porte s’est ouverte pour la laisser passer. Et le garde s’éclipse, alors que je lève enfin les yeux de mon livre. Enfin, avant cela, je fixe d’un air songeur, ma main tendue, devant moi. Essayant de voir à travers celle-ci, un moyen de savoir si je suis réelle ou non. Mes yeux quittent ma main, pour se poser sur le/la nouveau/nouvelle arrivant/e. « Hum… Voir des illusions, ça n’aide pas à croire en sa propre réalité…. », dis-je, retournant plutôt à ma lecture. C’est mieux. Car ça n’est pas la femme que j’aime, qui se trouve à proximité de la porte. Ca n’est pas possible. C’est juste quelqu’un qui lui ressemble très lointainement. Ou même pas du tout, c’est peut-être simplement un signe que j’ai envie de la voir. Même si j’ai pourtant tout fait pour ne plus vouloir la voir un jour. Et puis, de toute façon, mon âme sœur m’a délaissée, alors que ferait-elle ici ? Si Costia s’efforce de ne jamais penser au prénom de Lexa, c’est car c’est trop difficile, pour elle, ainsi qu’elle l’a expliqué, durant le début de sa précédente entrevue avec Sara. Elle n’est pas faible au point de finir capturée par les Maunons, elle n’est pas comme moi. Il est regrettable de noter que Costia se pense faible, après avoir été torturée par Nia, et n’avoir rien dit à cette Reine sadique, désirant lui soutirer des secrets concernant Lexa. Costia considère comme un échec d’avoir été capturée par Azgeda, puis par le bunker… Je fronce les sourcils, ayant du mal à me concentrer sur les mots rédigés entre ces pages. Ma raison sait que je dérive, mais mon cœur, lui, espère, sans espérer, sachant que si elle est ici, c’est un bien mauvais signe. Je pourrais mourir pour la revoir, mais je ne supporterais certainement pas de la savoir captive également, sachant qu’elle mourra ici, alors qu’elle a tant à faire, à l’extérieur, pour notre peuple. Même sans moi à ses côtés… C'est préférable, de toute façon, j'ai malheureusement dû la briser comme jamais, en tombant entre les griffes de Nia, et en disparaissant ainsi... Je ne saurais pas me pardonner, si je la revoyais. Je ne saurais pas non plus lui pardonner, si je la revoyais. Ne m'a-t-elle pas abandonnée ? Si elle avait cherché après moi, elle m'aurait retrouvé, aurait compris où je me trouvais en réalité. Oui, je sais, c'est une critique facile. Mais ne l'oubliez pas, ma raison n'existe que sommairement... Car si j'avais toute ma raison, je ne voudrais jamais qu'elle ait découvert où j'étais. Car cela signifierait qu'elle a déclaré la guerre à Azgeda, et mis en péril des choses bien plus importantes qu'une simple vengeance non réalisée !
 

 
Emi Burton

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I don't want the world to turn or the sun to burn without you
If it's gonna get violent tonight tell me you're gonna be alright. You don't have to be the brave one every time, I know you wanna make it right. It's a lie for a lie & I'm getting tired. I'm losing my mind, don't leave me behind, we need a bit more time. So won't you hold me now like I never did anything to hurt you. I don't want to live a life without you, I'll watch the world burn without you.
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