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[19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be.

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Costia
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Costia



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MessageSujet: [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. EmptyJeu 21 Mar - 1:52

Chrono :
 

Parce que Costia est folle :
 

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And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be - Lostia.

And I'd give up forever to touch you, ‘cause I know that you feel me somehow. You're the closest to heaven that I'll ever be. And all I can taste is this moment. And all I can breathe is your life, ’cause sooner or later it's over. And I don't want the world to see me, 'cause I don't think that they'd understand when everything's made to be broken. (Iris – Goo Goo Dolls).

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Avant, j’aimais rêver. Je crois que j’aimais cela, oui. Il me semble que ça me paraissait plaisant, que j’estimais que les rêves étaient un moyen de rassembler ceux qui étaient éloignés, par la distance ou par la mort. Si mes souvenirs ne me jouent pas des tours – et je crois qu’ils se moquent de moi, en dépit de ma certitude que j’ai toujours été doté d’une bonne mémoire ! – il m’arrivait de rêver de certains de mes proches, emportés par la mort. J’ai d’ailleurs le sentiment qu’un lien de profond attachement me reliait à mon grand-père (paternel, mais je ne saurais le garantir !), à tel point qu’il continuait à me guider, dans mes rêves, même après qu’il ait rendu son dernier souffle. Si je ne m’abuse, il m’aurait par ailleurs fait part de son approbation, lorsque mon cœur à commencer à s’éprendre de plus en plus sérieusement, pour celle qui était encore une jeune guerrière à l’époque, ignorant qu’elle serait destinée à devenir Heda. La plus grande de toutes nos Commandantes, même. Enfin, je crois. Non, je le sais. Oui, ça, j’en suis sûre. Il s’agit même d’une de mes rares certitudes, des rares convictions auxquelles je n’ai pas encore renoncé… Car pour le reste, j’ai le sentiment d’avoir changé. Pour preuve : je déteste les rêves. Ils sont trop douloureux, un reflet d’une vie passée, qui n’a plus de réalité, et qui n’en aura jamais plus. Parasitée par un traumatisme écrasant, la brune ne se sent plus que l’ombre de ce qu’elle fut. Et parce que sa fierté ne tolère ce changement, l’ancienne Conteuse évite de trop penser à son passé, à ce qu’elle fut alors, à la force de caractère dont elle savait faire preuve. Si elle peut comprendre les raisons de son changement, elle ne tolère pas pour autant celle qu’elle est devenue. Du moins, ça, c’est dans ses rares moments de lucidité, ceux où elle ne peut brider ses pensées sans les voir s’égarer trop intensément, du côté de sa vie d’antan, des êtres perdus, de l’âme brisée qu’elle est désormais. Car avec le temps, passé entre ces tristes murs, Costia a presque réussi à se leurrer, à dompter son esprit, à se faire une raison : elle rendra son dernier souffle ici-même. J’ai rêvé, cette nuit. Et pour une fois, je suis sûre que c’était cette nuit, et non une autre nuit. J’ai encore le goût amer de la déception en mémoire, suite à un réveil involontaire. (Merci à mon ventre, qui s’est mis à me faire mal, comme s’il s’agitait dans tous les sens ! Plus jamais je ne mangerais ce que les Maunons appellent des « poires », je ne les digère pas très bien, apparemment !) Contrairement à ce que Costia a pu croire sur l’instant, et croit encore au moment où elle s’exprime, son ventre ne s’est pas révolté juste parce qu’elle a mal digéré son repas de la veille au soir ! Ceci n’est nul autre qu’un signe de sa grossesse, d’un bébé qui commence à bien s’agiter… Je me souviens que j’étais dehors. Pieds nus, comme j’en avais – je crois ! – tant l’habitude, tant besoin, afin de me sentir plus proche de Raesia, pour sentir la toute-puissante de cette divinité, des pieds à la tête. Mon esprit me paraissait tellement léger, à ce moment-là. Plus qu’il ne l’a jamais été, au sein de ce bunker, si je ne m’abuse ! Lanti accueillait mon retour à la surface, en soufflant fort, faisant voltiger mes cheveux derrière moi. Et il pleuvait, fortement, délicieusement fortement. J’ai – je crois ! – toujours eu une inclinaison particulière pour la pluie. Mon aïeule, précédemment mentionné, l’avait lui aussi toujours aimé, et m’avait transmis cela. C’était devenu d’autant plus vrai, à sa mort, étant donné que les miens croient que la pluie est un moyen choisie par nos défunts, pour communiquer avec nous. Par le biais de l’eau tombant du ciel, mon lointain parent cherchait à me laver des mois douloureux. Utilisant la musicalité du vent, il me fit même savoir « Elle est là, toute proche. Ne perds pas espoir ! ». Tandis que dans le lointain, s’est mis à résonner un son que j’ai apprécié, plus que de raison, autrefois. Voici une autre chose dont je suis sûre : j’aimais ce son, et j’étais des plus heureuse, lorsqu’il retentissait. Il n’est pas permis à tout le monde, après tout, de connaître la douceur du rire de Heda…. C’est à ce moment précis que mon ventre s’est mis à me torturer, pour m’arracher à ce rêve, à ce son auquel je ne m’étais plus jamais autorisé à penser, depuis les longs mois que je suis ici… Il va sans dire que Costia n’a en rien fait un rêve prémonitoire, même si elle, elle risque de le croire. De se dire que son grand-père lui a parlé de la présence de Lexa, dans le bunker. Parce que Costia est une Grounder, après tout, elle a des croyances qui font qu’elle peut interpréter de manière incongrue, certaines choses, pourtant très rationnelles. Alors même qu’elle est plutôt rationnelle, en tant que Conteuse et érudite ! Il se trouve, en fait, que Sara, la bibliothécaire qui vient parfois rendre visite à la Trishana, lui a fait savoir, il y a quelques jours seulement, que Lexa était ici elle aussi. Jolie attention de la part de la rouquine, qui espérait lui rendre partiellement le sourire. Mais Costia n’a pas tardé à rayer l’espoir, le sentant poindre en elle, ne voulant souffrir d’une déception qui viendrait forcément. Car Lexa ne peut pas être détenue par les Maunons, ça, l’ancienne Conteuse se refuse à le croire. Si quelqu’un ne sera jamais attrapé par ces êtres ignobles, c’est bien la guerrière de Trikru ! Lexa doit encore guider Kongeda, ne pouvant finir dans ce funeste bunker. Ayant entamé, il y a quelques semaines, un processus visant à se protéger de son mieux, Costia a donc rayé ce souvenir de son esprit, comme elle s’efforce de ne plus jamais repenser à sa vie d’antan. Si elle a rêvé, c’est plus un message de son subconscient, qui s’essaie à lui rendre espoir, car elle en a bien besoin…

On m’a fait savoir, il y a peu, que je suis ici depuis presque une année. C’est comme cela, que je sais que ça ne fait pas autant de temps, mine de rien, que je suis ici. A la longue, j’ai l’impression d’être dans cette cellule, depuis des années. Mais je sais que mon esprit n’est pas totalement de mon côté, qu’il n’est donc pas fiable… Il est juste très doué pour me faire souffrir, par moment, comme ce fut le cas, avec mon triste réveil. L’individu qui s’est amusé à faire prendre conscience à Costia, du temps écoulé depuis ses 1ers pas dans le bunker, n’est nul autre que la personne l’ayant inséminé de force, le futur parent de l’être qui grandit en son être, en ce moment même. Les relations entre les deux ne sont toujours pas au beau fixe… Même la perspective de sortir pour manger, hors de ma chambrée, ne me fait pas sourire. Enfin, avoir un semblant de sourire. Cela parait en effet fort peu probable que j’ai pu arborer un réel sourire, depuis que je suis ici. Qui sourirait d’être privée de sa liberté, et de se sentir devenir à moitié folle ? Oh, ne croyez pas que je n’ai pas conscience du fait que ma raison tourne en rond, en ce moment ! Je ne sais juste pas à quel point je suis folle, mais j’ai conscience que ma raison ne reviendra jamais dans son ensemble. J’ai déjà fait un deuil de cela, comme j’ai fait le deuil de la vie que j’ai mené – il paraît ! – à la surface, ou encore de ceux que j’ai pu y aimer, ainsi que de celle que j’ai supposément été ! Si j’avais le choix, d’ailleurs, je préférerais encore rester dans mon coin. La compagnie n’est pas aussi agréable qu’on pourrait le croire, quand on se sent diminuée. Le réconfort n’est pas là, d’autant moins quand on sait que la personne avec qui l’on est, est dans une situation identique à la nôtre, ou le sera un jour. On se retrouve juste à être dans un rassemblement d’êtres brisés… Sachant cependant que l’on ne me demanderait pas mon avis, j’attends, en lisant, qu’on vienne me chercher pour ce repas. J’ignore avec qui je serais. Et je ne m’en préoccupe même pas, pour être tout à fait franche ! Je ne reverrais sans doute plus jamais cette personne. Comme à mon accoutumée, du moins, depuis que je suis ici, je ne compte pas lui demander son prénom, ni d’éventuelles informations sur sa vie passée, comme présente. J’ai été – à une époque lointaine ? A vérifier l’exactitude la chose ! – de bonne compagnie, mais c’est révolu, aujourd’hui ! J’ai de la chance : on m’autorise à conserver mon livre, le temps du repas. On m’indique que j’ai été assez sage pour mériter une telle faveur… Alors je suis donc autorisée à livre, durant le repas, si je le veux. C’est intéressant, ça me sauvera : je ne veux rien avoir à faire avec l’autre. Je ne peux rien pour lui venir en aide, il/elle ne peut rien non plus pour moi. A quoi bon discuter quelques heures, s’efforcer de nouer des liens, de se montrer sympa, alors qu’on retournera chacun dans sa propre merde, après, que ça sera chacun pour soi ?

J’arrive la 1ère, dans la petite pièce où je vais donc manger ce midi… Bien entendu, il n’y a rien de contendant, ici. Les assiettes sont dans un genre de plastique lavable, ainsi que le verre. Il n’y a même pas de couverts, le repas doit être pris avec ses mains. En attendant que l’autre Hémérians arrive, le garde, qui sera non loin, est dans la pièce même. Par la suite, il sera devant la porte, à l’extérieur. Nul risque : à part à manger, et les quelques éléments indiqués un peu plus tôt, il n’y qu’une table et que 2 chaises, le tout soigneusement rivés au sol… Et poussée par un élan de curiosité, je m’assied de manière à faire face à la porte. Je n’aurais donc qu’à lever les yeux de mon livre pour voir mon « convive ». Car oui, c’est moi, qui invite, d’une certaine façon. Privilège de femme enceinte. Car oui, je ne vous l’ai pas dit : mais je suis enceinte. Et non pas de manière naturelle : l’entreprise parait incroyable, au vu de ma préférence. Fut un temps – je crois ! – j’aurai adoré être mère, donner la vie. J’aurai très certainement été celle de nos 2, au sein du couple dont je composais autrefois une partie !, celle qui voyait son ventre s’arrondir. Ma niron ne pouvait s’offrir le luxe d’être enceinte : elle devait rester en mesure de prendre les armes, à n’importe quel moment, s’il le fallait ! J’aurai sans doute fait appel à un homme de confiance de notre entourage, même s’il aurait fallu le choisir soigneusement. Nous ne pouvions pas prendre n’importe qui, pour nous donner un enfant. Ca n’aurait pas été une partie de plaisir, mais ça aurait été pour former notre propre famille. Ca en aurait valu la peine. Ca aurait été moins traumatisant que ça n’a pu l’être, ici. Je pousse un soupir. Je ne dois pas penser à cela. C’est trop douloureux. Au lieu de ça, je me concentre encore plus sur ma lecture. Un recueil de philosophie, mettant en doute notre capacité à faire la distinction entre la réalité et les rêves. « Dis, tu sais comment on détermine si on existe ou pas ? », est la 1ère chose que je demande à la personne avec qui je vais manger. Celle-ci vient d’arriver, la porte s’est ouverte pour la laisser passer. Et le garde s’éclipse, alors que je lève enfin les yeux de mon livre. Enfin, avant cela, je fixe d’un air songeur, ma main tendue, devant moi. Essayant de voir à travers celle-ci, un moyen de savoir si je suis réelle ou non. Mes yeux quittent ma main, pour se poser sur le/la nouveau/nouvelle arrivant/e. « Hum… Voir des illusions, ça n’aide pas à croire en sa propre réalité…. », dis-je, retournant plutôt à ma lecture. C’est mieux. Car ça n’est pas la femme que j’aime, qui se trouve à proximité de la porte. Ca n’est pas possible. C’est juste quelqu’un qui lui ressemble très lointainement. Ou même pas du tout, c’est peut-être simplement un signe que j’ai envie de la voir. Même si j’ai pourtant tout fait pour ne plus vouloir la voir un jour. Et puis, de toute façon, mon âme sœur m’a délaissée, alors que ferait-elle ici ? Si Costia s’efforce de ne jamais penser au prénom de Lexa, c’est car c’est trop difficile, pour elle, ainsi qu’elle l’a expliqué, durant le début de sa précédente entrevue avec Sara. Elle n’est pas faible au point de finir capturée par les Maunons, elle n’est pas comme moi. Il est regrettable de noter que Costia se pense faible, après avoir été torturée par Nia, et n’avoir rien dit à cette Reine sadique, désirant lui soutirer des secrets concernant Lexa. Costia considère comme un échec d’avoir été capturée par Azgeda, puis par le bunker… Je fronce les sourcils, ayant du mal à me concentrer sur les mots rédigés entre ces pages. Ma raison sait que je dérive, mais mon cœur, lui, espère, sans espérer, sachant que si elle est ici, c’est un bien mauvais signe. Je pourrais mourir pour la revoir, mais je ne supporterais certainement pas de la savoir captive également, sachant qu’elle mourra ici, alors qu’elle a tant à faire, à l’extérieur, pour notre peuple. Même sans moi à ses côtés… C'est préférable, de toute façon, j'ai malheureusement dû la briser comme jamais, en tombant entre les griffes de Nia, et en disparaissant ainsi... Je ne saurais pas me pardonner, si je la revoyais. Je ne saurais pas non plus lui pardonner, si je la revoyais. Ne m'a-t-elle pas abandonnée ? Si elle avait cherché après moi, elle m'aurait retrouvé, aurait compris où je me trouvais en réalité. Oui, je sais, c'est une critique facile. Mais ne l'oubliez pas, ma raison n'existe que sommairement... Car si j'avais toute ma raison, je ne voudrais jamais qu'elle ait découvert où j'étais. Car cela signifierait qu'elle a déclaré la guerre à Azgeda, et mis en péril des choses bien plus importantes qu'une simple vengeance non réalisée !
 

 
Emi Burton

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I don't want the world to turn or the sun to burn without you
If it's gonna get violent tonight tell me you're gonna be alright. You don't have to be the brave one every time, I know you wanna make it right. It's a lie for a lie & I'm getting tired. I'm losing my mind, don't leave me behind, we need a bit more time. So won't you hold me now like I never did anything to hurt you. I don't want to live a life without you, I'll watch the world burn without you.
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[19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. Vide
MessageSujet: Re: [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. EmptySam 29 Juin - 10:11



[19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. Tumblr_inline_oh3ypnOwxX1rifr4k_500On lui avait dit qu’elle irait manger avec quelqu’un ce midi. Sans plus d’informations, juste avec un regard bien significatif que Lexa ne comprit pas. Elle avait froncé les sourcils et s’était juste contentée de hocher la tête. Elle n’avait pas envie de discuter ou de poser des questions. Elle avait vite compris qu’elle n’obtiendrait aucune réponse dans cet endroit. Elle était captive depuis plus d’une dizaine de jours maintenant et vivait sous la torture constante de savoir que Costia était ici aussi et qu’elle ne pouvait pas la voir, pas lui parler et pas savoir comment elle allait. A vrai dire, Lexa avait peur de la confronter et de voir la déception dans le regard de la femme qu’elle aimait. Elle avait peur de lire à quel point elle était déçue qu’elle ne soit pas venue la chercher, qu’elle ne se soit pas plus battue pour la retrouver. Nia lui avait menti et avait mutilé Costia pour que Lexa ne se donne pas la peine de remuer ciel et terre pour la retrouver. Lexa se détestait d’avoir été aussi naïve (sa raison lui soufflait également qu’en tant que Heda, elle ne pouvait pas en faire qu’à sa tête et dans le fond, elle savait que c’était aussi pour ça qu’elle n’avait pas pu chercher Costia autant qu’elle voulait).
On lui demanda de se préparer, que la personne avec qui elle allait manger l’attendait. Elle dévisagea le garde un instant, tentée de l’envoyer balader en prétextant qu’elle n’avait pas faim. Elle ne voulait pas manger, encore moins si c’était avec quelqu’un de la Montagne. Mais elle ne dit rien et se contenta d’enfiler la tenue qu’on lui avait donnée en arrivant ici. Elle grimaça lorsqu’elle passa la jambe de son pantalon. Ça faisait une dizaine de jours, mais sa jambe tirait toujours. Le garde la pressa un peu en bougonnant pour montrer son agacement sur le fait qu’elle était beaucoup trop lente pour s’habiller. Lexa n’ouvrit toujours pas la bouche et se contenta de ralentir encore plus ses gestes. Le garde leva les yeux au ciel et Lexa eut un sourire en coin. Elle finit par se redresser et laissa le garde la guider. A la réflexion faite, si jamais elle pouvait manger avec quelqu’un de la Montagne, elle pourrait peut-être obtenir plus d’informations sur Costia comme l’avait fait une rouquine que Lexa avait croisée. Elle rangea cette réflexion dans un coin de sa tête et avança dans les couloirs.

On la laissa devant une porte qu’elle poussa. Lexa fit un pas à l’intérieur de la pièce et se figea instantanément. Ses yeux s’agrandirent sous la surprise. Assise à une table, un livre dans les mains, se trouvait Costia. Une multitude d’émotions submergea Lexa. L’inquiétude. La tristesse. La colère. L’amour. Une tempête faisait rage dans son cœur et elle resta figée à côté de l’entrée. « Dis, tu sais comment on détermine si on existe ou pas ? » Lexa sentit ses jambes trembler en entendant cette voix si chère à son cœur. Elle sentait les larmes monter. Elle avait rêvé de ce timbre de voix pendant des années avant qu’il ne commence à se faner parce que le temps avait commencé à faire son œuvre. Il avait commencé à effacer les détails de Costia. Ses yeux qui brillaient. Ses cheveux doux à l’odeur si douce. Le cœur de Lexa se serra douloureusement. Elle était toujours incapable de bouger, les yeux écarquillés par la surprise. « Hum… Voir des illusions, ça n’aide pas à croire en sa propre réalité…. » Une grimace de douleur déforma les traits de Lexa. Une illusion. Elle se mordit l’intérieur de la joue et baissa la tête. Elle devait se reprendre et être forte. Elle redressa la tête pour voir Costia froncer les sourcils sur son livre. Elle avait repris sa lecture comme si Lexa n’existait pas. Une illusion. Parce qu’elle avait perdu espoir que Lexa vienne la sauver un jour et cette dernière comprenait parfaitement : elle n’avait pas été là pour elle quand elle aurait dû.
Finalement, le corps de la Heda commença à lui obéir. Elle fit un pas, puis deux, tout en boitant. Elle se dirigea vers la table. Elle hésitait à en faire le tour pour pouvoir toucher Costia et la prendre dans ses bras, mais elle avait l’air perturbée. Lexa se contenta de se placer devant la table, debout. Elle regardait toujours Costia, ne la lâchait pas du regard une seule seconde comme si elle allait s’évanouir d’un instant à l’autre. « Si tu respires, c’est que tu existes. On ne peut pas ne pas exister si on respire. » Sa propre voix lui semblait mécanique, perturbée. Elle avait formulé ces mots et ces phrases sans trop savoir pourquoi et sans être sûre qu’elles aient du sens. « Qu’est-ce que tu lis ? » Demanda-t-elle finalement. Lexa avait envie de lui dire que c’était bien elle, de l’appeler par son prénom juste pour le plaisir de le dire et de la voir réagir et de s’excuser au moins un million de fois de l’avoir abandonné. Mais elle ne dit rien et se contentait de poser des questions futiles.
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MessageSujet: Re: [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. [19/06/2482] - And I’d give up forever to touch you, you’re the closet to heaven that I’ll ever be. EmptyLun 9 Sep - 14:00

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Se concentrer sur le livre que les Maunons ont laissés à ma disposition, plutôt que sur l’improbable résurgence de mon passé. J’ai beau savoir que ça ne peut être vrai, qu’elle ne peut être là, il m’est difficile de résister à la tentation de lever de nouveau mes yeux de mon livre, pour m’assurer de l’irréalité de la situation. J’ignore ce qui serait le plus douloureux : constater que je me suis trompée et que j’ai pu imaginer l’ombre d’une seule seconde, qu’une femme loin d’arriver à la cheville de celle que j’ai aimé un jour, puisse être cette même femme. Ou alors, découvrir que je n’ai pas commis d’erreur, mais qu’elle est vraiment là. Dans ce cas, je craindrai presque pour Kongeda. Il y a une lourde indifférence qui règne dans les pensées de Costia, alors qu’elle songe à la Coalition. Elle se préoccupe toujours de celle-ci, au fond d’elle, mais en surface, il est vrai qu’elle redoute surtout que cette Alliance n’a même jamais existée ailleurs que dans son esprit. A force de passer des mois enfermée entre ces murs atroces, la Conteuse en est venue à se demander, légitimement, si la vie qu’elle croit avoir connue à la surface, n’est pas que le fruit de son imagination. Et d’une certaine façon, ça rend sa situation un peu plus supportable, lui donnant une raison de douter de la profonde du manque qu’elle ressent, de sa vie d’autrefois, de ses relations réduites en fumée. Il me sera difficile également de réaliser qu’elle est bien là, en face de moi, mais qu’elle n’a que trop changée. Car ça me montrerait à quel point j’ai aussi grandement changé, en l’espace de… Je ne sais pas vraiment combien de temps…. C’est une chose qu’on lui a pourtant redit à quelques reprises, mais qu’elle n’arrive pas à se rentrer dans le crâne que son chemin ait croisé celui de Nia il y a déjà un an de cela, et qu’elle est donc dans le bunker depuis de trop nombreux mois maintenant… Et si nous avons toutes les deux changées, qui sait quels effets cela pourrait avoir, sur notre relation. J’ai beau avoir renoncé à réellement retrouver les bras de la femme que j’aime un jour, c’est insupportable de se dire que si un tel miracle venait à se produire, cela ne serait que pour réaliser, au final, que notre amour ne tient pas le coup… Il est plus facile pour la Conteuse de renoncer à retrouver un jour celle auprès de qui elle aurait aimé poursuivre sa vie, que de songer à la possibilité que des retrouvailles sonneraient la fin de leur idylle. Tout cela pour dire que ma lecture est donc nettement plus intéressante qu’un cruel test, visant à déterminer à quel point ma raison s’effrite de plus en plus…Evidemment, bien qu’elle paraisse ne pas se soucier de ce que fait son « hôte », Costia est partiellement concentrée sur ses faits et gestes. Un relent de sa formation de Conteuse, qui l’a incité à passer par la case « dwensa », un écho de la prudence qui ne cesse de l’habiter, une preuve que Costia est encore là, quelque part, enfouie sous les décombres encore fumants de la femme qu’elle était et qui s’écroule progressivement… A un rythme toujours plus rapide. Je l’entends faire quelques pas, s’approchant de la table, sans pour autant finir par s’asseoir. « Si tu respires, c’est que tu existes. On ne peut pas ne pas exister si on respire. » Je ne prends pas la peine de répondre, me contentant de pousser un soupir sonore, tel un professeur se désolant du manque d’approfondissement de la pensée de son élève, face à un problème donné. Le nez plissé, je tourne la page, poursuivant ma lecture, quand mon invitée s’exprime de nouveau, d’un : « Qu’est-ce que tu lis ? » Je fais claquer ma langue contre mon palais, et lève la main gauche, indiquant que, pour l’heure, j’ai besoin de silence. Les lignes qui attirent mon attention sont plutôt complexes, je tiens à parvenir à les comprendre avant de tenter de feindre un semblant d’intérêt pour mon interlocutrice. Costia ne l’a pas fait exprès, mais la main qu’elle vient de lever s’avère être celle que Nia a mutilée, quand elle l’a torturée, et partiellement utilisée pour faire croire à la mort de Trishana. Son majeur gauche brille donc par son absence, mais c’est une autre chose à laquelle la brune refuse de trop penser. Car plus qu’un bout d’elle, c’est aussi le tatouage qui s’y trouvait, qu’elle pleure : ce symbole de son amour pour Lexa, qui mêlaient les emblèmes respectifs de leurs clans de naissance. Cela n’est donc pas sans raison, si Nia a choisi de lui couper ce doigt-là, et de l’envoyer dans le « colis » des preuves de la mort de la Conteuse, à Heda…  En outre, Nia savait que bien que Costia soit ambidextre, pour ce qui est du tir à l’arc, elle était plus redoutable en utilisant sa main gauche pour viser… Ce choix, la Reine des Glaces l’a fait, car elle savait que ça contribuerait à détruire Costia, autant que de l’avoir vu briser son arc, abîmer son daisho, pour les inclure dans le présent à Lexa, avec son carnet de route, son doigt et son faucon blessé, afin que la Trikru pense que sa niron était morte. Encore quelque chose qui, mine de rien, a contribué à détruire la brune, que de pouvoir imaginer bien trop clairement la douleur que ressentirait son aimée, en découvrant tout cela…

Je fronce les sourcils, en poursuivant ma lecture, n’approuvant pas forcément les mots du philosophe, que je découvre avec plus ou moins de surprise. Fermant momentanément mon ouvrage, laissant un doigt en guise de marque-page (bien décidée à poursuivre ma lecture au plus vite), je lève un vague regard indifférent vers ma comparse. Bien volontairement, je ne m’attarde guère sur elle, pour les diverses raisons énumérées précédemment ! « C’est une réflexion de Fritz Pullman. » Il est toujours étrange pour Costia de se faire à l’idée qu’avant Praimfaya, les Hommes avaient visiblement un prénom et un nom de famille. Et cette coutume s’est apparemment poursuivie dans le bunker, d’après ce qu’elle sait (enfin, ce qu’elle sait quand sa mémoire fonctionne correctement !). Par contre, elle ne sait pas que ce philosophe est parmi les derniers de sa profession à avoir arpenté la Terre, avant l’Apocalypse Nucléaire, ni qu’il était un proche d’un dénommée Bill Cadogan… « Mais je doute que tu connaisses… » Petite précision que je fais, avec un bien triste sourire aux lèvres. Nulle trace de raillerie dans mes propos, je ne suis pas de ce genre – enfin, d’après ce que je peux me souvenir ! – se montrer hautaine parce que l’on dispose de connaissances que ne disposent pas forcément nos interlocuteurs, c’est d’un ridicule ! Personne ne connaît tout sur tout, aussi, si nous, nous savons certaines choses qu’ignorent les personnes qui nous font face, il ne faut jamais oublier qu’elles aussi, ont des connaissances que nous n’avons pas forcément ! C’était bien pour cela que Costia aimait tant sa profession, qui lui permettait de rencontrer de nombreuses personnes, et d’apprendre  beaucoup de choses, à leur contact ! Ce même partage qu’elle affectionnait tant aussi, dans son couple avec Lexa. Ca n’est pas pour rien, si de tous les Artheuseüs qui existent, les jeunes femmes avaient choisi de s’unir d’un Onusa, dans un avenir qu’elles envisageaient radieux. Leur relation n’était pas seulement basée sur une attirance physique, mais sur un réel échange, plus spirituel. Il n’était donc pas rare de les voir occupées à parler de tout et de rien, ni de débattre sur des centaines de sujets différents. Elles n’étaient pas forcément d’accord sur tout, mais parvenaient à trouver des terrains d’entente, et ressortaient toujours de leurs débats avec une nouvelle façon de voir les choses. N’ayant plus toute sa tête, la brune ignore qu’elles ont donc déjà parlé de ce Pullman… ou peut-être est-là un test, conçu par son esprit malade, afin d’avoir une preuve de l’identité de la jeune femme, debout devant elle. Bien vite, j’ajoute un simple : « Qu’importe… Il dit à quel point il est complexe de dissocier la réalité de l’illusion, même dans les rêves. » Ce qui me fait penser que : « Je suis sûre que ton argument du « Si on respire, c’est que l’on vit ! », il ne le validerait pas. Dans les rêves, on respire aussi… » Les yeux de la Conteuse se perdent dans le vague, au gré de ses paroles. « N’as-tu jamais fait de rêves dans lesquels tu as l’impression d’étouffer ? De te noyer ? » Je sursaute, et reviens à la réalité, quand le livre tombe au sol. J’ai vraisemblablement dû relâcher mon emprise autour de lui, en interrogeant la jeune femme ! J’ancre brièvement mon regard sur mon interlocutrice, pour terminer ainsi mon propos : « J’en fais souvent » – ces derniers temps du moins ! - « et je regrette toujours que ça ne soit pas la réalité… » Il n’y a pas d’amertume dans ma voix, juste la profonde résignation, provenant d’une lassitude à être prisonnière de ce maudit bunker, loin des miens, et de plus en plus loin de ma raison. Quelle cruelle chute pour moi, que d’admettre aussi ouvertement à quel point j’appelle la Mort à venir s’emparer de moi ! Ne voulant pas m’attarder sur le sujet, je préfère essayer de récupérer l’ouvrage philosophique qui m’a échappé des mains un peu plus tôt, mais je n’y parviens pas. Mon ventre est trop énorme pour cela ! Elle n’a pas idée à quel point c’est vrai, son esprit ne parvient à garder cette information en tête, trop atroce pour elle, sans doute, mais cela fait déjà 2 mois et demi qu’elle est enceinte. Dans 2 mois, elle accouchera, et verra l’enfant lui être arraché pour finir confié à une famille de Maunons, qui feront de lui un monstre, comme eux… Poussant un soupir, je sollicite ainsi l’aide de la jeune femme avec moi : « Tu peux me le ramasser, s’il te plaît ? Avec mon état, c’est compliqué pour moi ! » J’ignore si elle a vu mon ventre, et je m’en fiche. Qu’il s’agisse de ma petite-amie ou non. Je ne me soucie plus de grand-chose à présent ! Pour preuve : c’est à peine si mon attention est réellement captivée par l’arrivée d’un garde, qui amène nos repas.

 

 
Emi Burton

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If it's gonna get violent tonight tell me you're gonna be alright. You don't have to be the brave one every time, I know you wanna make it right. It's a lie for a lie & I'm getting tired. I'm losing my mind, don't leave me behind, we need a bit more time. So won't you hold me now like I never did anything to hurt you. I don't want to live a life without you, I'll watch the world burn without you.
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