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Des personnages de la S5 sont jouables (Merci de ne pas prendre un perso de la série non répertorié dans les PV [04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke 179893249 )
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[04/08/2482] Before you find your soulmate, you must first discover your soul | Bellarke

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Clarke Griffin
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MessageSujet: [04/08/2482] Before you find your soulmate, you must first discover your soul | Bellarke [04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke EmptyDim 9 Juin - 23:40

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Before you find your soulmate,
you must first discover your soul.

Meeting our soulmates brings an array of blessings in our lives. That happens because, first of all, our soulmates remind us to pay attention to our own souls, to rediscover them, and to embark on a journey of self-awareness doubled by love. We feel sometimes unexpectedly drawn to a certain person, even though we cannot rationally explain why it happens. However, the soul has its own radar, which is based on intuition and a knowledge greater than ourselves. This is what helps us find our soulmates. A true soul mate is a mirror, the person who shows you everything that is holding you back, the person who brings you to your own attention so you can change your life. We believe that once we’ve found our soulmate, life will become an easy ride. The beauty of a soulmate connection, however, is that soulmates challenge each other to grow and to become better, not to stagnate in a mindless comfort.

Aujourd’hui est un jour spécial. Mais, pas pour moi. Ou du moins, je ne m’attends absolument pas à ce que ce même jour si spécial pour deux résidents du bunker finira par le devenir, pour moi aussi, dans quelques heures à peine et sans même m’y attendre. D’une façon différente, certes. Pas de mariage prévu pour moi. Ce soir, je serai encore une Griffin lorsque je fermerai les yeux. Mais, ce qui va finir par arriver aujourd’hui résonne presque comme une promesse timide d’avenir. Comment pourrais-je deviner qu’une telle chose finira par m’arriver, alors que je suis retenue par ici contre ma volonté, de toute façon ? Car aujourd’hui, ce n’est rien de moins qu’un mariage qui sera célébré, ici, entre ces murs. Et moi, ce genre d’événements, ça a toujours le don de me mettre la larme à l’œil lorsqu’il est vrai. On ne peut pas mentir avec les sentiments. Ce point-là, j’en ai méchamment pris conscience ces dernières semaines, mais n’allons pas trop vite voulez-vous. Bref. Un mariage. Et oui, à ce sujet, j’ose croire en l’âme sœur. La vraie. Celle avec qui on finit par vivre le reste de sa vie, avec ces deux âmes et ces deux corps qui se complètent à un tel point qu’on en sort plus fort. Ensemble. Cette autre personne qui, dès qu’elle se trouve à nos côtés rend n’importe quelle épreuve de la vie plus simple, plus belle ou simplement moins désagréable. Là, vous êtes en droit de vous demander si je ne divague pas un peu et si l’objet de ma longue réflexion menée en cet endroit n’a pas déteint sur ma sensibilité au sujet de l’événement à venir. Moi-même, alors que je me prépare en compagnie de quelques autres filles du dortoir, (enfin, alors qu’Harper s’amuse à tenter de dompter ma crinière blonde aussi propre que du temps de Phoenix serait plus exacte !), je ne sais plus où j’en suis. Ou plutôt, j’ai peur d’ouvrir les yeux, sur tout ça. Harper semble avoir compris que j’étais perdue dans mes pensées, une fois de plus, alors qu’elle met les dernières touches à cette [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] façon McIntyre. « Désolée.. » que je finis par glisser à voix basse alors que je croise son regard dans le miroir. Elle paraît amusée de m’avoir prise en flagrant délit, alors qu’elle s’éloigne pour enfiler sa belle robe prêtée pour l’occasion. Parce qu’elle est au courant de toutes ces questions que je me suis posée ces dernières semaines, profitant ainsi d’un des avantages non négligeables que me procure le bunker : pouvoir être dans ma bulle. Sans Zack, sans Bellamy. Juste moi. Moi et ma tentative désespérée de savoir ce que j’attends et ce que je veux vraiment.

Finalement, on ne tarde pas à quitter notre dortoir. Tous ensemble. Entendant la voix de Nate derrière moi, je ralentis un peu le pas pour finir à son niveau, laissant Harper et deux autres personnes passer devant moi pour cette petite balade dans les couloirs. Cela me fait assez bizarre de marcher à nouveau avec des talons. Je n’en avais pas porté depuis quelques semaines avant mon emprisonnement ! Et nous voir tous, habillés de la sorte, j’avoue que ça m’arrache un petit sourire aux coins des lèvres. Aller, juste pour aujourd’hui au moins, on pourra juste un peu profiter des festivités qui nous attendent et mettre ainsi entre parenthèses les agissements dans l’ombre de nos hôtes, non ? Nate me devance alors que j’allais lui glisser quelques mots sur la classe folle qu’on a, nous, les co-anniversés tout en marchant à ses côtés. Et oui, c’est un petit plaisir personnel d’avoir gagné quelques centimètres par rapport à son avance habituelle.. « Merde, tu ressembles presque à une femme, comme ça ! » Son petit air taquin qui accompagne ses mots me fait lever exagérément les yeux au plafond, juste pour lui montrer que j’ai bien saisi sa taquinerie. Elle aussi assez habituelle entre nous. Tournant ma tête vers lui, tout en continuant de marcher, je réponds sur le même ton. « Presque, t’as vu ! » Comme les talons, en tout cas, cela fait vraiment super longtemps que je n’ai pas porté de robe. Et ce n’est clairement pas à la surface qu’une telle tenue est recommandée ! « Et toi, on dirait presque que tu as la classe nécessaire qu’impose le Club des Co-anniversés ! » Presque, seulement. Je ponctue ma sublime intervention d’un large sourire que je lui adresse. Je l’aime bien, mon petit Nate. Et j’aime bien aussi l’embêter de temps en temps. Comme lui en fait. Mais, on se rend toujours la pareille ! Je regrette un peu de ne pas avoir pu le connaître davantage sur l’Arche, mais ce n’est jamais trop tard paraît-il !

Finalement, notre petit groupe arrive enfin au centre de toute cette effervescence souterraine. Et, je dois le faire remarquer.. « Wow.. C’est.. Magnifique ! » que je lance dans un murmure, assez impressionnée par le relooking de la salle. Ils ont bossé comme des fous pour tout installer si rapidement ! Rapidement, on finit par être rejoint par un groupe de jeunes du bunker avec qui on s’entend plutôt bien. Tous dans leurs plus belles tenues, eux aussi ! Pour ma part, j’ai hérité d’une robe bleue foncée qui s’accorde plutôt bien avec mes yeux, et que je trouve vraiment super belle. Ils ne déconnent pas, au Mont Weather. Que ce soit au niveau de l’organisation comme des tenues de fêtes dont ils disposent.

En tout cas, la matinée avec la cérémonie passe très vite. Évidemment, j’ai beau ne pas être si proche que ça des mariés du jour, l’émotion de ces vœux échangés m’a juste arracher quelques larmes. On ne se refait pas, que voulez-vous. Et encore moins lorsque comme moi, pour le coup, on se pose des centaines de questions. Comme, par exemple, est-ce que je me marierai un jour ? Est-ce que j’aurai fait le bon choix ? Assise sur une chaise décorée pour l’occasion, une fois de retour dans la salle commune, je mets un peu de temps à revenir dans le présent. Une fois de plus. Ce n’est que lorsque Willa, une résidente du bunker (que je soupçonne vouloir quelque chose de moi, depuis un moment) me rejoint que je reprends mes esprits, alors que de la musique commence doucement à se faire entendre, réveillant les danseurs du coin pour aller fouler la piste en rythme. Et ils sont vachement nombreux pour le coup ! Au moins, l’ambiance ne tarde vraiment pas à se réchauffer un peu. « Aller, Clarke, viens avec nous ! » qu’elle me dit, avec un large sourire en tournant la tête vers pas mal de jeunes du bunker et des nôtres qui se déchaînent à mesure que les titres s’enchaînent. Comme à mon habitude, je ne me fais pas trop prier. Juste un peu, histoire de ne pas être dans les premiers à se bouger, mais pas non plus dans les derniers cloués sur leurs chaises. Je n’ai même pas vraiment le temps de répondre que déjà, elle attrape ma main pour me mener jusqu’au petit groupe. De toute façon, on a appris assez vite que le repas allait être pas mal décalé de l’heure habituelle, mais je n’ai pas trop compris pourquoi.. Sans doute ont-ils besoin de plus de temps pour préparer ce repas de fête ? C’est possible, après tout. Toujours est-il que me voilà à danser, non loin de Willa dont je croise le regard. Elle est gentille, plutôt pas mal en plus. Surtout dans sa belle robe noire. Clairement, elle a un profil qui aurait pu m’intéresser si ça n’avait pas été autant le bordel dans ma tête, et que mon cœur n’était pas déjà pris. Évidemment, je ne me doute pas qu’elle a réussi à savoir que j’avais déjà été avec une fille, Amy. Que donc, elle pourrait potentiellement tenter sa chance avec moi, même si elle arrive clairement trop tard. La voilà qui se rapproche de moi pourtant, reprenant l’une de mes mains dans l’une de siennes, avant de la poser sur son épaule, alors même que le tempo de la chanson à venir ne laisse nul doute sur des rapprochements entre danseurs, platoniquement ou non. Les jeunes mariés ne sont pas loin, dans les bras l’un de l’autre. Et voilà comment je finis par être face à Willa. Heureusement, elle garde une certaine retenue alors que l’un de ses bras vient se poser en douceur et sagement contre ma hanche. Être face à elle est assez.. Perturbant. Ma cavalière du moment a les mêmes yeux qu’Amy, à les voir ainsi de plus près. Elle ne parle pas. La brune se contente simplement de me regarder, alors que moi, j'ai un peu de mal à soutenir son regard, j’ai l’impression d’y voir cette belle couleur verte qui m'a tant fait de mal par le passé ..

Si une chose est pourtant sûre, pour cette journée spéciale, c’est qu’en étant dos à la porte de cette salle commune toute aménagée pour l’occasion, je suis très loin de me douter de qui s’y trouve pourtant bel et bien.. Par chance, cette première chanson étrangement bien trop calme pour une telle situation est sur le point de se finir. Mais, une autre du même genre est prévue. Et sans savoir pourquoi, mais tout en sentant ce fameux regard sur moi, je ne suis plus vraiment à l’aise face à la jolie brune..

© MisterHyde

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Whatever our souls are made of, his and mine are the same

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Bellamy Blake
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[04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke Vide
MessageSujet: Re: [04/08/2482] Before you find your soulmate, you must first discover your soul | Bellarke [04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke EmptyMar 25 Juin - 0:54

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Before you find your soulmate, you must first discover your soul.- BELLARKE
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"Mon coeur est, en cet instant, un boulevard fortement éclairé par les étoiles qu'elle ravive une à une dans mon coeur meurtri. Je suis un grain de sable, elle est ma plage entière, je suis une goutte d'eau, elle est la rivière, je suis un arbre, elle est la forêt, je suis une planète et elle est l'univers. Je ne suis rien, elle est mon tout." Un millier d'étoiles dans mon coeur (Laetitia Celerien)

Spoiler:
 

Faisant gonfler exagérément mes joues en m’regardant dans l’miroir, j’relâche tout l’air accumulé à l’intérieur en un « plop » bien sonore. « C’est officiel : j’déteste les costards ! » Et c’est avec une dernière grimace à mon reflet que j’m’attèle à nouer la cravate pourpre autour d’mon cou. « J’ai l’air d’un Phoenicien, sérieux, c’est la mort ! », que j’ronchonne entre mes dents serrées par la concentration. Ouaip, j’ai beau être bourré d’talents à n’plus en savoir qu’en faire, niveau nouage d’cravate, j’suis pas l’plus doué qui soit. M’enfin bon, à ma décharge, j’ai dû en porter que 2-3 fois en tout et pour tout. Et à l’instar de celle que j’tente d’nouer là, elles n’ont jamais été à moi, donc, j’ai jamais réellement pu m’entraîner. J’ai appris la technique, mais pour c’que ça m’a servi, vous pensez bien qu’mon cerveau a fait l’tri des infos utiles et nécessaires, et d’celles qui sont plus emmerdantes qu’autre chose : l’coup d’la cravate est passée à la trappe ! « Il existe des Phoeniciens très biens ! » intervient Mr Pike, qui s’est rapproché d’moi pour m’filer un coup d’main avec ma cravate. Et sans m’en rendre compte, m’voilà à m’tenir encore plus droit qu’à mon accoutumé. Faut dire qu’le professeur Pike a l’genre d’prestance qui a un impact immédiat sur votre façon d’agir ou d’vous tenir. Ou c’est p’têtre juste moi, ça, parce que j’ai toujours été impressionné par cet enseignant, et qu’j’ai toujours cherché, inconsciemment, à pas merder devant lui. « Y’a plus d’licornes, si vous voulez mon avis ! », ne puis-je m’empêcher d’lui faire remarquer. C’qui m’vaut un regard d’la part du prof. J’lève les yeux au ciel. « Vous savez très bien qu’j’ai un léger… différent avec les ¾ de Phoeniciens… Et qu’c’est pas en passe d’s’améliorer… » Pas besoin d’être un génie pour comprendre ce à quoi j’fais allusion. Pike connaît mon passé, tout comme les événements qui m’ont fait arriver sur Terre, comme sous Terre. J’ai été un pion pour la Sydney, j’en suis d’nouveau un pour l’ancienne mouture du Conseil (soit un beau ramassis d’Phoeniciens !). Alors très sincèrement, les Phoeniciens et moi, on va pas devenir les meilleurs potes au monde avant des siècles au minimum ! « T’as mis tes différents de côté jusqu’à présent. Continue ! » m’encourage Pike, avant d’ajouter : « Voilà, là, c’est mieux. Enfin, ça sera mieux avec un sourire ! », dit-il, après avoir enfin noué ma cravate, regardant son œuvre d’un air fier, tout en tapotant sur mon épaule comme pour m’encourager d’son mieux. J’pousse un soupir, avant d’inspirer profondément. Et d’sourire. Comme si tout était pour le mieux dans l’meilleur des mondes, comme si on était pas dans la gueule du loup, en lieu et place des guerriers Grecques, dans l’cheval de Troie, durant la guerre lancée par la connerie d’Pâris. Sauf qu’là, on est pas passé par la case « assiègement d’la cité », mais direct’ par la case « Yo, on vient vous envahir sans qu’vous l’compreniez, mais on compte bien vous botter l’cul, même si on a pas d’armes. Car ouais, on est des malades, on vient mais sans armes. Non sans surprises ! Z’allez voir, z’allez kiffer ! » Un p’tit peu suicidaire ? Roh, pas grand-chose, juste c’qu’il faut pour qu’ça soit marrant ! Mais faut quand même avoir l’air bien loin de s’douter de c’qui s’trame ici. Donc, pas avoir l’air d’bétail qui sait qu’il vient d’rentrer à l’abattoir. Par chance, j’suis doué pour garder mon sang-froid et tout c’qui s’en suit. J’dirai bien merci à ma formation d’Garde, mais.. hey, les gars, faut admettre qu’c’est largement antérieur à tout ça, en fait ! Et c’est donc souriant, comme si j’étais sincèrement et profondément heureux d’me retrouver ici, que j’lance un grand sourire à Pike : « Merci Monsieur ! » que j’lui lance, reconnaissant d’son coup d’main. L’Arcadian hoche positivement la tête, avant d’partir pour finir de s’préparer. J’m’étire, faisant craquer quelque peu mon dos, tout en m’préparant à la suite. C’qui est plus compliqué qu’on n’le croit, car on n’peut pas anticiper grand-chose. Mais ça, c’est pas dérangeant. Ca aussi, j’suis habitué depuis longtemps, et mon passé d’Garde m’a aidé à être encore plus à même à gérer d’telles situations. Et ça fait un moment qu’on planifie notre infiltration sous cette maudite montagne, alors ça va, on est pas venus en aveugles non plus ! On connaît les lieux aussi bien qu’les délinquants et Natifs qui s’en sont enfuis, ont pu nous les décrire. On connaît aussi bien les mœurs des Montagnards que c’qu’ils ont pu apprendre en restant ici, et aussi via les échanges radios qu’ont eu lieu avec la surface. Mais j’avoue qu’on s’attendait pas forcément à rester aussi longtemps en quarantaine (j’avais des envies d’meurtres avec leurs prélèvements à peine intrusifs, surtout quand on sait c’qu’ils projettent d’en faire, ces enfoirés !). Et on n’s’attenait surtout pas à finir autorisé à enfin quitter la quarantaine, mais avec l’obligation d’se déguiser en véritables snobinards. Sur l’Arche, j’aimais déjà pas les soirées durant lesquelles, à cause d’la Garde, j’devais m’fringuer d’la sorte. J’me sens franchement pas à l’aise dans un costard, même si celui qu’on m’a prêté ici est nettement d’meilleure facture qu’celui qu’on m’refourguait dans l’Espace ! Elle est d’un noir qu’est penche nettement plus vers le noir qu’vers le gris, en dépit des années écoulées, et des lavages successifs auxquels elle a pu être soumis. L’pantalon, comme la veste, est blanc. Bon, blanc un peu fadasse, mais l’temps est cruel avec les vêtements, malheureusement. Et y’a du noir, sur les revers d’la veste. C’est presque joli, juste loin d’moi, de c'que j'suis en réalité… Mais on va faire avec….

J’pousse un dernier soupir, quand on quitte la pièce, pour aller… on n’sait pas trop où… enfin, si, on sait qu’on va retrouver les délinquants là depuis un moment, et les Archéens qui sont venus un peu plus récemment. Mais on n’sait pas trop pourquoi on doit être déguisés d’la sorte, par contre. Car j’ose espérer qu’ils s’habillent pas comme ça en permanence. Sinon, j’vais presque m’proposer volontaire pour qu’on m’prélève ma moelle (c’est d’l’ironie, les gars, on s’détend !). « Pourquoi moi, j’ai l’air d’un clown, et toi, t’as presque l’air d’un James Bond ? » que j’peste, en m’mettant à côté d’Aaron, faisant la moue. C’qui amuse mon meilleur ami, mais j’ai pas l’temps d’l’entendre m’expliquer son secret (car ouais, j’ose bien espérer qu’il m’en aura fait part, tout d’même !), car une voix s’élève, derrière nous, dans l’couloir qu’nous empruntons. « Mr Blake ! Quel plaisir de vous voir ici ! » Cette simple voix a l’mérite d’me faire m’arrêter d’un coup, tandis qu’des frissons, loin d’être agréables, m’parcourent l’échine, et des souvenirs amers m’assaillent. Les corvées humiliantes imposées en tant qu’étudiant Garde. Parce qu’soit disant, qu’ça reste formateur, des merdes du genre. Si c’était une technique assez courant durant notre formation, certains y avaient plus l’goût à soumettre les élèves qu’d’autres…  Les remarques plus méprisantes qu’formatrices. Mon nom d’famille lui est clairement jamais revenu. Faut dire qu’son père était un des Commandants, quand mon paternel a décidé d’voir c’que ça faisait, d’tirer sur un Chancelier en fonction ! Alors évidemment, l’patronyme Blake lui rappelait l’échec familial ! Les railleries pleines d’jalousie en voyant qu’j’réussissais, envers et malgré tout. Et qu’on parlait même déjà d’me monter au même rang qu’lui ! Ca, j’crois qu’ça lui avait méchamment foutu les nerfs… C’soir où il a « gagné », où j’l’ai supplié d’pas contrôler la brunette qui s’trouvait derrière moi, où j’aurai été prêt à subir la moindre humiliation qu’pouvait imaginer son esprit pervers et sadique, mais où il a refusé. C’soir où, par ma faute, Octavia m’a été prise, et où notre mère en a été jugée comme traître à l’Arche… C’était pas assez, évidemment, fallait en rajouter une couche… C’jour où il est venu m’voir, m’offrant un marché atroce : O. allait être envoyée sur Terre, j’avais une chance d’la suivre, mais pour gagner ma place et protéger ma p’tite sœur, j’devais devenir un tueur. Comme mon père. L’parallèle l’avait bien fait sourire, quand il avait appuyé sur ces mots… Bâtard ! « Shumway ! », soufflé-je entre mes dents. Et nan, moi, j’donne pas dans le « Monsieur », mode cirage de bottes. Ses bottes, j’leur crache dessus (au sens figuré !). J’emploie c’mot qu’pour les hommes qu’on vraiment mon respect. Les autres, qu’ils aillent s’faire foutre. J’l’entends s’presser pour m’rejoindre, et s’arrêter, une fois arrivé vers Aaron et moi. « Quelle étrange surprise – bonne ! – de vous retrouver tous deux par ici ! », dit-il, d’un ton suintant l’hypocrisie la plus complète… « C’est juste une surprise pour moi d’vous recroiser là ! » que j’lui réponds, d’un ton mielleux. Mais si mon ton parait doux, l’regard que j’lui lance est sans équivoque. De même que l’refus que j’lui balance dans la gueule, d’lui serrer la main qu’il m’tend. Il conserve malgré tout son sourire – genre, on est vraiment d’vieux potes qui savourent la joie d’ces retrouvailles impromptues – et s’tourne vers Aaron, pour l’saluer à son tour. Si l’Burton daigne lui serrer la main, un visage indifférent, j’connais assez bien mon meilleur pote pour savoir qu’il n’s’est plié à cette mascarade qu’pour éviter d’jeter encore plus d’huile sur le feu. Aaron est au courant de ce qu’l’autre salop m’a sorti, sur l’Arche, enfin, d’sa dernière merde, j’veux dire, que les autres, majoritairement, Aaron était présent aussi. Alors même si on sait qu’le Shumway approuve pas forcément les chemins sinueux qu’ont parcouru ses potes pour acquérir l’pouvoir, il les a aidé, et ça, bah, ça joue pas en sa faveur. Surtout pas quand on repense à c’qu’il a incité d’autres à faire pour sa cause de merde ! J’sais cependant qu’intérieurement, mon pote a très certainement a lutter contre lui pour foutre son poing dans la gueule d’la tête de con qui nous fait face. Tête de con qui, d’ailleurs, fini par faire comprendre à Aaron qu’sa présence n’est plus nécessaire par ici, d’un regard, et d’un geste d’la même, qu’il accompagne d’un « Monsieur Burton, on vous rejoint après, on a parler avec Monsieur Blake ! » Ah ? Première nouvelle ! J’aime être au courant de c’qui s’passe dans ma vie en dernier, c’est cool ! Aaron tourne aussitôt la tête vers moi, comme pour m’jauger du regard. J’vois bien qu’il hésite à imposer sa présence, craignant visiblement que j’fasse une connerie. J’lui renvoie son regard, arquant les sourcils d’un air interrogateur (doute-t-il vraiment de mes capacités à éviter d’faire des conneries, alors qu’il a découvert qu’j’ai veillé sur ma famille plus encore qu’il ne l’aurait envisagé ?), tandis qu’mes épaules s’affaissent (sérieux, un tel manque d’confiance en moi, c’est presque vexant !). L’échange d’regards n’dure qu’une poignée d’secondes, y’a pas besoin d’plus entre nous, pour qu’on s’comprenne, et c’est bien un truc qu’a toujours fiat chier nos anciens camarades Gardes, à l’époque, l’fait qu’on fonctionnait aussi bien, aussi facilement. Sans mot dire, il fini par tourner les talons, s’éloignant, rejoignant les autres, peu importe où on nous amène. Pendant quelques secondes, Shumway n’bouge pas et n’dit rien. Son attention toute entière est tournée dans la direction qu’a pris Aaron pour partir. Et quand les bruits d’ses pas indiquent clairement qu’il n’est plus là, et qu’sa silhouette a enfin disparu au détour d’un couloir, l’Garde s’active de nouveau. Il reprend la route, j’lui emboîte tout naturellement l’pas, restant sur mes gardes. Comme pour entretenir l’illusion qu’le pouvoir est entre ses mains, il garde volontairement l’silence un long moment. S’il croit qu’ça va m’rendre plus nerveux, c’est qu’il s’trompe de bonhomme, l’autre débile, clairement, il ignore à qui il a à faire ! Finalement, il rompt l’silence, soit parce qu’il estime qu’il m’a assez fait comprendre qui menait la danse, soit parce qu’il a compris que j’allais pas l’ouvrir, vu qu’j’ai rien à lui dire, moi ! « Je ne sais pas par quel subterfuge vous avez convaincu l’Arche de vous faire venir jusqu’ici, vu votre récent exploit là-haut… » Evidemment, il met sur le tapis c’qu’il m’a forcé à faire. Et évidemment, il va pas admettre à haute voix, son rôle dans toute cette histoire. S’il veut jouer, on va être deux… « Oh, j’ai fait don d’mon corps… Vous savez… Telle mère... tel fils…. » J’ai jamais dit à quel jeu j’allais jouer, moi. Mais il savait bien c’que ma mère faisait, il en a profité, à l’époque, lui aussi, pour qu’elle ait connaissance des prochaines visites d’la Garde vers chez nous, ou d’toutes autres infos pouvant lui être à minima utile pour nous éviter toutes emmerdes… J’avoue : c’était une pique facile, à lui adresser. Mais j’allais pas lui dire la vérité, et fallait bien que j’sorte quelque chose. Pis au vu d’notre dernière conversation, il s’doute bien qu’nos multiples antécédents n’intercèdent pas en sa faveur pour que j’garde pour moi, l’dégoût qu’il m’inspire ! « On ne peut visiblement pas dire Tel père, tel fils, en ce qui vous concerne, par contre… Je me suis trompé sur votre compte : vous étiez meilleur à l’entraînement que vous n’avez su l’être quand il le fallait… », prend-t-il soin de poursuivre, d’une voix plus basse, n’voulant pas qu’n’importe quelle oreille indiscrète n’comprenne son propos. D’autant moins qu’on vient d’arriver devant la grande salle dans laquelle tout l’monde est visiblement réuni, et en train d’célébrer je n’sais trop quoi. Et ce spectacle impromptu nous a tout les deux fait nous arrêter, vers le seuil, même si lui continue à glisser à mon encontre, ses paroles, assez discrètement. « Restez à votre place, cela vaut mieux pour beaucoup d’monde, Caporal-Concierge Blake… » OK… J’avais décidé d’ignorer sa précédente réplique, parce que j’avais mieux à faire qu’rentrer dans son jeu à la con. Sauf qu’il a légèrement dépassé la limite à n’pas franchir. La menace est là, flottant dans ses mots, jusqu’à la posture qu’il a quand il profère ses quelques mots. Y’a pas qu’moi qu’il menace, là. Y’a ma sœur, ou toutes les personnes auxquelles il peut bien savoir que j’tiens. Lui et sa p’tite bande de potes, ils ont l’bras long. Manque de bol pour eux, s’ils m’ont entubés toute ma vie durant, maintenant, c’est fini. Ca va être galère pour eux d’me faire pression dessus, une fois qu’j’aurai contribué à les faire sortir d’ici, leur éviter une mort certaine, hein ? (Ouais, j’suis optimiste quant à nos chances d’réussite, j’ai l’droit d’y croire !) Bref, j’aime assez peu qu’on m’menace, j’trouve d’assez mauvais goût qu’on raille ma déchéance professionnelle, et j’exècre plus encore qu’on songe à mettre en danger la vie des gens qu’j’aime. J’m’accorde toutefois quelques secondes pour observer les lieux, et rendre un peu la monnaie d’sa pièce à l’autre enflure : moi aussi, j’peux jouer avec les nerfs des gens. Puis j’me tourne vers lui, l’fixant tout en reculant un peu, et en lui disant que : « Faites confiance à votre instinct, il n’vous a pas trompé, j’tenais juste pas à ressembler à mon père. Mais j’reste toujours meilleurs que vous… », p’tite allusion au fait qu’parfois, durant les entraînements d’notre formation, on s’retrouvait face à certains Gardes plus hauts placés qu’nous, et qu’pendant nos séances de tirs, à la longue, j’en étais venu à la limite de l’humilier parfois… « J’aurai bien l’occasion d’vous l’prouver  un d’ces jours ! », que j’conclu, formant un pistolet avec chacune d’mes mains, tandis qu’ma langue claque contre mon palais, et que j’lui lance un p’tit clin d’œil railleur. Ouais, j’sais, j’joue avec le feu. Œil pour œil, dent pour dent. Il vient d’me menacer, bah, ouais, j’en fais de même. P’têtre pas malin, mais bordel, j’en ai marre qu’on m’prenne pour un trouffion, les gars. On est sur Terre, maintenant (bon, OK, présentement, c’est même sous Terre, mais qu’importe !), et les choses ont changés, par rapport à l’Arche. Alors préparez-vous à voir c’dont l’Blake est capable, et fermez vos gueules (ça sera d’intérêt publique, ça, j’vous prie d’me croire !). Bref, à mes yeux, il l’a pas volé, cette réplique. Et c’est fier de moi que j’me remets dans l’sens d’la marche, lui tourne le dos, et m’casse, pour rentrer dans c’qu’a tout l’air d’être une salle des fêtes.

J’pousse un soupir en voyant la salle : y’a des trucs qu’ils ont besoin d’compenser, pour avoir autant sorti l’grand jeu ? Bon, ça reste beau malgré tout, j’dis pas l’contraire. Pis ça change de c’dont j’ai pu avoir l’habitude, au sein d’la Colonie. Pour autant, j’oublie clairement pas où j’me trouve, ni c’que ces individus comptent faire à mon peuple, afin d’être en mesure d’aller à la surface. Mais j’sais qu’il faut que j’maintienne les apparences, que j’ai l’air d’me sentir à l’aise ici, enfin en sécurité par rapport à la difficile vie qu’on a vécu, sur Terre. Alors j’joue l’jeu. Je « joue » un rôle depuis mon plus jeune âge, j’suis habitué à ça ! Et j’suis tellement dans l’rôle du mec occupé à scruter les environs, que j’fais pas gaffe à où j’marche. Et m’voilà donc à manquer d’rentrer dans quelqu’un. J’ai à peine le temps d’lancer un p’tit « Désolé ! » et de lancer un p’tit regard vers ma malencontreuse victime, qu’celle-ci s’jette dans mes bras. Geste qui m’surprend, et m’voit m’tétaniser littéralement, tant j’m’y attendais pas, et tant j’suis pas franchement à l’aise avec d’tels effusions d’joie ou d’affection quand ça n’est pas avec O. Non pas qu’j’aime pas ça ou qu’j’sois trop pudique, c’est juste qu’j’ai pas non plus été l’gosse l’plus habitué à être pris dans les bras par des gens extérieur à la famille. Car dans ma famille, ma mère n’était pas des plus câline non plus. Disons qu’elle avait ses moments, ceux durant lesquels l’instant maternel était vraiment présent, et non entravé par la folie qui la rongeait de plus en plus, et qui avait gagné en intensité en elle, avec les coups que lui affligeait autrefois l’paternel. Donc, ouais, si j’suis pas super pudique ni frileux des p’tits gestes d’affection, j’suis plutôt habitué à être celui qui les initie (principalement avec O., ou autrefois avec Elizabeth), qu’à être celui qui les reçoit. Revenons-en à cet instant présent, et à c’câlin surprise. C’est avec le « Bellamy ! » soulagé qui filtre entre ses lèvres, que j’réalise d’qui il s’agit « Fox ! », et qu’mes bras s’nouent autour d’la frêle Waldénite. La pauvre, j’la sens trembler contre moi. J’me doute que les dernières semaines n’ont pas été faciles pour elle. La vie dans son camp n’a pas été une chose aisée, à cause des Grounders. Malgré tout, elle s’est portée volontaire pour aller à Polis et essayer de contracter un accord de paix, avant de voir la malchance guider ses pas jusqu’à ce maudit bunker. N’soyez pas surpris : évidemment qu’j’ai pris d’ses nouvelles, une fois arrivé à l’autre camp. J’l’avais aperçu, dans la navette, et comme elle a grandi dans l’logement juste à côté du mien, et qu’une amitié avait autrefois uni nos parents, il est normal que j’me sois inquiété pour elle également. « T’aurais pas dû venir ici… », m’fait savoir à voix basse, la brunette, toujours dans mes bras. Evidemment. On m’a dit qu’elle a fait parti d’ceux qu’ont tenté d’quitter les lieux, mais qui n’ont pas réussi, malheureusement, et qu’elle sait donc c’qui s’trame par ici. « Fox, tu m’fais confiance, hein ? », que j’lui demande, murmurant à mon tour. La sentant hocher doucement la tête, celle-ci appuyée sur mon épaule, j’conclus d’un « Alors continue ! », tandis qu’un léger sourire étire mes lèvres. Ouais, mine de rien, ça fait plaisir d’voir qu’même si elle sait qu’la situation craint méchamment dans l’bunker, elle continue à m’faire confiance d’la sorte, sans pour autant savoir c’qu’est prévu. D’autant plus que j’sens bien la tension qui habite son corps en cet instant précis. « Ca fait du bien de te voir ici. » ajoute Fox, en se détachant de moi, et en m’adressant un grand sourire. J’la sens encore un peu hantée par la vérité qu’elle sait s’dissimuler sous les joies décorations d’ce bunker, et ça m’met un peu la pression, d’la voir m’regarder avec autant d’confiance. « Normal, j’embellis n’importe quelle fête par ma simple présence, c’est connu ça ! » est la p’tite connerie que j’lui sors, histoire d’lui tirer un sourire plus franc qu’celui qu’elle m’présente pour l’instant. Elle ouvre la bouche pour m’répondre quelque chose, mais la voilà coupée dans son élan par l’apparition d’quelques autres délinquants, parmi ceux qu’ont été dans l’même camp qu’moi. De là, ça devient assez compliqué pour moi d’parvenir à les écouter, car ils parlent tous en même temps. De c’que j’peux en comprendre, ils n’sont pas au courant de c’que nos hôtes comptent faire de nous, au contraire, ils sont heureux d’être ici. Faut dire qu’c’est tentant, c’bunker. On est au chaud, y’a apparemment d’vrais lits largement plus agréables que ceux qu’on avait dans notre camp, y’a d’la bouffe et même des trucs qu’ont n’connaissaient que d’nom dans l’Espace, y’a ni les menaces d’un temps merdique ou d’une faune et d’une flore redoutable, ni celle d’sauvages ! Evidemment, ils sont donc plus qu’ravis d’être ici ! J’vais pas leur jeter la pierre ! D’autant moins qu’ils ont apparemment réussi à sympathiser avec d’autres jeunes, et qu’ils ont pu s’éclater avec quelques jeux vidéo ou autre distraction qu’on n’retrouvait pas sur la Colonie ! J’les écoute d’une oreille distraite, observant les environs. Ce faisant, j’aperçois, à quelques mètres d’moi, les retrouvailles entre les Miller. Mr Miller s’était montré très inquiet pour son fils, dès qu’il a été mis au courant de c’que Nathan risquait d’subir par ici… Ces retrouvailles résonnent d’manière particulière en moi, m’ramenant à celles que j’ai connu, avec ma sœur, tout en m’rendant un peu triste : contrairement à la plupart des délinquants, d’tels instants d’joie, j’pourrais pas connaître, mes parents n’sont plus, et d’toute façon, mon paternel n’serait jamais arrivé n’serait-ce qu’à la cheville de l’Arcadian, niveau fibre paternelle… Il n’fait aucun doute qu’il n’aurait juste jamais pris part à cette attaque contre l’bunker, pas même pour sauver la vie d’ses enfants, tant il pensait qu’à sa gueule de poivrot ! Mes lèvres s’étirent en un fin sourire nostalgique, et un brin envieux, j’l’avoue, des quelques scènes similaires à celle offerte par les Miller, qui s’retrouvent à divers endroits d’la salle. Mais c’est pas parce que j’aurai aimé avoir un tel lien avec l’un d’mes parents, que j’suis malheureux d’savoir que ça s’produira pas. J’ai retrouvé O., c’est là l’essentiel, après tout ! J’reviens sur Terre – enfin, sous Terre plutôt – en voyant Nate m’faire un p’tit signe d’la main, pour m’saluer, quand il croise mon regard. On n’est pas les meilleurs potes qui soient, on s’est surtout croisé à quelques reprises dans les couloirs de l’Arche, notamment quand il allait voir son père (car non, on n’s’est pas croisé durant nos formations respectives, étant donné notre écart d’âge !). J’lui rends son salut d’un signe de la tête, revenant sur l’petit groupe qui m’entoure. « Vous savez où est Aaron ? », je n’tarde pas à leur poser cette question, car si j’suis content d’les retrouver, j’ai comme l’impression d’étouffer un peu à leurs côtés. En même temps, j’suis littéralement prisonnier sous une tonne de terre, après avoir été à l’air libre, et dans un endroit clairement peu fréquentable, donc, ouais, l’impression d’étouffer est pas qu’psychologique !

Etant donné qu’nul n’est en mesure d’me renseigner quant à la localisation d’mon meilleur ami, j’tente de l’trouver d’moi-même, m’éloignant quelque peu du p’tit groupe pour l’faire plus tranquillement. La p’tite bande est occupée à discutailler, ils n’font pas trop gaffe à ma soudaine disparition. J’cherche la silhouette d’mon débile d’meilleur ami, et enfin, j’l’aperçois, vers une table, parlant avec un des délinquants présents depuis un moment ici. Et alors que j’m’dirige vers Aaron, j’aperçois du coin d’l’œil une silhouette qui m’parait relativement familière. Et c’qui s’produit par la suite relève plus du domaine de l’inconscient qu’autre chose, car durant les quelques micro-secondes qui suivent, j’ai qu’vaguement vu la danseuse en question, donc, son identité, j’en suis pas sûr. Pourtant, voilà tout d’même qu’mon cœur en loupe un battement, d’manière totalement étrange et incompréhensible, rien qu’à cause d’ce bref « éclair bleu » qu’il vient d’entrapercevoir, d’cette drôle d’impression d’familiarité qu’cette sommaire vision a déclenché en moi. Belle preuve qu’mon inconscient est nettement plus sur l’qui-vive que moi, et largement plus à même d’décrypter certains sentiments troublants qui ont commencés à pointer l’bout d’leur nez en moi, tout récemment. Ma curiosité s’retrouve naturellement éveillée et m’pousse donc à regarder un peu mieux, pour voir d’qui il s’agit. Et d’nouveau, mon inconscient réagit : en à peine un souffle passé à entrevoir la nuque d’la mystérieuse danseuse, mon cœur s’met à s’agiter un peu plus rapidement qu’à son accoutumée. Rentrez-vous dans l’crâne qu’mon inconscient est largement plus en phase avec mes sentiments qu’moi-même. Ouais, j’aurai pu mettre à profit les derniers jours pour réfléchir un peu, mais outre l’fait que j’avais un peu autre chose à foutre, faut quand même rappeler un truc, un tant soit peu important : fin juin, ça a fait un an qu’Elizabeth est morte. Et j’avoue qu’cette réalisation n’m’est venue qu’bien en retard, tant j’avais fort à penser, avec le trajet à faire jusqu’au camp d’O, les retrouvailles avec ma sœur et ceux d’son camp, aider à l’amélioration d’ce même camp, faire l’aller-retour d’mon camp jusqu’au l’autre avec mes anciens camarades d’infortune, puis toute l’histoire avec le bunker… Alors ouais, j’l’avoue, et non sans honte : cette triste date anniversaire d’sa mort, j’en ai pris conscience qu’bien des jours et des jours plus tard. Alors ouais, clairement, c’est assez difficile, au vu d’ma situation, d’parvenir à percuter qu’une autre jeune femme a su s’faire une place dans mon cœur, alors qu’celui-ci est encore brisé d’la mort soudaine et imprévue, d’mon 1er amour. D’où l’fait qu’seul mon inconscient réagisse d’la sorte, et qu’ma conscience, elle, s’voile littéralement la face ! Plutôt difficile d’assumer qu’on ait apparemment tourné la page aussi vite, et qu’surtout, si on s’est mis dans une situation qu’est des plus suicidaire, c’est en grande partie pour sauver celle qu’a délogé d’votre cœur la fille à qui vous aviez juré des années durant, d’jamais l’oublier ni d’jamais cesser d’l’aimer. Pourtant, la graine d’la réalisation d’tout ça est déjà là, sommeillant quelque part en moi, et résonnant dans les moindres fibres d’mon être, à la simple vision d’une silhouette qu’a tout l’air d’être celle d’la Griffin. Pour preuve : la cadence d’mon palpitant n’perd pas en intensité quand, consciemment, j’reconnais enfin Clarke (encore plus sûr qu’jamais qu’c’est bien elle, quand j’l’aperçois d’profil, la blonde ayant légèrement bougé durant sa danse.). Si j’ai conscience d’la réaction d’mon cœur, j’comprends juste pas vraiment c’qui s’passe. Largement plus facile d’sauter à la conclusion qu’c’est juste un « choc » d’la voir dans une telle tenue. J’l’ai pourtant déjà vu en robe, une fois ou deux, sur l’Arche, durant quelques soirées qu’j’étais tenu à encadrer en tant qu’Garde. Tout comme j’l’ai déjà vu nettement plus apprêtée que j’n’ai pu la voir depuis qu’on est arrivés sur Terre. Et malgré tout, j’me retrouve perturbé, en la voyant dans sa robe bleue, ses cheveux délicatement relevé en un élégant chignon partiellement tressé. J’suis tellement subjugué qu’voilà qu’on fini par m’bousculer en évoluant sur la piste de danse. Revenant à moi, un brin abasourdi, j’secoue la tête, comme pour m’remettre les idées en ordre. Et d’manière franchement pas consciente, m’voilà à m’approcher d’elle. Ouais, ça, j’n’en prends conscience qu’lorsque j’dois fendre la foule pour aller jusqu’à elle. C’est presque dans un état second que j’m’arrête finalement à son niveau, tandis qu’elle m’tourne toujours le dos, occupée à danser en silence, avec une jolie brune moulée dans une élégante robe noire. La jalousie qui m’envahi est tellement inconsciente que j’suis loin d’pouvoir la sentir en moi, ou du moins, l’analyser comme telle. J’me dis juste qu’la Phoenicienne a plutôt bons goûts (du moins, pas en matière d’mecs, quand on voit qui elle s’coltine en tant qu’petit-ami, y’a d’quoi s’poser des questions !). Et qu’elle attire décidemment un peu trop les regards sur elle, à en juger la façon qu’a la brunette d’l’observer et d’se rapprocher progressivement d’la Griffin, l’air de rien, à l’approche d’la nouvelle chanson. Et d’nouveau, m’voilà à agir sans en avoir véritablement conscience. « Tu m’déçois, Princesse ! » que j’ronchonne, m’trouvant juste derrière elle, insistant bien sur son p’tit surnom, tout en veillant soigneusement à maintenir une certaine distance entre nous. « J’te confie les gosses l’temps d’rassembler toute la famille, et j’apprends qu’tu profites d’mon départ pour t’éclipser, avec certains enfants et en abandonnant les autres ! Mais sans laisser d’mots ni rien ! » J’secoue la tête, feignant la déception la plus complète : qu’on m’donne l’oscar, j’suis doué, j’crève l’écran inexistant ! Et j’poursuis ma diatribe, alors même qu’elle s’retourne enfin, lui offrant toujours un visage rudement attristé d’une telle attitude. « Et là, j’arrive enfin après un long voyage, et même pas tu m’salues correctement ! Heureusement qu’les enfants rattrapent le coup hein ! ». (Nan, j’veux pas un câlin d’la blonde. A peine ouais !) Pour bien montrer ma peine, j’finis même par poser ma main droite sur mon p’tit cœur, comme s’il souffrait d’l’indifférence prétendue qu’la Griffin a réservée à mon arrivée dans l’bunker ! J’penche quelque peu la tête sur l’côté, pour regarder enfin la blondinette, snobant complètement sa cavalière (oups ! Ou pas !), et j’conclue : « T’sais, si t’voulais divorcer, et avoir la garde d’certains marmots, on aurait pu passer par un avocat, au lieu d’faire tout ça ! » Et comme pour illustrer le fiasco d’la situation, j’ouvre les bras, désignant ainsi ce « gâchis », alors que j’pousse un soupir. « A l'amiable, ça s'serait fait sans souci. Ta liberté, mon bracelet-héritage... Pas d'scènes, et les enfants heureux malgré tout ! », que j'ajoute, un brin moralisateur, tout en secouant la tête, dépité qu'ça ne s'soit pas passé comme ça ! Et voilà qu’mon cœur rate un nouveau battement (faut qu’j’aille voir un doc moi. Même si j’sais qu’y’en a une qui sera plus qu’ravie d’m’ausculter !), quand j’pose enfin les yeux sur elle, que j’observais qu’à moitié jusqu’alors. Et si l’simple fait d’l’avoir aperçu d’dos avait d’quoi m’troubler, c’est en rien comparable avec la vision complète et plus rapprochée, d’Clarke dans sa robe. J’tente d’garder un air relativement indifférent, mais si on s’attarde un peu plus sur mes yeux, rien qu’sur mes pupilles, par exemple, on comprend clairement qu’c’est juste une façade, tout ça ! « Heu… Tu dois être Zack… J’ferai mieux de vous laisser… » voici c’que j’entends, au début, vaguement, d’la part d’la brune. Etrangement, mes oreilles s’font plus attentives quand elle m’prend pour Zack. « Ca, c’est méchant ! » que j’proteste, tel un gosse à qui on a volé ses jouets dans la cour de récré, alors qu’elle s’barre (enfin). « OK, j’ai l’air d’un pingouin en c’moment, mais… pas à c’point-là ! Si ? », que j’ronchonne, jouant avec ma cravate, ayant soudainement l’impression d’étouffer. Du regard, j’sollicite l’avis d’Clarke, après tout, elle devrait pouvoir m’en dire plus sur la question, elle, nan ? Mais elle a pas vraiment l’temps d’répondre quoi qu’ce soit, car on m’tapote sur l’épaule pour attirer mon attention. « Il me semble qu’à cause de toi, mademoiselle Griffin se retrouve sans personne pour terminer cette danse qui vient de commencer. Faut se faire pardonner ! » Et voilà qu’Pike (qui était visiblement en train d'parler avec une Archéenne qui dansait, présente par ici depuis la 1ère vague à s'être installée là !), s’érige en maître des bonnes mœurs, en m’suggérant d’remplacer la cavalière qu’la blonde a perdue. Ca, ça a étrangement l’mérite de m’clouer nettement plus le bec que la Montagnarde qui m’prenait pour Zack, tout à l’heure. C’est moi, où il fait chaud ? Et bordel, sous la montagne, on respire super mal, vous trouvez pas ? Pourquoi j’suis venu ici, moi, déjà ? (Oh, je sais : pour récupérer l'bracelet qu'j'ai prêté à la blonde, voyons !)


Emi Burton

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Rewrite the stars.
You think I don't wanna grow onto you, but there are mountains & doors that we can't walk through. I know you’re wondering why 'cause we’re able to be just you & me within these walls. Everything keeps us apart. When everyone tells us what we can be, what we can : how can we rewrite the stars? All I want is to fly with you, fall with you, so just give me all of you. It feels impossible, it's not impossible. Is it impossible? Say that it's possible & nothing can keep us apart, 'cause you are the one I was meant to find. It's up to you & me, no one could say what we get to be.
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Clarke Griffin
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[04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke Vide
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Before you find your soulmate,
you must first discover your soul.

Meeting our soulmates brings an array of blessings in our lives. That happens because, first of all, our soulmates remind us to pay attention to our own souls, to rediscover them, and to embark on a journey of self-awareness doubled by love. We feel sometimes unexpectedly drawn to a certain person, even though we cannot rationally explain why it happens. However, the soul has its own radar, which is based on intuition and a knowledge greater than ourselves. This is what helps us find our soulmates. A true soul mate is a mirror, the person who shows you everything that is holding you back, the person who brings you to your own attention so you can change your life. We believe that once we’ve found our soulmate, life will become an easy ride. The beauty of a soulmate connection, however, is that soulmates challenge each other to grow and to become better, not to stagnate in a mindless comfort.


Les mariages, tels que je les ai connu de ma courte vie sur l'Arche, n'ont pas grand chose à voir avec celui auquel nous sommes conviés à assister. Loin d'être une experte sur le sujet pour autant, il me semble bien qu'ils aient une cérémonie et un ensemble de festivités qui se rapprochent un peu plus des mariages que la Terre a pu connaître, avant la Guerre qui l'a ravagée. Ces petites différences m'intriguent et attisent ma curiosité, alors même que je me pose cette fameuse question du « Est-ce qu'un jour, ce sera à mon tour ? ». Après tout, n'importe qui, nouvellement arrivé sur Terre, est en droit de se questionner à ce sujet. Est-ce qu'une telle union aura toujours un sens, alors que nos vies d'Archéens et nos repères ne sont plus que de lointains souvenirs ? Est-ce qu'une fois sortie de ce bunker, célébrer un mariage aura encore une signification ? Est-ce qu'on n'aura pas d'autres priorités ? Faire en sorte que chacun prenne un bon départ dans ce nouveau cadre de vie, veiller à ce que personne ne manque de la moindre chose vitale.. Là, aujourd'hui et en ce moment, alors qu'on marche jusqu'à cette fameuse grande salle, la réponse me semble très claire : on ne pourra pas se permettre un tel événement. Ce qui nous attend, pour compter sur des fondations solides pour ce nouveau départ, me semble tout bonnement insurmontable. Est-ce qu'on aura seulement la tête à célébrer cette promesse de vie commune entre deux personnes ? Sur l'Arche, évidement, les choses auraient été différentes et nul doute qu'à mon tour, un jour, j'aurai troqué mon nom pour un autre. Ou du moins, ce « Griffin » qui me colle à la peau, depuis ma naissance, n'aurait -au mieux- plus été seul. Alors que là.. Il nous faut déjà réussir à sortir de là, ce qui n'est de loin pas gagné d'avance. Qui pourrait avoir la tête à un mariage avec tout ce qui nous tombe dessus depuis notre arrivée ? Surtout que si on arrive, nous aussi, à sortir de ce bunker, un jour, il y aura bien d'autres problèmes à régler. Autrement dit, je doute que nos priorités seront à la fête. Malheureusement. Donc, autant essayer d'en profiter un peu, non ?

C'est dans cet état d'esprit, en tout cas, que je m'efforce d'être alors qu'on entre enfin dans cette salle qu'on commence à si bien connaître, mais qui, aujourd'hui, est parée de milles décorations en tout genre. Si on mettait ces sombres histoires, reliées au bunker dans un coin de nos têtes, juste le temps de quelques heures, est-ce que cela changerait quelque chose à ce qui semble pourtant nous attendre sans qu'on puisse y échapper ? N'ayant aucune idée de cette infiltration en cours, je me dis que ce n'est pas franchement un luxe de profiter un peu. Après tout, je doute que les mariés du jour soient au courant de l'obscurité entourant leur propre communauté, ou du moins, pas dans son intégralité. Depuis le temps qu'on sait ce qui se trame dans cet endroit -du moins, pour certains d'entre nous-, je me suis bien rendue compte que beaucoup des résidents eux-mêmes n'ont pas conscience ni connaissance de ce qu'il se joue pas loin d'ici. Dans le but, certes louable dans le fond, de les faire sortir d'ici. Mais, à quel prix ? Est-ce à nous de le payer ? Cela me paraît si injuste. Mais, ouais. J'ai un peu l'impression d'être revenue dans le passé. Sur l'Arche. Lorsque moi-même j'étais tenue bien loin de toute vérité, rien qu'au sujet des injustices entre les secteurs. Nul doute que parmi les Montagnards, certains auraient réagit comme moi j'aurai pu le faire, sur l'Arche. Bousculant un peu trop les Privilégiés pour rétablir une certaine parité, et là, ils pourraient s'opposer à ces tests même si cela les prive de leur liberté de rejoindre la surface. Certains, par ici, s'y oppose déjà. Rien qu'en rejoignant cette fameuse Ligue, qui a permis à certains d'entre nous de s'échapper de cet endroit. En risquant leurs propres peaux, tout en épargnant celles de parfaits inconnus jusque là, qui auraient pourtant pu être leurs tickets de sortie du bunker. Voilà pourquoi j'ai bien envie d'essayer, au moins, de me rendre à cet événement la tête la plus vide possible. Les mariés du jour ne doivent sans doute pas savoir ce qui m'attend, ainsi que les miens. Pourquoi vouloir, du coup, gâcher cette journée qu'ils doivent attendre depuis un moment, vu ce que j'ai pu entendre à leur sujet ? Après, bien entendu, y aller la tête vidée ne veut clairement pas dire y aller sans faire attention. A ce qu'on peut dire, à ce qu'on peut faire ou même laisser paraître. Il ne faut absolument pas qu'on se fasse piéger, même sournoisement. La méfiance, face à certaines personnes, reste évidemment de mise.

J'aurai tellement aimé qu'Arthur soit avec nous. Mais, son état de santé ne lui permet pas de telle folie. Je lui ai promis de tout lui raconter. De lui ramener une part de dessert aussi, lui qui est un grand gourmand comme moi. Je lui ai promis tellement de choses depuis qu'on est là, et pourtant, j'ai l'impression que celle qui m'est la plus chère, à son sujet, risque de m'échapper d'un moment à un autre. M'y raccrochant tout de même encore, je garde espoir qu'on y arrivera. Qu'on sortira de là et qu'il retrouvera la surface pour poursuivre ce nouveau départ que notre arrivée sur Terre lui a offerte. Il n'empêche que j'ai beau rassemblé tout ce que j'ai pu découvrir ou lire sur l'Arche, dans ces innombrables bouquins de médecine qui me sont passés entre les mains tout en croisant ces savoirs avec ceux que j'ai pu assimilés depuis que j'« étudie » au sein du bunker : je suis incapable de savoir ce qu'il a. Et, malheureusement, je ne suis pas la seule. Aucun médecin du bunker n'est capable de le remettre sur pieds, malgré toutes ces analyses qui ont été faites. Ça m'inquiète. Énormément. C'est d'ailleurs pour tenter de résoudre cette énigme qu'une montagne de livres trône au pied de mon lit et que je passe des heures entières à lire tout ce qui peut être une piste, même très lointaine. Chaque jour qui passe l'affaiblit de plus en plus. Un peu comme si quelque chose le vidait de toute son énergie, petit à petit. Mais, quoi ? Telle est et reste la question. Toujours est-il qu'il m'a fait promettre une chose, hier. Que je n'ai pas pu lui refuser. Celle de faire de mon mieux pour, juste, souffler pour cet événement. Me voilà donc à inspirer profondément comme pour tout mettre de côté, le temps de quelques heures seulement. Les problèmes du bunker, ceux de la santé d'Arthur, mais aussi un tout autre sujet qui m'encombre l'esprit depuis de longues semaines maintenant. Le sujet Blake. Qui mériterait une encyclopédie en plusieurs volumes rien que pour lui. Peut-être que je me mettrai à sa rédaction, un jour. Histoire d'aider une future petite blonde à tenter de comprendre un certain brun, avec lequel elle entretient un lien hautement et purement platonique. Hum. Mais, est-ce que je vais réussir à m'ôter tout cela de la tête ? Pas si sur. Vraiment pas. Surtout pas avec ces nouveaux arrivants qui font enfin leur entrée au bunker, alors même que sans trop savoir comment ni pourquoi, je me retrouve face à Willa, ses bras m'entourant délicatement alors que le fantôme d'Amy me percute lorsque son regard se retrouve si proche de moi. Et c'est douloureux. Des années sont passées depuis mon histoire avec cette dernière, mais il ne m'en reste qu'un goût particulièrement amer en y repensant de près ou de loin. Elle a joué avec moi. Elle ne s'intéressait qu'à mon nom, bien plus qu'à moi. Perdue dans mes pensées, je ne me rends pas vraiment compte que mon regard peut donné l'impression d'être rivé sur les lèvres de ma cavalière du moment. Ce n'est pourtant de loin pas ce que j'ai en tête. Aucune envie de l'embrasser, bien qu'elle soit particulièrement attirante. Elle est juste plus grande, et en fixant un point face à moi, ça tombe sur cette partie de son visage à la peau bien plus pâle encore que la mienne. Complètement perdue, je ne fais même pas attention à ce qu'elle peut me dire. Rien de bien fou, rassurez-vous. Mais, à la voir agir ainsi avec moi, j'ai bien peur qu'elle ait très mal interprété ce regard d'une Clarke perdue. Parce que je le suis, clairement. La sentir si proche de moi, ça me donne cette impression d'étouffer. Pas dans le bon sens du terme par contre. L'impression de suffoquer, même, en fait. Sans même qu'elle ne l'imagine, elle ne fait que réveiller ce sur quoi j'ai pu réfléchir ces dernières semaines. Et tout me semble plus clair tout en étant tellement plus compliqué. Dingue, non ? Plus clair, parce que je sais ce que je veux. Du moins, c'est ce que je crois. Plus compliqué surtout par contre, parce que ça me semble impossible et impensable. Ce que je veux me forcerait à briser un cœur, avec le risque de m'être totalement plantée au sujet de ce fameux ancien Garde et sur ce que je pense avoir compris à son sujet. J'aurai tellement à perdre si je me permettais une telle folie. Bref. Peu importe pour le moment. Ni Zack, ni Bellamy ne sont là. Pas vrai ?

Sauf que.. SURPRISE !! Qui n’apparaît pas, derrière moi ? Alors, certes, je ne sais pas qu'il est vraiment là étant dos à lui, pour le moment. Je ne fais que sentir étrangement sa présence, un peu comme si j'avais un radar à Blake. Mais, cette sensation, je m'efforce de la mettre sur un effet étrange ordonné par mon cerveau, après toutes ces semaines à penser et à repenser sur mes propres volontés. Là, forcément, à avoir repensé même si très brièvement à ce gars, c'est comme si ma résolution de mettre ma tête en « pause » avait lamentablement échoué. Pire encore, en pensant entendre ce « Tu m’déçois, Princesse ! » qui me fait instinctivement fermer les yeux. Il n'y a que lui, pour m'appeler comme ça. Est-ce que j'hallucine rien qu'avec un verre ? Parce que oui, là, j'ai juste l'impression d'avoir rêvé ces quelques mots. Après tout, Bellamy ne peut pas finir par tomber dans le piège du Mont Weather ! C'est impossible ! Willa doit sans doute sentir la menace qui lui fait face bien que je ne me sois pas retournée, pensant vraiment que cette voix n'est que dans ma tête. Sa prise se renforce sur moi, alors que je nage entre deux mondes. Rêve et réalité, tout ne tient qu'à un fil. La preuve. Sauf que cette voix bien trop familière se fait à nouveau entendre, malgré la musique qui recouvre le tout. « J’te confie les gosses l’temps d’rassembler toute la famille, et j’apprends qu’tu profites d’mon départ pour t’éclipser, avec certains enfants et en abandonnant les autres ! Mais sans laisser d’mots ni rien ! » Là, par contre, je me fige. Genre, une statue de marbre alors que ses mots s’enchaînent. Ce délire de gosses, c'est du Blake tout craché. Je ne sais pas trop pourquoi, mais beaucoup dans le camp nous prenait pour des figures parentales. Oui, même quand on se bouffait le nez. Peut-être même « surtout » lorsqu'on se prenait la tête. Parce que ce n'était que rarement innocent. Ça, j'en ai pris conscience que très récemment. Comme dit, ce passage au bunker aura au moins le mérite de m'avoir fait lever le pied sur mes occupations, à arrêter de courir partout bien que mon cerveau a toujours été en ébullition. Pour savoir comment faire venir ceux rester à la surface à notre arrivée. Puis pour savoir comment nous, on allait bien faire pour sortir de là, lorsque j'ai su la réalité se cachant entre ces murs. Mais, j'ai aussi pu me poser plutôt que de courir partout. Me poser pour dessiner, pour lire, mais surtout pour réfléchir. Trop de choses se sont passées depuis l'exécution de mon père. Sur les derniers mots de l'ancien Garde, me voilà à me tourner sur moi-même, doucement par contre. Comme si, en me retournant rapidement, j'allais être effrayée de mon état mental si aucune silhouette de Blake n'accompagne cette voix. Les mains de Willa glissent autour de moi, sans me lâcher pour autant. J'ai juste envie de lui dire de les retirer. On ne danse plus, là. Pourquoi les garde-t-elle ainsi, comme si j'étais un trophée à montrer à n'importe qui, plus encore à celui qui a osé s'adresser à moi en me détournant d'elle. J'ai juste du mal à comprendre ce qu'il se passe. Je déraille à ce point ? A ne plus simplement entendre sa voix, mais à carrément l'imaginer face à moi ? Si je tends la main, toucherait-elle quelque chose ou se poserait-elle sur un vide déconcertant ? Mon regard ne quitte pas cette hallucination visuelle. Comme si j'essayais de me convaincre, en déchiffrant son visage que je connais plus que bien pour réussir à le dessiner sans l'avoir face à moi, qu'il est différent. Que ce n'est pas Bellamy. Sauf que non. Il n'y a aucune faille sur cette apparence qui ne me laisse plus de doute possible. Il est bien là. Face à moi. Et sur cette constatation pourtant très simple, mon petit palpitant se tape un délire d'envolée presque lyrique. Pour sa défense, il n'était pas prêt à le voir. Pas ici. Pas maintenant. Pas sans que je m'y sois un minimum préparée. Me voilà à le regarder, sans doute comme une débile incapable de parler ou même de bouger le petit doigt. Quelle empotée blonde que je fais, là.. Le bout de mes doigts me brûle tant j'ai envie d'être vraiment sûre qu'il est bel et bien là. Ça me paraît tellement dingue ! Willa, toujours derrière moi, me stop presque dans ce besoin de poser une main sur Bellamy rien qu'en maintenant ses deux mains sur mes hanches. Là, pour le coup, c'est comme si j'avais envie de lui hurler dessus. D'arrêter de jouer avec moi, parce que je n'ai pas besoin de ça. Heureusement, le Blake me garde un peu sous silence, le temps que j'essaie de rassembler ma capacité à parler. Même pas Zack a eu cet effet, lorsque j'ai pu le revoir, sur Terre, alors qu'on ne s'était pas vus depuis des mois. « Et là, j’arrive enfin après un long voyage, et même pas tu m’salues correctement ! Heureusement qu’les enfants rattrapent le coup hein ! » Avec ses conneries, il réussit à me faire sourire. Un de ceux qui me donne un air un peu gênée, intimidée peut-être aussi. Surprise sans aucun doute. Mais, aussi, cruellement attachée à l'autre. Ce même sourire qui m'oblige à tourner un peu la tête, à la baisser aussi un peu, comme pour fuir son regard sous ce reproche pourtant basé sur du grand n'importe quoi. Je sais très bien qu'il déconne. Quoique. Il essaie peut-être quand même de me faire passer un message, sur cette disparition de notre petit groupe alors même qu'il n'était pas au camp. Et il me fait même glousser lorsqu'il joue cette comédie, jusqu'à mêler le geste à la parole. A croire qu'il n'en faut pas plus pour que Willa se décide à relâcher un peu sa prise, bien qu'elle reste près de moi. Elle ne m'a jamais entendu rire depuis qu'on est au bunker. Au mieux, je souriais. Mais, l'inquiétude était trop présente pour m'autoriser à rire d'un n'importe quoi. Et cette inquiétude était pour beaucoup en rapport avec ce grand brun face à moi. Oui. J'avais peur de ne jamais le revoir, je l'avoue.. Relevant simplement le regard, il ne tarde pas à croiser, vraiment, celui du Blake qui semblait fuyant jusque là. « T’sais, si t’voulais divorcer, et avoir la garde d’certains marmots, on aurait pu passer par un avocat, au lieu d’faire tout ça ! » Des mots de plus qui me libèrent des mains de Willa, qui croise les bras en comprenant que ce n'est pas gagné pour elle. Et pourtant, à mon sens, ce n'est qu'un flirt purement platonique qui se lance, non ? Enfin, c'est juste habituel, en fait. Quand même pas avec une telle intensité, rien que dans les mots choisis. Si elle prend le Blake au mot près, elle doit se dire qu'il s'agit de Zack, et qu'on est sans doute mariés. Plus encore, parents. Sauf que non. Tout n'est qu'à prendre au second degré, avec ce qu'il lance. Mais, elle, elle semble y croire, visiblement. Il n'empêche que sa connerie de divorce me fait secouer la tête de gauche à droite, avant de rouler exagérément les yeux. Des yeux pétillants comme rarement ils ont pu l'être ces derniers temps. L'effet Blake, sans aucun doute. « A l'amiable, ça s'serait fait sans souci. Ta liberté, mon bracelet-héritage... Pas d'scènes, et les enfants heureux malgré tout ! » Voilà qu'il m'arrache un nouveau petit rire, alors que mes yeux pétillants ne quittent plus les siens. Je n'ai pas entendu autant de conneries en si peu de temps depuis bien des mois ! Il fait fort, le brun ! Sauf qu'en l'entendant parler de bracelet-héritage mon pauvre petit palpitant bien trop malmené se vautre lamentablement et loupe quelques battements, alors même que ma main gauche vient entourer mon poignet droit où se trouve ce fameux bracelet. En l'effleurant après l'avoir entendu parler de ce petit bout de cuir pourtant sans doute « banal » aux yeux des autres, j'en suis à me mordre l'intérieur de la lèvre. Bon sang, pourquoi personne ne m'a prévenu avant qu'il ne débarque face à moi ? Juste histoire que je me trouve un peu moins débile à ne pouvoir que le regarder comme ça. Et alors que mes lèvres se décollent un peu de ce mutisme qui me rend dingue, voilà que Willa me coupe dans mon élan. « Heu… Tu dois être Zack… J’ferai mieux de vous laisser… » Zack. Ce simple prénom m'a comme envoyé un verre d'eau bien froide en pleine face, alors que je ne peux que tourner la tête pour voir la silhouette de Willa qui s'éloigne déjà. J'ai vraiment deux de tension d'un coup, alors que mon cœur bat comme un beau diable à côté de ça. C'est du grand n'importe quoi tout ça ! « Ca, c’est méchant ! » que le Blake lance alors, forçant ma tête à reprendre sa position initiale, avant de lever les yeux au plafond. Ah, ils s'adorent ces deux-là, il n'y a pas à dire ! Là encore, je n'ai pas le temps d'en placer une, puisqu'il enchaîne tout en jouant avec sa cravate rouge « OK, j’ai l’air d’un pingouin en c’moment, mais… pas à c’point-là ! Si ? » Là, avec ce qu'il me dit, je me rends compte que je ne me suis même pas attardée sur sa tenue. Mes pauvres neurones, ils ne vont pas s'en remettre lorsque mon attention va dériver de son visage à ce costume qu'il revêt. J'ai à peine le temps de penser ça, que ma curiosité prend le dessus et.. Oh, malheur. Mes yeux se posent sur sa tenue, qui lui va parfaitement bien. Des preuves ? Oh, rien de spécial à signaler. Si ce n'est cette torture de lèvre que je m'autoprodigue, cette incapacité à relever ou à détourner le regard, ces joues qui me brûlent ou juste.. Cette impression de souffle coupé. Genre, vraiment. Me raclant la gorge, je n'ai à nouveau pas le temps d'en placer une. Ce cher Pike doit nous avoir à l’œil depuis un moment, surtout qu'il lance ce « Il me semble qu’à cause de toi, mademoiselle Griffin se retrouve sans personne pour terminer cette danse qui vient de commencer. Faut se faire pardonner ! » qui me fait écarquiller les yeux en arrivant enfin à détourner mon attention de la tenue du Blake pour se fixer sur notre ancien professeur. J'en frissonne presque en pensant extrapoler sur ce qu'il vient de dire. Non, mais sérieusement. Il vient vraiment de laisser entendre qu'on est censé danser ensemble ? Genre. Vraiment ? Bellamy et moi ? Décidément, c'est ma journée. Si je m'étais réveillée ce matin, en m'imaginant retrouver le brun, devoir danser avec lui et le voir dans ce costume qui lui va comme un gant.. Non, vraiment. Je n'y aurai même pas cru, en fait. De la folie. Tout ça n'est que folie. Je perds juste l'esprit, là, non ? Ce n'est qu'en voyant Pike, avec un grand sourire, m'adresser un petit signe de tête en direction du Blake que je me rends compte qu'il ne déconne pas. Et qu'il pense vraiment qu'on va danser ensemble. Il ne me lâche pas du regard. Du moins, pas avant que je ne fasse un pas en direction de l'ancien Garde. Si proche de lui. Les dernières fois qu'on était aussi proche, inutile de dire ce qui a bien pu se passer, et je ne parle pas que de cette soirée à l'infirmerie, mais du reste aussi. Avec cet épisode de la radio, pour tout exemple. Devant lever la tête pour croiser à nouveau son regard, je m'y perds un peu, avant de finir par le laisser suivre cette main que je pose délicatement sur son torse. Et là, pouvoir le sentir sous ce contact, en plus d'entendre sa voix et de voir son visage, c'est juste la preuve ultime que c'est bon. Je ne délire pas. Il est bien là. La tête droite, le regard sur ce nœud de cravate fait d'une main de maître, je me contente d'un « T'es plutôt canon comme ça, tu veux dire.. » lancé à mi-mots. Magnifique première intervention pour ces retrouvailles après des semaines éloignée du Blake ! Non, mais vraiment, ça s'applaudit ! Ou alors, baffez-moi plutôt, en fait. Ouvrant grand les yeux en me rendant compte de ce que je viens de balancer, comme ça, instinctivement, je me contente de me rapprocher encore un peu de lui, comme si cela pouvait l'empêcher de remarquer à quel point mes joues sont devenues teintées malgré le jeu de lumières dans la salle en étant si proche de lui. Comme si ça allait l'en empêcher. N'importe quoi. Remontant ma main jusqu'à son épaule, je n'arrive pas à relever la tête et me contente toujours de fixer cette cravate rouge que j'ai à hauteur de vue, en fait. Franchement, si tous les pingouins qui vivaient sur Terre avant la guerre étaient aussi canon que lui, il ne faut pas se questionner sur les raisons du réchauffement climatique ! Me mordillant la lèvre, j'avoue que je ne sais vraiment pas comment agir face à lui. Si pour moi, certaines choses sont devenues plus claires, je n'ai aucune idée en ce qui le concerne. « Donc non, vraiment. Tu ne ressembles pas à un pingouin. Ou du moins, de ce que je sais d'eux.. » Voilà que le bout de mes lèvres s'ourle un peu en un sourire, un peu sur la réserve par contre. Haussant doucement les épaules, je reviens sur ce qu'il a pu dire au sujet de Zack. « En même temps, tu étais sans doute un peu trop convainquant dans le rôle du petit-ami qui fait déguerpir tout le monde, hein. » Bizarrement, je trouve qu'il se débrouille plutôt bien d'ailleurs. Il a réussi à faire fuir Willa sans trop insister et surtout, avec classe. Une classe à la Blake, c'est vrai. Mais avec classe. Pourquoi rien qu'en disant ça, j'ai l'impression que mes joues sont en feu ? Ne pouvant réprimer un nouveau sourire un peu plus marqué en y repensant, je lutte pour tenter de remonter mon regard vers lui. Chose assez complexe, croyez-moi. Il me faudrait presque une aide divine pour oser croiser son regard en cet instant, alors même que le bout de mes doigts, de cette main plus aventureuse que l'autre, s'amuse avec le col de cette veste blanche, avant de se poser à nouveau contre lui. Sans doute est-il tant qu'on se laisse porter par la musique, histoire de ne pas faire trop tâche au milieu de tous ces danseurs ? J'en profite alors pour lui faire une sorte d'étreinte, tout en lui faisant comprendre que pour une fois, je le laisse mener sans trop râler. Après tout, on ne peut pas être deux à battre la mesure. Passant toujours cette même main derrière sa nuque, je finis par laisser ma tête s'échouer contre son torse. Je ne sais pas si c'est tout le stress qui me ronge depuis trop longtemps maintenant, ou si c'est de l'avoir retrouvé après toutes ces questions que je me suis posées à son sujet, mais j'en suis à fermer les yeux. Peu importe si certains regards peuvent nous trouver platoniquement trop proches, alors même que Zack n'est pas là. J'ai juste besoin de le sentir si près de moi ou de me sentir si près de lui ? Ma main libre se décide enfin à bouger, se posant sur son poignet, avant de remonter tranquillement jusqu'à son bras pour y stopper sa course. Pike, évidemment, ne semble pas se gêner pour en sourire. A croire qu'il sait qu'il y a quelque chose de pas forcément très « défini » entre nous. Mais, les yeux toujours clos, je ne le vois pas. Et, heureusement que mes yeux restent fermés. Au moins, comme ça, je me bats pour retenir ces larmes qui commencent à grandir plus facilement. Parce qu'elles sont bien là. Par cet effet de surprise de le revoir sans doute plus tôt que je ne l'aurai imaginé. Mais aussi, en me disant que si Bellamy est ici, au bunker, c'est qu'il y a eu un problème, non ? Pourquoi serait-il là, sinon ? Et s'il est là, c'est un peu comme si on avait presque perdu d'avance ? D'accord, il n'est pas le seul à savoir se battre, à savoir comment se battre, surtout pas avec l'arrivée de l'Arche. Mais, à mes yeux, il est un élément bien trop important pour que sa « captivité » au Mont Weather soit une « bonne » nouvelle. Ce qui dessert le Blake, est mauvais pour nous tous. Décollant ma joue de son torse, me voilà à me hisser un peu sur la pointe des pieds pour pouvoir déposer mes lèvres contre son épaule, mais les yeux toujours clos. « Pourquoi t'es là ? Ça craint un peu trop, ici.. » est la seule chose que j'ajoute, dans un murmure que lui seul peut entendre tant mes lèvres sont proches de son visage. Il doit me connaître assez bien, maintenant, pour savoir ce que je veux réellement dire grâce à ces simples mots. Pourquoi lui ? Pourquoi il est ici ? Pourquoi il n'est pas dehors avec les autres ? Mais, aussi d'autres pourquoi bien plus subtiles, qui, eux, ne sont pas des plus faciles à déceler, évidemment. Dans un autre murmure, je ne tarde pas trop à ajouter un « Et.. comment tu vas ? » Question hautement banale, dans un contexte de tous les jours. Mais qui, là, au bunker, revêt une autre signification. Est-ce qu'ils lui ont aussi fait des prélèvements de moelle à son arrivée ? Est-ce qu'il a eu le droit à un autre traitement de bienvenue ? Est-ce qu'ils lui ont seulement fait le moindre mal ? Je me doute bien qu'il ne pourra pas me répondre réellement à cette question, histoire qu'on ne se fasse pas trop repérer. Mais, j'ai besoin de savoir qu'ils ne l'ont pas trop amochés. Les Montagnards sont capables de tout. Mes lèvres, toujours posées contre lui, dans un simple geste pouvant passer à peu près sans éveiller trop de soupçons si on regarde de loin -ou pas-, se taisent à nouveau. Juste le temps d'essayer d'assimiler un peu la nouvelle. Bellamy Blake est maintenant au Mont Weather..

© MisterHyde

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[04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke Vide
MessageSujet: Re: [04/08/2482] Before you find your soulmate, you must first discover your soul | Bellarke [04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke EmptyLun 9 Sep - 14:33

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"Mon coeur est, en cet instant, un boulevard fortement éclairé par les étoiles qu'elle ravive une à une dans mon coeur meurtri. Je suis un grain de sable, elle est ma plage entière, je suis une goutte d'eau, elle est la rivière, je suis un arbre, elle est la forêt, je suis une planète et elle est l'univers. Je ne suis rien, elle est mon tout." Un millier d'étoiles dans mon coeur (Laetitia Celerien)

J’vous promets : en général, j’aime bien Pike. Mais là, ce soir, sincèrement, c’est loin d’être le cas ! Quelle mouche l’a bien piquée, pour qu’il m’pousse littéralement dans les bras d’la Griffin, afin d’danser avec elle ? J’en suis à peine à m’remettre d’mon « examen » visuel d’la blondinette, et du choc qu’ça a bien pu engendrer en moi, alors sincèrement, m’faire à l’idée d’simplement danser avec elle… Ouais, non, j’peux pas, c’est un poil trop pour moi, m’sieur Pike ! Heureusement que j’sais à peu près conserver mon sang-froid, sinon, j’serai mal barré. Mais on va éviter d’se demander pourquoi j’suis autant perturbé, c’est bien trop tôt pour moi, pour tant d’raisons qui font que… nan, c’est juste beaucoup trop tôt pour moi ! C’est sincèrement bien la 1ère fois d’ma vie qu’mes mains sont moites comme ça, et que j’me retrouve dans l’incapacité la plus complète d’formuler la moindre phrase, d’sortir la moindre répartie ironique et/ou pleine d’conneries… « J’suis pas… » Ces quelques mots paraissent peser comme une tonne contre ma langue, à tel point qu’j’ai mis beaucoup trop d’temps, à on goût du moins, pour les faire sortir d’là. Et apparemment, j’ai réagis bien trop tard, car voilà qu’la blondinette brise la p’tite distance qui nous séparait l’un de l’autre jusqu’à présent, s’permettant carrément d’me lancer « T'es plutôt canon comme ça, tu veux dire.. » tout en glissant une main sur mon torse. Non, alors là, les gars, séreux j’proteste ! J’veux dire, j’avais déjà mon cœur qui s’agitait d’manière bien incompréhensible depuis quelques minutes (ouais, bon, c’est possiblement depuis qu’j’ai pu examiner la Phoenicienne d’manière un peu plus attentive, mais j’garantis rien !). Pourquoi en rajouter une couche, avec cette proximité et c’contact ? Hein, pourquoi ? Dans quel but ? Tester la résistance d’mon p’tit palpitant ? D’après mes derniers examens médicaux, il va bien, mais là, tout d’suite maintenant, j’suis sûr de rien ! Non parce que là, y’a une autre bizarrerie qui s’produit : ça tambourine encore plus fortement contre ma cage thoracique ! Ca serait un véritable miracle qu’elle ne l’perçoive pas, d’la pulpe d’ses doigts posés contre ma poitrine ! Priant pour qu’ma bonne étoile s’décide cependant à fonctionner comme elle le devrait (ça m’étonnerait, mais j’ai l’droit d’espérer avoir un miracle !), j’fais comme si tout était normal ! Perturbé, moi ? Nan, jamais ! C’est pas mon genre, voyons ! Bon, par contre, ouais, il est vrai qu’j’arrive toujours pas à parler. Faut dire aussi qu’mon cerveau, c’lâcheur, s’est pas encore remis en état d’marche, c’est vraiment à ne rien y comprendre, j’trouve, pas vous ? Nan pis comme si c’était pas suffisant, faut qu’elle s’rapproche d’moi, encore un poil plus ! « Donc non, vraiment. Tu ne ressembles pas à un pingouin. Ou du moins, de ce que je sais d'eux.. » Evidemment, fallait qu’elle en rajoute une couche dans les mots de c’genre, à peine en mesure d’augmenter l’plantage d’mon cerveau hein ! Bon, ceci dit, c’est le déclic suffisant pour que j’revienne à moi, d’une certaine manière, enfin, du moins, que j’réalise qu’il serait p’têtre temps que j’bouge à mon tour. Tout en m’râclant doucement la gorge (ouais, c’est pas d’ma faute, y’a un chat qui y a élu domicile, j’sais pas qui l’y a invité, bon sang !), j’pose mes mains sur les hanches d’la blonde. Mais vraiment au-dessus d’ses hanches, j’veux dire, j’suis pas comme ça, moi, dites donc ! Et ce, même si mes mains sont déjà baladées par là, à quelques reprises, et avec nettement moins d’fringues entre mes mains et la peau d’l’apprentie doc’ ! (J’suis sûr qu’si on avait été seuls, Clarke s’serait pas privé d’me faire cette remarque, d’ailleurs, suffit d’se référer à la dernière entrevue en tête-à-tête qu’on a eu, dans notre camp !) « Fais gaffe, j’vais finir par croire qu’tu m’fais un compliment, là ! » que j’déclare, finissant enfin par être en mesure d’dire quelque chose, estimant qu’il était grand temps qu’ma voix s’fasse d’nouveau entendre, refusant d’rendre la scène plus étrange encore, qu’elle ne l’est déjà. Ca reste bizarre, en dépit d’mes efforts, parce qu’ma voix est moins facétieuse qu’elle l’aurait été, en une situation plus normale, si j’étais pas aussi perturbé, d’manière bien inexplicable ! « En même temps, tu étais sans doute un peu trop convainquant dans le rôle du petit-ami qui fait déguerpir tout le monde, hein. » est le p’tit ajout qu’fait la jeune femme, peu après. Et ça a l’mérite d’me faire sourire. Et de m’détendre un poil plus que j’n’ai pu l’être depuis la brillante idée (ironie !) d’Pike. Tant et si bien qu’j’arrive à articuler, avec une indéniable raillerie dans la voix, c’te fois : « Tu trouves ? J’ai pourtant pas essayé d’faire place nette ! » Nan, car si tel avait été l’cas, j’me serai certainement montré nettement plus piquant qu’j’ai pu l’être là, croyez-moi bien ! J’ai déjà eu à l’faire, ça, avec Elizabeth…. Et voilà comment on s’prend une belle claque dans la gueule. En savourant un moment de c’genre avec une autre nana qu’celle qu’on a aimé comme un dingue pendant d’très longues années ! Mais qui nous a été arraché d’manière bien brutale, sans même qu’on ait eu la chance de s’faire un semblant d’adieux… Y’en faut pas plus pour m’faire l’effet d’une micro-douche froide, même si pas au point d’me voir repousser la Griffin ! De toute façon, ça aurait été assez compliqué pour moi, avec une main « baladeuse » d’la blondinette, qui joue avec l’col d’ma chemise. Elle s’est alliée avec Pike, en fait, c’est ça ? Une p’tite expérience d’leur part, pour voir combien mon cerveau plante très mystérieusement quand on est un peu trop proches, tous les deux ? Si tel est l’cas, j’aimerais voir leurs résultats, ça devrait être intéressant, car la Phoenicienne n’s’arrête pas là, nouant ses bras autour d’moi, afin qu’on… bah, qu’on donne le change et qu’on danse.

M’voilà d’nouveau complètement gêné, et sans comprendre pourquoi (que c’est beau, l’voilage de face !), après qu’Clarke amorce une étreinte un peu plus marquée, nous donnant un peu plus l’apparence de deux danseurs, dans cette pièce qu’en est déjà pleine. Y m’faut quelques secondes, pour être en mesure d’réagir. D’plus voir mes pensées parasitées uniquement par l’parfum d’la blonde, qu’a un goût bien trop agréable d’familiarité. Et enfin, j’réussis à m’souvenir qu’faut aussi que j’donne le change. Qu’rester planté comme un imbécile d’piquet, n’fera qu’attirer l’attention sur nous ! C’est donc un peu décontenancé qu’mes mains coulissent d’leur emplacement initial, au dos d’la jeune femme. Avec un poil moins d’fermeté qu’ça n’aurait pu être le cas, dans une situation normale. A comprendre : si on était qu’tous les deux, ou si c’était une autre qu’elle. Bien qu’si j’pouvais réfléchir un minimum, j’pencherais plutôt pour le 2nd cas, car dans l’1er, vu nos dernières entrevues, j’sais pas c’qu’un moment en tête-à-tête aurait donné ! C’est limite par réflexe/instinct que j’commence à suivre la danse qu’elle « lance », mais à en prendre la « charge ». Faut dire qu’j’dois vouloir en profiter, dans l’sens où c’est plus qu’rare qu’la blonde laisse le contrôle à quelqu’un… Pour c’qui m’paraît être la cent millième fois d’la soirée, j’me râcle la gorge, quand sa main échoue derrière ma nuque et qu’elle s’laisse même aller jusqu’à poser sa tête contre mon torse. « You might think I don't look but deep inside in the corner of my mind I'm attached to you. » Pourquoi les paroles d’la maudite chanson qui joue en c’moment, résonnent un peu trop intensément à mes oreilles ? « I’m weak. It's true, Cause I'm afraid to know the answer : Do you want me too ? Cause my heart keeps falling faster ! » Et celles-là aussi, d’autant plus qu’c’est pile quand l’apprentie doc’ met son autre main sur mon bras, et qu’la danse s’poursuit, quelques p’tites secondes dans un étrange silence (entre nous, j’veux dire !). ‘fin, il est pas si étrange, dans l’sens où il est pas malaisant, qu’c’est plutôt la situation, qu’est étrange, mais voilà quoi… « Pourquoi t'es là ? Ça craint un peu trop, ici.. Et.. comment tu vas ?» fini par demander la Griffin, alors qu’ironie d’la vie, voici c’que sort l’chanteur comme belles conneries « I've waited all my life, to cross this line, to the only thing that's true. So I will not hide. It's time to try anything to be with you. All my life I've waited, this is true. » Alors ouais, j’avoue qu’j’ai un peu d’mal à entendre ma cavalière, parce qu’mon esprit est un peu trop concentré sur cette fichue chanson. Pis comme si c’était pas assez, qu’le choix des chansons d’cette fête tente de s’la jouer les Cupidons, la Phoenicienne en rajoute une couche, en s’exprimant, les lèvres contre mon épaule. Non mais elle veut vraiment voir jusqu’où elle peut aller avant qu’mon cerveau n’surchauffe tellement qu’de la fumée n’sorte de mes oreilles, tandis qu’le contenu d’ma boite crânienne ne plante pour de bon ? J’me mordille les lèvres, tâchant par ce fait d’me ramener à c’qui s’trame ici, au lieu d’laisser mon cerveau planter d’la sorte. « You don't know what you do everytime you walk into the room I'm afraid to move. » Par chance, j’parviens à m’concentrer sur notre conversation, n’écoutant donc pas les quelques paroles qui continuent à s’enchaîner du côté d’la chanson, et qui, d’une certaine façon, pourraient être une réponse aux questions qu’Clarke m’a posée. Tout comme la chanson pourrait m’aider à mieux comprendre pas mal de choses…. « Oh, tu t’souviens bien de c’qu’on nous apprenait, en Histoire ? » que j’réponds d’une voix neutre, m’apprêtant en effet à faire allusion à un truc qu’on nous répétait souvent, en classe, quand on nous parlait d’nos ancêtres, toujours sur Terre, quand la situation commençait à devenir un peu trop tendue, et qu’toutes sortes de solutions avaient été évoquées, avant qu’certains n’préfèrent aller dans l’Espace ! « « L’avenir d’l’Humanité est sous la Terre ! » ? Bah, j’crois qu’on m’a convaincu. M’sieur Pike a des arguments plutôt convaincants, et quelques autres qui sont avec nous aussi. Après l’Espace, s’retrouver sous Terre, ça paraît logique ! » P’tite explication nécessaire : si la « citation » a été en effet régulièrement exploitée durant notre scolarité (et ce, peu importe le prof ou l’âge des élèves !), faut surtout savoir qu’ça, c’est une des phrases qu’les fuyards du bunker ont choisis, pour qu’notre peuple, durant les communications radios, fassent savoir à ceux qui étaient restés ici, qu’ils s’en étaient sortis. Etant donné qu’les échanges entre la Montagne et l’camp sont très certainement espionnés, y’a fallu qu’ils trouvent des solutions pour « communiquer » avec leurs amis toujours dans l’Mont Weather. Et quand on a décidé d’infiltrer l’bunker, on a « appris » ces phrases-clés, afin d’pouvoir s’en servir, et faire comprendre à certains des nôtres déjà là, c’qui nous amène ici, pour leur donner un peu d’espoir. J’espère qu’la blonde va comprendre la référence, d’même qu’j’espère (cependant, j’me fais pas d’doute dessus : elle est loin d’être bête !), qu’si j’ai parlé d’Pike et évoqué d’autres, c’est pour dire qu’on est plusieurs à être ici dans c’but précis, d’tous les faire sortir d’là. J’ai donné que l’nom d’Pike, puisqu’il est pas loin, et qu’il nous a poussé à danser ensemble, alors dans la conversation, ça parait pas trop incongru ! « I'm weak. It's true, I'm just scared to know the ending : Do you see me too ? Do you even know you met me ? » Encore une fois, j’fais plus gaffe à ces paroles qui flottent dans les airs, bien trop concentré sur la conversation actuelle. Et surtout, sur mon envie d’réconforter la blondinette, que j’sens un peu bouleversée, entre mes bras, car elle fait parti des rares délinquants présents depuis un moment, à connaître la sombre vérité sur c’bunker. Et donc, à devoir n’pas être vraiment rassurée d’voir d’autres gens d’son peuple s’installer ici ! C’est donc inconsciemment, qu’mon emprise autour d’elle s’fait un peu plus appuyée, que j’l’attire un peu plus fortement contre moi, et qu’mes mains l’encerclent donc plus franchement, au lieu d’rester « sagement » sur son dos. « Au fait, ta mère t’passe le bonjour, ainsi qu’Jaha…. » p’tit ajout qui s’trouve fait du bout des lèvres, alors qu’sans vraiment en prendre conscience, j’penche mon visage vers le sien, pour lui murmurer ces quelques mots vers son oreille. On pourrait croire qu’c’est pour mieux qu’elle m’entende, par-dessus l’brouhaha d’la pièce bien remplie, des conversations qui s’déroulent un peu partout, d’la musique… Mais, inconsciemment, c’est juste pour être encore plus proche d’elle, parce que bordel, elle m’a manqué, ces dernières semaines, et j’me suis méchamment inquiété pour elle, dès lors qu’on a su qu’le bunker était un bourbier dangereux… Cette phrase n'est pas gratuite, elle a aussi pour vocation d'lui faire comprendre qu'le Conseil (enfin, l'ancienne version du Conseil quoi) est au courant de ce qui a amené certains d'entre nous ici, donc, qu'si quelques-uns sont sous l'bunker, d'autres nous filent un coup d'main, à l'extérieur ! C'est donc quelque chose d'organisé, d'pas décidé sur un coup d'tête et n'rassemblant qu'quelques individus un peu cinglés quoi !

« Pourquoi ça n’irait pas ? Pour la 1ère fois d’ma vie, j’ai pu prendre une douche sans qu’l’eau n’refroidisse car trop d’gens en tiraient en même temps. J’ai même pu prendre de vrais repas, qui sont non seulement complets, mais bon, en plus ! » Par des points positifs banals, j’tente de dérider un peu l’atmosphère. Bon, OK, c’est qu’après coup que j’prends conscience que l’exemple d’la douche est p’têtre limite, vu la p’tite tension qui existe entre nous, mais bon… Faut dire qu’ça m’change de Walden, car l’eau chaude n’durait pas longtemps dans mon secteur natal, quand on avait accès à l’eau pour la salle de bain ! Tant et si bien que j’dois avouer qu’les douches, chez moi, ça restait rares et exceptionnelles ! D’autant plus qu’la plupart du temps, j’laissais cette « chance » pour Octavia, préférant donc m’laver avec un bac d’eau, tout simplement. Quant aux repas, si au sein d’la Colonie, niveau apport nutritionnel, on n’manquait de rien, c’était tout d’même rarement « bon » ! « Bon, cela dit, j’me leurre pas, j’sais bien qu’j’vais pas m’tourner les pouces ici, c’est pas dans ma nature ! » que j’enchaîne, m’redressant en prenant conscience d’notre trop grande proximité, gardant toutefois la blonde dans les bras. J’viens d’tenter d’lui faire comprendre, par ce p’tit rappel du fait que j’reste très rarement sans rien faire, que non, j’suis pas venu ici pour des vacances. « Y’a bien trop d’choses à voir. J’me demande s’ils ont un exemplaire de « La Guerre de Troie », c’est un récit qui m’a toujours intrigué !  » Telle est la conclusion qu’j’apporte à tout ça. Encore un p’tit indice sur c’qui va s’passer ici, du moins, si on prend la peine d’lire entre les lignes ! Et j’prends toujours pas conscience qu’mon cœur continue à s’agiter comme un mauvais bougre, alors qu’on est loin d’s’activer comme des fous, on n’fait pas d’danse rythmique, bien au contraire, on danse sur une chanson relativement douce. Ouais, mais voilà, j’ai dans les bras une certaine blondinette qui m’laisse sincèrement pas d’marbre, et ça, ça a d’quoi perturber mon p’tit palpitant !


Emi Burton

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Rewrite the stars.
You think I don't wanna grow onto you, but there are mountains & doors that we can't walk through. I know you’re wondering why 'cause we’re able to be just you & me within these walls. Everything keeps us apart. When everyone tells us what we can be, what we can : how can we rewrite the stars? All I want is to fly with you, fall with you, so just give me all of you. It feels impossible, it's not impossible. Is it impossible? Say that it's possible & nothing can keep us apart, 'cause you are the one I was meant to find. It's up to you & me, no one could say what we get to be.
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Clarke Griffin
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[04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke Vide
MessageSujet: Re: [04/08/2482] Before you find your soulmate, you must first discover your soul | Bellarke [04/08/2482]        Before you find your soulmate, you must first discover your soul  | Bellarke EmptyDim 6 Oct - 0:53

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Before you find your soulmate,
you must first discover your soul.

Meeting our soulmates brings an array of blessings in our lives. That happens because, first of all, our soulmates remind us to pay attention to our own souls, to rediscover them, and to embark on a journey of self-awareness doubled by love. We feel sometimes unexpectedly drawn to a certain person, even though we cannot rationally explain why it happens. However, the soul has its own radar, which is based on intuition and a knowledge greater than ourselves. This is what helps us find our soulmates. A true soul mate is a mirror, the person who shows you everything that is holding you back, the person who brings you to your own attention so you can change your life. We believe that once we’ve found our soulmate, life will become an easy ride. The beauty of a soulmate connection, however, is that soulmates challenge each other to grow and to become better, not to stagnate in a mindless comfort.


Depuis qu'on est arrivé sur Terre, il s'en est passé des choses. De belles découvertes, comme des moments plus difficiles à supporter. Je ne saurai pas dire si être ici-bas est une « bonne » ou une « mauvaise » chose. Tout simplement parce que rien ne s'est passé comme cela était pourtant prévu. Chose assez angoissante quand on prend le temps d'y réfléchir. Et pourtant, là, s'il y a bien une « bonne » chose, c'est de me retrouver là, face au Blake. Voire même, pour être plus précise, entre ses bras. Si l'angoisse de notre sort que nous réservent nos hôtes est réelle et s'est accumulée à celle d'un monde extérieur assez hostile il faut l'avouer, là, en ce moment, elle me paraît presque illusoire. Dingue comme une seule personne peut réussir à transmettre une sorte d'aura rassurante. Ne me faites pourtant pas dire ce que je n'ai pas dit. Dans un coin de ma tête, je n'oublie pas où on se trouve et à quel point on est piégé, ici. Je ne comprends même pas comment Bellamy a fini par atterrir entre ces murs, me doutant bien qu'il ne fait pas partie de ces personnes naïves qui espèrent trouver un réel refuge en fonçant droit dans la gueule du loup. Parce que oui, il y en a vu les noms qui se sont empressés de venir jusqu'ici. Mais.. Pas lui. Je n'y crois pas ou plutôt, je ne veux pas y croire. Il a du faire partie de ces quelques personnes mises au courant de ce qu'il se passe réellement dans ce bunker. Des informations que ceux qui étaient encore là il y a peu ont du emmener avec eux, pour les transmettre aux autres et pour qu'ils viennent nous sortir de là. Que ceux de dehors sachent à quel point nos hôtes ont de sombres plans derrière la tête, nous voyant simplement comme leur clé de sortie. Et ce, peu importe si nous, on ne survit pas. Qu'est-ce que je suis loin d'imaginer seulement ce plan purement suicidaire qu'il a mis en forme juste pour nous tirer de cette mauvaise passe. Du coup, ne m'étant absolument pas préparée à le voir, ici, lui, c'est juste si.. déstabilisant. Et ça aussi, sans rien savoir de leur plan, je ne sais pas si sa présence en ce lieu est une « bonne » ou une « mauvaise » chose. Non pas que sa présence me dérange. Au contraire. Je me sens tellement bien contre lui, si bien que mes joues se réchauffent de quelques tons et que mon petit cœur tente de me pousser à faire ce dernier effort pour aller jusqu'au bout de cette réflexion de ces dernières semaines que j'ai pu avoir au sujet du Blake. Elle m'en a donné mal au crâne, elle m'a fait me remettre en question sur biens des points et tout ce travail que j'ai fait sur moi-même dernièrement. Un travail qui a pu se faire nettement plus efficacement et sans doute rapidement, ainsi isolée de Zack et de Bellamy. Bien plus, en tout cas, que si j'avais continué de les fréquenter comme avant d'arriver dans ce bunker. Être prisonnière de ces lieux m'aura au moins servie à ça. Tirer certaines choses au clair et revenir sur d'autres. Alors, forcément, après toutes ces remises en question en tout genre le concernant, me retrouver face à Bellamy sans m'y être préparée est du même genre que cet électrochoc que j'ai ressenti simplement en entendant sa voix, alors même qu'il se trouvait derrière moi. Peut-être que je devrai un peu lâcher prise ? Juste pour profiter de ces retrouvailles plus qu'imprévues sans voir mes pensées parasiter par ce stress sur les raisons qui ont pu le pousser à débarquer par ici. Me laisser porter par la musique et éviter de « trop » penser. Aller, Clarke, t'en es capable. En sentant ses mains venir se poser, en douceur, sur moi, ça me fait tout simplement fermer les yeux. Un simple contact, certes physique, peut suffire à rassurer un peu plus quelqu'un. Mon angoisse s'envole un peu, bien que planant toujours au-dessus de moi tant que je n'en saurai pas plus. Si mon petit cœur bat un peu plus rapidement qu’habituellement, lui, ce n'est pas pour rien d'ailleurs. Surtout qu'il est plutôt canon, habillé comme il l'est. J'essaie de le rassurer comme je le peux, alors même qu'il s'inquiète de ressembler à un pingouin. Franchement, il ne s'est pas regardé avant de venir ? « Fais gaffe, j’vais finir par croire qu’tu m’fais un compliment, là ! » Oups, grillée. Et une lèvre maltraitée, une ! Si bien, d'ailleurs, que je baisse un peu la tête sans m'en rendre compte. « Tu sais que si tu veux être complimenté, comme tu le dis si bien, il n'y a qu'à demander ? » Haussant légèrement les épaules tout en relevant la tête pour pouvoir croiser son regard -et m'y perdre un peu-, je ne tarde pas trop à préciser que « Je devrai être capable de faire mieux que de simplement te dire que tu ne ressembles pas à un quelconque animal. » Tout en laissant mon attention se porter vers son cou et cette cravate rouge qu'il arbore et qui attire le regard avec ce contraste de couleurs. Pas trop fièrement, je pense, vu les doutes qu'il a sur son apparence. Puis, je me doute bien qu'il ne doit pas être franchement à l'aise dans une telle tenue. « Comme en te disant, par exemple, que t'es plutôt canon comme ça ? » Là, il peut prendre ça comme un vrai compliment au moins, surtout qu'il est sincère. Même si, en étant parfaitement objective, n'importe quoi lui va. D'ailleurs, dans sa tenue de boulot, quand il venait me voir dans ma cellule, il l'était, canon, aussi. Bon, après, il faut reconnaître que de le voir ainsi vêtu et apprêté ne fait que renforcer ce qui m'attire chez lui naturellement. Griffin, t'es foutue.. Il est donc temps de passer à autre chose. Comme cette fuite de ma cavalière d'alors. « Tu trouves ? J’ai pourtant pas essayé d’faire place nette ! » Ah ? Est-ce que ce qu'il vient de me lancer est censé me faire revenir sur Terre ? A penser que je me suis peut-être un peu emballée sur ses intentions ? Si le Blake a pu lui aussi se prendre un contre-coup à ce sujet, j'avoue que moi aussi. Même si la raison n'est de loin pas la même, évidemment. Et que je suis incapable de lire dans ses pensées et me rendre compte que j'ai un peu mal saisi ses mots. Du coup, je passe ça sous silence, me contentant d'un petit haussement d'épaules, avant de porter une oreille distraite à ces quelques discussions autour de nous qui se font entendre. Heureusement, ce bref passage à vide ne dure pas longtemps du tout, si bien que ma main s'aventure jusqu'au col de sa chemise. Oui, je sais, elle est incorrigible. Comme moi, quand il est question du Blake.

Ce cher Pike peut s'en frotter les mains, maintenant. De nous voir faire de notre mieux, respectivement, pour donner cette impression que tout va bien entre nous et que surtout, rien n'est étrange. Un peu raté, déjà de mon côté, lorsque je me rapproche plus de lui bien inconsciemment. Que ma main se retrouve presque frustrée de ce col de chemise bâillonné par cette cravate qui lui va pourtant bien. On est fatiguant à continuer de se voiler la face comme ça, hein ? Et encore, comme dit, y'a du mieux depuis la dernière fois qu'on a pu être aussi proche que ça. Vraiment du mieux. Dans ma tête, en tout cas. Dans la sienne, j'en sais rien. Ma tête bien calée contre lui, je lâche prise, enfin. Me laissant porter, guider et rassurer. Et ça fait du bien. Du moins, jusqu'à ce que ce nuage angoissé ne revienne à la charge, n'en pouvant presque plus de ne pas savoir pourquoi il est ici, dans ce bunker alors que ça craint tellement ! J'avoue ne pas trop faire attention aux paroles de la chanson, sur l'instant, bien que je les écoute sans vraiment les entendre. Sans doute referont-elles surface par la suite. Quoique, je ne peux tout de même pas les ignorer. « Oh, tu t’souviens bien de c’qu’on nous apprenait, en Histoire ? » Sa réponse me surprend tellement que je marque une très brève seconde d'arrêt, avant que mon cerveau ne se mette en ébullition pour tenter de décrypter ce qu'il me balance. Il sait pourtant que l'Histoire, ce n'est clairement pas mon fort. Alors bon. Relevant ma tête vers le Blake, je croise son regard, le mien devant être une illustration parfaite de mon incompréhension du moment. « L’avenir d’l’Humanité est sous la Terre ! » ? Bah, j’crois qu’on m’a convaincu. M’sieur Pike a des arguments plutôt convaincants, et quelques autres qui sont avec nous aussi. Après l’Espace, s’retrouver sous Terre, ça paraît logique ! » Les yeux grands ouverts cette fois, je percute qu'il n'a pas du balancer cette fameuse citation comme ça, juste pour le fun. Est-ce qu'il essaie vraiment de me faire comprendre qu'il est bien au courant de ce qui se trame ici, comme je le redoutais ? Et que malgré tout, bah, il est là ? Ouvrant maintenant la bouche, aucun son ne se fait pourtant entendre. S'il avait voulu me faire comprendre une bonne fois pour toute qu'il ne voulait pas de moi, il n'avait quand même pas à venir jouer au suicidaire en se faisant emprisonné au bunker à son tour ! Pas la peine de sauter à pieds joints dans la gueule du loup ! Allons ! Et de quels arguments convaincants venant de Pike il parle ? Mystère ça, par contre. Si certains d'entre vous pensent que je n'y mets pas du mien pour saisir ce qu'il me dit, prenez bien conscience qu'on est entouré de Montagnards et qu'on ne sait pas de qui on doit se méfier en priorité, donc devant qui on ne peut pas parler ouvertement. Les discussions détournées et codées du genre, de toute façon, c'est presque devenu courant entre ceux d'entre nous qui connaissons la réalité au sujet de nos hôtes. Plongeant mon regard dans celui du Blake, j'essaie d'y lire cette confirmation tacite que j'ai cru comprendre, à savoir qu'il n'est vraiment pas là dans une idée débile de simplement faire du tourisme comme certains autres. Parce que lui, il sait. Ça, j'ai compris. Comme le message que semble vouloir nous lancer cette chanson sur laquelle on danse, en fait. Je m'autorise à l'écouter plus attentivement en sentant cette emprise de Bellamy se resserrer autour de moi. Je devine clairement sa volonté de me rassurer avec un tel geste. Pour preuve, ma tête s'échoue à nouveau contre son torse et mes yeux se referment un peu. Même lorsque je le sens se pencher un peu pour glisser quelques mots contre mon oreille, ils restent clos. « Au fait, ta mère t’passe le bonjour, ainsi qu’Jaha…. » Des mots qui signent le retour d'un léger sourire sur mes lèvres, alors que je tente de me convaincre que je mise juste sur ce que je comprends de ses paroles. Que c'est bien le message qu'il veut me faire comprendre et pas celui que j'attends d'entendre. La différence est réelle après tout. Mais, pourquoi me parlerait-il de ma mère, ainsi que de Jaha, notre ancien Chancelier ? Puis j'aimerai tellement lui demander comme va ma mère. Elle me manque terriblement, je ne l'ai pas vu depuis bien longtemps maintenant. Je décide de garder ça pour plus tard, me contentant simplement d'un « C'est gentil d'y avoir pensé. Merci.. » Merci pour bien des choses. Pour me donner un petit espoir qu'on sortira bientôt de là. Un remerciement aussi pour me faire comprendre sans le dire qu'il a du planifier ce délire d'entrer dans le bunker non pas seul, mais avec Jaha et ma mère. Peut-être avec Pike aussi ? Le connaissant, s'il sait lui aussi tout, ça ne m'étonnerait pas qu'il soit dans le coup. Puis surtout, un remerciement de prendre de son temps pour être là, à me rassurer par ses paroles et en me gardant ainsi contre lui est plus que de rigueur. Même si je redoute de m'être plantée sur mon interprétation. Ce serait bien trop beau pour être vrai, non ?

Toujours portés par cette chanson qui me parle un peu trop, on pourrait croire -à tort- qu'on n'en profite pas réellement. Dites-vous bien que si on parle plutôt que de simplement danser, c'est parce qu'on a sans doute bien trop de choses à se dire. Que ce soit verbalement ou non d'ailleurs, la preuve en est avec mon pouce qui s'égare à la naissance de sa chevelure tout contre sa nuque, et qui, doucement, le frôle à de bien nombreuses fois. Redressant ma tête pour lui faire à nouveau un peu plus « face », je n'arrête cependant pas ces douces caresses du bout du pouce, tout en me disant que sa chevelure d'ébène a bien poussé depuis la dernière fois que j'ai vu le Blake lorsqu'il finit par me répondre. « Pourquoi ça n’irait pas ? Pour la 1ère fois d’ma vie, j’ai pu prendre une douche sans qu’l’eau n’refroidisse car trop d’gens en tiraient en même temps. J’ai même pu prendre de vrais repas, qui sont non seulement complets, mais bon, en plus ! » Évidemment, cette allusion bien ciblée fait crépiter mes joues qui se teintent un peu. Beaucoup. Merci, Bellamy ! L'entendre parler des repas du bunker -qui, il faut le reconnaître, sont très bons en effet et bien différents de ce qu'on avait sur l'Arche-, me fait par contre sourire alors que je me perds à nouveau dans son regard. Il m'a manqué, lui aussi. Et c'est juste en me disant ça que je le vois se redresser. Il joue avec mon p'tit cœur, le pauvre ! Bon, après, il a raison. On devrait peut-être faire un peu gaffe. Juste un peu. « Bon, cela dit, j’me leurre pas, j’sais bien qu’j’vais pas m’tourner les pouces ici, c’est pas dans ma nature ! » Ça, c'est absolument pas étonnant de sa part ! Il n'y a qu'à voir l'implication qu'il dégageait au camp. Et même sur l'Arche, en fait, dans une toute autre mesure, c'est vrai. « Y’a bien trop d’choses à voir. J’me demande s’ils ont un exemplaire de « La Guerre de Troie », c’est un récit qui m’a toujours intrigué ! » Ce récit me dit vaguement quelque chose. J'en ai déjà entendu parler, même si pour ma part, je n'ai jamais pris le temps de creuser ces histoires de cheval de Troie et autre. Enfin, je crois que c'était cet animal-là dont il était question, non ? « S'il ne te faut que des douches et à manger pour être heureux, tu devrais être comblé par ici ! » que je lui glisse, non sans cacher cette ironie dans ma voix en évoquant l'idée même d'être comblé dans ce bunker. Mon petit sourire aux coins des lèvres doit bien lui montrer que je le taquine un peu. Ça faisait longtemps, non ? « Et pourquoi ça ne m'étonne pas de toi ? Le fait que tu ne vas pas vraiment prendre le temps de te reposer et juste laisser le temps filer sans rien faire ? » Voilà des questions auxquelles je n'attends même pas de réponse, même si mon pouce se décide enfin à laisser la base de sa chevelure tranquille, et que mon autre main ne rejoigne cette autre derrière sa nuque. Puis de toute façon, l'incapacité à rester sans rien faire, c'est quelque chose qu'on a en commun. Ce, même si nos occupations ne sont pas les mêmes généralement. « Et en ce qui concerne ta curiosité littéraire et historique, je t'avoue ne pas avoir eu le temps de traîner dans ces allées à la bibliothèque, mais peut-être que tu y trouveras ton bonheur ? » Après tout, il y a foule de documents, de livres et autres sources de curiosités culturelles à découvrir ! Ça aussi, c'est un bon point du bunker, les références accumulées d'avant la Guerre n'étant pas forcément les mêmes présentes sur l'Arche.

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Et cette chanson sur laquelle on danse n'y coupe pas, elle n'est pas éternelle -même si ça ne me dérangerait absolument pas de continuer sur cette lancée, hein-. La transition avec le prochain registre musical est quelque peu.. radical, si bien que j'ai l'impression que cette bulle dans laquelle on était vient juste d'exploser. Un peu plus et on se fait visiblement marcher sur les pieds par les danseurs redevenant presque survoltés. Dommage. Je n'aurai pas dit non à un peu plus de calme et de réconfort en prime. Relâchant ma prise, je ne tarde pas trop à tirer Bellamy hors de cette piste de danse en le prenant par la main et en tentant de me frayer un chemin. Vraiment pas facile vu ma petite taille par contre. Une fois hors de portée des danseurs en pleine forme, je ne peux pas m'empêcher de les regarder un instant, non sans sourire et sans lever les yeux au ciel. « Est-ce que tu penses que Pike attend de nous un remerciement pour nous avoir un peu forcé la main ? » que je glisse non sans humour dans la voix. Moi, en tout cas, je ne regrette pas qu'il ait un peu mis du sien. Ça m'a juste permis de passer un agréable moment avec le Blake, même si c'est toujours beaucoup trop court. Le repérant à travers les danseurs, lui aussi déchaîné pour le coup, je ne peux pas m'empêcher de pouffer de rire. « Il est méchamment en forme, en tout cas ! » Et, finalement, en tournant ma tête vers Bellamy, je ne peux pas retenir ce nouveau sourire sur le visage. Dingue comme il arrive à le ramener en si peu de temps et juste avec une simple danse. Juste parce qu'il est là, près de moi. « Dis, je suis devenue complètement dingue si je t'avoue que tu m'as un peu manqué ? » que j'ajoute avant de me mordre la lèvre, me rendant compte que j'ai dit tout haut ce que je pensais pourtant simplement. Me raclant la gorge, je ne tarde pas à reporter mon attention droit devant moi, croisant les doigts pour que le Blake n'ait pas entendu ce que je viens de dire. Même si ça semble un peu compromis. Mais, ne sait-on jamais. Ça m'éviterait de rougir encore plus que ce n'est pourtant déjà le cas.

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