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[02/09/2482] Other things may change us, but we start and end with the family | Griffins

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Clarke Griffin
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Clarke Griffin



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[02/09/2482]     Other things may change us, but we start and end with the family  | Griffins Vide
MessageSujet: [02/09/2482] Other things may change us, but we start and end with the family | Griffins [02/09/2482]     Other things may change us, but we start and end with the family  | Griffins EmptyVen 2 Aoû - 21:29

Fourchette chrono:
 


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Other things may change us, but we start and end with the family
Griffins


Des larmes silencieuses ne cessent de tracer leur route le long de mes joues, à mesure que notre groupe s'éloigne du bunker au rythme des chevaux. Certains pourraient penser qu'elles illustrent une sorte de soulagement d'être enfin sortie de là. Mais, pas vraiment. Si j'avais pu, si on m'en avait laissé le choix, j'y serai encore. Rien que pour ne pas ressentir ce poids en moi. Celui d'avoir laissé certains des nôtres dans l'antre du loup. J'ai beau me dire que les négociations qui se feront ces prochains jours arriveront à les faire sortir de là. Le plus rapidement possible, je l'espère. Il n'empêche que toute cette situation reste très tendue et qu'ils risquent énormément en prenant ce rôle de monnaie d'échange. Je m'inquiète, évidemment, pour Harper. Elle n'a pas pu partir avec ce groupe qui est pourtant le mien, sa maladie l'ayant rattrapée avant le départ. La faire prendre la route, dans une telle condition, aurait sans doute signé son arrêt de mort même sans avoir à marcher. Mon regard s'abaisse vers mon cher Arthur. Il est allongé près de moi, alors que je m'efforce de maintenir sa tête dans un confort assez relatif, alors que ses yeux sont clos. Tentant sans doute de trouver un certain repos. Sa santé ne s'est pas réellement améliorée, mais impensable pour moi de partir du bunker sans lui. Déjà que j'ai du laisser cet autre, qui a gagné en importance dans ma vie ces derniers temps.. Évidemment, son état lui permet un tel voyage. D'autant plus que je suis rassurée rien qu'à l'idée de pouvoir le confier à ma mère, une fois arrivés. Peut-être pourra-t-elle l'aider, elle.. Mes larmes se mêlent à cette pluie incessante qui rend la route visiblement glissante pour les chevaux tirant ces chariots lorsqu'ils ne sont pas montés par quelques Natifs, les fondant sans peine face à ces quelques regards pouvant se poser sur moi. Du moins, c'est ce que j'espère. Des regards que je fuis, préférant me murer dans un silence pendant tout le voyage et ne laissant quelques mots m'échapper que lorsqu'Arthur semble se réveiller ou pour Nate, lui aussi du voyage et installé à côté de moi. Souvent, l'une de mes mains vient se poser sur mon poignet droit, l'effleurant du bout des doigts. Ce même poignet qui ne porte plus ce fameux bracelet en cuir qui fut un jour le mien. Je l'ai rendu à qui il appartient, juste avant de partir du bunker alors même qu'on passait ces derniers -trop- brefs moments ensemble. Juste lui et moi le temps de quelques battements de seconde. Avec cette demande, presque à mi-mots, qu'il se doit de sortir de là pour revenir jusqu'à moi. Heureusement que ma peine de partir du bunker n'est pas qu'entière, mais aussi accompagnée, dans un sens, de l'impatience de certaines retrouvailles..

Après un trajet qui m'a paru presque interminable, on a enfin pu apercevoir cette carcasse venue tout droit de l'espace. Une vision assez étrange, d'ailleurs, rien qu'en imaginant tout ce beau monde fouler de leurs pieds cette terre que nous, on a déjà commencé à découvrir depuis bien des mois de cela. Cérès. Voilà comment toute cette vie autour se nomme désormais. Notre joyeux cortège s'est alors stoppé, face à certains de ces Archéens -ainsi que d'autres visages qui me sont inconnus-, qui, visiblement, nous attendaient. Me redressant, je les cherchais du regard. Les ? Macy, qui avait du faire le trajet jusqu'ici pour pouvoir être suivie durant sa fin de grossesse, mais aussi ma mère. Que je n'ai pas vu depuis tellement longtemps.. Je l'ai alors aperçu, se frayant un chemin dans cette petite foule de curieux ou de proches impatients de retrouver des leurs. Arthur dormant encore, je n'ai alors pas hésité à sortir de ce chariot pour me précipiter jusqu'à elle. Enfin. Enfin, je retrouvais ma mère. Enfin, je pouvais trouver du réconfort entre ses bras, comme j'ai toujours fait depuis que je suis gamine. La gorge bien trop nouée, il m'a fallu un peu de temps avant de pouvoir lui adresser quelques mots qui ne se résument qu'en un « Tu m'as manqué.. » alors même que mes bras la serrent contre moi, comme avec cette crainte de la voir disparaître à nouveau.

Pour ma toute première nuit passée à Cérès, j'ai tout simplement été incapable de trouver le sommeil. Ma tête est sur le point d'exploser tant je pense et repense à tout un tas de choses. A Macy, et à sa grossesse qui me stresse pas mal je dois l'avouer tant j'ai peur de la perdre. A Arthur aussi, dont la santé est plus qu'affaiblie. A ce qui nous est arrivé, au bunker, et ce qui nous attendait si on n'avait pas pu sortir de là à temps. A ceux qui y sont encore. A Bellamy et tout ce qui a bien pu changer entre nous ces derniers temps. A Zack aussi, avec qui il me faudra absolument parler, d'autant plus qu'il ne devrait plus tarder à arriver jusqu'ici. A ces négociations, toujours en cours qui me rendent toute tendue. J'ai cruellement conscience qu'un rien peut faire basculer ces pensées en cauchemar. Un accouchement compliqué pour Macy. Une santé qui ne se redore pas pour Arthur. Des négociations qui ne trouvent aucune issue pour ceux restés au bunker. Dont Harper. Et dont Bellamy. Une discussion avec un ton qui peut facilement et irrémédiablement monté avec Zack, lorsqu'il saura. Parce qu'il le faudra. Bref. Autant le dire de suite, j'ai bien raison de me préparer au « pire » pour chacune de ces pensées. Parce que le pire frappera, et non pas qu'une seule fois. Je n'arrête pas de chercher et de tenter de résoudre n'importe quel scénario que pourrait prendre chacune de ces idées qui me tracassent.

Voilà pourquoi, alors même que Cérès est encore endormie, je me retourne dans mon lit, sans doute pour la centième fois en l'espace d'une petite heure. Ça me fait juste.. bizarre d'être ici. De retrouver ma chambre. Alors même que la dernière fois que je me suis endormie ici, c'était également la dernière nuit durant laquelle mon père était encore en vie. Quand je suis rentrée dans nos appartements, hier, ça m'a rendu nostalgique de cette époque qui ne sera plus. Jamais. Ces murs étaient ceux entre lesquels nous vivions, à trois. Partout où je regarde, j'ai l'impression de voir mon père. Ou alors, j'ai cet espoir qu'il poussera cette porte d'entrée pour nous rejoindre. Mais, depuis hier, il n'en est rien. Merci, Wells. Et cet appartement me semble tellement grand, sans lui et malgré la présence de ma mère sur Terre et donc, pas loin d'ici. Heureusement qu'elle est là, d'ailleurs. Même si on n'a pas franchement eu l'occasion de parler depuis qu'on s'est retrouvées. En revenant du bunker, on a rapporté avec nous quelques blessés. Je ne sais même pas si elle a pu dormir, cette nuit. Surtout avec ces fameux malades qu'elle devait déjà gérer avant notre arrivée. Ils n'avaient pas besoin de moi, à l'infirmerie. Sans doute attendaient-ils que je me repose cette nuit. S'ils savaient à quel point je suis presque plus fatiguée qu'en arrivant. Finalement, je me décide à me traîner hors de ma chambre. Histoire de voir s'il n'y a pas quelque chose à grignoter. Habitude que j'avais, sur l'Arche. Je ne sais même pas s'il y a encore quelque chose à se mettre sous la dent, dans ce petit coin cuisine. Pas mal d'objets ont disparus de ces murs. Sans doute le prix à payer, pour ma mère, pour pouvoir dormir ici. Si la majorité des personnes vivant à Cérès n'ont aucun soucis à vivre en dehors de cette carcasse -bien au contraire, pour beaucoup, il semblerait-, j'ai bien conscience qu'une fois de plus, les Phoeniciens sont les mieux « lotis ». Après tout, le seul niveau de l'Arche ayant atterri ici, c'est bien celui qui compte, entre autre, des logements de notre secteur. Et là, maintenant que j'ai pleinement conscience de toutes ces différences qui régnaient entre les trois secteurs de l'Arche, pouvoir dormir dans mon lit me semble être un tout nouveau privilège. Une fois dans cette petite cuisine, un léger sourire se forme sur mes lèvres en voyant une pomme trôner sur la petite table. Une attention de ma mère, évidemment. La prenant en main, il ne fait aucun doute qu'elle provient des récoltes de l'Arche. En la prenant en main, je me rends compte que je n'ai rien mangé de cette « vie d'avant » depuis un moment. Croquant dedans, ce bruit familier de la porte qui s'ouvre me fait pivoter vers elle, instinctivement. Ma mère, qui fait irruption dans nos appartements, me semble vraiment exténuée. Haussant un sourcil tout en finissant ma bouchée, je ne tarde pas trop à lui lancer un « Merci. » en levant un peu cette pomme, croquée, devant moi. « J'espère que tu es venue pour dormir un peu. T'as l'air épuisée. S'il le faut, je vais te remplacer un peu. » Épuisée, c'est même peu dire. Ses traits sont tirés, fermés. Elle n'a pas du fermer l’œil de la nuit. Et là, je pense à Arthur. Il faut vraiment que j'aille le voir. Puis, proposer de la remplacer, ça me permettra juste de m'occuper un peu. Histoire de chasser ce nuage de pensées qui ne me quitte décidément pas.

© Mister Hyde

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Abigail Griffin
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[02/09/2482]     Other things may change us, but we start and end with the family  | Griffins Vide
MessageSujet: Re: [02/09/2482] Other things may change us, but we start and end with the family | Griffins [02/09/2482]     Other things may change us, but we start and end with the family  | Griffins EmptyDim 1 Déc - 12:43

Other things may change us, but we start and end with the family
EXORDIUM.
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Abigail était impulsive. Parfois un peu trop au goût des autres. Charles et Thelonious arrivaient à canaliser les moments où Abby montrait les dents. C’était parfois difficile, même pour eux, mais ils y arrivaient. Alors lorsqu’ils apprirent que les Montagnards se servaient de leurs enfants pour prélever de la moelle osseuse, Abby était prête à aller jusqu’au bunker pour leur régler leur compte. S’ils avaient posé un doigt sur Clarke… il avait fallu qu’on la force à sortir pour qu’elle se calme. Jackson avait eu pour ordre de rester près d’elle pour l’empêcher de prendre une décision trop hâtive. On avait fini par lui annoncer qu’un groupe de jeunes allait revenir à Cérès pendant que les autres restaient au bunker pour des négociations. Elle trouvait ça stupide. Ils laissaient vraiment des enfants là-bas pour des négociations ? N’ayant pas son mot à dire, Abby avait passé le reste du temps dans le pôle médical. Elle devait s’occuper l’esprit pour s’empêcher de penser à l’état dans lequel elle pouvait retrouver Clarke. Elle priait pour qu’aucun mal ne lui ait été fait. Macy l’occupa une bonne partie du temps. Le bébé qu’elle avait se portait bien, mais elle était obligée d’être alitée. Abby y avait tenu parce qu’elle était proche du terme et qu’elle ne voulait prendre aucun risque. Elle avait promis de prendre soin d’elle. Macy découvrait les joies de la grossesse. Elle prenait souvent la main d’Abby pour qu’elle sente le bébé donner des coups ce qui faisait sourire la doctoresse à chaque fois.

Lorsqu’on annonça l’arrivée du groupe venant tout droit du bunker, Abby avait redressé la tête pour croiser le regard de Jackson. Il hocha simplement la tête. “Vas-y.” Abby eut un simple sourire en guise de réponse. Elle laissa son patient au soin du docteur Jackson, passa rapidement ses mains sous l’eau et sortit du pôle médical. Elle marchait d’un pas rapide en direction de la sortie et courut presque jusqu’à l’attroupement qui commençait à se faire autour des nouveaux arrivants. Abby joua des coudes pour se frayer un chemin et son coeur manqua plusieurs battements lorsqu’elle aperçut les cheveux blonds de sa fille. Elle sentit l’émotion lui étreindre la gorge. Elle n’avait jamais douté un seul instant qu’elles allaient se retrouver dans cette vie ou dans une autre. Elle n’en doutait pas, mais c’était autre chose de le vivre. “Clarke…” Sa voix tremblait toujours sous l’émotion. Elle n’arrivait pas à détacher les yeux du visage de sa fille. Elle la suivit du regard lorsqu’elle sortit du chariot et qu’elle se jeta dans ses bras. Abby referma ses bras autour d’elle et enfouit sa tête dans ses cheveux. Elle la serra contre elle le plus possible. Elle sentit ses jambes flancher un peu lorsque la voix de sa fille résonna à ses oreilles. C’était mieux que par radio. Clarke était enfin là, contre elle et en vie. “Tu m’as tellement manqué aussi, Clarke.” Elle ne la quittait pas et n’avait pas envie de desserrer sa prise. Elle s’écarta juste un peu pour pouvoir la regarder. Elle posa ses mains sur son visage et scruta ses yeux si bleus. Les yeux de Jake. Elle sentit sa lèvre trembler et des larmes brouiller sa vue. “Tu es avec nous, c’est fini, Clarke. Tu es avec nous.” Elle ne savait pas si elle disait ça pour elle-même ou pour sa fille. “Viens.” Abby la vit un peu réticente et suivit son regard qui alla jusqu’au chariot. “On va s’occuper de tes amis. Ils sont en sécurité eux aussi.” Elle pressa gentiment sa main et la guida jusqu’à leurs appartements. C’était une partie du vaisseau qui était toujours intacte. Rien n’avait bougé. Elle laissa sa fille reprendre ses marques. Elles avaient tout le temps du monde pour parler, Abby voulait que Clarke se repose en priorité.

À contrecoeur, Abigail avait dû l’abandonner. Elle aurait bien passé la nuit à la veiller comme elle le faisait quand elle était petite, mais elle avait du travail qui l’attendait à l’infirmerie de Cérès. Elle ne pouvait pas laisser Jackson seul. Surtout vu tous les nouveaux patients qui venaient d’arriver. Elle avait laissé une pomme à Clarke pour lorsqu’elle se réveillerait et était partie pour une nuit sans sommeil. Une de plus. Jackson l’accueillit avec un doux sourire qu’elle lui rendit. “Comment va Clarke ?” Abby pressa le bras de son ancien apprenti. “Elle se repose. Enfin, j’espère. Dis-moi ce qu’on a.” Fit-elle en désignant les rescapés du bunker d’un geste du menton. Jackson lui exposa la situation et Abby se mit immédiatement au travail. Occuper ses pensées lui permettaient de ne pas se focaliser sur sa fille et l’envie pressante de rentrer chez elles pour s’occuper d’elle. Elle alla de lit en lit et de patient en patient. La maladie qui touchait les siens continuait de se propager et ça mettait sa détermination à rude épreuve. Elle avait étudié et répertorié tous les symptômes, mais aucune solution ne semblait vouloir apparaître et ça la frustrait.

Abigail passa une partie de sa nuit à faire de nouvelles recherches et exposait ses théories avec Jackson et un autre médecin de Cérès. C’était avec frustration et une certaine colère qu’elle avait regagné ses appartements lorsqu’on l’obligea à aller se reposer. Elle n’avait pas dormi depuis vingt-quatre heures, c’était dangereux pour ses patients et pour elle. Abby avait abdiqué surtout quand on l’avait menacé d’appeler les gardes pour la sortir de force de l’endroit. Elle avait regagné ses quartiers. Elle accrocha sa veste bleue et défit sa tresse avant de sursauter en entendant la voix de Clarke. Elle passa une main dans ses cheveux et se tourna pour faire face à sa fille. “Ça va.” Répondit-elle à Clarke. “J’ai le temps de dormir. Viens là.” Elle ouvrit ses bras en grand et l’accueillit. Une fois de plus, elle enfouit son visage dans le cou de sa fille et la serra dans ses bras. Elle déposa un baiser sur son front en s’écartant d’elle et caressa doucement sa joue de son pouce. “Tu as réussi à dormir ?” Vu les cernes sous ses yeux et l’inquiétude dans son regard, Abby se doutait que non. Elles n’étaient pas mère et fille pour rien. “Tout le monde se repose à l’infirmerie, tu pourras y passer plus tard.” Elle remit une mèche de cheveux blonds derrière son oreille. “Mais tu as besoin de dormir un peu toi aussi.” Fit Abby d’un air soucieux. Clarke n’avait plus à tout prendre sur ses épaules. Ils étaient tous là désormais, elle pouvait se reposer. Elle devait se reposer.
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