AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Des personnages de la S5 sont jouables (Merci de ne pas prendre un perso de la série non répertorié dans les PV [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) 179893249 )
Si IE est momentanément inaccessible : pas de panique ! Deux liens d'infos à connaître : Twitter ou Facebook [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) 179893249
Pour les nouveaux personnages :20Tcs bonus seront offerts à la validation pour ceux venant des groupes : Delinquents, Arkers et Moskiums ! Essayez de les privilégier [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) 3207243747

Partagez|

[17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Bellamy Blake
❝ Admin ❞
Bellamy Blake



Messages :
1970
Date d'inscription :
07/03/2017
Ft :
Bob Morley
Crédits :
Avatar de Sweet Poison, signature de Bizzle et citation sign' de Anne Marie & James Arthur (avec la chanson "Rewrite the stars")
[17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) Vide
MessageSujet: [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) EmptyMer 25 Sep - 1:09

Chrono :
 


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
I've been lost, I've been found, but I know who I am now, I am yours - BELLARKE
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

"I counted the days, counted the miles between us until there was you, standing in my door, asking me to come with you. The unfinished sentence was “come home" we both know that the subtext was "you’re my home". And I know you’re running. I know you’re scared that we mean you risk it all but isn’t love worth it, because the sky is golden and the world has fallen silent the echos of my heartbeat loud in the inches separating us." Poème de Abby S.

Ca va bientôt faire 15 jours qu’on est dans c’maudit bunker, et j’ai déjà l’impression d’tourner en rond ! D’autant plus qu’ça fait déjà 2 fois qu’on devait mettre notre plan en marche, mais qu’on a été contraints d’tout repousser ! La 1ère fois, ça avait été parce qu’on est restés en quarantaine bien plus longtemps qu’nous n’l’avions prévu, quand nous avons réfléchi au plan. La 2nde fois (hier même !), c’était parce qu’des imprévus, à l’extérieur, ont retardés l’avancée des groupes d’dehors, jusqu’au bunker. Or, on n’peut rien faire, s’ils n’sont pas là, ça serait trop risqué d’faire quoi qu’ce soit si on n’peut pas compter sur leur appui, nous serions dans une lutte loin d’être à forces égales ! On a dû repousser jusqu’au 23, mais j’sens bien qu’on aura une autre merde au final : ne dit-on pas « Jamais 2 sans 3 ! » après tout ? J’tente de prendre mon mal en patience, mais bordel, j’déteste être enfermé sous cette fichue montagne, et d’devoir passer mes journées à faire comme si j’copinais avec ces gens. C’est bien beau d’feindre un intérêt quelconque quant à leur façon d’gérer la sécurité du bunker, mais j’m’en tape moi ! Déjà : j’me doute clairement qu’ils m’font pas tout voir (c’est normal ça !), mais en plus, la carrière d’agent d’sécurité, d’garde ou autre équivalent, sérieux, j’en ai rien à cirer ! Sans oublier qu’j’garde en tête qu’il vaut mieux pas que j’m’attache un peu trop à ces divers individus, n’étant pas à l’abri d’avoir à en tuer un ou plusieurs d’entre eux, quand on pourra enfin s’barrer d’là. S’il le faut, j’hésiterai pas, y’a d’doute à avoir dessus. Mais si buter quelqu’un n’est jamais une tâche qui ne s'fait pas sans séquelles, j’me doute qu’ça doit être bien pire quand on a appris à connaître et à apprécier un minimum l’autre. Bon, j’parle qu’en théorie, pour l’heure, j’ai jamais eu à tuer personne. Sur l’Arche, on avait rarement à faire usage d’la force quand on arrêtait quelqu’un, et même si, en un sens, on contribuait aux envois à la dérive, c’était pas nous qui leur prenions la vie et qui les condamnions à mort. Evidemment, on n’les sauvait pas, mais on faisait notre boulot, et si nous refusions d’le faire, nous n’serions pas les seuls à payer l’prix d’notre insubordinations, alors y’avait pas l’choix…. J’aurai pu profiter d’ce « mini-break » dans l’bunker, pour faire mes 1ers pas dans une carrière pro’ qui m’plaisait plus (l’enseignement), mais sincèrement, j’avais pas envie d’me retrouver à suivre un ou plusieurs profs, et à m’attacher à ces jeunes élèves. Leur scolarité, dans l’bunker, s’termine à 18 ans, après, ils sont formés comme en « apprentissage », en suivant un ou plusieurs pro’ du domaine souhaité. Donc, j’aurai été l’assistant d’un ou deux profs, et aurait fait la rencontre de leurs élèves. Déjà qu’ça va être chaud d’gérer l’fait d’avoir mieux appris à connaître quelques adultes alors que j’m’apprête à leur planer un couteau dans l’dos, mais alors m’rapprocher d’quelques gosses, sérieux…. Y’aurait rien d’tel, pour faire des transpositions sur eux et retrouver en eux un peu d’Octavia ou d’Charlotte… Donc, non, j’ai évité, et j’me suis rabattu sur l’plus simple, et surtout, sur c’qu’on connaît d’moi. Car, à l’instar de c’qui s’est passé pour les autres (sauf ceux qu’ont voulu changer d’orientation !), l’choix d’mon occupation s’est aussi faite sur ça, sur comment d’autres Archéens m’ont présenté, histoire d’assurer aux Montagnards les bases que j’avais.

Les journées sont donc longues, même si loin d’être inintéressantes ! J’avoue qu’en profite largement moins que j’ne l’ferais, si la situation était différente (et donc, si j’avais pas à être concentré sur une mission largement plus importante qu’ma soif d’en apprendre plus sur l’Histoire et donc, d’profiter des divers livres et documentaires qu’ils possèdent, ou même d’leurs films…). J’m’autorise donc de rares crochets « culturels et détentes », mes pauses, j’les passe plus majoritairement avec Aaron et quelques délinquants qu’j’avais pas vu depuis qu’ils sont dans l’bunker. (J’parle là d’mes vraies pauses, pas d’celles que j’feins d’prendre et qui m’servent en réalité à communiquer avec les autres infiltrés, afin d’avoir les dernières nouvelles d’notre action à venir, ou d’aider à transmettre les nouvelles…) Il m’serait difficile d’cacher que j’passe aussi du temps avec une certaine blondinette, depuis mon arrivée sous terre. Faut dire qu’dormir ensemble, ça rapproche les gens. (Ouaip, longue histoire. Disons qu’pour repousser un certain Garde un peu trop collant et ayant un peu trop d’vues sur la Phoenicienne, j’ai déliré sur l’fait qu’elle n’pouvait dormir correctement sans moi, et qu’donc, non, il pouvait pas squatter l’lit sous l’sien. Ca a fait partir l’Bennett, à moins qu’ça n’soit l’regard noir que j’lui ai lancé, histoire qu’il comprenne qu’il ferait mieux d’pas insister car j’avais décidé d’occuper c’pieu-là ! Et, au final, on va dire que c’délire d’moi étant un doudou pour Clarke, a fini par prendre une ampleur telle, qu’j’ai réellement fini par lui servir d’doudou. Au point d’dormir avec elle. Ouaip, on va éviter d'retracer l'parcours complet qu'a mené jusqu'à ça ainsi que d’chercher à comprendre c’que ça signifie, car bon… Même si j’ai commencé à m’poser quelques questions sur c’qui m’lie à elle, depuis un p’tit moment… Si pour l’heure, j’sais que j’tiens un peu trop à elle, j’ignore encore à quel point… Ca s’rapproche, ceci dit, mais c’est pas encore pour tout d’suite… Il m’faut un peu plus de temps, aussi bien pour parvenir à ouvrir les yeux sur tout ça, qu’pour accepter d’lâcher prise concernant mon histoire passée avec Elizabeth… Bref, tout ça pour dire que j’ai pu apprendre à mieux connaître la Griffin, qu’on papote pas mal, mine de rien, notamment dans l’dortoir, et qu’du coup, bah, on est un peu plus proches qu’avant. Oh, et p’têtre qu’le fait qu’on s’soit embrassé à quelques reprises, ça aide aussi. J’sais pas. Vous savez, vous ? Bon, d’toute façon, votre avis, hein…) Bref, tout ça pour dire qu’l’apprentie doc  m’a pas mal surpris, y’a peu, en m’proposant d’aller avec elle profiter d’une salle du bunker, dotée d’réalité virtuelle, permettant d’arpenter quasi l’intégralité d’la Terre, à toutes les époques, et même de s’balader dans l’Espace et sur une grande partie des planètes ! Une partie d’moi s’est dit qu’c’était pas une bonne idée, d’accepter. Par rapport à Elizabeth, vous voyez ? Et aussi parce que très mystérieusement, ça dérape toujours, entre nous, quand on s’retrouve qu’tous les deux. Mais justement, cette même partie d’moi voulait accepter, estimant qu’il était temps d’tourner la page, et commençant à s’faire à l’idée qu’il était d’lutter contre c’qui semblait clairement être inévitable…

Si j’me rends présentement devant cette porte, vous vous doutez bien qu’c’est parce que j’ai accepté l’invitation d’la blonde ! Par contre, j’cache pas qu’ça m’a étonné qu’elle m’propose une telle sortie, parce que… Bah, disons qu’bien qu’on continue à s’rapprocher, et qu’on parle assez, dans les faits, on n’a pas encore réellement parlé de c’qu’on peut bien être l’un pour l’autre. Ca n’m’a pas empêché, en plus d’avoir accepté, d’proposer d’profiter d’l’accès qu’elle avait acheté à cette salle de réalité virtuelle pour s’faire un pique-nique « dehors ». Si j’ignore « où et quand » Clarke va nous amener, j’me doute bien qu’ça sera pas à notre époque, ni dans un coin qu’on connaît déjà. Autant rendre l’occasion encore un peu plus sympa qu’ça n’devrait déjà l’être ! J’ai même pris en charge l’pique-nique, du coup. Bon, rien d’folichon, car de 1, j’suis pas super doué en cuisine et de 2, j’ai pas l’temps d’me coller derrière des fourneaux, c’qui nous amène au 3ème point : c’est pas moi qu’ait cuisiné, j’ai pris un « panier » parmi les repas « communs ». Apparemment, l’fait de s’organiser un pseudo repas « dehors », c’est assez courant, dans l’bunker, pour les gens qui s’paient le luxe d’une séance de RV, c’est d’ailleurs en entendant certains d’mes « collègues » en parler, qu’j’ai eu l’idée, j’l’avoue. Hey, j’vous rappelle que j’suis pas d’ici, alors j’sais pas non plus c’qu’il est possible ou non d’faire hein ! Tout ça pour dire que j’ai pas réellement pu choisir l’repas, même si pour les paniers de c’type, si on s’y prend à l’avance (comme j’l’ai fait), on peut choisir parmi un poil plus d’menus que c’qui est proposé en général, pour les repas « normaux ». Parmi les touches persos qu’j’ai pu apporter comparé au menu normal qu’auront les autres, on trouve l’choix la présence d’un dessert et aussi celle d’un jus d’fruit. Concernant l’gâteau, j’ai opté pour un truc relativement banal pour les résidents du Mont Weather, mais qui l’est nettement moins pour des gens qu’ont grandi sur l’Arche : un gâteau au chocolat. Mais un vrai hein. Avec du vrai sucre. Des vrais œufs. Et du vrai chocolat. Sur l’Arche, l’sucre est réservé à l’élite. Les œufs également (pis d’toute façon, ce sont pas d’vrais œufs, dans l’sens où y’a  pas d’poules là-haut, donc, c’est des œufs reconstitués quoi !). Mais l’chocolat, par contre, ça, on a pas, dans la Colonie. Et nulle part. Pour ça, on est vraiment tous logés à la même enseigne ! Certains ont bien tentés d’reconstituer la saveur tant bien qu’mal, mais ça reste assez fade (notamment parce qu’pas sucré correctement d’par la rareté d’ce produit !). Durant les quelques conversations qu’ont a pu avoir, la Phoenicienne et moi, elle m’a parlé d’un des 1ers repas qu’elle a pris dans c’bunker, et au cours duquel les Montagnards ont proposé un gâteau au chocolat. A la façon dont elle en a parlé, j’ai compris qu’elle avait grandement aimé. Bon, j’ignore si elle va aimer c’gâteau-là, qu’est différent d’celui dont elle m’a parlé, car là, il s’agit d’un cœur fondant d’chocolat blanc, tapi dans un gâteau au choco noir. (Et grâce aux joies des technologies d’avant la Guerre Nucléaire, ils sont conservés dans une p’tite boîte qui les garde au chaud, c’qui fait qu’on les savourera vraiment fondants !). Ca, on va dire qu’c’est pour la remercier d’avoir pensé à moi pour utiliser sa 2nde place en RV avec moi, car elle aurait pu vouloir qu’sa « dépense » lui permette d’passer du temps avec Harper, dont elle est proche, ou avec n’importe qui d’autre, en fait. Niveau jus d’fruit, quand j’ai entendu qu’y’avait moyen d’avoir un truc à la cerise, évidemment, j’ai sauté dessus. Déjà, parce qu’y’avait d’toute façon pas de cerises en tant que « purs » fruits, et aussi parce que c’était un chouette clin d’œil à la soirée sur Walden, au fait qu’ce soit via un verre partagé avec la blonde, qu’j’ai pu découvrir pour la 1ère fois la saveur d’son baume à lèvres. Ca, par contre, c’est un moyen qu’j’ai trouvé d’lui faire comprendre qu’j’ai repensé aux derniers événements, bien plus que j’n’avais pu l’faire avant mon départ pour rejoindre Octavia et les autres.

J’suis un poil en retard, ayant fini un peu plus tard qu’normalement, ma journée de « boulot », et ayant, en plus d’ça, eut à faire un crochet pour récupérer l’panier. Et, pour n’rien cacher, j’crois qu’y’a aussi un peu d’appréhension qu’explique mon retard. C’est pas compliqué d’se douter qu’cette soirée risque d’marquer un grand changement entre Clarke et moi, et qu’ça risque d’être un peu du quitte ou double, quoi. Soit on est tous les deux sur la même longueur d’ondes et on veut donc s’donner une chance et voir où ça nous mène, soit j’vais bien m’faire friendzoné si j’tente de faire quelque chose, ou si ça dérape d’nouveau (et là, par contre, hors d’question d’pas en reparler hein !). Pis, j’crois qu’le fait d’être dans l’bunker en mission, mais qu’celle-ci prenne du retard, ça aide pas à m’détendre, ni à prendre ce… rendez-vous ???.... avec autant de… « décontraction » que j’pourrais l’faire normalement… Non pas que j’serais totalement détendu sans tout ça, mais ça serait un peu moins un gros champ d’bataille dans ma tête, on va dire ! Bordel, heureusement qu’j’ai pas mal d’sang-froid, sinon, j’vous dis pas l’gros arrêt sur image – bien flagrant – qu’j’aurai pu avoir, en découvrant, au détour du couloir, la blondinette, qui m’attend devant la porte. Ouais, j’sais, elle est pourtant pas sur son 31, clairement pas comme ça a pu l’être lors d’la fête d’mariage durant laquelle nos retrouvailles ont eu lieu ! Mais j’ai passé les mois sur l’Arche (quand j’nettoyais sa cellule !), et les dernières semaines sur Terre, à la voir dans une tenue plus ou moins similaires, dû à son état d’prisonnière. Elle était loin d’s’en retrouver amochie, mais c’était un poil moins « soigné », on va dire, qu’ça n’avait pu l’être avant qu’elle n’finisse en Prison, puis qu’elle n’se retrouve sur Terre où la possibilité d’se laver correctement est aussi compliqué qu’ça pouvait l’être sur Walden ! Donc, pour résumer : j’me retrouve face à une Clarke réellement « propre » (même ses cheveux sont encore partiellement mouillés d'la douche qu'elle a vraisemblablement pris un peu avant d'venir ici !), et dans une tenue qui la met largement plus en valeur que celle dans laquelle j’ai eut l’habitude d’la voir depuis un moment ! (Tenue qui, si j'me trompe pas, est différente d'celle qu'elle portait dans la journée. J'vous rappelle que j'ai été Garde, alors j'parviens à faire gaffe à quelques p'tits éléments qui peuvent paraître des détails pour certains, mais s'avérer importants en réalité. Même si là, ouais, j'avoue, ce sont des détails, mais que voulez-vous : c'est un réflexe maintenant ! Et comme dit, c'est pas du niveau d'la robe de soirée, mais c'est un poil plus décontracté que c'qu'elle portait tout à l'heure. Et p'têtre que j'suis bien trop attiré par elle pour n'pas avoir un léger raté même face à une tenue aussi simple que celle qu'elle arbore présentement !) Et rien qu’ça, c’est suffisant pour qu’mon cœur s’agite furieusement. Et presque m'faire regretter d'avoir fini aussi tard qu'ça et d'n'avoir pu faire comme elle et m'payer l'petit luxe d'une douche et d'un changement d'tenue, afin d'bien quitter la journée d'boulot pour passer en mode plus décontracté ! Affichant un air naturel, j’poursuis mon avancée vers elle, un p’tit sourire aux lèvres : « Désolée du r’tard, Princesse, y’avait trop d’trafic sur l’périph’, c’était l’heure de pointe, t’comprends ! » que j’plaisante, faisant comme si, en sortant d’une longue journée d’boulot, comme nos lointains ancêtres, j’avais eu à endurer les embouteillages des routes saturées par les autres travailleurs rentrant chez eux. Autant m’excuser d’mon p’tit retard via une plaisanterie, un autre p’tit rappel à un délire passé, lors d’notre 1ère soirée terrestre, durant laquelle j’ai prétendu avoir acheté 2 billets d’avion pour aller découvrir quelques merveilles sur Terre ! « En plus, ça a été la galère pour m’garer devant l’traiteur ! » ajouté-je en levant l’panier pique-nique. P’tit moyen d’indiquer qu’j’avais donc notre repas, et qu’nous pouvions enfin aller découvrir la RV ! « J’suis bien curieux d’voir c’que tu nous as choisis ! » que j’termine, enfin devant elle, et donc, devant la porte.


Emi Burton

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
I’d rather be with you than flying through the sky alone, because somehow you learned the parts of me that I’d spent so long trying to hide away. And yes, I came into this with a terrified heart I came into this with a unsure mind. But you, you make my heart brave and you allow my mind to be sure for the first time I can remember. And I think sitting here, shivering I dream about you and me, me and you. Because helping you was a choice I made but loving you, oh, that was fate.
Revenir en haut Aller en bas
Clarke Griffin
❝ Admin ♕ The brave Princess ♕ ❞
Clarke Griffin



Messages :
2233
Date d'inscription :
07/03/2017
Ft :
EJ Taylor-Morley ♥
Crédits :
Vava : VINTAGE LOVE. / Gifs (sign + profil) : Tumblr / Sign' icons groupes spécial IE : Lydie ♥️
[17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) Vide
MessageSujet: Re: [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) EmptyVen 4 Oct - 23:54

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
I've been lost, I've been found...

She wasn’t exactly sure when it happened. Or even when it started. All she knew for sure was that right here and now, she was falling hard and she could only pray that he was feeling the same way.

Your hand, touching mine : this is how galaxies collide.


Jour J. On y est. J'en ai pas dormi toutes ces dernières heures, me forçant tout de même à ne pas bouger pour ne pas réveiller mon « doudou ». Je veux bien entendu parler du Blake. Il s'est défini comme tel depuis son arrivée au bunker. Il faut dire qu'après ces fêtes de mariage qui ont marqué nos retrouvailles après un petit moment -et ouais- loin de l'autre, il s'est découvert un nouveau rôle. Et je ne pourrai jamais assez le remercier, parce qu'il m'a permis de ne pas avoir comme voisin de lits superposés notre cher ami Bennett. Il semblait pourtant bien motivé à squatter le lit en bas du mien. Et franchement, en entrant à peine dans le dortoir et en le voyant étaler ses affaires comme il a pu le faire, sans pression, ça a un peu été une bonne douche froide après ces petites festivités du jour. Pour le faire fuir, Bellamy n'a donc pas hésité à se mettre, littéralement pour le coup, entre lui et moi. Les raisons qui ont bien pu le pousser à squatter mon lit, en hauteur, par contre, ça ne vous regarde pas. Il n'empêche que bien des nuits se sont écoulées depuis. Et le Blake n'a pas failli à son rôle qu'il semble prendre à cœur. Voilà pourquoi, une fois de plus, on se retrouve à dormir ensemble. En toute platonicité, évidemment ! Là, je n'ai qu'à tourner la tête, légèrement, vers ma droite pour voir son visage endormi. Et ça me fait sourire. Comme à chaque fois que mon regard dérive ainsi vers lui. Allons, ne faites pas les surpris de savoir que je me permets une telle observation ! D'autant plus que je me doute bien que lorsque nos rôles sont inversés, et que c'est moi qui ai les yeux fermés, il doit lui aussi poser son regard par moment sur moi. Clamer l'inverse serait juste mentir. Je l'ai déjà ressenti. Oui, même en dormant. Sauf que cette nuit, je sais que ce sera la dernière avant un certain changement, et ça m'angoisse un peu. Bon, d'accord. Un peu beaucoup serait plus exact. Je ne sais pas si tout ça va aller dans le sens que j'espère pourtant ou si demain soir, la petite moitié de mon lit retrouvera la froideur de mes débuts dans ce bunker parce qu'il voudra prendre ses distances. Alors, oui. Je pourrai très bien changer le cours des choses qui se bousculent dans ma tête, au sujet de ce soir et revenir sur mon plan initial pour le changer à la dernière minute. Bellamy ne sait pas pourquoi je nous ai programmé cette petite virée après nos journées déjà bien remplies, nous donnant ainsi l'occasion d'être enfin un peu seuls. Juste lui et moi. Mais, je n'en peux juste plus. Il est vrai que j'ai mis énormément de temps à ouvrir les yeux, que je me suis même obstinée à ne pas vouloir voir la vérité en face, me la voilant allégrement d'ailleurs pendant tout ce temps. Sauf que ça me fatigue tellement, ce n'est juste plus possible. Et c'est en revivant, dans ma p'tite tête au bord de l'explosion, tous les scénarios possibles et inimaginables auxquels je n'arrête pas de penser depuis ces derniers jours que j'arrive, étrangement, à refermer les yeux. Pas pour très longtemps cependant, l'heure du réveil ne tardant pas. Les yeux entrouverts, j'ai de la peine à les ouvrir ce matin. Sentant Bellamy se redresser à mes côtés, je ne tarde pas à mettre la paume de l'une de mes mains sur mon front sans pouvoir m'empêcher de bailler un peu. De ma petite voix encore endormie, je ne tarde pas trop à lancer un « Hey. » en guise de simple salutation, suivi d'un « T'oublies pas, hein.. » que je ne prends pas la peine de préciser pour autant. Il doit bien se souvenir de notre programme pour cette soirée à venir, non ? Je l'espère en tout cas.

Cette nuit agitée intérieurement me laisse dans un état mêlant fatigue, impatience, angoisse aussi et bien d'autres ressentis que je n'arrive pas forcément à identifier tant c'est confus. Autrement dit, c'est un cocktail plus qu'explosif qui me donne un mal de tête à me la frapper contre un mur. Même ma journée de cours me semble interminable. Pour l'une des rares fois dans ma vie, je n'arrive pas à me concentrer sur ce qu'on peut bien nous raconter. De toute façon, ce chapitre-là, je le connais déjà. On l'a déjà étudié sur l'Arche. Et non, je ne cherche pas à me trouver une excuse. Enfin, peut-être que si. Cela est moins stressant, pour moi, de me dire que c'est juste parce que je maîtrise déjà le sujet du jour que je suis autant dissipée et non parce que le stresse me noue le ventre. Plusieurs fois, notre professeur a du me rappeler à l'ordre. Une Clarke qui rêvasse en cours. Comme quoi, tout peut arriver un jour. Ça en est la preuve ultime. Dans mes moments d'égarement, j'en suis même à me demander comment va le Blake. S'il vit ce jour comme celui d'hier ou si une tension qu'il ne comprend pas commence à courir dans ses veines. Se doute-t-il de quelque chose ? Possible. En tout cas, si je suis certaine d'une chose, c'est que rien n'est gagné, là. Cette inconnue me fait peur, étant juste incapable de la résoudre. Ce n'est pas un simple problème de mathématiques que je m'apprête, dans quelques heures -déjà- seulement, à relever. Ce serait beaucoup trop facile. Même pendant la pause déjeuner, je ne pouvais pas m'empêcher de jeter des regards vers la porte de la salle, alors qu'elle se remplissait petit à petit. Face à mon assiette, mon ventre noué m'empêche presque de manger et j'ai du mal à suivre ce que chacun se dit autour de moi. Ce n'est qu'un « T'es pas d'accord avec moi, Clarke ? » lancé par Harper installée à côté de moi, à table, qui me ramène au présent. Haussant les épaules, en douceur, je me contente simplement d'un signe de la tête. De toute façon, je n'ai pas suivi grand chose à leur débat. Promis, je vais faire au mieux pour cette fin de repas.

L'après-midi a été aussi longue que la matinée. Mais, j'ai tenté de m'occuper l'esprit en tentant de me raccrocher au cours. Avec un semi-succès, parce que notre prof m'a nettement moins forcé à remettre les pieds sur Terre (enfin, sous terre serait plus exact). Et pour une fois, je ne traîne pas dans la salle à rassembler mes affaires. D'habitude, je suis toujours l'une des premières à entrer dans une salle de cours, mais aussi la dernière à en sortir tant je prends mon temps pour ranger mes affaires, voire pour poser quelques questions supplémentaires. Mais, là, je n'ai pas de temps à perdre. C'est d'ailleurs pour ça qu'une fois aux dortoirs, je me dépêche d'aller sous la douche. Sous ce jet particulièrement froid pour me remettre les idées en place, je prends le temps de souffler, pour la première fois aujourd'hui. J'y reste d'ailleurs un petit moment, profitant que la majorité d'entre nous soit encore occupée pour profiter de cette sorte de réconfort. J'en ai bien besoin après cette nuit et cette longue journée. Pour faire un dernier débrief de ce que je peux gagner, de ce que je peux perdre aussi. Car le risque est toujours là, même quand on s'efforce de ne pas y penser. Il faut être réaliste, je ne sais vraiment pas dans quoi je m'embarque. Tout au bunker est imprévisible de toute façon. Même notre quotidien l'est, bien que j'ai conscience de ce qu'il se passe par ici et que tout n'est pas aussi rose qu'ils essaient de nous le faire croire. Je sais qu'ils veulent se servir de nous. Mais, je ne sais pas quand, ni comment. Personne ne le sait de toute façon, à part eux. J'ai appris à vivre avec cette incertitude depuis que la vérité au sujet de nos hôtes est connue de certains d'entre nous. Moi compris. Pour une fois. Sauf que là, c'est différent. N'hésitant pas à troquer ma tenue du jour pour quelque chose d'un peu plus propre tout simplement à porter, je finis de me préparer tranquillement. Malheureusement pour moi, je n'ai plus le temps de me sécher les cheveux. Tant pis. Ce n'est pas comme si on allait sortir à la surface de toute façon. Enfin, si, mais pas vraiment..

N'ayant pas croisé le Blake, ni aux dortoirs ni sur le chemin, il est clair que je vais être la première. Très sincèrement, je ne sais pas si c'est une « bonne chose » ou si ça ne va faire qu'accentuer ce stress qui ne me quitte vraiment plus. Pire qu'un pot de colle. Rien que de me dire ça, c'est comme s'il gagnait un niveau d'ailleurs, ce fourbe. M'adossant contre le mur, je finis par jouer nerveusement avec les manches de ce chemisier bien cintré vert clair, qui ne recouvrent pourtant pas mes bras en entier. Et ce n'est pas plus mal, les chemises longues ont parfois tendance à me gêner. Bref, je m'égare. Ce n'est qu'en entendant des bruits de pas qui se rapprochent que ma tête pivote de côté et se relève, croisant ainsi le regard du Blake. Il est bien là. Oui, j'en suis même à me dire qu'il aurait pu voir ça comme un délire foireux et juste me laisser en plan, mais non. En le voyant s'approcher, je ne peux pas m'empêcher de lui sourire tout en posant mes mains sur le mur derrière moi, histoire de me donner une petite impulsion pour faire un petit pas vers lui. « Désolée du r’tard, Princesse, y’avait trop d’trafic sur l’périph’, c’était l’heure de pointe, t’comprends ! » Levant les yeux vers le plafond de ce long couleur, tout en faisant un nouveau pas bien lent vers lui, ce princesse balancé comme ça, sans prévenir, me ferait presque m'en mordre la lèvre. Presque. Et que dire de sa tentative d'excuse qui a juste le mérite de faire pétiller mon regard alors même que je me rends compte qu'il est venu avec son humour bien à lui, et qui, je dois le reconnaître, est l'une de mes faiblesses. « En plus, ça a été la galère pour m’garer devant l’traiteur ! » Me stoppant finalement, étant arrivée près de la porte, je le laisse s'approcher encore tout en secouant la tête de gauche à droite et, cette fois-ci par contre, en martyrisant ma pauvre lèvre qui n'a pourtant rien demandé. Mon regard décroche du sien pour dériver jusqu'à ce fameux panier. Est-ce que j'ai faim pour la première fois aujourd'hui ? Pas vraiment, pour le moment. Bah quoi, cette fichue boule de stress ne s'est pas envolée comme par magie ! Mon sourire qui s'intensifie, par contre, est bien apparu suite à ce tour de Bellamy. « Rassure-moi, t'as pas eu de contravention, au moins ? » Autant rentré dans son jeu, non ? Surtout que personnellement, je suis ruinée, là. Une belle prune pour stationnement gênant ne serait franchement pas un bon plan. « Et t'en fais pas, t'es bien arrivé. C'est le plus important, non ? » Pour moi ça l'est en tout cas. Sans doute plus qu'il ne l'imagine d'ailleurs, surtout que mon petit palpitant tente bien de me faire comprendre que j'ai peut-être déjà gagné la première manche, puisqu'il est bien ici, face à moi. « J’suis bien curieux d’voir c’que tu nous as choisis ! » qu'il lâche alors, me faisant hausser innocemment les épaules. S'il savait seulement, est-ce qu'il entrerait tout de même dans cette pièce ? Me tournant vers la salle, je ne tarde pas trop à la déverrouiller, n'osant étrangement plus vraiment croiser le regard du Blake. « Il n'y a qu'une façon de le savoir. » Une fois la porte entrouverte, je me force tout de même à porter mon attention vers lui, devant évidemment lever le regard quelque peu -il est trop grand, l'ancien Garde-, avant de l'inviter à entrer d'un petit signe de la tête. Je n'étais jamais venue dans cette salle en tout cas. Et refermant la porte derrière nous, ce qui me frappe déjà, c'est la grandeur de la pièce. Tout est encore noir, mais l'équipement de pointe commence petit à petit à se mettre en route. On dit merci au détecteur de mouvement, je crois. Pas besoin de faire le moindre réglage, tout a été programmé en avance si bien que tout commence à se matérialiser devant nous petit à petit. Faisant quelques pas vers le centre et vers Bellamy, je ne sais même plus vraiment où mon regard doit se porter, même si la structure d'un bâtiment dont on a déjà parlé entre nous reprend vie, lui aussi, sur notre gauche. « Alors, on est où m'sieur Blake ? » que je m'amuse à lui lancer, même si je sais très bien qu'il reconnaît l'endroit. Il a du le voir tellement de fois dans ses livres. Il n'empêche qu'il va vraiment falloir que je prenne sur moi, là. Pour le moment, en tout cas. Au risque, sinon, de ne pas réussir à me détendre assez pour profiter de cette découverte -presque- grandeur nature. Ce qui serait un peu dommage, non ? Inutile, en plus, d'éveiller ses soupçons sur mon stress du moment. Et ce, même s'il a déjà du remarquer que je suis un peu tendue. Trois fois rien, hein ! « J'espère que ce lieu de vacances improvisées te convient.. » Et là, je suis étrangement sérieuse. Je croise les doigts pour qu'il approuve cette folle idée de se retrouver à Rome tout en me mordillant la lèvre en attendant sa réponse. Oui, rien que ça, à Rome. Et plus précisément, près du Colisée et non en ruines, et ouais ! La magie de la technologie dans toute sa splendeur ! Je ne tarde pas trop à me reculer de plusieurs pas, frôlant de peu l'un des nombreux figurants virtuels passant derrière moi et manquant presque de m'excuser du coup. Tout semble si réel, c'est dingue ! Et de là où je suis, je m'amuse à pencher la tête de côté tout en regardant Bellamy avec ce monument derrière lui. « Dis donc, c'est que j'étais pas trop loin de la réalité sur mon p'tit dessin ! » Amusée, je n'ai pas besoin d'en dire plus. Il sait très bien de quel dessin je veux parler. J'aurai même pu dire que j'avais tapé juste. Sauf que cette image que je m'étais créé du Blake et de ce fameux Colisée est loin de la réalité, dans un sens. Simplement parce que le regard que je porte vers l'ancien Garde a bien changé, tout simplement. Ou alors, que j'en ai pris conscience. Enfin.

© MisterHyde

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] OMEGA
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image][Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Whatever our souls are made of, his and mine are the same

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Bellamy Blake
❝ Admin ❞
Bellamy Blake



Messages :
1970
Date d'inscription :
07/03/2017
Ft :
Bob Morley
Crédits :
Avatar de Sweet Poison, signature de Bizzle et citation sign' de Anne Marie & James Arthur (avec la chanson "Rewrite the stars")
[17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) Vide
MessageSujet: Re: [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) EmptyDim 1 Déc - 1:31

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
I've been lost, I've been found, but I know who I am now, I am yours - BELLARKE
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

"I counted the days, counted the miles between us until there was you, standing in my door, asking me to come with you. The unfinished sentence was “come home" we both know that the subtext was "you’re my home". And I know you’re running. I know you’re scared that we mean you risk it all but isn’t love worth it, because the sky is golden and the world has fallen silent the echos of my heartbeat loud in the inches separating us." Poème de Abby S.

La journée m’a semblé curieusement longue, et paradoxalement, j’ai l’impression qu’elle est passée plutôt rapidement. Faut dire que s’réveiller avec une blondinette qui nous rappelle qu’on a un mystérieux rendez-vous avec elle dans la soirée, y’a d’quoi connaître quelques soucis d’concentration ! Par pure habitude, ou par simple envie, ou par souhait d’faire comme si j’me demandais pas c’qu’elle nous avait prévu, j’me suis contenté d’lui répondre d’un fugace baiser, car nous n’étions pas seuls, il fallait le garder à l’esprit, ça ! Et peu à peu, nos divers camarades s’réveillaient à leur tour, c’était donc pas très prudent d’céder à l’envie d’approfondir c’baiser, même si nous étions relativement cachés des yeux indiscrets par le paravent ! L’souvenir de c’baiser, mais aussi des autres et également des moments qu’on a pu partager ensemble, a mis à mal ma concentration, aujourd’hui, ainsi qu’mon interrogation sur c’qui m’attendait dans la soirée ! Etrangement, mon « stress » disparaît, dès qu’j’vois la Griffin, pour être remplacé par une inexplicable difficulté à respirer, mais aussi à aligner plus d’deux pensées cohérentes. Comme j’l’ai déjà dit : c’est pourtant pas la 1ère fois qu’j’vois l’apprentie doc dans une tenue « correcte » (un truc qui change de c’qu’elle avait en cellule, et plus propre qu’ça n’a pu l’être sur Terre, au fil des jours !). Ca n’est en rien comparable avec sa tenue, lors d’la 1ère soirée qu’j’ai pu passer ici. Mais ça m’perturbe, et sans doute bien plus que sa robe n’a pu l’faire. Ca vous intrigue ? La raison est simple : non seulement, j’ai jamais été attiré uniquement par d’jolies tenues, mais en plus, comme j’l’ai déjà dit tout à l’heure, ma relation avec Clarke a pris une tournure toute autre – et bien différente ! – depuis qu’j’suis dans c’bunker. Et ça, à mes yeux, c’est largement plus perturbant qu’le reste. Parce que j’sais qu’elle était pas sapée comme ça, avant c’soir, qu’sauf erreur d’ma part, cet effort vestimentaire a été fait pour la soirée qu’elle nous a concocté, et donc, indirectement, pour moi. (Bon, OK, p’têtre qu’pour ce dernier point, c’est une simple projection d’mon esprit et de c’que j’espère sans m’l’avouer, ni être prêt à l’faire !). Heureusement, mon ratage n’est pas non plus tel que j’arrive plus à tenir une conversation, et encore moins d’faire comme à mon habitude, à savoir, balancer quelques conneries. Cependant, là, contrairement à d’habitude, elles ont sans doute pour but d’étouffer la légère gêne que j’éprouve, sentant parfaitement bien qu’ce moment en tête-à-tête n’sera pas sans conséquence sur notre relation, et ce, même si j’sais pas quelle est la nature d’celle-ci ! La seule chose dont j’sois certain, c’est bien qu’ça m’plaît furieusement, le p’tit sourire qu’elle m’réserve, dès qu’elle m’voit ! Ouais, presque autant même qu’sa réaction amusée à mes pitreries. Certes, elle s’esclaffe pas comme certaines nanas pourraient croire bon ton d’le faire, mais j’vois bien à la lueur qui danse dans ses yeux, qu’mes vannes font mouche ! C’est bien loin d’me déplaire ! « Rassure-moi, t'as pas eu de contravention, au moins ? » J’balaie sa prétendue inquiétude d’un revers d’la main, avant d’atténuer la certitude que j’affiche, d’un : « Pas que j’sache, mais t’verras avec moi tout à l’heure, quand j’te ramènerais ! » Autant poursuivre le p’tit jeu jusqu’au bout, car si on était vraiment à une époque durant laquelle il était encore courant d’se déplacer en voiture, j’lui aurai forcément proposé d’la ramener ! De c’que j’ai pu lire, les transports en commun étaient pas forcément fréquentables, quand il s’faisait tard, pour les nanas. Alors ouais, j’aurai sans doute été vieux jeu, même à l’époque, à proposer à une fille d’la ramener si jamais elle n’avait pas eu sa propre bagnole, mais…. J’crois qu’j’suis vieux jeu, c’est comme ça, faut faire avec, y’a pas l’choix ! Bon, par contre, on va éviter d’s’étendre trop sur la certitude qui peut être lu à travers mes mots, que la Griffin voudra bien encore supporter ma presence quelques minutes de plus, à l’issue d’notre moment en tête-à-tête ! « Et t'en fais pas, t'es bien arrivé. C'est le plus important, non ? » J’peux apporter qu’une seule réponse à ça, et elle prend la forme d’un hochement d’la tête, positif, évidemment. Ouais, j’ai surmonté la galère des périph’, c’est une victoire, faut sabrer l’champagne ! Plus sérieusement, j’sais qu’ça aurait été bien dommage que j’refuse d’accompagner la blonde ici, c’soir. Rien qu’parce que ça m’aurait rendu fou, d’passer à côté d’l’occasion d’un peu pus de temps en sa présence. Et pourtant, on s’retrouve souvent l’un avec l’autre, mais si on y regarde d’plus prêt, c’est plus que rare qu’on soit qu’tous les deux, bien qu’ça nous arrive, qu’on s’éclipse d’temps à autre. Ouais, je sais, notre relation est bizarre, j’m’en rends bien compte ! J’devrais sans doute faire quelque chose à c’sujet, qu’ce soit pour y mettre un terme ou voir si y’a pas moyen d’mettre au clair c’qu’il y a entre nous. C’est moins facile à faire réellement qu’il n’y parait ! La 1ère solution semble être l’meilleur choix, celui d’la facilité, qu’éviterait qu’la blondinette n’finisse par réaliser à quel point j’suis inintéressant et inutile (au cas où vous l’auriez oublié : j’suis pas l’mec qu’a la confiance la plus élevée en lui !), et donc, par s’dire à quel point la p’tite distraction que j’lui offre (possiblement, suivant comment elle m’voit) est devenue lassante ! La 2nde possibilité m’demandera sans doute encore un peu d’temps avant d’parvenir à vraiment ouvrir les yeux. ‘fin, j’crois du moins. Car là, en cet instant précis, j’ai pas l’impression d’être prêt à m’lancer dans quoi qu’ce soit. J’ai passé tellement d’temps à énumérer tout c’qui fait qu’c’est compliqué pour moi, que j’pense qu’il est pas nécessaire que j’revienne dessus (car même moi, j’en ai marre d’ressasser tout c’bordel, alors j’ose pas imaginer à quel point j’dois vous saouler, vous !).

J’ne tarde pas à montrer des signes d’curiosité, en lui disant être intrigué par c’qu’elle a demandé pour nous, dans la salle d’réalité virtuelle. « Il n'y a qu'une façon de le savoir. » C’est moi ou elle s’amuse bien à m’narguer, là ? Evidemment, quand elle m’fait un p’tit signe d’la tête pour m’inviter à enfin rentrer dans la salle, j’me fais pas prier pour m’y engouffrer, affichant un air empressé, visant surtout à m’aider à feindre une indifférence que j’suis bien loin d’ressentir alors que j’passe à proximité d’elle. Disons qu’j’ai peur qu’mon masque d’mec relativement « neutre » (pour pas dire « indifférent » car j’pense qu’elle sait qu’c’est pas l’cas !) s’fissure tandis qu’mes neurones déraillent rien qu’en sentant son odeur (ou plutôt celle du savon qu’elle a vraisemblablement utilisé en s’lavant.). Ouais, j’craque moins devant une jolie fille bien apprêtée, que j’peux l’faire quand elle sent très bon (même si là, c’est sans doute aidé par l’attirance qu’j’ai à son encontre). Pour l’instant, la surprise reste complète, la pièce était sombre, éclairée partiellement par quelques néons tournant à bas régime. Alors qu’la blondinette referme la porte derrière nous, on entend l’équipement s’mettre progressivement en marche, amenant un autre genre d’éclairage. Tandis qu’on s’approche progressivement vers le centre d’la pièce, les images d’la réalité virtuelle s’mettent lentement en place. C’est impressionnant à voir, tant c’est fluide, et l’rendu est réaliste alors même qu’ça démarre tout juste. Une « image » n’apparaît pas tout d’un coup, mais graduellement. Bon, dans les faits, ça arrive d’un seul coup, mais l’apparition, qui survient d’un bloc, est d’abord assez indistincte, ou plutôt, assez trouble et peu claire. Les couleurs se font plus intenses au fil des secondes. Le réalisme est poussé à son paroxysme, car le sens du détail a été poussé jusqu’à utiliser tous les sens. C’est ainsi qu’graduellement, d’nouvelles odeurs nous chatouillent les narines (ou paraissent le faire, j’saurai pas dire c’qu’il en est !). Quelque chose de floral, j’dirai, sans pouvoir déterminer avec exactitude c’qu’il en est, n’ayant que bien peu d’expériences avec les fleurs. Y’a aussi l’odeur d’la pluie, que j’reconnais pour l’avoir déjà senti à maintes reprises sur Terre, à croire qu’on s’retrouve plongés dans un endroit où y’a plu y’a peu d’temps. Quelques relents d’bouffe, provenant des quelques restaus que j’commence à distinguer non loin d’nous (et ça a d’quoi faire saliver, j’vous prie d’me croire, tant ça sent bon !). Une autre odeur qu’j’arrive pas à identifier, puisque j’la connais pas : celle des voitures. Si nous n’sommes pas virtuellement dans une époque trop lointaine d’avant la Guerre Nucléaire, y’a encore des voitures utilisant des énergies fossiles, même si la plupart fonctionnent par énergie solaire ! Y’a aussi l’odeur de certains parfums qu’portent les protagonistes virtuels. Et j’parle pas d’la sensation du vent frais qui souffle sur nous. Ni du brouhaha des conversations des piétons, qui paraissent s’exprimer dans plusieurs langues, engendrant une jolie cacophonie ! Ou encore des pleurs de ce nouveau-né, dans la poussette qu’balade sa mère, ou sa nounou, j’en sais trop rien. Y’a même des bruits d’klaxon, ainsi qu’un p’tit groupe de chiens qui jappent, tous étant promené par une même gugus ! Tout a vraiment été mis en œuvre pour rendre l’plus réaliste possible, l’environnement fictif dans lequel on évolue ! Il y a tellement d’choses à voir, mais aussi à entendre, qu’on n’sait plus où donner d’la tête ! « Alors, on est où m'sieur Blake ? » m’interroge la blondinette, focalisant d’nouveau mon attention sur elle. J’peux difficilement l’cacher : j’avais presque oublié sa présence, ou du moins, j’étais trop occupé à en prendre plein la vue, par cette technologie folle, pour rester focalisé sur elle (même si la vue qu’elle propose est tout autant intéressante que c’paysage qui nous entoure !) J’observe un peu plus les environs, afin d’pouvoir apporter une réponse à la jeune toubib. Et oui, j’étais trop absorbé par les multiples p’tits détails mis dans la réalité virtuelle, pour la rendre plus réelle, qu’j’avoue qu’j’avais même pas pu trouver où nous étions. Par contre, j’ai une p’tite idée d’l’époque à laquelle nous sommes, ou plutôt du siècle, grâce à bien trop d’détails pour que j’perde le temps à vous en faire part ! J’finis donc par m’sentir assez bête d’pas avoir compris où nous étions plus tôt, quand j’me tourne d’manière à voir enfin l’bâtiment principal, raison d’notre présence ici. « J'espère que ce lieu de vacances improvisées te convient.. » ajoute-t-elle, alors que j’contemple encore l’Colisée, dont on a tant parlé, quand j’allais nettoyer sa cellule ! J’en ai un p’tit sourire en coin, fortement amusé, en prenant conscience du choix qu’a fait la blonde. Parmi tout c’qu’offrait comme possibilité la réalité virtuelle, aussi bien en terme de lieux que d’époque, ça m’amuse, qu’elle ait choisi c’monument particulier. Ca m’amuse autant qu’ça m’touche, j’peux pas prétendre l’contraire, loin d’là ! « J’sais pas, j’dirai en Suisse, devant la Tour Eiffel ! » plaisanté-je, m’faisant nettement plus con que j’ne l’suis en réalité (et ça, j’espère que depuis l’temps, vous avez pu voir à quel point c’est un jeu dans lequel j’excelle !) « Dis donc, c'est que j'étais pas trop loin de la réalité sur mon p'tit dessin ! » enchaîne-t-elle, m’faisant d’nouveau tourner l’regard vers l’Colisée, qu’j’avais quitté des yeux pour fixer, amusé, la jeune femme. « Il est encore plus impressionnant que j’le pensais ! » admis-je, sifflotant d’admiration alors que j’contemple, d’un air appréciateur, l’majestueux bâtiment historique. M’trouvant à présent juste à côté d’Clarke, m’étant mis à ses côtés en m’reculant pour mieux voir l’Colisée, j’me penche légèrement pour qu’ma tête soit non loin d’son oreille. De là, j’lui murmure : « Espèce de vantarde va ! » en réaction à sa dernière réplique, sur son dessin. Ouais, fallait bien que j’réagisse à l’évocation d’celui-ci, et admettre qu’il a pu m’troubler, quand j’suis tombé dessus, c’était hors de question ! Très franchement, c’est un souvenir encore bien peu agréable pour moi, c’jour-là. J’avais appris depuis peu qu’ma sœur serait envoyée sur Terre, et j’venais d’comprendre qu’Clarke connaîtrait l’même destin ! J’savais plus trop quoi penser, aussi bien au sujet d’ma vie, que d’mon avenir, comme de c’qui m’liait à la blonde. C’était un sacré merdier, et y penser encore aujourd’hui, n’est pas quelque chose que j’aime à faire ! Ca draine des souvenirs que je préfère ne pas ramener à la surface, l’instant présent étant certes plutôt complexe à cause d’bien des choses, mais nettement plus intéressant ! Pour mieux marquer ma raillerie, j’lui donne un léger coup d’épaule. Jamais j’pourrais réellement mettre en doute son don pour l’dessin, car faudrait être vraiment d’mauvaise foi pour faire ça (ou alors, aveugle, à défaut d’être juste con !)

J’reste silencieux quelques secondes, l’temps d’en prendre vraiment plein la vue. J’suis tellement figé qu’un gamin manque de m’rentrer l’temps, l’nez plongé dans c’que j’crois bien être un téléphone portable ! Même s’il n’est pas réel, ça reste quand même bien crédible, à tel point qu’lorsqu’il s’confond en excuses, j’manque pas d’lui lancer un regard bien noir. J’lève les yeux au ciel, faisant par la suite savoir à la jeune femme à mes côtés : « C’était franchement une bien belle époque pour s’parler en face-à-face, apparemment ! » J’suis à peine narquois, en disant ça. On en parlait un peu, en cours, d’cette emprise qu’avaient les nouvelles technologies sur les relations humaines, avec la manie débile des selfies à tout prix ! Ceci dit, j’suis loin d’imaginer la réalité des faits, mais avec les siècles, et la vie dans l’Espace, pas mal de choses ont sombrées dans l’oubli ! Au moins, notre époque est pas aussi con qu’celle-là ! On s’parle vraiment et l’un en face de l’autre, non pas par un écran interposé, à des kilomètres l’un d’l’autre ! Bon, OK, faut dire qu’quand on était au sein d’la Colonie, c’était un peu impossible d’avoir une telle distance, donc, inutile d’avoir des moyens d’se parler virtuellement ! Y’a bien qu’sur Terre qu’ça a eu un intérêt, afin d’parler avec l’Arche, ou qu’la Montagne permette aux délinquants présents d’communiquer avec l’Espace ! « Bon, moi, j’propose qu’on aille voir l’intérieur ! » suggérais-je, attrapant la main d’la blonde, avec un naturel déconcertant. D’mon autre main, j’tiens toujours l’panier-repas, car même si j’sais qu’c’est virtuel, tout c’qui nous entoure, c’est tellement bien fait que j’peux pas m’empêcher d’avoir peur qu’quelqu’un marche dessus, ou n’roule dessus, ou ne nous l’pique ! (Oui, j’détourne habilement votre attention d’ma capture de main d’blondinette, j’suis comme ça ! J’cache pas que j’me serai pas laissé aller à un tel geste devant des gens bien réels. Non par honte, mais parce qu’on a toujours pas déterminé c’qu’on était, avec Clarke, et qu’c’est encore compliqué dans ma tête. Pis elle est toujours avec l’autre crétin d’privilégié aussi ! Sans oublier qu’on est dans un lieu duquel on peut très bien n’jamais ressortir vivants… Alors bon… J’évite de m’prendre la tête sur tout ça, voulant juste profiter d’l’instant présent. Un p’tit moment, comme hors du temps, ça n’a pas d’prix, surtout quand notre vie est presque un combat chaque jour, avec une belle épée d’Damoclès prête à vous tomber à tout moment sur l’coin d’la gueule ! C’est avec un franc sourire au visage que j’fends la foule, tenant toujours Clarke par la main, pour enfin rentrer dans l’Colisée qui nous a tant fait parler, il y a encore à peine quelques mois d’ça ! Sauf qu’arrivés vers l’entrée, on s’retrouve bloqué par un garde, qui nous fait savoir qu’faut payer pour profiter du spectacle à l’intérieur. Moi, j’veux bien, mais on s’le procure où et comment, cet argent virtuel ? Ca doit bien être possible, sinon, l’intérêt d’cette scène virtuelle serait inexistante ! J'espère qu'Clarke a eut un mode d'emploi ou quelque chose d'ressemblant, quand elle a eut les clés pour venir ici !


Emi Burton

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
I’d rather be with you than flying through the sky alone, because somehow you learned the parts of me that I’d spent so long trying to hide away. And yes, I came into this with a terrified heart I came into this with a unsure mind. But you, you make my heart brave and you allow my mind to be sure for the first time I can remember. And I think sitting here, shivering I dream about you and me, me and you. Because helping you was a choice I made but loving you, oh, that was fate.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
❝ ❞



[17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) Vide
MessageSujet: Re: [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) [17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke) Empty

Revenir en haut Aller en bas

[17/08/2482] I've been lost, I've been found... (Bellarke)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inclement Earth :: Place au jeu ... :: Trikru :: Mont Weather-