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[13/04/2482 - La Prison, salle des visites] I loved and I loved and I lost you

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Macy Wayland
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Inclement Earth

MessageSujet: [13/04/2482 - La Prison, salle des visites] I loved and I loved and I lost you Lun 26 Juin - 13:52

Fourchette temporelle:
 

I loved and I loved and I lost you
Maron
On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres. Il suffit juste de se souvenir d’allumer la lumière.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Macy était bien contente de ne plus être malade et de pouvoir recevoir des visites à nouveau. Sérieusement, elle n’en pouvait plus d’être enfermée dans sa cellule toute seule, à tourner en rond, quand ses boyaux ne lui jouaient pas des tours. Elle avait bien crue que cette espèce de gastro ou elle ne sait trop quoi n’allait jamais passer. Et puis en plus de ça, le lendemain, elle ne pourrait même pas pu profiter de son semblant de liberté retrouvée. Et bien non, parce que demain, c’était le Jour du Souvenir ! Comme par hasard. A croire que le Conseil avait foutu un truc dans sa bouffe pour la soigner exprès pour ça. Et franchement, c’était une chose qui ne l’étonnerait même pas de leur part, si elle devait être complètement honnête. Ils étaient complètement dingues à ses yeux, sauf peut-être le docteur Griffin. Mais elle disait certainement ça parce que Clarke était sa meilleure amie aussi… Enfin bon, là, on s’évade un peu. Le plus important à retenir était qu’elle n’était plus malade. Même si elle avait encore de légères nausées, elle essayait de les retenir. Et elle se débrouillait plutôt bien. Merci les gueules de bois qu’elle avait pu prendre par le passé d’ailleurs. Elle avait développé un certain art de ne pas montrer à ses parents qu’elle était malade, alors ce n’était pas des Gardes qui allaient voir clair dans son jeu. D’ailleurs, en parlant de Garde… Non en fait, ça n’a rien à voir. Enfin peut être un peu. Ce jour-là, elle devait recevoir une visite, sauf qu’elle ne savait pas qui allait venir la voir. Personne n’avait voulu le lui dire. Pourquoi ? Ben qu’est-ce qu’elle en savait, hein ? En tout cas, elle avait dû se retenir de toutes ses forces pour ne pas péter littéralement un plomb et hurler comme une forcenée. Elle n’avait pas tellement envie de se retrouver au niveau 2, et c’était bien pour ça qu’elle avait pris sur elle. Mais de toute façon, il n’y avait pas quinze milles possibilités sur l’identité de son visiteur. En vérité, il n’y en avait que trois. Sa mère, qui lui rendait très régulièrement visite et qui adorait lui rapporter des petits trucs à manger. Son petit ami, qu’elle n’avait pas vu depuis bien trop longtemps à son goût et qui pouvait venir la voir parce qu’elle avait la chance d’avoir une mère cool. Ou son père, qui n’était pas venu lui rendre visite et qui l’avait complètement reniée depuis qu’elle était enfermée. Autant dire qu’elle n’avait pas beaucoup d’espoir si la dernière option, même si elle trouvait bizarre que personne ne veuille lui dire qui était cette bon dieu de personne qui voulait la voir, sérieusement ! Mais elle préférait croire que c’était Aaron, et qu’il voulait juste lui faire une petite surprise. Et que du coup il avait parlé à ses collègues pour qu’ils gardent le secret. Enfin en tout cas, si c’était ça, elle allait certainement l’engueuler. Il savait qu’elle n’était pas très fan des surprises, et encore moins dans ce genre de circonstances.

Enfin, elle ne s’était pas fait prier pour sortir de sa cellule ce jour-là, et elle s’était tout de suite rendue à la salle des visites, marchant tranquillement le long des cellules, avant de prendre place à l’une des tables. Enfin… Elle s’était surtout assise sur la table en fait, les pieds dans le vide. Pour pouvoir voire l’entrée de là où elle était sans avoir à se tordre comme une forcenée. Parce que oui, Macy était une petite femme, alors forcément, depuis le temps, elle avait trouvé des méthodes plus que pratiques pour pouvoir voire au-dessus de la foule. Et ce n’était pas poser son cul sur une table qui allait lui faire peur. Elle voyait qu’elle n’était pas la seule à avoir des visites ce jour-là. Plusieurs personnes qu’elle connaissait plus ou moins de loin étaient présentes dans la salle, et la jolie brune prit même le temps de saluer son amie rousse, Ruby, qui se trouvait non loin. Elle aussi devait certainement attendre quelqu’un. Ou peut-être pas, allez savoir. Enfin, la jeune femme n’eut pas vraiment le temps de s’attarder sur la question étant donné que la porte venait juste de s’ouvrir sur un nouvel arrivant. Le cœur battant, Macy eut le plaisir d’apercevoir Aaron. Et elle avait l’impression qu’il était encore plus beau que dans ses souvenirs, même si c’était totalement débile, elle le savait. Il était toujours lui, mais ça faisait tellement longtemps qu’elle ne l’avait pas vue qu’elle avait l’impression de la redécouvrir. La porte ne s’était même pas encore refermée derrière son petit ami que la brune était déjà sur ses pieds pour lui sauter dans les bras. Elle avait foncé sur lui, tel un mini boulet de chevelure brune, et elle s’était jetée à son cou, y plongeant son visage, et respirant à plein nez l’odeur de sa peau. Retrouver la chaleur de ses bras était un délice, même si ce n’était que pour quelques heures. « Tu m’as manqué… » Elle avait quand même fini par le lâcher. Enfin, à moitié. Elle s’était surtout éloignée de lui pour pouvoir déposer ses lèvres sur les siennes. Elle avait l’impression de retrouver la fonctionnalité de ses papilles. Sérieusement, en fait ce mec, c’était tout ce qui la faisait fonctionner, c’était fou. Et ça pouvait paraître presque angoissant, mais Macy trouvait ça… Fascinant, en fait.

Prenant la main de son petit ami dans la sienne, la jolie brune avait décidé de reprendre place sur la table. Au moins comme ça, elle serait à peu près à la même hauteur que lui. C’était ça le problème d’être petite et d’avoir un petit ami géant. Il fallait trouver des petites techniques de ce genre pour ne pas se sentir minuscule tout le temps. Après, ce n’était pas quelque chose qui la dérangeait foncièrement, vraiment pas. Bien au contraire en fait. Elle appréciait le fait qu’il soit beaucoup plus grand qu’elle, parce que du coup, elle se sentait toujours en sécurité en sa présence, comme si son corps pouvait la protéger de tous les malheurs. Le fait qu’il soit Garde n’était qu’un détail. Sérieusement, le flingue, la matraque, ce genre de choses, elle s’en fichait pas mal. Et elle ne sortait pas non plus avec lui parce qu’il était incroyablement sexy, même si elle n’allait certainement pas s’en plaindre. Elle sortait avec lui parce qu’elle l’aimait, et qu’elle avait trouvée en Aaron la personne qui lui correspondait, chose qu’elle n’aurait jamais trouvée si elle était restée sur les gars complètement débiles de Phoenix. « T’as des nouvelles de Clarke ? » C’était plus fort qu’elle, à chaque fois qu’elle le voyait, c’était l’une des premières questions qu’elle lui posait. Parce que Macy s’inquiétait énormément du sort de sa meilleure amie. Qu’elle, elle soit enfermée, franchement, elle allait s’en sortir, elle avait le caractère pour, en plus de ça, elle pouvait encore voir ses proches. Mais Clarke, c’était une autre histoire. Elle se retrouvait toute seule, coincée au niveau 2 et sa seule compagnie était les visites régulières de Bellamy qui nettoyait sa cellule… Quel glamour, autant dire que pour draguer, ce n’était pas l’idéal. Mais pour transmettre les messages entre les deux jeunes femmes, c’était la perfection. « Et toi, tu survis, ou tu regrettes que je ne sois pas là pour te faire la lessive ? » Bien sûr elle plaisantait, et il le savait très bien. Déjà parce qu’elle n’avait jamais fait sa lessive et… Ben parce qu’elle ne savait même pas comment ça se faisait, en fait. Un sourire complice s’est affiché sur ses lèvres. Sa main s’était posée sur le torse d’Aaron, et elle laissait ses doigts jouer distraitement avec le tissu de sa chemise. Elle ne pouvait pas s’empêcher de le toucher. Elle ne pouvait pas s’empêcher de le regarder. Et elle ne pouvait pas non plus s’empêcher de l’aimer. Et ça, jusqu’à la fin de ses jours. Surtout que la fin était plus que proche, maintenant. Alors elle comptait bien profiter de leurs derniers instants comme celui-ci.
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Aaron Burton
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MessageSujet: Re: [13/04/2482 - La Prison, salle des visites] I loved and I loved and I lost you Mer 12 Juil - 17:17



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Maron

Comment réussir à dormir alors que sa p'tite vie bien rangée, il y a encore seulement quelques mois, vole en éclats du jour au lendemain ? Comme ça, sans prévenir ? J'en sais rien. Cela fait autant de mois que j'essaie de trouver une réponse à ces questions, et tant d'autres. Autant de temps, aussi, que je prends sur moi. Ne rien laisser transparaître devant quiconque -surtout pas au travail !-, faire comme si tout allait bien alors que c'est loin d'être le cas. Ne pas se plaindre. Surtout pas devant mon cher Bellamy qui a déjà bien trop de soucis à se faire de lui-même avec sa propre situation merdique à souhait. Ne pas vouloir jeter, sans préméditation, notre cher Chancelier et tout son Conseil de pourris à la Dérive comme ils s'éclatent pourtant très bien à le faire. Comme si de rien était, bien entendu. Garder espoir. Montrer patte blanche, alors qu'on hurle et qu'on agonise à l'intérieur de soi. Quelle torture ! Mais, c'est la seule chose que je suis en mesure de faire pour donner une petite chance en plus à Macy d'être graciée. C'est devenu comme une sorte d'obsession. Être plus que parfait, dès que je sors de chez moi et plus encore, lorsque j'enfile mon uniforme. Peut-être entendront-ils mes demandes silencieuses ? Ne souhaitant que sa libération. Après, je sais que si elle, elle est graciée : Macy va être très loin de celle qu'elle a été auparavant. Surtout parce que sa meilleure amie, la fameuse Clarke Griffin, emprisonnée au Niveau 2, n'aura clairement aucune chance de s'en sortir vivante. Aucune personne de cet étage en est ressortie vivante. Et son heure approche .. Je sais bien que ça la tracasse et qu'elle n'est clairement pas la seule, même si d'autres s'en voilent la face. Blake, si tu m'entends : oui, c'est de toi que je parle ! T'as vraiment cru que je n'ai remarqué aucun changement, chez toi, avec l'exécution de la blonde qui approche à grands pas ? Bref. Par chance, en cette matinée de boulot, j'ai eu le plaisir de croiser la mère à Macy. Franchement, à la voir, je me demande bien ce qu'elle fout avec son ordure de mari. Elle n'est clairement pas comme lui. En tout cas, on a pu échanger quelques mots très brefs, et c'est là que j'ai su que Macy n'était plus malade, pouvant ainsi rencontrer à nouveau son entourage. Enfin. Entourage. Sa mère et moi. Pas son idiot de père, bien entendu. De toute façon, croyez-moi sur parole, mais p'tit bout de femme qu'est Macy, n'a clairement pas envie de le voir. Elle le ferait savoir. Très clairement.

Une idée qui me réjouit à un point.. Personne ne l'imagine ! Même si ça ne fait pas des mois et des mois que je ne l'ai pas vu : c'est déjà de trop.  Une impatience soudaine me gagne alors que je me change aux vestiaires, reprenant ma tenue de civil et que j'en compte les heures qui me restent à combler avant d'aller lui rendre visite.  Ce qui finit par sonner comme une libération. Sans trop tarder, mes foulées me portent automatiquement vers Arcadia et sa prison. Toujours en civil, par contre. Ce qui change quand même pas mal de la grande majorité du temps. Si je suis inquiet pour elle ? Oui, très clairement. J'ai peur que sa maladie la traîne un peu vers le bas, tant physiquement que moralement. Sauf qu'à peine mes premiers pas dans cette salle faits, voilà qu'une vraie bombe -dans tous les sens du terme : bombe parce qu'elle est méga canon et bombe parce qu'elle me fonce dessus tel un missile autoguidé, direct dans mes bras. Je ne peux que la réceptionner au mieux, mes bras l'entourant sans même y réfléchir. Instinctif. Lui offrant tout ce qu'elle peut attendre de cette étreinte, mes yeux se ferment lentement, pour me laisser profiter de ces petites retrouvailles. L'une de mes mains remonte jusqu'à sa crinière brune que j'aime tant, et mes doigts doigts avec l'une de ses mèches alors qu'elle se recule un peu. Mes yeux ne la quittent plus, de même que ce sourire enraciné sur mes lèvres à chaque fois que je la vois. « Tu m’as manqué… » Sans avoir la moindre seconde pour répondre le moindre mot, la voilà qui part à l'assaut de mes lèvres, ce qui m'arrache un léger rire même si je n'ai aucune envie de quitter ses lèvres. « Ca ne se voit pas du tout. » que je finis par pouvoir lui dire, clairement amusé et attendri de son accueil. Et par ces simples quelques mots, je sous-entends clairement que ce manque est partagé. Malheureusement, d'ailleurs.

Sans trop tarder, elle me tire vers l'un de ses perchoirs habituels. A croire qu'ils ont oublié la soupe, sur Phoenix ! Je rigole, bien entendu. Ma Macy de poche est aussi parfaite qu'elle est petite. Aie ! Haussant un sourcil, je me garde bien pour une fois de lui en faire la remarque. Après tout, elle la connait par coeur à force de l'entendre. Restant face à elle, mon regard la détaille. A la recherche de la moindre trace de tristesse ou de souffrance, toutes ces choses qui ne méritent pas de se lire sur son visage. « T’as des nouvelles de Clarke ? » Baissant doucement la tête, je ne sais même pas quoi dire à Macy. Le dernier p'tit bilan en date, fait par Bellamy, sur l'état de la p'tite blonde n'est guère glorieux .. Ce n'est jamais le genre de nouvelles qu'on apprécie transmettre. « Bell l'a vu il y a une dizaine de jours. Et.. Tu t'en doutes, avec son anniversaire qui approche.. » Comment se sentir impuissant en une seule question. Posant l'une de mes mains sur la joue de ma brune, je m'efforce de croiser son regard. « Mais, tu la connais mieux que nous. Elle a son p'tit caractère.. » Et un petit sourire qui se veut rassurant, avant de déposer mes lèvres pendant de bien nombreuses secondes sur son front. Voilà ce à quoi elle a droit, avant qu'elle n’enchaîne avec notre propre cas. « Et toi, tu survis, ou tu regrettes que je ne sois pas là pour te faire la lessive ? » Question qui, pour le coup, me fait à nouveau doucement rire alors que je secoue la tête face à son ironie. Sa main sur mon torse a le don de me réchauffer intérieurement, comme par magie. C'est un contact plus qu'agréable qui en va jusqu'à attirer la curiosité de mon regard une très brève seconde. Juste avant de le planter à nouveau dans celui de cette petite brune. Si je n'étais pas conscient de sa jalousie assez pointue, je me risquerai à lui dire que je me suis trouvée une autre nana pour ma lessive. Sauf que, c'est Macy. « Parce que t'as déjà fait ma lessive, toi ? » La détaillant d'un regard amusé, j'en viens à poser mes mains sur ses genoux avant de les remonter très légèrement. Et oui, on est en public cette fois-ci, malheureusement donc : un peu de tenue ! « Je regrette d'autres choses, par contre. » que j'ajoute en levant les sourcils de manière volontairement exagérée. Mais, il est vrai que je regrette énormément de choses. Beaucoup trop, d'ailleurs. Si seulement j'avais agis ou réagis à temps par rapport à Macy, à Bell et autres, peut-être que les choses se passeraient nettement mieux qu'aujourd'hui.

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Macy Wayland
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MessageSujet: Re: [13/04/2482 - La Prison, salle des visites] I loved and I loved and I lost you Ven 21 Juil - 13:26

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On peut trouver le bonheur même dans les moments les plus sombres. Il suffit juste de se souvenir d’allumer la lumière.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]D’une certaine façon, Macy était un peu destinée à venir ici. Avec son caractère de merde, forcément, à un moment donné… Elle était même étonnée de ne pas avoir été enfermée plus jeune, du style, quand elle tirait les cheveux des autres enfants alors qu’elle n’avait que huit ans. Là déjà, c’était une terreur. Et les gens de Phoenix la regardaient déjà de travers. Et plus elle avait grandi, plus c’était le cas. Tout simplement parce qu’elle disait tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Parce qu’elle ouvrait tout le temps sa grande gueule, dès qu’elle avait quelque chose à dire. Elle allait tout simplement être envoyée à la dérive à cause de son honnêteté. Enfin, pas officiellement ça bien sûr. Mais officieusement, c’était le cas. Ça les avait bien arrangés qu’elle pète sa petite crise de jalousie et se jette sur cette bande de garce qui étaient nées avec un balai dans le cul. Elle le leur avait bien dit d’ailleurs, si elle se souvenait bien. Enfin, ses souvenirs de cet événement étaient assez floues en fait. Tout simplement parce qu’elle s’était laissée emportée par cette rage qu’elle gardait en elle. Celle qui était alimentée par son père, qui n’acceptait pas son petit ami. Par les lois merdiques qui risquaient de les bloquer dans leurs désirs qu’ils avaient de se construire une vie ensemble. Par les gens qu’elle croisait tous les jours dans les couloirs, et qui chuchotaient sur son passage, parce qu’ils n’avaient rien d’autre à faire que de parler sur son dos. En même temps, attendez, leur vie est beaucoup moins passionnante que la sienne. Ça elle veut bien le croire, d’ailleurs. C’est clair qu’observer ce que font les autres, sans bouger son petit cul pour quoique ce soit… Forcément, on a rien à raconter sur sa propre vie. Et la brune trouvait ça bien triste en fait. Ils devaient sacrément se faire chier. Puis, arrivés aux portes de la mort, ils devaient regarder leur vie défiler sous leur yeux sans se dire qu’ils avaient accomplis quelque chose de cool au moins une fois. Elle n’avait vraiment rien à leur envier, ça c’était clair. Elle allait peut-être mourir jeune, mais elle au moins, elle aurait accompli quelque chose. Et elle se serait battue un minimum pour ce qu’elle désir.

Et puis, après avoir été malade, elle était bien contente de pouvoir recevoir des visites de nouveau. Elle avait trouvé le temps tellement long, enfermée dans sa cellule avec personne à qui parler, mais en plus, avec son estomac qui lui faisait un mal de chien, et sa gorge qui la brûlait à force de vomir… A un moment, elle avait même crue que la mort était venue la chercher en avance. Mais ça, c’est surtout parce qu’elle a tendance à dramatiser. Pas tout, mais quelques trucs quand même. Puis quand on est tout seul, et qu’on a personne pour prendre soin de nous, forcément, on dramatise. Et bien entendu, elle n’avait pas tardé à sauter sur son petit copain quand il était arrivé dans la salle, restant quelques secondes dans ses bras à savourer leur étreinte, et surtout, cette main délicate qui se perdait, comme souvent, dans ses cheveux. Mais la jolie brune n’avait pas tenue très longtemps avant de l’embrasser. En même temps, qui refuserait un baiser d’un mec aussi canon, franchement ? Pas elle en tout cas ! Tout comme elle ne refusait pas ce rire qui lui mettait automatiquement du baume au cœur alors qu’il arrivait à peine à ses oreilles. « Mon hypocrisie phoenicienne fait effet alors ? Ça tombe bien, t’étais mon premier test ! » Bien sûr elle plaisantait, énormément. Et elle se foutait aussi un peu de la gueule de Phoenix. Pour ne pas changer, en fait. Ce n’était pas parce qu’elle était enfermée dans une boite qu’elle allait se laisser abattre. De toute façon, ce n’était pas dans son caractère. Et puis, même si ça avait été le cas, elle ne l’aurait pas montrée à Aaron, tout simplement parce qu’elle ne voulait pas l’inquiéter. Ce qui était logique, vu qu’elle l’aimait, non ? Enfin bref. Macy n’avait pas tellement envie de restée debout, et c’était bien pour cette raison qu’elle avait guidée son mec vers l’une des tables avant de s’y asseoir. Parce que les bancs c’est pour les faibles ! Et sans grand étonnement, elle avait demandé des nouvelles de son amie Clarke. Fronçant les sourcils alors que le jeune homme baissait la tête, elle attendait sa réponse, avec une certaine crainte au fond d’elle. Et bien sûr, en la recevant, elle se sentait tout de suite mal. Et ça devait se voir dans ses yeux, même si les larmes n’étaient pas encore présentes. Il lui en fallait beaucoup plus que ça pour pleurer, surtout maintenant, mais ça ne l’empêchait pas de se sentir incroyablement triste à l’intérieur.

Mais Aaron avait dû sentir le truc arriver, parce qu’il avait presque tout de suite posé sa main sur sa joue avant de sortir une petite phrase qui risquait de le faire sourire. Ça avait même fonctionné en fait, même si le sourire de la brune était beaucoup moins franc qu’il avait pu l’être quelques minutes plus tôt. Mais il était là, et c’était un vrai, tout simplement parce que la jeune femme ne se forçait jamais. Ses yeux s’étaient fermés, alors que les lèvres du brun étaient venues se poser sur son front. Il n’avait même pas besoin de lui parler pour soulager cette douleur qui était présente en elle. Il avait juste à être là, en fait. Enfin, en tout cas, elle ne voulait pas restée sur cette note triste, et c’était bien pour cette raison qu’elle avait entamé un autre sujet. Du genre, sa lessive. Alors qu’elle ne savait même pas en faire une elle-même. Et elle savait très bien que c’était le genre de commentaire qui risquait de le faire rire. Bingo, Macy ! « Peut-être bien… Dans un de tes rêves au moins, ou l’un des miens. » Si tant est qu’il rêve d’elle. Mais sans vouloir être narcissique, elle pensait bien que c’était le cas. Après tout, ils sortaient ensemble. Et elle, elle rêvait de lui. Alors elle ne voyait pas pourquoi ce ne serait pas la même chose de son côté. Quand les mains d’Aaron étaient venues se poser sur ses genoux, la jolie brune avait tout de suite tendu les bras pour les poser sur ses épaules. Un léger sourire était venu effleurer les lèvres de la brune alors qu’elle le regardait dans les yeux, la tête pencher sur le côté. « J’étais certaine que t’allais me sortir un truc comme ça à un moment ou à un autre ! » Ou alors, elle l’aurait balancé elle-même, c’était possible, ça aussi. Ne pouvait pas résister plus longtemps à l’attrait de ses lèvres, Macy y déposa un nouveau baiser, sans se départir de son sourire. « Y a pas à dire, les mecs de Walden sont ceux qui embrassent le mieux… » Enfin après, elle n’en avait testée qu’un mais bon… Celui-là lui convenait très bien ! Et elle n’avait pas du tout envie de le changer, sinon elle l’aurait déjà fait depuis longtemps. Puis, si elle ne l’aimait pas, ça se serait vu tout de suite, avec la pression que son père avait pu lui mettre, elle aurait rapidement laissée tomber. Mais non, elle n’avait pas pu. Elle avait voulu se battre pour eux, et même dans le sens littéral du terme, en fait. Est ce qu’elle s’en voulait de ça ? Ouais, quand même, un petit peu. Mais pas parce qu’elle avait explosée la tête de ces nanas, surtout parce qu’elle le laissait tout seul, pour le coup. Alors qu’ils étaient si près du but.
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Aaron Burton
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MessageSujet: Re: [13/04/2482 - La Prison, salle des visites] I loved and I loved and I lost you Ven 13 Oct - 13:52



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Maron

C'est assez fou de se dire que c'est bien la dernière fois que je vais voir Macy avant qu'elle ne soit envoyée sur Terre. Ce jour-là, je ne vais pas seulement perdre une personne qui m'est chère, non. Pas une. Mais bel et bien deux. Les deux personnes les plus importantes dans ma vie, à part mes parents, devront se battre sur cette planète sauvagement radioactive pour tenter de survivre. Alors que moi, je vais être dans la stricte impossibilité de les rejoindre. Surtout qu'à mon sens, c'est un aller simple vers la Mort qu'ils prendront. Sans aucune possibilité d'y durer. Merci au Conseil et à ses idées à la con ! Tous les rapports, sur l'Arche, le disent : c'est trop tôt ! Ça va juste me rendre malade, de me dire que ma vie risque d'être touchée de près ou de loin par des personnes se soulevant contre cette élite que moi-même je ne vais plus supporter, pour protéger les leurs. Ces mêmes vies qui ont détruits bon nombre d'autres, juste pour leur petit confort. Bref. On n'y est pas encore. Autant ne pas se bourrer le crâne trop tôt, trop vite, et juste profiter de l'instant présent, encore bien naïf ? Et oui, pour l'heure : j'espère bien pouvoir sortir Macy de là, en montrant patte blanche. En me montrant tel que mon poste l'exige. Faire mon boulot, aveuglément, pour espérer que mon exemplarité au boulot ait sa petite incidence sur la décision de vie ou de mort de ma brune préférée. Bien entendu, c'est loin d'être facile au quotidien. Au contraire. Mais, il me suffit de serrer les dents et les poings, en silence, pour que cela se passe un peu mieux. Tout ça, c'était sans oublier la récente maladie de Macy. Elle m'a empêché de la voir autant que je le voulais. Tant pis, c'est ainsi. C'est juste un soulagement sans nom de voir qu'elle semble avoir retrouvé quelques couleurs. Je ne cache pas que son état m'avait bien inquiété, surtout lorsqu'on sait ce qui arrive à certains prisonniers qui n'ont clairement pas l'accès aux soins qu'ils mériteraient. Bon. Elle avait cette petite « chance » d'être de Phoenix. Même prisonnière, elle a du avoir un peu plus d'attention que des prisonniers de Walden. Exemple pris dans le plus grand des hasards, bien entendu, hein. Je n'aurai jamais cru le penser un jour, mais son secteur d'origine lui a sans doute été bien bénéfique, lui permettant de retrouver une bonne mine plus rapidement et efficacement. C'est bien le seul avantage que je peux y trouver. C'est purement égoïste de ma part, j'en ai conscience. Mais, c'est grâce à tout cela qu'elle va mieux et que je peux enfin l'avoir à nouveau dans mes bras. « Mon hypocrisie phoenicienne fait effet alors ? Ça tombe bien, t’étais mon premier test  ! » Elle arrive à m'arracher de mes sombres pensées, tout en me collant un sourire sans doute un peu niais d'enfin la revoir. Roulant des yeux, je laisse l'une de mes mains caresser son dos en douceur. Jamais elle n'arrêtera de se moquer de Pheonix et de ses privilèges, et ça m'amuse venant d'une nana comme elle. « Tant que j'suis aussi le dernier.. » Quelques mots que je lui murmure au creux de son oreille, accompagnés d'un petit sourire tout entendu. Je précise tout de même, dans la foulée, redressant un peu mon visage pour croiser son regard. « .. elle fait son petit effet, oui. » Réponse pleine d'humour pour une question qui l'était toute autant. Après tout, elle me connaît assez depuis pour interpréter ce que je lui dis de la façon dont je le pense réellement. Elle a beau être une minus, elle en a dans la tête ! Puis même, c'est une comme une fierté de se dire que la nana qu'on aime arrive à nous déchiffrer, même sans parler avec sérieux, non ? Ça l'est pour moi. Et c'est bien là le plus important. Bon par contre, lorsqu'elle m'interroge au sujet de son amie Clarke, comme toujours lorsque je viens la voir, les nouvelles sont clairement moins sympa. Et ça me fait mal de lui annoncer de telles choses. Non, la blonde ne va pas fort. Même Bellamy semble l'avoir remarqué, même si elle se cache un maximum. Comment peut-il en être autrement, de toute façon, alors qu'on se sait dans le couloir de la mort ? Ma p'tite tête brune prend sur elle, ça se voit. Voilà pourquoi j'essaie de la réconforter comme je le peux. En la serrant dans mes bras, en lui faisant de petits baisers. Malheureusement, je ne peux pas lui rendre sa meilleure amie. Cela aurait été fait depuis un moment sinon.

Sa tristesse se ressent, même si elle ne laisse pas grand chose transparaître. Je la connais. Elle semble tout de même plus tendue dans mes bras, et je n'aime pas ça du tout. Et oui, je suis incapable de trouver quoi lui dire pour qu'elle retrouve ce sourire que j'apprécie tant. Finalement, c'est Macy elle-même qui trouve de quoi dire pour atténuer cette ambiance un peu plus oppressante d'un coup. En parlant de lessive à faire, oui oui. La mienne, en plus. Ce qui aurait pu se passer dans un autre monde, à un autre endroit et avec une situation toute autre. Comme quoi, tout ne tient parfois qu'à un fil. « Peut-être bien… Dans un de tes rêves au moins, ou l’un des miens. » Haussant doucement les épaules, je me demande bien si ce n'est pas plutôt tout simplement un mélange des deux. Cela paraîtrait plus logique, non ? « Donc, si je te suis bien, tu rêves de t'occuper de ma lessive ? » que je lui lance, le regard malicieux. Rêve intéressant qu'il serait bon d'expliquer, pas vrai ? En fait, non. Vraiment pas d'ailleurs, mais ça m'amuse. Dire que tout aurait pu être si différent.. Mes mains, jusqu'alors assez sages sur ses genoux, remontent doucement. Au moins, elle sourit à nouveau. C'est juste parfait, ça. « J’étais certaine que t’allais me sortir un truc comme ça à un moment ou à un autre ! » Prenant mon air hautement surpris, j'en suis à lever mes mains devant moi, comme si je me rendais avec le plus d'innocence possible. « Je ne vois absolument pas ce que tu veux dire par là.. » Aller, on va faire semblant d'y croire, ce serait pas trop mal pour commencer. D'autant plus que je ne tarde pas à reposer mes mains où elles étaient. Et voilà que ses lèvres trouvent à nouveau le chemin vers les miennes, ce qui m'arrache un nouveau sourire. Contact fort plaisant. Bien entendu. « Y a pas à dire, les mecs de Walden sont ceux qui embrassent le mieux… » Élan de fierté soudain oblige, j'en suis à arquer l'un de mes sourcils, sans jamais quitter son regard. L'une de mes mains en profite pour se glisser habilement et aussi discrètement que possible sous son haut. Juste pour sentir la chaleur de son corps et ainsi réveiller ce simple toucher qui me manque terriblement. « Ce n'est pas nouveau, tu sais. » On ne se refait pas. Malgré toute la misère qui règne au quotidien sur Walden, je n'échangerai ma place sur cette Arche pour rien au monde. J'y suis né, j'y ai grandi. C'est l'âme même de Walden qui m'a forgé. Qui m'a offert un frère de cœur et qui m'a permis, en un sens, de rencontrer Macy. Tout en caressant doucement son dos de cette main qui s'est égarée juste avant, je lui dis, les yeux à peine rempli d'humour. « Par contre, tu dis les.. Il faut que je casse les dents de qui, une à une ? » Je suis prêt à m'en faire un collier s'il le faut. Ok, je déconne, mais qu'à moitié. Disons que j'ai horreur de partager, donc ça n'aide pas trop à ne pas s’engouffrer dans un tel délire pseudo-jaloux. Puis bon, en plus des dents, je peux même m'occuper de lui arracher les cheveux l'un après l'autre. Bon, ça devient un peu trop gore, là. Mais, bien entendu, je suis loin d'être sérieux. Quoique.


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[13/04/2482 - La Prison, salle des visites] I loved and I loved and I lost you

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