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[15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy

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Macy Wayland
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Inclement Earth

MessageSujet: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Mar 27 Juin - 13:41

Fourchette temporelle:
 

Hey I just met you, and this is crazy
Anakin & Macy
Quand on frappe au visage, on en accepte les conséquences.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Qu’est-ce que les journées pouvaient être longues en prison. En même temps, c’était peut-être un peu le but, qu’ils s’ennuient fortement jusqu’à ce qu’ils finissent par péter un plomb et se suicider. Economie d’air quoi, histoire que le Conseil puisse encore plus cracher sur le dos des gens sans se soucier de gaspiller la moindre ressource pour ça. Oui, Macy était dure dans ses propos, mais elle était surtout réaliste. Et elle disait toujours ce qu’elle pensait. C’était certainement pour cette raison que très peu de monde l’appréciait. Peut-être que si elle avait grandi à Walden, les choses auraient été différentes pour elle. Les gens l’auraient accepté. Mais sur Phoenix, elle n’avait toujours été que la sale petite gamine impolie qui cherchait tout le temps les ennuis. Mais bon, ce n’était pas sa faute non plus si les gens étaient cons et qu’elle ne se gênait pas pour le leur dire hein. Même le fait d’être emprisonnée n’allait pas changer ça, bien au contraire. Si elle avait envie de dire merde à quelqu’un, et bien elle le ferait. Surtout qu’elle ne pouvait pas empirer son cas. D’une manière ou d’une autre, quoiqu’elle fasse, elle allait être envoyée à la dérive à sa majorité. Et tout ce qu’elle voulait maintenant c’était profiter des derniers instants passés avec ses proches. Qui se résumaient en somme à sa mère et Aaron. Aaron qu’elle avait vu deux jours plus tôt et qui lui manquait déjà terriblement. C’était peut-être aussi en grande partie pour ça qu’elle allait finir par péter un câble. Parce qu’il n’était pas là pour la gérer. Parce qu’il lui manquait terriblement. Et aussi parce qu’elle avait été malade pendant plusieurs jours et que personne ne s’était dit qu’elle méritait de rattraper les visites qu’elle avait ratée pendant cette période. Bon, ok, elle ne le méritait certainement pas, c’est vrai. Mais dans le principe quand même… Qu’est-ce que ça pouvait leur faire, hein ? Quelle bande de cons, je vous jure.

Enfin, Macy s’était levée ce matin-là en s’attendant à l’une des journées les plus ennuyantes de sa vie, alors toute distraction était bonne à prendre, elle doit bien l’avouer. Mais en prison, il n’y en avait pas beaucoup. Mis à part ces moments de sortie, où ils se retrouvaient tous ensemble, dans cette espèce de salle commune. Ah, elle aurait tellement aimé que Clarke soit là. Au moins elle aurait pu avoir une véritable discussion, et elle n’aurait pas eu l’impression que sa vie avait autant changée. Elle n’avait plus rien de familier ici, plus rien à quoi s’accrocher mis à part les visites. Et les souvenirs. Des souvenirs qui la hantaient parfois, et qui la faisait se sentir mal. Et quand elle se sentait mal, elle était d’une humeur de chien. Mais bien heureusement, ce n’était pas le cas aujourd’hui. Peut-être grâce à la Journée du Souvenir. Ou à la visite qu’elle avait reçue deux jours plus tôt, allez savoir. Au moins, elle n’avait pas envie de cracher sur des gens, c’était déjà ça. Et en arrivant dans la salle commune, son regard s’était attardé sur les personnes déjà présente. Elle cherchait quelqu’un à venir embêter un peu, quelqu’un avec qui elle pourrait faire connaissance. S’entendre, avec son caractère, ce n’était pas gagné, mais elle n’avait pas d’autre choix que d’essayer. Puis au pire, si ça n’allait pas, elle passerait à quelqu’un d’autre.

Son regard tomba alors sur le mec de la veille, celui qui avait énormément remballé Zack dans son pessimisme. Et qui avait beaucoup fait rire la jolie brune aussi, c’est vrai. Elle s’avança alors vers lui, s’installant sur le banc juste en face du jeune homme sans même lui demander sa permission. Si sa mère avait été là, elle se serait certainement prit un ronflons mais bon… Macy ne voyait pas l’intérêt de demander la permission à quelqu’un de s’asseoir. Si on avait envie de poser notre cul quelque part pour se reposer, on le faisait, et basta. C’était, d’après elle, l’art de prendre soin de son propre cul avant de se soucier de celui des autres. « Salut ! » Un léger sourire sur les lèvres, la brune avait posé ses coudes sur la table. « Anakin, c’est ça ? Moi c’est Macy. » Elle lui tendit alors sa main, beaucoup plus par habitude que par véritable politesse. Comme quoi, même si elle ne voulait pas montrer au monde qu’elle était phoenicienne, les habitudes de son quartier de riches avaient la vie dure. Et même un peu trop dur à son goût. « Très intéressante ton intervention d’hier… Si tu veux mon avis, tu devrais prendre des cours de yoga. » Avis totalement idiot étant donné qu’ils étaient présents enfermés, et qu’ils n’avaient pas vraiment accès à un prof de yoga dans le coin. Pourtant ça leur ferait beaucoup de bien, et peut-être qu’il y avait moyen de se faire un max de pognon, si quelqu’un commençait à avoir cette idée. Enfin, c’était certainement beaucoup trop tard pour eux, et le Conseil n’allait certainement pas accepter une chose pareille. Déjà qu’ils leur donnaient le minimum parce qu’ils n’avaient pas le choix… S’ils le pouvaient, ils les enverraient directement à la dérive sans même passer par la case jugement, Macy en était certaine. Et pourtant, elle adorait Clarke, et elle adorait sa mère qui faisait partie du conseil. Mais les autres, c’était même pas la peine d’y penser. Ils pouvaient tous aller se faire foutre.
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Anakin Hohenheim
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Ven 7 Juil - 19:35

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Anakin & Macy
La prison, ce devait probablement être le meilleur régime de tous les temps. Non seulement je m’emmerdais, mais en plus je mangeais peu. Je n’avais pas spécialement faim je devais l’avouer… Et peut-être même qu’inconsciemment je voulais éviter de gâcher la nourriture pour un moins que rien comme moi, laissant de quoi vivre pour ceux qui étaient dehors. Bien entendu, c’était tout à fait mon genre d’être aussi généreux. Par contre… Je voyais certaines filles se plaindre qu’elles étaient grosses alors qu’elles avaient autant de graisse qu’un moteur grippé. Je devrais leur conseiller de passer par le « Régime Skybox, garanti ou dérivé ». Ouais, envoyons à la dérive ces sac d’os qui continuaient à se plaindre… Qu’attendaient-elles ? Devenir transparentes ? Au moins, une fois dérivées, on ne les verrait plus…

Je devais vraiment arrêter de me plonger dans ces réflexions inutiles qui n’avaient aucun sens. Je devenais vraiment fou à m’faire chier comme un microscope poussiéreux que personne ne voulait toucher. Je me rendais compte que finalement, je n’avais pas profité de la vie comme j’aurais dû le faire, j’avais pris gout aux conneries, comme lorsque je m’étais défoncé avec Bellamy ou quand j’avais… Connu Ruby. Alors j’étais là, dans cette immense pièce où nous étions enfermés comme devait l’être le bétail sur Terre, à l’époque des élevages en masse. J’étais assis, le regard dans le vide, sans faire le moindre effort pour combler ma solitude. Je n’attendais qu’une chose, c’était retourner à ma cellule, paradoxalement, afin de pouvoir discuter un peu avec celle que j’appelais « mon mur ». Et j’aurais pu continuer longtemps comme ça, à ne rien faire, si quelqu’un ne s’était pas installé juste en face de moi, dans le but absolument pas dissimulé de vouloir me taper la causette. C’était l’une des filles de la Journée du Souvenir… Macy, voilà. Merci de t’être présentée, je n’avais pas vraiment ton prénom en tête. Pas comme si j’devais retenir les prénoms de tout le monde ici, au pire, qu’est-ce qu’on s’en foutait, hein ? Et puis c’était quoi cette main tendue là ? Elle voulait quoi ?

Bon je n’allais pas la laisser moisir, alors je fis l’effort de la regarder, d’un air un peu torve, puis d’attraper sa main. C’était bien un truc de phoénicien ça. Allez demander à un waldenite de faire un échange de microbes comme ça, il allait vous regarder bizarre. Mais j’avais pris l’habitude, durant mes études, d’en côtoyer quelques-uns qui avaient cette passion, pour toutes les occasions en plus : dire bonjour, merci, au revoir, montrer qu’on est d’accord… Je n’osais même pas imaginer l’état de leurs mains à la fin de la journée. Au moins, elle savait brosser dans le sens du poil : apparemment mon intervention d’hier avait été intéressante… Laquelle ? J’étais intervenu à plusieurs reprises, notamment quand j’avais pris de la nourriture dans la tronche. J’étais joyeux à ce moment-là d’ailleurs, bon, ok, c’était ironique, mais je n’avais pas été non plus enragé, c’était… Drôle. Un énorme doigt d’honneur aux règles de l’Arche qui étaient fermement contre le gaspillage, j’avais trouvé ça absolument génial. Mais il ne fallait pas non plus que je montre que j’étais trop content, ça ne m’allait pas au teint. Par contre, cours de yoga… ça me disait quelque chose, mais on aurait dit un truc bizarre. Et vu le ton employé, je n’étais pas certain que ce soit une suggestion particulièrement désintéressée. Elle devait certainement faire allusion à mes piques et aux remarques désobligeantes que j’avais fait durant le « cours ».

« J’sais pas de quoi tu parles, ton yoga, ça doit bien être un truc de Phoenix. Tu m’excuseras de pas capter la référence, surtout. Et puis j’ai envie de dire, c’était bien une journée de merde. Pas tellement ce que t’as connu hein ? »

Ouais, je n’étais pas ravi d’avoir une phoénicienne en face de moi. Même si elle était en prison, quoi ? Elle était certainement là car elle avait cassé l’ongle d’une connasse en lui serrant la main, tient. Elle allait certainement sortir sous peu, le temps pour elle de s’acoquiner avec quelques futurs cadavres, puis elle parlera de son expérience comme étant « la pire période de son existence ». C’était courru d’avance, certains diront que ce sont des préjugés, que Ruby n’avait pas été comme ça… Mais que voulez-vous ? J’étais amer, et jaloux.

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Macy Wayland
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Jeu 20 Juil - 15:43

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Quand on frappe au visage, on en accepte les conséquences.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Quand l’ennuit nous tien… Forcément tout et n’importe quoi est bon pour nous distraire. Même le fait de faire une connerie. Surtout ça, en fait, du moins, chez Macy. Elle en avait marre de ses journées en prison, en fait. Il n’y avait rien de cool à faire, mis à part faire le tour de la salle commune, faire peur aux gens en passant derrière eux, ou leur cracher dessus. En plus, cracher sur les gens, même elle, elle trouvait que c’était particulièrement dégueulasse. En somme, elle s’ennuyait à mourir, quand elle n’avait pas ses visites. Et s’ennuyer à mourir, pour la jolie brune, ce n’était pas bon. Parce que forcément, elle ruminait. Forcément, elle pensait au fait qu’elle allait bientôt être envoyée à la dérive. Forcément, elle pensait à Clarke qui se trouvait à l’étage juste au-dessus. Forcément, elle pensait aussi à Aaron, qui n’allait pas très bien. Et à sa mère, qui était toujours là pour la soutenir, contrairement à son père qui devait attendre avec impatience le jour de sa majorité pour enfin être débarrassé de son problème. Elle se demandait d’ailleurs si le mariage de ses parents allait survivre à ça. Si ça se trouve, ils étaient déjà divorcés, et elle ne le savait même pas. Chose qui ne serait pas vraiment étonnant en fait. Ce n’était certainement pas sa mère qui allait lui en toucher un mot, son père, elle ne le voyait plus, et Aaron n’était pas forcément au courant de ça. De toute façon, il se faisait déjà bien assez de soucis pour elle, pas la peine qu’il s’embête à espionner les problèmes conjugaux de ses parents, même s’il le ferait certainement si la jeune femme le lui demandait. Mais elle s’en fichait. Elle avait déjà dit plusieurs fois à sa mère que son père était un con. C’était elle qui restait avec lui, et c’était elle qui était maîtresse de ses décisions, après tout. Quelques fois, Macy se disait qu’elle aurait largement préférée grandir à Walden. Même si elle n’aurait pas fait la connaissance de Clarke tout de suite, au moins son père ne l’aurait pas fait chier avec son mec, et elle n’aurait pas entendu ces nans baver sur lui comme si elles pouvaient l’avoir. Quelle bande de connes celles-là d’ailleurs, sérieusement… Elle espérait vraiment qu’elle avait frappée assez fort pour laisser des traces sur leur visage parfait qui cachait une âme complètement dégoulinante de… Dégueulasseries en tout genre.

Forcément, quand elle avait aperçu Anakin, la jolie brune n’avait pas pu s’empêcher d’aller le voir. Et forcément, elle s’était adressée à lui comme elle s’adressait aux autres gens sur Phoenix. Y a des vieilles habitudes que l’on ne perd pas vraiment. Et elle allait bien cru qu’elle allait se prendre un vent et devoir sortir un peu de ses gonds, ce qui lui aurait fait du bien d’ailleurs, mais… Non. Il avait pris la peine de la regarder et de lui serrer la main. Peut-être qu’il était gentil au final hein, sait-on jamais ! Plus rien ne pouvait la surprendre, de toute façon. Enfin ça, c’était ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’il finisse par ouvrir la bouche. Forcément, elle se prenait les clichés de Phoenix en pleine tronche. Pour changer. « C’est pas un truc de Phoenix, ça se faisait sur Terre. Ça t’arrive d’ouvrir un livre ? Enfin si tu sais lire, bien sûr… » Il n’en fallait pas beaucoup à Macy pour qu’elle lance des piques dans le genre. Elle détestait être juger par rapport à ses origines. Sa mère en avait bavée aussi, de ça. Puis merde quoi, c’était pas parce qu’elle avait grandie sur Phoenix qu’elle était forcément comme toutes les autres nanas qui vivaient là-bas, à péter plus haut que leur cul, tellement plus haut que l’odeur stagnait autour de leur visage. Aaron l’avait bien compris ça. Mais les autres non, ils s’arrêtaient juste à Macy Wayland, Phoenicienne, garce ambulante. « Parce que tu crois que j’ai connue mieux ? » Bon ok… Elle avait certainement connu mieux, c’est vrai. Elle avait quand même des bons souvenirs sur Phoenix, même si la plupart des gens lui tapaient sur le système. Elle avait eu l’occasion de connaître des gens qui lui correspondaient, pas beaucoup, mais quand même. Et ça elle n’allait pas s’en plaindre. Mais bon, c’était quand même pas tout rose là-bas. Surtout pour une fille à la grande gueule comme elle.

Et forcément, vu qu’elle avait une grande gueule, elle n’allait pas s’arrêter là. La plupart des autres personnes seraient déjà très certainement parties, et auraient laissées tomber, mais elle, non. Puis, à la base, elle était quand même venue lui parler pour se distraire, alors elle n’allait pas laisser cette petite distraction s’envoler, pas question ! « Voyons un peu les clichés que t’as sur Phoenix et que tu peux me sortir, je suis curieuse. » Macy avait étendu ses jambes sur son banc. Ouais, elle se mettait à l’aise, parce qu’elle ne comptait pas partir de là. Puis, elle ne mentait pas en disant qu’elle était curieuse, même si ces clichés, elle les connaissait déjà de la part d’Aaron. Mais peut-être qu’il y en avait plus que ce que son petit copain avait bien voulut lui dire. Puis au moins, ça l’occuperait. Elle voulait seulement ça, s’occuper, se distraire. Se marrer un peu aussi, si elle le pouvait. Et elle était pas encore assez énervée pour sortir de ses gonds, même si ça lui plaisait pas forcément d’entendre des choses comme ça. Peut-être qu’au fond d’elle, la brune savait aussi qu’elle avait besoin de se défouler un peu, et que ça faisait beaucoup trop longtemps qu’elle n’avait pas gueulée sur quelqu’un. Pauvre Anakin, il avait intérêt à faire gaffe à ce qui allait sortir de sa bouche. Bon courage, mon pote.
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Anakin Hohenheim
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Lun 24 Juil - 13:43

J’étais claqué d’avoir toujours affaire à des filles de Phoenix qui se croyaient tellement meilleures que tout le monde qu’elles se disaient au-dessus des autres phoéniciens. D’abord Ruby, qui avait bien failli me convaincre qu’elle aurait pu être une exception à la règle, vraiment, ensuite cette Macy. Clairement, à quoi pensaient-elles ? C’était désormais l’ordre des choses sur l’Arche, et probablement rien ne changerait ça. Même la Terre, cette planète qu’on idéalisait tant dans le passé avant la guerre, avait connu ses castes riches, pauvres, moyennes. Et que faisaient-elles pour montrer leur « bonté d’esprit » ? Cela ne suffisait pas de donner un peu de nourriture de temps en temps, de partager une blague en se tapant dans le dos, se fendre la poire ne changeait pas les inégalités. Et en plus de ça, en voilà une qui se plaisait à me rabaisser exactement comme ils le faisaient tous. Elle était belle sa tolérance. Surtout pour parler d’un truc qui se faisait sur Terre et dont je n’en avais absolument rien à foutre.

« Non, mais rêve pas, si ça se faisait sur Terre, j’en ai rien à carrer. Quel intérêt ? On y retournera pas, du moins pas nous. Quant à ouvrir un livre, j’en ai ouverts que tu n’oserais même pas parcourir tant tu n’y comprendrais rien. Alors ne parle pas de ce que tu ne connais pas. »

Ca me prenait déjà le chou, surtout qu’elle me demandait si je croyais qu’elle avait connu mieux. Je roulai les yeux vers le ciel, elle était ridicule, vraiment. Elle ne savait même pas tenir sa langue, contrôler les mots qui sortaient de sa bouche. Quoi ? Elle avait un caractère de merde et on la repoussait ? Bichette. Au moins le caractère de merde se soignait. On pouvait dire stop aux conneries, changer. Au final, les gens finissaient par oublier, par passer à autre chose. Pas l’origine Waldenite, pas sans des sacrifices tels que ceux que j’ai pu faire – et qui finalement n’avaient servi à rien.

Et elle, au final, elle était comme les autres. Voire même devait-elle avoir de la merde dans les yeux, vu qu’elle demandait quelques clichés sur Phoenix, parmi ceux que je connaissais. Elle se mettait à l’aise, étendant ses jambes sur le banc. Ca commençait par là. A mettre son corps sur toute la place disponible, c’était clairement une façon de réclamer la place d’une autre. A Walden, lorsqu’on avait de la place, on restait à la sienne, des fois qu’un autre aurait envie de se poser aussi. Alors, je me penchai vers elle, coudes sur mes genoux, afin de lui parler comme si je faisais une confidence.

« Tu sais quoi ? Je ne vais pas te faire ce plaisir. Tu sais pourquoi ? Parce que je t’amuserai trop. Je te vois, tu sais. Tu n’es pas venue me voir car ma tête te revenait, tu es venue car tu te faisais chier et je vois bien que t’as un fichu caractère. Tu devrais donc cogiter un peu par toi-même. Observer. Trouver. C’est pas dur. »

Puis, je me redressai pour regarder ailleurs. Je me souvenais quand même du Jour du Souvenir, lorqu’elle avait jeté une assiette à la figure de Zack, j’en avais bien ri d’ailleurs. Je devais au moins lui reconnaître ça. J'aimais bien ce môme, nous avions une drôle de relation mais c'était surtout assez vache entre nous. Dès qu'on pouvait emmerder l'autre, on le faisait... Et se moquer était permis aussi au final. Je ne m'étais certainement pas privé !

« Par contre, si je dois te concéder quelque chose, sait que tu sais viser pour lancer des assiettes à la figure des gens. Zack en a été totalement déguisé. »

Je ris un peu, au souvenir de cette tête déconfite qu’il avait eue, alors qu’il venait d’obtenir une assiette de nourriture en pleine tronche. Ah que c’était bien cette journée au final… Il avait même jeté sa propre assiette à la tête de Pike, ç’avait été une excellente idée sur le coup, et même après les conséquences, c’était génial au final. Tu avais pu te défouler de ces cours ridicules qu’il fournissait aux personnes de la prison, comme si c’était au final juste des vacances occupées par de petites classes histoire de ne pas perdre le rythme. A quoi bon ! Il n’avait tout de même pas le souvenir d’avoir déjà eu vent de ces classes spéciales, ce devait être une façon d’occuper un Pike désœuvré, peut-être ?
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Dim 13 Aoû - 14:13

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Macy pouvait être une sacré garce quand elle s’y mettait, et elle le savait très bien. Mais bon, ça faisait partie d’elle, de se personnalité, et sur Phoenix ils étaient tellement tous coincés du cul à s’offusquer littéralement pour un rien, du genre un morceau de peau en trop qui dépassait que… Ben elle n’avait pas envie de changer. Et elle ne voyait surtout pas l’intérêt de le faire, en fait. Si les gens n’arrivaient pas à l’accepter comme elle était, ce n’était pas son problème, et surtout, ça lui permettait de faire rapidement un tri dans son entourage. Pas la peine qu’elle s’attarde sur des gens qui voulaient la changer et qui n’en valaient nettement pas la peine. Trop nombreuses étaient ces filles de Phoenix qui faisaient tout pour rentrer dans le rang et être la parfaite petite fille modèle, bonne à mariée, tout ça parce qu’elles n’avaient pas la foi de se débrouiller par elle-même. Mais les enfants, il arrive un moment où il faut se sortir les doigts du cul quand même ! C’est bien beau de vouloir se trouver un mari pour subvenir à ses besoins, mais une fois qu’il serait plus là, vous allez faire quoi, hein ? Ben se reposer sur leur gosse, en fait, comme c’était souvent le cas. Et Macy trouvait ça tellement injuste. Bon, d’accord, si elle le pouvait, elle ferait certainement tout son possible pour aider sa mère. Mais elle le méritait, parce qu’elle avait fait des efforts toute sa vie, parce qu’elle s’était tuée dans ses études pour en arriver là, et parce que même en vivant ici, elle réussissait à avoir encore un grand cœur. Mais son père par contre… Lui, il pouvait clairement se démerder tout seul, elle ne l’aiderait pas, même s’il se trouvait aux portes de la mort. Après tout, la brune s’y trouvait elle-même, et est-ce qu’il avait daigner bouger son petit doigt ? Ah ouais, peut-être juste pour la renier parce qu’il n’assumait pas que sa fille ai une grande gueule, et surtout, qu’elle n’ait pas un balai coincé dans le cul. Le meilleur papa du monde, vraiment. Qu’il brûle en enfer.

Malheureusement, elle ne pouvait pas tellement se défouler sur lui ici. Et elle s’ennuyait mais à mourir, vraiment. Alors bon, forcément, la moindre petite distraction était bonne à prendre. Puis, elle aimait bien faire de nouvelles connaissances, et parler à des personnes qui n’étaient pas de Phoenix. Au moins eux, ils avaient du caractère, du répondant, et ça, c’était plutôt cool. C’était ce qui lui plaisait le plus, pour être honnête. Chez elle, à l’époque, elle s’ennuyait tellement. Il lui suffisait de sortir une seule réplique cinglante pour clouer le bec de ces nanas qui n’avaient littéralement aucune cervelle, c’était chiant à souhait. Et c’était certainement pour ça qu’Aaron l’avait tellement attiré à la base. Il ne se gênait pas pour lui dire ce qu’il pensait, même si ça pouvait la blesser. De toute façon, pour la blesser, il fallait y aller, elle ne se vexait pas facilement. Et c’était bien quelque chose qu’on pouvait voir au cours de cette conversation avec ce cher Anakin lanceur de nourriture au visage de Pike. Nom de dieu, cette journée, elle resterait certainement gravée dans les annales. « D’accord, alors… On a qu’à parler de… La reproduction des acariens. Tu savais qu’ils commencent à se reproduire dans le ventre de leurs mères entre frères et sœurs, carrément ? C’est pour ça que c’est autant galère de s’en débarrasser, les femelles naissent, et elles sont déjà enceintes… » Ouais, on pouvait dire que Macy avait une culture assez bizarre mais bon… En même temps, elle avait commencé des études de vétérinaire, c’était pas tellement de sa faute. Enfin si, elle avait choisi cette voie, mais ce n’était pas elle qui choisissait ce qu’on leur apprenait aussi. Et leur professeur leur avait fait un cours sur les reproductions les plus étranges que l’on pouvait trouver chez les animaux. Et vu qu’elle avait une très bonne mémoire, forcément, elle avait retenue tout ça, et… Elle ne savait pas tellement pour quelle raison elle s’était lancée sur ce sujet en fait. Peut-être pour prouver à Anakin qu’elle pouvait avoir une situation plus que sérieuse sans pouffer de rire comme une gamine parce qu’elle parlait de reproduction des animaux. C’est bon quoi, la case sexe, ils finissaient tous par y passer un jour, pas la peine d’en faire toute une montagne, et de faire genre la personne gênée dès que le sujet était abordé. C’est naturel, et sans le sexe, bah on serait pas là pour parler de quoique ce soit donc bon… Décoincez-vous le cul bordel !

Enfin, visiblement, Anakin n’avait pas l’air d’être d’humeur à s’amuser. Et pourtant, Macy avait fait l’effort de venir, d’engager la conversation. Même si de base elle s’ennuyait, c’était quand même partie d’une bonne intention. Après tout, il était seul aussi, alors au lieu de s’ennuyer chacun de son côté, autant s’amuser ensemble non ? Enfin, s’amuser ici, ça allait être assez compliqué, il faut bien le dire. Mais au moins s’occuper quoi. Parce que franchement, depuis que la brune ne voyait plus Clarke, elle s’ennuyait comme un rat mort et avant l’impression que personne ne voulait un tant soit peu se distraire ici. Ses seuls moments de libération étaient les visites d’Aaron, et de sa mère. Et ces visites, elles étaient plutôt rares. La plupart du temps, Macy tournait en rond, ou partait échanger quelques mots avec Zack. Enfin ça, c’est quand elle n’était pas malade. D’ailleurs, son malaise au Jour du Souvenir lui avait foutu une trouille bleue. Elle s’était tout de suite dit qu’elle allait encore se retrouver en quarantaine pendant des semaines, mais au final non. Et tant mieux, elle comptait bien en profiter. « Je vois. T’es du genre à philosopher toute la journée ou quoi ? Tu sais que tu vas mourir dans, genre… Pas longtemps ? Profites de tes derniers instants un peu, amuse-toi ! C’est pas tous les jours que t’as l’occasion de balancer tous les clichés à la gueule d’une Phoenicienne. » Qui, en plus de ça, n’allait pas se vexer. Macy savait très bien qu’elle avait un caractère de merde, elle savait très bien aussi qu’elle correspondait à quelques-uns de ces clichés, même si ce n’était pas tous. Et alors, qu’est-ce que ça pouvait bien faire ? Elle s’acceptait comme elle était, elle acceptait aussi le jugement des autres. Enfin, elle s’en fichait surtout de ce jugement. Sérieusement, les gens se prenaient beaucoup trop la tête de son point de vue, sur beaucoup trop de choses. Le regard des autres prenait une importance trop grande à leurs yeux, et ils ne vivaient tout simplement pas à cause de ça. C’était triste, quand on regardait bien. « Ah, Zack ! J’espère qu’il aura l’occasion de me rendre la pareille un jour, il a toujours de très bonnes idées pour ça ! » Un rire lui échappait, à elle aussi. Elle connaissait Zack depuis pas mal de temps, quand on regardait bien. Et même si au début, ça n’avait pas été simple entre les deux, ils avaient finis par s’apprécier, et elle le considérait maintenant comme l’une des personnes en qui elle avait le plus confiance. Autant dire que ce n’était vraiment pas beaucoup de monde. Et oui, forcément, le fait qu’il sorte avec Clarke l’avait aidé à grimper dans la liste, elle doit bien l’avouer. Comme quoi, les fréquentations, ça aidait pas mal, même si ça ne sauvait pas tout. Sinon Clarke ne serait certainement pas encore enfermée au niveau deux.
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Sam 16 Sep - 18:18

Est-ce qu'elle avait réellement parlé de la reproduction des acariens ? Sérieusement ? Est-ce que j'étais tombé dans un putain de trou spatio-temporels, comme dans les films, ou bien est-ce que mon cerveau avait mal interprété ce qu'elle me disait ? J'avais donc décidé de lui suggérer - amicalement bien entendu - de se mettre légèrement à réfléchir, parce que je savais pourquoi elle était venue. Elle était comme ça, comme toutes les autres. Je la sentais venir à mille kilomètres, les filles de son genre étaient tellement prévisibles ! Et au vu de sa réponse, elle n'était jouasse de voir que je ne continuais pas dans son jeu. C'était qu'elle mordait la petite ! Forcément, je ne l'avais pas assez amusée, elle allait certainement se désintéresser au bout d'un moment, voyant que la provocation ne prenait pas. Se détourner de moi comme un enfant lassé d'un jouet. Aussi tentant que cela pouvait être de balancer tous les clichés à la gueule d'une phoénicienne, je l'avais déjà fait une fois... Et vu comment ça s'est terminé... Ouais mais non. Une fois, pas deux.

Parce qu'avec Ruby, j'en étais venu à regretter, carrément, d'avoir mal réagi à sa présence à l'anniversaire du mois d'avril - le nôtre en somme. J'avais été ridicule, et si j'avais tendance à mettre ça sur le compte de l'alcool que je n'avais pas l'habitude de boire, je n'étais pas idiot non plus. Je savais que c'était moi. Que je n'étais qu'un type rabat-joie, que j'ouvrais trop ma gueule, et que je devais me calmer. Ce que je faisais aujourd'hui. Même si on ne pouvait me retirer mon opinion sur les phoéniciens, je pouvais au moins voir les exceptions, accepter quand l'un d'entre eux faisait sa bonne action de la journée - ou de l'année, ne chipotons pas. Cela me permettrait d'avoir - j'en suis sûr - la vie plus facile, oui.

En parlant d'exception, je fis référence rapidement à Zack. Je devais effectivement dire que Macy n'avait pas été mauvaise, à viser sa tête pour lui jeter cette assiette, un peu ce que j'avais fait moi-même avant avec Pike. Une pulsion, que je ne pouvais toujours pas m'expliquer. Après tout, c'était toujours ces pulsions qui étaient inexplicables et qui faisaient le plus de bien. Bon, fallait dire que Pike était une sacrée tête à claque, qu'on avait bien envie de lui en mettre une, mais qu'on était pas certain de toujours vouloir assumer les conséquences derrière. Là... Qu'est-ce qu'il pouvait m'arriver de si terrible ? Me faire éjecter ? C'était de toute façon prévu ! Me faire tabasser ? Tabasser un orphelin était ridicule : il vivait bien pire à l'orphelinat. En somme... Je n'avais rien à perdre, et tout à gagner : une belle tranche de rire face à sa tête déconfite.

J'avais donc consenti à reconnaître qu'elle était douée pour viser la tronche à Zack. Et visiblement, elle le connaissait, puisqu'elle disait qu'il avait toujours de très bonnes idées pour ça. Je ne savais pas qu'ils se connaissaient... Elle remonta légèrement dans mon estime, bien que ça n'ait aucune importance pour elle. Je lui fis alors un petit sourire. Enfin quelque chose de détendu entre nous, c'était déjà ça, non ?


Néanmoins ça me fit penser à autre chose qui était arrivé durant cette journée : la chute de cette fille. Je venais de m’en rappeler, elle s’était violemment écroulée, au point que j’en avais été presque inquiet. Presque, parce que j’avais pas bougé non plus. Qu’est-ce que j’aurais pu faire de toute façon ? J’étais pas médecin. Par contre, je pouvais m’inquiéter de savoir si elle allait mieux ou pas.

“Je t’ai vue t’écrouler, après que tu aies envoyé cette assiette sur Zack. Ca va mieux ?”


Cette question était un peu bateau, il fallait l’avouer. Elle n’avait pas l’air d’être malade, après tout, elle pétait assez la forme pour venir en face de moi afin de me faire cracher mon venin. Mais je voulais profiter que nous soyions tous les deux dans un face à face plus calme pour poser la question. Ma curiosité était après tout légendaire. Et quelque part, je n’avais pas spécialement envie de tomber malade à mon tour si c’était contagieux. Ouais, vous allez dire que je suis plutôt paranoïaque, mais bon sang, on ne savait jamais, je voulais pas crever avec le ventre en charpie, voyez ?
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Sam 23 Sep - 14:24

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Si on lui avait dit un jour que les cours finiraient par lui manquer, Macy n’en aurait pas cru un mot. Et pourtant, c’était bien le cas à présent. Maintenant qu’elle était en prison et qu’elle n’avait rien à faire de ses journées, elle s’ennuyait à mourir, vraiment. Et ça lui manquait d’apprendre des choses sur les animaux, même les acariens. C’était fou quand même. Alors forcément, elle avait eu envie de parler de ça un peu. De sortir sa science, ce qu’elle savait, les sujets qu’elle maitrisait à la perfection. Apprendre des choses lui manquait, même si ça ne serait plus foncièrement utile à présent. Même se disputer avec son père au sujet d’Aaron, c’était une chose qui lui manquait. Comme tous les gens qui étaient enfermés ici, elle avait été retirée brusquement de son quotidien, et elle avait dû s’y adapter, tout en étant malade pendant plusieurs semaines et enfermée dans sa cellule toute seule. Le temps avait été bien long, beaucoup trop long. Et elle avait eu plusieurs fois envie de mourir bien vite. Maintenant qu’elle pouvait à nouveau ressortie, d’une certaine manière, elle avait un peu retrouvé du poil de la bête. Et elle était redevenue elle-même. Sinon elle ne serait pas venue entamer cette conversation avec Anakin, certainement pas. Ou alors, elle serait rapidement repartie en laissant tomber parce que visiblement, il avait une dent contre les phoeniciens. Ce qui n’était franchement pas étonnant en fait. C’était tous des cons, et les exceptions étaient plus que rares. Même Macy n’en faisait pas totalement partie, parce qu’elle savait très bien qu’elle avait son caractère bien à elle. Un caractère pas simple à accepter, ni à comprendre, et qui plaisait à très peu de monde. C’était bien pour ça qu’elle n’avait pas tellement d’amis. Et elle savait que si elle le voulait, elle pourrait devenir aussi hypocrite que tous ceux de sa station et se créer un cercle plus qu’étendu. Mais elle ne le voulait pas, tout simplement parce qu’elle détestait ne pas être elle-même.

Parler de Zack lui faisait du bien aussi. Ça faisait quelques temps que la brune le connaissait, et même si au début, ils ne s’entendaient pas tellement, ils avaient fini par s’accepter. En fait, c’était surtout la jeune femme qui avait fini par arrêter de faire sa garce avec lui. Mais en même temps, il sortait avec sa meilleure amie, donc forcément, elle se méfiait. Et elle avait voulu lui faire comprendre que s’il faisait du mal à Clarke, il allait bien le sentir passer. Maintenant qu’elle le connaissait mieux, elle s’était rendue compte qu’il n’était pas capable de lui faire du mal. Ou du moins, pas intentionnellement. Et puis, il était plutôt cool comme gars. Et il avait, parfois, des idées aussi tordues que les siennes. En tout cas, elle avait réussi à arracher un sourire à Anakin. Peut-être qu’au final il n’était pas aussi scinque qu’elle pouvait le penser. Et peut-être qu’elle arriverait à bien s’entendre avec lui aussi, même si ça ne serait pour pas bien longtemps étant donné qu’ils allaient tous les deux mourir dans quelques mois, tout au plus. « Oh, ça oui… » Sa fameuse chute lors de cette journée. Qui n’était pas la première d’ailleurs. Sans parler de ses vomissements, ses nausées, et tout le bordel. Ses mal de tête, mal de ventre… En fait, elle se demandait si son corps ne sentait pas qu’elle allait bientôt mourir et qu’il voulait gagner cette bataille contre le Conseil pour l’envoyer à la dérive avant la date prévue. « Ça va un peu mieux, mais ça fait déjà quelques semaines que je suis dans cet état. Et puis, tu connais les médecins, ils vérifient juste que t’es pas en train de mourir au cas où, mais ils ne cherchent pas vraiment plus loin. » En somme, elle ne savait absolument pas ce qu’elle avait, et elle ne le saurait probablement jamais, en fait. Si elle avait eu Clarke sous la main, elle lui aurait très certainement demandée un petit diagnostique plus approfondie mais… Ce n’était pas le cas. Et bon dieu qu’est-ce qu’elle pouvait lui manquer sa meilleure amie, vraiment !

Enfin, si elle était là, à discuter avec lui, c’est que ce n’était pas trop grave en somme. Donc pas besoin de s’inquiéter dans l’ensemble, et tant mieux. Elle espérait quand même avoir l’occasion de recevoir d’autres visites très bientôt. De sa mère bien sûr, parce qu’elle lui manquait énormément, et que mine de rien, elle était un grand soutien au quotidien, comme elle l’avait toujours été. Macy admirait énormément sa mère, de par son parcours, et son courage. Sa détermination à tenir tête à son mari, peu importe ce qu’il se passait. Avoir grandi chez les pauvres, comme les autres le disaient, ça l’avait rendue forte. Et la jolie brune était bien contente d’avoir hérité de cette force. « En tout cas, s’ils m’ont laissés sortir, c’est que c’est pas contagieux. Ils ont beau vouloir nous envoyer à la dérive dès que c’est possible, ils aimaient bien savoir qu’on est enfermés là quand même. » Un peu comme une forme de torture, en fait. C’était des gros sadiques. Et ils devaient bien rire à chaque fois qu’ils lisaient le dossier d’un délinquant, ou une connerie dans le genre. Quelle bande d’enfoirés. Macy serait bien motivée pour monter une petite révolution et les envoyer à la dérive, eux. Mais bon, d’ici, elle ne pouvait pas faire grand-chose, en fait. Si elle avait su, elle l’aurait fait bien avant. Et peut-être qu’elle se serait retrouvée enfermée bien avant. Mais bon, c’était trop tard maintenant, en fait.
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Sam 30 Sep - 0:07

Après avoir décidé de me montrer un peu plus civilisé avec Macy, voilà que nous sommes enfin capable d'avoir une discussion normale. C'était plutôt agréable, je devais l'avouer. Pouvoir parler avec quelqu'un simplement, ça changeait de ce que j'avais pu avoir depuis quelques temps. C'était à se demander si j'étais une vraie tête à claque ou si j'avais vraiment que des compagnons de galères sur les dents. Mais au moins, celle là, ça s'améliorait. Donc je n'étais pas un cas désespéré, après tout. Je m'étais alors inquiété pour sa santé, étant donné sa chute pas terrible lors du Jour du Souvenir. On aurait dit qu'elle avait fait une sorte de crise d'hypoglycémie, ce qui était quand même étrange en plein repas...

Lorsqu'elle m'expliqua que ça faisait plusieurs semaines qu'elle était dans cet état, je fus un peu surpris. C'était étrange ce genre de maladie qui ne faisait que s'évanouir - de ce que je savais - par intervalle. Mais elle n'avait pas tort, on ne pouvait pas vraiment compter sur les médecins pour découvrir la source du mal. On était condamnés après tout, on devait juste tenir jusqu'au jour de l'exécution. Juste de quoi "payer" nos crimes. Bon parfois je me demandais pourquoi ils se donnaient cette peine de nous faire attendre, mais bon, je n'allais pas chipoter sur quelques temps de sursis, hein ?

"Bon, au moins, tu es debout et en face de moi, c'est que ça va pas trop mal."

Elle expliqua qu'au moins ce n'était pas contagieux. Ahah, je me souvenais avoir parlé de maladie contagieuse avec Zack quelques jours auparavant. De ma mini simili gastro que j'avais eue à la cantine... Impossible de retenir ce que j'avais dans l'estomac, j'avais dû être pris en charge par un infirmier qui m'avait laissé dans un coin avec une cuvette le temps que ça s'arrête, puis m'avait laissé retourner cuver dans ma cellule, comme si j'étais en plein bad trip alcoolique. Ou de drogué en fait. Je pouvais dire que je savais ce que c'était, puisque j'en avais fait l'expérience avec Bellamy. Je tiquais un peu tout de même à ce souvenir. Je lui avais quand même roulé une belle galoche, et ce en public. Bon, pas certain qu'en privé je survive à une idée pareil, mais bon... On devrait oublier ça, hein ?

"C'est vrai, ils ont l'air de prendre leur pied à nous faire galérer comme ça... Même cette sauterie là, pour le Jour du Souvenir. Et c'qu'il a dit, Pike, en partant, genre on le reverrait plus jamais. Bon, en effet, y'a plus ses cours à la con. J'vais pas aller jusqu'à dire que ça me manque, mais bon, c'était bien pour occuper les journées quoi."

A dire ça comme ça, j'avais l'impression de dire que je voulais être balancé tout de suite dans l'espace. Mais je devais avouer que l'asphyxie à venir me branchait moyennement. Car ouais, flash info : on ne respire pas dans l'espace : l'air sort d'un coup de nos poumons et il ne rentre plus jamais. Donc on crie silencieusement, et si on a de la chance, peut être même que le choc d'être aspiré vers l'éther nous rompt le cou, et bim, cou du lapin. Plus rien.

J'avais passé de longues heures à imaginer ce que ça pouvait être de mourir dans l'espace. J'avais mobilisé toutes mes connaissances possibles et imaginables en science pour essayer de me rendre compte. Après tout, la physique, c'était ça aussi... Mais lorsque je ferai mes expériences, je ne serai plus là ensuite pour sortir un article scientifique qui me vaudrait une belle réputation. Ou alors, ce sera une réputation parmi les morts. Génial. Je n'avais pas spécialement envie de rivaliser avec mes modèles de pensée.

Mais je finis par secouer ma tête, et me lever pour retirer l'angoisse qui m'étreignait les tripes. Je ne voulais pas mourir, et pourtant, qu'est-ce que je faisais pour combattre cette échéance ? Pas grand chose au final. Je marchai donc, secouant mes jambes qui semblaient parcourues de fourmis.

"Bon, je vais encore plomber l'ambiance, mais bordel, ça me déprime de parler de ça, ça me fout des angoisses. Parlons d'autres choses. T'as pas un truc encore plus con à dire ? Même sur tes bestioles qui naissent enceintes en fait. Je pourrais t'en raconter des belles sur la physique, mais pas dit que tu trouves ça drôle. Sauf si t'es calée en physique. Après tout, les apparences sont trompeuses : t'es phoénicienne et t'es pas trop conne, même si t'arrives à être bien casse couille."

C'était dit avec un sourire aux lèvres, de la pure provocation. Bon, finalement, je ne pouvais pas m'en empêcher... On ne changeait pas une équipe qui gagne, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Mar 3 Oct - 22:20

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Si Macy avait bien un problème en ce moment, c’était qu’elle savait qu’elle était malade, mais malheureusement, elle ne savait pas ce qu’elle avait. Peut-être qu’elle aurait pu le savoir si au lieu de se diriger vers la santé animale au niveau de ses études, elle se serait dirigée vers celle des êtres humains. Peut-être. Ou alors, en réfléchissant un peu, elle aurait pu trouver la source de son mal toute seule. Qui au final, n’était pas vraiment un mal. Enfin, si on excluait le fait qu’elle allait bientôt mourir, bien sûr, mais ça, c’était encore une autre histoire. Autant dire qu’elle ne s’était pas franchement penchée sur la question, tout simplement parce qu’elle n’en voyait pas l’intérêt. Qu’elle souffre de quelque chose de grave ou non ne changerait pas grand-chose à son destin, et au final, elle préférait ne même pas savoir. Elle préférait rester dans cet énorme déni pour les derniers instants de sa vie, au moins, elle n’en souffrirait pas. C’était ce qu’elle pensait, en tout cas. Et elle subissait ses malaises, ses vomissements, ses maux de ventre qui lui donnait envie de se rouler en boule par terre. Elle taisait aussi certaines de ses douleurs, parce qu’elle savait que si elle en parlait aux Gardes qui s’occupaient d’eux au sein de cette prison, elle se retrouverait encore mise en isolement, et elle ne pourrait pas disposer de la visite de ses proches. Alors elle prenait sur elle, elle gardait tout enfoui bien au fond, elle faisait comme si tout allait bien, même si ce n’était pas le cas. Il ne lui restait plus beaucoup de temps à devoir vivre cette vie-là, alors elle pouvait bien faire un effort. Au moins pour les gens auxquels elle tenait. Elle leur devait bien ça après la grosse connerie qu’elle avait faite. Parce que la brune savait si que c’était de sa faute si elle se retrouvait ici. C’était elle qui avait laisser son impulsion agir, qui avait attaqué ces filles parce qu’elle n’avait pas supportée leurs paroles. Elle devait en assumer les conséquences, et faire mine qu’elle partait en paix devant les gens qu’elle aimait. Pour que leur deuil soit plus simple. Du moins, c’était son but, est-ce qu’elle allait y arriver, ça elle ne le saurait probablement jamais. Mais elle se devait d’essayer.

Anakin qui lui disait qu’elle n’allait pas trop mal parce qu’elle se trouvait en face de lui, ce n’était pas tout à fait vrai. Mais elle ne le contredit pas pour autant, tout simplement parce qu’elle n’était pas du genre à se plaindre. Elle avait une grande gueule, ça c’était clair, quand elle avait un truc à dire, elle le disait. Mais ses souffrances, elle les gardait pour elle. Autant les physiques que les psychologiques. Et c’était d’ailleurs pour ça qu’elle ne parlait pratiquement jamais de son père, autre que pour cracher sur son dos. Même s’il n’était pas correct avec elle, qu’il l’avait limite abandonné, et que c’était un connard de première, il restait son père. Il restait l’homme qui l’avait élevé, et elle ne pouvait pas effacer de son esprit les bons moments qu’elle avait passée avec lui. Parce qu’il y en avait eu, surtout quand elle était plus jeune. Tout ce qu’elle pouvait faire, c’était se remémorer ces bons souvenirs, et essayer d’oublier que son père était devenu un pauvre con. « Si je te vomis dessus, on saura que je suis pas totalement guérie. » Quoi ? Oui, c’était son genre de sortir des conneries plus grosses qu’elle. Et ce n’était pas le fait d’être emprisonnée, ni celui d’être malade qui allait changer ça, bien au contraire. Surtout qu’elle ne pouvait plus partager ses phrases légendaires avec sa meilleure amie, ni son petit ami. Elle avait besoin de s’extérioriser un peu, en fait. D’agir comme elle le faisait quand elle était encore libre. Enfin, libre…. Toute liberté était relative, surtout sur l’Arche. Elle n’était pas totale, parce qu’ils avaient le Conseil sur le dos tout le temps, et en plus de ça, Macy avait aussi eu ses parents à gérer. Ce n’était pas si simple que ça de vivre sur Phoenix. Beaucoup les enviaient, mais en vérité, il n’y avait vraiment pas de quoi. Certes, ils étaient plus riches, mais leur liberté n’en était que plus restreinte, vu qu’il devait constamment donner bonne impression à leur entourage, et même aux gens qu’ils ne connaissaient pas. « Je pense qu’ils comptent nous envoyer tous à la dérive en même temps. Et qu’on a eu ces cours là parce qu’ils voulaient faire bonne impression, un truc dans ce genre-là. Montrer à nos parents qu’ils pouvaient être cool quand ils le voulaient. Ou alors c’était pour se donner bonne conscience. En tout cas, ça change rien au fait qu’ils vont quand même nous tuer. » Parce que ouais, pour elle, c’était nettement du meurtre. Surtout pour certains d’entre eux qui en soit n’avaient rien fait de bien grave. N’importe quel petit écart était bon maintenant pour être envoyé à la dérive, malheureusement. Macy n’était pas certaine que leurs ancêtres, en se rendant dans l’espace, s’imaginaient que leur société évolueraient de cette façon. En fait, elle était presque certaine qu’ils étaient en train de se retourner dans leur tombe, et elle ne serait même pas étonner de voir leurs fantômes débarquer pour tuer les membres du Conseil. Ce serait même plutôt cool à voir, en fait. Mais ça n’arriverait jamais, parce que les fantômes n’existaient malheureusement pas. Quelle joie.

La jolie brune était rapidement sortie de ses pensées quand Anakin s’était finalement levée. Le pauvre, il ne devait pas avoir l’habitude d’être assit aussi longtemps, et franchement, il en avait bien de la chance. Parce que les repas de bienséance sur Phoenix, mais qu’est-ce que ça pouvait être chiant, ce genre de trucs ! Macy était bien contente de savoir qu’elle n’aurait plus jamais à vivre ça. Même si en général, elle s’asseyait à côté de Clarke et arrivait quand même à se distraire les pensées, ça restait quand même long. Et c’était chiant, en fait. Elle préférait nettement avoir le genre de conversation qu’elle avait actuellement avec le jeune homme, même si ce n’était pas quelque chose de très joyeux. Au moins, c’était intéressant, d’une certaine manière. « Je te remercie, pour le compliment. » Oui, elle était casse couille, et elle le savait. Elle l’assumait très bien aussi, parce qu’elle préférait nettement être comme ça plutôt que d’être tout le temps tiré à quatre épingles, et suivre tout ce qu’on lui disait à la lettre. Elle n’aimait pas les ordres, c’était pas pour rien qu’elle se retrouvait ici. « Et je m’y connais en physique. A peu près. » Disons qu’elle n’était pas mauvaise, même si c’était loin d’être sa matière préférée. Mais bon, elle n’aimait pas la littérature non plus. On ne pouvait pas tout aimer. Mais disons que la physique était ce qu’elle détestait le moins dans les choses qu’elle n’aimait pas. Et puis, c’était un bon moyen de tester le peu de notions qu’elle avait encore. Comme un petit défi qu’elle se lançait à elle-même. Macy aimait bien les défis, après tout.
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy Dim 15 Oct - 13:34

Je m'étais bien amusé avec Macy. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin, parce que j'étais claqué, et j'étais vraiment en train d'angoisser. Elle avait parlé de tous nous envoyer à la dérive en même temps, et ça avait empiré les choses, de savoir que je mourrais avec pour dernière image les autres en train de mourir. Ce serait une véritable hécatombe, nous étions plusieurs dizaines ici, voire centaines, j'en savais rien, difficile de vraiment m'en rendre compte. Je tentai quand même de changer de sujet, la complimentant sans vraiment le vouloir. D'ailleurs, elle me remercia même pour ça... Elle avait l'air d'être une véritable casse couille qui s'assumait. Pas comme l'Arche qui faisait semblant d'avoir de l'humanité en nous donnant ces cours qui ne voulaient rien dire, qui ne servaient à rien, pour se donner bonne conscience. Argh ! J'en pouvais plus de ma tête qui tournait, tournait. Elle ne s'arrêtait jamais depuis l'instant où j'avais ouvert les yeux dans ce lit encore plus pourri que celui que j'avais à Walden.

Depuis que je savais que j'allais crever.

Mais je ne voulais pas non plus gâcher le bon "début" de relation que j'avais avec Macy. Pour une fois que ça se passait bien avec quelqu'un, je ne voulais pas ruiner tout ça. J'avais cette étiquette d'orphelin qui me collait à la peau, qui faisait que tout un chacun n'avait aucun intérêt pour moi, aucun égard, alors que je bouillais de colère face à cette injustice. Je ne demandais pas grand chose, simplement un peu de reconnaissance. Et elle m'en avait donné un peu, elle avait reconnu que j'existais et que je me méritais un peu de... civilité au moins. Parce que voilà... Elle restait une casse couille. Visiblement, elle l'était au moins autant avec moi qu'avec les autres.

"C'est déjà bien de s'y connaître un peu, en physique. Ca peut servir."

Par exemple, cela peut servir à savoir exactement ce qui allait arriver à notre corps une fois que nous serons éjecté. Que nous aurons le réflexe de retenir notre respiration mais que ce sera peine perdue, car l'air ne tient pas dans l'éther. Que chaque atome d'oxygène sortira de notre corps, et que nous aurons pour autre réflexe inutile de vouloir crier face à notre fin à venir. Ce qui ne sera pas plus efficace : sans air, le son n'est pas véhiculé... Ce sera un cri silencieux. Qui ne fera qu'accélérer l'asphyxie qui nous étouffera, alors même que nous serons choqué par le changement de pression... Que tout sera déréglé. Et nous mourrons ainsi. Flottant dans un monde qui n'a ni haut ni bas, qui est en perpétuelle expansion, qui sera... Notre royaume final.

J'eus un frisson. Je ne m'étais jamais posé de question sur la mort, me disant que celle-ci était l'ultime mystère des scientifiques, le mystère qui nous attirait autant que nous le craignons. Je me tournai donc brusquement vers Macy, un peu tremblant, pour lui dire :

"J'ai... Des choses à faire." Oui, comme penser, seul, enfermé dans ma cellule. Ce qui n'allait rien arranger... "Je te souhaite donc... Hum... Amuse toi bien pendant ce temps. Peut-être à plus tard... Ce n'était pas comme si on ne se recroiserait plus jamais. Enfin je pense. May we meet again, n'est ce pas."

Puis, sans attendre de réponse, je partis un peu comme une fusée vers ma cellule. Avait-on déjà vu un prisonnier partir vers son lieu d'enfermement avec autant de rapidité ? Je n'en savais rien, je voulais juste être seul, réfléchir, me calmer tout seul, en espérant ne pas être suivi. Puisque cette Macy était une casse couille, il était possible qu'elle soit derrière moi, mais je m'en fichais. Alors, une fois sur ce fichu lit de merde, je me mis en position latérale de sécurité, ce truc de premier secours qu'on nous enseignait, cette position géniale quand on se sentait mal. Allez savoir pourquoi. Peut être parce qu'elle ressemblait à cette position qu'on avait dans le ventre de sa mère. Mère que je ne connaissais pas et que je ne connaîtrais jamais.
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MessageSujet: Re: [15/04/2482 - La Prison, salle commune] Hey I just met you, and this is crazy

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