AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Pour les nouveaux personnages :15Tcs bonus seront offerts à la validation pour ceux venant des groupes : Delinquents, Hemerians et Arkers ! Essayez de les privilégier Wink
Les habitants du Mont Weather sont jouables, pour tous, dès maintenant ! Ils offrent 20Tcs à la validation ! N'hésitez pas à peupler le bunker !
Suite aux premiers évents, les premières intrigues arrivent sur IE pour les 100 et les Arkers ! Celle des Grounders/Camelotiens arrivera très bientôt !

Partagez|

[14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar

Orion


Messages : 665
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Michael Fassbender
Crédits : Avatar Niniel <3

Inclement Earth

MessageSujet: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Ven 14 Juil - 23:17

Spoiler:
 

Les évènements d'Algo, doublés de la discussion père fils qu'il avait eu avec Rigel, tout cela combiné avait donné à Orion une grande résolution. Il voulait être père et, pour cela, il allait utiliser cette potion qu'il gardait sur lui depuis qu'il avait croisé l'un de ses amis fisa Yujleda. Il s'agissait de l'une de ces potions qui avait pour fonction d'améliorer la... fécondité d'une femme. Il était capable de la préparer lui-même, cependant cela avait deux très grands défauts quand c'était de sa main : beaucoup plus d'effets secondaires, et moins d'efficacité. Car le clan Yujledakru disposait de secrets médicinaux qui les rendaient meilleurs que tout le reste de la Coalition.

Pourquoi décider de s'en servir maintenant ? Parce qu'Orion avait senti une urgence en lui, une urgence qui se basait sur le fait que la menace des Maunons dans le lieu de vie d'Alkaia était bien plus réelle qu'à Azgedakru. Voir ces hommes, blessés, arriver dans le lieu de fête, un jour sacré qui plus est, cela avait fait peur à Orion. Et si c'était Alkaia ? Et si un jour, il la quittait, l'embrassant comme le matin même, et qu'il ne la retrouvait plus ? Et si elle disparaissait, et qu'il ne la retrouvait jamais ? Il aurait ses regrets, il devait l'avouer. L'un d'entre eux était de ne pas avoir pu obtenir d'elle un fils. Alors... Il voulait donner un coup de pouce au destin. D'autant qu'Alkaia faisait partie de ces rares femmes de son âge à ne pas avoir eu d'enfants. Bien qu'elle ait faillli en mettre un au monde... Telep.

Parler de lui à son fils, c'était une décision sur le tard, mais qui l'avait soulagé sur bien des points. Notamment sur ce deuil qui n'en finissait jamais, cette sensation de manque qui lui étreignait les tripes. Se remettait-on un jour de la perte d'un enfant, même mort-né ? Orion ne savait pas, et il avait désormais un début de réponse à cette question : la douleur pouvait s'atténuer. C'était déjà ça, non ?

Il y réfléchissait encore tandis qu'il quittait Algo pour Cyston. Il y était arrivé alors que la nuit était déjà tombée, et Alkaia n'était de toute évidence pas chez elle... Tant pis. Il y attendrait, de toute façon, il n'était pas en pleine forme. De plus, il y avait encore de la vie au village, des natifs qui visiblement n'avaient pas envie de dormir. Certains célébraient encore le Grand Abandon, chantant, se racontant des histoires. Au début, Orion était resté un peu parmi eux, partageant ses propres histoires, chantant avec eux l'hymne des Grounders de cette voix un peu soul qui le suivait depuis l'adolescence. Il aimait ces moments d'échange avec ces hommes et ces femmes qui, finalement, faisait partie de son cercle de connaissance, vu le temps qu'il passait ici. Certes, il inspirait la méfiance, du fait de ses origines et de ses manières un peu brusque, mais il avait su les apprivoiser un peu. Après tout... Alkaia vivait là. Il n'avait pas l'intention de devoir raser les murs à chaque fois qu'il viendrait tirer un coup. Azgedakru un jour, azgedakru toujours.

Cependant, au bout d'un moment, ça l'énerva un peu. Il en avait assez d'être avec ces gens, de se montrer agréable. Alors, il alla simplement prendre la viande que lui avait gracieusement offerte une petite fille adorable qui lui rappelait Freyja, et prépara un barbecue devant chez Alkaia, qui avait l'avantage de faire de la lumière et du feu pour cuire sa nourriture. Au moins, il y en aurait pour lui, puis pour elle, si elle comptait venir ici à un moment donné.

Et une fois que ce fut prêt, il laissa ça dans un coin, et s'installa à terre, près de la porte d'Alkaia. Il était un peu fatigué, mais il voulait rester éveillé. Et puis de toute façon, allez l'aider à dormir avec ces cheveux trop longs qui venaient devant son visage ! Les bras croisés sur son torse, il soufflait en l'air pour les pousser sur le côté. Ouais, il était un peu fatigué, même s'il savait que l'arrivée d'Alkaia allait fermement le réveiller. Il avait la potion déjà dans cette bouteille - qu'il allait faire passer pour un fond d'alcool. Et elle n'agissait pas forcément très longtemps, alors il voulait... Consommer. Dans, disons, l'heure ?

Que de prévisions... De toute façon, Alkaia lui avait rarement déjà dit non.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Alkaia


Messages : 522
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Gaia Weiss
Crédits : Avatar : Pilgrim
Signature : Hély (Kiki) + Marissa Meyer & hedgekey (code sur Bazzart)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Mer 19 Juil - 1:35

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux
Orion & Alkaia

« Pas sensuel pour l'un, sensuel pour l'autre,
c'est ainsi que l'humanité trouve son plaisir, et parfois sa souffrance. »


La journée avait pourtant si bien commencé. Me réveiller dans les bras d'Orion avait été le petit plus qui m'avait mise de bonne humeur ce matin. Même si j'avais été légèrement blessée, je n'y pensais plus. Après tout, j'avais évité la correction du guérisseur, et j'en étais plutôt fière. Heureusement que ma maison n'était pas trop loin de Polis, parce que j'avais du m'y rendre en quatrième vitesse pour ne pas être en retard. Accompagner Lexa a Algo pour honorer la mémoire de nos ancêtres était un grand honneur. Je ne voulais pas être en retard. Heureusement, je ne l'avais pas été. Et dire que je pensais que le plus facile était à venir ...

Jamais je n'avais pensé que la journée se finirait comme ça. Jamais je n'avais pensé qu'un couple oserait remettre en question Heda et la Coalition. Je savais que Lexa avait fait le bon choix, et il fallait qu'elle le fasse. Mais je continuais de trouver stupide ces gonas qui avaient hurlé leur colère. Tout le monde avait perdu quelqu'un à cause des Maunons. Ils n'étaient pas les seuls. J'espérais que peu de grounders remettaient en doute la Coalition. Ce n'était pas mon moment préféré quand je devais exécuter quelqu'un. Tuer quelqu'un alors qu'il était rongé par la douleur était difficile. Mais c'était mon job, j'en étais fière, et je le faisais sans rechigner. N'empêche, c'était stupide.

Je revoyais encore Lexa exécuter cette femme, et je m'étais occupée de l'homme. Je n'avais pas bronché, ni cillé. J'en avais vu, depuis le temps. Il y avait eu un tel silence sur le moment, j'avais l'impression d'être devenue sourde. Par la suite, j'avais raccompagné Lexa jusqu'à Polis. Encore une fois, le chemin du retour se passa en silence. Il ne faudrait pas tarder à mettre les choses au point. Devant les autres Yazhus, je me taisais, même s'ils voyaient bien que c'était tendu. Alors, une fois à Polis, et Lexa en sécurité dans ses appartements, j'étais repartie vers Trikru, pour me reposer. La journée avait été mouvementée, et j'avais besoin d'être seule un moment. Il fallait que je réfléchisse à pleins de choses. Lexa, entre autre. Orion, peut-être. J'avais décidé de prendre mon temps pour rentrer. Juste prendre l'air, malgré les bêtes qui pouvaient rôder la nuit.

C'est ainsi que je mis plus de temps que nécessaire pour arriver près de mon village. Certains célébraient encore. Je les saluais avant de me diriger vers ma maison. Quelle ne fut pas ma surprise de voir Orion devant chez moi, devant un bon feu. Je levais les sourcils, étonnée. Nous nous étions vus hier, et ce matin. Que pouvait-il encore me vouloir ? Était-il ici parce qu'il avait changé d'avis, qu'il allait me montrer qu'on ne se moquait pas de lui comme je l'avais fait hier ? Non, il semblait bien trop paisible pour ça. Intriguée, je descendis de mon cheval.

« Je te manquais déjà ? »

Suggérais-je, un sourire aux lèvres. Je n'allais pas directement vers lui, mais conduisis d'abord mon cheval dans son enclos. J'enlevais tout son matériel en quelques minutes pour rejoindre Orion. J'ouvris la porte de la maison avant de m'y engouffrer. La nuit était plutôt fraîche, et je fis un feu dans l'endroit prévu à cet effet. Ce sera beaucoup plus agréable quand je devrais me coucher tout à l'heure.

« Tu as prévu de camper devant ma porte ? » Lui demandais-je, revenant sur le pas de celle-ci. « Entre. »

Simplement. Je n'allais pas le laisser à l'extérieur. Mais j'étais bien curieuse de savoir ce qu'il venait faire ici, surtout que l'on s'était vu ce matin. La chaleur étant bien plus supportable, j'enlevais ma veste, laissant simplement un haut à courte de manche. J'étais chez moi, je m'habillais comme bon me semblait. J'indiquais à Orion de faire comme chez lui, de toute façon, il l'a toujours fait.

« Alors dis-moi, que viens-tu faire ici ? »

Il ne venait pas sans raison. Et il ne pouvait pas dire qu'on avait pas couché ensemble il y a longtemps. Je jetais un oeil sur ses cheveux, bien trop long à mon goût. Mais bon, si c'était du sien, je n'allais rien dire, hein ? Quoique.

« Je pourrais bientôt faire des tresses à tes cheveux ! »

Lui fis-je remarquer, très subtilement. Et j'étais tout à fait capable de le faire. Quand il dormirait, ce n'était qu'un jeu d'enfant. Mon ventre cria famine en cet instant alors j'avais un sourire jusqu'aux oreilles. Il n'allait pas apprécier que je me moque de ses cheveux, mais je pourrais bien les lui couper, s'il le voulait. Je l'avais déjà fait. Sans le concerter, je préparais déjà le matériel pour lui couper les cheveux. Je le connaissais bien, et je voyais bien que sa tignasse l'embêtait. Il n'avait qu'à demander. Assise sur le lit, je profitais des quelques instants enfin tranquille. Il ne fallait pas que me couche où je finirais par tomber de fatigue. Je suis sûre que ce n'était pas dans les plans d'Orion.

 
Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Orion


Messages : 665
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Michael Fassbender
Crédits : Avatar Niniel <3

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Lun 24 Juil - 12:39

Voir Alkaia arriver était source de satisfaction pour Orion, qui voyait enfin arriver le début de ses planifications. A savoir, lui faire avaler cette potion pour la fertilité, en priant pour que ce potionniste yujleda soit vraiment doué pour éviter les effets secondaires, puis la dévorer encore une fois, disons, en souvenir de la nuit passée. Il en sentait déjà les débuts d’excitation juste en la voyant marcher vers lui. D’autant qu’il était content de la voir, intérieurement. Orion pouvait être une véritable brute, il pouvait aimer se battre, mais il n’aimait pas quand les évènements le dépassaient totalement comme cet après-midi. Alors, lorsqu’elle demanda si elle lui manquait déjà, Orion joua la carte de l’honnêteté désarmante :

« Tu n’imagines même pas à quel point. »

Avec un sourire taquin, il la suivit du regard, l’observant marcher, elle qui roulait de ces hanches bien trop affolantes pour être réellement humaines. Et tandis qu’elle revenait, il récupéra la viande qu’il avait cuite en se levant, puis récupéra un peu de sable pour le jeter sur le feu. Il n’était pas question de causer un incendie à Cyston n’est-ce pas ? Et il suivit Alkaia à l’intérieur, déposant ensuite cette viande sur la table, ne répondant même pas à sa proposition de camper devant sa porte. Il n’était pas rentré dans la maison avant son arrivée mais cela ne signifiait pas qu’il allait rester dehors comme un chien malodorant. Et lorsqu’Alkaia commença à se déshabiller, il posa au hasard, quelque part, son manteau, et commença à se frotter le visage avec l’eau qu’Alkaia gardait dans un seau à cet effet : le maquillage de guerre, c’était bien quand on était à un évènement spécial. Pas vraiment pour rester à en… Petit comité. Il aurait juste ce tatouage qui cernait son œil, ce tatouage qu’il avait voulu comme symbole de son travail de fisa. Et pendant qu’il frottait il entendit Alkaia lui demander ce qu’il venait faire ici.

Ce n’était pas évident ? Il eut un petit sourire, puis pensa à cette gourde qu’il avait gardée à sa hanche. Sa potion était là, il devait juste la lui donner discrètement. Il se voyait bien lui dire « je veux un enfant, tu ne m’en as toujours pas donné, alors avale ça et baisons ». Elle aurait tôt fait de tout jeter à terre… La connaissant. Alors il avait prévu de lui faire boire ça, puis de la prendre, comme il l’avait prise hier soir. Il se sentait déjà excité à cette idée et ne pouvait s’empêcher de laisser échapper un petit rire amusé. Qui s’arrêta lorsqu’elle fit référence à ses cheveux bien trop longs. Ca, il le savait. Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas décidé de mettre un peu d’ordre là-dedans, bien trop occupé à parcourir le territoire de la Kongeda à acheter des médicaments et à soigner ses malades, sans parler de former d’autres fisa, à commencer par son fils.

Il se tourna alors vers elle, s’essuyant le visage désormais immaculé de peinture, ne laissant plus apparaitre sa courte barbe, son tatouage qui cernait son œil et son regard amusé face à Alkaia qui préparait ses ustensiles pour découper ses cheveux. Tient, c’était donc ça qu’elle voulait ?... Autant le lui donner, après tout ce n’était pas comme s’il n’avait rien d’autre de prévu, et autant qu’elle soit dans de bonnes dispositions. Puis, il avait confiance en ses capacités de coiffeuse improvisée. Il n’était pas coquet, et surtout, il n’avait pas la moindre envie de se réveiller avec une tresse. Pas vraiment son délire, surtout quand c’était fait par une Alkaia qui s’amusait à le rendre fou par tous les moyens.

En tout cas, il se dirigea vers elle après avoir récupéré la viande qu’il avait posée, et l’attrapa pour la poser ensuite sur lui à califourchon tandis qu’il s’allongeait un peu – le sol dehors était nettement moins confortable que cette couche. Puis il lui fourra la nourriture et la gourde – ni vu ni connu – dans les mains, disant :

« Il me semble que ton ventre me faisait passer un autre message. Commence par ça avant de te lancer dans de l’art. Je peux bien attendre un peu… Et Roan a bien les cheveux encore plus longs que les miens. »

Il repoussa ces mèches qui collaient encore à son visage à cause de l’humidité, puis cala un bras derrière sa tête pour la surélever, avalant à son tour un peu de viande, histoire de prendre un minimum de force vu le… sport qu’il avait à nouveau prévu. Il l’observa alors. Allait-elle boire ? Aurait-elle confiance en son air totalement innocent ou allait-elle se méfier et tenter de comprendre ce qu’il tentait de lui refiler ? C’était une question qui allait certainement avoir une réponse sous peu.

« Bon appétit. »

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Alkaia


Messages : 522
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Gaia Weiss
Crédits : Avatar : Pilgrim
Signature : Hély (Kiki) + Marissa Meyer & hedgekey (code sur Bazzart)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Jeu 27 Juil - 1:58

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux
Orion & Alkaia

« Pas sensuel pour l'un, sensuel pour l'autre, c'est ainsi que l'humanité trouve son plaisir, et parfois sa souffrance. »


Je n'avais jamais imaginé qu'il me répondrait avec une telle honnêteté. Je pouvais le voir, quand il ne mentait pas. Sa voix n'était pas la même, ses yeux non plus. Je commençais à le connaître par cœur. Comme il devait sûrement me connaître aussi. J'ai parfois du mal à me rendre compte qu'on se côtoie depuis tant d'années. Est-ce normal ? Orion ne devait rien être d'autre que du plaisir, mais il avait toujours été un petit peu plus. Un petit plus, mais pas trop. J'allais dire sans inconvénients, mais ce n'était pas vrai. Il ne me considérait certainement pas comme rien que du plaisir, possessif comme il était. Alors oui, l'entendre dire que je lui avais manqué plus que je l'imaginais me faisais un petit quelque chose. Haussant les sourcils, avec un léger sourire, je me demandais ce que me réservait cette soirée. Je le laissais enlever ses peintures de guerre tandis que je mettais à l'aise.

La chaleur était nettement plus supportable qu'à mon arrivée. J'ajoutais du bois dans le feu pour ne pas être à court tout de suite tout en me demandant vraiment ce qu'il faisait là. Il ne venait jamais pour rien. Son comportement était différent de d'habitude, il fallait que me méfie. Sauf que cette journée avait été longue, et fatigante. Je n'avais aucun problème à tuer sous les ordres de Lexa, mais ce n'était jamais de gaieté de cœur. Surtout pour cette famille qui allait être encore plus brisée. Aurais-je su prendre cette décision ? Je n'en étais pas sûre. La décision de tuer n'était jamais facile à prendre, et j'admirais mon amie pour cela. Heda ou pas, elle restait un être humain. Enfin, ne pensons pas à Lexa pour le moment.

Perdue dans mes rêveries, et ayant fini de réunir le matériel, je n'avais pas remarqué le regard d'Orion sur moi. Mes yeux s'étaient posés sur lui, mais je ne le regardais pas vraiment, trop occupée à penser à cet après midi. Je ne le vis donc par arriver près de moi, et s'installer sur le lit tout en me prenant sur lui. A califourchon sur lui, je le regardais vraiment cette fois, sourcils relevés. On était bien trop proche et je ne couperais pas ces cheveux sur mon lit. Je le regardais avec intérêt jusqu'à ce qu'il me donne de la viande et sa boisson. Ah oui, j'avais faim. Néanmoins, ceci continuait de me paraître louche. Il voulait me nourrir avant que je ne lui coupe les cheveux. Soit. Et il ajouta que Roan avait les cheveux plus long que lui. Levant les yeux au ciel, je pris un morceau de viande, histoire de grignoter un peu. J'avais peut-être faim, mais j'avais aussi le ventre un peu noué. Me retrouver sur lui, si proche, me rendait perplexe, mais il faut le dire, un peu excitée. Comme la nuit passée en fait, j'étais exactement dans la même position quand nous avions commencé les hostilités. Avalant mon morceau de viande, je finis par lui répondre enfin.

« Roan a les cheveux plus long que toi mais je ne couche pas avec Roan, moi. »

Au moins, ça, c'était dit. Avoir ses cheveux dans le visage presque à chaque fois n'était pas toujours agréable. Et puis, même si j'aimais bien le voir avec cheveux court ou cheveux long, il faut dire qu'il s'était négligé. Je ne sais pas depuis combien de temps je ne lui avais plus coupé les cheveux. Prenant un deuxième morceau de viande, je continuais.

« Tu vas me dire ce que tu attends ? Je sais que tu n'es pas là par hasard. »

J'aurais pu lui dire qu'il voulait toujours quelque chose, qu'il ne faisait jamais rien sans une petite arrière pensée. Mais il avait sûrement compris. Je n'avais pas encore touché à sa gourde, mais je ne tarderais pas à le faire. Quoique son air innocent me faisait douter. J'effleurais sa gourde, histoire de voir un peu sa réaction. Si je ne vis ou sentis rien d'anormal, c'est sans doute à cause de ma fatigue. Haussant les épaules, je m'emparais pourtant de la gourde.

« J'espère que c'est de l'alcool. »

J'en avais bien besoin. J'en pris deux gorgées avant de la reposer à côté de moi. Elle avait un drôle de goût. Par comme ce que j'avais goûté il y a une dizaine de jours. Je repris un morceau de viande pour faire passer le goût.

« Je ne sais pas ce que c'était, mais ça à un drôle de goût. »

Lui signalais-je. En espérant que je n'avais pas bu quelque chose de mauvais. Repue, je cessais de piquer dans la nourriture d'Orion et rebouchais la gourde. Il était temps de passer aux choses sérieuses. Je me léchais les doigts consciencieusement, devant le regard d'Orion -et je le faisais sans doute un peu exprès, je dois l'avouer. Me remettant debout, j'allais essuyer mes doigts avant de préparer un siège pour le guérisseur. J'avais ce petit sourire content et nettement plus en forme qu'il y avait quelques minutes. La viande et la boisson, sûrement. Je pris le fisa par la main et le forçais à se relever -et oui- pour l'installer de force sur le siège. Prenant mes instruments, et faisant comme chez moi, je m'asseyais sur ses genoux pour commencer devant. Penser qu'il allait devoir rester tranquille les quelques minutes, avec ma poitrine sous les yeux me faisait beaucoup rire. D'ailleurs, j'avais un grand sourire aux lèvres, et légèrement moqueur. Ça, il devait le savoir. Tentant de garder mon sérieux, j'avançais néanmoins consciencieusement dans sa coupe. Je l'avais déjà fait et je ne l'avais jamais raté. Bientôt, j'allais devoir bouger pour faire l'arrière. Quel dommage.

 
Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Orion


Messages : 665
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Michael Fassbender
Crédits : Avatar Niniel <3

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Ven 11 Aoû - 9:48

Lorsqu’elle parla du fait qu’elle couchait bien avec Orion et non pas avec Roan, il eut une sorte de vide dans la tête. Il pouvait accepter les gonas de merde comme celui croisé la veille, mais il ne pouvait pas imaginer Roan et Alkaia dans un même lit. Lui-même n’avait jamais ne serait-ce que pensé tenter de séduire Miranda, la mère de la petite Freyja. C’était une magnifique femme, ne disons pas le contraire, et dans d’autres circonstances, même si elle était une taliesin, il aurait probablement – au moins – tenté de la posséder. Mais elle était chasse gardée, protégée par la loi numéro une d’Orion : on ne touche pas les affaires du meilleur pote. Surtout que ces deux-là avaient déjà une relation fusionnelle, où Roan et Miranda se confondaient l’un dans l’autre. Orion avait trouvé cela magnifique, comme une sorte d’accomplissement, et cela avait rendu les actes de Nia d’autant plus monstrueux à ses yeux, car elle avait séparé ce qui aurait pu être l’exemple parfait de l’artheüsi le plus sincère des grounders.

« Coucher avec Roan sera probablement la dernière chose que tu feras, si je viens à apprendre cela. Même une tentative… »

Orion n’osait pas imaginer apprendre pareille trahison. Il se fichait qu’Alkaia aille voir ailleurs – enfin, non, mais vous comprenez – mais il ne voulait pas qu’elle aille tâter de son meilleur ami. Il avait tout à fait confiance en l’honneur de Roan, mais il n’était pas certain de parvenir à totalement pardonner Alkaia ne serait-ce qu’un essai, une tentative. Mais il effaça bien vite cette pensée de sa tête, et préféra continuer la conversation, noyer le poisson pour qu’elle finisse par boire. Il tenta de ne pas trop montrer ce qu’il attendait, après tout Alkaia n’était pas totalement idiote. Elle savait qu’il attendait quelque chose, et à sa question il ne répondit qu’un simple sourire en coin comme il en avait le secret, sans dire un mot. Il dû même se retenir de réagir lorsqu’elle effleura la gourde, heureusement, elle se lança, espérant y avoir de l’alcool. Et il l’observa presque trop insistant boire le contenu. Et grimaça lorsqu’elle déclara que ça avait un drôle de goût. Mais il n’hésita pas une seule seconde à mentir, pour sauver ses fesses.

« Ouais, je sais, j’ai fait une expérience. J’ai mélangé quelques baies pressées, ce n’est pas dégueulasse, mais ça fait étrange. Mais sinon c’est censé être de l’alcool, ouais. »

Mentir éhontément, c’était tout à fait le genre à Orion. Pour des broutilles du genre, bien entendu, quand ça servait ses intérêts… Et quelque part, il n’avait pas menti. Il y avait bien des baies dans la potion. Et un peu d’alcool aussi. Il avait juste omis un détail. Important, mais un détail quand même : les effets de ce… de cet alcool. Et elle avait l’air de gober, dans tous les sens du terme. Car elle gobait le mensonge… La boisson… Et ses doigts. Orion ne put s’empêcher de se concentrer sur ces doigts, imaginant nettement autre chose à la place. Cette perturbation était certainement la raison pour laquelle Orion se laissa guider jusqu’à ce siège pour qu’elle lui coupe les cheveux. Elle semblait y tenir décidemment… Très bien.

« Attend une seconde, j’ai pas envie de finir avec des cheveux coincés dans les fringues. »

Il n’appréciait pas du tout cet inconfort que d’avoir des cheveux – surtout épais comme les siens – coincés dans une manche ou dans le cou. La première fois, il avait passé trois jours à se débarrasser de tout ça, n’arrêtant pas de se secouer comme un chien mal léché. Alors, il préféra tout de suite se mettre torse nu, puis s’avachit sur le siège, histoire de mettre la tête en arrière par rapport à son pantalon. De cette façon, il sera plus simple, beaucoup plus simple d’ensuite aller se nettoyer à l’eau pour tout virer.

Par contre, qu’elle s’installe sur les genoux d’Orion pour commencer à découper les cheveux de devant, ça, c’était une tentation tout simplement atroce. Il était terriblement proche d’elle, et elle avait des ciseaux dans les mains, qui pourraient le blesser… Hum, follement amusant. C’était là aussi une des rares fois où Orion baissait les yeux, car il devait avouer que cette paire de miche n’était pas désagréable à regarder. Mais seulement regarder, ce n’était pas vraiment son dada, il aimait toucher, goûter. Et puis, se faire couper les cheveux, c’était long, il fallait rester immobile. Enfin… Immobile de la tête, surtout. Les mains, elles, pouvaient bouger, n’est-ce pas ? A moins qu’elle ait prévu de lui couper les doigts.

Il rit intérieurement, quelle drôle d’idée.

Dans tous les cas, il leva les mains, doucement, le long de ses hanches, tandis qu’Alkaia maniait avec dextérité ce qui allait lui raccourcir les cheveux. Ce ne ferait pas de mal après tout. Et puis il s’en foutait qu’elle rate une mèche ou deux, ce n’étaient que des cheveux. Aucun problème à la déconcentrer ! Il passa alors sous son vêtement, montant tranquillement à la poitrine. Et ça servait ses intérêts : il devait absolument profiter qu’elle ait bu pour… Consommer. Il n’avait pas oublié son but de départ : la mettre enceinte. Il était même étonné qu’elle ne l’ait pas été une deuxième fois, depuis toutes ces années. Certes, il se posait certaines questions, et s’il avait acheté cette potion c’était bien parce qu’il craignait qu’il n’y arriverait plus jamais.

Mais dans tous les cas, ça ne l’empêchait pas d’apprécier fortement l’activité sportive que représentait, disons-le crûment, le sexe avec Alkaia. S’il appréciait avoir des à-côtés, après tout, il revenait toujours vers elle. Avec, actuellement, ses deux mains sur les deux seins d’Alkaia. Lesquels rentraient parfaitement dans sa paume, comme un signe qu’ils étaient clairement compatibles.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Alkaia


Messages : 522
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Gaia Weiss
Crédits : Avatar : Pilgrim
Signature : Hély (Kiki) + Marissa Meyer & hedgekey (code sur Bazzart)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Lun 18 Sep - 15:17

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux
Orion & Alkaia

« Pas sensuel pour l'un, sensuel pour l'autre, c'est ainsi que l'humanité trouve son plaisir, et parfois sa souffrance. »


Il n'avait visiblement pas apprécier que j'affirme coucher avec lui plutôt qu'avec Roan. Ou disons autrement. Il n'avait retenu que le prénom de son meilleur ami dans ma phrase. Je venais de lui dire que je ne couchais qu'avec lui -presque, d'accord- et il tentait quand même de me prévenir que je n'avais pas le droit de toucher à mon ex mentor. Oh, et même si je le voulais, je n'avais pas besoin de sa permission ni de ses menaces. Il devait se douter que je n'en ferais qu'à ma tête. Pire, éviter de me dire ce que je ne devais pas faire. C'était beaucoup trop tentant. Et pourtant, je me contentais de lever les yeux au ciel en secouant la tête. Pas besoin de lui répondre pour ça et il ne valait mieux pas se lancer sur ce sujet.

Son monologue était trop gros. Comme s'il cherchait à se justifier. Je l'avais observé, avec son regard neutre. Je le connaissais trop bien pour ne pas savoir qu'il me cachait quelque chose. Sauf que ce soir, j'avais décidé que je m'en fichais. Je n'avais pas envie de me battre pour qu'il me dise la vérité. La journée avait déjà été éprouvante. Je n'avais qu'une envie, c'était de me détendre et de ne penser à rien. Couper les cheveux d'Orion était une bonne occupation. J'éviterais de penser que j'avais retiré la vie à quelqu'un qui avait une famille. Ces enfants qui allaient se retrouver seuls parce que les parents avaient osés défier Heda. Lexa avait eu raison d'agir ainsi, il ne fallait pas les laisser faire, mais retirer la vie n'était jamais facile. Surtout lors d'une exécution.

Je l'observais avec intérêt enlever son haut, détaillant les muscles que j'avais vu plus souvent que je ne pourrais le compter. Ça, c'était aussi une bonne distraction. Mes yeux se foncèrent légèrement. Je devais résister à cette envie pour le moment. Rien ne m'empêchais, par contre, de l'embêter un peu. Je savais que je risquais de jouer avec le feu à l'exciter comme ça, mais rien n'était plus drôle que de le vois perdre pied. Il pouvait avoir qui il voulait, et pourtant il revenait constamment. Je pouvais dire la même chose de moi. Je ne sais pas pourquoi je revenais vers lui. Il ne me traitait pas toujours de la meilleure façon. Je cherchais peut-être autre chose que du sexe ? Pourtant, à chaque fois, je revenais chez lui. Je ne pouvais pas lui résister et même ici, assise sur ses genoux, à proximité de son torse nu, j'avais du mal à ne pas baisser les yeux.

La seule chose qui me consolait, c'était que ma poitrine était juste sous ses yeux. Je le voyais bien loucher vers le bas. Frustré. Et moi je souriais en coin, m'empêchant pourtant de faire la moindre chose pour l'aider. Je continuais de couper scrupuleusement ses cheveux beaucoup trop long. Je finis par sentir ses mains sur mes hanches. Je me figeais, un frisson parcourant ma peau tandis que je sentis ses doigts parcourir mon corps jusqu'à l'objet de ses désirs. Je ne pus m'empêcher de m'arrêter un instant, ouvrant légèrement la bouche. Oh, il avait décidé de ne pas rester docile donc. Je ne pourrais jamais me concentrer si je restais là. J'inspirais profondément, retenant un gémissement. Orion savait l'effet qu'il me faisait. Il n'avait qu'à caresser mon corps pour me déconcentrer. Mais s'il voulait jouer à ce jeu, je pouvais le faire aussi -même si c'était moi qui avait commencé.

Lentement, je fis quelques mouvements de bassin. Comme si je souhaitais me rapprocher encore plus de lui -était-ce seulement possible ? Je savais qu'il aurait du mal à résister, et j'avais très envie de lui sauter dessus là maintenant. Sauf que la vue de ses cheveux à moitié coupé me coupaient dans mon élan. Et puis, je cherchais tout simplement à le chauffer un peu. Il fallait que je me m'amuse tandis que je coupe sa tignasse. Au meilleur moment, je décide de me retirer pour me mettre à côté de lui et ainsi continuer mon travail. Je reprenais mon souffle, et mon corps se calmait doucement. Je pris une chaise pour m'asseoir derrière lui, et continuais de couper. Je crois qu'il pouvait sentir mon souffle sur sa nuque au fur et à mesure que je coupais.

« Bouge pas où je te coupe un bout d'oreille. »

Lui murmurais-je à celle-ci alors que je passais de l'autre côté. Je l'avais laissé légèrement frustré, je pouvais comprendre qu'il souhaitait plus que tout bouger de là. Pourtant, je travaillais vite. Ce n'était pas très compliqué. Après avoir fait le tour, je passais une main dans ses cheveux, tout à fait satisfaite.

« Je vais avoir du mal à te laisser partir. »

Lui dis-je, avec une idée derrière la tête. Il était vraiment pas mal avec les cheveux court. Il était déjà pas mal avant mais là ... Je me mordis la lèvre inférieure et le laissais se nettoyer afin d'enlever les derniers petits cheveux tandis que j'allais poser mon matériel. Je le regardais faire et finalement, n'y tenant plus, je sautais dans ses bras tout en l'embrassant avec envie. Je n'avais songé qu'à ça depuis qu'il avait posé ses mains sur mes hanches. C'était ça, nous. De l'envie, beaucoup d'envie. Peu de moments tendres mais au fond, ça me convenait pour le moment. Je passais une main dans ses cheveux tandis que je m'accrochais à lui, caressant son torse. Je n'avais même pas besoin d'enlever son haut, c'était déjà fait. Il ne serait pas déçu de sa visite.

 
Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Orion


Messages : 665
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Michael Fassbender
Crédits : Avatar Niniel <3

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Ven 29 Sep - 17:56

A trop voir une poitrine, on avait forcément un Orion chaud sur le feu. Alors, tandis qu'elle était sur lui, seins bien en vue, il ne pouvait s'empêcher de tripoter un peu. Allez, c'était un plaisir des doigts ! On allait pas se le refuser, n'est-ce pas ? Et puis, il savait qu'Alkaia avait un minimum de self-control, auquel cas elle n'aurait jamais pu devenir Yazhu. Et à la sentir gigoter, il ne pouvait faire autrement, il était un homme comme les autres, ne pouvant résister à de si belles courbes, et quelques mouvements du bassin. Qu'elle ose seulement prétexter que c'était pour arranger sa position, il ne la croirait pas. Il savait qu'elle le provoquait. ... Et même lorsqu'elle se leva pour se mettre à ses côtés afin de couper les restes des cheveux, elle se pencha pour lui parler à l'oreille. Elle lui intima de ne pas bouger, car sinon il y perdrait un bout d'oreille. Oh ! Dans l'état qu'il était, il était bien capable de sacrifier un bout de lobe juste pour lui sauter dessus. Mais disons qu'une tête à moitié coupée, ça, c'était nettement moins beau. Alors, il lui accorda une obéissance rare sur ce coup là.

Mais il était vraiment, vraiment très frustré. Elle allait voir quand elle aurait fini... Il n'allait pas la manquer. Même qu'il allait jouer, lui aussi. Pour lui rendre chacun des souffles chauds qu'il sentait dans sa nuque tandis qu'elle travaillait. Chacun des coups de bassin qu'elle lui avait fait subir, qu'il avait l'impression de sentir encore, comme des marques fantômes se répétant encore et encore.

Et enfin, lorsqu'elle eut terminé, passant sa main dans les cheveux courts d'Orion, elle lui lança un regard appréciateur. Si cette perfectionniste d'Alkaia était satisfaite, nul besoin de miroir, il savait que c'était bien. Et puis il s'en moquait au final, tant qu'il n'avait plus ses cheveux devant les yeux. Et tandis qu'il commençait déjà retirer les cheveux étant resté sur lui, l'irritant un peu, il l'entendit dire qu'elle allait avoir du mal à le laisser partir.

"Oh, mais j'y compte bien. Je suis là au moins pour la nuit."

Puis il se leva, un sourire carnassier aux lèvres, s'imaginant déjà tout ce qu'il allait lui faire, tout en retirant les dernières mèches restantes. Il eut à peine terminé sa besogne qu'au final, la belle blonde lui sauta dessus. Oh, tient, elle amorçait elle même les festivités ! Très bien, il n'allait pas la contrarier, après tout, si elle en demandait... Orion l'embrassa alors, évacuant toute la frustration qu'il avait pu ressentir tandis qu'elle le chauffait un peu avant. Il lui mordit la lèvre, explorant sa bouche, tout en parcourant déjà son corps de ses mains. Ah, ce que ces formes avaient manqués aux bras d'Orion ! Cela ne faisait pas si longtemps, à peine une journée, mais bordel, quand ces deux là s'étaient lancés dans leur relation, qui aurait pu deviner qu'ils seraient aussi... Désireux l'un de l'autre ?

Il s'accrocha aussi à elle, mais cette fois-ci, il allait la laisser faire. La veille, il avait pris les choses en main, comme on pouvait dire, parce qu'il était bien trop excité, dans cette grotte. Mais là, il se sentait le cran de la faire galérer un peu... Après tout, elle méritait bien, n'est-ce pas ? Alors il mit fin à ce baiser, la repoussa légèrement :

"Un peu de calme, veux-tu ? Je n'ai pas terminé."

Et avec un léger sourire sadique, il prit exagéremment son temps pour finir de se nettoyer, puis alla jusqu'à se déshabiller. Il avait son pantalon, mais il était blindé de cheveux perdus ! Bon sang, qu'est-ce que c'était chiant, n'est-ce pas ? Totalement nu, il alla secouer tranquillement son vêtement dehors, sachant pertinemment qu'il n'y avait de toute façon plus personne à cette heure-ci, à part les sentinelles certainement, postées plus loin. Il osa même lancer un sourire contrit à Alkaia, lui disant :

"Désolé, je prends un peu de temps, mais... Disons que ça s'infiltre partout, ces cheveux. Fallait peut être les couper après ? Pas vrai ?"

Puis, avec des gestes encore plus lents, il observa son pantalon à l’œil nu. Enfin, il le posa quelque part et se dirigea vers le lit, afin de s'allonger innocemment. Enfin, aussi innocemment que sa nudité le lui permettait. Une fois couché sur le dos, il observa Alkaia d'un regard légèrement polisson - oui, il se trouvait très drôle - et déclara :

"Me voilà, je suis tout à toi. Tu devrais profiter, ça n'arrive pas très souvent, pas vrai ?"

Il était vrai qu'Orion était plutôt du genre à prendre les choses en main, il aimait quand c'était lui qui avait les manettes. Mais là, son amante l'avait poussé à bout, et il avait envie de faire de même.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Alkaia


Messages : 522
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Gaia Weiss
Crédits : Avatar : Pilgrim
Signature : Hély (Kiki) + Marissa Meyer & hedgekey (code sur Bazzart)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Mar 10 Oct - 0:36

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux
Orion & Alkaia

« Pas sensuel pour l'un, sensuel pour l'autre,
c'est ainsi que l'humanité trouve son plaisir, et parfois sa souffrance. »


Je l'avais probablement surpris en entamant moi-même les hostilités. Il est rare que ce soit moi qui lui saute dessus, mais ça m'arrive. Il n'y a pas que les hommes qui avaient des besoins. Je voulais lui montrer que j'étais contente qu'il soit là ce soir, après cette journée compliquée. Je voulais oublier ce qui venait d'avoir lieu, que cet hommage avait été raté. Qu'il y avait eu des morts parce que certains ne savent pas se taire ou tout simplement respecter leur Commandant. C'était ma vie de tous les jours, et j'en avais vu beaucoup des exécutions, mais aucunes n'étaient facile. Je le faisais parce que c'était mon job, parce que Lexa me l'avait ordonné et parce qu'il fallait que les ennemis de Heda sachent qu'elle ne plaisantait pas. Je devais mettre tout cela de côté pour ce soir et juste profiter d'Orion.

Revenant à la réalité, j'étais ravie de l'entendre dire qu'il était là au moins pour la nuit. Il est vrai que, quand il passait me voir, ce n'était pas pour rien. Il restait souvent plusieurs heures, voir la nuit et venait me voir régulièrement. Je ne passais que peu de temps chez lui, à Ockefell. Parfois, j'aimerais lui faire la surprise et aller jusque chez lui, mais il me devance souvent. J'avais décidé, il y a un moment, que nous vivions nos vies comme nous l'entendions, et que si on devait se retrouver et bien on trouverait toujours un moment pour ça. Et avec Orion, on se retrouvait souvent, très souvent même. Comme maintenant. Accrochée à lui, je profitais de sa frustration -je n'ai pas honte. Je pouvais sentir son envie dans son baiser, dans ses gestes et ses caresses. Ses mains se faisaient pressantes et je me sentais transportée dans ce monde qui n'appartenait qu'à nous. J'avais fait grimper la température et le guérisseur ne faisait rien pour qu'elle baisse. Sauf qu'il arrêta de lui même notre baiser. Il me repoussa même. Surprise et à bout de souffle, je fronçais les sourcils. Il était rare qu'il me repousse. Je n'avais pourtant rien fait de mal. Bon, je l'avais légèrement chauffé tout à l'heure, mais rien de bien grave. Je prenais même les devants ...

L'observant curieusement, et frustrée à présent, je le regardais enlever à nouveau les petits cheveux. Oh, ça le démangeait ? Il suffisait d'enlever son pantalon, il serait ainsi vite débarrassé de ses petits cheveux. Et c'est ce qu'il fit. Devant moi, lentement, comme s'il savait que je le regardais. Parce que je le regardais très attentivement. La bouche légèrement ouverte, je ne pus m'empêcher de le détailler. Il étalait son anatomie devant moi, allant même jusqu'à secouer son pantalon dehors. Oh, je voyais à présent à quoi il jouait. J'avais trop frustré monsieur. Un sourire s'étira sur mes lèvres tandis que je le regardais rentrer, nu comme un vers. Je posais mes yeux partout, consciente qu'il pouvait me voir. Je connaissais ce corps depuis longtemps. J'en connaissais chaque recoin. Et monsieur voulait me faire mariner comme je l'avais fait pour lui il y a quelques minutes. Mais nous pouvions être deux à jouer à ce jeu là. Même si c'est moi qui avait commencé. Je penchais la tête sur le côté quand il se mit à dire qu'il était désolé de prendre du temps et qu'il aurait peut-être fallu couper ses cheveux après. Absolument pas d'accord. Je secouais la tête pour montrer mon désaccord.

« Non, parce que si j'avais du le faire après notre partie de jambe en l'air, je ne l'aurais pas fait du tout. »

Je faisais référence au fait qu'il s'endormait souvent peu de temps après l'acte. Et que les lendemains, il s'en allait tôt. Sourire en coin, je l'observe se déplacer. J'ai le souffle court à présent. Il dépose tranquillement son pantalon avant d'aller se coucher sur mon lit. Le tout, le plus naturellement du monde, comme s'il ne se baladait pas nu devant moi. Comme s'il trouvait ça normal de me frustrer. Parce que j'étais vraiment frustrée. Et j'avais vraiment envie de lui sauter dessus. Mon regard se posa dans celui d'Orion qui semblait assez fier de lui. Oh, il trouvait donc ça drôle. On se ressemblait sur un point ... Mais je pouvais le faire patienter plus encore. Allait-on jouer à se chauffer une partie de la nuit, ou succomberait-il dans quelques minutes ? Il m'assura qu'il était tout à moi et que je devais en profiter. Mon sourire s'étira plus encore.

« Oh, comme hier ? » Je m'avançais d'un pas.


 
Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Orion


Messages : 665
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Michael Fassbender
Crédits : Avatar Niniel <3

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Mer 11 Oct - 2:55

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Alkaia


Messages : 522
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Gaia Weiss
Crédits : Avatar : Pilgrim
Signature : Hély (Kiki) + Marissa Meyer & hedgekey (code sur Bazzart)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Ven 20 Oct - 23:31

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux
Orion & Alkaia

« Pas sensuel pour l'un, sensuel pour l'autre, c'est ainsi que l'humanité trouve son plaisir, et parfois sa souffrance. »




Je ne m'attendais pas à ce qu'il retombe en arrière, m'emportant avec lui. Fatiguée et essoufflée, je respirais vite tout contre lui, décidant de rester là où j'étais. Il me serrait tout contre lui, et je profitais de moment entre nous. Quelques minutes de silence, la chaleur dégagée par nos deux corps ... J'étais bien là, sur lui, tête posée sur son torse. Je reprenais rapidement mon souffle, fermant les yeux tout en souriant. J'étais de meilleure humeur qu'en arrivant chez moi. C'était la magie Orion. Il se mit alors à parler. Je ne m'y attendais pas, et je m'attendais encore moins à ce qu'il me demandait. En fait, il voulait me demander quelque chose mais avait peur de ma réaction. C'est bien la première fois que le grand guérisseur avait peur de ma réaction. Il mentionna mes armes tout en me demandant si elles étaient bien assez loin de nous. Je sentais arriver un traquenard mais décidais de ne pas réagir. Après tout, je ne pouvais pas savoir tant qu'il ne m'aurait pas tout dit. Je redressais la tête pour le regarder, haussant les sourcils, l'air curieux.

« Mes armes sont de l'autre côté de la pièce ! » Lui dis-je en désignant le fond de la chambre du menton. « Mais tu sais, je n'ai pas besoin de mes armes pour me défendre. »

Ou attaquer, au choix. J'avais reçu quelques leçons de défense au corps à corps. Notamment de Roan. Je devais pouvoir riposter dans n'importe quelle situation. Si je perdais mes armes dans une bataille, je devais pouvoir continuer à me battre malgré tout. Le Prince déchu n'avait pas été le seul à m'apprendre ce genre de combat. J'avais eu droit à des entraînements avec Anya mais aussi avec Gustus qui avait toujours tenu à ce que je sache me défendre.

Du bout du doigt, je me mis à caresser son torse. Un peu pour m'occuper et surtout parce que j'aimais bien faire ça. Je relevais le regard afin de voir s'il allait enfin me dire ce qu'il avait derrière la tête. On ne peut pas dire que j'étais véritablement patiente. Je n'étais pas toujours patiente dans l'intimité. Pas comme lorsque je travaillais. C'était différend. J'avais pris grand soin de séparer ma vie privée de ma vie avec Lexa. Je voulais pouvoir souffler et faire une pause de temps en temps, et c'est ce que Orion me procurait. Je ramenais mes bras en dessous de mon menton pour poser celui-ci dessus. J'étais totalement allongée sur le fisa et cela m'importait peu. Il avait piqué ma curiosité.

« Aller, dis moi ce que tu as en tête ! »

Et puis parfois, je pouvais vraiment être impatiente. Je ne lui laissais pas vraiment le temps de parler mais j'avais besoin de savoir. J'avais un peu peur de ce qu'il allait me dire. Un nœud commença à se former dans mon ventre. Ce devait être une bonne nouvelle puisqu'il semblait particulièrement heureux. Je cherchais ce qu'il pouvait bien pouvoir me dire, légèrement anxieuse.

 
Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Orion


Messages : 665
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Michael Fassbender
Crédits : Avatar Niniel <3

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Sam 21 Oct - 21:10

Orion riait, un peu porté par l'euphorie de cet orgasme, à la plaisanterie d'Alkaia qui disait que ses armes étaient de l'autre côté de la pièce, précisant qu'elle n'en avait pas forcément besoin pour se défendre. Oh, il connaissait un minimum ses talents, il l'avait après tout vue grandir, se perfectionner, pour atteindre le statut difficile de Yazhu. Si elle y était parvenue, ce n'était certainement pas en passant sous le trône de Lexa, bien que ces deux là soient proches, à sa connaissance. Elle avait travaillé dur pour cela, elle était une femme forte, et c'était probablement cela qui l'attirait le plus chez elle. Ca, et aussi quand elle était toute à lui, comme maintenant, à jouer du bout des doigts sur son torse. C'était agréable, ça lui donnait l'impression que sa tête était faite comme celle des autres, qu'aucune voix criait dedans.

Totalement allongée sur lui, il savourait son impatience, il préparait aussi un petit peu ses mots. Ca lui faisait un peu bizarre de proposer ça, d'autant qu'il était veuf de ses propres faits. Il avait tué sa femme, celle qu'il avait épousée à 16 ans, peu après la naissance de Rigel. Il l'avait supprimée, parce qu'elle était faible, geignarde, alors qu'à leur mariage elle paraissait bien plus sûre d'elle. C'était sans doute la maternité qui l'avait rendue ainsi... Mais avec Alkaia, ils avaient eu leur chance, des années auparavant, mais plus d'autres. Il perdait espoir, tentant cette potion, espérant qu'elle fonctionne, sans réellement y croire au final...

Alors, si Alkaia ne risquait plus la maternité, il pouvait se le permettre. Tant pis pour une descendance supplémentaire. Il aurait été heureux, heureux à la folie, mais si ça ne venait pas, il lui faudrait bien faire son deuil de ces enfants manqués. Bref, au lieu de se justifier à lui même ce qu'il allait demander, autant qu'il se lance... N'est-ce pas ?

"Je trouve qu'on est bien tous les deux. Quand on se voit, oh, on prend notre pied, t'en penses quoi ? Je sais bien ce que t'en penses. Et puis, je pense que... Bah je ne ferai pas non plus long feu. Alors, tu veux bien profiter de tout ça, ces années là, avec moi ? Même si je compte bien vivre encore longtemps, mais on connait notre Terre... Bon, ce sera pas non plus le truc de fou, juste toi, et moi, sans enfants, puisqu'on y arrive pas. Donc, voilà. Un zerpha, entre toi et moi ?"

Très clairement, il proposait un mariage des corps. Cela signifiait qu'il ne voyait leur relation que d'un point de vue physique, qui imposerait certes une fidélité, mais à toute épreuve. Parce que tant que l'autre n'était pas pris sur le fait, le trompé ne pouvait rien dire... Et ne pas réclamer vengeance aux Dieux. En réalité, Orion ne se l'avouait pas à lui-même. S'il restait aussi longtemps avec Alkaia, et pas une autre, c'était parce qu'il était accro à elle, parce qu'elle le faisait plus réagir qu'une autre. Pour le dire d'une autre façon, il l'aimait, sincèrement, mais dans son esprit tourmenté, cela correspondait à une faiblesse. Et un zerpha, de toute façon, c'était tout ce qu'il comptait proposer sans perdre... La face ?

Oui c'était idiot, mais il ne le reconnaîtrait jamais, voire même n'en serait jamais conscient.

Il venait d'insulter Alkaia, sur plusieurs choses. D'abord en proposant un Zerpha, qui était généralement proposé entre jeunes gens ou les mariages de convenance, pour des alliances, pouvant déboucher sur autre chose de plus poussé, comme un artheüsi par exemple... Le mariage des âmes et des corps. Il n'y faisait même pas allusion. Ensuite, en lui rappelant le mal qu'ils avaient à concevoir un nouvel enfant, un fils qui pourrait faire une nouvelle source de fierté pour Orion. C'était comme lui balancer à la gueule un événement qui n'était pas de sa faute, alors qu'il ne faisait que manquer de tact dans un état où, finalement, il planait trop.

Et enfin... Il n'avait mis aucune forme à sa demande. C'était une impulsion, et il fallait dire qu'Orion était ainsi, il oubliait parfois les convenances lorsqu'il se croyait bien accueilli. Il avait peut-être un peu trop pris la confiance, n'est-ce pas...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Alkaia


Messages : 522
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Gaia Weiss
Crédits : Avatar : Pilgrim
Signature : Hély (Kiki) + Marissa Meyer & hedgekey (code sur Bazzart)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Lun 23 Oct - 2:46

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux
Orion & Alkaia

« Pas sensuel pour l'un, sensuel pour l'autre,
c'est ainsi que l'humanité trouve son plaisir, et parfois sa souffrance. »


Il rigolait, Orion. S'il rigolait, ça ne pouvait qu'être une bonne nouvelle, n'est-ce pas ? Je me pris moi-même à sourire. Rare étaient les moments comme ceux-ci. Juste nous deux et le calme. Sans bruit, sans cris, sans rien. J'aimais ces petits moments et ces gestes parfois tendre qu'il pouvait avoir envers moi. Rare mais je les appréciais d'autant plus. Je me demandais bien pourquoi il mettait tant de temps à parler. Le guérisseur n'hésitait jamais à dire ce qu'il pensait, d'habitude. Ce devait être important j'imagine.

Je l'observais sans m'en cacher. Il semblait juste savourer sa victoire et moi je n'aimais pas ça du tout. Parfois, j'étais vachement impatiente, et quand on me demandait ce genre de chose, j'avais vraiment envie de savoir. Jouer avec mes nerfs n'étaient pas une bonne idée. Je sentais mon ventre se tordre en pensant à tout ce qu'il pouvait bien me demander. D'ailleurs, demander était un grand mot. Bien souvent exigé. Alors j'attendis. Impatiemment. Enfin il se mit à parler. Je n'étais pas sûre de comprendre, vu qu'il tournait autour du pot. Oui, on est bien ensemble, oui on prend notre pied relativement souvent, effectivement il n'allait pas durer éternellement, il remettait sur le tapis notre problème d'enfant. Et me proposait un zerpha. A moi. Je ne savais pas comment réagir.

Je l'observais sans vraiment me rendre compte que je le regardais. Je ne le voyais pas vraiment. J'étais perdue dans mes pensées. Il me proposait un zerpha. J'ouvris la bouche pour répliquer mais j'étais encore un peu sous le choc. J'aurais dû être contente, honorée ou je ne sais pas quoi. S'il me l'avait proposé il y a des années peut-être aurais-je accepté sans hésitation. Mais là, après tout ce que nous avons vécu, je ne comprenais pas comment il pouvait oser me proposer cela. Je roulais sur le côté et me relevais immédiatement. Je me retournais en le fixant froidement. Si mes yeux pouvaient lancer des éclairs, il serait foudroyé.

« Tu te fiches de moi, c'est ça ? »

Parce que ce n'était pas drôle du tout. J'avais envie de le frapper comme je n'en avais jamais eu envie avant. Je me retourne pour enfiler mon pantalon et mon haut. J'étais furieuse. Furieuse et dégoûtée. Je fis plusieurs pas, me dirigeant machinalement vers mon épée avant de faire volte-face.

« Après tout ce que nous avons vécu, tu oses me proposer ... quoi ? Un zerpha ? Je ne suis pas ta pute personnelle, Orion ! Je pensais que tu aurais un peu plus de considération pour moi. » Je bouillais, littéralement. « Je pensais que tu aurais compris depuis le temps, mais tu ne veux tout simplement pas t'avouer une putain de vérité. »

Je pointais le doigt vers lui. Je ne m'étais jamais énervée comme ça sur lui, mais là c'était trop. Haussant le ton, je continuais. Je n'avais pas fini.

« Tu n'étais pas non plus obligé de me rappeler Telep, ni de mentionner le fait que je suis stérile ! Je n'ai pas besoin qu'on me le rappelle, je vis avec tous les jours, moi. »

Il fallait que je me calme. Je fermais les yeux et respirais lentement. Je continuais d'une voix plus calme -mais était-ce mieux ?

« C'était idiot de ma part en fait, de croire qu'on pourrait avoir plus. Tu n'aimeras jamais personne, parce que tu ne sais pas ce que c'est d'aimer. Je te plains, Orion, vraiment. »

J'avais eu envie de lui faire mal comme il m'avait fait mal. J'aurais pu utiliser d'autres arguments, mais il n'en valait pas la peine. Je ne comptais visiblement pas assez pour lui, il ne ressentirait rien vis à vis de mes paroles. Sinon le fait d'avoir perdu son plan cul préféré. C'était tout ce que j'étais, et tout ce que j'étais censé être quand nous avions commencé à nous voir. Je l'avais oublié, je m'étais perdue dans le processus. J'avais cru que je pourrais le changer peut-être. Ou alors, j'étais simplement tombée amoureuse de lui. Bêtement. C'était idiot de penser ça. Je ne pouvais pas l'aimer lui. Lui qui me piquait de crises de jalousie mémorable ; qui avait amoché pas mal de mes amants. Qui m'avait frappée quand je tentais de le tromper ou même quand je le défiais un peu trop. Lui qui n'hésitait pas à me rappeler que nous n'étions pas un couple. C'est vrai, nous ne l'étions pas. Je m'étais surprise à le croire. Je le connaissais sur le bout des doigts et il me tout aussi connaissait bien. Il fallait juste avouer que nous prenions notre pied ensemble, mais c'était tout.

J'avais eu besoin de me défouler, et encore, je n'avais rien frappé. Des larmes de colère et de déception menaçaient de couler mais je me retenais. Hors de question qu'il me voit dans cet état. J'enfilais mes bottes en vitesse puis ramassais ses affaires avant de les jeter sur lui. J'aurais pu lui jeter ses armes aussi mais je ne le fis pas. Peut-être qu'un coup à la tête lui fera comprendre l'idiotie de ses propos.

« Sois parti avant que je ne revienne sinon c'est moi qui te mets dehors. »

C'était un avertissement doublé d'une menace. J'ai toujours crains Orion parce qu'il était imprévisible, et qu'il était beaucoup plus fort que moi. Je pense à mes différents mentor qui riraient bien si ils savaient qu'un seul homme me faisait peur. Je devais pouvoir vaincre n'importe qui. Le fisa ne devait plus faire exception. Attrapant mon épée, je nouais la ceinture à ma taille avant de me diriger vers la porte. Je l'ouvris et m'arrêtais avant de sortir.

« Oh, et c'est fini entre nous au cas où tu ne l'aurais pas compris. Va te chercher quelqu'un d'autre pour prendre ton pied. »

Puisque c'est tout ce qui l'intéressait visiblement. Sans un regard pour celui qui avait été mon amant pendant de longues années, je claquais la porte de chez moi avant de me diriger vers les bois. J'avais envie de crier ma colère, de frapper quelque chose et de pleurer. Tout cela en même temps. Je ne pouvais pas pleurer. J'étais une guerrière, une Yazhu. Je ne pouvais pas me le permettre. Et pourtant, avant d'être une Yazhu ou une guerrière, j'étais une femme. Une femme qui s'était fait avoir depuis le début. Ou qui s'était prise à rêver, c'était peut-être mieux ça. Je pensais qu'il avait changé, qu'il m'aimait et qu'il n'osait pas le dire. Mais en fait, il était juste heureux de prendre son pied avec moi. Au milieu de la forêt, je dégainais mon arme avant de frapper un arbre. Une fois, deux fois, trois fois ... Autant de fois que je le jugeais nécessaire. Ma vue était troublée. J'avais besoin d'évacuer toute cette frustration et cette colère. Je lâchais alors mon épée pour frapper l'arbre de mes mains. Jusqu'à saigner. Heureusement, il faisait noir, personne ne verrait la différence de couleur.

Je crois que j'étais restée au moins une quinzaine de minutes dans la forêt, à frapper chaque arbre qui se trouvait un peu trop près de moi. J'étais épuisée physiquement mais aussi mentalement. J'avais besoin de me reposer, mais j'avais peur qu'il soit encore là. Ma tirade n'avait pas du lui plaire, mais je n'en avais rien à faire. S'il était encore là, je le mettrais dehors, nu ou pas. Qu'il réfléchisse un peu à l'énormité de ce qu'il venait de me dire.

Je regardais ma maison, apercevant juste la lumière du feu vaciller. J'étais brisée par de trop grands rêves. J'étais brisée parce que j'avais osé espérer. Je me l'étais pourtant interdit pendant des années. J'essuyais les larmes, en tentant de ne pas mettre trop de sang sur mon visage. J'espérais vraiment qu'il était parti.

 
Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Orion


Messages : 665
Date d'inscription : 31/03/2017
Ft : Michael Fassbender
Crédits : Avatar Niniel <3

Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia Mer 1 Nov - 16:13

Au départ, Orion ne comprenait pas vraiment ce qui n’allait pas. Certes, il avait vu le visage d’Alkaia se déformer à cause de la surprise puis de la rage, mais ce n’était rien qui l’inquiétait particulièrement. Il attendait simplement une réponse à sa proposition. Qui était aussi inespérée, puisqu’après avoir tué sa femme, il ne s’était clairement pas attendu à refaire sa vie. Il voyait cependant Alkaia de façon régulière depuis des années, ils avaient vécu pas mal de choses ensembles, en somme il s’était dit que ça ne serait pas mal de l’avoir à ses côtés. Peut-être même auraient-ils pu emménager ensemble quelque part. Ça aurait été sympathique.

Mais lorsqu’elle demanda s’il se fichait d’elle, il se redressa tout de même sur ses coudes.

« Bah qu’est-ce qu’il te prend ? »

Elle commença à s’habiller, et là Orion s’énerva, surtout avec les paroles suivantes d’Alkaia. Si ça ne lui plaisait pas, elle aurait pu simplement dire non, pas lui hurler comme s’il était un gamin ! Est-ce qu’elle oubliait à qui elle s’adressait, là ? Et quoi, de quoi elle parlait ? Comprendre quoi ? il n’y avait rien à comprendre, et surtout pas de vérité cachée.

« Qu’est-ce que t’es en train de me chanter là, merde ! »

Puis, quand elle lui reprocha d’avoir parlé de Telep, de lui rappeler qu’elle était stérile, il ne vit encore une fois pas le problème. C’était un fait établi, depuis toutes ces années qu’ils tentaient – enfin surtout lui en fait – et il ne comprenait pas pourquoi elle s’emportait. Certes, c’était triste, il était le premier à le regretter, mais ce n’était pas pour autant qu’il allait en faire un secret, surtout entre eux. Et parler de pute personnelle… A ce qu’il sache, il ne l’avait jamais payée. Elle allait sérieusement trop loin. Et puis, c’était quoi cette histoire d’avoir plus ? Ce n’était pas suffisant ce qu’ils avaient ? Et ils auraient pu avoir plus, si elle avait dit oui. Ce n’était pas une question d’amour, comment Orion pouvait-il aimer ? Son amour était réservé à son fils, et il n’avait pas l’intention d’offrir ce sentiment à quelqu’un d’autre que son futur nouvel enfant, si tant est que les Dieux lui permettent d’en avoir.

« C’est bien de la considération inutile que de croire à ce sentiment inutile, et je t’interdis de me plaindre. Je ne suis pas un môme qui a besoin d’aide, je suis assez fort pour prendre soin de moi-même. Et ce que je vois, c’est que tu es aussi idiote que les autres femmes, au final. Tss. »

Sauf que lorsqu’elle lui signifia clairement qu’il n’était plus désiré ici, il resta un peu planté là, avec ses fringues dans ses bras. Il avait l’air con, Orion, vraiment très con. Cela faisait des années qu’il savait où la trouver, qu’il savait qu’elle voulait bien, et là il se faisait purement rejeter et il ne comprenait pas pourquoi. Parce qu’il n’avait jamais vue Alkaia dans un état pareil, et qu’il voulait s’en foutre mais en fait ça le mettait dans une rage de malade. Il savait qu’il avait quelque chose, mais à ses yeux, rien de mal, encore.

Il resta alors là planté, pendant quelques instants, toujours nu comme un ver, le temps de réaliser qu’il venait de se faire larguer, alors qu’il avait à peine protesté. Ah oui ? Il se faisait larguer ? Par de problème, ce n’était qu’une sale connasse. Tant pis, elle n’était de toute façon pas indispensable, des femmes, il pouvait en trouver plein, partout. Des plus canons, des fidèles, celles-ci. Ce n’était pas comme si elle était la dernière femme sur terre, cette salope ! Il ne s’était certainement pas attaché à elle, et s’il l’avait demandée en Zerpha, c’était uniquement parce qu’il s’était laissé attendrir par l’orgasme, et rien d’autre ! Il aurait de toute façon regretté s’il avait eu une réponse positive, alors au final ce n’était pas plus mal qu’ils décident de rompre.

Orion s’habilla ensuite rageusement, un coin de sa tête lui disant l’exact contraire de ce qu’il voulait penser. En vérité, il était blessé, vraiment, des paroles d’Alkaia. Et il se disait que finalement, le zerpha n’était qu’une mauvaise idée, non pas parce que cela signifiait un engagement, mais parce que cela sonnait désormais le glas d’un…

D’un couple oui, bordel. Orion se tapa le front, se traitant d’idiot. Il avait toujours refusé de les voir comme un couple, car cela signifiait de l’engagement, des responsabilités, des sacrifices, et peut être même encore un meurtre. Parce qu’il avait tué sa précédente femme, et il savait que si Alkaia n’était pas à la hauteur, il n’hésiterait pas à recommencer. Mais il ne voulait pas la tuer, il s’était tout de même attaché à elle… De là à parler d’amour ?! Bien sûr qu’il était capable d’aimer ! … Elle ? Non ! Ça ne servait à rien d’aimer une femme, qu’est-ce que cela apportait, hein ?

Une fois vêtu, il récupéra ses affaires, toutes ses affaires. Et commença à sortir de la maison. D’un pas rageur. Mais il ne voulait pas partir ! Ce serait lui obéir, et jamais il ne s’était courbé l’échine devant quiconque, à part son Roi, Roan. Ou sa Reine… Car il le fallait bien, pour mieux la poignarder ensuite. Et il ne voulait pas perdre la face devant elle, il avait une fierté, très mal placée, mais une fierté quand même. Et il avait putain de mal, pourquoi ? Aucune idée, il n’aimait pas le rejet, simplement, il voulait se défouler. Elle n’était pas là et il ne savait pas où elle était allée, alors il allait…

Il attrapa la table et la fracassa contre le mur, poussant un rugissement de rage. Une personne, un voisin sûrement, débarqua, attiré par le bruit, assistant simplement à un Orion complètement déchaîné qui foutait en l’air tout ce qui se trouvait sur son passage, gobelets, lit, chaise, vivres, tout était jeté contre les murs, et quand enfin ça s’arrêta… Orion resta debout comme un con au milieu de ce carnage, essoufflé d’avoir crié de rage. Puis il attrapa ses affaires et se barra directement vers son propre clan. Il allait rentrer chez lui et ne plus jamais foutre les pieds à Trikru, ce clan de merde qui, de toute façon, ne valait pas une cacahuète.

Il laissa alors derrière lui des regrets qu’il ne voulait pas reconnaître, parce qu’il était une tête de mule, et une femme qu’il aurait bien voulu garder. Un peu. Pour lui.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



Inclement Earth

MessageSujet: Re: [14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia

Revenir en haut Aller en bas

[14/04/2482] Ce n'est pas de l'amour, ni de la haine, juste entre les deux - Alkaia

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inclement Earth :: Place au jeu ... :: Trikru (Woods Clan, Peuple des Arbres) :: Autres endroits-