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[11/04/2482] You're not my mother but in a way, you are family. ft. Alkaia

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Rigel


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MessageSujet: [11/04/2482] You're not my mother but in a way, you are family. ft. Alkaia Lun 24 Juil - 16:59

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Rigel & Alkaia

La vie est faite de rebondissements, d’aventures en tout genre, de joies, de peines, de problèmes, de merveilles. La vie est faite de tellement de différentes choses qu’on en perdrait la tête si on les contaient toutes — si seulement cela était possible. La vie est à la fois compliquée et simple, amusante et sérieuse, limpide et clair ainsi que semée d’embûches. La vie est tout plein de choses à la fois. Certains la vénèrent, d’autres la détestent mais la plupart des gens la vivent tranquillement, sans vraiment réfléchir à ce qu’ils font chaque jour. Pour la plupart des gens, la vie est naturelle et monotone. Qui a dit que les gens ne pouvaient pas être toujours pleins de vie ?

Les trois-quarts du temps, je suis un homme plutôt souriant, plein de vie et rempli d’une incroyable énergie positive. Quand bien même un jour je ne vais pas bien pour une raison ou une autre, je fais toujours en sorte de rire et de profiter de la beauté de la vie que j’ai la chance de pouvoir connaître. J’aime ses mystères et ses merveilles ; j’aime vivre comme bon me semble. Plein de ressources, je trouve d’ailleurs toujours –- ou presque un moyen pour que les autres autour de moi rient aussi et ne se perdent pas dans une tristesse ou un silence trop lourd. Il est d’ailleurs très rare que moi-même je sois « triste ». Comment donc pourrais-je l’être ? J’ai la chance de connaître l’amour profond et sincère d’un père, je n’ai jamais manqué de rien et plus encore, j’ai la chance de pouvoir être qui je veux être et pas une brute d’Azgeda comme les coutumes et la logique voudraient que je le sois.

Je ne tiens d’ailleurs pas beaucoup en place. Actif, j’ai énormément besoin de bouger et me défouler bien que ce défoulement ne passe pas par la chasse ou ce genre de choses mais plutôt par des balades avec mon cheval que j’apprécie tant, à Polis, où je me plais à exercer mon métier et toujours apprendre plus. Ainsi, entre mon travail et mon père, il est donc rare que je m’ennuie ou que j’ai le temps d’être triste et perturbé bien que j’ai la fâcheuse tendance à être assez rapidement distrait de mes activités.

Pourtant, aujourd’hui, je m’ennuie. Férocement. Comme jamais je ne me suis ennuyé. Que puis-je donc faire ? Dès qu’une idée ose me traverser l’esprit, je la repousse presque immédiatement, sachant pertinemment que cela n’atténuerait pas mon mortel ennui. J’avais essayé de lire quelques bouquins mais j’éprouvais des difficultés à me concentrer sur les mots et comprendre les nombreuses phrases qu’il comportait. J’avais également essayé de dormir mais rien à faire, je n’y parvenais pas. Dans un ultime effort, je m’étais dis que ça ne serait pas une mauvaise idée de rejoindre mon père mais je m’étais ravisé au dernier moment. Pourquoi donc irais-je le déranger inutilement ? Il avait beau être gentil et m’aimer, il m’enverrais balader, il n’y avait aucun doutes à avoir là-dessus.

C’est en fin de matinée que je décidais finalement de sortir de mon habitation pour aller retrouver Flash, mon cheval. Peut-être que lui parviendrait à briser cet ennui qui semblait s’être logé dans mon esprit, le paralysant entièrement. Je devais en plus avouer qu’une étrange sensation me serrait le ventre, sensation que je n’arrivais pas à définir ni à en déterminer l’origine. Peut-être était-elle due à cette ennui, ou à la discussion que j’avais eu avec Père quelques jours plus tôt, quand celui-ci m’avait conté l’histoire de son enfance. Quand il m’avait parlé de la tombe de ce frère que je n’avais pas eu sur laquelle nous étions, ce fils qu’il avait perdu. Telep… Depuis quelques jours, l’idée que j’aurais pu avoir un frère me tordait l’esprit. Je ne devais avoir que 7 ans quand Alkaia, la « compagne » de Papa était tombée enceinte… J’avais beaucoup aimé mon enfance durant laquelle il n’y avait toujours eu que Papa et moi mais.. L’idée d’avoir un frère était assez agréable. Plus qu’agréable, même.

C’est dans un soupir et après une dernière caresse à Flash que je disparaissais et retournais à l’intérieur de la maison ou je découvrais avec étonnement Alkaia, que je connaissais maintenant depuis une bonne dizaine d’années. Bien que tout les deux, nous ne soyons pas excessivement proches, j’appréciais la présence de cette femme qui n’était d’ailleurs pas bien plus âgée que moi, peut-être était-ce cela qui faisait que nous ne nous entendions pas si mal. Puis il fallait dire que, quand on connaissait mon Père, il fallait être assez prudent ce pourquoi nous étions aussi assez liés par rapport à cela. Il arrivait que, d’un regard à Alkaia, je sache d’avance quelle était l’humeur de mon père et inversement pour elle. Ne sachant pas si elle m’avait vu, je me raclais doucement la gorge afin de ne pas la brusquer ou je ne sais quoi et je m’approchais d’elle.

« Bonjour Alkaia, comment vas-tu ? »

De la politesse, certes, mais aussi de l’intérêt. Après toutes ces années passées à côtoyer plus ou moins la jeune femme, je l’appréciais. Sûrement pas au point de la considérer comme ma mère, je n’en avais pas eu et je n’en aurais jamais mais en tout cas, elle ne m’étais pas hostile, loin de là.

«  Tu cherches mon père, peut-être ? Je crois qu’il se trouve à Trikru. Il ne tardera sûrement pas à revenir. »

Je me doutais bien qu’elle ne venait pas ici pour moi et qu’elle cherchait sûrement mon père pour une quelconque raison qui, d’ailleurs, ne me regardait pas. Une pensée traversa soudain mon esprit. Alkaia et Père étaient-ils proches au point que celui-ci lui ai raconté leur entrevue, leur conversation père / fils ? Je n’en savais rien mais, curieux comme j’étais, j’adorerais savoir. Après un court instant, je lui posais la question qui me brûlait les lèvres, abordant cependant un air et un ton hésitant.

« Père t’as-t-il raconté notre discussion d’il y a quelques jours ? »

Est-ce qu’au moins elle savait tout ce qu’avait vécut mon père, là encore, je ne le savais pas. Quoi qu’il en soit, si elle était au courant de ma discussion avec Papa, elle saurait sans doutes ou je voulais en venir, Telep…

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Alkaia


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MessageSujet: Re: [11/04/2482] You're not my mother but in a way, you are family. ft. Alkaia Jeu 27 Juil - 1:59

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« L'amitié est précieuse non seulement durant les passages sombres de la vie, mais aussi durant les éclaircies. »


Les jours s'étaient enchaînés depuis la mésaventure dans la grotte en compagnie des deux Azgedakrus et d'une Camelotienne. Il m'avait fallu quelques jours pour m'en remettre. Autant j'avais l'habitude de l'alcool, surtout l'alcool d'Orion, autant les noisettes, je n'aimais pas ça. Je n'en avais eu que très peu, et pourtant, ça m'avait fait un de ces effets ... J'ai tellement détesté que j'avais boudé Orion quelques jours. J'avais même tenté de l'éviter une ou deux fois. Je détestais le fait qu'il m'avait fait prendre ses noisettes à mon insu. Et surtout que ça l'avait amusé, au début. Bien sûr, ça aurait pu être plus sympa si une autre jeune femme n'était pas venu foutre la merde. Oh, lorsqu'elle est partie, je lui avais dis au revoir d'une façon très officielle, mais certes, beaucoup moins agressive.

C'est surtout cette voix que j'avais entendue qui m'avait dérangée. Intriguée. Estomac noué. Bien sûr que je savais d'où cette voix venait, mis à part mon subconscient. Et même si je n'avais jamais oublié, j'en avais fait le deuil. J'avais réussi à vivre avec. Il fut un temps, je me demandais comment j'allais faire pour surmonter ça. Si j'allais vraiment surmonter cette épreuve. Être forte, ce n'était pas toujours facile, mais j'étais fière d'avoir réussi. Cette épreuve m'avait renforcée, d'une certaine manière. Et si j'aurais aimé avoir déjà donné un autre enfant à Orion, ce n'était toujours pas le cas. J'avais l'impression que mon corps bloquait, que c'était clairement de ma faute, cette fois-ci. Au fil du temps, je m'étais faite une raison : je n'étais peut-être pas fait pour être mère. Il fallait savoir accepter la vérité. Ce refusait de faire Orion. J'aimais essayer, encore et encore, mais au bout de sept ans, il fallait peut-être se faire une raison. Je ne voulais pas abandonner, pourtant, c'est peut-être pour ça que j'étais encore là.

D'ailleurs, j'étais revenue le matin chez moi, après avoir passé la nuit à Polis. Une nuit de garde, rentrée au petit matin ... La première chose que j'avais fait avait été de m'endormir comme une masse sur mon lit. J'avais besoin de me reposer, surtout si je voulais entreprendre le voyage tout à l'heure. Je m'étais dis que, pour une fois, c'est moi qui irait à lui, et non lui qui irait à moi. J'étais sûre qu'un jour, je le chopperais avec une autre femme. Je ne savais toujours pas comment je réagirais, puisque ça n'était pas encore arrivé. Même si je savais qu'il se permettait ce qu'il m'interdisait de faire. Je me relevais lentement en m'étirant. Ces quelques petites heures de sommeil m'avaient fait un bien fou. Je me sentais nettement plus reposée. Je me préparais rapidement et sortis chercher mon cheval.

Je le préparais à mon aise, après tout, je n'étais pas pressée. D'ailleurs, il travaillait sûrement. J'étais donc à peu près sûre que je devrais l'attendre. Montant à cheval, je fis un signe d'au revoir à mes voisins avant de me diriger droit sur la forêt, et droit sur la frontière avec Azgeda. Je savais que je prenais des risques. Trikru ne s'entendait pas forcément bien avec Azgeda. Je devais redoubler de prudence pour ne pas me blesser la bas. Tout comme partout. Mais je faisais encore moins confiance à la reine des lieux.

Je restais prudente dans la forêt, on ne savait jamais quelle bête pouvait vouloir attaquer. Sans pensée précise, je continuais mon chemin, restant alerte. Je savais que mon cheval me préviendrait si jamais il y avait un danger. Ils sentaient ses choses là, plus vite que nous. Mais rien ne vint. Tant mieux, d'un côté. Je ne tenais pas à arriver blessée chez Orion. Arrivée chez le guérisseur, je laissais mon cheval devant la maison, avant de m'engouffrer dans celle-ci. Il faisait beaucoup trop froid pour moi ici. Je n'étais pas habituée à tant de vent, et tant de fraîcheur. Néanmoins, valait mieux ne rien toucher. Je laissais ma veste dans un coin, étendant mes jambes comme pour les détendre.

Je ne dus pas attendre bien longtemps pour entendre quelqu'un entrer. Et si mon ouïe n'était pas trop mauvaise, ce n'était pas le pas d'Orion. D'ailleurs, il aurait réagit plus vite. J'entendis un raclement de gorge et quelqu'un qui me disait bonjour, tout en me demandant comme j'allais. Ha, Rigel. Le fils d'Orion, bien plus doux que son père. Qui ne lui ressemblait pas vraiment en fait, surtout au niveau du caractère. Je me retournais et lui offris un sourire sincère. Je l'aimais bien. Il était bien plus reposant que son père. Plus calme, et je pense ne l'avoir jamais vu s'énerver. Je me redressais un instant, m'asseyant correctement sur la chaise.

« Bonjour Rigel ! Je vais très bien, et toi ? »

J'étais effectivement de bonne humeur, je ne savais pas pourquoi. J'espérais que le père soit de bonne humeur également, mais comme je lui faisais la surprise de venir, il allait l'être, non ? J'espérais également que Rigel allait bien. J'aimais bien le voir heureux, ça changeait dans cette maison. Surtout que son père était un caractériel. Je ne savais pas comment il faisait pour le supporter tous les jours. D'ailleurs, je ne savais pas comment je faisais pour le supporter, parfois. Et encore, moi, ce n'était que quelques heures ici et là. Le jeune homme me demandait d'ailleurs si je venais pour lui. Apparemment il était à Trikru et il ne tarderait pas. Je levais les yeux au ciel, presque agacée. Mais je ne l'étais pas vraiment.

« Ah, pour une fois que je viens ... » Je lui souriais. « Je vais l'attendre, ne t'inquiète pas. »

En espérant qu'il ne soit pas trop long, sinon ... Ou je partirais, ou j'irais dormir dans son lit, ça lui fera les pieds. A cette évocation, je ne pus retenir un sourire. Je fus interrompue par la phrase hésitant de Rigel. On dirait qu'il n'osait pas me poser une question. Haussant les sourcils, je me focalisais sur lui, et sur son air gêné. Et bien quoi ? Je fus surprise de sa question. Il avait eu une discussion avec Orion, hein ? Non, ce dernier ne m'en avait pas parlé. Je secouais la tête, désolée.

« Non, il ne m'a rien dit. De quoi avez-vous parlé ? »

J'avais repris un air sérieux, très intéressée. J'étais intéressée parce que le sujet m'intriguait, mais aussi parce que Rigel semblait gêné. Il n'avait pas à être gêné devant moi. Je n'allais pas me moquer, jamais.

 
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Dernière édition par Alkaia le Jeu 4 Jan - 21:58, édité 2 fois
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Rigel


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MessageSujet: Re: [11/04/2482] You're not my mother but in a way, you are family. ft. Alkaia Dim 3 Déc - 22:03

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Rigel & Alkaia

J’avais beau côtoyer Alkaia depuis de nombreuses années maintenant, il n’en restait pas moins que nous n’étions pas si proches que ça. Peut-être était-ce parce que j’avais toujours eu du mal à m’intégrer face aux autres, quand bien même mon vis-à-vis soit la… copine de mon père. Cependant, il n’y avait nul doute à avoir que je l’appréciais beaucoup et cela semblait d’ailleurs réciproque et il valait mieux, d’ailleurs. Non seulement parce qu’avec un amant et un père comme Orion, nous avions tout deux parfois besoin de soutient mais en plus, il serait fort regrettable de ne pas s’entendre alors que la blonde faisait presque partie de ma famille. De plus, j’avais beau ne pas être doué en amour, moi qui n’avait jamais eu la moindre relation amoureuse avec quiconque, il n’en restait pas moins que je n’étais pas aveugle, bien au contraire. Je voyais bien, parfois, les regards que lançait mon père à Alkaia ou vice-versa, seulement j’avais toujours préféré me taire. Après tout, ça n’était pas mes affaires et mon père m’aurait très certainement ri au nez si je lui avais avoué que je le croyais emmouraché de la blonde. Etait-ce si étonnant, pourtant, qu’après toutes ces années, il ressente enfin quelque chose pour quelqu’un, qu’il ose se l’avouer ou pas ? Je veux dire, je suis son fils, il est mon père, il m’aime et je le sais, je n’ai même aucun doute sur ce point. Mais a-t-il déjà aimé une autre personne que moi, si l’on ne compte pas son défunt meilleur ami, Telep ? Permettez-moi d’en douter, sérieusement. Alors parfois, quand j’ai l’audace de réfléchir à leur relation quelque peu étrange, j’en viens à me demander s’il l’aime vraiment, et je pense sérieusement qu’aimer pourrait lui faire beaucoup de bien. Ou peut-être que j’espère juste plus que tout qu’aimer le rendra moins… Moins lui. J’aime mon père comme il est, ne vous méprenez pas. Mais même pour lui, peut-être serait-ce plus sain s’il était plus… Posé ?

Quoi qu’il en soit, je dois avouer être assez… heureux de voir Alkaia, aujourd’hui. Non seulement je trouve que c’est une belle personne au sens psychique, d’après le peu que je connais d’elle, mais en plus, j’ai parfois l’impression qu’elle a un effet… apaisant, sur mon père, chose qui n’est pas à négliger. « Bonjour Rigel ! Je vais très bien, et toi ? » annonce-t-elle, le visage rayonnant. Et ça se voit, justement. Un sourire aux lèvres, elle semblait vraiment de bonne humeur. J’espérais que cette bonne humeur serait communicative envers mon père, une fois qu’il serait de retour. Car, il fallait bien avouer que, lorsque Père était de mauvaise humeur, il ne valait mieux pas être dans ses pattes au risque de subir ses foudres. Alors, en réponse à la bonne humeur de ma presque belle-mère, je lui adressais un large sourire « Ca va plutôt bien moi aussi ! ». Rapidement, j’indiquais à la femme que mon père n’était pas encore là, bien qu’il ne tarderait pas et si la blonde montra une espèce d’agacement, je compris bien vite qu’il n’était pas réel, et d’ailleurs, sa remarque parlait d’elle-même : elle l’attendrait. Mon sourire s’accentua en pensant à eux deux, bien que je tentais de le retenir, me contentant de hocher la tête en direction de la blonde. Après tout, cette maison était un peu devenue la sienne, depuis le temps alors si elle voulait rester, ce n’est pas moi qui allait l’en empêcher, loin de là.

Bien vite, le sujet changea, j’évoquais alors cette possible conversation qu’elle aurait pu avoir avec mon père. Mais malheureusement, ça n’était pas le cas, ce pourquoi je regrettais presque immédiatement d’avoir évoquer le sujet. Après tout, elle était de si bonne humeur… Alors que mon sourire disparaissait lentement, je prenais, à la place, un air assez gêné. « Je… Il y a quelques jours, j’ai suivi mon père et je l’ai retrouvé auprès ce qui semblait être… une tombe. Il m’a.. Enfin je veux dire… Je suis au courant, pour Telep. ». Ce frère que je ne connaîtrais jamais, ce frère mort bien trop tôt, ce frère qui n’avait pas eu le temps d’exister. Je gardais des souvenirs très vague d’une certaine nuit, la nuit de l’accident. « Je suis désolé, j’aurais vraiment aimé le connaître… Avoir… Un frère. ». Désolé, je l’étais, même si, en soi, ça ne voulait rien dire. Mais je restais on ne peut plus sincère. J’aurais vraiment aimer le connaître, avoir un frère. Mais pour le coup, j’espérais juste que la bonne d’humeur d’Alkaia ne s’évaporerait pas…


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Alkaia


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MessageSujet: Re: [11/04/2482] You're not my mother but in a way, you are family. ft. Alkaia Dim 28 Jan - 0:24

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« L'amitié est précieuse non seulement durant les passages sombres de la vie, mais aussi durant les éclaircies. »


Nous ne nous rencontrions pas souvent seuls, tous les deux. En fait, je le voyais rarement. Il semblait si effacé contrairement à Orion qu'on pourrait presque l'oublier. C'était dommage, parce que c'était une belle personne, même s'il ne semblait pas correspondre à sa tribu d'origine. Personnellement, je m'en fichais pas mal, et tant que j'appréciais le jeune homme, c'était tout ce qui comptait. En tout cas, il semblait m'apprécier aussi à en croire son sourire qui paraissait sincère. Apparemment ma bonne humeur était contagieuse, et c'est tant mieux. Je n'aurais pas aimé le voir triste, bien que l'écouter parler ne me dérangeait pas. Et il était loin d'être triste puisqu'il me disait aller bien. Ravie d'entendre ça, je souriais et hochais la tête. Pour une fois que tout allait bien dans une journée ...

Néanmoins, lorsqu'il me demanda avec une curiosité mal dissimulée si Orion m'avait parlé, je m'étais tout de suite demandé de quoi il s'agissait. Qui plus est, le fisa ne m'avait rien dit. Peut-être qu'il aurait préféré que cela reste entre eux, je ne sais pas. Sauf que Rigel souhaitait apparemment m'en parler et ce n'était pas habituel. Cela me concernait donc ? Pourquoi ? Et de quoi s'agissait-il ? Intriguée, j'attendais sagement qu'il me dise ce qui le démangeait. Son sourire disparaissait petit à petit et je me demandais bien de quoi ils avaient bien pu parler. Il en était même gêné, presque se dandiner sur place, comme s'il était mal à l'aise. Je m'attendais au pire et pris donc un visage grave. Puis il me dit enfin qu'il a trouvé la tombe, et qu'il est au courant pour mon enfant. Le visage fermé, je me laissais retomber sur le dossier de la chaise, les yeux légèrement dans le vague. J'avais réussi à faire mon deuil, et pourtant il m'avait fallu du temps. Je n'étais jamais repassée près de cette tombe. On pourrait même dire que je l'évitais. Ce n'était pas bien, mais la douleur était encore là. Je murmure son prénom, comme s'il ne fallait pas le dire trop fort pour éviter de le réveiller. Je fermais les yeux pour me concentrer et éviter d'y repenser un peu trop fort. Moi qui pensais avoir fait le deuil, je m'étais plantée. Il restera toujours au plus profond de moi. Il restera toujours cette blessure qui ne se refermera jamais complètement. Bien sûr, j'allais mieux, et je parvenais à faire ma vie, mais je ne m'étais pas attendue à ce qu'il m'en parle. Rigel me dit être désolé et qu'il aurait aimé avoir un frère. Je ne peux m'empêcher de sourire brièvement. Moi aussi j'aurais tant aimé être plus forte ce jour là. Je restais persuadée que c'était de ma faute.

« Ne sois pas désolé. J'aurais aussi aimé qu'il soit là. » Ce n'était pas bon de ressasser le passé. « Peut-être qu'un jour j'arriverais à lui donner un enfant, à te donner un frère ou une sœur. »

Je n'excluais pas de pouvoir donner naissance un jour. Ou plutôt, je lui faisais croire que ça pouvait encore arriver alors que j'avais abandonner l'idée. Je m'étais résolue à l'idée de ne pas pouvoir avoir d'enfant. Ça ce saurait depuis le temps, non ? Enfin, il fallait que je me concentre sur autre chose. Sur Rigel par exemple, ou sur ce que Orion lui avait dit. Je pris une profonde respiration pour arrêter de penser à ça.

« Je croyais qu'il t'en aurait parlé bien avant. » Lui dis-je, comme si je commençais à vouloir changer de sujet. « Et il t'a tout dit ? »

Voir Orion se confier n'était pas ce qu'il y avait de plus courant. Je ne me confiais pas non plus, et certainement pas à Rigel.

« Tu sais, c'est moi qui devrais être désolée, je n'ai pas été assez forte ce jour là. »

Même si Orion m'avait dit que ça arrivait parfois, que ce n'était pas de ma faute, je n'arrivais pas à m'enlever ça de la tête.

 
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MessageSujet: Re: [11/04/2482] You're not my mother but in a way, you are family. ft. Alkaia Jeu 8 Fév - 12:26

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Cela me faisait parfois bizarre de voir qu’Alkaia et moi avions presque le même âge. Bizarre dans le sens où, à une autre époque, ou même dans cette vie-là, elle aurait pu être ma sœur. Seulement 4 ans nous séparaient et pourtant, elle était l’amante de mon père depuis maintenant de nombreuses années. Peut-être était-ce aussi pour ça que je n’étais jamais parvenu à la considérer comme une mère de substitution, parce que nous étions bien trop proches au niveau de nos âges. Ainsi, je la considérais alors plus comme une… amie ? Oui, sans doute. Ceux-ci ne courraient pas les rues de toute façon. J’étais quelqu’un de très solitaire et les rares personnes que je côtoyais étaient en fait Alkaia, mon Père, Veronica, et Dag. Voilà à quoi ma vie se résumait : un père, une belle-mère considérée comme une amie, un frère de cœur et cette fille, Vero. Je ne savais pas vraiment ce que nous étions l’un pour l’autre. Peut-être pas encore des amis mais j’étais peut-être ce qui s’en approchait le plus. A part eux, je ne côtoyais que les gens de l’hôpital et les personnes à qui je devais vendre divers produits quand Père me l’ordonnait. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis quelqu’un d’asocial mais disons que ce monde ne semblait pas toujours me convenir. La barbarie, la violence, le sang ; tout ça, c’était pas vraiment pour moi. Alors, je restais aussi loin que possible des gens, me contenant des rares personnes qui m’entouraient – dont Alkaia.

Celle-ci, d’ailleurs, était de bonne humeur aujourd’hui et c’était vraiment rafraîchissant ! C’était comme si elle apportait un peu de soleil chez nous et ça faisait du bien. Je n’avais plus qu’à espérer que Père ne viendrait pas ternir cette bonne humeur… Alors que nous échangions des banalités, je finis pourtant bien vite par changer de sujet mais peut-être que j’aurais dû tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler. Evoquer Telep n’était sûrement pas la meilleure des solutions pour continuer de garder cette bonne humeur qui régnait encore entre nous et immédiatement après avoir prononcé ces quelques mots, alors que je voyais le visage d’Alkaia se fermer, je m’en voulu. Quel idiot. Bravo, Rigel, finalement ça ne sera pas Père qui aura ternit sa bonne humeur mais toi… Alors que je la regarde, une vieille blessure semble se rouvrir et un instant, je pose ma main sur son épaule, comme pour lui apporter un soutient invisible pour une douleur que je n’ai pas connue. Le visage grave, je m’en veux vraiment d’avoir évoquer ce sujet et alors que j’ouvre la bouche pour lui dire que nous ne sommes pas obligés d’en parler et qu’elle peut changer de sujet, elle finit par me répondre. « Ne sois pas désolé. J’aurais aussi aimé qu’il soit là. Peut-être qu’un jour j’arriverais à lui donner un enfant, à te donner un frère ou une sœur. » Je hoche doucement la tête à ses paroles, peiné pour elle comme pour mon père. Ce genre de choses ne devraient jamais arriver, c’est bien trop triste, bien trop horrible. Un instant, je laisse mon esprit vagabonder et imaginer ce qu’aurait été la vie si ce frère avait survécut. Peut-être la vie aurait été plus différente, plus belle. Je suis sûr que j’aurais aimé ça, avoir un frère. Lui raconter des histoires, lui enseigner ce que je sais… J’aurais vraiment aimé. « Je croyais qu’il t’en aurait parlé bien avant. Et il t’a tout dit ? » Sa voix me ramenant à la réalité, je sentais qu’elle voulait changer de sujet et ne plus s’attarder sur mon défunt frère – ce que je pouvais comprendre. « Il n’était peut-être pas prêt. » qu’j’prononce d’un ton tout bas, comme un murmure qui caresserait la peau. « Et oui, je pense qu’il m’a tout dit… » Je ne voulais pas en dire plus, craignant alors de blesser Alkaia. Ça n’était pas du tout mon intention première, quand j’étais venue lui parler. D’ailleurs, je détestais blesser les gens, quels qu’ils soient. « Tu sais, c’est moi qui devrais être désolée, je n’ai pas été assez forte ce jour-là. » Alors que mes sourcils venaient à se froncer, je m’approchais d’elle et posait une nouvelle fois ma main sur son épaule, lui adressant alors une petite pression qui se voulait réconfortante. « Ce n’est pas ta faute, Alkaia. Les dieux en ont décidé ainsi, voilà tout. Ce sont des choses qui arrivent mais ça n’est nullement ta faute, ne croit pas ça. » Je me doute que mes mots ne suffiront pas à la convaincre, mais j’espère au moins qu’ils parviendront à lui apporter un semblant de réconfort, aussi infime soit-il. Alors que je retournais m’asseoir, un peu plus loin, je décidais que c’était le moment parfait pour changer de conversation. Et la première chose qui vint à mon esprit fut… « Tu sais que Papa veut à tout prix me marier ? Je crois même qu’il aimerait me présenter quelques filles… » Laissant une grimace s’installer sur mon visage, je ne peux m’empêcher de soupirer. J’espère sincèrement que Père n’en viendra pas à ça…. Soudainement, mon regard se pose une nouvelle fois sur le visage d’Alkaia, essayant de déchiffrer son expression. J’espère que ce changement de sujet pourra… la divertir ? Ou éloigner sa peine, ne serait-ce que pour quelques minutes.


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