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i started a joke (harley&eliza)

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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: i started a joke (harley&eliza) Jeu 10 Aoû - 17:36

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I STARTED A JOKE
ELIZA HARLEY VARIAN
Aya l'avait équipé comme pour partir à la guerre. En réalité il ne partait qu'à la chasse pour son compte. D'accord, sa mission première était la cueillette de plante médicinale pouvant servir à sa famille, et grâce au supers conseils qu'Orion lui avait prodigué à son arrivée sur terre (son corps se souvenaient encore des coups que ce géant complètement taré lui avait flanqué pour lui faire apprendre plus vite) il pouvait leur rendre ce service. Et tant qu'à faire, avait-elle rajouté, il pouvait chasser un animal. Comme ça. Si l'envie le lui en prenait. Elle lui avait donné un couteau de chasse mal taillé et rouillé de surcroît, et un sac suffisamment grand pour pouvoir y mettre plusieurs... morceau de bête. Varian le savait, c'était un test. Elle voulait voir de quoi il était capable. Ou alors c'était lui qui se faisait des idées... elle l'avait conduis jusqu'à la limite de la forêt. Il connaissait le terrain, pour l'avoir parcours des centaines de fois avec la mère d'Aya, puis avec son père également.

« Vas jusqu'à la carrière, je t'envoie des renforts, ils sont en retard... »

Des renforts. Évidement, elle ne le laisserait jamais seul. Craignait-elle réellement qu'il fuit à travers les bois et ne passe la frontière ? N'avait-elle toujours pas compris qu'il tenait à eux, sa nouvelle famille, que plus d'autre ne comptait ? Elle capta rapidement son regard et fronça les sourcils.

« Pour t'aider dans ta besogne. Imbécile. »

Il se mit en route, seul, perdu dans ses pensées. Allait-il faire la connaissance d'un charmant gronder aujourd'hui ? Un du genre qui allait le prendre le haut, le taper pour le plaisir ou quelque chose dans ce goût là ? Cela faisait depuis bien trop longtemps qu'il ne s'était pas pris de sévère dérouillé et déjà il sentait que quelque chose n'allait pas. Sa vie était rythmé par les coups et les insultes. Et les accalmies n'étaient jamais de bon augure.

La carrière était encore déserte quand le jeune homme arriva. Il avait pressé le pas, de peur d'arriver en retard et il était déjà essoufflé. La petite brume matinale, les température ne l'aidaient pas. Il n'avait toujours pas su se faire correctement à ce climat. Et c'est alors qu'il le vit. Il avait tout imaginé sauf ça. Leur retrouvailles ne s'était pas très bien passé. Et Varian avait prié nuit et jour pour ne plus jamais revoir sa tête. Plus jamais. Il avait était odieux (et il le savait), tout ça avait remué d'anciens souvenirs douloureux. Cela faisait un peu plus d'un mois à présent, et il avait même fini par croire que ses prières avaient été entendu par il ne savait trop quel Dieu sur cette terre. Mais non. Parce que aujourd'hui Harley Weise était de retour. Et Varian avait envie de prendre l'arme qu'il avait dans la main, de creuser un trou et de s'y enfoncer pour y mourir en paix. Il ne pouvait pas l'ignorer, ni le fuir du regard. Faire l'enfant ne lui ressemblait pas. Que pouvait-il arriver de pire maintenant ?
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Dernière édition par Varian Standall le Lun 18 Sep - 19:02, édité 1 fois
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Mer 16 Aoû - 22:59

« Aujourd'hui, tu chasses. » Nei lui tendit un vieux sac à dos rapiécé avec brusquerie, un sourire mesquin sur les lèvres. Sans mot dire, Harley inclina la tête et glissa les bretelles sur ses épaules, déjà prêt. « Ton repas est dans le sac, avec le couteau pour la viande. Ramasse aussi des baies tant que tu y es, si tu sais les reconnaître. » Son repas, ce serait le seul de la journée. Le garçon sentit son estomac gargouiller par avance à l'idée du pain et, s'il était chanceux, d'un peu de viande séchée. Et si Nei était dans un bon jour ce matin en fourrant à la va-vite les affaires dans le sac, il aurait peut-être même un peu d'eau pour faire passer l'ensemble. « Tu ne chasseras pas seul aujourd'hui, tu es trop lent. » Un nouveau sourire mesquin modela les lèvres de la jeune fille. « Je t'ai trouvé un partenaire de chasse ! Tu chasseras avec Varian. Tu te rappelles de Varian ? L'esclave d'Aya. » La question était totalement superflue, Nei savait très bien que Harley se souvenait de Varian, tout comme elle avait déjà très bien compris que quelque chose d'ancien unissait les deux garçons. Au nom de Varian, mon estomac vide se souleva d'un coup et je relevai brusquement la tête. C'était l'erreur à ne pas faire, l'erreur qui conforterait Nei dans sa décision… Mais ça avait été plus fort que moi. Varian… Mon corps insensible ne réagissait plus à ce nom mais je recommençai déjà à avoir peur. « Je… Pas Varian, s'il te plaît... » Varian le poussait du mauvais côté, celui de la déraison, de la révolte, des sentiments. Harley ne voulait plus de tout ça. Il voulait juste se taire pour toujours et se laisser couler dans la douce facilité de l'obéissance la plus totale. Nei n'attendit pas une seconde et lui attrapa une touffe de cheveux pour tirer violemment dessus. Un coup de pied dans le genou ponctua sa réprimande. « Pardon, qu'as-tu dit ? » Sa voix était toujours calme, contrastant avec ses gestes. « Rien, pardon. Pardon ! » Je pris le sac et suivit docilement les instructions de Nei pour me rendre au point de rendez-vous. Le nouvel Harley voulait suivre docilement les ordres et faire comme si de rien n'était, comme s'il pouvait passer outre. Moi je savais qu'on ne le pourrait pas éternellement.

Harley ne prit pas la peine de vérifier si les lieux étaient déserts et il se laissa tomber au milieu de la clairière indiquée par Nei. Marcher jusqu'ici l'avait épuisé et il sentait son cœur battre fort dans sa poitrine. Essoufflé, il entoura ses genoux de ses bras pour se réchauffer dans la petite brume matinale. Il ferma les yeux. Le garçon ne voulait pas revoir Varian, pas aujourd'hui, pas demain. Jamais. Il voulait pouvoir prétendre qu'il était mort, que ces retrouvailles n'avaient été qu'une énième blague fournie par son imagination (quand bien même il portait encore des traces de cette journée sur son corps) et qu'il avait rêvé. Il voulait penser que Varian dérivait toujours quelque part au milieu des étoiles, trop loin de lui pour pouvoir encore toucher son coeur. Il voulait rester persuadé qu'il était seul au monde sur cette terre. Oui, voilà. Harley Weise voulait continuer de se complaire dans son malheur pour ne pas avoir à penser à demain. Un léger craquement non loin de lui le fit sursauter mais il ne bougea pas, se contentant de tendre l'oreille. Je sentais une présence, à l'orée de la clairière. J'avais toujours fait confiance à mon instinct et il ne me trompait que rarement. Je savais qu'il était là… Varian. J'avais toujours du mal à comprendre ce qui vibrait en moi. Peut-être que ce n'était pas important, juste quelques traces du passé, quelques réminiscences des sentiments que j'avais eu pour lui si longtemps auparavant. Des siècles auparavant même. Tss, va savoir. « Je ne veux pas te voir, tu m'as fait mal la dernière fois. » Sa voix paraissait boudeuse, comme celle d'un petit enfant, mais c'était vrai. Varian l'avait blessé de cent mille façons différentes en l'espace de quelques heures. D'abord parce qu'il était en vie. Ensuite de par la manière dont il l'avait regardé. Puis il l'avait frappé, par derrière, en traître. Enfin, il avait parlé avec Nei pour ne raconter… que des mensonges. Enfin pour Harley, ce n'était que des mensonges. Avec une part de vérité dont il n'avait pas conscience. Ce mensonges avaient inexorablement mené au châtiment par Nei. Et puis Harley avait souffert dans son coeur, ce qui n'était plus arrivé depuis d'abord Azgeda, puis quand il avait quitté les nomades, vendu à la famille de Nei. Changeant aussitôt de ton, il se redressa légèrement pour le regarder dans les yeux. « On doit chasser ensemble aujourd'hui. » dit-il d'une voix éteinte. Changement de sujet, changement de Harley, changement de situation. C'était brusque mais on se protégeait comme on pouvait après tout. C'était tellement plus facile de se laisser couler, de disparaître à nouveau pour ne laisser que la coquille vide et stupide, uniquement obnubilée par son obéissance envers Nei. C'était tellement plus facile d'être un idiot dépourvu de passé, dépourvu de sentiments. C'était surtout plus évident, être sans-âme, vide, mort… J'étais mort. Pour Varian, je veux dire. Je crois que j'étais vraiment mort. Il ne retrouvait pas celui qu'il espérait revoir donc j'étais mort. Aussi simple que bonjour. Il ne voulait pas avoir à faire à moi. Du fond de ma bêtise protectrice, je voyais ses regards. Et puis peut-être que l'inverse était vrai aussi. Ce Varian en face de moi, ce traître, ce n'était pas celui de mes souvenirs. Celui de mes souvenirs commençait à disparaître mais je savais qu'il n'était pas comme ça. Un peu de l'ancien Harley criait les promesses anciennes… Mais étaient-elles vraiment valables sur Terre?
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Eliza Johnson


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Jeu 17 Aoû - 11:35

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HARLEY WEISE & VARIAN STANDALL

Les jours passaient et se ressemblaient. Si la vie sur Terre semblait être le paradis au début, cela en devenait difficile à vivre au fur-et-à-mesure du temps pour la jeune Johnson. Au  début, elle avait eu la réaction typique du "je suis sûre Terre, ce n'est pas croyable !". Elle avait eu l'impression d'avoir une seconde vie, ce qui était plutôt ironique vu que sur l'Arche elle s'était fait tatouée un papillon dans la nuque qui portait cette signification là. Aujourd'hui, elle le voyait plus comme un porte-bonheur, mais également un fardeau. Oui, elle était en vie. Youpi. C'était tout bonnement génial. Mais elle était loin de sa famille. Elle était loin de son bonheur quotidien. Et ce serait le lourd drame qu'elle devrait porter sur sa conscience toute sa vie. Elle ne reverrait jamais son père ou sa mère. Elle était seule aujourd'hui et le resterait tout au long de sa vie. Elle avait beau jouer les filles solitaires et indépendantes, elle était totalement brisée au fond d'elle. Elle avait la sensation que sa vie n'était qu'un jeu. Qu'elle vive ou qu'elle meure, quelle importance ? Qui s'en soucirait ? Ses parents ? Ils la croyaient morte. Bellamy ? Non, il était celui qui a causé son arrestation. Varian ? Il la voulait plus morte que vivante. Hestia ? Sans doute la seule. Comme quoi son cercle d'amis n'était pas très large. Ce n'était même pas un cercle d'ailleurs, seulement une ligne droit avec une seule personne au bout.

C'était sur ces pensées déprimantes qu'elle se dirigea vers la nation d'Azgeda. Elle devait se rendre voir Orion. Même si un respect mutuel s'était déposé entre eux, ils n'en étaient pas moins amis. Peut-être pourrait-elle s'en faire un ? Après tout, il semblait la tolérer. Pas comme Alkaia. Son "amie" -avec sans doute plus si affinité- lui en voulait sans doute de l'avoir embrassé lors d'une soirée dans une grotte. Et puis quoi, hein ? C'était de sa faute si elle avait fini défoncée par des noisettes hallucinogènes. Ca les avait bien fait marrer de la laisser en manger. Quoi qu'il en soit, Orion semblait ne pas lui en vouloir, puisqu'il avait accepté de lui donner quelques cours sur des plantes et comment s'en servir. Il demanda en échange une simple partie de chasse pour voir lequel était le meilleur. Au moins, ce n'était pas un profiteur.

Quoiqu'il en soit, quand elle franchit la frontière d'Azgeda, ce fut un peu moins prudemment que d'habitude. La plupart connaissait Orion ici et si elle se rendait chez lui, personne ne voudrait s'en attirer ses foudres en l'attaquant. Ou presque tout le monde... En effet, à force de marcher, elle arriva dans une grande clairière où une brume matinale enveloppait ce doux paysage. La jeune femme portait un débardeur noir, un jeans, des bottines et une veste en cuir marron qu'elle possède depuis son arrivée. Elle s'était préparée à tout: attaque de natifs, météo, bête sauvage... A tout, oui. Sauf à tomber sur ses deux démons: Harley et Varian.

Quand elle les remarqua et que leurs regards se croisèrent, elle n'était qu'à une dizaine de mètres d'eux. Elle se stoppa net, sur place. Son sang se figea. Elle les regarda, bras pendant, durant quelques secondes qui semblèrent durer une éternité. Puis, elle se souvient de comment elle a failli finir la dernière fois: empoisonnée, tuée ou esclave à Azgeda par la faute de Varian. Elle avait eu du mal à se remettre de la blessure datant d'une semaine auparavant et n'avait aucune envie de se remettre dans des problèmes à peine rétabli. Ce ne fut donc pas par peur qu'elle fit demi-tour, mais seulement pour éviter les démons de son passé qui ne faisait que resurgir culpabilité et haine en elle. On aurait dit une enfant tentant d'éviter une personne qu'elle connaissait dans l'un des couloirs de l'Arche, quitte à faire un grand détour. Mais elle s'en fichait. Elle voulait tout sauf des problèmes. Elle marcha donc calmement, mais vivement dans la direction opposée, priant pour ne pas être rattrapée par l'un d'entre eux.

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Varian Standall


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Mar 22 Aoû - 14:38

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I STARTED A JOKE
ELIZA HARLEY VARIAN
« Oui, je sais qu'on doit chasser ensemble. » lâcha t-il.

Est-ce qu'il le faisait exprès ? De dire des choses évidentes comme ça ? D'être aussi... Insupportable ? Remarque, non, il ne devait pas savoir qu'il l'agaçait réellement. Oui, il le savait, il lui avait fait mal la dernière fois qu'ils s'étaient revus. Il s'en était voulu, sur le coup, avant de se dire que cela avait été la meilleure solution. Lui avant tout le monde sur cette terre. Si Kimi avait été là, peut-être lui aurait-elle fait entendre raison mais sa sœur était dans sa navette, loin de toute ces merdes.

« Bon aller, on se met en route... » marmonna t-il, très moyennement emballé à l'idée de faire équipe avec Harley.

Comment la situation pouvait-elle empirer, hein ? Il se le demandait encore. Qu'allait-il leur arriver cette fois-ci ? La réponse ? Elle ne tarda pas à venir et pour une fois, ni Varian ni Harley n'avait encore fait de conneries. La réponse se nommait Eliza. Elle était grande, brune, assez jolie si on aimait ce style et... Bordel de de merde, elle ici ? Elle m'a collé un mouchard où comment ça se passe ? Elle était là elle aussi, au beau milieu de leur clairière. Alors qu'il avait attiré l'attention d'Harley sur cette dernière elle fit volte face. Comme s'ils étaient incapable de la voir. Mais pas de bol ma belle, pas d'arbre pour planquer ta sale tronche. On t'a vu tout les deux.

« Hé ! Hé ! Reviens ici ! »

Elle était reconnaissable entre mille. Un peu comme Harley en somme. Bon, sauf leur cas à tous les deux étaient différents. Lui pouvait reconnaître Harley parmi des milliers de visage parce qu'il en avait été amoureux. Elle ? Elle l'avait envoyé crever la gueule ouverte sur terre. C'était différent.

« Oh cette fois-ci elle va pas m'échapper. On vient de trouver notre gibier. »

Varian, tu dis que de la merde là. Eliza n'est pas ta priorité. Ta priorité c'est de ramener à manger pour ta famille. Ils comptent sur toi. N'oublie pas. Mais sur le coup, il s'en foutait. Il avait dégainé l'arme que sa maître lui avait donné pour abattre des bêtes et s'était élancé à sa poursuite. Il reprendrait plus tard avec Harley. Visiblement leurs maîtresses étaient copines, il avait bien compris qu'ils étaient amené à se revoir très souvent (hélas) alors ils avaient tous le temps devant eux. Avec Eliza, c'était différent. Il rêvait d'en finir depuis le jour où il avait croisé son regard sur terre. Cette fois-ci, il lui blesserait les tendons. Comme ça, pas de course poursuite. Faut d'abord que tu l'attrapes. Tu es sûr d'être assez rapide ? Elle se nourri mieux que toi. Aller, du nerf Varian. Chope la. Durant ce bref instant il en avait presque oublié Harley. Il ignorait complètement si les deux se connaissait du temps où ils vivaient encore tous les trois sur l'Arche il y avait encore quelques semaines. Et puis il avait appris sans doute la pire chose qu'il pouvait apprendre ici. Encore un petit quelque chose qui s'ajoutait à la liste des défauts de cette fille.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Mer 30 Aoû - 0:33

Quelles pensées habitaient Varian ? Quiconque fréquentant Harley n'avait besoin que d'un quart de seconde pour se rendre compte qu'il s'était mis entre parenthèse, lui mais aussi toute sa personnalité et tout ce qui faisait de lui quelqu'un. Chez Varian, c'était plus fugace et plus traître. On pouvait penser le retrouver au premier abord mais Harley savait la vérité. Même mort, même éteint, il connaissait toujours le Varian de ses souvenirs et celui-ci ne calquait pas parfaitement avec le garçon qui se tenait désormais devant lui. Ça aussi c'était un sujet d'angoisse. Harley apprenait à composer avec les caractères des uns et des autres pour savoir quoi dire mais surtout quoi taire. Varian… Le jeune Weise enfouit ses poings dans sa chevelure désordonnée et sale et tira pour essayer de s'éclaircir les idées, en vain. Je voulais lui hurler dessus, le gifler, lui faire mal. Je voulais le réveiller, lui demander s'il m'aimait toujours, s'il m'avait aimé un jour. Ou peut-être n'avais-je été qu'une amourette d'adolescent qu'il était heureux d'avoir oublié aujourd'hui. Je reconnaissais dans le comportement de Varian celui que j'avais eu avec quelques unes de mes conquêtes par le passé. Un dédain certain doublé d'une violente envie d'être ailleurs quand je venais à les recroiser. Varian ne voulait pas être ici avec moi, pas plus qu'Harley ne souhaiter rester en sa  compagnie. Mais bien sûr que si, Harley… Moi, je voulais rester là avec lui, réaliser enfin qu'il était vivant pour de vrai. Le toucher, encore et encore, pour m'en assurer à chaque seconde. Harley toucha du bout du doigt l'épaule de Varian, suivant son propre doigt des yeux pour ne pas rater une seule seconde de l'expérience. Il toucha un t-shirt, et un corps en dessous.

dans le passé...
La chemise tomba enfin sous les gestes maladroits et précipités d'Harley, encore adolescent. Il obéit à son instinct et laissa libre-court à ses gestes, caressant les épaules nues de la jeune fille, cherchant ses lèvres. Il attendait la suite, que son corps réagisse, que son cœur batte plus vite. Il aimait les filles après tout. Pourtant c'était toujours compliqué. Il s'était surpris à trouver certaines personnes attirantes, à ressentir des choses… mais jamais pour des filles. Alors il s'était convaincu du contraire et il avait joué son rôle de bad boy peu fréquentable. Sa réputation n'était plus à refaire et il attirait les filles sans trop de difficulté : dés qu'un garçon pouvait un tant soit peu être classé de mignon ou sexy, qu'il se la jouait rebelle ou taciturne et qu'en plus il ne plaisait pas aux parents, ce n'était pas dur de trouver des nanas intéressées. Sans parler des plan culs juste comme ça, pour passer le temps. Ou pour s'entraîner. Je m'entraînais avec les filles, je le devais. Enfin c'est ce que j'imaginais. Ce soir c'était avec Eliza, une fille plutôt mignonne si on aimait le genre. Ce n'était pas le premier soir avec elle. « Pas la peine de venir me chercher une autre fois, je pense qu'on peut en rester là. » Harley était allongé sur le lit, à fixer le plafond. Rien n'avait fait défaut dans la soirée en soit mais il en avait marre de faire semblant, de multiplier les relations sans lendemain avec des filles juste pour entrer dans la norme.

dans le présent...
Harley regardait avec fascination son doigt sur l'épaule de Varian quand celui-ci se mit à crier. Le jeune esclave fit volte-face juste assez vite pour voir détaler une fille de l'autre côté de la carrière. Son ex-petit-ami se lança aussitôt à sa poursuite, le plantant ici. « Mais on doit chasser ensemble... » Le réaliser luit fit naturellement prendre la suite de Varian et il se mit à courir, trouvant assez rapidement un rythme dans sa course effrénée : un deux trois, on inspire, un deux trois, on expire. Les pieds sur la terre, on esquive une fougère. Le visage dans les branches, on se protège avec les manches. Et courir, continuer, suivre Varian sans le lâcher d'une semelle. Courir après la fille. Suivre Varian dans la partie de chasse. Courir après le gibier. Courir, ça il savait faire. Courir pour rester dans les temps, courir pour aller assez vite aux yeux de Nei, courir pour suivre. Courir pour frapper. Courir, il l'avait fait toute sa vie, dans l'espace ou sur Terre ; Épuisé ou non, son corps connaissait cet effort. Il dépassa finalement Varian comme une flèche pour heurter la proie avec violence. Les deux terminèrent brutalement par terre. « J't'ai eu. » glissa Harley dans un souffle, saisissant les cheveux de la fille de ses doigts noueux. La chute l'avait sonné mais jamais autant que les corrections de Nei. Avec tout ça, il ne l'avait même pas reconnu, toujours complètement dans sa course-poursuite. Le souffle court, le garçon posa un regard indéchiffrable sur la fille, entendant Varian arriver près d'eux. « Je l'ai eu ! » lança-t-il d'une voix presque joyeuse.

dans le passé...
« Il n'y a toujours eu que toi, depuis si longtemps. Depuis toujours. » Harley s'écarta de Varian et resta allongé sur le lit, les yeux fermés. Il sentait la présence de Varian, juste à quelques centimètres de lui, et cette proximité suffisait à agiter ses pensées et à le réchauffer de l'intérieur. Il savait que parfois, de temps à autres, des rumeurs refaisaient surface, juste parce qu'il s'était tapé un nombre incalculable de filles par le passé. Aujourd'hui aux yeux de l'Arche, sa vie sentimentale et sexuelle était devenue complètement secrète. Lui, le presque débauché, le mauvais garçon, celui qui touchait sans honte aux filles faciles, était devenu sage. Forcément, ça suscitait quelques ragots, pour la plupart complètement inventés. « Que toi. » Que toi. Tu es le seul et l'unique. Je sais que l'amour n'est pas toujours éternel, qu'il s'éteint parfois, qu'on se perd de vue... Mais tant qu'on serait ensemble, je serai à toi. Si un jour tu ne voulais plus de moi...
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Eliza Johnson


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Sam 2 Sep - 11:05

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Eliza ne s'attendait certainement pas à une telle rencontre. Et elle espérait qu'elle ne resterait qu'éphémère au risque de perdre sa tête. Certes, elle avait été entraînée à la fois sur l'Arche et sur Terre, par des membres de la garde, son père ou sa meilleure amie native, mais affronter deux hommes alors qu'elle se rétablissait à peine de sa jambe.... Elle doutait d'en avoir les capacités pour. Mais elle n'avait pas le choix. Ils allaient venir à l'assaut. Elle entendait leur pas précipitait derrière elle. Jusqu'au choc. Elle ferma les yeux et s'écrasa au sol lourdement. Elle lança un léger gémissement face au choc. Bien sûr, ce n'était pas Varian qui avait le plus souffert vu qu'il n'était pas encore arrivé. Ce ne fut pas non plus Harley, puisqu'il était littéralement tombé sur elle. Un sourire victorieux sur les lèvres, il annonça qu'il l'avait attrapé. On aurait dit le chasseur et sa proie et Eliza détestait cette image d'elle. Alors, elle fit ce qu'elle a toujours su faire : provoquer.

« Bonjour, Harley. C'est marrant quand tu te rappelles de la dernière fois où nous nous sommes retrouvés dans cette position, n'est-ce pas ? Mais à ce que je vois, tu es devenu le nouveau chien de chasse de Varian. C'est mignon. »


In the past...


« Pas la peine de venir me chercher une autre fois, je pense qu'on peut en rester là ». Ce furent les dernières paroles prononcées à la fin de l'acte avec Harley. Il se retrouvait au dessus d'elle, comme il se retrouverait quelques années plus tard, avant de se laisser tomber sur le côté. Eliza lâcha un petit rire entre l'amusement et la malice en attrapant son soutien-gorge qu'elle enfila en se redressant.

« Ne t'inquiète pas, je pensais la même chose. Mais ne regrettes pas quand tu ne trouveras pas de filles capables de te faire jouir comme moi je le fais. »

Son doigt parcourut son torse alors qu'elle parlait d'une voix légèrement provocatrice en le regardant droit dans les yeux. Avant de se relever soudainement, d'attraper sa culotte et de commencer à se rhabiller. Ce qu'elle était loin de se douter, c'était de ce qui l'attendrait quelques années plus tard avec cet homme. Charmant.


Now...

Son regard quitta le visage de Harley pour rejoindre celui de Varian. Un sourire en coin, joueur, se dessina sur le coin de ses lèvres, alors que ses yeux pétillèrent de malice. L'adrénaline commençait de nouveau à monter en elle, mais elle n'avait aucune envie de tuer quelqu'un. C'était un acte dont elle n'était pas encore capable.

« Quel plaisir de te revoir, Standall ! » dit-elle d'un air bien trop enthousiaste pour être vrai. « Toujours pas déterminé à mettre un terme à ton désir de vengeance ? Tu sais que je me rendais chez un habitant d'Azgeda? Que risque de penser tes maîtres en voyant que tu as tué une fille qui se rendait chez l'un de leur probable voisin ? »

Ses yeux se plissèrent alors que la provocation prit de nouveau place entre eux deux. Mais son regard dériva à quelques mètres derrière lui, où un loup blanc les observait du haut de la plaine. Sa main se glissa dans sa botte où elle attrapa son couteau.

« Bougez-vous, si vous ne voulez pas finir mort. Tout de suite ! » ordonna-t-elle.

Son visage était impartial, malgré la bête qui allait bientôt chasser. Le plus ironique dans tout ça ? C'est que les deux jeunes hommes penseraient sans doute qu'elle disait ça parce qu'elle allait les attaquer. Alors que non. Elle tentait bel et bien de faire une bonne action en les alertant. Mais ses paroles étaient tellement ambiguës qu'ils ne penseraient peut-être même pas qu'elle parlait d'un autre danger que son arme blanche qu'elle venait de sortir.


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Varian Standall


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Sam 2 Sep - 15:08

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ELIZA HARLEY VARIAN
Long time ago.
« SORS D'ICI HARLEY ! » Varian tambourina à la porte de son voisin, y flanquant plusieurs coups de pieds à la suite. « Je sais que t'es là connard ! Sors ! » Quand la porte s'ouvrit sur son voisin Varian sentit qu'il était réellement à deux doigts de fondre en larme. Il l'empoigna par le col avant de lui hurler dessus à nouveau. « T'es qu'un enculé Harley ! Tu m'entends ! » Il avait envie de le frapper encore et encore. Mais ça serait se rabaisser à son niveau. Ne pas valoir plus que lui. Et Varian était bien plus au dessus que lui. Harley était une sous merde. Un garçon pleins de défauts que personne n'aimait vraiment sauf les poufs d'un soir qu'il se tapait sûrement. Oh, Varian, explique-lui peut-être. « Si ma sœur est malade, c'est de ta faute, tu piges ? Je suis sûr que ça te fais plaisir, hein ? De l'avoir rendu comme ça ? De l'avoir fait devenir dingue ? » Oh ce qu'il lui en voulait, il lui en avait toujours voulu mais aujourd'hui, c'était différent. Sa sœur était tombée au fond du trou, elle ne serait plus amais la même, par sa faute. Souvent il se demandait pourquoi il avait jeté son dévolu sur elle. « Tu sais quoi Harley ? J'espère qu'un beau jour, tu vas craquer, taper le gars de trop. Et ce jour là, je serais là pour te regarder de faire expulser dans l'espace comme ta vaurienne de mère. » Il s'arrêta quelques secondes avant de reprendre. C'était bâtard ça Varian. « Je te hais. »

Varian, à ce moment là tu t'étais mis à pleurer. T'étais pourtant le genre de mec à ne jamais lâcher une larme, encore moins devant les mecs comme Harley Weiss. Mais là c'était de Kimi dont il s'agissait. Il avait fait le truc de trop avec elle. Et tu lui avais tout mis sur le dos parce qu'après tout, tu l'avais toujours haïs.

Aujourd'hui.
Harley n'avait pas hésité longtemps avant de le suivre. Il l'avait coupé dans son moment fascination de Varian (ce qu'il pouvait être creepy parfois…) pour se lancer à la suite d'Eliza. Comme il l'avait prévu, le souffle commença à lui manquer. Mais ce fut sans compter Harley qui (sans doute transcendé à 'limage de choper quelque chose qui traînait dans les bois) le dépassa et sauta sur Eliza. Il la heurta violemment avant de basculer par terre, l'entraînant avec lui. Se stoppant dans sa course Varian les regardèrent un instant avant de se rapprocher. Il avait l'air terriblement fier, alors qu'il la tenait par la tignasse et Varian…

« Bravo ! Bravo Harley ! »

Varian se mettait à la féliciter comme on félicitait un chien qui avait bien fait son travail. Les mots lui avait échappé sur le coup, son rictus aussi et il se pencha vers la jeune femme avant de l'attraper par le menton. Alors, on fait moins la maligne, hein ? Pétasse va. Oh, il la voulait morte Varian. Mais elle mourrait à le vue de tous, auprès des siens, de sa famille. Qu'Aya puisse rire de son malheur et de sa fin de vie misérable.

« Peut-être que je devrais te cisailler les tendons pour t'éviter de fuir ? »

Parce que cette fois-ci, hors de question qu'elle ne lui échappe de nouveau. Ils étaient deux cette fois-ci. Son regard croisa celui d'Harley et pendant une fraction de seconde, il eu l'impression de retrouver l'ancien Harley. Celui à qui il pouvait lancer des regards complices, ou pleins de sous-entendus. Celui avec qui il faisait équipe pour ces sales affaires, celui en qui il pouvait placer toute sa confiance. Cela n'avait duré que deux secondes, mais cela avait aussi suffis à lui faire se souvenirs que ces deux là c'était déjà aussi croisé. Et maintenant qu'il le voyait en train de lui arracher les cheveux, il avait des images atroces qui se succédaient dans sa tête. Quand il les voyait comme ça, il avait du mal à imaginer que ces deux-là avaient pu partager quelques moments intimes. Ça le dégouttait. Parce que c'était elle et parce que c'était lui. Et en parlant de conquête passée, Eliza ouvrit enfin la bouche.

Son chien de chasse ?

Il eut une brusque envie de lui foutre son poing dans la figure, de lui ôter ce sourire narquois et suffisant. Peut-être qu'à une époque, Varian aurait apprécié une attitude aussi rebelle. Quoi que. Mais aujourd'hui ce n'était plus le cas. Harley n'était plus que l'ombre de lui même et Eliza appuyait parfaitement sur ce détail. Et ça le gonflait.  

« Mes maîtres te veulent morte, pauvre conne. Tu as oublié que tu avais croisé ma Aya dans le temps ? Elle n'a pas digéré de ne pas t'avoir capturé. Elle et moi partageons un point commun. Et une Archéenne vaudra toujours moins qu'un habitant d'Azgeda. Ne rêve pas, personne ne prendra ta défense ici. »

Il se redressa, dégainant alors sa petite arme de chasse. Bon, alors. Par où commencer. Harley toujours en position il jugea le moment opportun pour l'immobiliser sur le long terme. Sauf qu'à ce moment là, Eliza ouvrit à nouveau la bouche. Pour les prévenir d'un danger imminent. Sans qu'il ne comprenne comment elle arriva à attraper son couteau (cette fille était beaucoup trop souple et cela ne jouait jamais en sa faveur) et leur intima de se coucher au sol.

« Mais bien sûr. Tu veux qu'on te baise les pieds aussi ? »

Mais devant un jeu d'acteur aussi mémorable il daigna tourner la tête pour apercevoir le danger en question. Oh bah Varian… En voilà une belle bête. Son visage devint blême en quelques fractions de secondes et, son arme toujours à la main, resta planté devant la bête. Balance lui Eliza, Harley… pensa t-il très fort. Si le loup s'amuse avec elle, il nous fichera la paix, pur notre plus grand bonheur.

« Harley… lâche ses cheveux… On a un autre soucis. »

Trois ans auparavant, une semaine avant son arrestation.
Cela faisait deux bonnes journées qu'il se forçait à garder le sourire et la tête haute. Deux personnes du même trafic que lui avaient été arrêté la semaine dernière. Et Varian avait beau avoir une confiance totale en Harley et lui-même, il avait toujours peur de voir arriver le jour où, l'un des deux se ferait prendre. Ça le rongeait littéralement et ça, depuis les deux dernières arrestations. Il ne serait dire pourquoi. Ce n'était pas dans ses habitude de flipper. Il était bien trop solo et égoïste pour ça. Mais là, c'était différent. Il avait pris sur lui pour ne pas en parler à sa sœur, ni à son copain. La dernière chose qu'il voulait c'était de passer pour un faible. Une main lui tapota sur l'épaule et il se retourna pour voir le visage d'une de ces clientes régulières. « Eliza… Je ne suis pas en service... » Elle était en tenue de boulot en plus. Venait-elle lui annoncer une mauvaise nouvelle ? L'arrêter ? Ou bien passer commande ? Avoir une cliente de la garde était une chance. Il s'était toujours dis que cela pouvait service, au cas où. Et Varian se trompait. Pour la première fois de sa vie, il avait été trop naïf.

Long time ago.
Harley avait toujours eu ce chic pour lui balancer des phrases pseudo romantiques qui le faisait sourire. C'était ça qu'il aimait tant chez lui. Être capable de passer du garçon complètement incontrôlable à celui avec qui il passait des moments de tendresse totalement inattendus. Alors évidement, quand il l'entendit, il poussa un petit soupire de contentement et esquissa un sourire. Qu'il le veuille ou non, il adorait faire partis du centre de son monde. Il roula sur le côté pour glisser une main sur sa joue et se lover contre son torse. Contre rien au monde - il le savait – il n'échangerait ces moments à avec Harley. Petit à petit et sans qu'il ne s'en rende compte ils étaient devenus essentiels pour lui. Il lui suffisait d'une journée sans le voir pour qu'il se sente en manque ou d'une seule petite crise entre eux pour qu'il soit mal. « Oh Harley... » Il lui déposa un baiser dans le creux du coup avant de se pencher au dessus de son visage. « Regarde moi, Harley. » Parfois il avait envie de lui raconter des trucs comme ça aussi. Qu'il n'avait jamais été aussi heureux qu'avec lui. Qu'il n'avait jamais ressentis d'émotion aussi forte qu'avec lui. Mais il n'avait jamais été doué pour faire de belles phrases. Tout passait par le regard et des gestes avec Varian. Il fallait le connaître pour deviner. De temps en temps il essayait de l'imaginer avec ses conquêtes passée. Combien de fois avait-il été jaloux sans raison à ce propos ? Combien de fois avait-il prié pour être mieux que toutes ces filles réunis ? C'était parce qu'il l'aimait, qu'il voulait être le meilleur, tout simplement. Harley était à lui, et à lui seul. Personne ne se mettrait en travers de leur chemin, jamais. Et à ce moment là, pour Varian, il n avait qu'Harley, son sourire, ses lèvres, ses mimiques, ses traces de coups un peu partout sur son corps et ces yeux bleus dont il était tombé fou amoureux.  
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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Dim 3 Sep - 0:00

dans le passé.
« Bordel mais t'en fais un boucan toi... » Harley venait d'entrouvrir la porte, complètement débraillé, pour découvrir son voisin écumant de rage sur le paillasson. Il l'observa avec un sourire suffisant en croisant les bras et s'appuya contre le cadran de la porte. Mais derrière ce sourire qu'il adorait adopter devant Standall, il se sentait vaciller. Quand il avait entendu parler de Kimi, l'évidence lui avait sauté aux yeux : c'était de sa faute. Son sourire se fit toujours un peu plus crispé à chaque mot de son aîné et pourtant… Pourtant ce ne pouvait pas être moi. J'embêtais Kimi, et j'y prenais du plaisir, mais c'était uniquement pour Varian, pour qu'il me voit, pour qu'il me parle. Lui et sa famille parfaite. Il pouvait bien écumer de rage là, sur le perron, au fond ce n'était qu'un salopard. Toujours à se croire mieux que moi, à m'insulter, à me prendre pour le dernier des branleurs. Toujours à… à… Harley leva une main et retint de justesse la gifle monumentale qu'il s'apprêtait à donner à son voisin. Il ferma les yeux pour inspirer profondément et faire refluer la colère qui l'avait envahi d'un seul coup. Jusque là, il se sentait coupable – culpabilité qu'il cachait derrière ses grands airs – mais l'évocation de sa mère… Il serra le poing, du plus fort qu'il put, jusqu'à sentir chacun de ses ongles se planter dans la paume de sa main. « Ne redis jamais ça, Standall. Jamais. Ou je te jure que... » Harley n'acheva pas sa phrase, les yeux toujours fermés. Une, deux, trois secondes et il les rouvrit quand il fut sûr de ses gestes. « C'est ça, chiale comme le débile que t'es. Casse-toi, fous-moi la paix avec ta dégénérée de frangine. » Il claqua la porte de l'appartement avec toute la violence dont il était capable, passant toute sa frustration et sa rage dans ce geste. Je rentrai dans ma chambre comme une furie pour renverser l'intégralité du contenu de mon bureau sur le sol, me prenant moi-même par surprise. C'était toujours comme ça : j'agissais avant de réfléchir, complètement dominé par ma colère. Je frappais, je détruisais, j'insultais… Mais ce n'était pas vraiment moi dans ces moments, toute ma raison disparaissait au profit de je ne savais quoi. Harley s'essuya les yeux d'un geste rageur, sans même comprendre d'où venait l'intense détresse qui vibrait en lui. Il s'assit sur son lit pour fixer les objets éparses sur le sol.

dans le présent.
Mignon. Harley regarda Eliza avec un soupçon de perplexité, ne sachant où voir l'aspect mignon de sa relation avec Varian. D'ailleurs, il n'y avait pas de relation. L'un et l'autre étaient forcés d'être là mais ils étaient deux étrangers aujourd'hui. Ils ne se connaissaient plus, ne savaient plus comment interagir sans que cela ne dérape. Peut-être que trop de temps s'était écoulé sans qu'ils se voient, ou peut-être que leurs parcours à la fois si différents et si semblables sur Terre les avaient éloigné. Mais s'il n'y avait plus de relation, pourquoi se sentait-il aussi fier en entendant les bravos de Varian dans son dos ? La brève expression perdue laissa la place au regard fixe et indescriptible qu'il affichait aujourd'hui. « Ah, tu veux parler de la dernière fois où je t'ai baisé. » C'était troublant. L'ancien Harley, celui de l'Arche, aurait pu répondre ça du tac au tac face à la provocation d'Eliza. Il aurait pu se montrer narquois, voire méchant, mais non, ses mots ne sonnaient que comme une constatation, le signe qu'effectivement, il voyait à quoi la jeune fille faisait allusion. C'était tout, il ne fallait pas chercher plus loin. L'Archéen ne lâcha pas pour autant la chevelure d'Eliza et ne bougea pas d'un poil. À moitié assis sur elle, je la regardais avec curiosité, détaillant son visage et son corps sans aucune gêne. De toute façon, la gêne, la provocation et tous ces autres trucs futiles, le Harley terrestre ne les percevait plus vraiment. Ou peut-être qu'il n'y faisait pas attention, je ne sais pas.

dans le passé...
« Eh bah bordel, tu as une bonne opinion de toi-même. On dirait une pute en train de perdre un client. » Le contenu de ses paroles fut adouci par un léger sourire puis il se détourna. Pas de si seulement j'avais su. Je ne pouvais pas savoir. Je ne pouvais pas imaginer que des années plus tard, elle finirait par vendre mon petit ami. Je ne pouvais pas non plus savoir qu'on finirait tous sur cette putain de Terre à errer comme des âmes en peine. JE ne pouvais pas imaginer qu'on se reverrait comme ça, dans une cruelle parodie d'une scène passée. Eliza, toujours pimpante, libre et pleine d'autonomie, et moi complètement défait. Je ne savais pas à ce moment-là que mon temps en tant qu'Harley Weise était déjà compté et que ce serait la faute de cette fille.

dans le présent.
« Personnellement, je pense que les maîtres seraient contents si on tuait une Archéenne. » Harley balança son avis en plein milieu, sans chercher à intervenir de manière intéressante dans la conversation. Varian se montra plus réactif dans sa réponse, avec davantage de détails, mais dans l'ensemble ils étaient d'accord. « Du coup, s'ils la veulent morte, on peut peut-être la découper comme le gibier ? Nei veut de la viande... » Harley lâcha d'une main les cheveux d'Eliza pour enfoncer un doigt entre les côtes de la jeune fille sans aucune douceur. « … c'en est. » Nei voulait son gibier mais Harley se savait quasi-incapable d'attraper quoi que ce soit. Ce qu'il tenait à pleine main pouvait faire une bonne alternative : il était à peu près certain qu'ils ne verraient pas la différence et peut-être que Nei serait fière elle aussi, comme Varian ? Harley l'espérait. J'étais tellement absorbé par ma réflexion que j'en oubliais de les écouter. J'étais quelque part dans ma tête, à chercher la solution la plus simple, et la réalité avait momentanément disparue. Il fallut que Varian prononce mon nom pour attirer de nouveau mon attention. Harley obéit machinalement et lâcha Eliza, sans pour autant cesser de l'écraser. Il regarda dans la même direction que les deux autres pour se pétrifier instantanément. Eliza pouvait se battre. Elle avait l'air prête à le faire et j'étais complètement enclin à la laisser faire. Je la libérai et la poussai vers le loup sans un mot. Harley la poussa sans ménagement vers l'animal. Si elle gagnait… Varian pourrait sans doute faire quelque chose pour l'empêcher de partir. Si elle perdait, Harley supposait qu'il pourrait toujours récupérer les restes pour Nei. Quelque part au fond de moi, j'espérais qu'elle n'y passerait pas. Une envie de sang était née en moi l'autre fois, allumée par les paroles de Varian. Harley pouvait toujours faire comme si de rien n'était et même s'en convaincre intimement… On savait très bien ce qu'on voulait : un coupable. Un responsable pour le quotidien, pour les brimades, pour les coups. Je voulais quelqu'un à blâmer pour ces jours qui se succédaient sans fin. Je voulais pouvoir punir quelqu'un, me dire : Voilà, Harley, ce n'est pas de ta faute tout ça. C'est de la sienne. Et qu'importe qui serait le sienne. Désormais, c'était Eliza. Elle était la fautive, l'âme à abattre. Harley avait peut-être renoncé à se battre ou à réfléchir mais ça s'empêcha pas une petite lueur de colère froide de naître en lui. Il toucha Varian à côté de lui dans l'étrange idée de se rassurer. Était-ce si bizarre que de vouloir me rassurer en te touchant Varian ? À une autre époque, dans un lointain passé, ça aurait été une évidence. Bien sûr à l'époque, je n'avais presque jamais peur. Je jouais les durs et les casse-cous, je me pensais invincible, intouchable. Mais ces fois où j'ai eu peur, tu as toujours été là pour me rassurer. Toujours. Toute ma vie. Et instinctivement, c'était toujours le cas aujourd'hui.

dans le passé.
Harley se raidit légèrement quand Varian se lova contre lui. Leur relation avait beau être sérieuse, il avait toujours aussi peur. Peur de le toucher, peur de le perdre, peur de lui, peur de tout. Il obéit à le demande de Varian et plongea son regard dans le sien. C'était toujours les mêmes craintes qui l'habitaient, toujours les mêmes. Peut-être que déjà, je savais ? Je savais que j'allais te perdre, que ça ne pourrait pas durer. Si je pouvais imaginer ce qui nous arriverait ? Non, bien sûr que non. Et pourtant...
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Eliza Johnson


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Lun 4 Sep - 22:25

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⊱ I STARTED A JOKE ⊰
HARLEY WEISE & VARIAN STANDALL

Eliza soutint le regard de Varian avec provocation. Elle l'avait bien souvent fait d'ailleurs. Même sur l'Arche, elle avait régulièrement ce petit air de défi qui illuminait son visage et semblait animer chacune des moindres parcelles de son corps. Jusqu'à ce qu'une nouvelle lui fasse -par miracle- déclencher une nouvelle réaction: la surprise. Alors ses maîtres comprenaient la fille qui avait tenté de la liguer à eux en la faisant devenir esclave ? Cette fille qui avait profité de sa vulnérabilité pour l'attaquer à la sortie de la navette. Son regard noir reprit bien vite le dessus et son air de provocation aussi. Sa douce carapace qu'elle n'avait cessé de se construire au long des années.

« Tu te fous de ma gueule, là ? Tu penses réellement que les gens de ton peuple vont vous applaudir d'avoir tué une camelotienne ? Vous qui êtes censés faire leur ménage, leur cuisine, leurs corvées insoutenables ? Vous pensez réellement qu'ils accepteront d'avoir un meurtrier sous leur toit ? Qu'ils se sentiront en confiance ? Ils vous feront exécuter. C'est ce que j'aurai fais si j'étais à leur place. Mais tentes donc, vas-y, on se retrouvera en enfer. »

Elle arqua un sourcil en regardant Varian. Si il n'était pas stupide, il saurait qu'elle avait raison. Et ce n'était d'ailleurs pas la dernière fois qu'elle tentait de le résonner. Pour le meilleur comme pour le pire.


In the past...
Eliza sentait que le vent allait bientôt tourné. C'était une sensation qui lui tiraillait les entrailles jusqu'au plus profond de son être. Une peur qui l'animait sans cesse. Elle avait besoin de voir Varian. Au plus vite. Alors, à la débauche du travail, elle se rendit vers son lieu de fréquentation habituel. Peur au ventre. Elle savait qu'elle risquait de ne pas peser ses mots, de se faire envoyer bouler. Mais elle devait le faire. Pour sa bonne conscience.

Quelle fut son soulagement quand elle le trouva enfin. Du moins, malgré la peur au ventre. Elle exerça une légère pression sur son épaule en l'interpellant pour attirer son attention. Il se retourna et lui annonça qu'il n'était pas en service. Bien-sûr qu'elle s'en doutait. Elle passa son bras autour du sien et se mit à marcher tranquillement, comme deux vieux amis ou autre qui discutaient ensemble. Histoire de ne pas attirer l'attention.

« Je ne suis pas venue pour passer commande. » Elle inspira doucement et se pinça l'arrête du nez, fermant les yeux, avant de le regarder de nouveau. Elle s'était stoppée dans un coin moins peuplé pour discuter avec lui. « Je viens te demander d'arrêter tes affaires. La garde a plusieurs pistes. Ils interrogent ici et là. Menacent, parfois. Et ce serait dommage qu'un bel homme comme toi termine à la dérive, n'est-ce pas ? » Elle l'observa en arquant un sourcil, un léger sourire en coin, à la fois crispée et ironique. Comme pour rendre la situation plus légère. « Ne loupes pas cette chance, Standall. C'est maintenant ou jamais. »


A long time ago...

Eliza ne put s'empêcher de rire au commentaire -pourtant déplacé- de Harley. Son petit sourire suffisait à annoncer la couleur de cette déclaration et la rendait plus légère. Et il l'avait vu assez de fois pour savoir que ce genre de commentaires lui passaient totalement au dessus. Alors, après avoir enfilé son tee-shirt, elle se rallongea sur le ventre et embrassa doucement ses lèvres en arpentant un sourire joueur.

« Penses ce que tu veux, Harley. Mais je sais que tu me regretteras. »

Elle lui offrit un clin d'oeil amusé, qui montrait qu'elle faisait de l'auto-dérision; rien de bien sérieux dans ses propos. Alors, elle se redressa et se tourna vers lui, la main sur la poignée de la porte.

« Mais dis-moi -vu que nous nous voyons pour la "dernière fois"-, je pense que tu peux enfin m'accorder le droit de savoir pourquoi un homme comme toi ne souhaite pas se poser avec une femme, non ? »

Elle fit une légère moue, comme-ci celle-ci allait le faire changer d'avis. Sait-on jamais. Si Harley avait bien appris une chose avec elle, c'est qu'Eliza était une femme de parole et qu'un secret, elle ne le répétait pas. Ou presque... C'est ce qu'elle sera bien obligée de faire quelques mois plus tard pour éviter à son père de partir à la dérive. Chacun sauve ses fesses, n'est-ce pas comme ça que le monde fonctionne au final ?


Now...

En moins de temps qu'il n'en aurait fallu pour le dire, Eliza se retrouva debout, pousser vers le loup. Et plus la bête avançait et plus son gabarie se discerna. Nom d'un chien, son petit couteau ne suffirait pas. Cette bête faisait pratiquement leur taille ! Elle se retourna vers les deux anciens Archéens et lança un simple mot.

« Courez ! »

Si il y avait bien un truc qui pouvait stopper le loup, c'était son carquois de flèches et son arc. Mais elle l'avait fait tombé lors de sa course poursuite avec les deux garçons. Et si ils ne se bougeaient pas les fesses, ils devront affronter la bête à mains nues. Alors, elle les empoigna par les avant-bras en se mettant à courir. Quels imbéciles de ne pas avoir pris d'armes ! En pleine course, elle attrapa son arc au sol, puis ses flèches. Mais quand elle se retourna, la bête sauta littéralement sur Varian. L'adrénaline commençait à monter en elle. Son visage se tourna vers celui d'Harley, sa poitrine se gonflant et se dégonflant rapidement.

« Montes à l'arbre derrière toi, Harley ! »

Elle n'avait aucune idée de si il savait se battre, mais quitte à avoir une autre potentielle victime sur les bras, elle préférait lui conseiller la meilleure des choses à faire. Pendant ce temps, elle fit sans doute l'une des choses les plus risquées à faire: provoquer le loup qui succombait son ancien dealer.

« Hé, crétin ! »

L'animal tourna la tête et montra les crocs à Eliza. Alors qu'elle attrapa une flèche, bloqua sa respiration, et tira droit dans son oeil. Le loup poussa un hurlement et s'approcha d'elle en grognant et montrant les crocs. Varian était peut-être hors d'état de nuire pour le moment, mais tout n'était qu'une question de temps. Elle tira une seconde flèche, puis une troisième, mais l'animal ne fit que s'enrager un peu plus alors que les yeux d'Eliza grossirent légèrement de peur de finir en morceaux dans son ventre.

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Varian Standall


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Mar 5 Sep - 12:12

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ELIZA HARLEY VARIAN
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« Avant que quoi, hein ? Bah vas-y, colle m'en une, t'en rêve pauvre con ! » La porte claqua après une énième insulte et Varian y flanqua à nouveau toute une série de coups de pieds. Ce fut son beau-père qui le stoppa, d'une main rassurante sur l'épaule. Il le tira vers leur appartement, juste en face, tentant de radoucir son fils. « Putain mais... merde ! C'est de sa faute ! » « Varian... » Son père n'avait jamais eu la même opinion du connard d'en face comme lui ou sa mère. Il avait toujours au cet air impassible devant lui, c'était presque frustrant de le voir aussi neutre face à un tel connard. Pourtant c'était sa fille qu'il embêtait joyeusement. Et à cause de lui qu'elle était dans cet état. « Varian, rentrons, s'il te plaît. » Il le dégagea d'un geste brusque avant de s'enfoncer dans leur petite habitation. Sa mère comprendrait, elle. Après tout, sa mère comprenait toujours quand il s'agissait d'Harley.

Aujourd'hui.
Tu te fous de ma gueule, là ? Tu penses réellement que les gens de ton peuple vont vous applaudir d'avoir tué une camelotienne ? Vous qui êtes censés faire leur ménage, leur cuisine, leurs corvées insoutenables ? Vous pensez réellement qu'ils accepteront d'avoir un meurtrier sous leur toit ? Qu'ils se sentiront en confiance ? Ils vous feront exécuter. C'est ce que j'aurai fais si j'étais à leur place. Mais tentes donc, vas-y, on se retrouvera en enfer.  Tu l'avais bien compris, toi et elle n'auraient jamais la même manière de penser. C'était un fait, vous étiez sans doute beaucoup trop différents tous les deux. Elle te prenait pour un con, et tu avais horreur de ça. Mais répliquer ne servirais à rien après tout, elle était persuadé d'avoir raison, toi aussi alors tout ça n'allait vous mener à rien. Pour ta part tu n'avais pas été embauché pour faire la cuisine. Ça, c'était ta mère qui le faisait. Le ménage, oui, mais tas tâche principale était d'avantage l'aide à la chasse, à la cueillette et garder les enfants ainsi que leur apprendre ta langue. Mais ça, elle ne le saurait jamais. À présent tu n'attendais qu'une chose : qu'elle comprenne que les gens d'Azgeda haïssaient les gens du ciel comme eux. Qu'un crève n'allait pas leur changer la vie. Et tu savais par dessus tout que tu ramenais Eliza à sa Aya, elle lui serait reconnaissante. Et peut-être même qu'elle t'offrirait un beau sourire, pour une fois.

La découper comme du gibier. Bon sang mais qu'es-ce qui pouvait bien passer par la tête d'Harley ? Jamais son Harley, l'ancien, le vieux, la version génial d'Harley, n'aurait pu penser une telle chose. Et pourtant aujourd'hui il avait l'air très sûr de lui en balançant des idées aussi farfelues. Et convaincu qu'elles étaient les meilleures options qui s'offraient à eux aussi. Quand son regard croisa celui du loup il lâcha Eliza avant de la pousser vers la bête. Voilà, avec un peu de chance, le loup allait favoriser la jeune femme. Après tout, elle était l'air plus menaçante qu'eux deux réunis. Il sentit Harley s'assurer de sa présence à ses côtés et pour une fois il ne fit rien pour le dégager.

« Bah vas-y super-Eliza, sort nous de là ! »

Mais non. Elle les attrapa par les avant bras – tous les deux – et les tira en avant. Malheureuse ! On ne fuyait pas devant une bête ! Rester immobile était bien mieux ! Ils firent quelques foulées, mais comme on devait s'y attendre, la bête ne resta pas en place et ce fut lui qu'elle désigna comme son repas du jour.

long time ago.
Était-elle en train de le menacer ? Non, ces paroles sonnaient d'avantage comme une mise en garde. Il acquiesça en silence. Non, il n'arrêterait pas ses activités, sa famille en avait bien trop besoin et puis merde, c'était son jeu à lui. Il s'amusait en faisant tout ça. Il n'allait pas arrêter. Mais il acceptait de baisser le rythme, pourquoi pas. En attendant que les choses se tassent. « Merci de m'avoir mis en garde, Eliza. » C'était la moindre des choses que de la remercier pour ce qu'elle venait de faire pour lui. Après tout elle bossait pour la garde, elle se mettait en danger en faisant tout ça. Alors oui, pour une fois, il accepta de lui sourire gentiment et de se sentir un poil reconnaissant. « Tient Varian, je ne connaissais pas cette jeune femme... » Il regarda Eliza s'éloigner et se tourna vers la nouvelle venue qui n'était nul autre que sa mère, tout sourire. « C'est Eliza. » Elle arqua un sourcil, visiblement désireuse d'en savoir plus. Et il connaissait ce sourire et ce regard mieux que personne. Après tout, il avait les mêmes expressions qu'elle. « Juste une connaissance. » « C'est ce qu'on dit, c'est ce qu'on dit... » Elle lui tapota l'épaule et Varian soupira. Ah ça, elle pouvait toujours rêver. Si seulement elle savait. Mais sa mère s'entêter à penser que son fils avait une liaison bien planqué avec une fille de l'Arche. Se faire des films l'aidait à mieux dormir la nuit et à ne pas imaginer le pire.

Aujourd'hui.
Pourquoi lui ? C'était sans doute sa malchance qui l'accompagnait. Ou alors une punition divine, s'il y avait un dieu quelque part en ce bas monde. Elle entendit Eliza gueuler quelque chose à Harley mais à vrai dire Varian était trop effrayé pour répliquer et faire quoi que se soit. Se battre il ne savait pas, enfin, un peu si, il avait les bases. Mais contre un loup affamé ? Non. Oh Eliza, je te hais. Je te hais. Je te hais. Son premier réflexe fut de se protéger le visage. Au diable le reste. Un coup de griffes, puis deux sur ces mains déjà brûlés. Tu vas mourir, tu vas mourir. Tu vas mourir sous ses yeux à elle. Et sous ses yeux à lui. Varian hurlait, Varian tentait de se débattre, mais en vain. Lui qui avait réussit à éviter ce genre d'accident en trois longues années. À présent il avait les mains et les avants bras en sang, il le sentait sous son habit, les crocs du loup avait déchiqueté tout ce qu'il l'empêchait d'atteindre sa chaire, et il ne se contentait plus que de retenir de nouveaux hurlements. Stop stop stop. Que tout ça s'arrête, pitié. Stop. Je te hais Eliza. Je te hais je te hais. Le loup chopa un pan de son habit avant de le lui arracher et il cessa tout bonnement de se débattre. Il se roula en boule, les yeux exorbités tandis que la jeune femme décocha une flèche en direction de l'animal.

Long time ago.
« Dis voisin, j'ai une question pour toi. » Ça faisait un mois. Un mois que tout avait commencé entre eux. Ou plutôt, que Harley et Varian avait pris un nouveau départ, qu'il avait arrêté de le haïr comme jamais. C'était une relation étrange. La plus longue qu'il n'ai jamais eu aussi. Il fallait dire qu'il n'avait jamais vraiment cherché à sortir avec des gens Varian. Encore moins avec des mecs. Lui qui n'avait toujours juré que par des blondes, parce qu'elles étaient son pêché mignon. Se voir comme ça, en secret, se parler en secret, feindre de ne pas s'apprécier en dehors de leur cabines/chambres respectives... Varian attrapa son livre de chevet posé à côté de son oreiller. C'était plus fort que lui, quand il était gêné il avait besoin de triturer quelque chose. « Quand est-ce que tu as su pour ton... hum. Ton attirance pour les mecs ? »

Aujourd'hui.
T'avais piqué un fard à ce moment Varian, tu t'en souviens ? T'étais rouge comme une tomate, parce que c'était pas le genre de situation que tu t'imaginais vivre un jour avec Harley Weiss. Mais t'étais un garçon curieux qui avait besoin de savoir. Pourquoi st-ce que tu pensais à ce moment là précis, hein ? Pourquoi ? était-ce parce qu'un loup venait de te donner un violent coup de griffes à la clavicule ? Si oui, tu pouvais remercier les vêtements moisis qu'Aya t'avais donné, ils t'avaient épargner d'y passer du premier coup.

Le loup hurla. Eliza avait du viser un coin sensible. Mais ça Varian était bien trop occupé à gémir et à se tortiller par terre pour s'en rendre compte. Elle décocha plusieurs autre flèche, excitant la bête qui lâcha alors un long hurlement. Il appelait ces congénères. Bon sang mais quelle cruche. Le loup n'était pas un animal solitaire. Et maintenant qu'il avait trouvé à manger... Barre toi Harley. Barre toi tout de suite s'il te plaît. Voilà ce qu'il avait envie de hurler, si seulement il n'y avait pas tout ce sang dans sa bouche. Grimpe dans un arbre, fait quelque chose mais ne reste pas planté là. Barre toi. Il avait une chance de s'en sortir avant que les autres ne rapplique, après tout, Eliza faisait elle aussi une cible parfaite.  
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Harley Weise


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Mar 5 Sep - 23:02

dans le passé.
« Harley, tout va bien ? » Jan Weise venait d'entrouvrir la porte de la chambre de son fils pour le trouver en train de faire les cent pas, toujours écumant de rage. La raison poussait le père à faire demi-tour, à ne pas le questionner davantage et juste fuir l'ambiance orageuse de l'appartement. Mais ça aurait été lâche, faible. Un père fuyant devant son fils ? Jan ne voulait pas devenir comme ça. Oui parfois, il avait peur de son garçon. Parfois devant Harley, il esquissait un pas en arrière pour le regretter immédiatement. « Si ça va ? Fais pas genre, t'as très bien entendu ce que ce connard de Standall vient de hurler sur le perron ! » Harley eut un geste de colère qu'il réprima difficilement. « Calme-toi Harley, ça ne sert à rien de... » « Arrête ! Arrête de… D'être si… Arrête de l'aimer. » Touché. Harley m'avait touché en plein cœur avec ça. Les autres, les gens, les voisins… Ils le prenaient pour un simplet complètement violent, à l'image de sa mère. Ils se disaient qu'il ne savait faire que ça : frapper sans réfléchir, sans chercher à refréner ses pulsions de violence. Moi, Jan Weise, je savais que mon fils était d'une grande clairvoyance quand il s'agissait de percer à jour les autres. Quelque part, il avait raison, et j'en avais honte. J'avais honte de me dire de temps à autre que tout aurait été plus facile avec un garçon tranquille comme Varian. Je ne le connaissais qu'à travers les récits de ses parents mais c'était déjà assez. Quels récits avais-je à raconter à propos d'Harley ? Aucun. D'une part parce que les autres ne voulaient pas entendre parler de lui, et ensuite parce que ce n'était pas tellement glorieux. Mais une fois de plus, le cœur en miette, je fis mon devoir de père avec vaillance. Malgré l'inquiétude qui l'étreignait – Jan n'était jamais réellement sûr qu'Harley ne lèverait pas la main sur lui – il traversa la pièce pour intercepter son fils et le serrer contre lui. « Ce n'est pas de ta faute pour Kimi… Mais ça l'est pour tout le reste. »

dans le présent.
« Si je te tue, Nei applaudira. » La constatation, encore. Même si personne ne l'écoutait balancer es phrases totalement aléatoires, Harley suivait la conversation avec grande assiduité. « Et si Varian te tue, je suis sûr que Nei et Aya applaudiront ensemble. Elles s'aiment bien tu sais. » Non, on en avait rien à foutre qu'elles s'apprécient en cet instant mais ça lui avait paru important de le préciser. « Et Nei serait contente si je tuais quelqu'un comme moi… Azgeda aussi. » L'ancien Archéen faisait mention à sa première propriétaire, celle du début, celle qui avait fait de lui une bonne personne. Sa mère terrestre en quelque sorte. Ce dernier point était vrai : Azgeda serait terriblement fière de moi si je venais à tuer quelqu'un de l'Arche. Ce serait comme… Comme l'accomplissement de quelque chose. Mon cœur se gonfla d'espoir à cette idée et j'attrapais mon couteau de chasse dans la poche de mon vieux manteau complètement élimé.

dans le passé.
Harley laissa échapper un rire moqueur à la dernière question d'Eliza. « Sérieusement Eliza, j'ai même pas dépassé les vingt ans donc comment dire… Je m'en branle complet de trouver une nana pour une relation sérieuse. C'est plus marrant de se la jouer buffet à volonté et d'en choisir une différente chaque soir. » En vérité, il se sentait plutôt mal à l'aise derrière ses phrases pleines d'assurance. Il s'en fichait réellement d'avoir une copine ou non, ça ne régissait pas sa vie et il ne voulait pas s'emprisonner dans une relation longue. Sans compter que des filles voulant sortir avec Harley Weise, il y en avait à la pelle mais pas pour de bonnes raisons. C'était un romantique dans l'âme Harley, le genre de gars qui croyait en l'amour et en de belles choses. Il aimait les belles phrases et les belles amitiés des romans, et les jolies attentions clichées des films. Il voulait quelqu'un qui soit la pour lui, pour Harley, et non pas pour l'image que les gens se faisait de lui. Il eut une vague pensée complètement déplacée pour son voisin et se renfrogna. « Et toi, qu'est-ce que tu fous dans ma piaule ? T'es pas à la recherche du bel et grand amour non plus que je sache. » Je détestais cette conversation et les vraies questions qu'elle soulevait. Sans le savoir, Eliza mettait le doigt sur des interrogations sensibles et réelles. Pas sortir avec la même nana – ça je m'en foutais pour de vrai – mais pourquoi… Pourquoi. Pourquoi ces idées bizarres, pourquoi je devais me forcer à mater les filles, pourquoi Eliza ne m'attirait pas plus que ça... Pourquoi pourquoi pourquoi.

dans le présent.
En soit, Harley s'accordait à dire que l'idée d'Eliza était rudement bonne : courir. Ça il savait faire, courir. Se battre, il ne savait pas spécialement, même s'il avait dû s'y frotter à quelques reprises du temps où il vivait encore dans la grotte d'Azgeda, mais fuir et s'enfuir, il était plutôt doué. D'un autre côté, courir avec un prédateur dans le dos… Comment dire, c'était bien la chose stupide à faire. La chose que l'instinct poussait à faire mais qui relevait finalement du suicide. « Elle est bête ? » La question ne s'adressait à personne en particulier. Varian sembla penser la même chose quelques instants plus tôt. Et pendant que Harley restait planté sur place, à regarder d'un air effrayé la main d'Eliza se refermer sur son bras pour le traîner il ne savait où, le loup choisit finalement sa cible. Ça aurait pu être moi. Ou Eliza. N'importe qui, de toute façon c'était sans importance. Mais le loup choisit un autre sujet comme repas. Et pendant qu'Eliza me traînait stupidement je ne savais où, je me retournais.

dans le passé.
Sa première réaction fut de se mettre en colère. Il ne savait même pas pourquoi, seulement peut-être parce que la question le gênait, ou parce qu'il n'avait pas la réponse à ça. Enfin si, sans doute qu'il savait mais… Il ne l'avait jamais vraiment admis. « Je n'aime pas les mecs. Je t'aime toi, c'est tout. » C'était bien une phrase à la Harley ça : gentille, bien tournée, et qui ne répondait absolument pas à la question d'origine. Pourtant c'était vrai : il n'avait jamais eu d'attirance particulière pour un autre garçon. Ça avait toujours été Varian, et juste Varian. Varian la cible de sa colère, Varian celui qu'il aimait en secret, et puis Varian le centre de son univers. Varian, juste Varian. Les autres filles, les autres mecs… Il s'en fichait éperdument, et d'ailleurs il ne leur accordait même pas un regard. « Ça a toujours été toi. » C'était aussi bizarre que mignon ou effrayant. Et puis c'était vrai aussi. Oui c'était vrai Varian. Qu'on se déteste ou qu'on s'aime, avoue-le, il y a toujours eu un truc entre nous. Je n'y croyais pas le jour où tu m'as dit oui. Quand je t'avais embrassé pour la première fois, j'étais persuadé que tu me repousserais, voire que tu me frapperais. L'instant m'avait paru opportun mais qui sait… Mais non, tu avais répondu à ma proposition. Alors tu vois ? On était fait pour ressentir quelque chose de fort. Les autres… Tss, des pis-aller, juste de quoi se cacher. Harley fit mine de ne pas voir les joues rouges de Varian, même si son propre cœur battait à un rythme infernal.

dans le présent.
Harley se figea instantanément dans sa course pour regarder l'étrange spectacle qui s'offrait à lui. Varian! Son cœur rata un battement et il se sentit pâlir. Ses pensées déjà bizarres s'enraillèrent. Que… ? Sauver, sauver Varian. Il n'y avait que ça à faire mais son corps refusait d'obéir, entrant aussitôt en mode survie. Il devait faire quelque chose, ou ne rien faire, attaquer, blesser… Il avait son couteau de chasse à la main. Je crevais littéralement de peur, là, sur place. Rien n'était comme avant, rien n'avait de sens, pas la moindre logique pour m'aiguiller. Stupide Harley, tu devrais bien faire quelque chose, mais quoi. Les griffes labourèrent les mains déjà si abîmées de Varian… Mon cœur – ou le tien, Harley – se serra. Ses belles mains… Elles étaient si douces autrefois et aujourd'hui, elles ne portaient que les traces de la Terre. Cette stupide Terre qui te l'avait volé, qui vous avait détruit tous les deux… À moins que ce ne soit que moi ? Mais il fallait bien faire quelque chose. Tu aurais fait quelque chose autrefois. Toi. Moi. Nous. Nous, les Harley d'avant et d'aujourd'hui. Tu ne peux pas juste rester là à regarder si ? Si, tu peux. Tu en meurs d'envie. Pas moi. Moi je veux faire quelque chose pour Varian. Tu l'aimes, souviens-toi. Rappelle-toi Harley ! Rappelle-toi combien il pouvait compter pour toi. Varian. Dans un glapissement de terreur, Harley bouscula Eliza et son arc pour brandir son couteau et se lancer à l'assaut perdu d'avance de la bête. C'était aussi stupide que courageux et inattendu de voir ce type dégueulasse et maigre à faire peur bondir sur un loup énorme. Même l'animal parut perplexe l'espace d'un instant. C'est bien Harley. Maintenant tu vas payer pour ta bêtise et mourir, mais c'est bien. C'est tellement toi ça, se lancer à l'assaut du danger pour défendre quelque chose qui t'est cher… On n'en pense pas un mot, moi l'ancien et toi le nouveau, mais pourquoi pas. Il ne savait pas se battre, il ne savait pas toutes ces choses, mais il savait découper du gibier et il gardait toutes ses connaissances d'autrefois. Pourtant il sauta juste sur le loup comme un animal enragé en hurlant de toutes ses forces. Il finit par terre en l'espace de quelques secondes, sentant les griffes s'imprimer dans sa chair juste derrière son oreille. Pas profond, mais de quoi le faire crier de douleur. Varian ? Varian, étais-tu libre de bouger ? Je m'en branlais complètement maintenant que j'avais mal et peur. Te sauver n'avait plus d'importance… mais tu vois, je l'avais fait pour toi. Pourquoi, je ne sais pas, mais pour toi. Harley heurta le sol sur le dos, le choc lui vidant les poumons. Incapable de reprendre son souffle, il recula précipitamment jusqu'à se cogner contre Varian. Les poumons iradiant de douleur, il attrapa la veste complètement déchiqueté de son camarade, trébucha à moitié sur lui, puis entreprit de le traîner, puisant de la force dans sa folle panique. L'air revint en masse. « Viens, viens... Mais aller viens... » Le loup ne savait plus où donner de la tête entre eux deux, cible facile, et Eliza, celle qui lui causait tant de douleur. « Perdu mon couteau… Viens, viens... » Il le traîna sur un mètre avec difficulté et se laissa tomber assis. Il n'y arrivait pas. Mais je pouvais le laisser là et m'en aller… Mais cette idée était insoutenable et je préférais abdiquer. Les larmes aux yeux et les pupilles agrandies par la peur, il attrapa la main de Varian pour l'appuyer fort contre lui. Adieu, Terre.
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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Mer 27 Sep - 21:32

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❝ INTERVENTION MJ ❞

Qu'ils ont raison de se méfier de ce jeune loup ! Une bête encore dans la fleur de l'âge, qui n'en démord pas malgré ces blessures infligées. Bien au contraire.. Il faut dire aussi que cette joyeuse troupe est tombée nez à nez avec l'Alpha de cette meute, qui règne en maîtres des lieux et qui ne vont clairement pas en rester là. D'autant plus qu'il entend en écho à ses appels, ceux d'une vieille louve se cachant en retrait de là, silencieusement jusqu'alors. Rien ne lui a pourtant échappé de la fougue de cet Alpha, bien décidé à en découdre à la vue de cet assaut contre Harley. Elle aussi constitue une menace bien importante se sentant coincée, et s'il n'y avait qu'elle.. Accompagnée de son unique louveteau, elle est prête à le défendre tous crocs dehors. Rapidement, l'Alpha est rejoint par sa moitié, ainsi que par d'autres éléments de la meute qui ont ainsi une mission double : ne pas céder sur leur territoire, tout en permettant à cette femelle bien diminuée physiquement de rejoindre la sécurité de la meute, avec son jeune fils. Rapidement, il n'est plus le seul à avoir la force de se battre contre des intrus et de potentiels goûter pour toute la meute. Ce ne sont pas moins de cinq bêtes qui se tiennent, maintenant, face à ces trois jeunes gens égarés. Autant dire que s'ils décident de prendre la fuite, chacun sera chassé par les maîtres des lieux sans grand mal. Ils doivent pourtant réagir vite. Le blizzard typique de la région commence à fondre dans le paysage, amenant avec lui une froideur soudaine. Un ennemi de plus se dresse devant ces trois bipèdes, et un ennemi de taille. Avec de la chance, la meute préférera battre en retraite, dès la vieille louve sortie de son trou avec sa progéniture. Sinon, autant dire qu'entre loups affamés et météo capricieuse, rien n'est fait pour facilité leur fuite..



INSTRUCTIONS DU MJ :

  • Premier lancer [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] obligatoire pour le prochain à répondre, avec comme énoncé :

Entre 1 et 2 : Le blizzard devient incontrôlable, laissant les trois protagonistes dans une toute autre situation que l'assaut des loups, mais pas forcément plus favorable et simple à confronter.
Entre 3 et 4 : Les loups n'en démordent pas, et deviennent plus menaçants que jamais avec cet effet de meute.
Entre 5 et 6 : Les loups ne constituent plus la seule menace. Ils sont toujours là. Tous crocs dehors. Le blizzard, lui, devient de plus en plus dangereux.



HJ:
 
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Eliza Johnson


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Dim 1 Oct - 10:47

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⊱ I STARTED A JOKE ⊰
HARLEY WEISE & VARIAN STANDALL

A long time ago...
Eliza avait rencontré Harley lors de ses nombreuses escapades dans les couloirs. Et puis, ils avaient tout bonnement commencé à se parler, ou plutôt... Soyons honnête, ils ont directement flirté l'un avec l'autre. Un désir d'une nuit les avait animé et ils ne s'étaient pas fait prier pour le combler. Puis, de temps à autre, ils se recroisaient et remettaient cela au goût du jour. De quoi assoupir ses désirs sans se poser de questions après. Pile ce dont la jeune demoiselle avait besoin. Et puis, avouons-le, sur l'Arche les règles étaient assez strictes et parfois les gravir faisait du bien. De toute manière avec leurs nombreux moyens de contraceptions, pas de quoi s'inquiéter.

Non, ce qui capta son intérêt à ce moment-là, ce fut la question controversée de Harley. Elle fronça les sourcils un court instant avant de lâcher un rire. Elle ? Attendre le prince charmant ? Non, très peu pour la jeune demoiselle.

« Disons que pour ma part, la dernière chose que je veux, c'est de me retrouver coincée aussi jeune avec un mari et des enfants. Et puis l'amour s'est clairement surfait. Vu les lois de l'Arche autant attendre le bon, et surtout le plus tard possible, si on ne veut pas se retrouver coincée dans une vie que l'on n'a pas voulu. »


Elle haussa les épaules, même si au fond d'elle-même, elle était persuadée qu'il était du même avis qu'elle sur la question. Eliza finit de s'habiller et s'apprêta à le saluer si il ne ripostait pas sur sa réponse.


Now, in the earth...
Eliza s'apprêtait à encocher une nouvelle flèche, quand on la percuta de plein fouet et qu'elle percuta l'arbre derrière elle. Harley. Non, mais quel crétin. Il voulait jouer les héros, mais il n'allait faire que pimenté un peu plus la situation. Bingo... Il sauta même sur l'animal. Elle se demandait ce qu'il lui passait par la tête. Elle l'avait connu bien plus intelligent. Maintenant, il proclamait "oui" à tout ce que disait Varian et tentait même de le sauver, de jouer les héros pour lui. Il s'agissait d'une question qui demandait réflexion. Mais le temps n'était pas venu à cogiter sur ça, mais plutôt sur comment s'en sortir. De préférence, vivant et en un seul morceau.

Elle observa donc les environs et chercha un échappatoire. Pour eux trois. Ni plus, ni moins. Elle ne les laisserait pas tomber. Pas cette fois.


A long time ago...
Si Eliza s'attendait à l'arrivée de la mère de Varian ? Pas du tout. Mais elle dut avouer que la situation était plutôt comique et lui fit dégager un petit sourire. On aurait dit sa mère. Le genre de commentaire qu'elle aurait pu exactement faire si elle les avait surpris tous les deux. Elle se contenta donc de lâcher un "Bonjour, madame Standall", restant polie. Puis quand elle fut partie, elle regarda Varian, en arquant un sourcil amusé par la situation. Quand une idée lui traversa l'esprit.

« Dis-moi, la semaine prochaine, il y a une soirée organisée sur Walden. Ca te dirait d'y aller ensemble ? »

Eliza n'était pas d'une nature gênée. Si elle voulait demander quelque chose, elle le faisait; quitte à se prendre un "non" radical en pleine figure. Elle avait l'art de relativiser les problèmes qui lui arrivaient. Parfois même un peu trop. Mais de toute manière, qui ne tente rien n'a rien. Elle n'avait que très peu "d'amis" sur l'Arche. Alors autant proposer à Varian une telle sortie ? Il n'était pas mal et ce serait l'occasion de le rencontrer en dehors des affaires qui les relient.

Mais elle était loin de se douter qu'il serait enfermé bien avant cette soirée. Par sa faute et sa mégarde.


Now, in the earth.
Ils étaient encerclés de tous les côtés. Eliza observait cette meute et priait son bon Dieu -bien qu'elle ne soit pas le moins du monde croyante- de les épargner. Mais apparemment, il décida de leur réserver un tout autre destin: un blizzard. Quel ironie du sort ! Il en manquait que ça. Le brouillard se fit de plus en plus épais. Eliza mit ses mains devant son visage pour se protéger du vent, mais la force qu'il avait la déséquilibra et la fit tomber sur le sol.

Elle ne perdit pas une seconde pour se relever et s'approcher des deux garçons. Elle lui empoigna le bras et les aida à se relever à cause des coups qui les avaient blessé. Elle ne les laisserait pas refuser son aide. Eliza marcha vers le haut d'une falaise et regarda en bas. Une idée lui traversa l'esprit. Elle lâcha doucement les deux Camelotiens, de façon à être sûre qu'ils ne tombent pas, et retira de son sac à dos kaki une longue corde.

« Je sais que vous voulez me tuer, mais cette fois-ci faites-moi confiance. »


Le vent venait du nord, ce qui faisait que si ils descendaient en rappel le long de la falaise ils seraient protégés du vent. Plus bas, elle avait pu repérer une ouverture. Elle ne savait pas encore si il s'agissait simplement d'un creux dans le mur -qui dans tous les cas pourraient les protéger de la tempête de neige et des loups- ou bien si il s'agissait d'une grotte qui pourrait mener à des endroits surprenants -ou simplement à un cul de sac-. Mais il valait mieux tenter le coup.

Elle tendit la corde à Harley pour commencer. Il était blessé, mais au moins il pourrait rattraper Varian, qui descendra en second, si jamais il a une mauvaise réception à cause de sa cheville. Et enfin, elle descendrait en dernière. Elle était le moins blessée, alors elle pourrait protéger en haut si jamais il y a un problème.

« Je vais accrocher la corde à ce tronc d'arbres. Essaie de faire des petits sauts sur la falaise pour faciliter ta descente. Dès que tu es arrivé en bas et que tu es détaché, tires sur la corde et je la remonterai pour Varian. » Voyant son air pas forcément très consentant, elle pencha la tête sur le côté et le regarda. « Si je voulais vous tuer, j'aurai pu directement vous pousser de la colline. »

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Varian Standall


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Dim 1 Oct - 11:41

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I STARTED A JOKE
ELIZA HARLEY VARIAN
Tu devais te barrer bordel...
Avec elle. Vous deviez vous barrer.

Un goût amer et acide envahissait sa bouche et collait à son palais. Son propre sang sans doute. C'était infect, parfaitement infect. Il se souvenait qu'une fois, plus petit, il s'était cogné le visage sur un coin de table. Sa mère avait eu peur qu'il ne se déchire la lèvre. Il avait eut le même goût dans la bouche pendant des heures. Le même liquide rouge et poisseux avait dégouliné de ses lèvres à ce moment là. Sauf qu'à cette époque Varian devait avoir six ou sept ans. Quand il se cognait, sa mère était toujours là. Elle, l'infirmière, toujours aux petits soins pour son fils prodige. Il se souvenait de son visage paniqué quand elle lui avait agrippé le menton pour lui nettoyer les lèvres avec du coton. Elle lui avait donné du sirop à la fraise, parce qu'il en réclamait toujours. Et dans sa tête, tout était allé mieux. Plus de sang, plus de goût de fer dans la bouche. Sa mère le prenait dans ses bras. Sleep, pretty baby, while you wait so long, Living with a love that's not just make believe. Lonely nights,I see your candle glow. Et elle chantait sa chanson favorite, que Varian aimait tant, d'un groupe que ni elle ni lui n'avait connu mais dont elle était tombée amoureuse à l'adolescence. Les années 90, une époque qui intriguait Varian. Secret Love, une musique qui avait bercé son enfance et sa vie future. Elle lui passait une main dans ses cheveux encore blond de l'époque en souriant. Elle était toujours là pour son fils. Et où était-elle aujourd'hui sa mère, hein ? S'il avait eut assez de force, il aurait pu l’appeler. Mais non. Au lieu de ça, le mot « maman » restait coincé dans sa gorge, et Varian pleurait toute les larmes de son corps parce qu'Harley n'avait pas fuis comme il l'avait tant espéré.

Long time ago.
Eliza était restée là et Varian avait eu envie d'envoyer sa mère à l'autre bout de la navette. Il avait horreur de quand elle se mêlait de ces histoires personnelles. Elles ne regardaient que lui, et lui seule. Oh et puis, si elle savait. Elle se pendrait quelque part dans sa cellule. C'était pour ça qu'elle ne devait pas savoir. La question d'Eliza le prit totalement au dépourvus. Une soirée ? Lui ? avec elle ? C'était peut-être le moment d'élargir encore plus sa clientèle tient. Ouais. Mais il fallait qu'il y réfléchisse. « Heu... Tu me laisse la journée pour y réfléchir ? » Oui parce qu'il n'avait pas de réponse à lui donner tout de suite, et qu'il voulait d'abord en parler à Harley. C'était tout con, mais il s sentait comme obligé d'en toucher un mot à son copain. Eliza faisait partis de la garde, ce n'était pas rien, c'était une sacré couverture mais... Sans trop savoir pourquoi il se sentait gêné.

Aujourd'hui.
Il sentait quelqu'un (Harley) le traîner, mais pas sur plus d'un mètre. Si ses yeux étaient mis clos et que ses oreilles bourdonnaient, il s'imaginaient aisément que lui aussi avait été griffé, mordu par la loup. Et Eliza ? Avait-elle était attaqué elle aussi ? Elle avait une meilleure arme. Elle pouvait s'en sortir. Quoi que, elle était également blessé à la jambe. Malgré les bourdonnement la voix de l'autre esclave lui parvint alors même qu'il se laissait tomber lourdement au sol. Il était d'ailleurs amusant de constater que Varian, pourtant immense une fois debout sur ses deux grandes pattes qui lui servaient de jambes, n'avait jamais eu l'air aussi minuscule. Complètement recroquevillé, comme dans le ventre de sa mère, et sans doute ne ressemblant plus à grand chose sous ses habits déchirés et tâchés de sang. Il sentit son bras se soulever, sa main se coller contre un autre cœur battant. Harley.

Long time ago.
"Je n'aime pas les mecs. Je t'aime toi, c'est tout." Il haussa les épaules, le rouge s’effaçant progressivement de ses pommettes. Si cela pouvait le « rassurer » de penser ainsi. Le Varian con et buté de l'époque se fourra dans le crâne qu'Harley était peut-être juste pas à l'aise avec ce genre de question. Ça avait toujours été lui. Quelque part il se sentait flatté. Il aimait être le centre du monde des gens, se sentir aimé et important. Varian qui n'intéressait plus personne ne pouvait pas exister. « Je vois. » Des réponses courtes à la Varian qui cherchait ses mots pour continuer. Quoi que, continuer sur ce sujet n'était peut-être pas une bonne idée, peut-être une autre fois. Ses yeux parcoururent rapidement l'état de sa chambre (impeccable, on sentait que sa mère veillait au grain en ce qui concernait la propreté et le rangement du lieu) avant de se poser à nouveau sur son voisin. Il avait attrapé sa main sans vraiment s'en rendre compte – comme quoi certains gestes pouvaient devenir banal après quelques temps passé à se côtoyer – ces mêmes mains qui passaient un temps fou à frapper les gens dès qu'il s'énervait un peu trop. Rien à voir avec les siennes, de vraies mains de bébé. Varian ne se blessait plus depuis longtemps. Il avait toujours pris soin de rester impeccable. S'il avait des blessures, elles étaient bien planqués. « Sinon... » Il se laissa tomber sur ces genoux en soupirant. « Comment il roule ton business en ce moment ? », continua t-il en lui tapotant le torse (en espérant de pas tomber sur un de ces énièmes bleu). Ils parlaient peu affaire et pourtant, c'était une part importante de leur vie, à tout les deux. C'était un loisir pour Varian, du moins, les premières semaines. Puis il avait compris qu'il pouvait gagner gros. Pour lui, sa famille. « J'ai une nouvelle cliente, c'est marrant, elle fait partis de la garde. J'me dis que ça peut toujours servir, au cas où. » Après tout, on ne savait jamais de quoi l'avenir était fait. « En plus elle est pas moche, bien fichue, ça aide parfois. » Ça, c'était le côté trop commercial qui reprenait le dessus. Bah quoi, au fond, ce n'était pas totalement faux. Même si les gens s'amusaient à clamer le contraire, un canon de beauté serait toujours plus écouté que le laideron du coin.

Aujourd'hui.
Le reste de la meute avait fini par faire irruption. Ils allaient tous mourir, bouffé par des loups. C'était bien la dernière fin qu'il avait envisagé pour lui sur terre. Mais la météo avait décidé d'être capricieuse, et le destin de s'en mêler, une fois de plus. C'était peut-être un signe. Tu ne va pas crever ici, pas maintenant. La mort attendra, d'abord tu vas souffrir, semblait-il dire à Varian. Bien à ce moment là, il ne voyait pas comment il pouvait souffrir plus que ça. Le vent s'était mis à souffler si fort que Varian cru au début d'une tempête. Il serra la main d'Harley, comme si sa seule présence allait l'empêcher de s'envoler. C'était sans compter qu'Eliza, toujours debout, l'empoigna avec toute la force qu'il lui restait pour tenter de le redresser. Alors quoi, elle allait les porter tous les deux jusqu'à un abris plus sûr ? Ses jambes s'activèrent sans trop qu'il sache comment, mais le reste n'y était pas. Il trébuchait, aveuglé, épuisé. Lui faire confiance. Juste pour cette fois. Il ne pouvait pas. Il refusait de se sentir redevable envers cette fille. Mais Varian, t'es qu'un lâche, tu ne fais que profiter des occasions qui viennent à toi, rien de plus. Après, tu ne dois rien à personne. Les seules personnes à qui tu dois quelques chose sont ta famille et Harley, en quelque sorte. Il ne su pas comment ils étaient arrivés en haut d'une falaise (il n'y connaissait rien dans la géographie de cette partie de la forêt, il l'avouait) mais Eliza semblait sûre d'elle.

« Barre toi Eliza, amène Harley et barre toi. »

Il avait envie de rajouter qu'il n'était qu'un poids, mais sentit que ce n'était pas la peine de rajouter ce détail. Mais elle était lancée, bientôt elle dégaina une corde et Varian manqua de tourner de l’œil en imaginant la suite du plan. Ah, oui. Aurait-il oublié de préciser de les hauteurs et lui... ce n'était pas une franche histoire d'amour ? Il avait découvert ça sur terre, difficile après tout de savoir que vous aviez le vertige quand toute votre vie vous aviez flotté dans l'espace.

« Je... Je peux pas faire ça... »

1) Parce qu'il n'en avait pas la force. 2) Parce qu'il crevait de trouille (et de froid). Elle avait tendu la corde à Harley pour qu'il passe en premier et Varian poussa un gémissement de protestation. Il était blessé. Il n'y arriverait pas. Et hors de question de le perdre, il venait tout juste de le retrouver. Me laisse pas, pitié me laisse pas... Tu ne le sais pas mais je serais incapable de descendre. J'ai trop peur, ouais, je suis un putain de lâche et en plus, j'ai peur maintenant.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Sam 7 Oct - 23:48

dans le présent.
Les paupières fermées, Harley pressait l'une des mains ensanglantées de Varian contre sa joue, attendant l'instant final de sa vie. Un loup viendrait mettre un point sur son histoire, achevant l'épilogue dans le sang, mais de toute façon, chaque seconde de sa misérable existence n'avait été que ça : de la violence. Celle qu'on lui avait fait subir, et celle qui venait de lui. Et puis celle qu'il avait choisi de supporter pour vivre. Tu sais Varian, c'est de la faute d'Eliza si tu es ici sur Terre, dans cet enfer. Mais c'est de la mienne pour tout le reste. C'est moi qui t'ait invité dans ce stupide marché noir, c'est moi qui en est eu l'idée, moi qui ait pensé, un jour, que c'était une bonne idée. J'aurais fait n'importe quoi pour être avec toi tu sais. Et puis tu as dit oui, tu t'es impliqué et ça t'a tué. Tu sais ce que ça m'a fait quand on m'a dit que tu mourrai, envoyé dans l'espace ? Ça m'a tué aussi, encore un peu plus. Alors pardon, pardon Varian.

dans le passé.
Harley considéra Eliza quelques instants, le visage neutre. À vrai dire, il ne savait pas réellement quoi penser d'elle. Il ne savait pas pourquoi elle était là, dans son lit, ni ce qu'elle pensait de lui. En dehors de sa chatte, il ne connaissait rien d'elle, pas même ses rêves pour l'avenir. Pas franchement la définition même d'une relation intime.  « Ah ben tu vois, on est sur la même longueur d'onde finalement. » Enfin c'était elle qui avait commencé avec ses questions à la con aussi. Il croisa les bras sans cesser de la fixer. « Bon du coup, tu te casses maintenant ? J'voudrais pas que tu croises le paternel. Ça ferait des histoires, tout ça... » Il agita vaguement la main histoire d'illustrer la fin de sa phrase. Si tu ne croyais pas en l'amour, pourtant la quête de toute personne sensée, en quoi croyais-tu Eliza ? Qu'est-ce qui te faisait te lever le matin ? Qu'est-ce qu'il te donnait envie de vivre chaque journée ? Est-ce que les autres avaient ne serait-ce qu'un peu d'importe pour toi qui te cachait toujours derrière tes airs si sûrs de toi ?

dans le présent.
Une main lui attrapa le bras, le forçant à lâcher Varian et à abandonner la douce certitude de la mort. Voilà. Même pour cela on ne lui laissait plus le choix : s'il choisissait d'enfin abandonner, on lui en retirait le droit pour l'entraîner il ne savait où. La joue badigeonnée du sang de Varian, il trébucha derrière Eliza qui lui enserrait le poignée d'une main de fer. Où tu nous emmenais ? Pourquoi ? J'avais beau faire fonctionner mon cerveau à plein régime, je ne parvenais pas à trouver de logique dans tes gestes Eliza. Tu sais, je ne te veux pas morte. Je te veux… Je ne sais pas. Humiliée. Battue. Perdue. Oh oui, je veux te voir perdre tes sourires si pleins de certitude et ces airs suffisants que tu peux avoir. Attention Eliza, la chance tourne, même quand on a du courage. Moi aussi j'ai clamé la liberté, j'ai crié que jamais, jamais, je ne céderais. C'est de la connerie. Est-ce que tu es conne Eliza ? « V-Varian est blessé... » Il fallait qu'il le souligne, qu'il le dise à Eliza pendant qu'elle les entraînait dans le brouillard. « Il saigne t-tu sais ? » Il ne faisait même pas attention à lui-même, au sang qui continuait d'imbiber lentement le col de son manteau. Il ne répondit pas quand elle leur demanda de lui faire confiance.

dans le passé.
« Plutôt bien. » Harley songea au type qui venait pour des médicaments. Un illustre inconnu, certainement pas d'Arcadia, et qui venait d'entrer dans sa clientèle de manière insistante, par le biais d'un autre. Le jeune dealeur détestait quand sa clientèle se donnait la liberté de filer son nom à d'autres, comme ça. Alors peut-être que Harley était trop stressé ou trop vigilent, ou qu'il se faisait des idées mais… Il secoua la tête et se fendit d'un sourire forcé. « Quelques nouveaux clients. Faut croire que la vie doit pas être si rose que ça sur cette putain d'Arche, hein ? Ils ressentent tous le besoin de se bourrer de trucs pour vivre bien. » Non, il ne toucherait pas un mot de ses inquiétudes à Varian. Déjà parce qu'Harley se faisait continuellement du soucis et qu'il savait que ça frôlait parfois la paranoïa, ensuite parce qu'il ne voulait pas passer pour une flippette aux yeux de son copain. « Bien fichue, hein ? » Il ravala la légère amertume qui avait filtré dans sa voix pour se reprendre aussitôt. « T'as raison, c'est toujours pratique les jolis culs. Mais dans la garde, t'es sûr que… ? » À défaut d'essayer de ne pas s'inquiéter pour lui-même, il pouvait toujours reporter son angoisse sur Varian. Tu sais Varian, il y avait des soirs où je regrettais de t'avoir entraîné là-dedans. Ces soirs où l'inquiétude me rongeait de l'intérieur, je me pissais dessus à l'idée qu'il t'arrive quelque chose. Bien sûr j'avais peur pour moi mais je ne me faisais pas d'illusions quant à mon avenir. Mais toi ? Je te charriais souvent – d'accord avec une pointe d'envie – en te surnommant Monsieur Parfait mais tu aurais réellement eu un avenir dans ce rôle. J'avais peur pour toi parfois, même si je n'en disais rien et que je me la jouais sûr de moi. « Enfin ouais, j'imagine que si elle t'achète des trucs, elle doit pas forcément avoir envie que ça arrive aux oreilles de ses chefs... »

dans le présent.
« Non... » Harley porta lentement son regard de Varian à Eliza, sa supplique à mi-voix étant autant destinée à l'un qu'à l'autre. Non, il ne voulait pas laisser Varian derrière. Non, il ne voulait certainement pas descendre là en bas. Il voyait les vasques profondes d'une rivière au fond du gouffre. Il voyait l'eau noire tournoyer paresseusement. Il imaginait déjà la morsure de l'eau froide sur sa peau puis dans ses poumons. Un violent sentiment de panique le traversa. « Non non non non... » Le garçon regarda à droite et à gauche, cherchant une issue qui n'existait pas, tandis qu'il se sentait piégé par les consignes d'Eliza. « Je peux pas, je peux pas faire ça, j-je... » L'air lui manqua, l'arrêtant dans son monologue paniqué. Je regardai la corde qu'Eliza me tendait sans pouvoir me résoudre ne serait-ce qu'à y toucher. Je… Harley réprima une violente nausée et recula d'un pas, se retrouvant plaqué contre le torse de Varian. Harley sursauta en sentant le corps chaud de son ex-petit-ami et un tic nerveux lui tordit brièvement le coin des lèvres. Du gibier. Voilà ce qu'il était aujourd'hui. Un animal effrayé et blessé qui cherchait la moindre sortie de secours, même miraculeuse.

Le choix ne se posa plus réellement lorsque les silhouettes des loups émergèrent lentement de la brume, les babines retroussées sur leurs dents. On avait énervé les loups, ils nous le feraient payer. Harley gémit et comme s'il s'agissait d'un signal, le plus jeune des prédateurs s'élança en claquant des mâchoires. L'Archéen sursauta à nouveau puis sentit la bête les heurter de plein fouet, lui et par extension Varian derrière lui. L'instinct le poussa à se raccrocher à la première chose qui passer, à savoir la poitrine et les cheveux d'Eliza.

Frapper l'eau de la rivière, ce fut comme s'éclater à pleine vitesse sur le sol. Assommé, l'eau froide eut tôt fait de le  faire revenir à lui et il avala de l'eau. Puis il creva la surface, assez longtemps pour s'étrangler à moitié, avant de couler à nouveau. Il trouva une prise poisseuse, entrevit le jeune loup complètement disloqué sur l'un des quelques rochers qui affleuraient hors de l'eau. Je criai devant la boucherie qui s'étalait sous mes yeux et coulais de nouveau, agitant inutilement les mains, cherchant de l'air, tout, n'importe quoi. Je ne savais pas nager, j'avais peur de l'eau et de...
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Eliza Johnson


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Sam 14 Oct - 10:58

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⊱ I STARTED A JOKE ⊰
HARLEY WEISE & VARIAN STANDALL

A long time ago...
Eliza écouta la remarque lancée par Harley, avec son amabilité tout à fait naturelle. Elle leva les yeux au ciel -enfin cela était ironique quand on était dans l'espace-, l'air de sous-entendre plein de chose. Mais ce qu'elle ne se doutait pas à ce moment-là, c'est que Harley connaissait bien Varian et que cela ne ferait qu'évoluer par la suite. Sans doute que les choses auraient été bien différentes si elle l'avait su bien plus tôt. Si elle avait su son erreur prochaine... Beaucoup plus que différentes. Peut-être que cela aurait pu l'empêcher de ruiner, non pas une mais, deux vies. Deux vies humaines.
 
« Bonne soirée, Weise. »

Oui, Eliza appelait la plupart du temps les personnes qu'elle rencontrait par leur nom de famille. C'était une sorte de mise à distance. Comme-ci cela ne créait pas d'attachement sociale, comme-ci il existait un certain fossé entre eux. Rares étaient les personnes qui avaient la chance d'avoir leur nom sortant de la bouche d'Eliza. mais à la moindre petite erreur, ils pouvaient regagner leur nom de famille de base. Oui, les prénoms et les noms avaient un sens particulier aux yeux de la jolie brune. Comme-ci cela lui permettait de se protéger d'une menace invisible, d'une trahison, de la perte d'un proche... Mais cela ne fonctionnait pas à chaque fois. Pas quelques semaines plus tard avec l'arrestation de Varian.


Now, on the Ground
Leur stress commençait à empiéter sur Eliza qui faisait tout pour garder son calme. Elle tentait toujours d'afficher et de donner le meilleur d'elle-même. Mais elle était humaine et parfois, elle avait peur, comme tout le monde. Mais son père lui avait toujours appris de surmonter ses peurs. Il lui disait que si elle les laissait l'envahir, elle allait perdre contrôle et ne pas réussir à réfléchir correctement. Et il avait raison. Elle commençait à paniquer. Mais elle tentait du mieux possible de le cacher. Il ne manquerait que ça ! Trois jeunes adultes paniquant face à une meute de loups. De quoi s'en sortir indemne, c'était certain.

Mais en entendant les paroles de Varian, elle fronça les sourcils. Puis, il lui parut évident que le vide n'était pas le bonheur chez lui. Elle avait oublié cette possibilité-là. La possibilité que certains aient peur de la hauteur. Après tout, chacun avec ses propres démons. Alors Eliza tenta de le rassurer le plus rapidement possible. Même si rassurer n'était pas son "truc". Etant la plupart du temps seule, elle n'était pas réellement l'épaule sur laquelle on pouvait pleurer, celle qui donnait des conseils, qui était à surmonter les pires problèmes... Non. C'était un peu comme le Mur de Berlin qu'elle avait pu lire dans les livres d'Histoire. Elle séparait sa "vraie" personnalité de ce qu'elle laissait paraître. Et elle faisait de son mieux que pour cette facette d'elle ne décide pas de basculer de l'autre côté. Même si un jour cela risquait sans doute d'arriver. Après tout, le mur de Berlin a connu sa chute. La sienne arriverait sans doute prochainement.

« Ecoutes, je te promet que tout ira bien. On va... »

Ce fut assez ironique, vu qu'elle connut une chute, mais pas du tout celle dont elle pensait : elle chuta littéralement de la falaise. Sans qu'elle ne puisse rien y faire. Ce fut un peu comme ce qu'on racontait: sa vie défila devant ses yeux. Elle crut vraiment que tout était fini. Mais par chance, le blizzard avait camouflé une fleuve.

Mais l'atterrissage fut glacial. S'y attendant pas, Eliza remonta à la surface et se mit à tousser. Elle tenta de recracher l'eau qui avait dans ses poumons, mais ses respirations furent brutales. Ce ne fut qu'au bout d'une minute qu'elle réussit à tout rejeter, ayant un peu la tête qui tournait. Ses paupières voulurent se refermer, mais ce ne fut pas le moment. Pas encore.


In the past, on the Ark...
Eliza venait d'apprendre l'arrestation de Varian. Et autant le dire: elle n'avait pas quitté son compartiment. Pas même pour aller bosser. Elle venait d'envoyer un homme à la dérive, de pleine conscience. Mais les gardes étaient venus arrêter son père devant ses yeux pour avoir pris des médicaments pour son épaule. La jolie brune avait bien tenté de s'imposer en disant que c'était elle, mais ils lui avaient ri au nez, sachant très bien qu'elle était de la garde. Et les voyant menotter son père, elle avait paniqué et elle avait lâché les pires paroles qu'il soit possible de prononcer "Je connais celui qui a fait ça". Et autant dire que leurs comportements envers elle furent loin d'être sympathique. Presque violent pour qu'elle lâche son prénom. Mais si au début elle était prête à ne pas lâcher un mot, un des gardes prononça son prénom, "Varian", dans la liste de personne qu'il venait de lâcher en guettant une réaction de sa part. Et en voyant son regard changer, ils avaient compris directement à qui ils avaient affaire. L'un lui demanda comment il avait trouvé ce prénom, l'autre lui répondit qu'il l'avait déjà vu lui parler dans un couloir et qu'il avait toujours eu des soupçons sur lui, qu'il lui semblait étrange. Puis, ils rirent comme deux vieux amis et quittèrent le compartiment d'Eliza. Cela faisait deux jours qu'elle n'était pas sortie de son compartiment, culpabilisant de s'être fait avoir si facilement par ses propres collègues. Elle venait d'envoyer quelqu'un à la mort.


Now, on the Ground...
Son regard bascula vers la meute de loups qui les attendaient en haut, alors qu'Eliza secouait ses jambes et ses bras comme un petit chien qui nageait. Elle n'avait pas eu la chance d'avoir quelqu'un pour lui apprendre et avec la panique, elle n'arrivait pas à reproduire les gestes qu'on lui avait donné. Sa seule réaction fut de tendre sa main vers celle de Varian. Et voyant son visage, elle fronça les sourcils, grelottant de l'eau froide qui touchait sa peau.

« Pitié, tu sais très bien que ce n'est pas un geste d'affection. Prends ma main et celle d'Harley. On s'en sortira mieux pour regagner le rivage à trois que tout seul. »

Elle voulut crier à Harley qu'il était complètement imbécile, qu'il aurait pu les tuer. Mais le moment n'y était pas. Et si c'était pour avoir un chien d'attaque à côté quand elle dirait ses paroles, ce n'était pas la peine d'essayer. Elle avait bien compris que quoiqu'elle dise à l'un, l'autre s'arrangerait pour lui foutre une raclée. Ca en était touchant et pitoyable à la fin. Puisque c'est à cause de ça qu'ils avaient fini au fond de ce gouffre.

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Dernière édition par Eliza Johnson le Dim 15 Oct - 20:52, édité 1 fois
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Sam 14 Oct - 21:07

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ELIZA HARLEY VARIAN
Long time ago.
« T'en fais pas, je gère. Elle est sympa, et je pense qu'elle m'apprécie donc ça peut aller. » Ouais, Eliza était gentille, elle ressemblait un peu aux gens qui manquaient d'amis, Varian restait calme et poli avec elle depuis leur première rencontre. D'après ce qu'il avait compris elle faisait tout ça pour son père, affaire classé, il ne risquait rien du tout. « Soit pas jaloux, tu sais très bien que je préfère les blondes. » Non, il n'en savait peut-être rien, mais maintenant il savait. C'était un fantasme de gamin que Varian avait toujours gardé auprès de lui. Alors oui, Harley c'était l'exception. Mais Harley c'était un mec, c'était différent. Il ne ressemblait en rien aux filles avec qui Varian avait pu sortir ; petite, blonde, bien fichue et avec de beaux yeux bleus. Une fixette dites vous ? Juste une norme qu'il s'était imposé, au plus près des critique beauté d'un autre siècle. Après, il était arrivé et avait tout chamboulé, mais dans le bon sens.

Aujourd'hui.
« Harley non ! »

Tout était allé un peu trop vite pour lui. Les loups, le recul d'Harley, l'histoire de la corde, le loup qui leur sauta dessus et la chute dans l'eau. Ah ça, c'était bien la dernière chose dont il avait envie. La chute fut courte – beaucoup trop courte – et Varian s'écrasa de tout son long dans l'eau, claquant à la surface, s'éclatant le ventre au passage. Son souffle fut coupé après ce plat magistral et étrangement, les muscles qu'il ne sentait plus ou qui était encore trop douloureux pour bouger se retrouvèrent mis à contribution. La tête sous l'eau il se débattis quelques secondes pour émerger à nouveau, trempé, les cheveux lui tombant devant les yeux. Oh c'est pas vrai, c'est pas… Je sais pas nager. Enfin, il savait s'agiter pour ne pas couler, mais esquisser de beaux mouvements de brasse pour se sortir de là, c'était autre chose. Sur le coup il en avait presque oublié la présence des deux autres. Sa jambe frôla quelque chose de dur, et Varian s'y agrippa à l'aveugle. Ses doigts glissèrent à plusieurs reprises sur la roche et ce fut là qu'il les vit. Eliza, Harley qui hurlait que lui et les restes du jeune loup, qui flottait par ci par là. Oh putain…

« Eliza ! »

Il avait bien vu sa main tendue et il aurait été idiot de la refuser. Alors qu'il s'apprêtait à l'attraper son autre main, blessée, celle qui tenait le rocher, glissa. Il perdit le peu d'équilibre qu'il avait , avala une gorgée d'eau glaciale qui le fit se raidir d'effrois. Non pas à cause du froid qui était en train de le congeler littéralement, mais à cause de ce qui était rentré dans sa bouche. Un quelque chose de visqueux, avec un horrible goût de sang qui… Ce fut quand il compris que ce bout de viande appartenait au loup qui s'était éclaté sur les roches qu'il paniqua. Sa main frôla celle d'Eliza malgré toute sa bonne volonté pour l'attraper mais trop tard, la panique était là. Il flottait dans des restes d'animal. Tu étais en train de te noyer sans même t'en rendre compte. Tes jambes avaient cessé de s'agiter et tes bras… tes bras brassaient l'eau de plus en plus lentement. La vérité était que tu était en train de t'essouffler, que tes blessures n'aidaient pas, ni la vision d'horreur que tu avais là, juste sous tes tes yeux. Tu voyais Harley, tu voyais bien Eliza, tu avais voulu attraper sa main, mais l'eau était rentrée dans tes poumons, ta tête avait glissé sous la surface.

Long time ago.
Il avait refusé poliment l'invitation de la jeune femme, prétextant qu'il n'aimait pas les fêtes. Et ce n'était pas faux, il n'aimait pas les fêtes. La seule raison qui l'y poussait à s'y rendre une fois tous les trente-six du mois, c'était la pêche aux potentiels nouveaux clients. Et pourtant, ce soir, il avait mis les pieds dans une fête bondée. Harley n'était pas loin derrière, mais il avait pris soin de ne pas arriver en même temps que son petit ami. Et ce fut là qu'il la vit. Eliza. Et merde… Il avait chopé le bras d'Harley pour le traîner près d'un pseudo bar improvisé par l'organisateur. Si elle le voyait ici… Elle allait se faire des films, et se dire qu'il était un connard fini de lui avoir dis non pour finalement se traîner à la première fête venue. « Merde, j'viens de voir Eliza... » Harley savait tout de son invitation. « Je reste là quelques instants le temps que… que plus de monde arrive. » Et ainsi être noyé dans la foule. Trop tard, car la jeune femme l'avait sans doute déjà capté, c'était que sa grande taille n'arrangeait pas ses affaires.

Sur l'Arche, l'arrestation.
Kimi s'était lancée dans un grand débat sur les cosmétiques. Elle avait commencé à se maquiller depuis peu et son père n'était pas d'accord. Varian n'écoutait que d'une oreille, les yeux rivés sur son assiette peu remplie. Sa mère lui avait pris la main comme pour le dorloter un peu avant de lui demander à son tour comment c'était passé sa journée. « Oh, rien de palpitant, j'ai traîné... » « Varian, dis à papa que je suis jolie avec tout ça ! » « Tu es jolie au naturel Kimi... » Devant son air agacé il se reprit rapidement. « Mais tu es belle comme ça aussi. » Le sourire de sa sœur s'agrandit alors qu'elle tira gentiment la langue à son père qui leva les yeux au ciel. Il lui lança un regard l'air de dire "un peu de soutient, fils…" et Varian se sentit un peu mieux. Il ne savait même pas pourquoi il n'était pas à l'aise ce soir. C'était une soirée comme les autres après tout. Demain il bosserait un peu, il irait traîner voir Cara qui avait besoin de lui pour il ne savait trop quoi, il passerait faire un tour chez Harley… La routine quoi. « Monsieur et madame Standall ? » La porte de leur appartement s'était ouverte pour laisser apparaître deux gardes. « Varian Standall ? » « Oui ? » Il n'avait pas eu le temps de stresser. Ni même de s'étonner de les voir ici. Sur le coup, il s'était même demandé pourquoi la garde était venue faire irruption chez lui, en plein dîner. « Nous avons quelques questions à vous poser. » Sa mère avait lâché sa fourchette et son beau père avait posé la main sur la sienne, comme pour la calmer avant que la tempête n'explose. « Mon fils n'a rien fais de mal. » Elle s'était levée et Varian était resté là, assis à table. « Madame... » « Sortez de chez moi. » C'est pas vrai. Je dois être en train de rêver. Maintenant le stress était bien présent. Maintenant il commençait à se dire qu'il avait sérieusement déconné. Qu'il était fichu. « Madame nous... » « Non ! Mon fi... » « Maman, c'est bon, je vais répondre à leurs questions. C'est une erreur. » Il attrapa sa veste qu'il enfila à la va vite et déposa une bise sur la joue de sa mère. « Je suis vite de retour. » Kimi avait les larmes aux yeux et le clin d’œil qu'il lui lança la fit éclater en sanglot. Elle, elle savait. L'arrivée des gardes et les cris de sa mère avait du réveiller quelques voisins qui regardait à travers une fine ouverture de porte Varian sortir de chez lui. Il essayait de garder un air impassible, zen, mais l'angoisse se lisait pleinement sur son visage. La dernière chose qu'il vit avant de tourner le dos à sa famille fut la porte de l'appartement des Weise s'ouvrir.


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EN RÉSUME.
(ça commence à être long alors je fais un p'tit résumé de mes actions ha ha)
- Dans le passé, poursuite discution Varian/Harley
- Poussé accidentellement par Harley, Varian tombe aussi à l'eau. Il tente d'attraper la main d'Eliza, mais après avoir avalé un bout de loup il fait une crise de panique et se noie.
- Dans le passé, il se rend à une fête avec Harley et croise Eliza. (petite précision il se déroule bien après qu'elle lui ai proposé de venir à Walden !)
- Arrestation Varian
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Sam 4 Nov - 0:11

Il émergea à nouveau, complètement gelé, et parvint à inspirer un peu d'air avant de boire la tasse. Et il coula encore. Et encore. J'avais voulu mourir une dizaine de minutes auparavant. J'avais tout abandonné à côté de Varian et j'avais fait la seule chose qui m'était encore permise : choisir l'heure de ma fin. J'avais fermé les yeux, sentant Varian sur ma joue, et j'avais été heureux : je n'avais pas fui. Je n'aimais pas sentir d'autres gens sur ma peau, mon coeur me donnait l'impression d'exploser d'anxiété… Pas cette fois. Je m'étais dit que c'était bon, qu'on mourrait ensemble dans un étrange coup du sort. Et puis Eliza m'avait arraché ce droit pour me jeter dans cette tempête violente. J'avais peur de l'eau, de la noyade, de toute ça. J'avais trouvé une mort sereine mais on m'avait forcé à vivre un peu plus pour trouver pire. Voilà. L'épilogue d'Harley Weise s'écrivait dans la terreur et la violence. Le corps engourdi, il laissa tomber.

dans le passé.
Sa bouche se tordit involontairement malgré le sourire forcé qu'il affichait. « Merde alors, je dois mettre une perruque blonde ce soir ? » Il regarda Varian avec sérieux… avant de laisser échapper un ricanement en s'imaginant au pieu avec une longue perruque jaune paille. « Plus sérieusement Standall, si je te trouve à embrasser une nana, je t'éclate. » Il ne plaisantait pas. Harley l'embrassa tendrement en se mettant sur la pointe des pieds pour effacer le peu de centimètres manquants.

dans le présent.
Harley s'étrangla et recracha de l'eau dans un bruit écœurant avant de se mettre à tousser. Allongé sur la berge, toujours à moitié dans l'eau, il n'avait absolument aucune idée de comment il s'était retrouvé ici et d'ailleurs, il n'y songeait même pas. J'avais froid, juste froid. Je ne pouvais pas contrôler les tremblements qui m'agitaient sans discontinuer, me donnant des airs d'un vieux atteint de Parkinson. Je recrachais encore de l'eau glacée et gémit face à la douleur qui irradiait dans ma poitrine. L'Archéen avisa Varian, juste à côté de lui, les yeux clos. « V-Var... » Nouvelle crise de toux humide mêlée d'un sanglot. « V-Varian ? » Pas de réponse. Dans un automatisme bien ancré par ses débuts d'études comme infirmier – qu'il n'avait jamais voulu devenir – il attrapa le poignet glacé de son ex-petit-ami et patienta une dizaine de seconde, leurs deux mains tremblant de manière ridicule. Deuxième automatisme, il essaya de le sauver. Les automatismes, c'était tout ce qui lui restait. Automatisme d'obéir, automatisme de lever un bras protecteur quand quelqu'un bougeait un peu trop vite à côté de lui, automatisme de chasse, de cueillette, de baisser les yeux, d'afficher des regards de chien battu, de baisser les yeux, d'attendre à genoux, de poser des questions stupides, de tout prendre au premier degré… Et puis les vieux réflexe d'un garçon ayant grandi dans le secteur médical de l'Arche, au milieu de gens habitués à sauver. Non pas que ça l'ait intéressé un jour mais ça laissait forcément sa trace. Ne pas paniquer, faire les bons gestes… Et puis paniquer ensuite. Tu es sûr que tu fais ce qu'il faut Harley ? Tu es sûr que toi, stupide toi, tu serais capable de l'aider ? Tu devrais peut-être laisser faire Eliza… Elle doit bien être dans les parages, même si tu ne l'as pas cherchée. Elle sait sans doute faire, c'était un soldat autrefois. Toi… Regarde-toi là, avec tes mains agitées de tremblements. Tu vois de gros points noirs dans ton champ de vision parce que t'es passé au bord de la noyade, ton cœur bat à t'en exploser la poitrine… Alors pourquoi tu t'agites ? Pourquoi tu laisses pas tomber ? T'y arriveras pas de toute façon. « Tais-toi ! » On le sait tous hein, t'es un minable, un soumis et un idiot. Tu fais comme si de rien était mais tu as bien vu les regards de Varian, non ? Il ne t'aime plus, il n'aurait absolument aucune envie de te toucher ou de te dire quelque chose de gentil. Il t'a frappé et tu as été puni. Sévèrement. Parce que Nei n'aime pas quand tu lui fais honte. Il renifla, prêt à fondre en larme, sans arrêter pour autant… jusqu'à ce que Varian fasse un bruit étrange, à mi-chemin entre la toux et l'évier qui se débouche. Harley recula de justesse pour éviter une gerbe d'eau. Le garçon ferma les yeux et serra ses genoux contre lui. Je ne me souvenais pas d'être sorti de l'eau. À un moment T, je m'étais noyé et Varian aussi, mais nous étions sur la berge. Et Eliza, où était Eliza ? S'il l'avait pu, il aurait rouvert les yeux mais un sifflement suraigu dans ses oreilles le poussa juste à les boucher en fermant plus encore les paupières.

dans le passé.
Harley termina son fond de verre et en pêcha un autre sur une table, sans être trop sûr de savoir s'il était déjà à quelqu'un ou non. « Santé, Weise ! » Il trinqua avec l'inconnu – ou peut-être qu'il le connaissait, tiens – avec un vague sourire sur les lèvres. Sans être soûl, il se sentait quand même sacrément libéré de toutes les tensions du quotidien. Prêt à braver les interdits ou à danser, je ne savais pas trop. J'avais bu juste assez pour sentir que mon équilibre n'était pas parfaitement au top mais peu importe : je n'avais plus cette boule de stress permanente dans le ventre. Je souriais à l'autre gars et lui criais santé en levant mon verre quand Varian apparut près de moi pour me traîner ailleurs. « Tiens Standall. » Bisou sur la joue puis sourire candide, il recula à quelques pas de Varian, juste au cas où… « Oh sa mère la pute, elle est où ? » Harley la repéra… et se sentit aussitôt agacé. « Rien à foutre, t'es avec moi. » Ok, ça c'était débile, c'était top-secret et blablabla, parce que voilà, ils ne s'assumaient pas. Dommage, il se sentait bien l'envie d'assumer là tout de suite. Il termina son verre et le posa à grand fracas sur le bar… pour en reprendre un autre. Sous le regard de Varian, il haussa les épaules pour se justifier. « J'suis stressé en ce moment, le paternel m'épie en permanence. » Il pointa le doigt vers Eliza, qui avait sans doute repéré Varian déjà. « Et puis au pire, tu lui dis hein. « Déso pas déso jolie dinde, j'avais pas envie de venir à cette fête avec toi. » Easy peasy. J'peux même lui dire si tu veux Standall. »

quelques temps après.
« Putain mais qu'est-ce que tu as encore fait ? » Jan Weise claqua la porte de l'appartement pour jaillir dans la chambre de son fils. Il envoya balader le livre qu'il lisait du revers de la main. « Harley, je te cause ! Je viens de voir des gardes arriver au moment où j'ouvrais la porte. T'as fait quoi encore ? Tu te rends compte qu'un jour, tu... » Il s'arrêta net en constatant l'air angoissé de son fils, qui n'avait pas bougé d'un poil. Et pourtant, personne ne vint frapper, personne n'entra en force dans l'appartement. Il ne s'était rien passé cette semaine. Enfin rien de particulier. Je ne m'étais accroché avec personne, aucun client n'avait fait de menace… La semaine lambda, stressante parce que j'étais stressé, mais sans rien de particulier. Je savais qu'un jour, tout irait de travers… mais pas maintenant. C'était trop tranquille, trop parfait. Peut-être que c'était d'ailleurs là le problème : tout était parfait et c'était ce pourquoi je devenais de plus en plus parano, me montrant angoissé même avec Varian. Et puis des cris s'élevèrent dans le couloir. Harley jaillit de son lit, bouscula son père sans un mot et rouvrit la porte qui donnait dehors… pour tomber sur des gardes en compagnie de Varian. « Il se passe quoi là ? » La question lui brûla les lèvres avant même qu'il réfléchisse tandis qu'il s'avança pour se planter devant l'un des gardes. « Rentre chez toi Weise. »
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Eliza Johnson


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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Sam 4 Nov - 14:16

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⊱ I STARTED A JOKE ⊰
HARLEY WEISE & VARIAN STANDALL

A long time ago...
Eliza avait reçu une réponse négative à son invitation pour la soirée. Mais elle ne lui en voulait pas. Après tout, il avait sans doute une vie à mener à côté de ses petites affaires. Mais pour sa part, elle n'allait pas s'en priver. Elle enfila une robe bleue marine. Elle était loin d'être faite avec de beaux tissus de soie comme auraient pu être fait les tenues des "privilégiés", mais elle était assez belle et confortable pour la jolie brune qui ne demandait pas plus. C'était l'avantage d'avoir une mère qui aimait coudre, même des tissus qui étaient loin d'être "rares". Mais on savait à quoi s'attendre quand on vivait à Walden. Et cette soirée était un privilège que la Johnson n'allait pas se refuser. Elle avait prévenu ses collègues qu'elle prenait sa soirée et son unique consigne fut de vérifier qu'il ne s'y passe rien d'illégal. On pouvait comprendre par cette simple phrase les lourds préjugés qui régnaient sur les habitants de Walden: commerces illégaux, violences, absence de règles... Alors qu'il n'y avait rien de tout cela. Enfin peut-être. Mais quand on observait bien, parfois ce sont les habitants de Phoenix qui venaient les voir pour être fourni. Et donc, ils ne valaient pas plus qu'eux. Quoi qu'il en soit, la jolie brune ne comptait dénoncer personne. Elle n'était pas en service ce soir et comptait en profiter.

A peine arrivée, elle se dirigea vers le bar et commanda une bière. Après tout, on commençait souvent une soirée par un simple verre afin de se mettre dans le bain. Mais ce qui attira le plus son attention, ce fut le mouvement à côté d'elle. Elle remarqua une grande silhouette cachée derrière quelques personnes. Et même si il lui avait menti, Eliza ne put s'empêcher de démontrer de l'amusement face à cette situation.

« Bonsoir, Standall. Tu ne dois pas voir grand chose, baissé comme ça. »

Elle arqua un sourcil dans sa direction, lui adressant un très léger sourire avant de lever son verre vers le sien et de s'en aller. Elle n'avait aucune envie de s'expliquer sur le "pourquoi" de son mensonge. Cela n'en valait pas la peine. Même si cela la vexait un peu qu'il ne lui ait pas avouer directement qu'il ne voulait pas venir avec elle. Elle l'aurait tout à fait compris. Elle se contenta donc de partir, sans faire d'histoire, un peu plus loin dans la salle, derrière eux.


Now, in the earth...
La jeune femme fut amochée par cette épreuve. Autant le dire. Quand elle réussit enfin à atteindre la berge. Autant le dire, elle ne savait comment elle avait fait pour s'en sortir de là, tout en attirant le corps de Varian. Mais très vite, elle lâcha son emprise sur lui et ne le retrouva plus. Mais, disons que le courant avait sans doute était avec eux, aujourd'hui. Elle se mit à tousser, allongée sur le ventre, recrachant l'eau qu'elle avait eu dans ses poumons. Ses cheveux trempées lui tombaient devant le visage, regroupés en fines mèches. Elle était frigorifiée. Mais au moment où elle murmura un "on s'en est sorti", elle remarqua que Varian n'avait toujours pas bougé à quelques dizaines de mètres d'elle.

« Putain, c'est pas vrai. »

Elle se redressa soudainement pour observer la scène et se mit soudainement à paniquer. Et si il ne se réveillait pas ? Mais la Johnson tenta de réfléchir. Si elle laissa place à la panique, ils allaient le perdre. Son regard croisa celui d'Harley plus loin. Il semblait avoir pris les choses en main. Et sa deuxième pensée fut de se dire que si elle ne le sortait pas de là au plus vite, Harley allait la tuer pour ne pas l'avoir aidé. Ou alors, il la tuerait pour l'avoir fait à sa place. A vrai dire, elle ne le comprenait toujours pas après toutes ces années. Dans tous les cas, il se trouverait une excuse pour lui en mettre une. Mais elle se contenta de suivre son instinct.

Elle se souvenait avoir vu ce geste réalisé après son arrivée. Des natifs de Trishana qui avaient aidé un Camelotien qui se noya pour sa première nage. Elle espérait que cela marche en voyant Harley l'effectuait avec brio. Elle espérait qu'il ne fasse pas de crises de panique, cette fois-ci. Parce que c'était la vie de Varian qui était en jeu. Même si c'était pour lui botter le derrière ou la tuer dans quelques semaines. Il était hors de question qu'il meurt d'une manière aussi futile.

C'est quand elle le vit revenir à lui qu'elle tomba sur les genoux un peu plus loin sur la rive. Un soupire de soulagement quitta ses lèvres alors que son visage semblait laisser l'inquiétude s'évaporer. Il était vivant. Mais elle ? Le serait-elle encore longtemps ? Son regard croisa celui de Varian, alors qu'Harley semblait occupé à s'inquiéter pour son ami -même si elle ignorait le sens de leur relation-. Eliza se contenta de lui faire un petit signe de tête avec un très -autant dire minuscule- sourire qui signifiait "contente que tu n'aies rien". Et sur ceux, elle empoigna son sac qui trainait un peu plus loin sur la berge et s'en alla dans la forêt. Autant le faire tant qu'ils se remettaient encore de leurs émotions. Elle n'avait aucune envie qu'ils mettent leur plan de départ à exécution. Alors elle décida de s'éclipser au moment où ils étaient ailleurs.

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MessageSujet: Re: i started a joke (harley&eliza) Dim 5 Nov - 17:35

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I STARTED A JOKE
ELIZA HARLEY VARIAN
Long time ago, dernière fête avant l'arrestation.
« T'as bu combien de verre... » marmonna t-il dans sa barbe. Il évita soigneusement de faire une remarque sur les injures adressés à Eliza et sur le baiser et haussa les épaules. D'accord, son père lui mettait la pression. C'était comme ça pour beaucoup, hélas. Et puis, on ne pouvait pas dire que Harley était le fils modèle pour qui les parents pouvaient dormir tranquilles sur leur deux oreilles. C'était même le contraire. Eliza fit une apparition express avant de se barrer sans rien dire de plus et Varian se tourna vers Harley. Voilà qui était utile comme caméo. « Je fais fuir les gens d'un seul regard. Je me sens presque vexé. » plaisanta t-il. « Tu vois ? À l'aise Blaise, on se détend. »

Aujourd'hui.
C'était comme pendant une nuit très agité. Il avait les yeux clos, mais il se sentait toujours vivant alors que... Varian, tu t'es noyé. Il avait sentit l'eau s'infiltrer dans ses poumons, lentement jusqu'à lui faire perdre conscience. Et là... c'était une sensation étrange. Il sentait l'air frais sur le bout de son nez, mais il était incapable d'ouvrir les yeux. Pourtant il en avait envie, ce n'était pas la motivation qui lui manquait. Il en fallait plus pour le tuer, il l'avait toujours dis. Quoi que aujourd'hui, l'attaque du loup puis de ces congénères et ensuite une chute de plusieurs mètres pour atterrir dans de l'eau glacée.. ? N'était-ce pas assez ? Et pourtant, s'il pensait tout ça, il ne pouvait pas être mort. S'il sentait du mouvement à côté de lui, il ne pouvait pas être mort. Alors quoi, on le ressuscitait bien gentiment ? Comme s'il le méritait. Il y avait des gens tellement meilleurs dans ce monde qui méritait de vivre plus longtemps.

Ses yeux clairs s'ouvrirent en grand et Varian recracha une gerbe d'eau rougis par le sang du loup avant de se redresser soudainement. Il toussa encore deux ou trois fois, appuyant une de ses mains encore en état contre sa cage thoracique. À ses côtés, Harley assis, les genoux ramenés contre son torse qui l'observait en silence. Avait-il... Oui, il ne voyait pas Eliza à côté de lui, s'il était revenu à lui, c'était parce qu'Harley avait fait ce qu'il fallait pour. Toujours troublé son regard balaya la berge sur laquelle ils avaient attirés pour voir une silhouette s'éloigner. Eliza. Elle fuyait ? Avait-elle peur que les loups reviennent et qu'ils en fasse leur repas ? Ou était-ce pour autre chose ? Ils ne le sauraient jamais. Il espérait sincèrement que cette rencontre avec la Camelotienne soit la dernière, elle portait la poisse comme jamais.  

« Merci Harley. »

En d'autres circonstances (comprenez par là, un meilleur état physique), Varian aurait probablement eut un élan d'affection avant de le prendre dans ses bras mais là, c'était différent. Eliza avait fuis, ils se retrouvaient seuls comme deux cloches, trempés jusqu'aux os, tandis qu'une meute de loup devait probablement les regarder du haut de la falaise, se tâtant pour descendre les dévorer ou non. Pour le moment, aucun danger à l’horizon, ils étaient sains et saufs.

« Je t'en dois une, sans toi je serais mort. »

Il aurait certainement pu se passer d''une telle promesse, mais les mots étaient partis tout seul.

« Est-ce que ça va toi ? »

C'était complètement stupide comme question, il en avait bien conscience, mais depuis qu'Eliza était apparus lors de leur mission ils n'avaient pas pu échanger deux mots polis ou gentils l'un envers l'autre. Ou bien tenir une simple conversation. C'était comme si quelqu'un, tout là-haut, prenait un malin plaisir à ne jamais leur laisser de répits. En tout ça sil avait une sale gueule (tout comme lui)  et une fois de plus, Varian ne pu s'empêcher d'essayer de l'imaginer comme autrefois. Essayer seulement, car le Harley qu'il avait en face de lui n'y ressemblait plus, et les souvenirs que Varian avait de lui à cette époque s'envolaient à chaque fois qu'il se trouvaient en face de lui. Il était tellement dur de l'imaginer... différent. Quand on le voyait aujourd'hui, on avait cette impression désagréable qu'il avait toujours été comme ça.

Sur l'Arche, arrestation.
Non Harley, s'il te plaît. Fais un effort, juste pour une fois, laisser moi gérer ça tout seul, comme un grand. Reste dans ton coin, ferme là, juste pour cette fois. On en rigolera après de cette mauvaise blague, juré craché, mais là, la dernière chose dont j'ai envie c'est que tu fasses du grabuge dans les couloirs. Évidement que le garde lui parlait comme une merde fini. Ils devaient déjà s'être croisé, au moins une fois. Quant à Varian... Il tentait de garder son calme, d'essayer de comprendre la situation. Et il n'avait d'yeux plus que pour lui. Au fond, il avait l'impression c'était la dernière fois qu'il le voyait. Il le suppliait mentalement de ne pas intervenir. Après tout, que pouvait-il lui arriver, hein ? Il avait toujours été de bon côté de la barrière et ça, aux yeux de tous. Il avait envie de lancer quelque chose, n'importe quoi, mais il ne le fit pas, se contentant de l'observer avec un air absent.  S'il ouvrait sa bouche, il se connaissait, il trahirait sa relation avec lui. Et hors de question de faire ça maintenant. Surtout maintenant.
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i started a joke (harley&eliza)

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