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Tell me what you know about dreaming. (harley)

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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 18 Sep - 23:41

Spoiler:
 

Tell me what you know about dreaming.
EXORDIUM.
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Aya avait murmuré que ce n'était pas une bonne idée qu'il pouvait tenter de fuir. Mais son père lui avait donné une tape sur la tête en répliquant que Varian n'en aurait jamais le courage ni la volonté. Et ce n'était pas totalement faux. Rien que pour ça, il haïssait un peu plus ce qu'il était devenu ici. Aller dans une autre ville que Missi… C'était une mission ardue. Surtout pour lui qui ne connaissait que les bois autour de chez lui, le chemin pour se rendre à la capitale… Cette autre ville, il n'y avait jamais mis les pieds. Mais sa mère comptait sur lui pour lui ramener ses herbes. Elle partait pour la capitale avec ses fils, et il fallait quelqu'un pour surveiller les affaires familiale. Aller Varian, va donc te servir de tes jambes, après tout, elles fonctionnent toujours elles, non ? Quitter la maison lui ferait le plus grand bien. Depuis le petit jeu de Nei, les frères d'Aya lui avaient trouvé tout un tas de surnoms aussi gentils que débiles et l'ambiance dans l'habitacle était vite devenu pire que tout.

« Hé, le moche, te paume pas en route ! »

Il l'avait retenu, pas de gestes obscènes de la main, ils comprenaient tout ici. Alors il se contenta de baisser la tête et d'écouter la suite des consignes de sa mère tandis qu'Aya ricanait à la blague débile de son cadet. Oh elle… Si elle savait. Il avait entendu son père parler de fiançailles la veille. Il en connaissait une qui allait vite arrêter de faire la maligne.

« Tu as bien tout compris ? Harley et Luna ne devraient plus tarder. »

Ah oui. L'autre point intéressant de sa journée. Encore Harley. C'était à croire qu'ils aimaient l'envoyer en mission avec lui. Il se demanda si Nei serait de la partie cette fois-ci ou non. Il espérait que non. Cette fille était un poison et… Après ce qu'elle lui avait fait, il préférait se crever les yeux plutôt que de se la coltiner pendant plus de deux minutes. Il avait été étonné en entendant le nom d'Harley. Après leur dernière rencontre il ne s'attendait pas à ce qu'on le force – encore une fois – à faire équipe avec lui. Quant à Luna, il ne la connaissait pas. Et Harley n'en avait jamais fais mention par ailleurs.

« Je ferais attention. »
« Bien. »

Elle dévisagea quelques instants son visages encore enflé par endroit et esquissa un sourire. Elle pouvait lui faire confiance, elle le savait. Elle avait toujours eu toute confiance en Varian et ça, depuis le jour où il avait posé les pieds chez eux.

Long time ago, Varian, douze ans.
C'était la première fois que sa sœur était revenue en pleure de l'école. Elle n'avait jamais eu de soucis, Kimi. Jamais. Elle était terriblement sage, discrète et gentille. Il se plaisait même à penser qu'elle était comme lui, mais sans les mauvais côtés. Aux yeux de Varian, sa sœur était une bénédiction. Mais ce soir là… Ce soir là avait été le début de la fin. « Attend, t'es sûre ? Harley, notre voisin ? » Sa première interrogation avait été, pourquoi Harley ? Quest-ce qu'elle t'a fait ? Varian n'avait jamais compris Harley. Si sa mère l'adorait quand il était gamin (??) c'était différent aujourd'hui. Depuis la mort de sa mère, depuis qu'il avait changé… Disons qu'elle ne parlait plus du petit voisin. Varian lui n'en avait jamais eu rien à faire. Il se fichait de la vie de son voisin comme de ses vieilles paires de chaussettes. Mais qu'il ose toucher à sa sœur, c'était différent.

Le lendemain il avait décidé d'agir, en bon grand frère qu'il voulait être. Il était comme ça Varian, il aimait régler les soucis, et rapidement. Alors il profita de la pause déjeuner à la cantine pour le trouver, le confronter un peu. Certaines personnes avait trouvé étonnant que Varian vienne s'asseoir en face d'Harley. Lui qui était toujours coincé entre deux intellos clichés ou seul à table… « Pourquoi tu embêtes ma sœur ? » Pas de bonjour-comment-ça-va, droit au but. « C'était un pari débile ? Faire du mal à une fillette de sept ans ? » Il croisa les bras, les sourcils froncés, agacé par la situation, par l'air qu'affichait son voisin, bref, par la situation toute entière.


Aujourd'hui.
« Varian, enchanté. »

Présentation avec Luna, faites. Salutation avec Harley… Faites. En silence, en tentant de ne pas fuir son regard même si la tentation était là. D'un côté il se sentait rassuré de partir à trois. Harley et lui n'avaient pas de chance. Peut-être qu'avec une troisième personne les choses seraient différentes ? En tout cas, il y croyait et c'était le principal.

« On se met en route ? »

Et dans moins d'une heure, ils seraient complètement paumé.


Dernière édition par Varian Standall le Sam 7 Oct - 9:36, édité 5 fois
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Harley Weise


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 19 Sep - 23:48

dans le présent.
« T'as bien tout compris ? Luna vient avec toi de toute façon. » Nei croisa les bras et fixa son esclave en fronçant les sourcils. Des jours qu'il n'avait pas dit un mot ni esquisser ne serait-ce qu'une quelconque expression. Elle le trouvait… dans un état second. Réactif et obéissant, mais complètement absent. Où étais-tu, Harley ? Qui t'avait perdu ? Moi ? Ou… lui ? Avant déjà, il t'arrivait de te perdre pendant plusieurs minutes dans ta tête, d'afficher cet air absent qui m'agaçait autant qu'il me rassurait. Mais là ? Les jours passaient et tu restais comme ça, comme choqué. Parfois, je te déteste si fort Harley ! Je déteste ta bêtise et ton obéissance, je déteste tes silences, je te déteste tout entier. Tant mieux, tu n'es qu'un stupide esclave après tout, un chien doté de quelques capacités supplémentaires. « Réponds-moi putain, tu me saoules à rester planter là ! Bouge ! » Elle leva la main pour lui donner une bourrade sur l'épaule et il répondit seulement en se crispant et en fermant les yeux, par réflexe. Et je me doutais que tu avais mis toute ta volonté pour ne pas lever une main protectrice entre toi et moi. « Harley ! » Le garçon leva les yeux sur la mère de famille qui approchait à grands pas et Nei profita de cet instant pour fuir, craignant une nouvelle remontrance. La mère déboutonna d'office la chemise du garçon, le tournant sans ménagement pour checker les larges sillons creusés par la jeune maîtresse. « Ok, c'est toujours super moche à voir. Luna ! Nettoie ça ce soir. » Luna accourut en entendant son nom et acquiesça. « Oui madame. » « Filez maintenant, vous ne partez pas seuls. » La mère continua de donner ses consignes les unes après les autres sans ralentir le rythme le moins du monde. Varian. Varian, que j'avais... Harley cessa d'écouter, sa chemise boutonnée n'importe comment – lundi avec mardi, le bas complètement en vrac – pour regarder ses mains aux jointures en bouillie. Je t'avais frappé. Et puis encore. Mais tu sais le pire, Varian ? C'est que j'y ai pris du plaisir. J'étais en colère et c'était tout naturel de te fracasser la gueule. Quand tu t'es mis à saigner, je me suis sentie bien. Tu souffrais. Enfin tu payais pour… Pour tout. Tu payais pour m'avoir abandonné, pour être mort sans m'avoir amené avec toi. Tu payais pour avoir survécu et ne m'avoir rien dit. Tu payais pour m'avoir retrouvé et pour t'être comporté comme… Je sais, c'est absurde. Mais je suis absurde. Et toi tu es un sale con. Alors oui, j'ai pensé que tu méritais d'avoir aussi mal que moi tous les jours. Et puis après je me suis rappelé toutes les promesses que je t'avais faite et toutes celles que j'avais imaginées intérieurement. Te frapper, c'était la seule chose que je ne me serais jamais permis. Je t'ai frappé une fois quand j'avais sept ans et c'était tout. Et c'était très bien comme ça. Mais ce qui s'est passé il y a quelques jours… Je suis toujours Harley, mais je n'en suis plus aussi sûr. Je ne suis pas non plus sûr que tu sois toujours mon Varian. Alors qui sommes-nous...?

dans le passé.
Harley piqua un truc du bout de sa fourchette dans son assiette et l'examina sans grand intérêt. Comme chaque jour, il était entouré de garçons turbulents et idiots, des meneurs et des jeunes délinquants, des clichés, des cons. Il le savait mai c'était plus facile de se faire accepter parmi les loups que parmi les enfants de bonne famille. Et puis comme ça, on lui fichait la paix. Il avait très vite compris comment ça marchait ici : c'était à celui qui crierait le plus fort et celui qui oserait frapper. Tant mieux, Harley Weise était doué pour les deux et on le respectait pour ça. Les intellos le fuyaient de plus qu'il ne se moque d'eux, les gamines le vénéraient parce qu'il  n'était pas trop moche et qu'il savait se foutre ouvertement de la gueule des profs, et les autres restaient en dehors par crainte. Fort bien, il pouvait vivre comme ça, sans véritable ami, sans soutien. Qui avait besoin d'un ami de toute façon ? Trouve-toi ceux qui te craignent et, par peur, ils te soutiendront quoi qu'il arrive. Et s'ils sont bêtes, ça marche d'autant mieux. « Eh Weise, j'suis sûr que t'as jamais vu une chatte de ta vie. » Conversation passionnante à table, il écoutait d'une oreille distraite mais il mima tout de même un doigt d'honneur, juste pour la forme. Tristesse de gamins de onze s'essayant à des trucs grossiers. Une silhouettese planta en face de lui et il leva les yeux sur… Varian Standall. Le voisin. Le gamin parfait et un putain de prétentieux. Pourquoi tu venais là, maintenant ? Tu voulais te faire manger ? Ou jouer les grands ? Ou… Ah non attends, c'est à cause d'elle, hein ? « Pourquoi tu embêtes ma sœur ? » imita-t-il Varian, une lueur mauvaise au fond du regard. Les autres garçons ricanèrent. « Je lui ai juste dit deux-trois trucs… Si elle est trop conne pour savoir en rire alors... » Papa disait ça à maman parfois, quand il tentait une blague, qu'elle se mettait en colère et qu'ils commençaient à se disputer. Harley se rejeta sur le dossier de sa chaise en toisant Varian et croisa les bras avec suffisance. « Tu veux quoi, Standall ? Jouer les braves grands frères ? Vas-y, alors. » Vas-y, pour une fois que tu ne m'ignores pas au détour d'un couloir, hein ? Pour une fois que tu ne regardes pas ailleurs en faisant mine de pas m'avoir vu ? C'est quoi ton problème, Standall ? Tu te crois meilleur que moi, toi avec ta p'tite famille parfaite, la petite sœur, tout ? Alors c'est ça, tu veux jouer les héros?

dans le présent.
Luna claqua des doigts sous le nez de Harley, le ramenant sur Terre. « Eh oh du bateau ! Dis bonjour à « Varian, enchanté » quand même Harley. » Ils étaient au milieu des bois, sans qu'il se rappelle d'avoir fait le chemin jusqu'ici à pied avec Luna. La jeune femme secoua la tête avec agacement et agita une main blasée. « Laisse tomber, il est complètement à l'ouest, comme toujours. Tu vas à Ockefell c'est ça ? On doit s'y rendre aussi pour récupérer quelques commandes et à plusieurs, la route est plus sûre. Pour la marchandise. » Elle parlait d'une fois claire et tranquille qui contrastait avec le foutage de gueule qu'elle avait infligé à Varian quand il s'était présenté avec ses mots guindés. Luna continuait de parler quand, avec un temps de retard, Harley leva une main hésitante dans une étrange imitation de salut. « Ça y est, il se réveille l'autre. » Luna leva les yeux au ciel en emboîtant le pas aux deux garçons et en voyant le regard d'Harley posé sur Varian, planant à dix mille. Est-ce que tu avais encore mal, Varian ? Est-ce que la douleur était restée inscrite dans ta chaire ? Est-ce que tu avais pensé à moi après l'autre jour ? Moi j'y pensais beaucoup, parfois si fort que j'en oubliais de vivre pour de vrai. Je n'ai aucune idée de ce qu'on va fabriquer à Ockefell mais je suis content de te savoir sur tes deux jambes.


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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 20 Sep - 13:34

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Varian enchanté. Bon. Le Varian pessimiste aurait pu penser que oui, sa journée commençait mal, qu'elle allait être terrible mais non. Il se devait d'essayer d'être positif. Du moins, au départ. Alors il ne releva rien et se contenta de sourire un peu. En soit cette fille avait l'air normale et pas méchante. C'était déjà un bon point. Parce qu'à côté d'elle... Hé bien... C'était tout autre chose. Oui il le voyait bien, Harley était complètement à l'ouest. Dans ses pensées sans doute.

« Arrête de me regarder toi... » pesta t-il à voix basse.

Il voulait quoi, regarder l'état de sa tronche ? Bah c'était moche. Oh, l'ancien Varian aurait hurlé pour une coupure minuscule alors là... C'était tout autre chose. Depuis son arrivée sur terre, des coups, il en avait pris un paquet. Il avait tenu un mois avant de se brûler mais s'en était relativement bien sortis pendant les deux années suivantes. Jusqu'à l'idée de merde de Nei. Je pense que ton nez est cassé, avait dit sa mère. C'est pas grave ça. Et lui avait manqué de tourné de l’œil tandis qu'elle appuyait un peu partout sur son visage. Et pour ta mâchoire je pense que ça ira. Je pense. C'était le je pense qui j'avais manqué de lui faire tourner de l'oeil. Ou bien la phrase suivante, il ne savait pas trop. C'est dommage, tu étais un beau garçon avant. Avant. Oui, c'était sans doute là qu'il avait eut envie de se pendre pour la vingtième fois de sa journée. Avant. Avant. Il y a fort fort longtemps. Aujourd'hui il avait toujours mal à sa mâchoire, et les traces de coups sur son visage commençaient à s'estomper. Quand au reste, de tout façon, il avait arrêté de chipoter là-dessus depuis longtemps. Il pouvait marcher, c'était déjà ça. Il se mit en route, en essayant de suivre le rythme de Luna.

« C'est ça, Ockefell. Je dois ramener des herbes médicinales. »

Long time ago.
Varian n'aimait pas Harley. Ce n'était pas vraiment un scoop pour ceux qui s'intéressait à la relation entre les deux voisins. Il avait commencé à ne pas l'apprécier... Il ne savait plus trop quand. Trop différent, Harley et lui n'étaient pas sur la même longueur d'onde et le gamin de douze ans qu'il était l'avait déjà compris. À l'âge où les meilleurs amitiés se formaient, c'était tout l'inverse pour eux. Mais tout avait définitivement basculé le jour où sa sœur était rentrée en pleurs chez eux. Varian n'aimait pas ce sourire, ni cette attitude. D'ailleurs il n'aimait pas non plus les gens avec qui il était à table, il n'aimait pas l'air débile et/ou provocateur qu'ils avaient le visage. Il n'aimait pas les petits caïds. Merde. Varian n'aimait personne à cette stupide table. Leur rires bêtes, tout l'agaçait. Et cette imitation... « Je veux juste que tu arrêtes. C'est tout. » Pas de violence. C'était un non violent Varian, tout passait dans les coups-bas ou les mots quand il le fallait. « Trouve toi une autre gamine à embêter, mais pas ma sœur. Peut-être quelqu'un de ton âge, t'auras l'air moins minable comme ça. » C'est vrai ça, pourquoi elle ? Elle n'est même pas au collège. Elle ne comprend rien à ce que tu lui raconte. Elle est bien trop innocente pour tes conneries Harley. Au fond de lui il avait envie de prendre son assiette et de lui écraser sur sa tronche de gamin prétentieux. À lui et à ses potes. Il n'avait pas envie d'aller se plaindre à monsieur Weiss. Pas tout de suite du moins, mais il en était capable.

Aujourd'hui.
« J'espère que vous savez par où passer... »

Il avait murmurer ça en se rendant compte que oui, il avait complètement oublié les consignes de sa mère. Il devait être distrait. C'était de la faute de ses fils ça. Il se sentait tellement con, lui qui avait pourtant une excellente mémoire. C'était d'ailleurs une de ses rares qualités et aujourd’hui, il ne pouvait même plus s'en servir. Il se passa une main sur la nuque, embêté de devoir demander son chemin à Luna (il ne comptait pas trop sur Harley à vrai dire vu son état du jour...) et serra les dents. Pourquoi ces idiots de Grounders n'indiquaient-ils pas les voies dans leurs stupides forêts, hein ? Ou pourquoi ne lui avait-elle pas donné de carte aussi... Alors certes, il n'avait jamais vraiment appris à lire les cartes mais en soit, ce n'était pas très compliqué. Il aurait pu se débrouiller.

« Je sais pas où on va. »

Voilà, il avait balancé ça d'un air mi-perdu, mi-amusé. Alors que rien de tout ça était drôle en réalité. Mais se perdre dans les bois... avec eux. Si, en fait c'était drôle. Le destin se foutait allègrement de sa gueule, une fois de plus. Lui il s'était juste contenté de marcher, en suivant Luna, en faisait mine de bouder Harley mais sans trop le montrer non plus parce qu'il tenait à garder un œil sur lui et voilà. Maintenant il croisait les doigts pour ne croiser personne. Trois esclaves ensemble, paumé au milieu des bois... C'était le mauvais deal. Les gens d'ici étaient tous fou, il mettait sa main à couper que personne ne viendrait les aider.


Dernière édition par Varian Standall le Jeu 21 Sep - 18:13, édité 2 fois
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Harley Weise


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 20 Sep - 23:04

dans le présent.
Ne tenant absolument pas compte des paroles de Varian, Harley continua à le dévisager sans la moindre gêne. Tu sais Varian, j'avais beau creuser dans mes souvenirs, essayer de revoir ton visage à travers toutes les années qu'on avait partagées, je n'arrivais pas à t'imaginer autrement qu'avec une peau parfaite. Tu n'étais pas comme moi toi, tu n'arborais pas en permanence une quelconque blessure, un bleu ou autre. Toi tu te pavanais avec ton air à ne pas y toucher et ta politesse seulement factice. Et alors, ça t'avait apporté quoi aujourd'hui ? Tu avais moins mal que moi ? « Mais c'est moi qui ai fait ça... » Luna le regarda de travers avant de le pousser doucement en avant, surprise de l'entendre parler. Oui c'était moi qui t'avait fait ça. Toi tu t'en sortais bien jusqu'à ce que tu me recroises. Moi aussi je m'en sortais finalement pas trop mal. Ou du moins pas pire qu'avant. Et puis voilà, le hasard t'avait ramené jusqu'à moi. Luna lui rentra en plein dedans. « Putain mais Harley c'est quoi ton problème à la fin ! » Luna secoua la tête et agita la main en direction de Varian en signe d'excuse. « T'as de la chance de pas te le coltiner tous les jours tiens, j'ai besoin de vacances loin de cet idiot mais non, il faut qu'on parte en expédition ensemble. » L'affection perçait tout de même dans la voix de la jeune fille. Elle n'avait jamais su comment se comporter avec Harley, ni même quoi penser de lui, mais au final elle l'aimait bien. Un peu comme un petit frère en soit.

dans le passé.
« Ouuuuh, tu veux que j'arrête. Varian Standall m'ordonne d'arrêter. » Les rires reprirent à la table mais ça agaçait même Harley. Il savait qu'au fond, ils auraient ri pour n'importe quoi, juste par principe. Il savait aussi qu'un jour, ces mêmes gars pourraient se foutre de sa gueule à lui. Il suffisait d'un instant de faiblesse ou qu'il se heurte à plus fort que lui pour que… Harley se balança sur sa chaise par habitude, continuant de fixer Varian de son regard moqueur qui ne le quittait jamais – juste pour celui de colère pure en fait. « Mais si je trouve une autre gamine… Ce ne sera pas ta soeur tiens. Ça t'emmerde quand elle pleure, hein ? » Maman, tu m'aurais fracassé pour avoir dit ça. Tu m'aurais mis la raclée du ciel je pense. Tant mieux pour toi, t'avai pas qu'à crever. Et tant mieux pour toi Varian, tu n'avais qu'à pas m'ignorer chaque jour. Ah si je touchais à ta salope de sœur, voilà que tu me voyais enfin, hein ? Hein que tu arrêtais de me snober comme ça. « Je pense que je vais continuer encore un peu, c'est trop drôle de te voir jouer les Superman. » Traite-moi encore une fois de minable et on verra qui gagnera.

dans le présent.
« Par où passer ? On nous a dit que tu connaissais le chemin ! » À vrai dire, Luna avait l'air plus excédée qu'inquiète et elle s'arrêta, les mains sur les hanches. « Non parce que concrètement, j'ai aucune idée de la route à prendre pour aller à Ockefell. Quant à lui... » Elle désigna Harley du pouce avec une grimace pendant qu'il regardait fixement par terre. « Il a pas dit un mot depuis une semaine, à l'exception de ses marmonnements sans queue ni tête de tout à l'heure. » La jeune fille fixa Varian avec un regard en coin. « Pour un esclave battu par tes maîtres, t'as l'air relativement alerte, ça change. » « L'ouest est par là. » Je regardai le ciel sans ciller avant d'indiquer vaguement une direction à travers les arbres. Techniquement c'était juste, quoi que sans intérêt. Il ne savait même pas ce qu'était Ockefell alors avant d'en connaître la route pour s'y rendre...


Dernière édition par Harley Weise le Lun 2 Oct - 21:11, édité 1 fois
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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 21 Sep - 18:11

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« Je sais que c'est toi... » murmura t-il.

Nul besoin de remuer le couteau dans la plaie. Rien que de le voir... Varian était presque prêt à parier qu'il allait faire comme ces gens apeurés par à peu près tout, et avoir des mouvements de recul au moindre gestes un peu brutal de son ex petit ami.

« Ouais, j'en ai de la chance... »

Et dire qu'il y a trois ans, il aurait tout donné pour une vie avec Harley. Mais le temps avant filé. Et à vingt-deux ans, non, il ne s'était pas décidé. Et si. On ne refaisait pas le monde avec des « et si », il le savait, mais merde. Peut-être que si j'avais eu un peu plus de courage... Mais il était soulagé de voir Harley accompagné d'une fille comme elle. Il ne la connaissait pas, mais elle avait l'air gentille. Tout le contraire de sa maîtresse tyrannique et de -il était prêt à le parier – ses autres maîtres tout aussi tarés. Il n'avait pas tout perdu, il avait quelqu'un de doux à ses côtés. Peut-être même quelqu'un à qui parler dans les moments les plus durs même s'il en doutait fortement.

« Mais c'était pour vous tester ! Je sais parfaitement où on va ! »

Faux. Mais bon. Avant que Harley ne lui fasse la remarque que sa grosse fierté devait être mise au placard de temps en temps (s'il jugeait utile de l'enfoncer encore une fois) il fit mine de se poser et de réfléchir.

« Oui voilà, suivons ça ! L'ouest ! »

Tu t'enfonces. Complètement. Mais faute de mieux, rebondir sur les mots d'Harley lui paraissait être une bonne idée. Ou en tout cas, la seule qu'il avait maintenant. Le chemin se séparait en deux, et le chemin direction ouest avait l'air plus dégagé, donc, plus emprunté ?

« Et je ne suis pas battu. Si je suis dans cet état, c'est de sa faute à lui. » dit-il à Luna. « Aller, par ici. »

Il releva la tête, tentant de se donner un air très sûr de lui, même si avec sa tête actuelle il avait plus l'air d'un délinquant violent en cavale.

Long time ago.
« PUTAIN ! » Varian avait frappé du poing sur la table. Et rien que ça, c'était rare. Il n'avait jamais été du genre à se défouler sur les gens, et pas non plus sur des objets. Sa colère, elle était intérieur. Et c'était peut-être ça le soucis, le jour où tout allait exploser, il avait peur de tout ce que cela pouvait donner. « T'es vraiment un salaud. » Il regarda ses camarades de table avant de poursuivre. « Et vous aussi, vous êtes tous cons ! Je sais pas ce que je t'ai fais mais tu sais quoi ? Va te faire foutre Harley. » Jouer les Superman. Et puis quoi encore ? Il s'apprêtait encore à déballer ces mots odieux dont sa mère avait horreur quand une main se posa sur son épaule. « Aller, vient Varian, il en vaut pas la peine. » Cara était l'une des rares personne de sa classe à qui Varian parlait. Le regard de la petite blonde passa sur Harley et le reste de ses amis avant de se poster à nouveau sur Varian, lui tirant un peu plus la manche. Amis, il l'étaient pour ainsi dire. Dans quelques années, tout serait différent, Cara deviendrait la fêtarde attitrée qui organiserait les soirées les plus démentes que Varian fuirait comme la peste avant d'y traîner Harley, pour l'embrasser aux yeux de tous. Drôle d'époque que le Varian de douze ans n'osait même pas imaginer. Pour l'heure il tourna les talons, frustré, agacé et terriblement en colère. Oh, il voulait jouer ? Hé bien, il allait voir.

Le soir même les mains de Varian tremblaient mais il n'en montrait rien. Face à deux de ces aînés (d'un an) sa demande était clair. S'il leur rendait service, eux aussi. Foutre une raclé à Harley contre des devoirs. Ils n'avaient rien demandé de plus. Après tout, on ne disait pas non à un gamin en avance qui pouvait travailler pour vous pendant une semaine entière.

Aujourd'hui.
Ce fut au bout du 10 000 chemins tortueux empruntés que Varian se laissa tomber sur une souche en bon état de décomposition. Depuis combien de temps marchaient-ils, il n'en avait pas la moindre idée. Mais il avait mal aux jambes et ces dernières réclamaient un peu de repos. Et ce qu'il avait soif aussi...

« Bon, je suis vraiment perdu cette fois-ci. »

Voilà, autant l'annoncer. De toute façon, il ne pouvait pas prétendre plus longtemps qu'il connaissait la route.

« Je propose qu'on fasse une petite pause. »

Il était moins endurant depuis que sa mère avait décidé de lui faire passer sa douleur avec de foutues herbes dont il ne connaissait pas le nom. Elle le rendait terriblement nerveux, sensible et le fatiguaient deux fois plus vite. Il avait horreur des traitements qu'elle lui avait fait ingérer depuis son arrivée ici. Il avait tout testé de son plein grès au départ pour pallier au manque de tout ce qu'il avait laissé sur l'Arche et puis, il y avait eu cette longue pause. Sans rien. Une véritable horreur. Et maintenant qu'il avait réussi à dire merde à tout ça...

long time ago.
Putain Harley, t'es où... fais chier. Il avait eu envie de claquer sa mère aujourd'hui. Une première. Elle qui ne s’immisçait jamais dans son intimité, elle avait fais le grand saut dans sa chambre. Traduction, un endroit sacré où seule Kimi et Harley pouvaient se permettre de rentrer. Et encore. Sa sœur un peu moins depuis quelques mois. « A qui il est ce haut ? » « A moi. » Il avait parlé sans réfléchir, plongé dans un de ces livres. Puis il avait capté qu'elle était rentré et il avait fait volte face, manquant de tomber de sa chaise de bureau. « Punaise maman ! » « Il est trop petit non ? » « Absolument pas. » « Oh que si. » « Non. » Ça pouvait durer des heures, alors il avait jouer les monsieurs-je-sais-mieux-que-tout-le-monde. Et il s'était retrouvé avec, en effet, un tee shirt trop petit (et qui tranchait nettement avec ses fringues habituels) sur le dos. « Alors ? » May Standall avait ce sourire narquois si semblable à celui de son fils sur le visage quand il fronça les sourcils. Harley. Deux solutions, où il était repartis à moitié habillé chez lui, mais c'était peu probable. Ou il s'était servit dans ses affaires. Plus probable. Tout le monde ne faisait pas plus d'un mètre quatre vingt dix dans leur secteur, et Varian tira un peu sur le bas du tee shirt. « Mais si. Regarde. Il me va. » « Varian... Tu sais, si c'est une petite copine qui a oublié ça ici... » Il eut une brutale envie de rire. Harley serait ravi d'entendre ça tient... « Je heu... » « Mais va donc jeune homme. Si c'est à toi. » « Mais je... » « Va donc. » Il leva les yeux au ciel. Sa mère était une femme terrible. Et en moins de deux, il était à la porte. Il s'était rué chez son voisin après s'être assuré que sa mère en l'épiait plus, mais il demeurait introuvable. Commença une longue déambulation durant laquelle il tenta d'étirer le haut de toute ses forces. « Salut Varian ! » « Ouais, salut, salut... » marmonna t-il. Il leva les yeux au ciel en entendant Cara rire doucement et enfin, au détour d'une énième tomba sur l'élu. « Bon sang Harley ! Je te cherchais partout. » Il reprit son souffle, un peu exténué d'avoir marché aussi vite. « La dernière fois, chez moi... T'as pas l'impression d'avoir oublié quelque chose ? Ou, pardon, échangé un truc ? » C'était un étrange de sentiment qui l'habitait en ce moment même. Il avait à la fois envie de le prendre dans ses bras et de l'autre.. lui donner une pichenette parce que, voilà. « Non parce que ma mère m'a forcé à le porter pour le rendre à ma soit disant petite copine. » Et parce qu'elle veut prouver qu'elle a raison, aussi.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 1 Oct - 22:50

dans le passé.
« Lâche-moi, sale truie. » Harley repoussa la main de Luna avec un regard assassin avant de se blottir dans son coin, une expression indéchiffrable sur le visage. La jeune esclave ravala son indignation et s'éloigna le plus possible de son nouveau voisin. « C'est ça, chiale tout seul dans ton coin alors. » Je ne voulais pas qu'elle me touche, je ne voulais pas de sa pitié ou de son réconfort. Je voulais juste pleurer cette nouvelle rechute, ces nouvelles humiliations, cette énième nouvelle vie sur cette Terre que j'aurais voulu détruire toute entière. Je voulais Varian, vivant. Je voulais ma mère, vivante aussi. Et Kimi, ma seule amie. Je me voulais moi, comme avant, comme j'avais toujours été. Et puis Azgeda, pour me réconforter et me montrer la voie. Je voulais être seul, disparaître dans le néant de mes pensées à jamais. M'effacer pour de bon, arrêter de réfléchir ou de ressentir. Mourir. Luna se glissa sous sa vieille couverture sans cesser d'observer son nouveau voisin. Elle se sentait au plus mal, mais toujours intriguée. Quand elle avait entendu dire qu'ils comptaient racheter un esclave après le décès du précédent, elle s'était sentie pleine d'espoir à l'idée de ne plus être seule, d'avoir un partenaire de tous les jours. Qui étais-tu, Harley ? Je ne savais que ça de toi : ton nom. Le reste comment j'aurais su, tu me renvoyais paître avec brutalité… Mais tu savais que moi, j'avais besoin de toi ?

dans le présent.
Harley fixa de nouveau Varian avec un semblant de peine dans le regard. Je ne sais pas pourquoi ça me blessait autant de t'entendre te dire chanceux. Sais-tu combien de fois je t'avais imaginé avec moi quand j'étais seul ? Combien de fois j'avais souhaité que tu sois là, tous les jours, sur Terre ? Bien sûr j'avais finalement oublié tous ces rêves parce qu'ils étaient faux et beaux, et qu'ils n'avaient pas leur place ici bas… Mais il y a longtemps, c'était ça qui me faisait tenir, qui me faisait attendre le lendemain et la prochaine bataille. Toi, juste toi. À sens unique. Il se méprenait Harley. Il aurait pu entendre les trois petits points à la fin de la phrase si seulement il y avait réellement fait attention… Mais c'était bien là le problème : il n'entendait plus ces détails et ces nuances. « Moi j'aurais été chanceux de t'avoir tous les jours avec moi. Avant. »

dans le passé.
Que Varian frappe la table du poing avait surpris Harley l'espace d'un instant avant qu'il ne se fendre d'un nouveau sourire de guingois. « Ouuuh attention, Standall pourrait s'énerver finalement. » Il se rongea l'ongle du pouce sans cesser de se balancer, mais son sourire s'était enfin effacé au mot salaud. « Oui, je sais. » dit-il avec le plus grand sérieux. La moue narquoise revint bien vite quand une des filles de la classe, Cara, se pointa pour emmener Varian. Harley leur fit un doigt par derrière qui attira quelques rires. « Standall a enfin une touche on dirait ! » Nouveaux ricanements idiots des autres. C'était toi qui irait te faire foutre, Varian Standall. Toi, tes doigts de pianiste, tes airs de Sainte-Nitouche et ta pute de mère. Tous autant que vous étiez, vous iriez tous vous faire mettre. Il cessa bien vite de rire, plus triste que satisfait.

dans le présent.
Il était complètement perdu, ne comprenant ni ce qu'ils cherchaient ni ce que Varian racontaient. « Pourquoi on va vers l'ouest ? » « Mais t'es con ou quoi ma parole, c'est toi qui vient de parler de l'ouest andouille ! » « Ah... » Non vraiment, il avait du mal à suivre. De son côté, Luna faillit un air excédé mais s'énerver sur Harley et sa lenteur d'esprit lui permettait de garder une certaine contenance et le groupe prit donc la direction de l'ouest savament indiqué par le garçon. « La faute à… lui là ? » Elle montra Harley derrière elle qui regardait Varian comme si c'était un fantôme. La bizarrerie de la situation l'énervait comme jamais : c'était quoi leur problème, aux garçons ? Harley n'avait jamais de problèmes. Enfin pas d'autres que ceux qu'inventait Nei chaque jour.

dans le passé.
« Putain bon tu prends ou pas ? » « Oui mais... » « Okay c'est bon je me casse... » « Non non okay Harley okay, je prends ! » La fille, qui avait partagé sa classe pendant des années quand ils étaient plus petits, l'attrapa par la main pour le payer. « Ah bah tu vois, c'pas si dur. Tiens, prends ton médoc. » « Et je... » « Bon écoute Fanny, tu sais comment me contacter alors à plus, okay ? » Il fila comme le vent, nerveux. Il était toujours nerveux, Harley, même s'il se la jouait cool et compagnie. D'ailleurs, c'était sans doute pour ça que son petit marché patiemment mis en place sur l'Arche marchait toujours aussi bien et qu'il n'avait pas le moindre ennui avec. Mais quand même, ça lui ruinait la santé de se faire autant d'inquiétude. Il était toujours tendu quand il tomba sur Varian au détour d'un couloir. « Standall. Je t'avais pas vu. » Tiens, tu me parlais en public alors que personne n'était complètement défoncé ? Nous y compris d'ailleurs. « Oublié un... » Le regard d'Harley se posa sur le t-shirt de Varian, le laissant un instant interdit… Avant qu'il n'éclate de rire, de son grand rire franc qui lui changeait toujours le visage. « Trop extra ! Je peux prendre une photo ? C'est… Pourquoi tu portes ça ? » Je savais pourquoi tu avais ce t-shirt. La dernière fois, j'avais amené ton t-shirt avec moi parce que… Je ne sais pas. Pour voler un peu de ta personne, pour pouvoir te garder jalousement pour moi, ou pour me donner le sentiment que tu m'appartenais un peu. Par contre, rien n'expliquait que Varian ait eu l'idée de porter son t-shirt à lui, c'était juste… Ridicule. Harley n'était pas spécialement petit mais il était franchement taillé comme une allumette. « Tu ressembles à rien avec ça, Standall, t'es au courant ? Ta mère te force souvent à porter les fringues oubliées de tes petites amies ? » Parce que tu lui as dit que tu as une petite amie ? Charmant.

dans le présent.
« Ah d'accord. » Harley s'assit en équilibre sur une branche basse à quelques mètres de Varian et attendit sagement que Luna ne prenne une décision. « Oui, faisons une pause… le temps de réfléchir. » Elle savait qu'Harley n'aurait pas arrêté d'avancer tant que personne n'aurait donné le signal. Il aurait marché, marché, marché jusqu'à mourir d'épuisement. « T'as pas l'air dans ton assiette, Varian enchanté. T'es sûr que tout va bien ? » C'était tout Luna ça : elle ne pouvait pas s'empêcher de materner tous ceux qu'elle croisait. Elle tendit brutalement une gourde à Varian, d'un geste impérieux qui ne souffrait aucune discussion. « Bois un peu. Toi aussi Harley, t'as de la flotte dans ton sac que je sache. » Elle croisa les bras en regardant le ciel avec inquiétude. « Il ne fait plus si beau que ça… Comment vous vous connaissez tous les deux ? » Elle passait du coq à l'âne dans l'espoir d'obtenir une réponse.

dans le passé.
Harley tomba à genou en crachant ses poumons, luttant pour reprendre son souffle. Il était seul, dans un coin isolé de l'Arche, et c'était la première fois que des gens s'en prenaient réellement à lui sans qu'il s'y attende. Jusque là il y avait eu des escarmouches, des bagarres de cours de récréation, des bleus, mais jamais il n'avait eu peur. Ce soir, on l'avait surpris par derrière, on l'avait frappé et il avait eu mal pour de vrai. Et peur. Il cracha un peu de sang sur le sol avant de se passer un doigt tremblant sur sa lèvre ouverte. Ce soir, c'était ses amis qui l'avaient frappé sans aménité. Enfin ses amis… Mais je n'étais pas stupide, je savais parfaitement qui était derrière ça.

Jan Weise attrapa le visage de son fils d'un geste sec pour l'examiner, quand bien même le garçon avait espéré se faufiler discrètement jusqu'à sa chambre. « C'est quoi ça, Harley ? » « Rien. » « Qui t'a fait ça ? Qui t'as emmerdé pour avoir ça ? » Harley se dégagea avec colère. « Personne okay ? Va te faire foutre ! » Jan ferma les yeux en s'intimant fort de ne pas lui en mettre une. « Va dans ta chambre. J'imagine que tu l'avais mérité de toute façon. » C'était vrai… Mais tu sais combien ça fait mal d'entendre ça, Papa ? Jan regarda son petit garçon claquer la porte de sa chambre avec violence. « Je t'aime, mais je te hais de nous avoir laissé. Comment je dois faire moi, tous les jours, pour élever un fils ? Comment je dois faire pour lui apprendre tout ce que j'ai à lui apprendre ? Comment je suis censé réparer tout ce que tu a brisé en partant ? Comment je suis censé recoller les morceaux d'un gamin que tu avais cassé avant même de partir ? Comment comment comment ? Tu sais, je t'aime autant que je te hais, et je l'aime aussi que je le hais… Vous êtes pareils et... » Jan arrêta d'écrire pour jeter son crayon sur le bureau et se frotter les yeux.

La petite fille fondit une énième fois en larmes devant le sourire doux d'Harley. Elle irait pleurer sa mère ou son frère chéri et… D'ailleurs tu étais là, je te voyais sortir de ta salle de classe et nous regarder. Je le savais, j'avais fait exprès de parler à Kimi ici, parce que je savais que tu surprendrais la scène. Eh bien oui, tu avais voulu jouer, maintenant tu allais payer.


Dernière édition par Harley Weise le Lun 2 Oct - 21:09, édité 1 fois
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 2 Oct - 21:00

Tell me what you know about dreaming.
EXORDIUM.
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Pas l'air dans son assiette ? Oui, c'était sans doute le moins que l'on puisse dire. Il haussa vaguement les épaules et attrapa la gourde qu'elle lui tendait, un air étonné sur le visage. Il avait un peu perdu l'habitude des petites attentions dans le genre Varian, il marmonna un merci à peine audible et bu quelques gorgées. Elle était sympa cette Luna, il aurait donné beaucoup pour avoir une autre esclave comme elle dans sa maison. Mais non, pour les parents d'Aya, un seul brave gaillard suffisait, hélas.

« On était voisins sur l'Arche. » soupira t-il.

Fallait-il vraiment rentrer dans les détails ? Non, pas vraiment jugea Varian. Et puis de toute façon, aussi gentille soit-elle, elle n'avait pas à tout savoir de leur vie passée. Non ce qui inquiétait Varian à présent c'était la météo, comme elle l'avait fait remarquer, elle n'était plus aussi clémente et le ciel commençait à se couvrir trop rapidement à son goût. Il s'imaginait déjà, errant comme une âme en peine avec Harley et Luna, sous une pluie battante. Au fond, cela ne ferait que rendre sa journée plus pénible. Et plus longue aussi. Il n'avait aucune idée d'où ils étaient, et si la météo s'y mettait aussi, il allait s'agacer très rapidement. Il n'arrivait pas vraiment à réfléchir, si toutefois il avait poussé son cerveau à faire ce petit effort depuis leur départ.

« Pourquoi elle m'a pas donné de carte... » maugréa t-il.... « C'est vraiment débile bon sang... »

Non, elle avait fait confiance à sa très bonne mémoire mais aujourd'hui elle faisait grève (et puis le fait qu'il était été dans les nuages n'avait pas franchement aidé non plus).

Long time ago.
L'entendre rire aurait pu l'énerver mais... Non. Et pourquoi il avait une sainte horreur des gens qui se fichaient de lui en général. Mais là c'était tout à fait différent, s'il n'avait pas été dans un lieu public il aurait probablement ris lui aussi de sa situation complètement loufoque. « Aller, c'est ça, fais toi plaisir... » ajouta t-il. « Pourquoi ? Parce que j'ai joué au plus con avec ma mère et que bêtement j'ai voulu prouver que c'était à moi. J'en ai juste marre qu'elle se fasse des films avec toutes les filles de l'Arche que je peux croiser au quotidien. » Il arrêta de tirer sur le bas du tee shirt, moins nerveux. « Et je sais, ma classe légendaire vient de s'envoler. Mais si tu piquais pas mes fringues aussi... » Toi c'est facile, tu peux porter les miens, mais moi... « Putain qu'elle est con parfois... » avait-il ajouté en murmurant tout en parlant de sa mère. Il n'était jamais grossier envers elle, et disait peu de chose méchante sur elle. Il le savait, l'insulter revenait à s'insulter lui même au vu des nombreuses qualités/défauts qu'ils partageaient. Et vouloir toujours avoir raison en faisait partis, malheureusement. « Dis moi est-ce... » « Harley et Varian qui se tapent pas dessus, c'est un spectacle si rare ! » La malheureuse qui venait de lui couper la parole se mangea le regard le plus mauvais que Varian avait en stock (le genre qui donnait envie de fuir très loin, très vite) et son sourire s'atténua un peu. « Pardon ? » Non, en fait il avait très bien entendu, c'était plus un pardon mais pourquoi tu existe si c'est pour dire des trucs sans intérêts ? En plus il n'avait aucune idée de qui était cette fille. Son visage lui disait quelque chose, parce qu'elle avait du être en classe avec lui sans doute, mais sans plus. « 'Fin je... » Il avait bien vu dans son regard que ce n'était pas la réaction qu'elle attendait. Il avait du mal à comprendre, aux yeux de tous, ils avaient arrêté de se tirer dans les pattes depuis belle lurette. Il ravala un "dégage pétasse" pour un simple « Casse toi. » Elle piqua un fard (de gêne sans doute ou parce que la pote qui l’accompagnait ne l'avait nullement soutenue) et Varian la regarda s'éloigner. « C'est la journée des cons aujourd'hui ma parole. Un vrai défilé, bordel de merde. » Et au fond de lui, tout ça le rendait terriblement triste. Jamais les gens n'avaient ne serait-ce qu'envisagé une simple amitié entre les deux garçons. Mais il était doué pour bien planquer tout ça Varian. « Tu fais quelque chose ce soir ? » Pitié, répond que non, s'il te plaît Harley j'ai aucune envie de remettre les pieds chez moi avant demain matin.

Aujourd'hui.
Il était à deux doigts de piquer du nez quand une goutte d'eau sur son front le fit sursauter. C'est juste une petite goutte Varian, synonyme du début d'une petite pluie. Mon pauvre, tu t'es vu, tu as vraiment une allure pitoyable... Il commença à fouiller dans son sac, à le recherche de petits fruits à coque que sa mère lui avait glissé avant de partir. Elle s'était mise en tête que Varian adorait ça, et qu'ils suffiraient amplement à le nourrir, pourquoi pas. Il tendis son sachet à Luna pour Harley.

Ils pouvaient errer comme des âmes en peine pendant de longues heures, suivant des chemins complètement au hasard. C'était une solution. Mais à ce moment là, il ne donnait pas cher de leur peau. Finalement la pluie tomba, sir fort et si brutalement qu'elle le fit se lever comme un diable sortant de sa boite.

« En tout cas on reste pas là ! J'm'en fou je me mouille pas, faut qu'on trouve un coin au sec ! »

Même dans le pire des états, il refusait de ressembler à un chien mouillé. Il n'avait pas attendu de réponse de leur part pour se lever et reprendre son chemin, suivant le petit chemin tortueux qui lui semblait être le bon, priant pour ne pas arriver à l'autre bout de la région – le mauvais bout.

« Là, là ! »

Il avait cru – pendant deux petites secondes – que la maison qui se tenait là, juste sous leur yeux n'était que le fruit de son imagination. À vrai dire, ils étaient dans un coin complètement paumé, personne n'aurait eu envie de s'installer là, à quelques mètres d'un chemin tortueux, dans une maison... Qui avait l'air vide. D'ailleurs c'était pour ça que Varian pressait le pas en sa direction et se colla aux fenêtre pour tenter de voir quelque chose. La crasse accumulée sur les carreaux ne lui laissa pas d'autre choix que d'entre ouvrir la porte qui grinça un peu avant de laisse apparaître un intérieur aussi sale que désert. Complètement en ruine. Il entra donc – les inquiétudes viendraient plus tard qu'en au lieu – et inspecta l’intérieur. Elle avait été construite par les Grounders, aucun doute là-dessus, mais abandonné depuis longtemps. Le sol était jonché de petits débris, il nota la présence d'un tapis (en peau de il ne savait trop quoi) et d'une seule autre pièce, celle dans laquelle il se trouvait devant servir de pièce à vivre.

« On a qu'à rester là le temps que la pluie arrête de tomber. »

Long time ago.
« On se voit demain Varian ! » « A toute ! » Il avait attrapé son sac avant de sortir de la salle de classe, le sourire aux lèvres. Une bonne journée de passée, encore une. Sa mère allait être ravie des bonnes notes qu'il allait ramener à la maison, une fois de plus. Pourtant ce soir là, sa joie fut de courte durée. La joie de Varian ne dura même qu'une demi minute, le temps pour lui de sortir de la classe de salle et de les voir. Sa sœur, en larme et lui. Son sourire s'envola aussi vite qu'il était apparus, et ses sourcils blonds se froncèrent sous le coup de la colère. Kimi aussi l'avait vu, et pourtant elle restait là complètement tétanisé dans son coin à sangloter. Il l'avait prise dans ses bras en moins de deux secondes, après avoir poussé Harley sans ménagement. « Putain mais c'est quoi ton soucis pauvre dégénéré ? » Sa sœur lui avait agrippé le sweat, en continuant de renifler bruyamment. « Mais t'as vraiment un pète au casque, hein ? » Les quelques parents qui traînaient devant la salle de classe et les élèves de sa classe continuait leur train train quotidien, tout en lançant des regards agacés en leur direction. « T'es comme ta mère en fait, hein ? Un taré. Un vrai taré. » Là les gens avait cessé de parler, juste pendant deux secondes, mais les deux secondes les plus longues de sa vie. Kimi aussi avait arrêté de renifler d'ailleurs, au fond, elle savait que son frère ferait tout pour elle, même être méchant, mais il l'avait surprise. Ce n'était un secret pour personne que Madame Weise avait mal terminé. Sa sœur avait tiré sa manche, comme pour lui demander de rentrer mais Varian avait l'impression d'avoir les pieds vissés au sol. Il n'arrivait même plus à détacher son regard de celui de son voisin.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 8 Oct - 23:23

dans le présent.
« Oui voisins... » Écholalie. C'était le terme concret de ce qu'Harley fabriquait en permanence ces derniers temps : répété ce qu'il entendait, reprendre les mots, les tournures de phrases ou les fins de discours. Redire, imiter, juste parce que ses propres mots ne lui venaient pas. Luna hocha vaguement la tête sans même lui accorder un regard et se frotta les bras. « L'Arche. Ça doit être étrange de vivre dans les étoiles non ? » Harley savait ce qu'elle entendait par là : elle espérait que Varian lui en dirait plus, lui parlerait du ciel et de la vie là-haut. Elle était curieuse Luna, elle voulait tout connaître, tout apprendre. Mais lui se taisait. Il ne lui dirait jamais rien à propos d'Avant, de sa vie  au milieu des astres. C'était son passé et sa propriété. C'était la seule chose qu'on ne m'avait pas prise. Mes souvenirs m'appartenaient toujours, même s'ils me laissaient pour la plupart perplexe. Comment faisais-je pour répliquer ainsi ? Pour trouver des remarques cinglantes ? Pour penser, imaginer aussi rapidement ? Comment je faisais pour être Harley Weise ? Mes souvenirs, je les regardais déjà à travers une vitre couverte de buée… mai ils restaient à moi. Ils ne descendraient jamais sur Terre, eux. « Il va falloir qu'on trouve quelque chose pour s'abriter. » La voix de Luna tira Harley de ses rêveries et il leva e nez vers le ciel juste à temps pour se prendre une goutte. Il n'avait même pas remarqué qu'il pleuvait avant ça.

dans le passé.
Harley continuait de rire en détaillant Varian, les larmes aux yeux. « C'est bon c'est bon, excuse-moi mais t'as l'air franchement débile habillé comme ça. » Comme quoi, une taille de différence question fringue et ça se voyait tout de suite. Enfin dans un sens parce que dans l'autre… « Et d'abord je te pique pas tes fringues, je les… emprunte. » Ce n'était arrivé qu'une seule fois tu sais ? Juste avec ce tshirt, parce que je voulais un souvenir de toi, quelque chose qui me prouverait chaque jour que je ne vivais pas dans un rêve. Une fois, j'avais fait un cauchemar où je venais chez toi. J'étais heureux en arrivant chez toi, tu sais ? Le cœur léger, l'esprit en paix, juste ravi de te voir et pressé de sentir tes lèvres sur les miennes. Quand tu avais ouvert, tu avais pris une expression mauvaise. Puis tu m'avais demandé ce que je fabriquais devant chez toi avec un sourire con. Là j'avais compris. J'avais compris que toute notre histoire, c'était moi qui l'avait imaginé. J'avais compris que tu ne m'aimais pas, et que tu ne m'aimerais pas. J'avais compris aussi que j'avais été stupide d'y croire, de simplement pouvoir penser que ça avait été vrai. Bien sûr, ce n'était qu'un rêve, mai un rêve beaucoup trop réel. Alors oui, je t'ai piqué un tshirt pour ces jours-là, ces jours où j'imagine te perdre, où je t'imagine me ramener les pieds sur Terre. Ces jours de cauchemar, j'ai juste à regarder ton tshirt pour savoir que c'est bien réel. Harley regarda la fille qui venait de débarquer puis assista sans mot dire à la suite. La fille piqua un fard et son regard coula sur Harley comme une supplique d'aide mais il se contenta de la regarder de haut. « Oh toi, je t'avais tendrement baisé il y a des années et tu t'en rappelais aussi bien que moi. Tu te rappelles sur quoi on s'était quitté ? Oh oui tu t'en rappelles : regarde comment tu baisses les yeux aujourd'hui, hein ? Regarde. « Waouh mais Varian Standall pourrait-il ne pas être un gentleman avec les filles ? Que ta mère ne voit pas ça hein, elle aurait des palpitations. » Il s'appuya contre le mur avec un sourire. « Et oui, ce soir je suis occupé, c'est... » Il mima un geste grossier en glissant un index dans un cercle formé par les doigts de son autre main. Il ne regarda pas les filles s'éloigner, ni les autres qui défilaient à la sortie de leurs cours ou autre. Juste Varian.

dans le présent.
Sous la pluie drue, Luna tendit des noix à son camarade sans même un regard. Elle se sentait fâchée contre lui, énervée, sans trop savoir pourquoi. Il ne lui parlait plus, il restait dans un coin le regard fixe et l'allure misérable, mais devant Varian, il parvenait à trouver quelques mots, même inutiles. C'était qui ce type pour lui ? Elle le sentait, Harley lui vouait une confiance aveugle et quelque chose de fort les liait. L'Archéen n'était pas du genre à suivre aveuglément quelqu'un mais aujourd'hui, elle sentait qu'il irait au bout du monde avec Varian s'il le fallait. « Ouais aller on bouge, j'ai pas envie qu'on se prenne la flotte non plus. » C'était un peu tard pour ça vu l'averse qu'ils se prenaient mais s'ils parvenaient à trouver un abri quelque part… Harley leva une main, une noix entre deux doigts, et ferma un œil en essayant de placer le fruit à coque dans la trajectoire exacte d'on ne savait quoi. Il emboîta le pas des deux autres sans quitter la noix du regard, les suivant machinalement sous la pluie. Moi j'aimais bien la pluie. J'aimais bien sentir les minuscules gouttes tomber sur mon visage et me glisser dans le cou. Je n'aimais pas être mouillé mais c'était toujour drôle de voir toutes ces petites gouttes trouver leur chemin dans les fourrures. C'était perfide la pluie, ça finissait toujours pas nous glacer jusqu'aux os et… Enfin j'étais déjà mouillé de toute façon et... Harley se résolu enfin à manger les multitudes de petits fruits, marchant entre Varian et Luna qui fermait la marche.

dans le passé.
Harley trébucha contre les portes-manteaux du couloir des salles de classe quand Varian le poussa pour attraper la morveuse. « C'est ça, joue encore les supers grand-frères… Kimi et moi on sait que c'est faux, hein Kimi ? » Il adressa un grand sourire à la petite fille dont les reniflements se muèrent de nouveau en pleurs. « Et c'est toi mon problème, Standall, juste toi. » Harley haussa les épaules avec une expression faussement résignée. « Dommage qu'à cause de toi, elle ait à pleurer hein ? » T'es comme ta mère en fait, hein ? Un taré. Un vrai taré. Toute couleur s'effaça du visage d'Harley, tout comme le sourire suffisant qu'il arborait jusque là. Un bref silence se fit autour d'eux et les regards convergèrent dans leur direction. Le garçon affichait une expression franchement étrange sur un visage de gamin, une expression à mi-chemin entre la peine la plus sincère et la colère la plus froide. Et au fond de lui, la honte. « J-Je… » Tu sais Varian, j'avais envie de te tuer à ce moment-là et je crois que je l'aurais fait. Sincèrement, je crois que je t'aurais frappé jusqu'à la fin, jusqu'à ce que tu arrêtes de parler ou de respirer. Je… Cette colère comme ça, je ne l'avais encore jamais connue, jamais aussi forte. Tu m'avais fait mal plus qu'aucun autre je crois. « Harley ! » Le professeur de Varian attrapa le petit gamin au vol avant même qu'il n'est touché un seul cheveu de son camarade de classe. « Mais oh mais tu te calmes ! Qu'est-ce qui se passe ici enfin ! Varian ! » Le professeur grimaça sous les coups d'Harley qui tempêtait, le visage complètement défait par la rage. J'allais te tuer, là, tout de suit. Qu'ils soient tous là à nous mater… Mais qu'ils aillent tous se faire foutre. De toute façon, ils pensaient tous comme toi sur cette putain d'Arche. Tous ! Harley poussa un cri de frustration, crachant à moitié en direction de Varian sans tarir d'obscénités en tout genre. Une larme glissa le long de sa joue, complètement déplacée venant d'Harley. « Monsieur Weise, prenez votre… Enfin aidez-moi ! » La main ferme de Jan Weise se referma sur le bras d'Harley pour essayer de l'entraîner vers la sortie. « Silence Harley ! » Jamais, jamais... « Silence ! » C'était toujours à moi de me taire et... La gifle le prit par surprise, claquant dans le couloir sous le regard empli de jugement des autres parents, et lui coupa momentanément la voix. « Putain mais j'vais le... » « SILENCE ! » Jan parvint à trainer son fils derrière lui, plein de honte, en regardant droit devant lui sans vouloir croiser tous ces regards qui les fixer.

dans le présent.
Harley s'approcha de Varian, se plantant derrière lui dans un silence parfait. Il se cacha brièvement les yeux de ses mains, sa jambe s'agitant spasmodiquement tandis qu'il hésitait. « Merci, euh… pour les noix. » Il remit les autres dans le sac de son ex-petit-ami et s'éloigna de nouveau de quelques pas en le regardant avec un regard par en-dessous en se tripotant les doigts. Luna se laissa tomber contre un mur avec un soupir de soulagement en assorant ses cheveux blonds complètement trempés. « On voulait pas se mouiller mais c'est un peu raté je crois... » Elle ôta son manteau humide pour essayer de le faire sécher comme elle pouvait. Je n'avais pas envie de rester planté là à ne rien faire. C'était sans doute ce que j'aurais dû faire et d'ailleurs, je n'avais pas d'autre idée mais... Sans un mot, Harley partit visiter le reste de la maison vide, ravi de se retrouver un peu seul, et il observa la seconde pièce plongée dans le noir en se mordillant le pouce. Il ne vit pas arriver la planche qui s'écrasa sur sa nuque, l'envoyant à la rencontre du sol poussiéreux. Une botte se posa sur sa poitrine, l'empêchant de se relever. « Vous êtes qui vous ? P'quoi vous entrez chez moi ? » Ouvrant de grands yeux paniqués, Harley ne trouva pas la voix d'appeler au secours et resta là à regarder le type sale au visage mangé par une grande barbe qui le menaçait d'une planche à un côté hérissé de clous.
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 9 Oct - 19:35

Tell me what you know about dreaming.
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« Sinon, tu es arrivée en même temps que Harley dans votre… Foyer ? »

Ce genre de chose, tenir une conversation normale, essayer de faire connaissance, Varian avait l'impression d'apprendre à nouveau à se comporter en société. Mais elle était sympa c'était déjà un bon début, peut-être arriverait-il à tenir une conversation avec cette fille. Harley était partit de son côté, sans doute explorer la petite maison dans laquelle ils étaient entrés. Peut-être trouverait-il quelques objets intéressants, ou même des provisions même si sur ce dernier point, il avait plus de mal à le croire. Il avait retiré sa veste trempée, et l'avait étendu sur ce qui devait être autrefois une belle chaise en bois. C'était le genre de chose que Varian n'avait pas connu sur l'Arche, les meubles en bois. Il avait découvert ça sur terre, et c'était même étonné de la solidité de certaines constructions. Ce fut une voix, qui ne ressemblait en rien en celle de Luna ou Harley qui l'interrompit sur son examens minutieux à propos des meubles poussiéreux qu'il avait devant lui. Il se redressa d'un coup et se tourna vers Luna, faisant signe de ne pas faire un seul bruit.

« Reste là, je vais voir... »

long time ago.
Aïe, touché. Il l'avait touché. Bien fais pour sa tronche, na. Même si au fond Varian s'en voulait quand même un peu. D'accord, un tout petit peu, et cette sensation de regret fut bien vite effacé par la satisfaction d'avoir réussis à fermer la grande bouche d'Harley. Ce fut son propre professeur qui l'empêcha de s'en prendre une, et alors que Kimi avait eut un mouvement de recul, Varian n'avait même pas eu le temps de faire un pas de côté. « Il a commencé, il s'en prend à ma petite sœur monsieur. » Il n'avait aucune idée de comment il faisait pour garder son calme, et un visage aussi neutre, mais au fond, les émotions se bousculaient toutes au portillon. Le père arriva, le père qui s'entendait si bien avec ses propres parents. Le père lui en colla une mais le visage de Varian resta trop neutre, encore une fois. Il n'arrivait pas à détacher son regard de son voisin. Demain, il le croiserait encore en sortant de chez lui. Il n'en avait pas fini avec sa sœur, il le savait pertinemment. Et lui continuerait à l'ignorer, à faire comme s'il n'existait pas sauf dans les cas d'urgence.  « Varian, je veux rentrer... » Sa sœur avait les yeux toujours aussi rouge et les larmes avaient recommencé à dégouliner sans pouvoir s'arrêter sur ces joues. « Vient princesse, on y va... » Elle avait serré sa main si fort qu'il avait presque sentit son cœur battre ce jour-là.

Aujourd'hui.
Varian n'avait aucune idée de d'où lui était venu cet élan de… d'héroïsme. De pourquoi il se prenait subitement pour un prince charmant bravant tous les dangers. Lui qui peinait à se remettre de sa confrontation avec les loups et cette stupide Eliza, puis celle avec Harley, puis encore celle avec Eliza… Il avait attrapé la première chose qui lui était passé sous la main, une petite poêle de dix centimètres de diamètre à peine, et l'avait brandit devant lui, comme on brandissait une arme. En soit, quelques coups bien placés pouvaient toujours faire très mal. Ce qu'il trouva… le laissa d'abord sans voix. Un homme, un barbu sortit de nul part, avec une planche en bois qui avait plus de gueule que sa stupide poêle… Avec Harley sous sa botte. Alors Varian s'élança. Il fit ce qui lui paraissait être le mieux. Mais quand sa poêle toucha l'arrière du crâne du géant, elle sembla lui rebondir entre les mains, et ce dernier se retourna, lentement. Et Varian recula d'un pas.

Long time ago.
« Ça m'arrive oui, ça m'arrive... » En tout cas quand elles tombaient mal et qu'elles l'enquiquinaient plus qu'autre chose… La suite lui fit lever les yeux au ciel. « Toujours aussi classe voisin, toujours aussi classe. » Et il n'avait aucune idée de pourquoi il souriait comme un con, mais il souriait comme un con. Il lui intima d'arrêter – mais toujours avec le sourire – de peur que d'autre ne capte quelque chose. C'était pas le moment de créer des rumeurs ou quoi que se soit. « Et me regarde pas comme ça, tu sais que ça me donne envie de te sauter dessus, vraiment. » Il ne s'était pas rendu compte qu'il avait attrapé sa main au passage, « Aller, tu viens ? » pour rentrer avec lui. Il s'en rendrait compte plus tard, au détour d'un couloir et, après l'avoir lâché, comme à chaque fois qu'il 'dérapait ' en dehors de leurs appartements, il se sentait complètement confus. Peut-être que toi aussi, tu devrais rapporter une petite part de lui chez toi. Parce que tu devais bien avouer que tu avais envie qu'il le garde finalement ce tee shirt. Tu savais pas trop pourquoi, et au fond, tu lui en voulais même pas. C'était le genre de chose que personne ne comprendraient ici, pas même ta mère, peut-être même pas ta sœur. C'était sans doute ça être amoureux, trouver adorable des gestes aussi bête qu'emprunter un tee-shirt.

Aujourd'hui.
Varian avait regretté son geste à la minute où l'homme lui avait fait fasse. Le bon point, il avait sortit son pieds de sur le torse d'Harley. Le mauvais ? Une planche pleine de clou s'abattait sur lui. La poêle s'interposa une fois, deux fois, avant de se plier un peu plus à chaque coups.

« Qui êtes vous ?! »

Le géant hurlait, et Varian avait cette désagréable sensation d'être un peu comme le petit poucet qui faisait irruption dans la maison de l'ogre.

« Harley, fuis ! »

C'était complètement vide sens, bidon, mal lancé, mais rien d'autre ne lui venait à l'esprit à mesure que la poêle succombait aux coups de planches. Nota bene, il savait donc se défendre avec un tel ustensile. Il avait envie de crier à l'aide, pour que Luna vienne les sortir de là, mais comment ? Visiblement la maison bien qu'en partie en ruine et poussiéreuse avait déjà un locataire. Dehors la pluie tombait de plus en plus fort et les vents devenus violents faisaient claquer ce qui restait de volets.  
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 9 Oct - 23:19

dans le présent.
La botte du géant lui écrasa un peu plus le torse, frottant son dos supplicié sur le sol et lui arrachant au passage un petit couinement de douleur. Harley sentit des larmes lui monter aux yeux sous cette nouvelle torture involontaire. Et dans la pièce voisine, Varian et Luna continuaient de bavarder tranquillement. « Deux ans avant Harley, donc trois ans maintenant. » Le garçon pouvait sentir le haussement d'épaules que Luna ajouta pour ponctuer sa phrase, l'air de dire tout va bien, ce n'est pas si terrible. Le barbu se pencha en avant, s'appuyant l'air de rien sur le pied qui écrasait Harley, et l'inspecta de ses yeux bleus trop clairs. « D'où vous me sortez vous tous... » marmonna-t-il. L'esclave resta sans voix, trop occupé à serrer les dents pour endiguer les vagues de douleur brute qui montaient. Et là tu jaillis comme personne, depuis l'autre pièce avec une arme dérisoire. Mais tu étais là. Tu sais parfois, j'avais l'impression qu'on vivait aujourd'hui en direct tout ce qu'on n'avait pas pu s'offrir autrefois. Bien sûr, tout était différent, j'étais différent. Toi aussi d'ailleurs. Mais on pouvait être sincères l'un avec l'autre, devant le monde. On pouvait se battre, se défendre ou se protéger. On pouvait se parler, sans se cacher. Avant tu n'aurais pas pu me défendre comme ça, tu n'aurais jamais volé à mon secours. Moi non plus d'ailleurs, parce que tu ne me l'aurais pas pardonné et parce qu'alors, les autres auraient su. Et regarde aujourd'hui ! Je... BING ! L'arme ridicule qu'Harley identifia difficilement comme une poêle s'écrasa sur la tête du géant dans un tintement sinistre. Harley lâcha un ricanement qui se termina en gémissement de douleur quand l'homme à barbe prit appui sur lui pour se retourner. « Oh oh, Papa Noël est en pétard... » Le plus triste dans l'affaire, c'est qu'il ne plaisantait pas en utilisant cette dénomination : c'était la seule qui lui venait en tête et il l'annonçait avec le plus grand sérieux, tel un commentateur devant un match de boxe. Le garçon se retourna lentement sur le ventre avec des grimaces et posa un bref instant le front sur le sol collant de poussière, cherchant son souffle. Il sentait son sang battre dans ses tympans et un filet de sang lui couler le long du dos. Il toussa une ou deux fois.

dans le passé.
« Mais vas-y, je suis tout à toi. » Il lui lança un sourire coquin en mimant de lui lancer un baiser puis se reprit. Varian lui attrapa la main et Harley se crispa légèrement, sans pour autant se dégager. J'aurais aimé que tout soit naturel, juste comme ça. J'aurais aimé qu'on se tienne la main dans les couloirs sans aucune honte, voire qu'on s'embrasse sans aucune vulgarité au détour d'une pièce. J'aurais aimé pouvoir assumé de sortir avec un gars comme toi sans rougir. Et puis j'aurais aimé que tu assumes sortir avec moi, comme s'il ne s'agissait pas d'un secret honteux. J'aurais aimé qu'on ait cette relation toute simple, sans secret et sans cachotterie, juste assez belle pour qu'on ait pas à se cacher tous les jours. J'aurais aimé pouvoir te dire des choses en public, des jolies choses, pas de fausses disputes. Tu sais, j'en avais marre que des filles à la recherche de l'interdit et du grand frisson me draguent. Je ne voulais plus être le bad boy qu'on s'arrachait avant de se rendre compte qu'il n'était qu'un salaud. Je voulais juste être Harley, sans adjectif derrière. Et je voulais qu'on soit Harley et Varian, sans honte, sans rien. Juste nous deux. Comme maintenant. Et tu lâches ma main, là, au détour de ce couloir, et on n'est plus que Varian, le chic type, et Harley, son dégénéré de voisin. Mais tu sais que je t'...

dans le présent.
Harley fuis ! Il ne se fit pas prier pour obéir, traversant la pièce à quatre pattes pour se réfugier dans un coin, les bras sur la tête. Que j-je… Il avait trop peur pour penser clairement et chaque nouveau coup sur la poêle de Varian lui arrachait un sursaut de frayeur. Tous ses souvenirs le poussaient à vouloir aider son ex-petit-ami, d'une façon ou d'une autre, mais il s'en sentait incapable. Je ne voulais pas que tu meurs, pas une deuxième fois. Mais j'avais trop peur pour oser faire quelque chose. Je sentais la terreur me liquéfier de l'intérieur quand chaque coup résonnait fermement dans mon esprit. Tu sais combien de fois je m'étais caché comme ça, le visage dans le creux de mes coudes, à attendre que ça passe ? Comment je pouvais avoir peur au moindre geste brusque ? J'ai perdu mon courage, je ne le retrouve plus. Je n'imagine même plus résister ou faire le fier, ou même lever les poings pour taper comme autrefois. Comme je l'aurais dit avant, j'avis plus de couilles moi, je me faisai littéralement dans mon froc si on s'en prenait à moi. Les maîtres, puis les nouveaux maîtres, Nei… Ils savaient qu'ils n'avaient rien à craindre de moi. Azgeda avait bien fait son boulot. Un nouveau coup sur la poêle complètement tordue de Varian et Harley se recroquevilla dans son coin, les larmes dégoulinant sur ses joues. Les volets claquèrent contre les murs mal en point puis Luna entra en jeu. Enfin entra en jeu. Tu débarquas en brandissant une pelle et en beuglant comme une débile des cris de guerre inaudibles. Et puis tu écrasas ton arme sur la tête du géant dans un grand BONG qui résonna dans toute la pièce. Le géant vacilla un peu, à moitié assommé, pendant qu'une large plaie rouge barrait son cou. Au final, c'était toi qui avait sauvé Varian, juste toi.

dans le passé.
« Les disputes n'ont pas leur place parmi nous, messieurs. Pas la moindre place. D'ailleurs... » Harley cessa de nouveau d'écouter le responsable de l'école qui parlait sans discontinuer depuis bien une heure, les réprimandant tour à tour à propos de leurs fautes respectives, puis insistant sur les valeurs, et blablabla et blablabla. Le jeune garçon soupira et croisa les bras, fixant droit devant lui avec une expression complètement fermée. D'ici cinq minutes, son père ainsi que la mère de Varian rentreraient dans le bureau, parce que sinon c'était pas drôle. Pour le responsable, les motifs étaient variés mais selon lui, Varian s'était montré insultant avec son camarade, et Harley avait simplement été… Harley. Ce n'était pas la première fois que le jeune Weise se retrouvait assis sur cette chaise et le responsable imaginait sans mal la part de responsabilité d'Harley dans l'altercation dont tout le monde parlait ces derniers temps. Alors Standall, plus si blanc le tableau hein ? J't'avais dit que je gagnerais... « Et j'insiste sur le fait que le respect et l'entente sont des principes fondateurs à... » Harley glissa un regard à son voisin. « Ah, et voilà vos parents. Ils devraient avoir honte de vous deux car... » Blablabla blablabla.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 10 Oct - 21:03

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Bong. Bong. Bong. À mesure que sa petite poêle se tordait , Varian sentait la mort approcher à grand pas. Quand sa poêle fut sur point de céder, ce fut Luna qui le sauva. Jamais il n'aurait cru un jour assister à une telle scène, il recula d'un pas, surpris en regardant le géant vaciller et s'écraser par terre avec un bruit sourd. Était-il mort ? En tout cas elle ne l'avait pas raté, il pouvait voir d'ici la plaie qu'elle lui avait infligé au niveau du cou. Il lui donna un petit coup de pied dans la mollet, aucune réaction. Alors il s'autorisa à desserrer la mâchoire et ses épaules se déraidirent.

« Merci Luna, merci... Harley ? »

Lui s'était réfugié dans un coin de la pièce, le visage enfouis dans ses mains. Rapidement Varian l'avait rejoint pour s’accroupir à ses côtés. Il posa sa poêle toute tordue par terre avant de se laisser glisser contre le mur.

« Shhh, c'est fini tout va bien Harley... »

Il avait tenté d'adopter un ton sûr de lui, en vain. Il ne pouvait le nier, il venait de se faire une bonne frayeur. Et s'ils n'avaient été que tous les deux, Varian osait à peine imaginer la tournure qu'auraient pris les événements. Il avait attrapé son bras comme pour le rassurer, faute de le tirer contre lui comme il l'aurait fais autrefois. Tu as bien tenté de me sortir de la merde avec les loups, c'était la moindre des choses pour moi de faire ça… Même si c'est Luna qu'il faudrait vraiment remercier, pensa t-il. Pleure pas Harley, à chaque fois que tu pleures je pense à qui tu étais sur l'Arche et tu me donnes envie de pleurer à mon tour. Sèche moi vite tout ça Harley.

Long time ago.
Ce fut le bip bip d'une montre qui le fit se réveiller en sursaut. Sans doute la sienne d'ailleurs. Il grogna deux minutes avant de faire taire l'engin et… « ...'rley ? » Ah oui, c'est vrai. Entre deux battements de paupière il identifia des murs de chambre qui n'étaient pas les siens. Et la présence d'Harley à ses côtés. « T'es réveillé ? » Sûrement que oui maintenant. « Merde… Ton père... » Il s'en faisait toujours beaucoup trop pour tout Varian. Il lâchait prise de temps en temps, et réalisais après ce qu'il venait de faire. Et c'était souvent ce stress gênant qui l'envahissait après une soirée à deux. C'était toujours parfait et exquis et après – ou le lendemain - il y avait cette boule de stress qui s'emparait de lui. Qui venait presque tout gâcher. Dans ce moment là il avait pris l'habitude de revenir se serrer contre lui et de fermer les yeux encore un long moment. Il voulait bien l'admettre, il se sentait rassuré, à l'abri comme dans un cocon. Rien que lui et le garçon dont il était amoureux. Loin de tous les ennuis de sa vie quotidienne. « J'peux rester ici… encore un peu ? » Putain ma mère va encore me tuer. Elle avait horreur de le savoir dans une autre chambre que la sienne. Mais elle l'avait bien cherché la veille.

Aujourd'hui.
Varian avait à la fois le cœur qui battait la chamade et à la fois l'impression que la fin du monde était proche au vu de la météo extérieure. Tu sais y'a une époque sur terre où j'aurais aimé t'avoir contre moi dans ces moments là. C'est quand je suis arrivé dans cet enfer que j'ai découvert que j'avais peur d'un petit orage.

« Il faut qu'on… trouve quoi faire de lui. On peut pas le laisser là. Si on se fait prendre ou que quelqu'un retrouve son corps... »

Oui, pour Varian il était mort. Et avoir tué un grounder, c'était la fin. Leur fin à tous les trois si cela venait à se savoir. Ils ne pouvaient pas le laisser là, au moins par prudence. Il plongea quelques instants son regard dans celui de Luna, attendant une réaction de sa part. Il n'osait pas imaginer ce que pourrait faire Aya, son père ou sa mère s'il venaient un jour à découvrir tout ça. Et ce que la taré de Nei ferait à Luna et Harley.

Long time ago.
Avec un air terriblement concentré sur le visage, Varian donnait l'impression d'écouter attentivement. En réalité il n'en était rien, l'homme avait sa barbe mal coupé et ce détail avait retenu toute son attention, malheureuse. Alors pendant qu'il le bassinait lui et son exécrable voisin sur l'amitié, le respecte et d'autres valeurs tout aussi bêtes que surfaites, Varian se faisait le commentaire qu'il perdait bien dix points de charisme avec une tonte pareille. « Varian ! » C'était la voix de sa mère qui l'avait subitement sortit de sa rêverie. Étrangement il s'était ressaisis pour raidis sur sa chaise et ses joues avaient pris une teinte plus rose qu'en temps normal. Oh, elle n'avait pas mis longtemps avant de lui lancer un regard terrible qui en disait long sur le discours moralisateur qu'il allait se manger ce soir à la maison. Sa mère n'avait pas l'habitude de se retrouver ici, et c'était le genre de chose qu'elle allait lui faire regretter d'une manière ou d'une autre. Et ses yeux marronnasses qui lançaient ses fameux éclairs… « C'est de sa faute. » murmura t-il. Il faisait moins le fier avec sa mère Varian, elle avait le dessus, toujours. Pour le moment. Plus tard il se ferait un plaisir de la couper pour avoir raison, mais pour le moment il était beaucoup trop sage pour oser lui dire quoi que se soit. Oh, ça va t'amuser, hein Harley ? « Je veux des explications. » avait-elle dis d'une voix aussi sèche que frustrée. « Qu'est-ce qu'il a fait à mon garçon ? » Varian le fuyait du regard du mieux qu'il pouvait, la dernière chose dont il avait envie s'était de supporter ce regard trop bleu.

Aujourd'hui.
« On peut brûler tout ça. J'ai vu un abri dehors. Le feu ça heu… ça laisse pas de traces. »

Il avait envie de disparaître immédiatement. Ce n'était pas lui ça. Encore moins de proposer quelque chose d'aussi horrible. Mais au pire, cet homme était mort. Brûler son cadavre était plus… respectueux que de le laisser pourrir dans leur abri ? C'était assez ironique de t'entendre proposer ça, quand on savait que tu avais une peur bleue des flammes depuis ton petit accident.

Long time ago.
« Tu sais Varian, parfois j'ai l'impression d'avoir ton père en face de moi. » Varian leva les yeux vers sa mère. Son père ? Elle en parlait tellement rarement – tout comme lui – qu'il l'oubliait la plus part du temps. Son père il n'était plus là depuis des années, quatorze ans même. Et de temps en temps, sa mère laissait échapper quelques phrases dans ce genre. Parfois il se demandait comment elle faisait, de son père il avait hérité la quasi intégralité des traits physiques. Dire qu'il lui ressemblait comme deux gouttes d'eau n'était presque pas un mensonge. « Pourquoi tu me dis ça ? » « Lui aussi savait prendre cet air offusqué quand il mijotait quelque chose et que je l'avais surpris. » « Je mijote rien. » Je vais voir Harley, que je sache, je ne vais pas faire exploser l'Arche. Mais l'idée était là pour sa mère : son fils lui cachait quelque chose, il ne lui disait pas tout et… elle avait horreur de ça. May Standall se sentait mise sur la touche au profit de quelqu'un d'autre et elle en avait horreur. « Tu sais que tu peux tout me dire chéri. Je n'aimerais pas à avoir à te coller un traceur pour savoir où tu vas. » Il avait quitté leur appartement sans rien dire ce jour là. Et comme s'il avait peur que sa mère l'ai suivis du regard ou suivis tout court, il avait erré une bonne demi-heure avant de retrouver son petit-ami.  
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 12 Oct - 23:42

dans le présent.
Le géant vacilla, trébucha puis s'écroula dans un grand bruit sourd sur le sol poisseux de la pièce. Luna repoussa un mèche blonde trempée de son visage et s'appuya sur sa vieille pelle rouillée, le souffle court. Elle n'exultait pas la victoire ni quoi que ce soit d'autre là tout de suite, mais ouvrait plutôt de grands yeux ahuris qui tranchaient de son habituelle expression morose. Elle avait eu peur, comme les deux garçons d'ailleurs. Harley avait poussé un gémissement terrifié quand le colosse était tombé et il restait contre son mur, refusant d'ouvrir les yeux. Harley, tu n'es qu'un idiot ! Ses sanglots jusque là silencieux enflèrent enfin jusqu'à devenir le seul bruit dans la poèce, au milieu des respirations rauques. La terreur qui avait menacée de l'avaler tout entier, jusqu'à le tétaniser sur place et lui faire perdre tout sens de la réflexion, éclaitait enfin au grand jour. Varian se laissa glisser contre le mur, juste à côté de lui, avant de lui toucher le bras, lui arrachant un nouveau sursaut. Harley hésita un millième de seconde avant de se dégager. « … me touche pas ! » Moi j'avais honte. J'avais honte que tu vois ce Harley-là, chouinard et effrayé. J'avais honte à l'idée de ce que tu pourrais penser ou imaginer. J'avais honte de ces comportements que je n'arrivais pas à réprimer. Tu sais Varian, j'avais honte de moi, de ce que tu voyais de moi. Et puis j'étais triste aussi de ne pas arriver à supporter ta main sur mon bras. Je savais que ça aurait dû me réconforter, me rassurer, mais ça ne faisait que m'oppresser encore plus. Tu sais Varian, je crois qu'ils m'ont cassé, ici bas, qu'ils ont démoli pierre par pierre ce Harley que j'étais. Je crois que je n'existe plus vraiment, ou qu'en tout cas, je me suis perdu en chemin. Harley inspira profondément, les yeux toujours fermés, son visage toujours caché derrière ses avant-bras, et tenta de se recomposer une expression à peu près neutre. Là-dessus, il avait de l'entraînement, Nei ne supportait pas les larmes ou la peur. Elle voulait de la colère, de la rage de vivre, et de la soumission. Elle voulait un Harley qui se taise et qui attende, la rage au ventre, que la tornade passe. Il savait que s'il pleurait, s'il laissait transparaître quelque chose, elle sévirait. Bien sûr elle n'était pas là… mais la peur restait. Toujours assis contre le mur, il serra ses genoux contre lui, sentant son coeur battre à tout rompre contre ses cuisses. On voyait qu'il avait pleuré mais il affichait un air impassible. Mais au fond, j'avais toujours honte Varian. J'aurais voulu… Je ne sais pas. Que tu ne vois pas ça de moi. Que tu rêves toujours du Harley d'en haut. Que tu...

dans le passé.
Allongé sur le ventre, un bras dans le vide, Harley Weise bavait joyeusement sur son oreiller. Le bip bip strident sonnait quelque part dans le lit sans parvenir réellement à le réveiller. Le bip bip se déplaça vaguement dans le lit pour se taire enfin et le garçon remua à son tour. « Mmmh… ? » Il s'assit dans le lit, complètement à l'ouest, et se frotta les yeux. « Maint'nant oui... » Il serra son coussin contre lui, y plongeant le visage le temps de se réveiller complètement. « J'déteste cette putain de montre. J't'offrirai un réveil avec sonnerie moins aiguë si y a que ça... » Mais j'avais entendu ta question… et l'angoisse sous-jacente. Généralement, tu venais chez moi le soir parce que le paternel restait trois mille ans au boulot et qu'on avait la cabine pour nous tout seuls. Chez toi, il y avait ta sœur quasi en permanence, puis ta mère et ton beau-père. Si ta mère nous avait surpris… Je crois qu'elle m'aurait tué. Je l'en pensais capable, à cette satanée bonne femme. Quand à ta sœur… J'aimais beaucoup Kimi, et elle savait sans aucun doute ce que je ressentais pour toi, mais ce n'était pas une raison pour s'afficher. De toute façon, on ne s'affichait jamais. « Arrête d'angoisser, le padre rentre presque jamais en ce moment. J'lui fais peur je crois. » Harley repoussa Varian dans le lit d'un geste impatient et lui colla un baiser inhabituellement brutal sur les lèvres. Je crois que j'étais un peu en colère contre le type qui me servait de père. Juste vaguement mais voilà quoi. Enfin j'imagine que ça nous arrangeait. « Et puis s'il nous surprend, on a plus qu'à le tuer hein. » Il l'embrassa encore. « Je t'en pris, reste. » Tu sais Varian, il n'étais pas improbable que mon père soit déjà rentré, au cours de la nuit, et qu'il soit lui-même au pieu dans la pièce voisine. Ça, c'était tout à fait possible.

dans le présent.
Les volets claquèrent encore et malgré le regard vite qu'il adressait à la pièce, Harley sursauta de nouveau. Il n'avait pas peur de la pluie ou de l'orage ou de quoi que ce soit d'autre dehors mais il avait peur du temps qui passe. Chaque minute supplémentaire qu'ils passaient ici le retardait un peu plus pour accomplir la mission – quelle qu'elle soit – et revenir en temps et en heure. « On peut faire des petits morceaux pour les cacher dans les bois. Ou le laisser là et s'en aller. » glissa-t-il à mi-voix, d'un ton hésitant. Pour une fois, Luna ne le remballa pas quand elle s'agenouilla en face de lui, les mains toujours tremblantes. Elle n'avait pas lâché sa pelle, qu'elle serrait dans ses doigts avec une force monstre. « Non. Mais Varian a raison. Si d'autres Grounders tombent sur lui… Ils ne sauront pas que c'est nous mais... » Elle blanchit d'un seul coup et ferma les yeux, visiblement à deux doigts de vomir les quelques noix qu'elle avait avalé un peu plus tôt.

dans le passé.
Ah voilà l'autre emmerdeuse... Mais face aux accusations de Varian, il ne répondit pour une fois pas, se contentant de garder le silence. En revanche, il refusa fermement de baisser les yeux devant madame Standall, s'appliquant à afficher ce petit air narquois qu'elle détestait tant chez lui. Alors salope, on était déçu devoir son fiston chéri assis sur cette chaise ? Tu sais combien de fois je m'y suis retrouvé moi ? Pas tant que ça au final. Et tu sais pourquoi ? Hein, tu le sais ? Réfléchis bien tiens, ça te changera. Harley quitta le visage de madame Standall pour regarder Varian. Eh bien oui alors, qu'est-ce que je t'ai fait ? Alors ? À toi, rien n'est-ce pas ? Rien du tout. Je ne t'avais même pas parlé. Quant à Kimi… Flûte, je lui ai juste dit la vérité non ? Mais tu sais ce que j'ai dit à Kimi ? Ça m'étonnerait. Est-ce qu'elle te raconte nos petites conversations ou bien se contente-t-elle de pleurer ? Jan Weise choisit cet instant pour entrer dans le petit bureau en silence, un air gêné sur le visage. Harley savait qu'il appréciait beaucoup les voisins et qu'il s'était toujours bien entendu avec madame Standall. Même lorsque les garçons étaient relativement petits, il lui arrivait d'inviter les deux voisins pour partager quelques soirées. Aujourd'hui, ça avait pris fin. « May, je suis vraiment désolé, je... » Il se passa une main sur le visage et lança un drôle de regard à son fils. Pourquoi tu t'excusais, papa ? Pourquoi tu t'excusais de moi ? Pourquoi tu faisais ça ? Pour toi, j'étais déjà le coupable, hein? C'est ça ? Harley baissa les yeux devant le regard bleu acier de son père. Pour une fois il ne répondit rien. T'étais juste une tarée pour les autres maman. Juste une folle, quelqu'un de méprisable et de dangereux. Ils pensaient que tu méritais d'être mort, et que je mériterais de l'être aussi. Ils ne t'aimaient pas, tu leurs faisais peur. Il n'y avais que papa qui avait su te comprendre et t'aimer comme tu étais, belle, gentille… changeante… Alors pourquoi il avait oublié aujourd'hui ? Pourquoi il ne voulait plus te défendre contre les autres ? Pourquoi il ne voulais pas me défendre moi ? Non à la place, il défendais le voisin.

dans le présent.
Devant la proposition de Varian, Harley le fixa longtemps comme si c'était la première fois qu'il le voyait. « Oui ! Oui, faisons ça, on peut... » Luna venait de sauter sur l'occasion, visiblement soulagée que quelqu'un propose quelque chose de réalisable et de relativement rapide. « De toute façon, il est mort hein ? » La jeune fille regarda le corps du colosse d'un air angoissé puis elle s'approcha d'Harley à grands pas, lui attrapant la main d'un geste brusque pour qu'il arrête de se ronger le pouce. « Aller, debout. Harley, debout. » Elle attrapa son camarade parles aisselles pour l'aider à se relever. « Ça va aller ? » Il ne répondit pas, sans qu'elle sache s'il ne l'avait pas entendu ou s'il l'avait juste ignoré parce qu'il refusait de parler de son dos ou de quoi que ce soit d'autre en lien avec lui-même. « On allume un grand feu ? » « Oui, un grand feu. Tu sais allumer les feux Harley. » « Oui. » Oui, je savais allumer les feux. Nei voulait toujours de grands feux dans sa cheminée quand elle avait froid ou qu'elle voulait nous punir. Elle voulait toujours des flammes chaudes qui viendraient lécher le bois. Parfois elle s'asseyait devant pour regarder le feu naître, se consumer puis mourir en braises rougeoyantes. Elle était jolie dans ces moments, et calme. « Alors allume le feu, on amène le… Lui, dehors. »
Harley trouva sans al l'abri dont Varian avait parlé, rempli de bûches et de tout et n'importe quoi. Il choisit un emplacement sec avant de se laisser aller à des choses simples. Mettre des grosses bûches, laisser un foyer pour la chaleur et les flammes, glisser des brindilles et tout ce qui brûlerait facilement, un peu de charbon pour garder tout au chaud… C'était un feu de cheminée dans sa version la plus gigantesque. Mais c'était facile, et ça m'évitait d'avoir à penser ou à ressentir. Chaque mouvement faisait glisser ma chemise en toile sur mon dos douloureux, me ramenant au supplices de mes brûlures mais… Je n'avais pas peur du feu. Ce n'était qu'un instrument sans âme le feu. Un ami ou un tueur. Le foyer s'enflamma rapidement. « Les flammes sont prêtes. »

dans le passé.
« Tu as aimé maman, un jour ? » Jan se figea devant la question mais ne leva pas les yeux sur son fils, assis en face de lui à la minuscule table de leur cuisine. « Oui. » « Et maintenant ? » Maintenant, tu l'aimais encore ? Maintenant, tu m'aimais, à moi ? « Harley… Maman est morte, d'accord ? » « Mais tu l'aimes encore ? » Moi je l'aimais encore, à maman. Je l'aimais même si elle était morte et qu'elle flottait seule dans l'espace. Parfois je pensais à elle, seule dans le noir, au milieu de nulle part, et l'angoisse m'étreignait alors le cœur jusqu'à le faire éclater. Elle était seule, toute seule. Dans le vide, le néant. Il n'y avait personne pour la toucher ou la serrer fort, ou même lui chuchoter quelques mots rassurants. « Elle est toute seule là-bas et... » « Harley, écoute-moi. Je ne pouvais plus aimer une femme qui faisait du mal à mon fils. » Le réponse le surprit et le laissa silencieux un long moment. Jan sourit tristement et regarda son garçon bien en face pour la première fois depuis longtemps. « J'aime toujours maman, Harley, mais je suis triste qu'elle ait été ta mère. »

dans le présent.
Le corps du géant tomba lourdement dans les flammes. Une odeur étrange de viande grillée s'éleva, délicieuse, assez pour qu'Harley sente son ventre gargouiller d'envie. L'idée lui retourna l'estomac. À côté de lui, Luna n'avait pas meilleure mine. Et puis le mort se mit à hurler, en ouvrant grand ses yeux bleu glace.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Ven 13 Oct - 22:06

Tell me what you know about dreaming.
EXORDIUM.
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Varian avait le regard rivé sur les flammes qui dansaient juste là, sous ses yeux. Quelque part il crevait d'envie de s'en approcher pour se réchauffer un peu. Mais de l'autre… il y avait cette peur d'à nouveau souffrir à cause du feu. Et il y avait aussi ce mort, posé là, dans les branchages, qui s'apprêtait à redevenir poussière. D'un côté Varian se sentait soulagé : certes l'homme était mort, mais ils avaient tout de suite su réagir.  Ni Harley ni Luna n'avait d'ailleurs protesté… Et le brûler était plus respectueux que de le laisser pourrir dans un coin de la maison ou de la laisser se putréfier à l''air libre pendant des jours et des jours. Toujours à une distance raisonnable des flammes Varian était perdu dans ses pensées quand un cri s'éleva des flammes. Le mort était vivant.

« Qu'est-ce que... »

Rapidement la panique s'empara de tous son être tandis que ses yeux avait trouvé ceux du Grounder, se tortillant dans le feu. Varian… Varian qu'est-ce que tu as fais…

« Oh c'est pas vrai... »

Réfléchis, aller, réfléchis ! Mais réfléchir il en était incapable. L'homme hurlait, visiblement incapable de se sortir de là et Varian ne faisait rien pour l'aider. Et pour faire ? Le sortir de là, l'aider ? Pour ensuite sans doute mal finir ? Hors de question. Une petite voix en lui lui soufflait de l'aider. Et une autre de laisser les flammes faire. Le feu tu as déjà donné Varian, tu voudrais pas ressembler à cet homme, n'est-ce pas ? Il avait reculé d'un pas, les jambes flageolantes.

Long time ago.
Il n'avait jamais vraiment cherché à comprendre la relation entre Harley et son père. Rester en dehors des affaires familiales de Harley, c'était la meilleure des solutions à son goût. Il bien trop profité des malheurs de la famille Weise par le passé pour le blesser, encore et encore, quand il n'était que le voisin arrogant et insupportable. De toutes façon, les discussions sur la famille, c'était toujours le piège. Pas qu'avec Harley, avec beaucoup de gens en général. Harley l'embrassa et il se laissa faire. « Dis pas des choses comme ça... » murmura t-il. C'était pour rire (enfin, il l’espérait, hein?) alors il esquissa un léger sourire avant de recevoir un nouveau baiser. « Et puis sérieusement, tu penses faire peur à quelqu'un avec ta gueule d'ange ? » Pas ton père en tout cas, c'est ton père, il ne peut pas avoir peur de toi. Les autres gens, peut-être, dans ses mauvais jours il pouvait être terrible. Mais tu l'aimais comme ça, pour toi il était parfait. Une de tes mains s'étaient remise à se balader dans ces cheveux bruns que tu aimais tant. Ils étaient souvent indomptable, comme leur propriétaire d'ailleurs. Tes lèvres avaient capturé les siennes un bref instant avant de le stopper, une main sur sa poitrine. « 'Pis qui aurait peur de monsieur je bavouille toujours sur mes oreillers ? » Ok, lui ronflait (et pas qu'un peu surtout quand il avait passé une journée stressante), c'était pas mieux.

Aujourd'hui.
Tu n'avais aucune idée du moment où tu étais tombé dans les pommes. C'était peut-être en entendant les cris de l'homme au milieu des flammes, ou peut-être en te rendant compte de l'odeur de viande grillée qui émanait du grand brasier.
Avant de s'asseoir par terre pour tenter de ne pas sombrer pour de bon, Varian avait ravalé les restes de son maigre repas qui était remontés dans sa gorge. Et puis après… Il avait fermé les yeux parce qu'il était incapable de regarder ça plus longtemps, incapable de faire un geste aussi. Et il avait fini par fuir l'abri pour retourner dans la maison. C'était sur la chaise qui avait attiré son regard à son arrivée qu'il s'était écroulé et qu'il était tombé dans les vapes, répétant inlassablement qu'il n'était pas un meurtrier.

Long time ago.
S'il nétait qu'un gosse, Varian savait ressentir de la peine pour les adultes. Et en ce moment, il en ressentait un peu pour le papa d'Harley. Un type que sa mère appréciait. Et qui s'excusait aujourd'hui pour son crétin de fils. Lui avait toujours les yeux rivés sur le bord du bureau devant lui, hors de question de se confronter à l'andouille assit à côté de lui. « Jan… Vous n'êtes pas toujours responsables de votre fils. » Pour le coup, Varian avait le vé les yeux. Parce que sa mère qui disait ce genre de chose… Elle qui prônait l'éducation parfaite comme seul élément de réussite et de sagesse chez les enfants, elle qui avait toujours jugé les enfants comme Harley mal éduqué… « Je veux des excuses de votre fils, pas de vous. Et pas pour Varian, pour ma fille. » « Maman j... » « Tais toi, Varian. » Son visage s'était durcis et la mine de Varian s'était renfrognée. Sa mère venait de le rembarrer. Et ça, il n'en avait pas l'habitude.

Aujourd'hui.
« Pitié, dites moi que tout est fini. »

Il n'avait aucune idée de combien de temps il était partis. Il lui semblait que les cris dehors avaient – enfin – cessé. Était-il enfin mort comme ils l'avaient cru en le mettant au bûcher ? Les deux autres esclaves étaient rentrés dans la maison eux aussi. Il n’espérait qu'une chose, que l'autre dehors ne soit plus qu'un tas de cendre. Le tas de cendre lui causerait de nombreuses nuits agitées, mais pas de problème.

« J'ai jamais voulu tuer ce gars... »

Long time ago.
La journée avait été longue et terriblement ennuyeuse. Son beau-père avait voulu lui montrer son lieu de travail en long, en large et en travers. Sans doute pensait-il que Varian choisirait de prendre la même voie que sa mère et lui pour son avenir ? Loin de lui cette idée. S'il avait toujours trouvé admirable le fait de soigner les gens et de prendre soin d'eux, il n'en avait pas envie. Il avait quitté son beau père et sa mère en plein inventaire pour rentrer chez eux plus tôt. Sa sœur devait être là. Elle allait beaucoup mieux Kimi. Si ces poumons étaient encore capricieux, le reste s'améliorait de jour en jour. Le seul point noir du tableau c'était Harley. Harley à qui elle avait décidé de tout pardonner subitement. Sans qu'il ne sache pourquoi. Honnêtement, elle voyait en lui un bon fond mais Varian avait du mal à tout effacer, lui. « Oh c'est pas vrai. » Et ce fut sur lui qu'il tomba en rentrant chez lui. Kimi, souriante (beaucoup trop souriante) et son putain de voisin. Et pourquoi elle avait sa main posé sur son bras comme ça ? Pourquoi elle semblait contente de le voir ici, chez eux ? « Qu'est-ce qu'il fou encore là ? » « Varian… Comment s'est passé ta journée ? » Elle avait esquivé sa question aussi vite que l'éclair pour planter un baiser sur sa joue. « On papotait juste ! » Elle rejeta ses cheveux blonds en arrière et le toisa quelques secondes. « Bon heu… A bientôt Harley... » Elle ne se risqua pas à lui faire une bise ou quelque chose dans le genre. Oh mon gars, pars pas si vite… Ce fut à deux pas de la porte d'entrée que Varian lui avait attrapé le bras. « Tu joues à quoi là, hein ? » Il avait baissé d'un ton, refusant que sa sœur l'entende. « J'te préviens, si tu touches à ma sœur, t'es mort, c'est pigé ? »  Et par toucher, il entendait l'ajouter à sa liste de conquête, il avait tenté de lui faire comprendre. Hors de question que sa sœur tombe dans le panneau. Varian se l'était toujours dis, il fallait être la plus débile des filles pour céder à ses avances, mais sa sœur n'avait plus toute sa tête en ce moment.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 30 Oct - 22:42

dans le présent.
Pétrifié, Harley regarda le mort ouvrir ses yeux de glace et hurler, hurler à s'en arracher la gorge, tandis que les flammes lui léchaient la peau. Le garçon et le géant échangèrent brièvement un regard puis les yeux bleus se révulsèrent, sans que les cris ne cessent. C'était les hurlements de celui qui est supplicié, qui subit la plus horrible des douleurs sans espoir d'y échapper. Le mort, ou celui qui aurait dû être mort, s’arque-boutait dans les flammes mais c'était déjà trop tard : il avait pris feu, partout, et personne ne lui viendrait en aide. Et voilà Harley. Pour parachever ton œuvre sur terre, tu choisissais d'allumer le feu et de le nourrir d'un être vivant. Tu fuyais la torture pour mieux l'infliger à un innocent, puis tu te cachais derrière des visages de marbre pour cacher ton trouble. Ah oui, tu es à deux doigts de tourner de l’œil devant la scène ? Mais ce spectacle Harley, c'est toi qui l'a déclenché. Ce n'était pas ton idée, de le brûler, mais c'est toi qui a joué les mains d’œuvre. Tu aurais pu refuser, mais non, tu as suivi l'idée. Et puis, admets que tu es curieux maintenant, hein ? Curieux de voir quelqu'un d'autre pleurer et supplier. Alors tu regardes, sans bouger.

dans le passé.
« Tu serais surpris de voir de quoi, ou de qui, les gens ont peur, tiens. » En vérité, il avait bien envie de se taire, Harley, de profiter de ce petit moment rien que tous les deux, de bon matin. C'était leurs instants interdits, et accessoirement les plus beaux de leur relation. Les deux garçons étaient condamnés à faire semblant dehors, à ne pas se parler, à ne pas s'apprécier, mais dans l'intimité, Harley pouvait se révéler comme il était. Le garçon fila une bourrade à son petit-ami, faussement vexé. « Tu peux causer, tu ronfles comme c'est pas permis ! » Il s'écarta de Varian dans l'espoir de dénicher un caleçon ou quelque chose à proximité du lit.

dans le présent.
Luna s'accrocha à sa chemise en fermant fort les yeux, malgré les larmes qui lui coulaient sur les joues. Ce n'était pas souvent qu'elle se laissait aller, à tel point qu'on pouvait la penser un peu intouchable ou insensible… Mais ça n'était pas vrai. Pas avec Harley. Même si le garçon n'esquissa pas un geste pour la réconforter, elle continua de se cacher là pour ne plus voir l'homme agonisée. Bien sûr elle l'entendait toujours hurler de ces cris horribles. Elle savait qu'il souffrait le marty et que c'était de leur faute, à tous les trois. Elle savait aussi que Varian avait décampé d'un pas hésitant pour se réfugier à l'intérieur pendant que Harley restait planté là, sans ciller, à regarder avec fascination le géant se débattre dans les flammes. Enfin non, ce n'était pas uniquement de la fascination… C'était de l'horreur. Luna se demanda brièvement si elle avait déjà vu Harley afficher cette expression horrifiée devant elle. Elle finit par laisser tomber en s'apercevant qu'elle pouvait voir le bûcher se refléter dans les yeux de son camarade. « Rentrons Harley, s'il te plaît... » Est-ce que tu m'entendais, Harley ? Où est-ce que tu étais tout entier dans ta contemplation de la souffrance la plus extrême ? Je te sentais trembler contre moi mais tu ne faisais pas mine de défaillir ni de fondre en larmes. Tu restais juste là, spectateur de ton œuvre. « Rentrons, viens... » Dans un nouveau sanglot, Luna traîna de force l'Archéen.

dans le passé.
Elle était de retour, cette rage qui l'avait envahi un peu plus tôt face aux paroles de Varian. Elle était de retour en lui et il se sentit perdre ses grands airs et ses regards narquois. La jolie petite façade qu'il affichait devant May Standall fondit en quelques millièmes de secondes, Harley se plantant les ongles dans les cuisses. « C'est même pas ta fille, salope. » C'était la première fois que je t'insultais de vive voix, que ma colère transparaissait vraiment dans mes mots en ta présence, May Standall. Sa colère se calma instantanément pour laisser place à la frayeur quand la silhouette de son père se dressa jute à côté de lui. Par réflexe, Harley ferma les yeux et dû se faire violence pour ne pas lever une main défensive. Mais Jan ferma les yeux et expira lentement, une main devant la bouche. « Qu'est-ce que j'ai fait pour avoir un fils pareil ? » marmonna-t-il.

dans le présent.
Luna referma la porte au moment où Varian reprenait ses esprits. Les hurlements du condamné venaient enfin de s'achever pour laisser la place à un silence encore plus étrange. Harley se dégagea de la main de sa camarade et hésita un instant. Il se sentait… Étrange. Mon cœur me faisait mal comme… Comme avant sur l'Arche, comme quand je me sentais mal, alors que je vivais encore dans les étoiles. Et pourtant... Contournant Luna et ses larmes sans un regard, il vint s'asseoir en silence à côté de Varian pour le serrer brièvement contre lui dans une étreinte aussi maladroite qu'inattendue. « Sois pas triste... » Parce que toi Harley, ça ne te faisait rien ? Tu continuais de trembler comme une feuille même si tu affichais toujours cette insupportable expression triste qui ne te quittait jamais. Tu tremblais parce que voir cet homme mourir, ça t'avait touché en plein cœur. Car encore une fois, c'était partiellement de ta faute et la culpabilité te rongeait. Tiens regarde comme tu t'écartes de Varian... Après son étreinte qui se voulait probablement réconfortante pour Varian, Harley s'écarta comme si son voisin était soudainement électrifié.

dans le passé.
Kimi éclata de rire et Harley se fendit d'un sourire aussi, le regard pleine d'une inhabituelle tendresse. La jeune fille continua de glousser en posant une main sur son bras pour lui intimer d'arrêter de dire des âneries. « Arrête arrête, j'en peux plus... » Le garçon la dévisagea et appuya ses coudes sur la table en se tenant la tête. Elle était belle Kimi, quand elle souriait. Elle rayonnait et ça me faisait plaisir de voir ça chaque fois que je venais lui rendre visite. Elle riait encore quand la porte de l'appartement s'ouvrit. Harley sursauta et se leva aussitôt, masquant à grand peine un air coupable. Il avait lié une profonde amitié avec Kimi au cours des derniers mois mais ça ne changeait rien au reste et… « <i>IL est présent dans cette pièce, Standall. » Envolé le sourire tranquille et les blagues, le Harley du quotidien venait de faire son retour devant son voisin. La rancœur me brûla le ventre tandis que je le défiais du regard, inconsciemment placé entre lui et elle. Kimi le contourna dans un espoir évident – et vain – de faire comme si de rien n'était. Et zou, en deux temps trois mouvements, le bon moment de la journée venait de voler en éclat. Harley effleura la main de la jeune fille quand elle le salua et passa près de lui. Ça n'avait rien de romantique et tu le savais bien Kimi. Je faisais la même chose chaque fois que je te rendais visite, par tendresse, mais il n'y avait rien à imaginer… ce que ton salopard de frère ne savait pas. Après un dernier regard à Varian, Harley essaya de passer la porte et… « Lâche-moi putain. » Il se dégagea sèchement, se frottant le poignet comme si on l'avait brûlé. « Kimi est assez grande pour savoir avec qui elle peut être amie, ok ? » Le venin que je voulais mettre dans ces mots… n'était pas apparu, à ma propre surprise. « Et puis quoi, ça te mine qu'on soit pote ? Qu'elle me raconte des trucs ? Des trucs que peut-être… elle ne te dit pas ? » Voilà, ça c'était déjà plus Harley.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 31 Oct - 10:37

Sois pas triste. Non, triste il ne l'était pas. Vraiment pas. Ce qu'il était en revanche... dégoutté. Voilà, c'était le mont. Dégoûtée par Luna, par Harley mais surtout par sa propre personne. Honteux d'avoir commis un tel acte, pensant en plus de ça, que c'était la seule chose bien à faire. Il s'était fourré le doigt dans l’œil, et il ne s'en remettrait jamais. Enfin, jamais était un bien grand mot, mais il se connaissait, il savait que même si dans quelques années il arriverait enfin à passer l'éponge, il reverrait encore et encore cette scène terrifiante dans ses nuits les plus agitées ou dans d'intenses moments de colère, de stresse. Il tenta d'afficher une mine moins déconfite et surtout, d'arrêter de gémir comme un gosse après qu'Harley se soit éloigné de lui. Merci Harley, merci. C'est con mais je crois que quelque chose en moi avait besoin d'un petit geste comme ça.  Il se sentait sale, juste, sale. Il l'était, d'accord, mais là, c'était différent, c'était une saleté intérieur.

« Au moins nous... »

Il cherchait ses mots, des mots réconfortants, qui pourrait les faire se sentir un peu mieux même si c'était totalement mission impossible pour le moment. Et pourtant, il était là à chercher la bonne tournure de phrase qui lui donnerait l'air d'être un gars qui assumait pleinement ses actes, sans aucune répercussions.

« Maintenant nous sommes en sécurité. »

Oui, voilà, c'était bien ça. Et il manqua d'ajouter un 'et nous n'avons plus trop froid' mais se retint. Si, il avait toujours froid, et rien qu'à entendre la pluie frapper les vitres à répétition, il avait l'impression que tout empirait.

Dans le passé.
De quoi ou de qui les gens avaient peur... De voir leur navette exploser sans doute. C'était la plus grande peur des gens ici, les soucis techniques de l'Arche. Et qui n'y avait jamais pensé. Varian avait lui même eu sa période là-dessus. Mais sa plus grande peur à lui c'était sans doute l'échec. Quelque chose dans ce goût là. Il ne s'était jamais vraiment posé la question. Non pas que Varian soit un garçon sans peur, mais il ne s'était jamais trop interrogé là-dessus. « Si je ronfle, ça veut dire que je dors bien. Et, accessoirement, que je suis épuisé, aussi, tu devrais bien le prendre. » ajouta t-il en souriant. « Caleçon a dix heures voisin. » dit-il avant d'enfouir sa tête dans un oreiller. Sans qu'il ne sache trop pourquoi il s'était mis à rire, c'était peut-être lié à ses ronflements ou au simple fait qu'il se sentait terriblement bien à cet instant précis.

Aujourd'hui.
« Vous pensez qu'on rester ici encore un peu ? »

Il n'avait aucune envie de reprendre la route. Mais vraiment aucune. Pour l'heure il voulait se rouler en boule dans un coin et méditer sur ses actes.

« De toute façon dehors c'est encore le déluge. Et ma mère m'a dit que la route pour Ockefell était longue. On devrait se reposer. »

Dans le passé.
La mâchoire de Varian se décrocha instantanément en entendant les mots de son voisin. La suite ? Si May Standall avait d'abord eut envie de lui donner la baffe du siècle (Varian l'avait vu esquisser le geste du coin de l’œil), ce ne fut finalement pas elle qui sortis de ces gonds. Il avait sauté de sa geste comme un diable de sa boite pour se ruer sur son voisin. « Varian arrête ! » Il avait sentit les mains de sa mère l'attraper avant qu'il ne puisse faire quoi que se soit, stoppant son geste. « Varian ! » « T'es qu'un enculé ! Un fils de pute ! » « Varian ! » Il donna un coup de pied dans la chaise sur laquelle Harley était assit tandis que sa mère le traînait avec force vers la sortie. « Qu'est-ce que j'ai dis sur la violence ! Surveille ton langage ! » Face à ce spectacle, le responsable de l'école semblait avoir jeté l'éponge, même s'il avait pris peur en voyant Varian s'emparer de son précieux stylo à plume pour le planter sur son voisin. Finalement le stylo en question vola à travers la pièce pour ricocher sur ledit bureau et s’écraser par terre. « Jan je... » May avait gardé le contrôle de sa personne et dans ses bras, Varian continuait de gigoter dans tous les sens. « Seigneur Jan, faite quelque chose pour cet enfant. » Personne ne l'avait autorisé à sortir mais May Standall n'avait pas besoin de la permission de qui que se soit. « Connard ! » La main de sa mère sur son avant bras commençait à lui faire mal et la porte du directeur se referma brutalement. « Il t'a insulté maman ! » Et elle était hors d'elle, mais elle gardait le contrôle. Comment avait-elle fait pour ne rien faire ? « Ne te rabaisse pas à son niveau V., jamais. » Au fond May Standall se sentait insulté, oh que oui. Mais elle était maîtresse dans l'art du rien laisser paraître quand la situation l'exigeait. Son fils apprendrait.

Aujourd'hui.
Il avait commencé à récupérer deux trois objets qui pourraient leur être utile pour la fin du voyage. Bien entendu, il s'en débarrasserait avant de revenir à la maison, avant que ses maîtres ne se posent la moindre question. Mais l'attaque du père Noël lui avait suffis, si jamais quelque chose d'autre leur arrivait sur chemin, ils seraient armés. Pendant un instant il avait hésité à se saisir de l'arme du géant avant de finalement changer d'avis. Ce n'était peut-être pas le meilleur moyen de rester discret que de se balader avec une planche hérissé de clous. C'était à ce moment là que tu étais tombé dessus. C'était juste une montre, que le géant avant du récupérer sur un cadavre de Camelotien, ou acheter au marché contre il ne savait quel autre babiole. Mais si elle avait attiré ton regard c'est parce que dans le temps, tu avais la même montre qui faisait un de ces bruits stridents et très désagréable tous les matins. Tu l'avais prise entre tes doigts et tu avais souris bêtement pendant quelques secondes. Pendant ces quelques secondes le drame du géant paraissait si loin.

« T'as vu Harley... !»

Il ne savait même pas pourquoi il lui faisait part de sa découverte. Elle ne fonctionnait plus, évidement, mais l'espace d'un instant il cru se souvenir du bruit exact qu'elle faisait autrefois.

Dans le passé.
« Kimi et moi on se dit tout. » Il avait ravalé sa frustration. Potes. C'est ça ouais, fou toi de ma gueule voisin.  « Et honnêtement, je vois même pas ce qu'elle trouve à raconter à un mec comme toi. » Il n'y mettait aucune bonne volonté. Même si sa sœur lui avait répété à plusieurs reprises que Harley était un garçon génial. Hé bien ça, il avait bien du mal à le croire tandis qu'il le dévisageait, les bras croisés. Il craignait un tas de choses Varian. Que Kimi tombe dans le panneau comme trop de files avant elle, mais surtout, qu'Harley s'immisce un peu trop et finisse par prendre sa place. « On veut pas voir sa sale gueule ici, c'est clair, non ? » Par "on", il comprenait sa mère et lui, c'était un package. Au fond il se sentait mal de lui balancer tout ça mais c'était pour Kimi. Il pouvait dire tout et n'importe quoi pour Kimi. « Alors t'es mignon mais... » Tu sais je crois que j'ai enfin trouvé un ami Varian. Fait un effort, s'il te plaît. Le dis pas à maman. Il soupira et ferma les yeux. Le reste de sa phrase se perdit en chemin et il entrouvrit la porte, les yeux baissés. « Demain mes parents sont de soirée. Et je suis pas là. » Encore une soirée chez Cara qui avait besoin de se remettre de son énième rupture amoureuse. « Heu... Voilà. » Tu aimais bien trop ta sœur pour la priver de son seul et unique ami, même si lui, tu ne pouvais pas le voir en peinture. Alors certes, il y avait du mieux, mais c'était toujours Harley quoi. Quant à Kimi, tu ne voulais pas que son état empire un peu plus. Merci Varian, merci, tu es le meilleur des grands frères. Tu savais déjà ce qu'elle te dirais.

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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 12 Nov - 22:42

dans le présent.
Harley resta assis sur le sol à fixer tristement Varian. Tu te croyais en sécurité maintenant, Varian ? Tu pensais que tout allait bien parce qu'on avait choisi de brûler vivant un mort ? Tu pensais qu'on pourrait dormir sur nos deux oreilles en attendant la fin de la pluie puis que l'on reprendrait gaiement notre route pour Ockefell ? Et tu savais ce que c'était, Ockefell ? Peut-être que je devais te le dire avant que tu ne nous tues tous. Peut-être que tu n'avais juste pas compris tout ce qui pouvait encore nous arriver. Et peut-être que... « Tu es stupide, Varian. » Il tripota une mèche de cheveux rebelles sans lâcher son camarade du regard. « On est jamais en sécurité ici. Et en plus il pleut. » Comment pouvais-tu ne pas voir tout ce qui pouvait nous arriver ? On pouvait encore tomber sur des créatures prêtes à faire de nous leur repas, ou mourir sous la pluie, ou nous perdre avant de trouver l'Ockefell. Et puis tu sais Varian, moi j'avais encore mal, et toit tu ne ressemblais plus à rien. Quand à Luna, tu sais, je crois qu'elle était triste qu'on ait brûlé le géant aux yeux de glace. Moi aussi ça me faisait mal au cœur, je le sentais juste là... L'Archéen frissonna et rabattit sa capuche sur ses cheveux trop longs, sans un regard pour Luna qui s'approchait des fenêtres pour regarder à l'extérieur où la nuit tombait à une vitesse affolante.

dans le passé.
« C'est ça, pédale ! » Harley adressa un doigt d'honneur à son voisin, retenu de justesse par sa mère, et manqua de tomber de sa chaise au coup de pied de Varian. « Va te faire foutre bâtard ! Va te… – la porte du bureau se referma en claquant – ...faire foutre ! Tu... » Les doigts de son père s'enfoncèrent dans son cou et Jan Weise traîna son fils jusqu'au bureau du directeur, qui semblait quant à lui avoir complètement laissé tomber l'affaire. « Excuse-toi. » La voix calme du paternel eut l'effet du douche froide sur Harley. « Excuse-toi Harley, tout de suite. » « Non. » « Excuse-toi. » Les doigts plantés dans sa nuque commençaient à devenir franchement douloureux. « Pardon... » « Excuse-moi, je n'ai pas bien entendu ? » « Pardon ! » L'humiliation me brûla les joues et je regardais le sol en prononçant ces mots que je haïssais. Harley Weise ne s'excusait jamais, c'était limite mon credo. Papa lâcha quelques mots supplémentaires à l'égard du directeur (sans doute de stupides suppliques) et me tira sans pitié jusqu'à la maison.

« Assis. » « Va te f... » « Assis. » Sans réprimer un nouveau geste grossier, Harley s'avachit sur l'une des chaises de leur petite cabine et croisa les bras. À quel moment Harley, tu étais devenu comme ça ? À quel moment tu avais cessé d'être mon petit garçon chéri pour devenir ce petit salopard mal élevé et idiot ? À quel moment ça avait dérapé ? « Personne ne t'aimera jamais, Harley. » « J'm'en branle. » « Tu vas finir tout seul, méprisé, puis tu mourras, comme ta mère. Tais-toi, silence. Je parle, tu la fermes. » Je disais ça pour te faire mal, Harley. Je voulais voir la peine dans tes yeux parce que c'était ce que tu me faisais tous les jours. Je t'aimais parce que j'étais ton père et parce que je savais ce que tu pouvais être. Et puis tu sais, je te haïssais chaque jour d'être comme ça. Ta mère luttait contre elle-même tous les jours et toi, tu n'en faisais même pas l'effort. Tu te laissais dominer par tout ce qui t'habitait sans même essayer d'être gentil. « Personne ne t'aimera jamais si tu ne fais pas d'effort. On te regardera avec pitié puis tu mourras et ce sera un soulagement pour tous. On te donnera en exemple aux idiots et aux violents. Voilà. Bonne nuit, Harley. »

dans le présent.
« On ne va certainement pas sortir maintenant, non. » Luna quitta la fenêtre pour regarder les deux garçons, les poings sur les hanches. « Il fait nuit et il pleut comme pas possible. Je ne serais pas surprise qu'il se mette à faire orage en prime. » Le vent souffla les fenêtres qui s'ouvrir brutalement et Harley poussa un glapissement de surprise en sautant sur ses pieds et se cognant à Varian. « Non, on… on va pas dehors... » J'en avais froid rien qu'en y pensant. Il se rongea l'ongle du pouce et coula un regard suppliant à Varian, comme s'il donnait les ordres.

dans le passé.
« C'est ça ouais, vous vous dites tout. » Mais au fond, il se sentait piqué au vif. Personne ne t'aimera jamais, Harley. « Pourquoi, tu trouves que je manque de conversation monsieur le génie ? » Il se défendait de façon ridicule, idiote, mais c'était plus fort que lui. On te regardera avec pitié puis tu mourras et ce sera un soulagement pour tous. Il baissa pourtant les yeux devant Varian Standall. Pourquoi ça me faisait mal de t'entendre ? Pourquoi ça m'importait, hein ? Moi, mes mots semblaient toujours glisser sur toi et tu me regardais comme si j'étais une pauvre tâche. Moi, à part ricaner et insulter, je ne savais rien te dire. Je te sortais des phrases vexantes mais ça ne te faisait rien. Alors que moi, tu me touchais à tous les coups. Touché, coulé, Harley.

Il regardait étrangement le sol, les bras croisés, en attendant que Varian ait terminé quand il sortit la phrase. La phrase. « T'as dit quoi ? » Pour le coup, il affichait une voix normale, surprise, voire même un peu trop aiguë, et il regarda Varian avec un air surpris qui lui donnait quelques années de moins. Après quelques secondes, il se rendit compte qui observait son voisin la bouche grande ouverte et il se reprit. « De toute façon, je fais ce que je veux Standall, les ordres c'est toi qui les suis, pas moi. » Il bouscula son voisin pour entrouvrir la porte de chez lui. Il s'arrêta une demi-seconde sur le seuil et fit volte-face comme s'il allait rajouter quelque chose avant de finalement se raviser.

dans le présent.
« Rends-toi utile Harley, fouille la maison. » Harley jeta un regard angoissé à la deuxième pièce de la demeure mais s'y dirigea tout de même sans cesser de ronger son pouce. Arrivé à la porte, il se retourna vers Luna. « Si je suis attaqué, je... » « Oh c'est bon, reste-là, j'y vais moi-même. » La jeune fille lui glissa un « glandu » et le bouscula en passant, agacée. Je savais que tu étais triste à cause du géant aux yeux de glace et que ça te rendait méchante mais je me sentis tout de même malheureux devant tes paroles.

Il était toujours planté au milieu de la pièce à se tordre les mains avec angoisse quand… Pourquoi tu tremblais Harley ? Ce n'était qu'une vieille montre sale et abîmée. Ah oui, ça faisait mal les souvenirs précis, hein ? Tu savais quel bruit elle faisait cette montre, un hurlement strident dans tes oreilles le matin. Alors tu te réveillais en râlant et en l'insultant comme jamais et tu faisais chier Varian jusqu'à ce qu'il l'arrête. Puis généralement tu... Le rouge lui monta vivement aux joues et il se détourna, les mains sur les oreilles. « Arrête... » Supplique d'un petit garçon qui ne voulait rien entendre, rien voir. C'était plus facile de faire comme si. Comme si le Harley des étoiles n'avait jamais existé, comme s'il n'y avait rien eu entre Varian et lui, comme si, comme si, comme si. Comme si l'Avant n'avait été qu'un long rêve. C'était un peu comme ça dans sa tête d'ailleurs, un rêve dont il ne se rappelait parfois qu'à moitié, et dont certaines scènes étaient aussi claires que de l'eau. Pourtant, il se retrouva planté à côté de Varian. Il lui prit doucement la montre des mains pour la regarder longuement, caressant l'écran sale du pouce.

Luna passa la tête par l'encadrement de la porte pour dire qu'elle avait déniché des trucs et Harley sortit brutalement de la transe dans laquelle la montre l'avait plongé. Il la jeta violemment au visage de Varian, sur lequel elle rebondit avec force, et il le poussa brutalement. « Ça n'existe plus ça, ça n'existe plus ! Ça n'existe plus, ça n'existe plus, ça n'existe plus, ça... » Alors pourquoi tu avais les larmes aux yeux, Harley ? Pourquoi tu lui hurlais ça, encore et encore, sans plus t'arrêter, comme un dingue ? Pourquoi tu le lui jetais à la figure avec une violence qui n'existait plus chez toi ? « Ça n'existe plus ça... » Harley fondit en larmes pour de bon.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 13 Nov - 19:34

Parfois je me demande comment j'ai pu aimer un gars comme toi.
Il n'avait rien dit pour le tu es stupide Varian, il avait ravalé sa colère comme il avait appris à le faire depuis des années. Mais la montre qu'il venait de se prendre en pleine poire ? Et les réactions toutes plus stupides les unes que les autres de Harley ? C'était la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Le truc de trop. Il n'avait même pas calculé son coup, ni même réfléchir avant d'agir et la claque était partis toute seule. Une claque comme ça, c'était bien la première fois qu'il en collait une à quelqu'un depuis qu'il était sur terre. Elle avait été assez forte pour lui laisser une belle empreinte de main sur la figure et assez pour que Varian la sente également passer dans son poignet.

« Mais arrête ! Arrête ! »

Arrête d'être comme ça putain, arrête... reprend toi. Toi et moi on a changé depuis notre arrivée sur terre mais merde, de nous deux, tu étais celui de qui j'avais le plus pitié. Dire que tu me dégoûtait, que tu m'exaspérais c'était... C'était la vérité, pensa t-il. Lui était incapable de voir comment la terre l'avait changé, en revanche, le voir chez Harley, c'était plus simple. Et il avait horreur de la larve qu'il avait sous les yeux. Le voir pleurer, tu trouvais ça encore plus horrible que des gestes déplacés ou des paroles blessantes. Parce que tu avais l'impression qu'un autre avait pris sa place.

« C'pas vrai ! C'pas vrai hein ?! »

Il massa son front douloureux et jeta un regard noir à Luna qu'il avait presque oublié dans la foulée. Oh, qu'elle s'avise de dire quoi que se soit, et elle s'en prendrait une aussi tient, tant qu’il était sur sa lancée.

« Je t'aurais jamais claqué avant ! Et toi tu ne m'aurais jamais fais tout ça ! Mais merde ! Tu n'aurais jamais chialé comme une putain de fillette... »

dans le passé.
« Attends moi là Varian, on m'appelle pour un dernier cas, et on rentre. » Victor Standall laissa son beau-fils dans la salle d'attente, un livre de biologie entre les mains. Il espérait faire naître une vocation chez ce garçon. Il avait dix-neuf ans ans, il était peut-être temps de réfléchir à ce qu'il ferait une fois... grand ? Sa mère plaçait tant d'espoirs en lui... Il poussa la porte de l'infirmerie pour y découvrir un de ces clients (beaucoup trop) régulier. « Pour faire dans l'originalité, bien le bonjour Harley ! » Souriant il le salua d'un geste de la main, se retenant de demander les noms des gens sur qui il avait tapé cette fois-ci. Si sa femme le voyait... Disons que May était capable de le laisser là pendant des heures le temps que son mari prenne la relève. Il avait toujours ce gamin trop turbulent, mais pas méchant. Et c'était tout ce qui comptait pour lui. Victor avait le cœur sur la main, et il n'avait jamais refusé de s'occuper de son petit voisin contrairement à d'autres. De toute façon, il ne faisait que son boulot, et il n'avait jamais eu de raison pour le blâmer de quoi que se soit. « Alors, montre moi tout ça... » Parfois il se demandait comment faisait Jan pour ne pas perdre espoir. Lui n'avait pas trop de soucis à faire pour son fils, Varian était... un peu trop sage sur les bords. Ça devait bien cacher quelque chose, mais à vrai dire, il n'avait pas envie de savoir quoi. « Comment va ton père sinon ? »

dans le présent.
Il avait ramassé la montre pour la mettre à son poignet. Tu savais qu'au fond, tu n'aurais pas du réagir comme ça. Que tu étais partis au quart de tour et que bon sang, ça ne te ressemblait pas mais alors pas du tout. Toi tu réfléchissais un peu avant d'agir normalement, frapper ne premier ce n'était pas ton genre. Et pour quoi en plus ? Il n'était plus lui-même, et tu le savais pertinemment.

« Et je m'excuserais pas, voilà. Comment j'ai pu penser ne serait-ce qu'une seconde qu'il restait encore un peu de Harley en toi, hein ? Je suis vraiment con. Et s'il te plaît, me réponds pas par "oui tu es bête Varian" ou je t'en colle une autre. »

dans le passé.
Mon dieu mais qu'est-ce qui t'a pris de lui dire ça ? De dire oui ? Mais t'es tombé sur la tête, c'est pas possible. Pourquoi tu as fais ça ? T'es complètement sot ma parole... Varian fixait son oreiller avec un air complètement désabusé. Cela faisait trois jours qu'il était resté chez lui. Et ça tombait plutôt bien, pas de cours, puis il avait prétexté une migraine épouvantable et aujourd'hui, il se remettait en question, en face à face avec son coussin. « Non, vraiment, je vois pas. » Il plaqua une main sur sa bouche après s'être rendu compte qu'il venait de penser à voix haute. Je suis gay ? Ou alors l'autre truc là ? Ou je... attend, mais tu penses sincèrement que... Putain. « Ouais c'était pas un rêve. » Merde, t'as encore pensé à voix haute. «Varian, tu vas mieux mon lapin ? » « Ouais ouais. »

Bon, aller, sort d'ici, arrête le déni. Tout ça s'est passé pour de vrai. Tu n'as qu'à te lever et affronter tout ça en face. Il avait sauté de son lit et enfilé la première paire de basket qui lui passait sous la main. « Mets un pull Varian, tu vas avoir froid en débard... » Il lui claqua la porte au nez et ce fut tout juste s'il n'entendit pas sa mère ronchonner derrière la porte. Il n'alla pas bien loin. À vrai dire, chez les voisins, en croisant les doigts pour ne pas tomber sur monsieur Weise. Il frappa trois petits coups secs sur la porte avant d'enfoncer ses mains dans ses poches de jean. Et maintenant ? T'as l'air très con. Il était prêt à parier que son visage avait pris une vieille teinte cramoisie. Ou une couleur dans ce goût là. Il se sentait con, un peu comme la première fois qu'il avait demandé à une fille de se faire une ciné avec lui. Mais aujourd'hui c'était dix fois pire, et il ne savait même pas pourquoi. Bordel, c'est juste lui, Varian... Et c'était là tout le problème d'ailleurs. Jamais il n'aurait pensé se retrouver dans une telle posture devant l'appartement de son voisin. Il avait déjà préparé un tas d'excuses quant à sa disparition de trois jours. Et enfin la porte s'ouvrit.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 13 Nov - 22:19

dans le présent.
La gifle le prit complètement au dépourvu et il s'emmêla les pieds avant de tomber lourdement sur les fesses. Puis Varian se mit à crier. Les joues ruisselantes de larmes, je regardais Varian avec angoisse, incapable de détacher mes yeux de ses lèvres en train de vagir de colère. Il renifla bruyamment. C'était ça, Harley ? C'était ça ? Tu avais peur de Varian ? Regarde comme tu tremblais devant lui, prêt à te faire dessus. Ses cris, ses gestes, ses expressions… Tout te donnait envie de prendre la fuite ou de te cacher. Si tu y avais pensé, tu te serais caché dans les jupes de Luna en te cachant les yeux, hein ? Et si, c'était vrai. C'était d'un réel absurde et affreux. Personne n'aurait pu jouer aussi bien la comédie et d'ailleurs, jamais tu ne te serais abaissé à trembler devant Varian Standall, n'est-ce pas ? Tu avais déjà pleuré devant lui cette fois-là, à cause de Kimi, mais il t'avait blessé dans ton amour-propre et il avait insulté Maman. Mais maintenant ? Maintenant tu faisais dans ton froc et basta, parce que c'était la seule réponse adaptée que tes petites neurones pouvaient bien trouver. Et pourtant… Oh tiens, tu te sens furieux, Harley ? Tu te sens en colère ? Frustré peut-être ? « J'ai rien fait moi... » Si, il faisait tellement en ne faisant rien. À chaque seconde, rien qu'en étant cet Harley-là, il faisait beaucoup trop. Et pourtant, juste derrière la trace laissée par les cinq doigts de la main de Varian, je me sentis rougir de colère. Furieux. Harley regarda bizarrement son ancien voisin.

dans le passé.
Assis sur l'un des matelas de l'infirmerie, Harley attendait. Il n'imaginait que trop bien la scène qui se jouerait lorsqu'il passerait la porte de chez lui. Son père serait là à l'attendre, une expression pincée sur le visage, et il attendrait en silence qu'Harley s'explique. Celui-ci lui dirait que ce n'était pas de sa faute, que l'autre l'avait cherché et qu'il le méritait, et Jan Weise lui prouverait d'une façon ou d'une autre qu'il avait tort. Voilà, aussi simple que bonjour. En attendant, c'était la porte de l'infirmerie qui s'ouvrait. Je regardais la personne entrer avec un mélange d'angoisse et d'agacement, supposant que s'il s'agissait de May Standall, elle me jetterait un regard à la fois indéchiffrable et hautain (et c'était quelque chose de possible, croyez-moi) avant de repartir d'où elle venait. Puis je n'aurais plus qu'à attendre des heures qu'un autre infirmier soit disposé à s'activer autour de mon cas. Disposé, c'était le mot clef de la phrase. Non pas qu'il s'agissait d'une question de temps mais plutôt de désir. Harley se détendit imperceptiblement en reconnaissant le voisin au masculin. « 'Jour m'sieur... » marmonna-t-il sans grand enthousiasme, mais c'était plutôt pour faire genre. Dans le fond, il appréciait réellement le beau-père de Standall et il se sentait rassuré en sa présence. Il n'y avait aucune animosité entre eux et Harley lui était infiniment reconnaissant pour ça. Il ne l'aurait jamais admis à voix haute bien sûr mais il fallait croire que monsieur Standall le savait. « Y a pas grand-chose, juste là, là et… voilà, là. » Son poignet lui faisait un mal de chien, couvrant même la douleur du large bleu qui s'épanouissait lentement sur sa pommette. « Mais j'y suis pour rien, c'est… Enfin c'est pas ma faute, voilà. » J'avais toujours envie de me justifier devant monsieur Standall, toujours. Je crachais sur les autres mais pas lui, c'était trop... Beau ? « Ça va j'imagine. Faudrait encore que j'le  vois pour le savoir... » Harley se renfrogna en sentant l'amertume qui filtrait dans sa voix mais… C'était vrai. Il le disait comme ça, en rigolant, à Varian mais dans le fond, ça lui faisait mal d'y penser. « Enfin je le verrais sans doute ce soir hein. Quand il a envie de râler, il est toujours à l'heure. » Monsieur Standall, vous saviez que je couchais avec votre beau-fils ? Vous saviez que parfois, quand vous étiez ici à vous montrer si admirable, j'envoyais votre gamin adoptif au septième ciel ? Je pense que ça ne vous dérangerait pas si vous le saviez, mais votre femme… J'ai bien envie de le lui hurler au visage un jour, qu'elle se sente baisée comme jamais. Vous, vous êtes parfait mais vous avez épousé une salope. Triste, non ? Ah ah, si elle avait su... « Monsieur, ça ne vous ennuie pas que je sois ami avec Kimi ? » Standall père les avait surpris par accident un soir en rentrant plus tôt. Ils riaient dans la cuisine comme des débiles à propos d'il ne savait même plus quoi quand la porte s'était ouverte. Et ce n'était pas Varian. Ce n'était plus vraiment un secret d'état mais malgré tout, Hrley aimaient bien ce côté interdit dans leur amitié, comme deux voleurs de temps qui se retrouvaient en secret tous les deux jours pour des moments de tendresse et de rire. « J-Je ne la toucherais jamais, hein… Elle est plus comme… Euh, comme une petite sœur quoi. » Un peu comme vous êtes pour moi quelqu'un de proche, que j'admire, à qui je parle. Vous savez, monsieur Standall, je ne parle à personne à par vous, Varian et Kimi. Sans votre femme, votre famille serait sans doute ma famille plus que ne l'est mon propre père. Vous savez, vous êtes les seuls à ne pas me regarder comme un chien. « Euh voilà. » Il serra les dents quand Victor Standall toucha son poignet.

dans le présent.
« Oui, tu es bête Varian. » C'était toujours la même voix tellement insupportable dans sa naïveté et sa bêtise, et pourtant… Provocation. Dans un cri de rage un peu lamentable, je me relevai à une vitesse un peu improbable pour te sauter dessus. On tomba à la renverse, moi t'écrasant complètement, et je t'assénai une gifle un peu mollassonne, suivie d'une seconde. « Ferme-la, ferme-laaaa ! » Harley lui attrapa les cheveux et tira dessus dans un nouveau cri de rage.

dans le passé.
Manger son livre. Voilà ce qu'était en train de faire Harley Weise sur son lit quand son père ouvrit la porte pour lui dire qu'il partait travailler. « Euh Harley, tout va bien ? » « Oui oui... » marmonna ce dernier en contemplant avec perplexité la trace humide de se dents sur ses pages. « Ok t'es tout seul, d'accord ? » « Comme tous les jours. » « Oui, tu restes là hein ? » « Aller casse-toi. » Vexé, Jan ferma sèchement la porte et le garçon entendit ses pas s'éloigner dans leur minuscule cabine. « Bouffon va... » Il referma le livre et le lança sur son oreiller avant de fixer le plafond. T'étais fier de toi Harley ? T'y repensais en boucle, non ? Mais si, à ce moment où tu avais trouvé un courage inattendu pour coller tes lèvres sur celles de Varian. Et puis au moment où tu t'étais senti complètement con, il t'avait pris contre lui et là... Harley se sentit rougir et il se cacha dans le coussin le plus proche jusqu'à ce que l'air manque. Toc toc toc. Il jaillit de son lit avec la nette envie de se défouler sur quelque chose… ou quelqu'un. « Quoi putain ? T'es assez con pour avoir oublié te clefs, c'est ç… Oh. » Pour le coup, c'était moi qui me sentais complètement con en tombant sur Standall derrière la porte. Je me sentis piquer un fard comme une fillette de douze ans et résistai à grand peine à l'envie de me cacher derrière mes mains. « Euh… Salut. » Bonjour le malaise. « Tu, euh… Tu vas bien ? » Tu vas bien. Il venait sérieusement de balancer ça à son voisin.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 13 Nov - 23:09

« Comment ça tu n'as rien fais ? Mais tu te fou d'ma gueule ?! »

Oh bon sang Varian, depuis quand tu n'avais par crié sur quelqu'un comme ça ? Et là, les mots sortaient tous seuls, comme autrefois. Et bon sang ce qu'il aimait ça. C'était comme se retrouver en quelque sorte. Harley se releva pour lui sauter dessus et Varian bascula en arrière. Harley le gifla, une fois, deux fois et il hurla comme un dingue, comme si crier était devenu une nouvelle façon de communiquer. Il plaqua ses mains sur son visage pour le repousser, tentative qui échoua quand il sentit une touffe de cheveux se faire tirer vers le haut. Varian grimaça, donnant un coup de genoux bien placé dans le même temps.

« Putain ! Mais lâche moi débile ! Lâche moi ! Me touche pas ! »

dans le passé.
Victor Standall écoutait son jeune voisin avec attention. De l'attention, c'était tout ce dont ce gosse avait besoin en vérité. Rien que ça, ce n'était pas grand chose, mais pour lui ça devait déjà être beaucoup. Quand Harley lui annonça qu'il n'y était pour rien, il se contenta d'afficher un sourire doux et de hausser les épaules. Il n'allait pas aller lui arracher les vers du nez, ce n'était pas son travail après tout. « Très bien, ça risque de piquer un peu. » Il prenait toujours soin de le prévenir, même si au fond, Harley devait finir par y être habitué. « Ne soit pas dur avec ton père, je suis sûr qu'il essaie de faire de son mieux. » Non, ça, il en était même sûr. De nombreux parents – et il en connaissait – auraient jeté l'éponge depuis belle lurette. Pas monsieur Weise. Cet homme était admirable. Il se leva pour passa ses mains sous l'eau tiède et les mots suivant lui arrachèrent un sourire paternel. « Ami avec Kimi ? » Il marqua une petite pause avant de reprendre sa place. « Ne t'emballe pas Harley. Kimi et toit êtes ce que voulez. Je ne me mêle pas des histoires amicales ou autres de mes enfants. Seulement si elles dégénèrent. » Et sa fille avait tellement peu d'amis. Varian était un ami comme un frère pour elle. Elle avait tout perdu le jour où sa vie avait basculé. « Elle t'a pardonné, moi aussi. Et je suis heureux qu'elle se soit trouvé un ami qui l'a fais rire. » May s'étranglait à chaque fois que Kimi prononçait quelques mots au sujet de son amitié avec Harley. Pour elle ce garçon était un poison. « Varian n'a jamais eu de difficulté à se faire des amis. Ma fille... Toujours. Elle n'est pourtant pas méchante. » murmura t-il en contemplant le poignet abîmé de son jeune client.

dans le présent.
Étaient-ils réellement en train de se taper dessus par terre ? Oui. C'était encore une nouveauté, une étape fabuleuse, que leur duo venait de franchir et Varian ne s'en félicitait pas, au fond. S'il avait été plus lucide à cet instant précis, il se serait probablement dégagé pour le résonner, et lui balancer une de ses phrases qui faisaient si mal. Mais aujourd'hui, là, tout de suite... Il avait juste envie de continuer à lui hurler dessus, en tirant à son tour sur ses mèches de cheveux sombres.

« Bah j'aurais du te laisser crever tout à l'heure tient ! Pauvre loque ! »

dans le passé.
La porte s'ouvrit sur un Harley qui déballait des insultes sans doute à l'égard de... son père ? Il ne chercha pas vraiment à comprendre, et répondit aussi sec une sorte de bonjour à moitié bafouillé qui termina de le faire rougir jusqu'aux racines. « Je... » S'il allait bien ? Putain, réponds... « Oui ça va, et toi ? » Le dialogue qu'ils étaient en train de faire était surréaliste. Bah merde Varian, c'est tout ce que tu es capable de lui dire ? Et tes belles excuses, c'est le moment d'en faire usage ! Ou bien, tu lui déballes un beau discours sur tes pensées de ces derniers jours. Des trucs sympas. Histoire de partager tes humeurs, te sentiments, tout ça quoi ! « Je peux entrer ? » Il avait l'impression d'être un robot et de débiter un dialogue tout fait. Et cette sensation était désagréable au possible mais il n'arrivait pas à s'en détacher. Toujours terriblement gêné (et raide comme un piquet) il s'était avancé dans l'entrée. « Bon, heu... » Lui qui n'avait jamais de mal à formuler des phrases claires et précises, il était aujourd'hui complètement à côté de ses pompes. En fais, tu ne savais même pas ce que tu attendais de toi ou de lui, Varian. C'était peut-être ça, le soucis. « A propos de l'autre jour... » Il mâchait tout les mots qu'il sortait comme un enfant qui apprenait à lire, il en avait presque honte. En fait Harley j'ai pas vraiment envie de te dire tout ce à quoi j'ai pensé depuis l'autre jour. Tu n'imagines pas le nombre de question que tu as soulevé chez moi, tu n'en a pas la moindre idée. Ma vie, elle était simple avant. Après t'es venu pour les médocs. Et après, un baiser ? Tu pensais à quoi, hein ? Et tandis que ses pensées fusaient les unes après les autres, il était toujours planté là. « Hé bien voilà. Je, hum... » Je je je... J'avais pas arrêté d'y penser voilà tout. Toi, moi. Et c'était vraiment trop étrange, merde quoi, pensa t-il. J'ai essayé pendant des heures de me souvenir de cette sensation, tu sais, quand t'as posé tes lèvres sur les miennes. Je me suis demandé ce qui avait bien pu me plaire, pourquoi j'en voulais encore... Parce que bon, on parle de toi Harley. Faire du troc avec toi, d'accord, mais ça ? « Putain je suis désolé, je sais pas quoi dire. Je sais pas pourquoi je suis là. » Tu m'as embrassé et j'avais l'impression que c'était la première fois que ça m'arrivait. Puis faut dire que... Bah t'es pas mon genre voisin, ça aussi c'est étrange. Pourquoi j'ai pensé à toi pendant trois jours jusqu'à ne plus pouvoir fermer l’œil de la nuit, hein ? Ça m'a emballé comme ça m'a dégoûté sur le coup que ce soit toit qui me fasse cet effet là, crois moi. « J'me sens con, vraiment. J'aurais du donner des signes de vie, c'est juste que je suis pas doué pour... ces trucs là. »

dans le présent.
« C'est bon, tu as terminé ?! »

Il était toujours coincé sous un Harley qui... qui lui aussi devait vider son sac à sa manière, de toute façon, il avait décrété qu'il ne chercherait plus à le comprendre. Il lui avait donné une dernière tape sur la tête, vide de sens et sans plus aucune énergie. Pourquoi tu me regardes comme ça, hein Harley ? T'admires ton œuvre ? Bah vas-y, te gêne pas, si je ressemble plus à rien, c'est à cause de toi.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 14 Nov - 15:54

dans le présent.
Il couina de douleur sous le coup de genou de Varian et tira encore plus fort sur les touffes de cheveux dont il était parvenu à s'emparer. Harley hurla de nouveau sa rage à la figure de son ex-petit-ami, comme un animal enragé, et essaya de se dégager comme il pouvait des mains plaquées sur son visage. Ils te faisaient mal, tous ces mots, hein Harley ? Tu avais un peu l'impression que Varian te poignardait de l'intérieur, tu avais l'impression… d'un retour en arrière, dix ans plus tôt. C'était un peu flou tout ça, tu avais tout fait pour le rayer de ta mémoire et d'ailleurs, ils avaient tout fait pour que tu abandonnes ton passé, pour que tu vives dans l'instant et dans l'obéissance. Ah ah, pauvre Harley un peu idiot... « C'est pas vrai, C'EST PAS VRAI ! » Harley lui cracha littéralement les mots au visage, un filet de bave oscillant entre leurs deux tronches moites de transpiration. « T'm'as déjà laiss-argh… ! » Tu m'as déjà laissé, voulait-il hurler, mais l'autre lui tira les cheveux à son tour, le coupant net dans ses baragouinages. Harley répliqua d'un coup de poing bien senti malgré les larmes qui continuaient de rouler sur ses joues. Alors c'est ça que tu fais maintenant Harley ? Tu frappes Varian ? Encore et encore ? Tu le frappes parce que Nei l'ordonne, tu le frappes parce qu'il te fait mal… Et la prochaine fois, tu le frappes pour le plaisir, pour te défouler ? T'en as toujours eu envie, Harley. L'échec… T'es un gros échec... La fois suivante, il frappa le sol à quelques centimètres de l'oreille de son ancien voisin. Et en plus t'es un lâche. Il lui hurla de nouveau au visage, s'arrachant la gorge, osant des décibels qu'il n'avait pas atteint depuis très longtemps.

dans le passé.
« De son mieux ? Vous êtes chez vous de temps en temps, nan ? Aux dernières nouvelles, personne ne bosse vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Enfin on s'en fout. » Harley s'en voulut aussitôt pour son ton mordant et il se reprit. « Pardon monsieur… Et euh, pour Kimi, euh… Elle ne sort pas beaucoup de chez elle alors… Peut-être qu'elle pourrait venir avec moi de temps en temps ? Juste pour se promener, faire des trucs... » Ses pensées dérivèrent aussitôt vers May Standall et, en dehors de l'habituel pic d'agressivité qu'il sentait quand il pensait à elle, il saisit aussi que ce n'était pas franchement l'idée de l'année. « Non oubliez, je… Votre femme me tuerait, si ce n'est pas déjà dans ses prévisions. » Ah la salope… Qu'est-ce qu'elle dirait si elle savait pour Varian et moi, hein ? Ah on l'entendrait chanter, à cette truie. On l'entendrait faire beaaaaucoup de bruit, et sortir de beaux discours sur ma médiocre existence, faite de méchanceté et de violence, sur l'admirable courage de mon paternel qui n'a rien pu faire face à un gosse pareil, face à mon existence vouée à l'échec et à la mort, blablabla. Et ô pauvre Varian, osant traîner avec Ça... « Je peux vous dire un secret ? » Harley se pencha en avant, un éclat coquin dans le regard. « Je m'entends beaucoup mieux avec Varian maintenant. Votre femme ferait une crise cardiaque si elle l'apprenait mais nous sommes amis. Et je, euh... » Il hésita un peu mais avec Victor Standall, il se sentait bizarrement en confiance. « J-je suis désolé pour… avant. » Avant, quand il parlait avec Kimi pour lui dire toutes ces choses. Avant, quand il se montrait insupportable avec Varian, et grossier avec May Standall. Enfin ça, je ne regrettais aucune de mes paroles adressées à cette femme. Avant, quand beaucoup de choses étaient arrivées. Il avait déjà dit ça à son père mais Jan n'avait rien répondu d'autre qu'un et tu te crois meilleur maintenant ?, ce à quoi Harley avait hoché la tête. Tu devrais ouvrir les yeux alors, lui avait sèchement balancé le paternel avant de lui jeter un tas de fringues propres.

dans le présent.
Le nez à deux centimètres de celui de Varian, Harley pleurait à petits bruits, comme un petit enfant contre son grand frère après une grosse frayeur. À un certain moment, ils avaient cessé de se taper dessus et il avait arrêté de hurler comme un barjo pour se confondre en larmes qui auraient dû sortir bien plus tôt. Rappelles-toi le nombre de fois où tu aurais dû pleurer mais où tu ne l'avais pas fait. Souviens-toi de toutes ces fois où tu avais pris sur toi et où tu avais obtempéré sans te poser de questions. Imagine si, au lieu de défendre une fierté inexistante, tu avais laissé couler et tu avais sagement attendu ? Si tu n'avais pas défié Azgeda, puis tous les autres ensuite ? Ils ne t'auraient peut-être pas cassé pour te laisser comme un vieux jouet inutile. Imagine si, au lieu de chercher un coupable, un responsable, tu étais resté dans ta cabine à pleurer Varian ? Tu serais resté sur l'Arche, tu n'aurais pas été jeté ici. Ben oui, Harley. Il dévisageait Varian entre ses larmes, regardant les coupures et les contusions, le nez autrefois parfait, tout. D'une certaine façon, il n'avait pas envie de laisser Varian le repousser pour se rejeter. Non, il se sentait presque bien par terre, allongé sur lui. Il n'était qu'une boule de détresse et d'angoisse mais c'était de loin l'endroit le plus rassurant. Pourtant, sans un mot, il finit par se dégager lentement et le relâcher.

dans le passé.
« Oui, ça va bien, merci. » Oui, ça va bien, merci. Harley s'écarta sans un mot pour laisser passer Varian et il referma la porte doucement, à tel point que même elle devait être surprise d'être aussi bien traitée par ce garçon. Son voisin se lança dans un monologue haché qu'il écouta d'une oreille distraite. J'attendais le moment où tu allais me dire que ce n'était qu'une erreur, qu'il ne voulait pas de ça ou de moi, qu'il voulait mettre les choses au clair avant que je n'imagine des trucs. Voilà, il ne savait pas pourquoi il était là. Pour me larguer, non ? Enfin non, nous ne sommes pas ensemble alors comment pourrais-tu faire une chose pareille ? Harley sentit son cœur se serrer lentement mais sûrement, attendant une verdict qui ne voulait pas venir. Ces trucs-là. Il chercha bien une réponse adaptée et civilisée mais à défaut d'en trouver une, il plaqua Varian contre le mur de l'entrée pour l'embrasser. Ce n'était pas franchement un baiser doux, plutôt un truc brutal, limite de force mais… « Si tu sais pas quoi dire, dis rien... » glissa-t-il en reprenant son souffle. « Et juste... Ferme-la pour une fois, Standall. » Sans cesser de l'embrasser, il le poussa vers la table de la cuisine en bataillant avec la chemise qu'il portait ce jour-là. « T'inquiète… Y a… Que nous... » Une telle témérité, c'était… inattendu.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 14 Nov - 17:49

Regarde nous Harley, on est vraiment pitoyable... La voix de Harley continuait de résonner dans ses oreilles, pourtant, il avait bel et bien arrêté de lu hurler dessus. Maintenant il pleurait, lui mouillant le visage au passage. Il s'autorisa à relâcher la pression, laissant tomber sa tête en arrière et lâcha un soupire. Alors c'était tout bon, la tornade avait fini de passer ? Il ne savait plus quoi rajouter à tout ça, il se contenta de rester silencieux. Et puis de toute façon, il n'avait aucune idée de comment réagir. Être dans cette position le rendait tellement mal à l'aise, et d'un autre côté, il avait envie de le garder là contre lui pendant encore une éternité. Et comment tu pouvais penser ça, après tout ce qu'il avait fais, tu n'en avais pas la moindre idée. Comme s'il avait entendu, Harley se dégagea doucement et le relâcha.

« Je voulais pas te blesser hein Harley... C'est juste que... J'avais besoin de dire tout ça, c'est tout. »

dans le passé.
« Ah, ma femme. Elle peut paraître effrayante hein ? C'est qu'elle a un sacré caractère. » Et pourtant, quand on la connaissait, c'était une ange. Une pure merveille. May Standall était la plus belle personne à ses yeux, mais si Victor pensait tout cela, c'est qu'il en était fou amoureux. « Si elle n'en sait rien, aucun risque. » Et puis, après tout, Kimi était libre de faire ce qu'elle voulait. Certes, May aurait toujours son mot à redire, mais elle n'irait pas jusqu'à empêcher sa fille de sortir. Son fils, c'était autre chose, mais c'était différent. « Un secret ? » Était-il comme ça avec d'autres adultes ? Avait-il une telle proximité avec un autres infirmiers que lui ? Il en doutait, et quelque part, il se sentait terriblement chanceux d'occuper ce rôle là pour lui. Sans le voir comme un fils, il voyait Harley comme... une sorte de protégé. Un gamin qu'il fallait aider et pour qui il n'hésiterais pas à faire des heures supplémentaires, comme aujourd'hui. À sa révélation, il arqua un sourcil, surpris. « Ça, c'est étonnant en revanche. Que tu es réussis à te faire pardonner de mon fils, c'est quelque chose. » Rancunier comme il l'était, s'en était vraiment surprenant. Comme quoi, la vie réservait bien des surprises. Et il était bien le dernier à pouvoir anticiper les réactions de ce môme, il ne le comprenait pas vraiment. Il l'aimait, se contentait de faire son boulot de père, mais le comprendre, c'était encore autre chose. Pourtant, comme il ressemblait à sa mère de temps en temps... « Certains te diront que ce n'est pas tout d'être désolé, mais moi je pense que c'est déjà un grand pas en avant. Tu n'as plus besoin de me le dire tu sais, Harley ? Je le sais. Et en ce qui conc... » « Victor ? » La porte de la salle s'ouvrit pour laisser passer la tête de son beau-fils, visiblement surpris de le voir encore là. « Ah heu... Pardon. J'attends dehors encore un peu. Désolé du dérangement. » Et la porte se referma aussi sec sur un Varian au visage complètement fermé. « Du coup Harley, tu lui diras, hein ? Que ce n'est pas la peine de jouer la comédie quand je suis là... » rigola t-il doucement.

dans le présent.
A genoux, Varian regarda Harley du coin de l’œil avant de chercher la silhouette de Luna. Trouvé, à quelques mètres d'eux. Il la remercia mentalement de ne pas être venu se jeter entre eux, ou d'avoir cherché à les stopper dans leur bagarre puérile. De toute façon qu'aurait-elle pu faire ? Pas grande chose. Ah Luna, tu n'avais aucune idée de comment elle avait fais pour supporter quelqu'un comme Harley pendant tout ce temps. Cela avait du être terrible. De n'avoir pour seule compagnie esclave un garçon qui avait perdu toute dignité. Il passa une main sur son visage humide et l'essuya d'un geste avec sa manche. Idiot, elle est trempée aussi. Il farfouilla dans ses poches pour y trouver quelques restes de noix qu'il croqua sans grande conviction.

« Tu veux bien qu'on arrête de se taper dessus, à l'avenir ? »

dans le passé.
Il aurait pu lui aussi débiter des trucs sans queue ni tête, mais Varian se retrouva plaqué contre le mur de l'entrée, les lèvres de Harley collées contre les siennes. Bon, ce n'était pas vraiment le genre de réaction à laquelle tu t'attendais, mais elle te convenait parfaitement, avoue le. « Que je... » Harley l'embrassa à nouveau et cette fois-ci, Varian céda, il passa la main dans ses cheveux, le cœur battant. « … la ferme hein ? » Eeeet merde, tu perds complètement les pédales là mon pauvre. Ses lèvres se détachèrent des siennes quelques secondes, assez pour qu'il l’aperçoive batailler avec sa chemise et il se stoppa net. « Attend Harley, qu'est-ce que tu fiches ? »  En réalité il avait terriblement envie de continuer, de le serrer contre de lui, de l'embrasser à nouveau, de sentir sa langue sur la sienne, et d'aller encore plus loin. « J'ai... » Jamais fais ça avant. J'ai jamais eu l'idée de faire ça avant non plus. Son regard s'était perdu sur la chemise à moitié déboutonné de son voisin. Tu te sentais super con maintenant, hein ? Et tu n'avais pas non plus envie que Harley pense que tu ne voulais pas de lui, ça non... Bientôt, ses mains prirent le relais de celle d'Harley et la chemise de son voisin tomba à ses pieds. « Putain, t'es vraiment trop beau. » murmura t-il. Et ça, tu trouvais pas ça complètement con de balancer ça comme ça ? Sur le coup, non, parce que les mots s'étaient échappés tout seuls et que tu t'étais presque sentis obligé de dire le fond de ta pensée. Et cette fois-ci c'était toi qui t'étais remis à l'embrasser avec force, sur les lèvres d'abord puis dans le cou, sur les joues... T'avais beau chercher, mais tu avais bien du mal à imaginer un moment dans le passé où tu t'étais sentis aussi à l'aise avec quelqu'un d'autre. Tu n'avais aucune idée de comment procéder alors tu laissais libre court à tes émotions et à tes hormones en ébullition.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 14 Nov - 23:19

dans le présent.
Pour toute réponse, Harley renifla bruyamment et fixa Varian d'un air profondément malheureux qui ressemblait déjà plus au Harley d'aujourd'hui. Tu entends, Harley ? Il avait besoin de dire tout ça. Il avait besoin de te crier dessus, de se défouler, de te jeter des méchancetés au visage. Il en avait besoin alors… Bah, qu'est-ce que tu pourrais faire face au besoin de quelqu'un qui, autrefois, était censé t'aimer ? De toute façon, tu ne t'es pas défendu, sauf si on prend en compte tes lamentations ridicules. Elles sont où, tes phrases acides, Harley ? Et tes mots doux, tes discours romantiques, ils sont où ? Je vais te le dire moi : t'es juste incapable d'y penser. Voilà. Tout ce qui te faisait toi t'a abandonné : tes mots, tes grands airs, ta vulgarité… Varian, aussi… Vois la vérité en face : vous n'êtes plus rien l'un pour l'autre aujourd'hui, si ? Mais c'est drôle tiens. Il se montre dans tout ce qu'il a de plus mauvais et tu trouves encore le moyen de lui pardonner. Et puis après tout, toi aussi tu avais besoin de lui crier dessus, même si tu n'as pas fait de phrase. Tiens d'ailleurs, c'est tout ce qui vous a toujours séparé ça ! Varian, c'est la civilisation, la tenue, la mesure, les cachotteries. Toi t'es plus entier, plus instinctif. Aujourd'hui il te sort de jolies phrases méchantes, toi tu beugles comme un dégénéré… Mais dans le fond, pas étonnant que vous ayez fini ensemble tous les deux. Vous vous complétez à merveille, encore aujourd'hui. Devant la seconde question de Varian, Harley fixa ses mains tremblantes. « O-Oui… Je ne te taperai plus. »

dans le passé.
Avec un sourire, Harley haussa les épaules. « 'Suffit d'être doué, voilà tout. » Un jour oui, Varian avait choisi de se montrer moins cassant. Leur relation avait évolué le jour où il lui avait glissé qu'il n'y avait personne le lendemain, lui laissant par la même occasion une chance de revoir Kimi. Ce jour-là, Harley ne l'avait pas remercié mais c'était quand même… quelque chose. À partir de là, une ère de paix relative s'était installée, évoluant progressivement. Leur marché commun dans les médicaments leur avait ensuite rajouté une proximité nouvelle et un but commun, puis il y avait eu le fameux jour. Le garçon détourna le visage en se sentant dangereusement rougir. Je ne savais pas pourquoi je lui disais tout ça. Peut-être parce que ça me donnait l'impression de me sentir bien et de ne pas être tout seul ? C'était un peu ridicule, j'avais Kimi et Varian… Mais pour certaines choses, ça faisait du bien d'avoir une oreille extérieure, gentille. « Promis, je le lui dirai... » rit Harley en voyant Varian refermer la porte avec une expression indéchiffrable sur le visage. « Merci beaucoup pour, euh… Pour tout, j'imagine. »
Harley poussa la porte de l'infirmerie, suivi de près par monsieur Standall. « Salut Standall. » Et c'est là tu vois, que j'aurais adoré que tout soit officiel. J'aurais adoré pouvoir te prendre les mains et te poser un petit baiser sur les lèvres. J'aurais aimé pouvoir me lover contre toi, même brièvement. Les trucs en public, ce n'est pas trop mon truc mais juste pour une démonstration discrète d'amour… Oui, ça m'aurait fait plaisir, mais ça nous était interdit. Pour toujours, j'imagine. Au lieu de quoi Harley lui tendit une main virile et conserva un sourire un peu distant et par ailleurs un peu déplacé sur son visage. « Ton presque-paternel devrait être sacré super-héros de l'année, il fait des miracles en rafistolage. » En dehors des baisers, j'aurais adoré pouvoir te parler Varian. Aujourd'hui, je ne m'étais pas emporté contre un idiot. Non, aujourd'hui j'avais combattu pour nos vies, littéralement parlant. Le marché noir, ça rapportait gros mais ça présentait de nombreux risques et on commençait à les découvrir, pas vrai ? Chaque fois j'essayais de me rassurer et puis une nouvelle emmerde nous tombait dessus, plus lourde, plus dure que les précédentes.

dans le présent.
Bouche bée, Luna regarda les deux garçons rouler sur le sol dans un concert de hurlements. Jamais elle n'aurait été imaginer une telle scène entre ce Varian, qui semblait relativement posé comme garçon, et Harley, son angoissé et soumis de Harley. Elle pensa dans un premier temps à intervenir mais elle abandonna vite l'idée en comparant sa carrure et celle de deux gars qui la dominaient largement. Quand enfin ils se séparèrent, elle s'approcha à pas de loup. « Je ne vous dérange pas, j'espère ? C'est bon, vous avez fini de jouer les idiots tous les deux ? Comme si on avait pas assez d'ennuis comme ça ! Y en a pas un pour rattraper l'autre ma parole. » Elle croisa les bras et jeta un regard glacial à Varian. T'étais qui toi, pour mettre Harley dans un tel état ? Exception faite de ses deux premières semaines auprès de la famille, jamais je ne l'avais vu élever la voix, et encore moins gueuler comme un imbécile. Je savais qu'il avait tendance à être un peu lent mais là, on atteignait des sommets. Et puis d'ailleurs, je ne l'avais jamais vu pleurer de façon aussi sincère. Harley, il pleurnichait ou il attendait que ça passe, voilà. Mais pleurer pour de vrai, pleurer parce qu'on touchait un point sensible, non, jamais. Elle asséna un gros coup sur le dessus de la tête d'Harley. « Et toi, ça va pas de brailler comme ça ? Tu veux ramener toutes les bêtes sauvages – ou pire – des environs ?! » Putain. « Allez vous asseoir dans ce coin, sans vous entre-tuer, et on va... » Ouais, ils allaient quoi ? Elle ne se sentait pas de dormir au milieu de nulle part dans une maison inconnue avec un brasier qui s'éteignait lentement au dehors. Ils ne pouvaient pas non plus poursuivre leur expédition en pleine nuit. « On va se poser et se calmer, d'accord ? Voilà, c'est bien ça. On n'a qu'à… se raconter des histoires. » Elle mit Varian au défi de la contredire puis attrapa Harley par le col pour le traîner à moitié derrière elle jusqu'au coin en question. Celui-ci glissa en passant un coup d'oeil à Varian. « Elle est fâchée... » souffla-t-il d'un ton presque pince-sans-rire. « Et toi tu la fermes Harley. »

dans le passé.
Harley suspendit ses gestes et rougit encore plus violemment. « Euh... » Voilà. T'attendais que ça, qu'il te coupe et t'envoie balader parce qu'il n'avait pas du tout tes idées déplacées. Tu tremblais devant cette idée mais bien sûr qu'elle allait se réaliser ! Tu avais cru quoi… Que Varian Standall allait accepter de… de coucher avec toi ? Son profond malaise disparut quand Varian prit le relais, abandonnant Harley aux profondeurs du désir pur et dur. « Ta... gueule... je... t'ai dit. » Histoire d'être sûr de le faire taire, il l'embrassa de nouveau avec sauvagerie, ses mains descendant sur les hanches de Varian en quête du bas de son t-shirt, voire de son pantalon. Tu serais vraiment prêt à ça, Harley ? Toucher… un homme ? Pire ? Ou plus ? « … Puis fuck. » Il le déshabilla à moitié sans lui demander son avis et se colla contre lui.
Gêné. Voilà, c'était bien pour résumer toute une situation. Il sentait Varian Standall à quelques centimètres de lui, dans le noir. Il entendait sa respiration aussi. Et il percevait sa chaleur en plus de tout ça. Bref, Standall se trouvait vraiment dans son lit, dans sa chambre, et il lui avait fait l'amour quelques heures auparavant. C'était on ne pouvait plus concret. Sauf que voilà, Harley était incapable de dire ou faire quoi que ce soit et il restait transis de peur et de gêne, incapable ne serait-ce que de bouger de peur que Varian ne se réveille (quoi qu'il fasse là tout de suite) et ne lui parle. Millimètre par millimètre, il enfouit doucement son visage en feu dans l'oreiller, espérant calmer les battements de son cœur.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 15 Nov - 9:41

Luna entra en scène et... Varian ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire discret. Quand il se mangea un regard plus que glacial, il baissa la tête, faisant mine de se sentir un poil visé. Elle donna un coup sur la tête d'Harley et Varian ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes. D'accord, celle là elle était... surprenante. Il la regarda le traîner vers un coin de la pièce, un peu comme on punissait un enfant pas sage qui venait de faire une grosse bêtise. Ça faisait un peu, tais-toi, et médite donc sur ta vie, misérable enfant. Comme pour lui dire qu'il ne la contredirait pas, il leva les deux mains en l'air, l'air toujours aussi surpris. Quand Harley parla, le rire s'échappa cette fois-ci de ces lèvres et Varian plaqua une de ces mains sur sa bouche.

« Des... des histoires ? »

Allons bon, c'était quoi encore cette idée ? Qu’espérait-elle ? Que l'un d'entre eux avait de belles histoires en stock ?

Long time ago.
« Bon, et bien voilà, c'est fini. » Victor Standall marqua une petite pause et pencha la tête sur le côté avant de poursuivre. « Tâche de revenir ici le moins souvent, d'accord Harley ? » Bon, il en savait pas vraiment si le lui demander servait à quelque chose, mais bon, qui ne tentait rien, n'avait rien. Il se leva pour le raccompagner et ouvrit la porte qui donnait sur la petite pièce d'attente. « Et il n'y a pas de quoi. » Varian s'était levé, visiblement surpris de le voir – enfin – sortir de là et Victor lui adressa le sourire le plus doux qui soit. « Vous m'attendez là que je range mes affaires dans mon casier ? Je vous raccompagne. » Il vit clairement Varian lever les yeux au ciel, mais n’en opta de ne pas en tenir compte.

Enfin, c'pas trop tôt... Harley sortit, suivit de son beau-père et Varian se leva de sa chaise. Il serra la main tendue que Harley lui tendait, un sourire pincé sur le visage. « Ouais bah... vite, Victor. » Il regarda son beau père tourner les talons et lâcha la main d'Harley aussi sec. « Ouais, c'est un chic type. » Dire le contraire serait mentir, Victor était un beau-père sympa en plus d'être doué dans ce qu'il faisait. « Victor t'apprécie, hein ? » Ce n'était pas méchant, plus une constatation. En sois, rien d'étonnant, il était adorable, et forcément, Harley n'étant pas méchant dans le fond... « Est-ce que ça va sinon ? » Il profita de l'absence de son beau père pour passer une main sur sa joue. Parce que oui, même s'il ne le montrait pas, il s'était fait un sang d'encre en voyant que c'était lui – encore – le dernier patient de son beau-père. Il n'avait pas envie de lui demander comment il s'était retrouvé ici une nouvelle fois, aujourd'hui il était juste inquiet.

Aujourd'hui.
Des histoires, il en avait tout un stock en mémoire. Mais à quoi bon, personne n'avait envie d'entendre les épopées de Varian sur terre (qui se résumait grosso modo de la manière suivante : arrivée – errance – capture – esclavage, passionnant) ni les histoires qu'il avait lu il y a bien longtemps sur l'Arche et que sa mémoire avait décidé de conserver, au cas-où.

« Tu n'as qu'à commencer, Luna. »

Oui, il ne proposa pas à Harley d'ouvrir le bal, de peur d'entendre des choses qui... En fait il n'avait aucune idée des genres de choses que pouvait raconter Harley mais par prudence, il trouva judicieux de retourner son petit jeu contre Luna. Il leva les sourcils attendant qu'elle leur raconte une belle histoire. Enfin, belle, tout était relatif, il ne connaissait pas cette fille (peut-être que c'était une taré au fond qui cachait bien son jeu? Les apparences étaient trompeuses sur terre, Aya et Nei en étaient la preuve vivantes), aujourd'hui était la première fois qu'ils se voyaient, alors il n'avait aucune idée de d'où elle sortait. Peut-être même qu'elle avait été dans sa section sur l'Arche et qu'il n'y avait jamais prêté attention. Qui sait.

Long time ago.
Venait-il réellement de… Oui Varian, oui. S'il y avait y avait bien une personne avec qui il n'aurait jamais pensé finir dans le même lit, c'était bien Harley Weise. L'avenir était plein de surprise, disait-on. Et pourtant c'était bien Harley Weiss qui était étendu à ses côtés, le cœur d'Harley Weise qu'il lui semblait entendre de là où il était. Pourtant Varian ne bougeait pas d'un pouce, roulé en boule, la couette tirés jusqu'aux oreilles. Sait-on jamais que quelqu'un puisse voir la couleur cramoisie de ses joues dans le noir. Il n'osait pas faire un seul bruit, un seul mouvement de peur de... de quoi au juste ? Il dormait à côté ? Ou bien était-il lui aussi avec les yeux grand ouvert à méditer sur ce qu'ils venaient de faire tous les deux ? Il avait envie de balancer tout un tas de niaiseries pas possible mais se retint, lâchant finalement un léger soupire. Putain c'était génial mec. Absolument génial. Tes caresses, ta peau contre la mienne, tes baisers, ta voix, et ce putain de regard. J'ai tout aimé Harley tu le sais ça ? Le moment où tu as posé ton regard sur le miens, celui où tu m'as embrassé comme un dingue, ce moment où tu as posé tes mains sur mes hanches, et tout le reste aussi.  « Harley ? »  Il s'autorisa enfin à rompre le silence un peu trop lourd qui régnait dans la pièce et se retourna le plus doucement possible. Il se retint de balancer un "tu dors ?" et le vit, la tête enfouis dans un de ses oreillers. Bah merde, j'étais si nul que ça ? Il lui tapota sur l'épaule, extirpant enfin une de ses mains de sous sa couette. Il n'avait aucune idée de s'il devait attraper un caleçon et fuir cette pièce, ou rester encore un peu – beaucoup – ou... attendre que son voisin dise quoi que se soit. Finalement il osa attraper une de ses mains et se lova maladroitement contre lui.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 16 Nov - 23:15

dans le présent.
« Tu as une meilleure idée, monsieur parfait ? » Luna nota l'expression bizarre d'Harley quand elle balança ces mots acerbes à Varian, sans se douter qu'elle venait de reprendre l'un des surnoms que son protégé utilisait sur l'Arche pour parler de son voisin. « Soit dit en passant, je plaisantais. Je suis vraiment tombée avec les deux idiots du village. » Une pointe de douceur perçait cependant dans ses paroles, contredisant l'agressivité dont elle faisait preuve depuis qu'elle les avait surpris en train de… En train de quoi, d'ailleurs ? De se battre ? De faire un concours de vocalises ? De passer pour deux dingues ? Franchement, la jeune fille ne savait plus quoi penser ni d'Harley ni de cet esclave qu'elle n'avait jamais vu auparavant. T'étais qui au juste, Varian Standall ? J'avais proposé les histoires à moitié pour rire mais puisque tu m'avais pris au mot et que Harley me dévisageait avec des yeux candides, je me disais que j'avais une chance d'en savoir plus sur toi maintenant. Plus sur vous deux.

dans le passé.
Harley se trouva pris en grande admiration pour une porte de placard et évita soigneusement de regarder Varian. « Oui, ça te pose un problème ? » Il ferma les yeux un centième de secondes. « Oui, on s'entend bien et il est cool avec moi. » rajouta-t-il rapidement avec plus de douceur. « Il m'écoute et il ne me fait jamais la morale. Et au fait, il sait qu'on est pote, je le lui ai dit. » Tu n'imagines pas le nombre de choses que je peux lui dire, à cet homme. Je sais qu'il ne répétera rien, qu'il ne se moquera pas, qu'il écoutera avec gentillesse pour éventuellement glisser un conseil ou une simple constatation après. Il ne me juge pas lui, et des fois… Je crois que c'est de ça que j'ai besoin : une oreille attentive qui ne parte pas avec des a priori ou des idées toutes faites sur moi. Je l'admire, ce type, c'est mon modèle bien plus que vous tous sur cette Arche. Lui, il est bon. Si nous étions tous comme ça... « Mais ouais, ça va... » Il se trahit presque aussitôt par une grimace de douleur quand il voulut prendre la main de Varian mais ne cilla pas. « Écoute, on a un problème. Le type dont je te parlais l'autre jour là, Nate… Il a décidé de se jeter dans le milieu lui aussi sauf que du coup, ça fait de nous de la concurrence et accessoirement des cibles à abattre. Et, euh… Il a plus d'amis que nous, si tu vois ce que je veux dire. » La dérouillée qu'il s'était pris et qui l'avait tout droit jeté dans les bras du beau-père de Varian en était un bon exemple d'ailleurs. Le milieu des trafics n'était pas souvent violent sur l'Arche mais il arrivait que… « Je ne sais pas qui était le gars qu'il a envoyé mais si tu veux mon avis, il a juste envie de me pousser à bout. » Ce qu'il était sans doute plus près de réussir que ce que Harley voulait bien admettre. Il parlait à voix basse mais à toute allure, avec un soupçon de panique et d'angoisse.

dans le présent.
Harley se recroquevilla contre le mur dans sa nouvelle posture favorite et observa Luna en silence, attendant qu'elle ne dise quelque chose. Dans le fond, c'était un peu elle la chef de leur opération et c'était la seule à vraiment garder les pieds sur Terre. De plus, il était un peu curieux d'entendre quel genre d'histoire elle pouvait bien raconter. Je ne savais rien de toi, et tu ne savais rien de moi non plus. Pourtant, on se faisait confiance toi et moi, bien plus qu'à n'importe qui, mais… Je ne sais pas, ça ne nous était jamais venu à l'idée de parler de nous. Enfin je n'y avais jamais songé. Je ne pensais pas à l'avant, et je n'imaginais pas que d'autres puissent le faire… jusqu'à Varian. « Quitte à raconter des histoires, je vais me présenter, d'accord ? Toi et moi on ne se connaît pas après tout. » dit-elle à l'attention de Varian, avec une once de méfiance. « Vu que Harley ne part pas en courant devant toi, j'imagine qu'on peut quand même compter sur toi, mais je veux te connaître. » « Elle est toujours fâchée... » Luna balança ce qui ressemblait à une motte de terre à son voisin pour le faire taire, l'envoyant se cacher derrière ses bras avec un couinement. « Toi, la ferme. Moi je suis esclave d'Azgeda depuis longtemps, presque aussi longtemps que je puisse m'en souvenir. » Elle montra brièvement la paume de ses mains où s'étalaient deux brûlures en forme de croissants de Lune. « Et j'ai été vendue à plusieurs reprises jusqu'à atterrir dans cette famille-là il y a plusieurs années. C'est tout ce qu'il y a à savoir sur moi. » Bien sûr qu'il y en avait beaucoup plus à savoir sur elle puisqu'ils avaient tout au plus appris qu'elle était une Grounder et non pas native de l'Arche. Et encore, elle pouvait très bien descendre d'Archéens. « Mais vous deux… Vous deux vous êtes nés dans le ciel. » Luna afficha une expression rêveuse.

dans le passé.
Un léger soupir puis la voix de Varian finit par s'élever dans la pièce, beaucoup trop bruyante en comparaison du silence qui régnait jusque là. Harley sentit sa respiration se bloquer et un nouveau silence roda sournoisement tandis qu'il se révélait incapable de répondre. Harley Weise avec la voix bloquée dans sa gorge… C'était nouveau ça. Contact de Varian sur son épaule. Arrête, arrête ça Standall ou je vais mourir. Arrête... Un tourbillon de pensées contradictoires lui traversaient le corps et l'esprit, le poussant à la fois à partir en courant, à balancer une vacherie à son voisin ou partir pour un second round. Quelque part au fond de lui, il sentait toujours le désir lui embraser les entrailles et lui offrir une folle envie de sauter sur l'intrus dans son lit. L'intrus en question lui prit la main à tâtons avant de se lover contre lui. Et là Harley, tu fais quoi ? Pour la première fois de ta vie, tu ressens cette envie qui te ferait presque mal… C'est intense, et c'est Varian Standall qui en est à l'origine. « Oh mon Dieu... » marmonna-t-il avec une voix de fillette. C'est un mec Harley. Si quelqu'un l'apprend, si on vous surprend, si le paternel rentre à l'imprévu et... La gêne qui flottait toujours entre eux, malgré la proximité de son voisin juste contre lui, augmentait son malaise de seconde en seconde. Plus il tardait à lui rendre… quoi qu'il ait à lui rendre, et plus ça serait difficile de faire quoi que ce soit ensuite. « Euh, je... » Il se redressa d'un coup, dominant Varian sans oser le regarder en face. Derrière ses joues en feu, il se sentait se consumer de désir à petit feu pour le type qu'il détestait depuis des années et pourtant, il resta planté là, à genou au milieu du lit. Pudiquement, il croisa ses bras brûlants contre lui et se fit l'effet… d'un mec coincé. « Pardon, c'était mal… » Surchauffe de gêne. « Et euh… j'ai encore très envie de, de... » Il pouvait aller se pendre en suivant. Il esquissa enfin un geste. Un geste de fuite.
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Ven 17 Nov - 11:54

Les deux idiots du village... tss. C'est juste que j'ai besoin de me vider l'esprit... Alors comme ça cette pauvre fille était dans la même panade qu'eux depuis des lustres ? Elle avait du se montrer bien gentille pour ne pas finir comme Harley. Ce qui avait retenu son attention était qu'elle avait jusque là servis plusieurs familles. Alors les gens s'échangeaient aussi leur esclave quand ils ne voulaient plus d'eux ? Ou qu'ils devenaient trop encombrants ? Un frisson lui parcouru l'échine, mais c'était toujours mieux que de finir mort quelque part dans les bois. Mais de savoir qu'un jour sa famille pourrait le laisser à la charge d'une autre... Il essaya de s'imaginer à servir le foyer d'Orion et fit une moue. Les gens comme lui le rebutait au plus haut points. Aigris, ils haïssaient les gens comme Varian. Ou tomber sur une dingue comme Nei, merci bien. Non, toi tu étais bien mieux avec Aya, avec les deux idiots, le père autoritaire et ta mère. Ils avaient un bon nombre de défauts que tu connaissais par cœur sur le bout des doigts, mais ils valaient mieux que tout le reste, tu en étais persuadé. Sa remarque sur leur naissance lointaine le sortis de ses pensées et il lui lança un regard presque désolé. Ouais bah, cocotte, te fais pas trop de films non plus...

« Dans le ciel, c'est vite dit. On est né dans une capsule géante qui flotte dans l'espace. »

Et vu de là où ils étaient, il se demandait comment il n'avait pas pu flipper durant ses vingt deux ans de vie sur l'Arche. C'était une vie risquée, à tout instant, même si leur gouvernement avait toujours eu pour politique de se la fermer sur les risques potentiels.

« On pouvait tous clamser d'un instant à l'autre si on manquait d'air, par exemple. »

Arrête de parler Varian, cette vie, elle te manque. T'aurais préférait mourir là-haut qu'ici, avoue le... Il baissa les yeux vers le sol poussiéreux et soupira. Oui, sa vie là-haut lui manquait. Il avait tenté de l'oublier à mainte et mainte reprise. Et à chaque fois, quand il pensait y être arrivé, un petit quelque chose venait lui rappeler d'où il venait. Oui, Luna avait raison de prendre cet air rêveur. Là-haut, la vie était tellement plus simple. Ou du moins, elle l'avait été pour lui.

« Mais au moins les hommes ne se réduisaient pas en esclavage. Et on était libre. »

Nous étions même les rois de notre monde avec Harley. Pourquoi a t-il fallu que cette pétasse nous fasse sombrer aussi bas ? Hein ? C'est totalement injuste.

Long time ago.
Victor savait que... Varian leva les yeux au ciel et se retint de faire une quelconque remarque. Après tout, Victor était sympa, il ne dirait rien à sa mère s'il savait que cette dernière se mettrait en pétard à la minute où elle l'apprendrait. Et Varian le remercia de ne pas être rentré plus dans les détails de leur "amitié". Parce que clairement, je n'aurais pas su comment lui expliquer, tu vois Harley ? pensa t-il. La suite de son discours l'agaça. Pas envers Harley, mais envers le reste du monde, comme à chaque fois. Pourquoi alors que tout allait bien fallait-il que les gens viennent toujours foutre la merde ? « Putain c'pas vrai... » Le pousser à bout ? À chaque fois il pensait à la mère de son petit ami. Elle aussi avait fait le pas de trop et tout le monde dans leur secteur savait comment elle avait terminé. Il refusait cette fin pour Harley. « Je vois le gars en question... Il sait que je bosse avec toi ? » Il marqua une courte pause, les sourcils froncés. « Tu sais quoi ? Tu me laisse gérer pour cette fois. » Il l'avait déjà fais par le passé, et recommencer ne lui posait pas le moindre problème. Au fond, c'était mal ce que tu avais fais, tu le savais. Tu t'en étais voulu quelques temps, et c'était normal, tu étais un être humain normal avec des émotions, des sentiments. Cette fois-ci tu éviterais juste de conduire un gars à la mort. Tu pouvais y arriver. « S'il te plaît, Harley. » Tu sais très bien que je peux aussi protéger notre business. Et notre couple accessoirement.

Aujourd'hui.
« On venait d'un secteur médicale, sinon. On était voisin. »

Que voulait-elle savoir de plus, hein ? Il n'allait pas étaler sa vie sur l'Arche, il ne savait déjà même pas pourquoi il lui disait tout ça. C'était eut-être sa force à elle, faire cracher le morceau à des gens qu'elle ne connaissait pas. Mais pour le reste de sa vie... Il n'en avait ni la force, ni le courage. Il n'avait pas envie d'imaginer encore et encore ce qu'il avait perdu après avoir été balancé par une de ses clientes. Varian haussa les épaules, d'ailleurs, comment ils allaient là-haut ? D'après quelques rumeurs, une nouvelle capsule d'Archéens s'était écrasé quelque part sur terre. Mais il était confiant, ses parents ne pouvaient pas être dedans, ni sa sœur. Eux vivaient toujours leur vie paisible et agréable tout là-haut.

Long time ago.
"Oh mon dieu." Pourquoi tu dis tout ça Harley ? Un Varian plus sûr de lui aurait probablement balancé un truc du genre "ouais, c'est l'effet que je fais en général" mais là... Là il était loin de pouvoir balancer des vacheries. Il était terriblement mal à l'aise et cela ne lui ressemblait pas. Il n'avait pas honte de lui, non c'était... un petit quelque chose sur lequel il n'arrivait pas à mettre le doigt. Et ça l'embêtait grandement. Harley se redressa d'un coup et Varian se sentit encore plus mal, comme si... Putain, comme si c'était possible de se sentir encore plus mal... « Mal ? » Il avait envie d'allumer toutes les lumières pour bien cerner sa tronche. Il était sérieux ? Lui haussa les sourcils, le visage toujours en feu et croisa à son tour les bras. « C'toi qui a commencé j'te signale. » Retour du Varian ronchon, mais juste pour deux secondes. Bon, et ça, c'était renvoyer l'ascenseur. Merde Harley, de nous deux, je devrais être celui qui sort des phrases pareilles ! Je t'ai laissé me toucher, m'embrasser et tout ce qui va avec. Et tu me rappelle un peu notre passif ? On se déteste. Enfin, je te déteste et toi, toi j'ai jamais su ce que tu pensais de moi... Et là je me retrouve gêné, face à toi, dans le même plumard à ne plus savoir quoi faire et quoi penser. Il essaya de prendre un air un peu mécontent mais le tout se solda par un échec. Envie de quoi Harley, fini ta phrase... pensa t-il. Non, non en fait ne dis rien et contente toi de me sauter dessus, c'est plus simple. « Reste Harley... » Sa voix était encore partie dans une gamme qui lui était inconnue. « S'il te plaît. » Il avait posé une main sur l'épaule, tentant d'avoir l'air convainquant même si la voix, la posture... rien n'allait. En vérité il n'avait pas envie qu'il le lâche comme ça, pas après ce qu'ils avaient fais. « Si tu veux m'embrasser Harley ne te gêne pas. Ni pour le reste d'ailleurs. » Tu m'expliques comment tu as fais Harley ? Pour que j'ai subitement envie de toi encore une fois ?
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Tell me what you know about dreaming. (harley)

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