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Tell me what you know about dreaming. (harley)

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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 12 Fév - 22:24

Aujourd'hui.
« Si tu es partis Harley, bien sûr que si ! »

Et voilà qu'il agitait les bras, à la limite de faire des moulinés pour être sûr de mieux se faire comprendre. C'était quelque chose que faisait Aya quand elle était en colère. Elle s'agitait dans tous les sens pour être sûre que le message pénètre bien. Il avait envie d'en remettre une couche, d'appuyer sur ce détail qui était terriblement ennuyeux d'ailleurs. Oui il était partis, ce Harley n'avait rien à voir avec l'autre Harley, rien.

« Mais... mais... »

Putain, tu me gonfles. Quelque part penser ça ne t'étais pas arrivé depuis tellement longtemps que s'en était presque libérateur. Mais Harley et ses phrases compliqués, Harley et ses idées étranges qui sortaient de nulle part...

« Je sais plus... quoi penser. Tu veux que je sois gentil Harley ? Dégoulinant de niaiserie ? - ça ne te ressemblais plus de parler comme ça, voilà les vieux démons qui refaisaient surface - C'pas moi ça. Ça n'a jamais été moi. Je l'étais avec des gens que j'aimais, certes mais... »

Mais je ne t'aime pas comme ça. Je n'ai aucune foutue envie de faire l'effort de t'aimer. J'ai eu tellement mieux par le passé, se rabaisser à ça... serait continuer de creuser ma tombe sur cette Terre pourrie.

« Tu veux ton Varian, ton Varian gentil, mais pas un Varian faux. Faut choisir, l'un ou l'autre. »

Navré coco, pensa t-il alors. Mais les deux, c'est impossible. Je te jure que j'aimerais me donner des claque pour y arriver. Être ton ami. Être sympa. Être franc. Mais c'est trop dur. Je passe mon temps à ouvrir la bouche juste pour répondre aux questions et aux ordres de mes maîtres. De temps en temps, je croise une amie au marché. Dans ces moments là, j'ai pas le temps de travailler pour devenir quelqu'un de bien. Parler de lui à la troisième personne l'avait même agacé. Un rien t'agaçait avec lui en même temps... Il avait envie de le secouer, de lui dire que le jour où il lui avait annoncé qu'il était mort, ce n'était qu'une putain de figure de style. Mais ce Varian là restait de nouveau les bras ballants collé le long du corps, sans rien dire, sans rien expliquer. C'était simple, ta voix n'avait aucune portée ici, sur terre. Tout le monde s'en foutait royalement.

« Tu étais différent, c'est peut-être ça, le truc... » marmonna t-il à voix basse.


Long time ago, cabine des Standall.
Elle se plaignait, elle se plaignait... Mais au fond May Standall avait toujours fais partie de ces gens. De ceux qui critiquaient, qui écoutait avec passion les ragots pour mieux pouvoir les débiter au repas du soir... Elle se plaignait, elle se plaignait, mais jusqu'à ce jour, cela ne l'avait jamais vraiment dérangé. Tant que cela ne touchait pas sa famille... Écouter ce genre d'histoire l'avait toujours fais sourire. Aujourd'hui, elle fuyait les commères, elle fuyait les regards faussement désolé... Elle savait que tout ce grabuge ne durerait qu'un temps, mais elle avait quand même du mal à se lever le matin pour se rendre au travail. « Ça c'est clair, elle est forte... » répondit Victor à mi-voix. À sa question May évita de rebondir sur leur affaire de médicament. Il ne devait pas vouloir parler de ça, mais de l'autre sujet tout aussi brûlant, voir plus. Parce que oui, des dealers, c'était vu et revu. Mais un couple aussi inattendu qu'étrange... Ça, ça faisait plus jaser que tout le reste. Surtout quand on voyait les deux concernés. « Heu, hé bien... » commença May. Elle se racla la gorge, se donnant l'air de chercher ses mots. Je haïssais ton fils Jan. bien sûr que oui. Savoir mon garçon avec le tient, les voir ensemble au grand jour, je crois que j'en serais morte. « Non. » répondit Victor sans la moindre hésitation. Lui s'en foutait. Elle connaissait sa position sur ce genre de chose. Après tout, il avait eu des doutes, c'était bien le seul des deux d'ailleurs. Et puis c'était facile, Varian n'était pas son petit bébé, son fils rien qu'à lui. Et lui appréciait Harley.  Il aurait été le premier à vouloir comprendre, aider... « Sans doute un peu au début mais... » Et au milieu, à la fin aussi... «... mais s'ils étaient heureux. » Comment MON garçon pouvait être heureux avec le tient, hein ? Comment ? Qu'est-ce que Varian pouvait trouver au tient ? On ne parle pas d'une histoire d'un soir, mais d'une histoire qui a duré cinq ans ! Cinq ans ! « Cinq ans... » répéta t-elle comme en écho à ses propres pensées.


Long time ago, Kimi Standall.
« Oh je... » Le visage de Kimi se fendit en un sourire et elle releva enfin les yeux vers son interlocutrice. Une petite brunette aux yeux verts. « Enchanté ! » Sa voix avait retrouvé un peu d'entrain quand elle serra la main de la jeune femme. « J-jolie casquette... »  Tu vois Varian, toi et moi nous étions différents sur ce point. Quand les gens venaient de parler – avant – tu jugeais toujours tout. Tu t'attendais à trouver sous leur "bonjour" ou leur "ça va" d'autres intentions. Moi j'ai toujours pris la moindre attention des gens pour un signe d'affection. Que veux-tu, je me laisse facilement berner, mais je me referme aussi bien moins que toi sur moi-même. Je fais moins semblant que toi grand frère. « Tu connaissais Harley depuis longtemps ? » Elle avait hésité deux secondes à lui demander si elle était une grande amie, une ex, quelqu'un de sa famille éloigné dont elle n'aurait jamais entendu parlé... Tout était possible avec lui. Mais il parlait de moi aux gens. C'était tout ce que j'avais retenu pour le moment. J'occupais une place assez grande dans son cœur pour qu'il évoque mon nom ailleurs que devant mon frère ou ma mère pour la faire enrager.
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Harley Weise


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 12 Fév - 23:25

dans le passé.
« Merci ! Cadeau d'Harley y a… Longtemps. » Le vaste sourire d'Ana vacilla légèrement mais tint bon. Elle retourna la casquette, visière derrière la tête, dans l'idée de se donner un air plus cool devant la p'tite chérie d'Harleychou, et commença à engouffrer le contenu de son assiette avec appétit. « Ouais, chais même plus… Genre quinze ans… Non attends, plus je pense… J'ai fait du babysitting chez lui, c'dire... » Enfin pas longtemps, il était trop casse-pied et ils avaient fini par se battre. Mais bon, ça avait fait des souvenirs marrants avec lui. « On faisait de la danse ensemble, avec Cara aussi après. » Drôle de cours du mardi soir, à trois dans une salle avec de la musique à fond. Enfin Harley venait aussi les jeudis, les samedis, et à peu près tous les autres jours de la semaine quand ça n'allait pas. « Et toi, ça va ? »

dans le présent.
Harley recula précipitamment et porta un bras devant son visage face aux grands gestes de V. et son emportement soudain. Il marcha sur un lacet qui traînait et s'étala dans la neige. Cache-toi, cache-toi ! Les yeux fermés forts, il resta prostré… Mais rien ne vint. Harley rouvrit lentement des yeux paniqués, le cœur au bord des lèvres, et trouva le courage de regarder V. en face. « Non non non, je suis pas p-parti ! » Il se sentait tellement en colère devant son ancien voisin qui ne comprenait rien, non pire, qui ne voulait rien comprendre. « Je suis l-là ! Là !  ! » Harley plaqua ses deux mains sur ses oreilles pour ne plus rien entendre. Mais t'entendais. T'entendais tous ses mots, tous sans distinction. Tu aurais voulu les oublier dans la seconde ou ne pas les comprendre mais… Mais tu savais que c'était vrai. Tu savais que le Harley de l'Arche n'était pas comme toi. Vous étiez la même personne mais vous n'étiez pas pareils lui et toi. Il était cool, le Harley de l'Arche, et il avait de l'esprit. Il savait quoi répondre, toujours, pour que ça fasse mouche. Il savait parler, et il savait frapper. Il était quelqu'un, le Harley de l'Arche, alors que toi tu n'étais plus personne. Et tu le savais. C'était d'ailleurs ça le plus horrible : tu voyais bien le fossé entre lui et toi, mais tu ne comprenais pas ce qui n'allait pas, ce qui te manquait, ce que tu avais perdu. « Je suis pareil que lui, t'entends ? Pareil ! » Parce que c'est moi ! Les larmes n'étaient pas loin mais il se sentait juste en colère. Enragé même. Il était en colère contre V. qui refusait de comprendre et d'être gentil. Il était en colère contre lui pour ce genre de scènes dont il n'avait aucun contrôle. Il était en colère contre la neige qui lui brûlait les mains, et le lacet défait qui l'avait fait tomber. Il était encore plus en colère de se traîner par terre, aux pieds de V., en se donnant en spectacle. Quelque part, c'était comme le Harley de l'Arche, mais pour un spectacle différent, même si tout aussi hideux.

dans le passé.
C'était le jeu des faux-semblants autour de la table, mais ça leur convenait à tous. Ils se donnaient bonne conscience en public en sachant au fond d'eux-mêmes qu'ils mentaient sur toute la ligne… Mais les apparences étaient sauves, et ils se sentaient mieux. Si Jan savait que May lui racontait n'importe quoi ? Bien sûr qu'il le savait. Que May et Harley se soient haï pendant des années était un secret de Polichinelle. Pendant près de dix ans, Harley avait les pires insultes, les plus grosses grossièreté à sa voisine. Il avait dit des choses que Jan aurait préféré ne jamais entendre, assez pour qu'il s'interroge sincèrement sur la santé mentale de son fils. Oui, je m'étais posé la question. Ce n'était pas normal d'être comme ça, d'être incapable de se contrôler, d'être aussi plein de rage en permanence. Ce n'était pas normal d'avoir un comportement aussi incompréhensible pour le regretter dans la seconde qui suivait. D'ailleurs, tout le monde se l'était dit un jour : ce gamin n'est pas normal. Non, il ne l'était pas… Et moi j'avais juste fermé les yeux en faisant comme si de rien n'était et en endurant jour après jour les crises, les calvaires, les insultes et les excuses. Et aujourd'hui ça me donnait envie de mourir tout en sachant que si c'était à refaire, je referais sans doute la même chose. Je t'avais détesté Harley… Mais toi aussi, tu avais dû, derrière tous tes appels au secours camouflés. Et Jan savait que May n'aurait jamais accepté la relation entre Varian et Harley. Lui non plus ne l'aurait jamais assumé. Il n'aurait rien dit, parce qu'un parent devait aimer son gosse en dépit de tout et parce qu'être homosexuel n'était pas une tare, mais au fond de lui-même, il n'aurait jamais pu s'y résoudre. Chaque fois qu'il l'aurait vu en toute connaissance de cause, il aurait eu cette petite pensée mesquine. Il aurait toujours détourné discrètement le regard en voyant Harley embrasser Varian ou un autre garçon, ou leurs doigts s'effleurer. Toujours. « Oui, ça aurait été l'essentiel, s'ils étaient heureux ensemble… Je n'arrive pas à croire qu'ils aient réussi aussi longtemps à nous cacher… ça... » Ça, ce secret inavouable, aussi gros, aussi longtemps. « Il y a bien eu des fois où ça aurait dû m'alarmer mais non, je n'ai rien vu. Je-j'ai… J'étais trop occupé à m'engueuler avec lui pour me soucier du reste de sa vie. » Ce n'était pas du mélodrame, juste des regrets. Il avait gâché sa relation avec son fils unique pendant des années en ne voyant que le noir, sans imaginer qu'Harley puisse avoir une autre vie, une vie privée, avec des beaux moments. Qu'Harley puisse aimer sincèrement quelqu'un, fusse un homme ? Non, ça ne lui avait jamais effleuré l'esprit… Et ça le rendait triste.

dans le présent.
Harley shoota dans la neige du bout du pied, balançant une gerbe de dizaines de petites météorites dures comme la glace en direction de V. Il ne voulait pas être gentil avec toi, hein Harley ? Et le reste de ses mots te brûlaient les oreilles, assez pour que tu continues d'y plaquer tes mains. Avec un cri de détresse et de rage, il se laissa tomber à la renverse, offrant son visage au froid. Couché comme ça, le nez vers le ciel, il n'était pas si différent de l'ancien Harley. Derrière les mèches lourdes de gras et sa peau noircie par une crasse ancienne, il gardait le même visage, les mêmes yeux, le même nez. Il gardait certaines de ses vieilles expressions familières, comme la colère ou la tristesse, et il conservait le même sourire. Ce n'était plus utilisé de la même manière, et ses regards ou gestes n'avaient rien à voir, mais… Il n'avait rien oublié. Il n'était pas un Harley 2.0  ni même une pâle copie ratée de son lui passé. Il était juste Harley, toujours Harley, fidèle au poste derrière son comportement et ses réflexions d'enfant. Il savait tout, se rappelait de tout. « Je veux j-juste que tout soit comme avant... » chuchota-t-il en fixant le ciel où quelques étoiles commençaient à apparaître. Une plus rapide et plus brillante, l'Arche, passa tranquillement pour les narguer. Beaucoup plus calme, Harley leva une main et suivit le chemin de l'Arche du bout du doigt avec application. « Je v-veux être moi, et que tu sois t-toi. » L'Arche disparut derrière la cime enneigée des arbres et Harley laissa son bras retomber. « C'est tout... »
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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 13 Fév - 19:42

Aujourd'hui.
Harley s'étala dans la neige, juste avant de se mettre lui aussi à hurler. Varian avait reculé d'un pas, surpris par cette réaction et par tout ce qui s'en était suivis. Oui il l’entendait, il l'entendait geindre à ses pieds comme un gamins de quatre ans à qui on avait sucré son jouet. Il l'entendait lui répéter qu’il était la même personne mais... Que dire. Il n'avait pas envie de voir ça. Les battements de son cœurs avait accélérés ces dernières secondes, et il avait cette envie, juste là, sur le bout de la langue de faire quelque chose qu'il n'avait pas fait depuis trop longtemps. Ça te démangeait,hein ? De ne pas pouvoir lui faire la moral, de pas l'enfoncer pour lui montrer que tu avais peut-être raison, ou ce genre de chose que tu aimais bien faire avant ? Mais c'est vrai, avant, il pouvait parer tes coups et te blesser en retour, c'était stimulant. Là il te répétait juste des trucs que, de toute façon, tu avais décidé d'ignorer parce qu'elle étaient fausses.  

« Non, pas pareil... » lui répondit-il dans le plus grand des calmes malgré un cœur qui semblait être au bord de l'explosion.

Pas pareil Harley, rien ne sera plus jamais pareille... La neige avait d'ailleurs sérieusement commencé à lui picoter les joues et il éternua sans aucune délicatesse avant d'essuyer le bout de son nez avec sa manche, trempée elle aussi.

Long time ago, cabine des Standall.
« Kimi savait, elle... » chuchota Victor presque à lui-même. May lui lança un regard mi agacé mi, mi triste. Oui, elle avait compris que leur fille avait toujours su. Et ça la mettait aussi hors d'elle cette histoire. Qu'elle ait aussi bien joué le jeu pendant des années ! Aussi longtemps ! Avec celui qui l'avait traumatisé toute son enfance. C'était un vrai scandale. « Je suppose que nous avons raté un tas de signaux. J'aurais du m'en douter quand il a arrêté de voir cette fille là... Et puis, je sais pas... » « Cara, May. C'est Cara. C'était la meilleure amie de ton fils et elle n'en... » « Ça suffit. » Elle avait regardé Victor se lever, visiblement agacé par la tournure que prenait la situation. Oui, clairement, il ne partageait pas le même avis sur les fréquentation de Varian. Ça n'avait jamais été un motif de dispute, non, mais ils ne s'étaient jamais non plus vraiment attardé dessus. Victor quitta la pièce pour aller quelque part, sans doute rejoindre d'autres collègues qui ne lui avait pas encore tourné le dos. « J'te jure... » Elle bougonnait toute seule. « S'il m'avait dit pour ce garçon en robe, on en serait peut-être pas là ! » Elle avait tapé du poing sur la table, sans même s'en rendre compte. Elle bouillonnait de rage, littéralement, d'avoir été aveugle pendant si longtemps.

Aujourd'hui.
Il était lui aussi tombé à genoux dans la neige, avant de lever à son tour les yeux vers le ciel. Ils devaient ne pas avoir l'air fin tous les deux comme ça.

« Rien ne serait plus comme avant Harley... »

Pourtant, qu’est-ce que je donnerais pour que cela soit le cas...  Je serais prêt à tellement de sacrifices, crois moi. Parce qu'on ne parle pas d'un rêve, d'un truc qui ne nous est jamais arrivé. On parle de cinq ans de notre vie, qu'une pétasse brune a balayé d'un revers de main, tout ça pour sauver un vioc malade. Ça, ça ça me rend dingue quand j'y pense. J'ai toujours pensé que c'était de ma faute, parce que je n'avais pas été prudent, mais nan, la cause de tous nos malheurs, c'est une putain de nana que je rêverais de voir souffrir, encore et encore.

« On a changé tous les deux... Mais moi aussi. Moi aussi je veux que tout soit comme avant. »

Avant, c'est tellement mieux.

Long time ago, Kimi Standall.
Plus de quinze ans ! La surprise se lu immédiatement dans les yeux de la blondinette qui reposa sa fourchette, soudain terriblement intrigué (enfin, encore plus qu'il y a dix secondes) par la nouvelle venue. « C'est peut-être pas gentil de dire ça, mais... j'ai toujours cru qu'il n'avait jamais vraiment réussis à se faire des amis... » Parce que dans son cerveau de gamine de primaire elle avait toujours cru qu'il se défoulait sur elle pour combler un vide. Après, plus tard, elle avait compris que son but était un poil différent. Mais cela ne changeait rien ; elle avait longtemps pensé que Harley manquait juste d'amis à qui parler. Un peu comme elle. « De la danse ? » Un léger sourire lui échappa. D'accord, même là, il lui réservait encore des surprises. Tu en a d'autres des comme ça Harley ? Avec Barbie en plus ? Sérieusement ? Elle aussi c'est une grande actrice alors, elle a également très bien caché son jeu tout ce temps. « Pardon, j'ai du mal à le voir danser. Quoi que, en y réfléchissant, il devait être doué. » Et puis ce n'était pas si étrange à imaginer en fin de compte. Et cela pouvait expliquer pas mal de soirée où il sortait des excuses un peu étranges. C'est dommage Harley, d'un côté, j'aurais bien aimé te voir danser. Peut-être que tu aurais pu m'apprendre, c'était pas Varian qui allait le faire, ça non...
« Bof, comme une fille qui vient de perdre son meilleur ami et son frère... » Elle haussa les épaules, sentant les larmes lui monter aux yeux subitement. Parfois elle se demandait ce que Varian, son consciencieux Varian, son prudent Varian, avait bien pu faire pour se faire avoir. Ils avaient été prudents tout le long. Et concernant son frère, il était de loin la personne la plus prudente qu'elle connaissait. Alors qu'est-ce qui avait bien pu leur faire défaut ?
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Harley Weise


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 13 Fév - 22:27

dans le passé.
Ana rit franchement devant les mots de Kimi. « Bah, il n'a jamais réussi à se faire d'ami. Enfin, à part toi et moi quoi. Et encore, c'est juste parce que je pouvais gueuler aussi fort que lui et lui démolir les coucougnettes s'il était pas sage. » Elle mangeait un truc… C'était encore plus dégueulasse que la veille. Tu manquais pas grand-chose, Harleychou. T'aimais déjà pas l'Arche mais je crois que tu avais mis les voiles au bon moment tiens. « M'enfin bon, on s'aimait bien quand même hein, faut pas croire. » Tu sais bien que je t'adorais, chouchou. On pouvait se hurler dessus pendant des heures et finir une choré' en même temps, sans se faire la gueule. Les deux bizarres au fin-fond de leur local là... « Ouais… Je suis désolée pour ton frère, je ne le connaissais pas et Harley ne m'avait jamais trop parlé de lui. Enfin j'en étais resté au stade de « C'est un sale pédé, j'vais lui refaire le portrait. »  » Ana se mordit la lèvre, se demandant si elle n'avait pas dit une connerie, mais continua tout de même sur sa lancée. « Enfin il ne lui a jamais refait d'ailleurs – pas que je sache – mais, euh… C'est vrai qu'ils sortaient ensemble ? » Elle n'était pas venue voir Kimi pour ça, juste pour rencontrer enfin la meilleure pote de son meilleur ami à elle, mais ça lui tournait trop dans la tête. « Enfin j'entends tous les trucs autour là – elle désigna d'un geste vague les gens autour, dont les trois quarts étaient en train d'aller bon train côté commentaires et railleries – alors forcément… Enfin il ne m'a jamais rien dit... » Pourquoi tu ne m'avais rien dit, chouchou ? J'aurais pas ri, moi...

dans le présent.
Et pourquoi ça ne pourrait plus être pareil ? Au fond de lui, Harley connaissait la réponse. Il savait bien pourquoi les choses ne seraient plus jamais comme avant… mais il avait envie d'y croire, pour ne pas devenir fou. V. Ne voulait pas être gentil avec toi, et il n'avait pas non plus envie de faire le moindre effort. Il te détestait, Harley, ou au moins il détestait l'image que tu lui renvoyais. Quelque part, tu le méritais : toi aussi tu haïssais ce V. qui avait volé le cœur de Varian. Quand tu n'étais pas là… Ce n'était pas grave, ça t'aurait même plu que Varian soit en pause tout ce temps, pendant trois longues années, mais maintenant... Harley continua de fixer les étoiles. Il aurait pu toutes les nommer à une époque, et toutes les reproduire sur une feuille de mémoire. La Grande Ourse, la petite, Orion, les planètes… Il avait tout appris par cœur par simple plaisir de savoir et d'engranger des connaissances. Il ne faisait que ça, caché dans son placard : lire quand tout allait mal, à l'écart du monde et à l'écart de l'Arche. C'était son petit jardin secret, au moins autant que les moments passés avec Varian ou ceux à la danse avec Ana. Toute sa vie privée n'était qu'une longue succession de secrets : être caché avec Varian, faire de la danse sans que personne ne le sache, se réfugier dans le placard pendant des heures… Le Harley que tu étais, il était cool mais personne ne le connaissait non plus. Ça te rend triste, Harley ? Ça te rend triste de voir qu'au fond, il était juste comme toi ? Un petit minable jugé à l'apparence et dont personne ne savait rien ? Les autres te prenait pour quelqu'un de stupide et d'agressif à l'époque, et aujourd'hui ils te prennent pour un animal un peu benêt. Dans les deux cas, c'était une vraie part de toi… Mais incomplète. Tu n'avais pas juste été ce type vaurien et bagarreur, tu avais aussi été un grand romantique et un grand avide de lecture, doublé d'un excellent danseur… Personne n'en avait rien su. Aujourd'hui, tu étais cet esclave lent et candide, mais tu avais aussi tout un monde de réflexions que personne ne se donnerait jamais la peine d'essayer de comprendre. Triste, il soupira profondément pour trouver la force de donner la réplique à V. « Toi, tu as volé sa p-place. » Ce n'était pas une accusation, seulement un constat tristement donné. « Et tu ne m'aimes pas. » Cette idée l'obnubilait. Pleure, Harley, pleure tout ce que tu as perdu et qui ne reviendra jamais. Pleure tous ces rêves que tu avais, et tous ces projets que tu rêvais. Pleure celui que tu étais et que tu détestais si fort. Pleure celui que tu es et que tu hais tout autant. Il lâcha le ciel du regard pour fixer V., à genou à côté de lui. De là, tu ne voyais que son profil se découper sur le noir du ciel. Il avait un peu de neige dans les cheveux, des ecchymoses sur le visage, et des habits qu'il n'aurait jamais eu l'idée de porter. Il ne ressemblait pas à Varian, pas du tout, mais ça suffisait pour te laisser rêveur, Harley. Il tournait en rond dans ses propos, en sentant pourtant qu'il y avait des milliers de choses à dire, à confier. « Tu-tu-t'étais triste de plus être avec moi ? » Il était incapable de le lâcher du regard, de peur peut-être qu'il n'en profite pour disparaître ou s'enfuir. « Et de m-me revoir ? Ou tu-t'étais fâché ? »

dans le passé.
Dispute de couple. Jan fixa la table en silence en attendant que ça passe. Toi, tu n'avais jamais eu de dispute à propos de l'éducation d'Harley. Les gens s'étaient plains, mais indirectement parce qu'ils imaginaient tous que tu faisais de ton mieux. Ils se disaient juste que tu n'avais pas de chance d'avoir un gosse pareil, et que tu n'y pouvais rien. Oh mais oui, tu étais un père exemplaire, Jan Weise ! Exemplaire ! Tellement bien que personne ne t'avait jamais sonné les cloches pour ce que ton gamin était en train de devenir. Tellement exemplaire que tu ne l'avais pas vu s'enfoncer dans le milieu de la drogue et des médicaments, que tu n'avais rien dit quand il s'était tapé des cuites monumentales et dangereuses, et rien encore lorsqu'il t'avait causé en étant complètement défoncé. Et puis qu'il aime le voisin d'en face… Ça non plus tu n'avais rien vu. Si, avec Jenna, ils s'étaient disputés plusieurs fois à propos d'Harley. Elle avait voulu faire des efforts mais Harley s'était braqué et était redevenu ce garçon imbuvable et volontairement méchant. Vulgaire… Non, il ne faisait pas exprès d'être vulgaire. Méchant, mauvais, blessant, oui.

Victor quitta la table et Jan lui adressa juste un vague signe de la main… Et puis ses oreilles sifflèrent. « Le garçon en robe ? Quel garçon en robe… ? » Mais il savait déjà. Il connaissait la réponse parce que ça ne pouvait que correspondre. Varian avait cessé de voir cette Cara uniquement pour ensuite sortir avec Harley. « Me dis pas que... » Mon fils se travestissait ? Était travelo ? Trans' ? Jan fut pris d'un immense fou rire, du genre de ceux complètement inarrêtables, nerveux. Il but, s'étrangla avec l'alcool et rit plus fort sans cesser de s'étouffer.
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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 13 Fév - 23:04

Aujourd'hui.
Qu'est-ce que tu regardais là-haut Harley, hein ? Varian se posait la question. Était-il en train de rêvasser à propos de l'Arche qu'on pouvait distinguer, parfois, quand le temps était clair et que les nuages étaient absents ? Cherchait-il encore des mots pour parer sa réponse ? Repensait-il tout simplement au passé ? Oui, d'accord, s'il le voulait, il avait volé la place de son Varian. Il pouvait penser ce qu'il voulait, à ses yeux, ce Harley là avait volé la place de l'autre. Voilà. Ils étaient tous les deux dans le même cas de figure du coup. Ce n'est pas que je ne t'aime pas c'est... Je ne t'aime pas comme ça. Plus comme autrefois. C'est différent, voilà. Il aurait pu tenter de répondre, encore une fois, mais à quoi bon ? Il allait encore emmêler les pinceau de l'autre esclave. Au lieu de ça il haussa les épaules et ne répondit rien.

« Bien sûr que oui, triple andouille. »

J'étais plus que triste Harley. Tu étais l'amour de ma vie, alors j'étais détruis, nuance.

« J'en ai voulu à l'Arche toute entière et après... à la Terre tout entière je suppose. »

Punaise, j'avais tellement voulu remonter le temps, chercher ce qui allait provoquer cette arrestation et tout ce qui allait suivre.... Si tu savais, le nombre de fois où j'ai rêvé de ça. De ça, de ce regard perdu que tu m'avais lancé dans ce couloir. De ce dernier baiser. Parfois je sens encore tes lèvres sur les miennes, mais trop légèrement. Je ne sens presque plus rien. Et maintenant que je t'ai sous les yeux, avec moi, je ne veux plus imaginer. Il baissa un peu la tête pour détendre ces cervicales. Il avait effleuré ses lèvres gercées par le froid en y repensant et.... te voilà tout triste, encore une fois.

« J'étais fâché de te voir ici, ouais... Je voulais pas te voir là Harley, c'est... Tu devais rester là haut. Ma sœur avait besoin de toi. Et puis... Rien de tout ça ne te serais arrivé. »

Tu aurais refais ta vie, ou quelque chose dans ce goût là. Je n'aurais jamais rien su, et je n'aurais pas pu te haïr à ce propos. Je me souviens, au début, ici, j'ai longtemps espéré que tu tournes la page. Mais j'étais pas non plus assez con pour savoir que je n'étais qu'une passade.

Long time ago, cabine des Standall.
Jan éclata de rire, prenant May au dépourvu. « Heu... » Si, si bien sûr que si c'était l'autre. Qui d'autre ce garçon pouvait-il être, hein ? Jan l'avait deviné quand il s'était fais arrêter, quand toutes les pièces du puzzle s'était soudain assemblés. Sur le coup elle se souvenait avoir ris en y pensant. Et après elle s'était mis en colère. Elle lui tapota le dos avec un air compatissant sur le visage. Au fond elle se retenait de rire aussi, mais elle avait peur que son voisin ne le prenne mal. « Je suis sûre que heu... c'était juste un jeu. » Elle s'enfonçait, et pas qu'un peu, mais elle essayait aussi de se rassurer dans le même temps. Bah oui, son fils ne pouvait pas... aimer ça, tout simplement. C'était inconcevable. On aimait les hommes, ou on aimait les femmes, on n'aimait pas un vulgaire mix des deux. C'était grotesque. De toute façon, May Standall savait, pensait, était PERSUADÉE que son fils s'était fait avoir de A à Z. Il avait peut-être apprécié Harley, mais pas de cette manière. D'accord, rien ne concordait, les dires de Kimi, les dates mais... Quelque part, la pilule avait toujours autant de mal à passer. Quand les gens disaient les tares étaient génétiques...

Long time ago, Kimi Standall.
Kimi laissa échapper un petit rire en essayant d'imaginer la scène. Harley se faire recaler était un spectacle rare, mais par une femme en plus de ça... Elle le savait, sa considération avec la gente féminine n'avait jamais été très grande. Ou en tout cas, c'était toujours ce qu'il avait voulu laisser paraître au yeux de tous. Elle s'en  fichait, avec elle, dès lors qu'ils avaient été amis, il avait été adorable. Aujourd'hui elle pouvait se vanter d'avoir connu un Harley que peu de gens sur cette Arche connaissait réellement. « J'imagine, j'imagine... » Elle n'avait pas encore touché à sa ration qui aujourd'hui encore une fois, ne lui donnait clairement pas envie.

« Ouais, lui et mon frère c'était... Pas la joie au début. » Tu parles, pendants des années et des années oui ! Ils s'étaient livrés une véritables guerre ouverte à laquelle tous leurs camarades de classes et par extension leur parents, avait pu assister avec joie pour briser la monotonie de leur vie sur l'Arche. « Pfft, c'est lui qui disait ça... » Même avec elle tu n'assumais pas, hein ? Il l'avait toujours fais rire, Harley et ses grandes phrases sur les gays. Elle qui avait rapidement vu clair dans son jeu, elle s'en était amusé pendant des années. « Bah, Varian m'a dit une fois qu'il lui avait lancé un verre à la figure. Mais il était bourré. » D'ailleurs, elle aurait payé – et cher – pour voir ça. En attendant, elle n'avait eu le droit qu'à des situations gênantes à chaque fois qu'elle est avait trouvé ensemble. « Mais faut croire que ça se terminait toujours bien pour eux, hein ? » Elle haussa les épaules. Il y avait eu des fois où elle en avait franchement eu marre de les entendre se plaindre tous les deux dans la même journée. Varian était une vraie princesse là-dessus et Harley, une drama en puissance. Mais aujourd'hui, tout ça lui manquait atrocement. « Ouais, ils étaient ensemble et... moi non plus, il ne m'a jamais rien dis. Je savais qu'il l'aimait parce que... Je sais pas, je suppose que j'ai capté des regards, des gestes que je n'aurais pas du voir ? » Elle marqua une pause, l'air pensive. « Je sais même pas si mon propre frère me l'aurais dis. Ou combien de temps ils auraient mis tous les deux pour me le confier. Au lieu de ça, j'ai eu la joie de les surprendre une fois, c'est comme ça que j'ai su pour leur relation. » Elle avait piqué un fard avant d'éclater de rire subitement, faisant sursauter d'autres gens assis non loin d'elles. Bon sang, ce genre de souvenirs... c'était... A  y repenser, leur vie ressemblait à celle d'une série télé.
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 13 Fév - 23:54

dans le passé.
Ana éclata de rire en entendant Kimi. « Les surprendre ? Oh là là, bonjour l'ambiance après ! » Elle riait, elle riait, mais elle était malheureuse. Elle était triste de l'avoir perdu, et elle était triste qu'il n'ait jamais vraiment rien voulu lui confier. La jeune fille avait bien su quelques trucs au fil des années, quelques petits détails qu'il lui avait lâché quand il s'énervait et qu'il n'avait plus le moindre contrôle de ses propres mots… Mais chaque fois, ça avait été involontaire, et rien qu'elle ne sache déjà. Elle connaissait par cœur ses ennemis, ceux qu'il détestait, son père, sa relation chaotique avec lui. Elle savait qu'il vivait mal cette distance entre Jan et lui, sans savoir quoi y faire. Pour le reste… Non, elle n'avait jamais rien deviné. Comment aurait-elle pu ? Tu n'avais jamais eu assez confiance en moi pour me confier ces choses-là, c'est ça chouchou ? Tu t'es dit quoi ? Que j'allais te juger ? Rire ? Te tourner le dos ? C'est limite vexant… En dehors d'une gamine de cinq ans ta cadette que tu avais martyrisée avec joie pendant des années, j'étais ta seule vraie amie. Mais non, tu gardais tout pour toi et tu te planquais derrière tes grands airs de princesse offensée. « Enfin, je suis contente de, euh… De savoir enfin ça. J'imagine. » Elle était surprise en fait. Surprise parce que sans Kimi pour confirmer, elle n'y aurait jamais cru. « Il cachait bien son jeu, l'enculé, après avoir essayé de m'avoir pendant l'intégralité de son collège... » Elle était juste nostalgique parce qu'en parlant, elle réalisait pour de bon que Harley ne reviendrait plus. Ni pour elle, ni pour Kimi. Et toi, petite puce, tu avais un double deuil à porter. Ana rit encore en reniflant et s'essuya les yeux avec sa manche,l'air de rien. « Si tu veux faire soirée pyjama, ma cabine t'est grande ouverte quand tu veux, hein Kimi. » Pas comme si j'avais des caisses d'amies prêtes à se ruer chez moi.

dans le présent.
Harley sentit un petit rire niais lui échapper et il montra trois doigts à son ancien voisin. « Trois fois andouille. » C'était le genre de choses qu'il lâchait sans réfléchir, au beau milieu d'une conversation, et sans même savoir pourquoi. Le mot andouille l'avait fait rire et il ressentait le besoin impérieux de le mentionner au beau milieu de cet échange, aussi triste soit-il. Toi ça te faisait rire parce que le mot était drôle. Peut-être que V. aussi ça le ferait rire, et qu'il te trouverait des qualités après ? Son grand sourire enfantin s'évanouit lentement quand il songea à sa réponse. « Moi aussi, j'é-tais triste... » Non, il avait juste ressenti un gouffre immense, suivi de rien. Après il n'avait plus vraiment pensé, complètement en proie au… Désespoir. C'était du désespoir. Sur Terre, tu t'étais battu pour toi Harley, pour ton honneur, pour ta vie, mais tu avais déjà tout perdu. Même ici, au milieu d'un village, à regarder son visage à lui, tu trouvais encore des échos de ce moment où tu avais réalisé. C'était un trou irréparable qui était apparu dans sa poitrine, impossible à combler, à refermer. « Non… Plus que triste… Très t-t-triste... » Comment voulais-tu, Varian, qu'Harley te décrive ça ? C'était impossible. « Je pouvais pas vivre là-bas tout seul, sans Varian… Je voulais pas… Et j'ai pas réfléchi... » C'était surtout ça. « Mais je sais qu'est-ce que tu fais aujourd'hui, et que tu… Varian… » Harley cessa enfin de fixer son voisin pour plaquer ses deux mains glacées sur son visage. Varian, V…. Tu ne sais plus à qui tu parlais, ni pourquoi. Il y avait une entourloupe dans cet échange, quelque chose de biaisé qui te faisait déjà partir perdant. Varian, V…. À qui parlais-tu ? « Vous êtes pas morts. » conclut-il sur un ton soulagé. « Moi non plus… mais c'est dommage. » Il écarta deux doigts pour observer l'autre esclave à travers ses mains. « Pardon. »

dans le passé.
Il riait si fort… Mais ce n'était pas du tout un rire joyeux, plutôt hystérique. Ton fils, ton fils qui tournait donc autour des autres hommes, avait donc aussi décider de porter des robes pour aller rendre visite à son amant secret. May lui tapota le dos et il rit de plus belle, encore plus fort. Enfin il s'essuya quelques larmes en tentant – vainement – de reprendre son sérieux. « Putain mais il les aura TOUTES faites, c'est pas possible ! Y avait rien de correct chez ce gosse, rien ! » Il repartit dans son fou-rire irrépressible. « Navré pour l'histoire avec Varian, je... » Jan inspira profondément pour reprendre son souffle et essuya de nouvelles larmes. Pas des larmes de rire hein, fallait pas déconner non plus. Tu riais, mais tu riais jaune devant cette immense comédie qui se dessinait un peu plus chaque jour.  « Enfin si ça leur convenait, tu vas me dire… Un peu plus ou un peu moins... » C'était par provocation, fils ? Pour prouver au monde entier que tu faisais ce que tu voulais, quand tu le voulais, avec qui tu voulais ? Pour me prouver quelque chose, peut-être ? Ou juste parce que t'étais complètement, irrémédiablement, en train de dérailler ? « Enfin ça quand même, j'aurais pas cru... » Plus tard, en y repensant, Jan serait mortifié de cette réaction d'hystérique et du comportement d'Harley. Il serait gêné que Victor ait vu une telle scène, et il ne pourrait pas s'empêcher de l'avoir en tête. Il l'aurait en tête en faisant l'amour à Jenna, se demandant comment son garçon pouvait aimer un homme et ressentir du plaisir en se déguisant en femme. Il se poserait beaucoup de questions et rougirait à leurs seules pensées… Plus tard. Là maintenant, il riait.

dans le présent.
Tu aurais dû rester avec Kimi, Harley. C'est ce qu'il était en train de te dire. V. ne t'aimait pas ici, mais peut-être que c'était parce qu'il t'en voulait ? Il ne voulait plus te voir, et il voulait que tu restes là-haut pour veiller sur Kimi. Et tu avais failli à ces deux missions par égoïsme : tu étais toujours là, sous ses yeux, et tu avais laissé Kimi seule sur l'Arche. « J'avais pas compris les missions... » jeta-t-il d'une voix pleine d'une angoisse toute neuve en cessant enfin de se cacher derrière ses mains pour reprendre son rognage d'ongles assidu. « Kimi, elle est fâchée aussi alors… Elle m'aime pas non plus ? » Et voilà, tu avais à nouveau des sanglots dans ta voix déjà brûlante d'angoisse.
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 14 Fév - 15:08

Aujourd'hui.
Ouais, on aurait du mourir tous les deux en fait. C'était ce qui était prévu après tout. Ça, ou être enfermé à vie. Parait-il que certains avait le droit à ce « privilège ». Peut-être parce que leur famille payait derrière pour qu'ils restent en vie. Ils auraient du faire comme convenu là-haut, et me balancer à travers les étoiles comme tous ces sales types avant moi, et affaire réglé. Le pire avait été qu'il avait été soulagé de ne pas mourir. D'avoir une sorte de seconde chance, comme tous ces gens avec qui il était dans cette navette de Camelotiens. Sur le coup, il avait remercié les gens qui avaient eu cette idée brillante de tous les laisser en vie. Et puis, sa vie sur terre a ait débuté et là, changement brutale d'opinion : c'était bien pire qu'une simple condamnation à mort.

« Faut pas s'excuser. Ce qui est fait est fait et puis... » Il marqua une petite pause, hésitant à poursuivre sa phrase. « T'étais comme ça, impulsif. »

Et ça t'a joué un mauvais tour. Pourtant combien de fois ais-je pu te le faire remarquer ?
Il avait cessé de compter combien de fois il lui avait demandé de se calmer. De limiter les bastons, des mauvais coups... D'accord, il l'avait toujours prodigieusement gonflé avec ses pseudos morales à la noix mais... Le plus triste, c'est que sur le coup, je te faisais surtout chier, et ça me faisait sourire. J'avais toujours zappé l’éventualité que ton caractère de cochon signerait ta fin.

Long time ago, cabine des Standall.
« Tu n'as pas à être désolé, ce n'est pas le genre de chose que l'on peut contrôler... » Si, si elle aurait aimé contrôler tout ça. La vie de son fils aurait été parfaite sans cette... relation. Plus de mauvaise graine pour empoisonner son quotidien, et le faire devenir comme ça. Pour lui pervertir l'esprit avec des idées sordides, des... des... May Standall soupira, passa une main sur son front. Maintenant elle n'y arrivait plus. À s'ôter cette imaginer dégoûtante de son fils avec le voisin. Harley et Varian. Varian et Harley. Rien n'allait là dedans. Elle peinait même à les imaginer parler calmement ou faire un tas d'autres trucs que les couples faisaient normalement. « Tu parles ouais... » Elle s'était enfin affalé dans la chaise ne face de lui, la mien boudeuse. « Je pensais qu'il m'écoutait plus que ça. Si j'avais su, j'avoue... j'avoue que j'aurais sûrement essayé de corriger le tir. C'est plus fort que moi Jan... » Et pas qu'un peu. Elle se connaissait, elle aurait été prête à tout pour que son fils se tape n'importe qui, mais pas lui.

Aujourd'hui.
« Kimi ? »

C'était une bonne question. Que pensait sa sœur en cet instant ? Que faisait-elle depuis trois ans ? Elle avait du poursuivre ses études, comme l’élève discrète et brillante qu'elle était. Elle devait être devenue apprentie, pas comme lui qui avait étiré ses formations encore et encore pour ne jamais rentrer dans le monde du travail. Il espérait qu'elle se soit trouvé des amis, peut-être un petit copain, de toute façon, il n'avait plus été là pour empêcher tout hommes de s'approcher de sa sœur. Et le féroce meilleur ami non plus.

« Je pense qu'elle a été fâché. Mais elle est gentille et... Je pense qu'avec le temps, elle a su tourner la page. Mais elle nous aime toujours. J'en suis sûr. »

Je mettrais mes deux mains à brûler – encore une fois – pour te prouver à quel point j'en étais certains. Il baissa les yeux vers son ex petit ami, un sourire confus et un peu désolé sur le visage. Parfois il avait eu peur que sa sœur n'ai pas survécus. Que ses poumons aient eu raison d'elle pour de bon. Mais il se raccrochait à l'espoir qu'elle était une battante, et que comme lui, elle refuserait de mourir aussi jeune. Harley avait été le meilleur des maître pour elle pour forger son caractère d'acier. Et peut-être que Cara... (tient, il avait oublié son odeur, et presque son visage...)... peut-être que Cara avait pris d'elle même l'initiative de veiller sur elle.

Long time ago, Kimi Standall.
« Ouais c'était tendu ! » Les gens lui avaient jeté des regards un peu étrange, comme pour dire "mais de quoi elles causent celle là ?!" mais Kimi s'en fichait bien. Cette Ana avait tout de suite su la mettre à l'aise. « Il a essayé d'en avoir tellement en même temps... Qui aurait pu s'en douter au premier abord, hein ? Ils étaient de bons comédiens tous les deux. » Leurs parents n'avaient jamais rien su. Et elle aussi avait su garer tout ça pour elle, depuis le départ. Quelque part, elle se sentait triste pour Ana. Triste de voir qu'une connaissance de longue date d'Harley n'en savait rien non plus. Qu'il l'avait laissé dans le flou tout ce temps. « Oh c'est... » Trop gentil. Elle n'avait clairement pas l'habitude de ce genre de chose. La seule personne chez qui elle allait, mais très discrètement, c'était Harley. « Merci. J'y penserais. » Elle marqua une pause et se décida enfin à goûter au truc infâme qui se trouvait dans son assiette. Beurk, pas bon. « Il ne m'avait jamais parlé de toi non plus... faut croire qu'on ne se disait pas tout ! »
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 14 Fév - 18:37

dans le passé.
Tu ne m'avais jamais rien dit, Harley. Sur rien. Tu étais comme un petit frère pour moi, mais tu ne m'avais rien confié, pas même le plus petit secret. Kimi… Tu n'avais jamais voulu me la présenter. Varian ? La même chose. Et ça ? J'aurais trouvé ça beau moi, que tu sois amoureux. J'aurais été heureuse pour toi, je t'aurais conseillé, j'aurais râlé et pleuré avec toi quand ça allait mal. Je t'aurais approuvé, j'aurais été sans doute l'un de tes seuls soutiens, mais pas des moindres. Mais non, tu ne m'avais jamais rien dit. Tu avais peur de quoi, chouchou ? Que je te rejette avec des insultes ? Peut-être… Pourtant, tu aurais dû le savoir : je ne t'aurais jamais fait ça. Ana haussa les épaules dans une fausse désinvolture. « Je ne sais pas s'il se confiait davantage à ton frère mais c'est presque vexant. Mince quoi ! » Fausse désinvolture parce qu'elle ne le vivait pas si bien que ça d'avoir été autant mise à l'écart de ses sentiments pendant tant d'années. Elle se sentait même rassurée que ce soit la même chose pour Kimi de son côté.

dans le présent.
« Mais je pensais que ça me ferait mourir… Pas venir sur la Terre... » Ça non, c'était une option à laquelle il n'avait jamais songé. Il en avait rêvé des centaines de fois sur l'Arche de descendre ici bas et d'y faire sa vie, seul ou avec Varian. Il s'était dit qu'une fois seul dans un monde à reconquérir, il serait libre de faire ce qu'il avait envie, où il avait envie et quand il en avait en vie. Ils auraient pu partir loin avec Varian, juste tous les deux ou peut-être avec deux-trois autres aussi, et simplement… tracer leur chemin. Mais maintenant qu'ils y étaient, il se rendait compte que tout ça, tous ces scénarios imaginés, ils n'auraient jamais pu exister. Tu savais maintenant comment était la Terre, comment étaient ses habitants et surtout quelle place t'y était réservée. Et puis tu savais aussi que tu n'avais plus aucune place dans le cœur de V., jamais. Autrefois, pendant cinq longues années, vous n'aviez fait qu'un, et aujourd'hui, même assis à côté l'un de l'autre, vous étiez… Trop loin, sans doute.

« Oui, Kimi... » V. devait être un peu sourd, supposa-t-il devant cette fâcheuse manie de reprendre tout ce qu'il disait. Ou tu emploies des mots trop compliqués peut-être, Harley ? Sauf que Kimi n'était pas un mot mais un prénom, et que si V. se rappelait vraiment de tout, il ne pouvait pas l'avoir oubliée. Pas elle. Elle qui t'avait manqué chaque jour au moins aussi fort que Varian. Elle, pour qui tu t'étais senti tellement coupable de mourir. Elle, avec qui tu aurais voulu rester pour toujours. Maintenant, tu ne voulais surtout pas la revoir, hein Harley ? Imaginer vos retrouvailles, c'était juste… Impensable. Qu'est-ce que tu pourrais bien lui dire, à Kimi ? Et si elle faisait comme tous les autres et qu'elle ne comprenait rien à ce que tu lui disais ? Si elle en profitait pour afficher ce même air supérieur que tu avais appris à supporter ? Tu savais que c'était mérité… Enfin peut-être, sans doute… Mais sur Kimi, ça ferait bien plus mal que venant de V. V., il était juste méchant, plus que Varian… Et Varian prenait déjà ses grands airs sur l'Arche. Pas Kimi, jamais. « J'espère que-qu'elle ne me reverra jamais. » T'étais drôlement déterminé en disant ça Harley, mais uniquement parce que tu pensais de toute façon que tu n'aurais jamais à la recroiser. Tu ne voulais pas qu'elle te voit aujourd'hui avec de la pitié dans les yeux, et tu ne voulais pas non plus qu'elle constate quelle relation tu entretenais avec V. Elle serait malheureuse de savoir que Varian était mort – enfin comme mort, presque mort, pas là présentement donc – et que V. n'aimait pas Harley. Et puis tu n'avais pas envie de te sentir bizarre devant elle, plein d'une honte cuisante où tu ne saurais pas quoi dire. « Elle aime ceux qu'on était. Elle nous connaît plus auj-aujourd'hui. Et el-elle ne m'aimerait plus aujourd'hui. » Suite à ces paroles étonnamment sensées, il leva les yeux sur son voisin et croisa son regard avant de se détourner vivement. Il n'avait pas envie de le regarder en face – il ne regardait personne dans les yeux, jamais. « Arr-rête de sourire… » Juste parce que tu ne savais pas quoi comprendre dans ce sourire. Il ne voulait pas que tu sois gentil mais il te souriait bizarrement en suivant. « Euh non, ce… C'est bien que, euh… tu souris. » Il ne savait pas quoi en penser mais même avec ce sourire incompréhensible, ça lui éclairait le visage et ça rappelait à Harley un peu d'avant.

dans le passé.
« Bien sûr que si. Tu n'imagines pas tout ce que je n'ai pas fait et ce que j'aurais pu faire. » C'était inutile, tous ces reproches qu'il s'adressait à lui-même, mais c'était plus fort que lui. C'était quand on ne pouvait plus rien changer qu'on voyait toutes ces occasions ratées, ces moments où il aurait pu, où il aurait du… Mais non, il avait fermé les yeux en se disant que ça passerait et que c'était de la faute d'Harley s'il était aussi con. Et tous ces commentaires compatissants autour de lui… Il s'était juste senti dans son bon droit mais c'était de sa faute et uniquement de la sienne si son fils était mort. Mort avec son petit-ami. « Je comprends. » répondit le jeune père d'une voix plus douce. « Moi aussi, j'aurais voulu rectifier tout ça. Pour, je ne sais pas, juste un peu de normalité quelque part, quelque chose qui reste dans les clous, qui ne puisse pas être sujet à des rumeurs. » Il chercha le courage d'ajouter quelque chose. « Et je ne suis pas idiot… Je me doute bien qu'Harley n'avait rien d'un gendre idéal... » Tu vois à côté de quoi tu es passé, fils ? Tu rêvais de gens qui t'apprécient mais tu étais incapable de te construire une vie à cette image. Même avec une fille, tu te serais sans doute caché parce qu'on aurait jamais voulu de toi. « Je crois qu'ils n'en auraient rien eu à faire… Même si on avait su. » Ils parlaient de cinq ans de relation. Cinq ans pour des adolescents devenus jeunes adultes entre temps, c'était beaucoup, plus encore si on parlait d'Harley Weise et Varian Standall. Il était l'amour de ta vie, Harley ? Le seul à qui tu auras chuchoté des « je t'aime » ? Cette image me paraît tellement contradictoire… Je n'arrive pas à l'imaginer. Jamais.
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 15 Fév - 14:41

Aujourd'hui.
Varian secoua la tête. Kimi ne saurait jamais ce qu'ils étaient devenus, puisque Kimi ne mettrait jamais les pieds sur Terre. Elle n'aurait pas à voir ce qu'ils étaient devenus, elle n'aurait pas à les regarder avec pitié, ni même à pleurer sur leur sort. Et tant mieux. La dernière chose que Varian voulait voir sur Terre c'était sa petite sœur. La prunelle de ses yeux atterrir ici, dans cet enfer et subir le même sort qu'eux. Pire, mourir en arrivant. Parce qu'il le savait, avec des poumons comme les siens, l'air terrestre pouvait l'achever pour de bon. Le froid avait toujours été un fléau pour elle, d'aussi loin qu'il se souvienne, alors dans cette région… Elle ne pouvait tenir plus d'une journée.

« Elle ne viendra jamais ici. Jamais elle ne finirait comme nous, elle est bien plus maligne. »

Et elle n'avait jamais eu envie de braver les interdits, elle. Pas que ce fut été le cas de Varian, mais il y avait été encouragé, il y avait pris goût. Quand au fait de si elle les aimerait toujours… Là dessus, il devait bien avouer, Harley lui posait une colle. Kimi ne leur ressemblait pas. Ni à l'un, ni à l'autre. Mais à ce moment précis, il n'avait pas la moindre idée de comment sa propre sœur réagirait devant eux. Les reconnaîtrait-elle ? Physiquement, ils étaient détruits, totalement différent, alors le doute planait. Lui qui avait toujours su la cerner, il n'avait aucune idée de si elle les aimerait toujours autant, même tel qu'ils étaient aujourd'hui. Pourtant on t'en a fait voir des vertes et des pas mûres ma Kimi… De tout temps.

« Mmh… »

T'as raison, sourire ça me donne l'air con. Enfin, c'est ce que dis Aya. Parfois elle me force à sourire de toutes mes dents juste pour rire en suivant, c'est super vexant. Il frotta ses joues rougies par le froid, comme pour s'assruer qu'il les sentait toujours. Tu sentais déjà ton visage redevenir parfaitement impassible. Il avait peut-être pas aimé ton pseudo sourire qui sortait de on ne sait où, toi même tu n'avais aune idée de où il sortait. Autrefois tu souriais souvent. T'en avais des tas des sourires. Le sourire du monsieur je sais tout, le sourire narquois, le sourire qui se voulait charmeur, le sourire parfaitement faux, le sourire heureux, tout simplement, et celui que tu faisais de temps en temps à Harley dans vos meilleurs moments. Aujourd'hui il te restait quoi ? Une espèce d'expression qui en voulait plus dire grand-chose.

Long time ago, cabine des Standall.
« Ah ça... » Oui, ton fils n'avait jamais RIEN eut d'un gendre idéal. Pas que pour mon fils, mais ceux de tous les autres gens de cette navette. May pestait intérieurement. Et les larmes de tristesse qu'elle avait au bord des yeux avaient laissé place à des larmes de rage. « Si. Varian m'aurait écouté. » Qu'elle pensait. En réalité elle se voilait juste la face. Elle voulait y croire, parce que croire en tout ça l'arrangeait. Mais il avait cessé de l'écouter aveuglement à partir du collège, et tout s'était empiré il y a environ cinq ans. Maintenant tout prenait sens. Mais Jan n'y était pour rien. C'était là le point de vue de May. Il y avait peut-être quelques défaillances dans l'éducation, mais… Mais les défauts étaient génétiques pour la plus part, et ceux – trop nombreux - de son fils ne venait certainement pas de lui. Cinq ans à me mentir mon garçon, cinq ans à me regarder dans les yeux, à me débuter des conneries en souriant, confiant…. Cinq ans à filer voir le voisin dès que ton emploi du temps et le notre te le permettait… Cinq ans à l'amener ici, sous notre toit pour faire vos cochonneries, vos… vos trucs écœurants.  Cinq ans Varian ! Est-ce que tu te rend compte pour qui je passe à présent ? Pour une mère aveugle, idiote, qui n'a rien compris à la vie de son fils. Combien as tu sacrifié pour lui pendant toute ces années, hein ? Et ta sœur, ta pauvre sœur qu'il a martyriser pendant tant d'années ! Qu'est-ce que je t'en veux mon Varian. J'aurais essayé de comprendre, et après, nous aurions corrigé le tir ensemble, main dans la main, comme autrefois quand nous étions que tous les deux.

Long time ago, Kimi Standall.
« Ça  je n'en sais rien... » Est-ce qu'il se confiait tant que ça à Varian ? Très bonne question. Les fois où son frère lui parlait de ses moments avec Harley c'était généralement plus gênant qu'autre chose. C'tait le genre de moment où elle avait voulu naître sourde, rien que pour s'éviter de s'imaginer des choses terribles. Parfois il venait se plaindre de son copain couvert de bleus, mais cela avait été de plus en plus rare. Elle le savait en tout cas, Varian s'était confié peu à peu de plus en plus à lui plutôt qu'elle. « Leur relation était étrange de toute façon. » Elle n'avait jamais vu deux personnes aussi mal assortis pour faire court. « Mais je compatis, j'ai été vexé aussi. Pourtant, j'ai essayé de lui tirer les vers du nez, un tas de fois même ! Parfois il s'est braqué, et puis, d'autre fois, on a fini en rigolant et en changeant du sujet. » C'était mon seul vrai ami, je voulais pas le perdre pour prouver quelque chose qui, au fond, ne changerait rien à notre amitié.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 15 Fév - 16:56

dans le passé.
Ana acheva son assiette à la va-vite pour ne pas avoir à réfléchir sur ce qu'elle ingurgitait. C'était la même chose, depuis des années, sans aucune variante. Il paraissait que sur d'autres stations, ils avaient quelques mets supplémentaires, parfois même plein de bon goût, mais elle n'avait jamais eu l'occasion de tester par elle-même. Harley s'en foutait d'être ici, à Arcadia, chez les pauvres et les moins que rien… Elle, elle avait toujours eu du mal à s'y faire et à se dire qu'elle n'aurait jamais la chance de voir certaines choses. Elle garderait sa cabine exiguë où elle vivait seule – avec son ami de temps en temps quand il n'avait nulle part où aller – et elle mangerait ce truc infâme pour toujours. « Bah, on ne peut plus rien y faire aujourd'hui. » Mais je t'en voudrais toujours de m'avoir laissée en plan comme ça, chouchou. Dans une autre vie, on réglera ça vite fait. Il n'y aurait pas d'autre vie, ni d'autre chance. Tu en as déjà eu beaucoup trop, et tu les as toutes grillées avec des sourires suffisants. Ana se leva dans un soupir et attrapa son plateau. « T'oublie pas, j'ai de la place chez moi si t'as besoin d'une cachette. Chouchou m'en voudrait si je t'offrais pas l'asile. Et puis je t'aime bien. » Elle venait de décréter ça comme ça, juste d'après ces quelques minutes de conversation. « Bye bye, Kimichou ! » La danseuse s'éloigna en traînant des pieds, posa son plateau et fit un petit fuck à l'assemblée de vauriens en priant pour que Kimi n'ait pas d'ennuis avant de quitter les lieux. Tu nous pourris même la vie encore aujourd'hui, avec tes histoires secrètes, gros débile.

dans le présent.
« On sait pas. Nous on s-savait pas non plus qu'on irait ici. » Mais ils y étaient, en guise de purgatoire pour tout ce qu'ils avaient fait avant. Ou d'Enfer. C'était ton petit Enfer privé ici, Harley, un petit Enfer où tu faisais et étais tout ce que tu avais toujours détesté chez les autres. Tu avais haï ceux qui se la fermaient sur l'Arche, ceux qui fermaient les yeux et ceux qui jouaient les lèche-culs. Tu  n'avais jamais supporté les suiveurs, ni ceux qui manquaient d'esprit. Les faibles, tu leur crachais dessus et tu te moquais d'eux. Mais tel est pris qui croyait prendre, Harley Weise, et te voilà avec le beau rôle aujourd'hui. « Mais sois content. Ta ma-ma… Ta ma… Ta ma-maman, elle serait co-contente, elle. » peina-t-il à articuler. Elle serait si heureuse que V. te déteste ! Est-ce qu'elle verrait une différence entre Varian et V. ? Sans doute pas, elle n'avait jamais été très intelligente, et puis Varian ne lui parlait presque jamais… Enfin jamais vraiment. Mais toi Harley, elle ne t'aimait pas du tout alors savoir que V. te détestait… Elle serait heureuse, oh oui. En attendant, Harley et Varian parlaient à cœur ouvert pour la première fois depuis qu'ils s'étaient revus. Jusque là, ils n'avaient échangé que par nécessité, pressés par l'action ou complètement déboussolés… Là, c'était une vraie conversation. Ça n'avait rien à voir avec tout ce qu'ils avaient pu se hurler, se lancer ou se chuchoter sur l'Arche, mais…

dans le passé.
Jan hocha machinalement la tête. Si c'est ce que tu voulais croire, May... Il termina enfin la bouteille avec une dernière grimace et repoussa sa chaise pour se lever. « On parle de cinq ans où ils ne nous ont jamais rien dit, May. C'était sans doute pour une bonne raison. » Et ça me faisait mal aujourd'hui de ne pas avoir su, Harley. Ça me blessait dans ma fierté de père et dans mon amour pour toi… Mais je crois que ça valait aussi mieux pour toi, pour nous. Ça me pinçait le cœur de penser à toutes ces choses que je n'avais jamais partagé avec mon fils comme un père normal, de voir tout ce que tu avais fait ou ressenti sans que je le sache… Mais c'était sans doute pour le mieux. Je ne t'aurais jamais regardé pareil après, et tu le savais sans doute déjà… Aujourd'hui, quelle importance ? Tu avais foutu ta vie en l'air pour de bon et tu ne serais plus jamais là pour me défier. Jan tituba à moitié jusqu'à la porte d'entrée et s'écrasa dessus sans la moindre élégance pour réussir à l'ouvrir. « À bientôt, M-May. » Heureusement qu'il habitait juste en face.

dans le présent.
Harley se redressa soudain. « Y a, euh… Quelqu'un qui arrive... » Il devait rentrer lui aussi, mais… Tu ne voulais pas. Tu allais rentrer avec tes habits à la main et ceux d'un autre sur toi. Et puis même si la conversation en cours n'avait rien d'agréable et était beaucoup trop difficile à suivre, y mettre fin te faisait un peu peur. « C-c'est pour toi, non… ? » Les maîtres d'Harley ne prendraient pas la peine de venir le chercher en pleine nuit, d'autant qu'il avait reçu des ordres clairs et qu'ils savaient qu'il les suivrait tous.
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 15 Fév - 17:32

Aujourd'hui.
« Ma maman ? » L'autre Varian, l'autre. « Ah, sans doute ouais. »

Contente de voir ce que le voisin qu'elle haïssait tant était devenu. Quoi que. Elle avait un cœur. Personne ne pouvait se réjouir de ça, si ? Est-ce qu'elle pensait qu'ils avaient survécu tous les deux ? Les imaginait-elle sur Terre, faisant la vie comme de joyeux lurons ? Ou mort quelque part dans l'espace car après tout, il ne savait pas si elle avait été tenu au courant du sort que les autorités lui avaient réservé. Sans doute qu'elle te pensait mort Varian. Et puis, pour une mère, c'était plus facile de croire que, que d'imaginer son fils seul sur Terre, en terrain inconnu, entouré de mille danger. Mais au fond, je crois qu'elle a arrêté d'être la mère que j'aimais quand elle m'a dit toute ces horreurs en guise d'au revoir sur l'Arche. J'aurais voulu qu'elle comprenne, au lieu de quoi, je n'ai eu que des reproches. J'ai cessé de t'aimer comme avant maman ce jour là... Je t'aime toujours, mais c'est différent. Je t'ai remplacé au pied levé avec le premier substitue que j'ai trouvé.


Long time ago, cabine des Standall.
May regarda son voisin s'éloigner, toujours la rage au ventre. Pauvre homme, hein ? Sa vie, à quoi allait-elle ressembler après tout ça ? Arriverait-il à s'en remettre ? De tout ce grabuge ? Des regards de travers, des mots chuchotaient au détour de chaque couloir ? Sans doute parce qu'il avait un moral d'acier. Il en fallait un de toute façon pour avoir supporté cette femme pendant des années, et le fils pendant le reste de sa vie. Plus d'une fois elle avait salué son courage de ne pas être partis en claquant la porte. Plus d'une fois elle avait bien trouvé son voisin, ami et collège plus que courageux. « Fais attention à toi Jan, bonne soirée. » glissa t-elle en guise de salut.

Aujourd'hui.
Harley se redressa soudainement et Varian tourna la tête à son tour pour voir une silhouette se découper dans l'ombre. Son cœur s'emballa deux secondes, par réflexe : allait-on lui reprocher d'avoir traîné ici trop longtemps ? sans doute que oui. Allait-il se faire gronder ? Sans doute que oui aussi. Il n'avait pas idée du temps qu'il avait passé à parler avec Harley dans la neige (parler, c'était un bien grand mot, mais pour la première fois depuis leurs retrouvailles, ils avaient su se causer à peu près correctement, suivant plus ou moins un fil de discussion).

« Oui je... »

Il plissa les yeux pour distinguer le visage dissimuler sous une large capuche. Évidement, ça en pouvait être qu'elle. Le père ne se serait jamais déplacé pour lui, ni ses deux fils. Et Aya... Aya avait mal digéré ses mots, elle devait toujours rager dans son coin, à l'insulter mentalement, et à préparer son châtiment.

« Mon Varian ! »

Ada avait écarté les bras en grand avant de lui faire de grand signes, comme si une centaine de mètre s'était soudain glissé entre eux.

« Assez papoter, tu as du travail... viens par là... »

Elle s'agrippa à son bras, regardant vaguement Harley au passage. Elle avait du s'inquiéter de le voir tant tarder. Ou se demander ce qu'il traficotait avec son ami.

« Rentre bien mon petit Harley ! Passe le bonjour à la famille ! Varian ? »
« Au revoir Harley. »
« Parfait, aller ! »

Sans un dernier regard vers son ex voisin Varian tourna les talons pour suivre Ada qui le traînait presque derrière elle, sa moufle refermée sur un pan de sa manche.

Long time ago, Kimi Standall.
« Avec plaisir Ana, je n'oublierais pas ! » Venait-elle de se faire une nouvelle amie ? Son papa serait content. Et Victor aussi, quand elle irait lui raconter demain à la clinique. Elle termina son assiette à toute allure, manquant de s’étouffer au pressage, et se leva pou quitter la cantine. Suivant le modèle de la jeune femme elle ignora avec brio les regards des gens et leur adressa la même geste gracieux. C'était exactement ce dont elle avait besoin, cette Ana. Le genre de personne qui, avec Cara, saurait la faire avancer et oublier toute sa peine. Ce jour là, quand elle poussa la porte de sa cabine et salua ses parents, ce fut avec le sourire.

Aujourd'hui.
« Vous avez bien parlé ? »
« Oui. »
« Donne moi ça... »

Varian tendit le flacon à Ada qui examinait un par un ses achats. Pourquoi voulait-elle faire ça à cette heure au lieu de dormir comme d'habitude ? Il n'en avait pas la moindre idée. Oui, il n'avait rien oublié de sa commande, elle pouvait vérifier, revérifier, il en était sûr...

« Tu vas être comme avant maintenant ? »
« J-je... je ne comprends pas. »
« Avant tu avais les pieds sur Terre, mmh ? »

Et puis il avait revu Harley, ça lui avait foutu un coup. D'accord, il voyait où elle souhaitais en venir. Il hocha rapidement la tête, pour lui signifier qu'il avait parfaitement compris. Non en fait il ne comprenait toujours pas quelque chose dans ce raisonnement, mais bon, tant mis. Il s'empressa de ranger les flacons et les herbes en tout genre sur les étagères. Tu comprendrais plus tard, de toute façon. Ada avait toujours eu à cœur que tu sois opérationnel. Tout le temps, en toute circonstance. Elle s'était juste dis que si tu prenais du temps pour parler avec lui, tu irais mieux. C'était une logique. Sa logique.

« Va dormir Varian. Demain une longue journée nous attend. »

Il la quitta sans demander son reste pour aller se rouler en boule dans le coin qui lui avait été donné il y a quelques mois. Ada resta longtemps avec ses bougies allumées, sans doute ne trouvait-elle pas le sommeil, ou sans doute était-elle en train de réfléchir à toute allure sur ce qu'elle allait bien pouvoir faire de son esclave. Il avait cessé de n'avoir des yeux que pour eux, sa famille. Et ça, ça n'allait pas.

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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 15 Fév - 21:59

C'était bien le retour de la maîtresse de V. Harley la regarda s'approcher avec inquiétude et se redressa lentement en époussetant ses fesses pleines de neige. Il ramassa ensuite discrètement le tas d'habits oublié dans un coin pour les serrer contre lui, comme une barrière entre son corps et cette femme beaucoup trop bavarde pour ne rien cacher. Elle n'était pas normal, cette femme. Elle parlait comme une mère pourrait parler à ses enfants, voire aux petits copains des siens, et ça… Un petit silence s'étira avant que Harley ne réalise qu'il était censé dire quelque chose lui aussi. « Au revoir, euh… V-V. » marmonna-t-il. Mais V. était déjà parti dans un regard pour lui, pour suivre sa maîtresse. Pendant quelques minutes, tu avais eu l'impression étrange que vous n'étiez plus ces étrangers méprisables… Mais le charme était rompu. Il n'en avait rien à foutre de toi, Harley, rien. Ta petite existence ne l'intéressait plus comme avant et tu le dégoûtais. Pourquoi ne voulais-tu pas enfin te le rentrer dans le crâne ? Admettre que tu n'étais qu'un imbécile plein d'espoir ? Les choses ne seraient plus jamais comme avant et ce V… Ce n'était pas Varian. Pas le Varian que tu aurais aimé revoir et qui t'avait fait tant de promesses il y a si longtemps. Varian lui aurait été heureux de le revoir. Il lui avait promis qu'il l'aimerait toujours, quoi qu'il arrive. Harley les regarda s'éloigner, planté dans la neige, avant de se mettre en route à son tour. Lentement, il retrouva le chemin de la maison des maîtres.

Rentrer le bois et aviver le feu. C'était ça la première mission, Harley. Rentrer du bois sec et te griller les yeux pour qu'il fasse chaud toute la nuit dans la pièce principal et dans les chambres du maître, de la maîtresse et de leurs enfants. Il se glissa sous l'abri où était empilé le bois et, jetant son pantalon et son caleçon sur son épaule, entreprit d'accumuler des morceaux sur ses mains congelées. Puis il se glissa à l'intérieur en silence et s'approcha du feu – presque éteint – pour se mettre à sa tâche, laissant tomber sa charge sur le tapis en fourrure. Faire le feu, c'était jamais bien. Ça brûlait les doigts, surtout quand ils avaient froid comme là, et ça rendait les nuits encore plus glaciales quand il fallait aller dormir… Et Luna voulait jamais dormir avec toi. Et puis... « C'est maintenant que tu rentres ? » Harley sursauta violemment en entendant la voix douce du maître s'élevait juste derrière lui. « Euh j-je... » Il ne se retourna pas et tenta de faire tenir quelques planchettes pour faire une cabane bien chaudes pour les flammes mais ses doigts gourds refusaient de coopérer. Le pantalon sur son épaule fut soudainement tiré en arrière et Harley tomba sur les fesses pour affronter le maître en face. « C'est ce que tu appelles nettoyer ? Et ça ? » Il prit le caleçon entre deux doigts… et le jeta au visage d'Harley, suivi du pantalon. Les deux morceaux de tissus retombèrent mollement sur le tapis, sous le regard stupéfait de l'esclave. « Mais... » « Mais ? » Malgré ses efforts, il sentit ses yeux se remplir de larmes. Une petite gifle lui souffla la joue, légère et mesquine. « Jette-moi au feu ces choses immondes puisque tu es incapable de les nettoyer. Tu n'auras qu'à en fabriquer d'autres ou te débrouiller avec ton manteau, pauvre tache. » Au milieu des morceaux de bois, l'Archéen resta à fixer le maître avec des grands yeux, incapable de réfléchir, d'avoir la moindre pensée cohérente, de se résoudre à esquisser le moindre geste. Si tu jetais les habits… Tu n'en aurais plus d'autres parce que tu devais rendre le pantalon à V. demain et... « J'ai dit... » Harley jeta tout au feu dans un mouvement de panique et essuya une goutte de sueur sur sa nuque. « Et ça ? Tu vas mendier chez les autres maintenant ? Enlève-moi ça, c'est pas à toi il me semble. » Il s'exécuta, le corps en feu. « Tu iras rendre ça demain à la première heure. » Le maître s'éloigna, plantant Harley et ses bûchettes. La maîtresse fabriquerait peut-être un autre pantalon quant elle aurait le temps, mais d'abord ce serait le froid pour les genoux et des regards de travers. Et Luna allait se fâcher aussi, même si elle pouvait rien dire parce qu'elle avait ramené des habits volés. Mais sans doute qu'elle avait eu droit à des représailles en rentrant pour avoir perdu ses habits en cours de route. D'ailleurs, c'était sans doute pour ça que le maître était fâché contre Harley : ils étaient deux à avoir abîmé les habits dans la même journée. D'habitude, le maître regardait pas les habits, sauf s'il y avait des trous. Il détestait les trous… Et il y avait un trou dans le pantalon.

- this is the end. -
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