AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bonnes fêtes de fin d'année à tous !
Pour les nouveaux personnages :15Tcs bonus seront offerts à la validation pour ceux venant des groupes : Delinquents, Hemerians et Arkers ! Essayez de les privilégier
Les habitants du Mont Weather sont jouables, pour tous, dès maintenant ! Ils offrent 20Tcs à la validation ! N'hésitez pas à peupler le bunker
Les premières intrigues sont déjà arrivées sur IE pour les 100 et les Arkers (celle-ci touche bientôt à sa fin) ! Celle des Grounders/Camelotiens vient d'être lancée

Partagez|

Tell me what you know about dreaming. (harley)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
AuteurMessage
avatar

Varian Standall


Messages : 227
Date d'inscription : 30/05/2017
Ft : Bill Skarsgard
Crédits : avengedinchains (avatar) bat'phanie (signature)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 7 Jan - 13:11

Long time ago.
« Pitoyable, voilà ce que c'est. Et je t'emmerde Harley. Je t'emmerde. » Moins faux... Pour qui il se prenait pour lui balancer ça comme ça ? Pour ton petit ami peut-être ? C'était pas un truc que les couples faisaient ? Se dire les choses en face ? Ne pas être hypocrite entre eux ? Mais tu devais bien l'avouer, entendre des choses comme ça sortir de sa bouche à lui, tu n'aimais pas. Est-ce que tu t'y ferais un jour ? Quoi il en soit il avait appuyé là où ça faisait mal et ses sourcils s'étaient encore froncées d'avantage. « Certainement pas. J'ai pas envie de te regarder te saouler tout seul. » Oui parce qu'il ne comptait pas boire avec lui et encore moins se mettre minable pour ses beaux yeux. Ce n'était pas son genre, voilà tout.

Aujourd'hui.
"Sait pas qui c'est." Pire. Réponse. De. L'univers. Et bon sang, celle là, Varian ne l'avait pas vu venir, oh non. Il avait à peu près imaginé tout sauf cette répartie, digne du Harley v.02 qu'il avait sous les yeux après tout. Et évidement le vendeur se saisit de cette réponse pour la tourner en son avantage. Ce fut son claquement de main qui sortis Varian de sa profonde perplexité et de nouveau son pouls s'emballa. Ça va encore mal finir... Pourquoi ? Et évidement il remit Nei sur le plateau. Sur le coup il avait eu envie de lui donner un petit coup de coude discret, histoire de lui faire comprendre que oui, ce n'était pas l'évocation de sa débile de maîtresse qui allait changer la donne.

« E-excusez le il est... con. Est-ce qu'on peut terminer nos affaires avant ? »

Avant quoi il n'en savait rien, il voulait récupérer sa commande, se barrer d'ici avec un Harley encore entier et pouvant faire la route du retour sur ses deux jambes – si possible. Parce que oui, son cerveau avait beau être bien allumé, à tout les étages, il ne trouvait pas de parade. C'était plus lui ça, il n'avait plus l'habitude de trop se casser la tête pour sauver les fesses de son voisin.

« Con ? Tu sais quoi esclave d'Ada ? Voilà ta commande. »

Il poussa vers lui ses articles, Varian checka à la va vite  - et tout était (enfin) bon – et il fourra vite fait bien fait le tout dans son sac.

« Maintenant tu me laisses, et tu vas attendre dehors. »

Long time ago.
« Ouais, le clown que j'ai en face de moi. » Il voulait quoi, provoquer un tollé en le frappant ici, au milieu de tout de le monde ? Il voulait faire honneur à sa belle réputation ? Qu'il ne se gêne pas, dans tout les cas, il serait en tort. Alors Harley ? Maintenant qu'il l'avait bien en face de lui, il se demandait clairement ce que toutes ces filles lui trouvait. C'est vrai quoi, à l'époque, rien chez lui ne t'avais interpellé. C'était un gamin parmi tant d'autre mais qui avait sortis son épingle du jeu en s'approchant trop près de ta soeur. Mais en soi, il n'avait rien d’exceptionnelle aussi bien mentalement que physiquement. Pas même ces yeux que pourtant, des années plus tard, tu aurais en admiration. Tout ce que tu voyais c'était le gosse que tu haïssais depuis si longtemps. Que du négatif, rien de positif. Voilà ce qu'il était à tes yeux. « C'est qui que tu traite de pétasse là ? » Derrière lui, une ombre menaçante nommée Cara s'était rapproché. Elle aurait pu venir chouiner à ses pieds, lui dire de faire taire ce gamin impoli ou se plaindre comme ses idiotes d'amies auraient fais. Mais Cara aimait régler ses soucis toute seule, comme une grande et... Varian se recula assez rapidement pour ne pas lui aussi se recevoir le contenu du verre qu'elle venait de balancer en pleine poire de Harley. C'est le plus beau jour de ma vie, pensa t-il alors. Noël avant l'heure, mon anniversaire ! « Dégage Harley, de toute évidence t'as rien à foutre ici ! » Il ne savait pas trop si elle était réellement en colère ou si elle continuait de lui faire la leçon en prenant ses grands airs. Peut-être un habile mélange des deux.

Aujourd'hui.
Attendre... dehors ?
Oui, tu pourrais. De toute façon, il n'était pas à ça près, hein ?
Ça ne l'aidera pas à redevenir le Harley d'avant.
Ne fais pas d'esclandre. Vous n'êtes plus dans les bois là, vous êtes dans une ville d'importance. Le moindre accro et tout se saura. Vous serez puni. Tu sais ce qui arrive aux esclaves qui déconne Varian, tu as eu l'occasion de le voir récemment.

« Pfft. »
« Pfft ? »

Oups. Pourquoi il avait soupiré aussi fort ? Il recula de quelques pas, conscient que s'il relevait la tête un peu trop haut, le vendeur allait le prendre comme un défi.

« Comment pouvons nous nous excuser de cet affront ? »

De cet affront. Tu t’aplatis bien bas Varian. Il est où le vrai toi ? C'est quoi cette manière débile de négocier ? Tu vas faire quoi ? Lui dire que Ada changera de crèmerie s'il en venait à frapper Harley ou à lui faire du mal ? Certainement pas non, ta mère n'accepterait jamais que tu parles en son nom.  

« Peut-être que s'il s'excusait dignement ton idiot de camarade... »

Il avait fais le tour de son comptoir pour venir se planter devant les deux garçons, les bras croisés sur le torse. Il avança un pied vers Harley. Il voulait quoi, qu'il se prosterne et lui lèche les pieds ? C'était débile. Et trop simple pour un esprit aussi mauvais pensa aussitôt Varian. Il échangea un regard un peu paniqué à Harley, l'air de dire magne toi, fais un truc, dis que t'es désolé qu'on se barre d'ici...

Long time ago.
Bouh. Tu te rends pas compte de l'effort que je viens de faire pour te dire oui Harley. C'est compliqué pour moi. Toi t'aime braver les dangers et les interdits moi... Moi c'est différent. Il passa une main dans ses cheveux et soupira. Il était énervé. Bon. Tant pis. Il y avait quand même ce petit ton enjoué dans sa voix qui lui faisait penser qu'il ne lui en voulait pas tant que ça. « Je te suis. » Il en avait même oublié le nom du vieux film qu'ils allaient se mater. Je suis le pire des petits amis en fait, pensa t-il. Le pire de tous. Comment tu fais pour rester avec moi Harley, je me le demande. Tu dois... vraiment m'apprécier. Si j'avais été à ta place, j'aurais mis les voiles il y a belle lurette. La salle, minuscule, était encore vide. Sans doute y aurait-il personne d'ailleurs, il n'en savait rien, en tout cas, il croisait les doigts. « On se met au fond ? » C'était une question qui n'attendait pas vraiment de réponse en fait, parce qu'il avait décidé, en son fort intérieur, d'aller se mettre bien au fond, là où personne ne prêterais attention à lui et à sa grande taille.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Harley Weise


Messages : 140
Date d'inscription : 30/06/2017
Ft : César Domboy.
Crédits : .ipar haizea (avatar)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 7 Jan - 23:26

dans le passé.
« C'est ça ouais, je t'emmerde. » Toujours assis sur le rebord de la table en fer qui leur servait pour tout depuis des dizaines d'années, Harley considéra Varian avec un mépris évident. En fait Varian, il te faisait chier dans ces moments-là. Il te gonflait prodigieusement à te parler comme si tu n'étais qu'un gosse ou un mec irresponsable. Il se prenait pour Dieu le père avec ses conseils à la noix. Et chaque fois, tu le prenais mal. Il n'était strictement rien pour toi avant, ou du moins rien d'autre que l'enculé de voisin, et ça ne t'avait pas empêcher de faire ta petite vie comme tu l'entendais. « Rends-moi. Cette. Bouteille. » Son geste se fit plus insistant. Harley n'avait pas envie qu'on lui confisque quoi que ce soit comme à un petit enfant, qu'on lui dise qu'il n'était pas raisonnable, qu'il se comportait comme… Comme quoi d'ailleurs ? Comme un enfant ? La vérité, c'est qu'il continuait de se cacher dans le placard secret quand il se sentait mal. Il continuait de s'y faufiler comme il pouvait pour fermer le petit loquet et lire dans le noir, caché aux yeux de tous. Il continuait d'y passer des heures, à l'abri des autres, pour dévorer et redévorer des pages et des pages. Lire les autres et vivre leur vie, voir les arbres, la terre, les guerres à travers les yeux de personnages créés des dizaines ou des centaines d'années plus tôt. Après il rêvait, dans son placard secret. « Rends-moi ça, Standall. » C'était un ordre, plus une supplique. S'il avait envie d'aller trop loin, il le ferait. T'en avais jamais marre d'être excessif, mec ? T'en avais jamais marre de toujours faire le truc de trop, de faire le pas de travers qui conduisait toujours au même point ?

dans le présent.
Malgré sa peur, malgré sa gêne et malgré sa honte, Harley trouva encore le moyen d'être vexé. Il te voyait toujours comme un con, Varian. Ça n'avait pas changé depuis tout ce temps. À une époque, tu t'étais accroché à l'idée qu'il disait ça comme ça, pour rire, et puis tu avais réalisé que parfois, il le pensait vraiment. Aujourd'hui, il allait jusqu'à te présenter comme tel à un méchant vendeur. Tu savais bien que ce n'était pas Varian, pas ton Varian parce qu'il n'était plus là… Mais quand même, ça te perçait un peu le cœur. Harley lâcha un bref instant le sol des yeux pour glisser un regard triste à son ancien voisin. Même le commerçant eut l'air un peu surpris des paroles de l'esclave d'Ada. Tu vas attendre dehors... Oh oui, Harley se sentit rassuré l'espace d'un instant : Varian irait dehors. Lui serait puni mais seul, ou avec comme seul public des gens qui de toute façon se moqueraient de lui. Mais Varian ne serait pas là. Alors oui, il était soulagé. L'idée d'être encore frappé, puni ou traité comme un chien devant Varian le rendait malade à elle seule. Sa fierté, on l'avait piétinée, on l'avait laminée, on l'avait brûlée… Mais il en restait toujours un léger fragment, qu'il avait ramené avec lui.

dans le passé.
L'envie de fondre en larmes se fit encore plus grande quand Standall le rembarra à son tour. Techniquement parlant, c'était couru d'avance. Il était évident que Varian Standall n'allait pas laisser un petit roquet encore au collège le démonter… D'ailleurs, même Harley s'en rendrait bien compte plus tard, à tête reposée, quand il n'aurait plus ni le cerveau ni sa capacité de réflexion en feu. « Toi, je vais te... » Te rien parce que Cara revint à la charge en lui jetant le contenu de son verre à la tronche. Dégoulinant d'alcool, les cheveux trempés, complètement réduit au silence. Voilà, c'était à peu près Harley Weise à ce moment-là. En y regardant de plus près, il était presque sûr que parmi les gouttes d'alcool s'étaient glissées quelques larmes accidentelles. Tu avais atteint de tels sommets de colère que tu aurais sans doute pu tuer à ce moment. Vrai de vrai, tu aurais défoncé le visage du premier qui t'aurait touché. Cara l'acheva – échec et mat, Harley – et si jamais ça ne suffisait pas, quelqu'un lança un quolibet bien senti quelques part parmi les fêtards. L'adolescent cracha au visage de Varian et fit volte-face. T'allais payer ça un jour Standall. T'allais le payer dés demain, dés que... Pris d'une soudaine inspiration, il embarqua la nappe sur laquelle se trouvaient posées toutes les boissons. Le son du verre éclatant en morceau par terre ne lui fit aucun bien… Mais il le croyait un peu sur le moment.

« Quoi ! » Harley ouvrit la porte de la cabine, convaincu que c'était le paternel derrière la porte. La nuit était bien avancée même s'il n'était pas resté vraiment très longtemps à la soirée. Constatant que Jan n'était pas là, il n'avait pas pris la peine de se changer en rentrant et il empestait toujours l'alcool. « Qu'est-ce que tu veux, te foutre de ma gueule ? » Il avait déjà passé sa colère sur l'un de ses livres, craché dessus, déchiré, maltraité des pages avant de s'en vouloir à bord… Il n'était plus en colère, juste fatigué, haïssable et triste. Et l'une des poufs de Cara la salope se tenait devant chez lui. Rouge comme une pivoine, elle entra quand même et l'embrassa timidement. En vrai, j'avais touché les seins de quelques filles, je les avais embrassé, on s'était dit des trucs crados… Mais ça n'avait jamais été plus loin... « Tu veux bien que j'entre… ? » « T'inquiète, y a personne. » En fait, il aurait bien aimé que le paternel soit là, parce qu'il ne se sentait pas si prêt que ça maintenant.

dans le présent.
Il le détestait de rester là, de chercher à corriger le tir, d'essayer de l'excuser. Il voulait juste qu'il se casse et qu'il le laisse. De toute façon, le laisser, c'est tout ce que Varian savait faire. Laisser Harley. Voilà. C'était totalement injuste comme pensée mais derrière la peur venait juste la colère parce qu'il savait que son ancien ami n'allait pas gentiment débarrasser le plancher et le laisser seul avec ses ennuis. Tu te prends pour un héros, V. ? Varian n'est pas un héros lui. Tu vois, tu n'es pas lui, et tu ne le seras jamais. En fait si, Varian avait été son héros sur l'Arche, et plusieurs fois avec ça. Mais j'étais tout seul ici. C'était comme ça que ça marchait, non ? Tout seul avec mes pensées débiles que j'aimais pas, et Luna, trop collante. Et Nei. Tout seul, sans Varian. Sans Varian qui disait des truc méchants et que te donnait envie d'aller te cacher. C'était ce Varian-là qu'il voulait. Celui qui lui aurait dit « T'avais qu'à être moins con. » Il gardait les yeux rivés au sol mais il vit le commerçant s'approcher de lui, toujours si tranquille. Il savait qu'il gagnerait quoi qu'il arrive alors pourquoi se presser ? Harley ne partirait pas en courant. « Peut-être que s'il s'excusait dignement ton idiot de camarade... » Les joues blanches d'Harley s'empourprèrent légèrement quand il comprit l'ordre implicite du Grounder.

Et là, tu tremblais de tous tes membres. Ce n'était pas la peur ça, c'était l'humiliation. Avec Nei, tu te fichais de tout, elle t'avait battu à plate couture dés le premier jour… Avec les étrangers, tu n'étais qu'un sauvage, qui ne parlait pas, ne touchait pas, ne regardait pas. Ils ne pouvaient rien sur toi… Pas aujourd'hui. « J'attends. » L'Archéen se lécha les lèvres, incapable de se décider à… ça. Même après trois ans sur Terre, même après toutes ces choses, même après avoir perdu à peu près tout ce qui faisait d'Harley Harley, s'agenouiller comme ça… Il posa un genou puis deux par terre. « Ben alors, tu a perdu ta langue ? » « P-Pardon... » « Quoi ? » « Pardon monsieur. » « Monsieur ? Allons, un meilleur titre. » Petit silence, pour ravaler un sanglot. « Pardon… Monseigneur. » Le pied s'approcha de son visage, Harley l'embrassa délicatement. À deux doigts de tourner de l’œil. Un petit silence se fit puis le vendeur éclata d'un grand rire tonitruant, suivi des autres clients présents. L'esclave sentit une petite larme solitaire glisser sur sa joue sale : aujourd'hui, il avait tué Harley. « Bon c'est bien, brave petite chose. Maintenant... » Bam. Bam. Il lui donna deux grands coups de pied dans les côtes en perdant tout son côté jovial. « Dégage de là. » Il ne se le fit pas dire deux fois et poussa Varian pour sortir plus vite.

dans le passé.
« Oui. Et puis si tu veux, on peut se mettre chacun à un bout de la rangée aussi. Au cas où. » Il avait dit ça d'un ton très sérieux, comme s'il envisageait l'idée. Toute colère était mise de côté. Quelque part Standall, je crois que j'avais envie de te tester, de voir jusqu'où tu irais pour me dégager de ton après-midi. Je n'en pensais pas un mot de se mettre chacun d'un côté de la salle… Mais il y avait moyen pour que tu répondes oui. Oui. Oui parce que tu penserais que c'était la meilleure solution pour qu'on ne me voit pas avec toi, seuls dans le noir, dan une salle de rediffusion. Voilà. Harley balaya la petite salle du regard sans prêter plus attention à son voisin. S'il le regardait, Standall verrait qu'il était toujours en colère. Quand pourraient-ils être un couple, un vrai ? Ils n'étaient pas les seuls gays de cette putain d'Arche aux dernières nouvelles et qu'Harley Weise soit PD… Bah, ça les ferait rire. Tout les faisait rire quand il s'agissait de lui. La blague c'était « Ah, vous verrez le jour où il vont l'envoyer à la dérive ! ». Ce n'était pas une blague privée, les gens la lui faisaient même à lui. Alors qu'il baise un mec, franchement… En vrai, t'étais incapable d'assumer parce que tu ne voulais pas qu'on te colle une nouvelle étiquette, quelle qu'elle soit. Et surtout pas celle-là. Tu avais très bien entendu les blagues du paternel avec ses potes, ou les bonnes excuses, ou… Et puis tu savais qu'il n'aimerait pas que tu sois ça. Que les gens se foutraient de ta gueule. Que... N'empêche qu'il était en colère contre Varian, voilà.

dans le présent.
Harley jaillit de la boutique en ravalant un sanglot. « Ah Harley, vous avez fin… Ben, qu'est-ce qu'il y a ? » Varian choisit ce parfait timing pour sortir à son tour. « Pourquoi t'as fait ça ! Hein, pourquoi t'as fait ça ! » Pouf, il lui frappa le torse sans force avec un nouveau sanglot. T'en avais marre de chialer. Quand il n'était pas là, ça ne t'arrivait jamais. Tu attendais juste que ça passe et, avec Luna, tu braillais si elle t'approchait trop. Avec lui… Tout était de suite beaucoup plus compliqué, beaucoup plus dur, beaucoup plus humiliant. Peut-être parce qu'il t'avait connu avant, qu'il savait que… Mais non, parce que Varian n'était pas là, il restait juste ce méchant V. qui le regardait comme si… Varian te regardait déjà comme ça, parfois, sur l'Arche, Harley. « Tu pouvais pas j-juste te taire ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Varian Standall


Messages : 227
Date d'inscription : 30/05/2017
Ft : Bill Skarsgard
Crédits : avengedinchains (avatar) bat'phanie (signature)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 8 Jan - 15:34

Long time ago.
« T'as vraiment trois ans d'âge mental en fait. » Il posa la bouteille sur la table, juste devant son voisin et soupira avant de se lever de la chaise sur laquelle il était assit. Je n'étais pas venu pour ça à la base, juste pour... Je sais pas, passer un moment sympa avec toi, tu vois ? « J'me barre. Si c'est pour te regarder te mettre minable, c'est pas la peine. J'te suivrais pas sur ce coup là. » Des gens minables il en avait déjà trop vu et il n'avait pas envie de remettre ça. Encore plus quand il s'agissait de son petit ami. Il avait suffisamment d'images négatives de lui en tête pour en remettre une couche maintenant. C'était dans ces moments que tu avais l'impression d'être un prof. Ou un éducateur, quelque chose dans ce goût là. En clair, le gars qui s'était mis en tête de ne jamais faire d'écart et de faire la moral aux gens. Mais il fallait bien l'avouer, ce rôle là t'allait comme un gant parfois.

Aujourd'hui.
Le visage fermé Varian assista à la scène qui suivit sans prononcer un mot. Autrefois jamais une chose pareille ne serait arrivée, et tu le savais. D'abord parce que Harley n'en serait jamais venu à de telles extrémités et parce que toi... Toi tu ne serais pas resté là, les bras ballants à le regarder faire, sans rien dire. Mais c'était comme ça ici. On s'écrasait ou on se faisait écraser. En attendant de pouvoir renverser la tendance, ils devaient se plier aux moindres caprices de ces gens, sans jamais rien demander en retour. C'était comme ça. C'était injuste, c'était triste, mais c'était comme ça. Mais quelque part, tu avais eu un espoir qu'il ne le fasse pas vraiment hein ? Sa main glissa sur le comptoir tandis que le vendeur continuait à pavaner, amusant la galerie dans le même temps. Quel spectacle pathétique. Et toi, que faisais tu, hein ? Rien pour l'aider. Toi tu te concentrais sur tout autre chose. Est-ce que tu pensais réellement que cet idiot de vendeur allait se faire avoir ? Sans doute. Avec de grandes chances – et tu comptais dessus – il allait avaler d'une traiter son grand verre de cette boisson très prisée dans la région et qui t'avais tout de suite fait de l’œil. Les baies tombées au fond passeraient inaperçues.

« Au revoir. »

Au revoir. Il l'avait vraiment dit. Comme ça, comme si de rien était. Est-ce que tu t'entendais parler parfois Varian ?

Long time ago.
« Un jour il va passer par dessus bord. » « Calme toi Varian... » « Cette tapette a fichu en l'air ta fête. » Bon, en soi, il n'en avait rien à faire que la fête tombe à l'eau, il n'aimait pas les fêtes. Il venait pour elle, pour ses beaux yeux et pour les ragots amusants que l'on pouvait y entendre, et c'était à peu près tout. Non c'était de savoir que Harley avait fais le pas de trop envers sa copine et lui avait ensuite craché au visage. Cara laissa échapper un petit rire devant son air grognon. « Cette tapette... ha ha, t'imagines ? » « Ça ne fera qu'agrandir sa liste déjà immense de défauts. Qu'il aille se faire foutre. » Il n'en pensait pas un mot, parce que ce n'était pas son genre de sortir ce genre de vacherie à propos de ce qu'aimaient faire les gens entre eux. Mais là... c'était de Harley dont il s'agissait et donc, pas de retenue, toutes les insultes étaient bonnes à prendre. Cara jeta ses talons de dix centimètres à l'autre bout de sa chambre et haussa les épaules. « J'crois qu'une de mes potes est partis lui changer les idées. Demain j'lui parle plus à cette garce. » Ouais ben moi je suis sûr qu'il va trouver un moyen de me faire bien chier après cette soirée. Évidement, un pur moment de rigolade à le regarder se faire replacer comme il faut ne peut pas ne pas être suivit de représailles... C'est lassant. « Aller, on va se changer les idées ! » Mmh. Il n'en avait pas franchement envie, là, tout de suite. Ce qu'il voulait c'était attraper l'un de ces cours de la veille et bosser. Bosser ça l'aidait à se détendre et il adorait ça. Et puis d'abord, il était tard. Il avait un rythme de vie à tenir. Mais cela faisait des jours et des jours qu'elle le tannait pour passer à un nouveau stade de leur relation. Et quand elle plaqua ses lèvres sur les siennes il ne se sentit pas le cœur de dire non.

Aujourd'hui.
« D'accord. » La prochaine fois il n’ouvrirait pas la bouche. Tient, d'ailleurs, il allait commencer dès maintenant. Comme un môme de trois ans qui boudait pour une raison totalement débile. Que Harley explique tout seul ce qui venait de se passer à Luna tient. Au fond il avait bien envie de croire que tout n'était pas entièrement de sa faute. Que Harley n'avait qu'à y mettre du siens. Arrêter d'être aussi insupportable. Et tandis qu'il prenait sur lui pour ne pas lui balancer de but en blanc tout le fond de sa pensée, il se remit en route. Vers où, il n'en savait rien, mais tant qu'à être dans cette ville maudite, autant y flâner un peu. Faites ce que vous avez à faire, j'en ai ma claque moi. Il glissa à Luna qu'ils n'avaient qu'à se retrouver sur la place à l'entrée de la ville quand ils auraient fini leur tour. T'avais l'air d'un gamin frustré à ce moment là. Le genre que l'on venait de gronder très fort, et qui s'isolait pour faire le point sur sa connerie. Mais en attendant, c'était plus les coups d'Harley qui résonnaient encore dans ta poitrine.

Long time ago.
« Mais non, aller, viens, on va se mettre ici. » Au fond. Au milieu. Histoire de bien voir. Il croisa néanmoins les doigts pour ne pas que quelqu'un vienne se mettre aux deux extrémités de la rangée. Il lui fallait une porte de sortie rapide, au cas où les chose devenaient dangereuses. Tu y pensais plus par réflexe, et au fond, tu ne l'envisageait pas vraiment. Mais quelque part, tu étais triste de ne penser ne serait ce qu'une seconde à se genre d'éventualité. « J'adore ce film. » ajouta t-il, comme pour... Il n'en savait rien. Comme pour détendre l’atmosphère avec un Harley qui était toujours en mode drama-queen-qui-boudait-pour-le-moindre-accro. C'est la première fois qu'on se fait une sortie tous les deux, non ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Harley Weise


Messages : 140
Date d'inscription : 30/06/2017
Ft : César Domboy.
Crédits : .ipar haizea (avatar)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 9 Jan - 23:33

dans le passé.
« Mais ta gueule ! » Il emmerdait Varian. Il emmerdait tous ceux qui se comportaient comme ça là, avec des grands airs, des grandes phrases et des petits mots méchants. Il leur souhaitait même de tous aller se faire foutre, et bien profond si possible. Sauf que venant de Varian, ça te blessait. Encore une fois. Qu'est-ce qu'il pouvait bien fabriquer en couple avec son contraire ? Avec un type juste comme il ne pouvait pas les supporter, tout plein d'idées, de concepts et de… De… Ouais, plein de supériorité. À quel moment il avait pu tomber amoureux d'un type qu'il ne pouvait pas voir en peinture une fois sur deux ? C'était pas vrai ça, t'adorais le regarder, le toucher, le caresser. T'aimais quand il t'embrassait et quand il te chuchotait des mots doux. T'aimais être juste avec lui, sans rien faire ni rien dire. Même faire tes devoirs dans la même pièce que lui t'avait plu à une époque. Ce n'était pas pour rien que tu l'avais voulu comme associé, puis comme aide-scolaire (haha), puis comme petit-ami. Tu n'avais jamais pu vivre sans lui. Et pourtant, il s'obstinait à le remballer, à dire des tonnes de choses qu'il ne pensait jamais, à jouer au plus con… sans fin, et sans jamais se lasser. Et Varian répliquait invariablement, de toute sa hauteur, et Harley n'était jamais capable de savoir s'il était sérieux.
D'ailleurs, Varian posa la bouteille juste devant lui, sur la table, et Harley s'en empara dans un mouvement d'humeur. « Merci ô grand maître de Varian de m'accorder le droit de faire ce que JE veux. » Il prit une grande gorgée d'alcool, grimaçant sous l'attaque du liquide dans sa gorge. Putain que c'était fort ce bordel... « Mais c'est ça, casse-toi ! Tu sais faire que ça de toute façon : te barrer en balançant de graaands mots… Tu devrais écrire un livre tiens ! Moi Varian, et mes conseils divins. » Varian sonnait très étrange dans sa bouche. Et puis la suite… C'était digne de a plus mauvaise comédie, du pire scénario, ou même des insultes de Varian. Bref, digne d'un gosse capricieux. Il cracha un jet d'alcool sur Varian, le touchant en plein milieu de son débardeur. Même moi j'en suis resté interloqué. C'était tellement… Tellement bête, tellement enfantin et tellement déplacé que le jeune dealer s'en sentit gêné pour lui-même. Il y avait vraiment des fois où je me demandais à quoi je pensais à un instant T, pourquoi je faisais ces trucs que je regrettais dans la seconde et qui... « Euh... » Le fou-rire le prit, irrépressible. « Oh putain mec... »

dans le présent.
D'accord. D'accord. Harley émit un espèce de bouuh ou du buuh dans un hoquet avec un geste de colère dans la direction de Varian avant de se frotter les yeux pour en chasser les larmes. « T'es méchant avec moi – un sanglot silencieux le coupa – et j-je sais même pas pourquoi. » Luna le poussa devant elle pour qu'il avance et se retourna brièvement vers Varian. « Ok on te retrouve tout à l'heure. Survis jusque là, s't plaît, ce serait pratique. » Elle se gratta la joue avant d'ajouter, à mi-voix. « J'sais pas d'où tu sors mais tu lui fais un sacré effet. Je l'avais jamais vu chialer avant aujourd'hui. Ni s'énerver d'ailleurs. » Pour ce dernier point, il l'avait bien envyer méchamment balader au début avant de ne plus rien dire du tout. D'ailleurs c'était généralement ça : il ne disait rien, ne faisait rien, complètement à l'ouest, avant de balancer une phrase aléatoire, souvent vraie mais mal dite ou mal placée. Et toujours au plus mauvais moment. « Bon, à plus Varianchanté. »

dans le passé.
« Je peux savoir ce que fabriquait cette fille dans ta chambre ? » « Des bébés, j'imagine. » Jan referma la porte de la minuscule chambre et s'appuya contre la porte. « Excuse-moi ? » « Quoi, tu veux des explications ? Avec des images aussi ? » « Tu as quatorze ans, Harley, quatorze et… Je… Vous étiez protégés au moins ? » Il affichait la tête du mec prêt à se flinguer, le paternel. « Nan. » Voire déjà flingué même. « Tu es complètement… – il chercha le bon mot – Complètement stupide en fait. Tu réalises que… Enfin à quel moment tu t'es dit que... » Le jeune père écarta les bras dans un grand signe de désespoir et d'incompréhension. « À quoi tu penses ? À quoi tu penses? Est-ce que tu réfléchis au moins ou... » Allongé sur son lit, Harley se cacha le visage dans le creux de son coude. « C'est bon là... » En vrai, ça n'avait pas été si top que ça, et il se sentait toujours mal. Ils étaient restés plantés un long moment à s'embrasser bêtement parce que ni lui ni elle n'avait aucune idée de la suite. Puis ils s'étaient hasardés à se toucher avant de filer se déshabiller maladroitement. Après... Outre les moments franchement gênants de bug, il n'avait pas trouvé ça terrible. Voilà.

dans le présent.
« Tu m'attends là, d'accord ? » « Oui. » « Tu ne bouges pas, hein ? » « Non. » « Et tu ne dis rien à personne ? » Devant le regard triste de son camarade, Luna haussa les épaules et entra chercher… Des trucs, sans doute. Tu te sentais malheureux pour Varian, pour ce qu'il te disait, pour la façon dont il te regardait. C'était ça, hein Harley ? Et puis tu étais fâché aussi parce que même si tu feignais de ne pas comprendre, tu savais que c'était parce que tu n'étais pas comme avant. Avant… Si, tu te rappelais très bien comme il était ce Harley. Tu avais les images dans ta tête, tu avais des souvenirs, tu avais des scènes parfois entières qui se rejouaient toutes une nuit dans ta cervelle stupide. Sauf que voilà, ça venait pas, ou plus. C'était bloqué, ça avait disparu. Tu n'avais plus ce répondant ou cette façon de penser… D'ailleurs, tu te demandais si tu étais encore Harley, si tu avais vraiment pu l'être un jour. Tu détestais ton toi d'aujourd'hui parce que tu voyais bien qu'il énervait les gens autour, qu'il ne faisait pas ce qu'il fallait, que visiblement il n'était pas comme il faut. Mais tu ne savais pas pourquoi. « C'est bon, on file retrouver Varian. J'ai récupéré les armes qu'il faut. » Effectivement, Luna portait des trucs rangés dans des grandes toiles sur le dos, en bandoulière. Elle avait aussi une plus petite besace. « Tu viens ? » Il lui emboîta le pas.

dans le passé.
« T'es sûr ? Comment tu vas faire si quelqu'un entre ? Te cacher sous le siège ? Partir aux chiottes pour jamais revenir ? » C'était dit, mais c'était dit avec ironie, avec fatigue. Sans colère. Il se sentait juste un peu fatigué par tout ça en fait. « Laisse tomber. » J'étais un peu partagé entre ma joie d'aller voir le film, et d'y aller avec toi en prime, et la déception d'avoir dû te supplier et de savoir que tu ne passerais sans doute pas un vrai bon moment. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il aurait voulu prendre la main de Varian durant la séance ou le peloter dans le noir mais… Ouais, juste faire un truc normal, ensemble, sans chercher à faire des plans sur comment se cacher, comment réagir en cas de ceci ou de cela, épier ceux qui se trouvaient autour pour voir si personne ne les espionnait… Il se laissa tomber sur un fauteuil en soupirant. « Tiens c'est plus un truc maintenant ? » Avant que son voisin ne réponde, il se pencha par-dessus l'accoudoir pour l'embrasser brutalement. « On a le droit d'exister comme on veut, hein. Les autres... Les autres, ils n'ont qu' aller se faire foutre. » chuchota-t-il avant de l'embrasser de nouveau, plus doucement. La porte de la salle s'ouvrit en couinant.

dans le présent.
Harley montra Varian du doigt, près de l'entrée du village, et Luna traîna son ami jusque là-bas. « C'est bon, on a tout. On va pouvoir enfin rentrer. Ça devrait être plus facile dans ce sens je pense. » … Ils nous regardaient tous comme des chiens autour, ça mettait mal à l'aise, non ? Un peu comme dans la boutique, quand tu t'étais dit qu'ils tiraient des visages méfiants, comme face à des extra-terrestres. « Pff... » Harley ricana en se cachant les yeux, essayant de réprimer un fou-rire. « C'était vraiment des extra-terrestres en fait ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Varian Standall


Messages : 227
Date d'inscription : 30/05/2017
Ft : Bill Skarsgard
Crédits : avengedinchains (avatar) bat'phanie (signature)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 10 Jan - 12:13

Long time ago.
D'un côté la scène lui semblait totalement irréaliste. Et puis d'un autre.... pas tant que ça. C'était Harley après tout. Harley l'imprévisible, celui dont... Personne ne savait trop quoi penser au fond. Et ça, Varian ne l'avait pas vu venir, oh non. Il s'arrêta, net, figé en sentant l'alcool imbiber son débardeur. Monsieur propre avait une tâche. « Putain... ! » Harley éclata de rire. C'était quoi son putain de soucis à lui ? En plus de jouer les divas et les drama queen il fallait en plus qu'il réagisse – encore – comme un enfant de trois ans ? « Mais.. mais... » Il ne trouvait plus ses mots Varian. Il hésitait entre partir, la tête haute, comme si rien de tout ça ne l'avait atteint et... répliquer comme n'importe quel idiot le ferait. Évidement ce fut la deuxième solution qui l'emporta, il fit volte face pour s'emparer à nouveau de la bouteille et en renversa une partie sur son voisin. « Ha ! C'est marrant hein ? Na ! On est pareil maintenant. » Quel âge avait-il déjà ? Et pourquoi souriais tu comme un idiot fini Varian ? Cette scène était juste complètement absurde. Tu t'amusais peut-être ? Sans doute, tu étais totalement incompréhensible parfois.

Aujourd'hui.
« Mmh. »

Il haussa les épaules avant de partir de son côté. Qu'y pouvait-il... On allait tout de même pas lui reprocher de secouer un peu Harley ? Si ? Il n'alla pas bien loin à la vérité. Il posa ses fesses quelque part où il ne gênerait personne et attendit, les bras enroulés autour des jambes. Ockefell avait l'air d'être une ville bien. Différente de Missi, qui n'était qu'un simple village. La ville, le monde...  il avait apprécié tout cela déjà lors de sa première visite avec Orion. Ici on pouvait plus se fondre dans la masse. Missi lui sortait par les yeux. Sans doute parce qu'en trois ans, il avait eu le temps de la connaître par cœur, sur le bout des doigts et qu'elle était synonyme pour lui du début d'une vie qu'il ne voulait pas.

Long time ago.
« En fait tu l'avais jamais fait, hein ? » « Parce que toi oui peut-être ? » « Oh, la ferme... » Hop, remballé vite fait bien fait. Il n'en revenait toujours pas. Ce n'était pas décevant juste... Juste, il n'arrivait pas à mettre les mots dessus. Cette nuit avait été... « Tu m'as pris toute la couette, toute la nuit. » Voilà. C'était très bien résumé. « 'don. » « Rooh, mais boude pas V., t'as été très bien. » Bisou sur le front et Cara se leva pour enfiler à la va vite les premiers sous-vêtements qui lui tombèrent sous la main. Ma mère va me tuer, pensa Varian. Elle va me découper en morceau. Parce qu'il n'avait pas le droit, oh non, de passer la nuit ailleurs. Sa mère avait toujours le contrôle là-dessus, quoi qu'il en dise. Il n'osait pas imaginer la tête qu'elle ferait en comprenant ce qu'il avait trafiqué avec Cara. Tant pis. Elle s'y fera. Elle... « Cara ma chérie je pars bosser ! » La porte de la chambre s'ouvrit en grand sur la mère de Cara. Qui ne parut ni surprise, ni gêné. Absolument pas. « Salut Varian ! J'espère que vous vous êtes bien amusés ! Passe la bise à tes parents ! » Cara rigola quand sa mère tourna les talons avant de se jeter sur son petit ami, tout sourire. Et Varian s’enfonça un peu plus sous les draps pour disparaître pour de bon. Faites que je ne connaissent plus jamais de lendemain comme ça pitié.

Aujourd'hui.
Plus tranquille, il l’espérait sincèrement. Hors de question de recommencer le même calvaire qu'hier ou que la matinée. Il ne comprit la remarque de Harley qu'en prêtant attention aux visages tournés vers eux. Oui, les gens les dévisageait clairement. Parce qu'il n'était pas de Ockefell et même s'il portait les tenues typiques des habitants d'Azgedakru, ainsi que les marques d'esclaves de la région, ils sentaient qu'ils n'était que d'un village voisin. Ou alors la scène de toute à l'heure s'était déjà répandu et ils étaient devenus des célébrités. Génial.

« 'Me mettent mal à l'aise ces gens, partons. »

C'était peut-être sa paranoïa qui reprenait le dessus mais il avait comme l'impression que s'ils restaient encore quelques minutes ici, tout allait encore dégénérer. Tout ce qu'il voyait c'était des visages méfiants qui les regardaient, ou des regards durs, qui les jugeaient à des kilomètres.

Long time ago.
« Rooh, arrête... » Il avait attrapé l'un des petits prospectus qu'on avait disposé là, sur quelques sièges, histoire de faire un coup de pub à l'endroit. La liste des futurs projections. Parfois il se demandait à quoi ressemblait ce genre d'endroit sur Terre. Avant qu'elle ne soit évacué par ses habitants. Quand Harley l’interrompit dans ses pensées en l'embrassant, il se sentit raidir instantanément. Bordelsiquelqu'unnousvoitnoussommesfichus,adieubelleréputationadieujevaismourirsouslesinsultesetaaaaargh. « Moui heu... » Oui il était d'accord mais... Mais eux c'était différent, point barre. Oui il était nerveux, oui il était en train d'enfoncer un peu plus ses ongles dans son pantalons jusqu'à les sentir sur sa peau. Et oui le baiser qui suivit le détendit sans conteste. L'interrompre serait un crime : Harley embrassait si bien. L'une de ses mains se glissa dans la sienne quand l'autre effleura son genou... et la porte s'ouvrit. Il recula sa tête à la vitesse de l'éclair pour s'aplatir sur son siège. La main d'Harley toujours dans la sienne, son cœur battait la chamade. Tu pouvais l'entendre, hein ? D'ici tu pouvais sentir que je m'emballais complètement Harley. J'avais deux choses en tête : essayer de profiter de ce moment avec toi et espérer que les gens ne nous avais pas capté. Même si je refusais de franchir le cap, tu sais que je ne rêvais que de ça au fond ? Des années plus tard j'allais le regretter. Mais que veux-tu, à ce moment, je ne pouvais pas savoir.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Harley Weise


Messages : 140
Date d'inscription : 30/06/2017
Ft : César Domboy.
Crédits : .ipar haizea (avatar)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 11 Jan - 22:55

dans le passé.
Hilare, complètement hilare, devant la tête qu'avait tiré Varian, il était plié en deux et se laissa arracher la bouteille d'alcool sans aucune résistance. « Hé… Pff... » Il repartit dans son fou-rire délirant, à base de hi hi hi et de ouh ouh ouh suraigus. Et puis son voisin lui renversa la moitié de la bouteille dessus, le calmant instantanément. Dégoulinant, il s'ébroua comme un chien, balançant des gouttes d'eau partout. « Putain mec, je sortais de la douche ! » Il sauta de la table, n'ayant plus du tout envie de rire, et la serviette lui fit la grâce de… se décrocher, imbibée d'alcool. « Putain de merde, tu fais vraiment chier sérieux... » Voilà, maintenant t'étais fâché sans trop savoir pourquoi, et vexé et gêné pour cette salope de serviette de bain qui jouaient les filles de l'air et qui se cassait sans prévenir, te laissant complètement à poil et dégoulinant d'alcool au milieu de la cabine. Il se trouvait devant son petit-ami mais il se cacha tout de même les zones stratégiques d'une main, tendant l'autre vers le carré de tissu vagabond. Sauf que là, avant même de l'attraper, t'as glissé sur la flaque comme un demeuré et t'as fait le vol plané de l'année pour atterrir à ses pieds, à ses pieds à lui.

dans le présent.
Si Luna hocha la tête d'un air grave, Harley continua de rire de sa propre blague, complètement obscure et qui datait surtout du magasin aux plantes. Les mains sur les yeux, il emboîta le pas aux deux autres esclaves direction la sortie de la ville. « En vrai, ils voyaient vraiment des extra-terrestres… Parce que les extra-terrestres… C'est nous ! » Il repartit dans son fou-rire à mi-voix, tout fier d'avoir exposé… On ne savait pas trop quoi en fait. Mais pauvre Harley, toi qui était prêt à rire et à, pour une fois, partager quelque chose de ton petit univers mental et secret, tu ne récoltas qu'un regard un peu perplexe et franchement indifférent de Luna. « Mmh, sans doute Harley, sans doute. » Mais… Loin de se démonter, il pataugea jusqu'à Varian avec un grand sourire candide.

dans le passé.
Il sentit son coeur s'emballer quand Varian répondit enfin à son baiser. Il le laissa prendre sa main, au bord de l'explosion de joie, et poser la sienne sur son genou. C'était des décharges de bonheur ça, dans mon genou, dans mon corps, partout. C'était des milliers de feux d'artifice de victoire, des milliers de petits pétards fêtards dans ma tête. J'avais envie de te plaquer là, sur ce fauteuil, de t'avoir là tout de suite. J'avais envie de… Je ne sais pas, de prouver quelque chose peut-être. J'avais envie de savoir qu'on pouvait être ensemble partout, qu'on pouvait faire ce que l'on voulait, s'aimer ou on voulait, si on le voulait et quand on le voulait. J'avais envie que... La porte de la pièce couina et Varian se recula brutalement, laissant un Harley penché tout seul, déçu et fermé. Il se laissa retomber en arrière et fusilla les intrus du regard. L'un d'eux, un garde, lui rendit un regard à peu près aussi aimable et pointa un pouce vers le bas. Loser. C'était ce qu'il lui disait chaque fois qu'il interrompait une bagarre où le dealer participait évidemment. Loser, comme ta psychopathe de mère. Il se sentit rougir de colère et s'appliqua à soutenir le regard, provoquant. Il fallait toujours qu'il nargue, Harley, qu'il provoque, qu'il titille… Loser, tu vas crever un jour et tu manqueras à personne. Si, il manquerait au moins à deux personnes. Kimi serait inconsolable… Et l'autre se tenait a priori à côté de lui. Mais tu étais vraiment sûr qu'il voulait vraiment de toi ? Si on t'envoyait à la dérive, comme un chien galeux, est-ce qu'il serait triste ? Est-ce qu'il le dirait ? Ou est-ce qu'il garderait tout ça pour lui pour passer publiquement à autre chose, à une pouf blonde, soumise et idiote ? Est-ce qu'il parlerait un jour de toi ou est-ce que tu ne serais qu'un chapitre à oublier ? Le petit groupe s'assit à proximité de l'écran. Un, deux, trois... C'était bon, ils ne regardaient pas. Le jeune dealer se pencha de nouveau par-dessus l'accoudoir rongé de trous et effleura le torse de Varian avant de l'embrasser de nouveau. C'était ça que tu voulais toi. Tu voulais repousser les limites, les interdits. Tu voulais jouer au conquérant, à celui qui n'avait peur de rien. En vrai, il n'aurait pas assumé et il le savait, mais il aimait se convaincre du contraire et rejeter la faute sur son voisin.

dans le présent.
« Putain Harley, ferme-la ! » Il gloussait toujours de rire en fixant Varian, attendant il ne savait quoi. Une réponse peut-être, ou de l'attention, un rire, un sourire, un signe de gentillesse, d'amitié… Il passait plutôt pour un doux-dingue à rire en racontant des bêtises aux origines que lui seul connaissait, mais ça il ne le savait pas. Il ne le comprenait pas plutôt. « Silence ! Tu te tais maintenant ! » La voix basse de Luna se fit plus pressante. Elle sentait tous les regards des Grounders de l'entrée de la ville les regarder avec hostilité. Ce n'était pas des esclaves d'ici, pas des esclaves de l'un des leurs, et ils osaient se promener sans maître, sans rien, et par groupe de trois. En prime, ils étaient bruyants et joyeux, ce qui ne collait définitivement pas à l'image d'un esclave correct. Des rebelles ? Des échappés qui cherchaient à fuir leurs maîtres inconscients ? Toi, tu savais pas tout ça, t'y pensais même pas.

dans le passé.
« Tiens mais c'est la salope d'en face ! » Il referma la porte de chez lui d'un grand geste du bras, l'envoyant claquer comme jamais contre le linteau. Bang, ça c'était la porte en fer bien fermée, bien brutalement. Narquois, Harley s'adossa contre cette même porte de sa cabine, fixant avec un sourire narquois madame Standall qui sortait de chez elle au même moment. En vérité, il savait très bien qu'elle partait de chez elle à cette heure-là pour aller bosser et qu'il pourrait aller voir Kimi en toute impunité ensuite, quand la mère aurait gentiment débarrassé le plancher de sa désagréable présence. Un temps, j'avais fait des efforts et je m'étais arrangé pour quitter ma cabine une fois la mère Standall hors du couloir. Maintenant… Elle était trop marrante et c'était plus fort que moi, j'arrivais plus à me raisonner assez pour ne pas aller la faire chier. J'attendais qu'elle ferme sa propre porte pour émerger, histoire que nos conversations n'arrivent pas – trop – jusqu'à Kimi. Ensuite j'attendais. Puis j'allais voir sa fille.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Varian Standall


Messages : 227
Date d'inscription : 30/05/2017
Ft : Bill Skarsgard
Crédits : avengedinchains (avatar) bat'phanie (signature)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 11 Jan - 23:46

Long time ago.
« Mince alors, j'avais pas calculé tient... » Qu'il sorte de la douche, du lit ou de dieu sait où, il s'en foutait. Il lui rendait juste son geste. D'accord, il y était peut-être allé un peu fort. « C'est le pompon. » ajouta t-il pour ponctuer le tout. À ce moment là il ne su pas trop si c'était à son tour d'éclater franchement de rire ou non ; quoi qu'il en soit, il ne pu se retenir très longtemps. « Bordel ! Ha ha mais... » Il était littéralement plié e deux ce qui devait donner une scène un peu étrange. « Oh oh mais te planque pas mec j'ai déjà to... ha ha ha ! » Harley s'étala comme une crêpe, juste là, sous ses yeux, à ses pieds. Toujours hilare il eut bien du mal à articuler la suite. « T'as besoin d'aide pour te relever ou t'es trop fâché pour que j'te touche ? » Quelque part, ces moments là étaient... les plus funs de leur relations, il devait bien l’admettre. C'était totalement inattendu, sans aucun sens...

Aujourd'hui.
Varian pressa le pas pour sortir de cette fichue ville. Hors de question que les habitants d'ici leur tombe tous dessus en masse pour leur comportement... suspect. Car oui, pour de simples esclaves, ils l'étaient, suspects. Luna s'énerva après Harley lui évitant donc de le faire à son tour. Il avait attrapé Luna par les épaules avant de foncer vers la sortie.

« Aller aller, on réfléchit plus, on rentre... »

Harley et ses blagues (?) attendraient. Franchement... Ce n'était clairement pas le bon moment pour plaisanter aux yeux de Varian, et à ceux de Luna aussi visiblement.

« Hé vous ! »

La voix d'une femme retentit derrière eux alors qu'ils venaient de poser un pieds hors de la ville. Bordel, on y était presque... Fermant les yeux, il se retourna pour faire face à une femme d'un certains âge qui visiblement, n'avait rien raté de leur petite scène.

« Où pensez vous aller comme ça ? »
« Nous... »

Prit au dépourvus, Varian se tourna vers Luna pour l'interroger du regard, puis se tourna ver Harley. Était-ce un piège ? Encore un ? Elle allait sortir une arme de sous son grande et épais manteau pour tous les descendre un par un ?

« Nous rentrons à Missi. Nos maîtres attendent leur colis. »

La vieille dame plissa les yeux, l'air de se demander s'ils étaient sérieux ou non et avisa quelques secondes l'attirail de Luna, et les marques qu'ils avaient sur les joues. Oh je la sens pas celle là. À coup sûr, ça sens le mauvais coup qui va encore nous tomber dessus.

Long time ago.
L'une des personnes qui fit irruption dans la scène capta Harley en moins de deux secondes et Varian se ratatina sur son siège, comme si un tel geste pouvait l'aider à mieux se fondre dans le décors. Pitié qu'ils aillent s'asseoir loin de nous, pitié... Les joues toujours en feu il poussa un soupire de soulagement en voyant sa prière se réaliser. Il les regarda poser leur cul près de l'écran et se dressa dans son fauteuil, s'éventant nerveusement avec son prospectus. Pas pour longtemps car son voisin se pencha à nouveau par dessus son accoudoir pour l'embrasser. « 'rley... » glissa t-il entre deux baisers. « En fait tu veux me sauter d'ssus, hein ? » Il parlait tout bas, si bas qu'il avait l'impression d'à peine remuer les lèvres. C'était tout le soucis quand c'était Harley aux manettes, il avait du mal à garder le contrôle. « Le film commence... » Il en avait presque oublié le film qu'Harley avait voulu venir voir. C'était sur quoi déjà ? Une comédie, ou quelque chose dans ce goût là ? Le tout allait rapidement lui revenir. Le cœur battant toujours aussi fort, il se cala plus ou moins bien sur l'épaule de son voisin. « Harley ? Je t'a... » Les premières images apparurent. Putain il allait balancer quoi là ? « Je t'adore Harley. »

Aujourd'hui.
« Escortez-moi jusqu'à Missi, je m'y rend également. Et je ne dirais pas à vos maîtres l'agitation que vous avez provoqué ici. »

Parce qu'ils étaient déjà fiché ? En moins d'une heure ? Il aurait pu ne pas s'en faire. Se dire que, de toute façon, il y avait suffisamment d'esclave dans la région pour que personne ne sache qui ils étaient, que cette vieille dame ne trouve jamais qui étaient leurs maîtres respectifs. Mais il fallait se rendre à l'évidence, leur trio était insolite et ne passait pas inaperçu. Il coula un regard mi-agacé mi-stressé aux deux autres. Nouveau challenge, éviter la route de l'aller. Il serait fâcheux que cette femme tombe nez à nez avec les cadavres qu'ils avaient semé.

Long time ago.
« Le raté... Certaines choses ne change jamais, toujours aussi irrécupérable mon garçon ! » May Standall passa outre l'insulte de son jeune voisin et ferma les yeux sur cet incident. Elle en avait l'habitude et désormais, elle se contentait de raconter au Weise père ce que son fils lui balançait à chaque fois qu'ils se croisaient, et d'en parler avec ces autres collègues. Ce garçon était bon à enfermer, voilà tout. Un raté comme sa mère, qui finirait comme sa mère. Pauvre Jan. elle avait tellement de peine pour lui.

Kimi ferma le tiroir du bureau de Varian avec fracas. Bon sang, où rangeait-il sa collectionner de crayon à papier ? Lui qui était si ordonné, elle n'arrivait pas toujours à saisir son sens du rangement. Au détour d'une pile de cahier que Varian entreposait là depuis son collège elle tomba sur ses revues (quel scandale que sa mère n'ait toujours rien vu) et ferma le tiroir. « Pfft, tu crains frangin. » Et puis tant qu'elle y était, elle continua son inspection pendant quelques minutes. Oui, fouiner c'était mal, mais Varian était un garçon intriguant. Adorable à ses yeux, bourré de qualités, mais intriguant. Tout en chantonnant un air de sa musique favorite elle fit son petit tour avant de s'avachir sur le lit de son frère. Il était où à cette heure ? Et où diable était Harley ? Normalement, il devait arriver. C'était leur moment à tous les deux de la journée, celui qu'elle attendait avec impatience. Elle qui ne sortait jamais. Ce fut le bruit d'un claquement de porte, puis de pas dans le petit couloir qui lui firent lever la tête. « Harley ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Harley Weise


Messages : 140
Date d'inscription : 30/06/2017
Ft : César Domboy.
Crédits : .ipar haizea (avatar)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Ven 12 Jan - 22:49

dans le passé.
« Va te faire foutre ! » couina-t-il dans un filet de voix. La vérité, c'est qu'il se sentait toujours fâché, que son poignet lui faisait franchement mal après son envolée forcée et qu'en prime, il ne se sentait pas franchement glorieux. Bref, à part lui faire un doigt d'honneur tremblant depuis le sol, tu ne me sentais pas franchement de répliquer. Il arracha une dernière fois la bouteille des mains de Varian et descendit ce qu'il en restait – un fond quoi – avant de la balancer… Dieu seul sait où, quelque part dans cette misérable cabine qu'il ne supportait plus depuis des années. Et ça c'était ton petit moment de faiblesse, ta recherche un peu pitoyable de courage. T'étais fatigué, tu ne savais plus quoi penser ou quoi faire… Hop, un fond de ce truc répugnant et beaucoup trop fort pour toi et tu te sentirais à nouveau comme il fallait : invincible, intouchable… L'empereur, ce serait toi. « Tu la fermes jamais en fait. » Avoir mal, c'était tellement quotidien quand on s'appelait Harley Weise et qu'on choisissait toujours de jouer au plus con qu'il mit assez aisément les résidus de sa chute pour se redresser tant bien que mal à genou. « Je ne vois pas pourquoi je devrais me lever… Toi par contre, tu peux me rejoindre. » Dans un petit rire goguenard, il attrapa son voisin par la taille de son pantalon et tira vers le bas, emmenant futal et caleçon dans le même mouvement. « Hop, tout le monde pareil ! »

dans le présent.
Varian attrapa Luna par les épaules pour la pousser en avant, laissant Harley quelques pas derrière. À ce moment-là, une voix les interpella et leurs regards convergèrent tous vers le même point : une vieille femme toute emmitouflée de cuir et de fourrure. Elle avait un regard qui te faisait peur, cette dame. Ce genre de petite lueur un peu sournoise, discrète mais jamais complètement cachée, qui brillait en fond et qui te mettait vite en garde : attention Harley, danger ! Danger pour toi, ou danger pour Nei ! Une petite part de lui compléta sans qu'il ne s'en rende vraiment compte avec un danger pour Varian. Face à la demande de la vieille, il mordilla avec angoisse le bout du pouce de son gant, fidèle à l'un de ses plus vieux tics. « On doit pas rentrer par la route d'avant alors. » annonça-t-il à Varian et Luna, derrière de grands yeux intimement convaincus. « Ah bon, pourquoi ? » demanda instantanément la femme d'Azgeda en plissant les yeux. C'est là que t'as saisi que tu avais fait une bourde : devant la question de la vieille, et devant l'air subitement bizarre de Luna. « Parce que… Vous êtes vieille. » Vite, une astuce, un truc, un autre argument. « Et moche. »

dans le passé.
« Que dalle, jamais je ne te sauterais devant ce film, Standall. » marmonna Harley entre ses dents serrées. « J'ai juste envie qu'on fasse des putains de trucs normaux sans que tu partes la queue entre les jambes là, effarouché. Je sais que tu as honte mais… C'est ça, tu m'adores ouais. » Pour preuve, on ne s'était jamais rien dit. On n'avait jamais échangé tous ces mots de tendresse, toutes ces belles phrases. On n'avait jamais eu ces moments qui pouvaient vous faire frissonner dans les films. Tu ne me les avais jamais dit… les plus beaux mots du film qu'on allait enfin voir ensemble. C'était son film préféré, celui qu'il pouvait voir encore et encore sur l'espèce de vieil écran que la madre avait déniché ce qu'il semblait être un siècle auparavant. « Ma mère adorait ce film. » Il l'avais vu une fois, à ses cinq ans, sans rien piper à rien, et il s'était fait chier comme un rat mort.

dans le présent.
Harley passa la langue sur ses lèvres gercées, incapable de baisser les yeux devant le regard d'abord surpris puis carrément indéchiffrable de la vieille en face de lui. Il se sentait un peu comme ces animaux pris dans une vive lumière : effarouché, incapable de fuir, complètement sûr d'avoir dit ou fait une bêtise quelconque. Vas-y, déteste-toi. Déteste-toi depuis le début, depuis tes premiers souvenirs jusqu'à aujourd'hui. Hais la moindre de tes phrases, le moindre de tes souvenirs. Déteste-toi d'être un abruti, d'être malchanceux et de ne plus exister. C'était plus simple cette dernière année, sans Varian. C'était plus simple quand il avait juste à suivre le mouvement et à alterner entre peur, humiliation, douleur et idées noires. On disait qu'il était mort, qu'il était vide, qu'il n'était rien… C'était tellement vexant à entendre ! Il n'avait plus fait d'efforts dans son duo avec Nei parce qu'il n'avait jamais eu la moindre raison d'en faire, mais il n'avait jamais cesser d'être. D'être Harley, ou ce Harley, peut-être, mais d'être vivant et de se sentir mal, certainement pas. Et là tout de suite, il se sentait mal. Et coupable aussi.

dans le passé.
« Eh ouiii ! Le raté va s'enfiler la fille et le fils ! Ah ah ah ! » Okay, ça c'était un rire de dingue Harley, c'était peut-être de trop… D'autant que tu ne comptais t'enfiler ni la fille, et encore moins – eurk – le fils. Mais ça t'avait fait du bien alors pourquoi pas. Il agita un doigt grossier et plein de rage dans le dos de madame Standall. Cette femme, c'était de la haine qu'il ressentait pour elle. Il haïssait souvent dans ses moments de colère, assez pour pouvoir douter qu'il ne franchirait pas un jour la mauvaise ligne… Mais ce n'était que dans ses plus mauvais moments. Pour Standall Mother, c'était permanent, quelque soit son état d'esprit. Elle savait toujours, depuis toujours, mais ce n'était qu'une conne et une égoïste. Une belle salope comme on en faisait peu. Et après, ça jouait les mamans parfaites, les femmes fières et intouchables… Tu parles, ouais.

Il attendit qu'elle soit enfin loin de là, elle et ses miasmes répugnants, pour entrer sans aucune gêne chez les voisins d'en face. Il referma la porte avec le pied et balaya la cuisine du regard. Personne… mais la voix de Kimi s'éleva de la chambre de Varian. Il marcha en silence jusqu'à l'encadrement de la porte pour trouver une Kimi allongée sur le lit de Varian et qui le fixait. « Qu'est-ce que tu branles là ? » Son regard glissa de Kimi à la chambre angoissante de son propriétaire. C'était assez bizarre de se tenir là en fait. Être assis à la table de la salle commune, passe encore, mais sur le seuil de la piaule de Standall, c'était… Bizarrement jouissif en fait. Comme violer une propriété privée quoi. « Putain paie ta piaule quoi. T'es sûr qu'il a une âme, ce con ? » Il se tapota les lèvres du bout du doigt en s'approchant du petit bureau avec méfiance.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Varian Standall


Messages : 227
Date d'inscription : 30/05/2017
Ft : Bill Skarsgard
Crédits : avengedinchains (avatar) bat'phanie (signature)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Sam 13 Jan - 22:19

Long time ago.
Tu peux me rejoindre… il pouvait toujours rêver. Pas après la scène qu'il lui avait fait. Ça non. Qu'est-ce que tu crois mon coco, que je va… oh putain. « Mais t'es trop con ! » Heureusement que son père était partit passer sa soirée chez sa copine, hein ? Tu imagines devoir tout lui expliquer là ? Non parce que la scène ressemblait clairement au genre que l'on trouvait dans une mauvaise comédie ou au pire, un vieux film X. « Alors là même pas en rêve mon vieux ! » Il remonta son caleçon à la vitesse de l'éclair, le visage complètement cramoisie. « Je… tu… 'fin merde ! Regarde toi ! » D'accord, même comme ça tu lui trouvais quand même un petit charme. Mais c'était juste parce que, quand il s'agissait de lui, tu n'avais pas l'esprit clair pour ce genre de chose. « Je… Comment tu peux penser à ça, hein ? T'es con. »

Aujourd'hui.
Tu n'as pas dis ça, hein Harley ? Tu n'as quand même pas dis ça…
Et si. Il s'apprêta à rattraper le coup en sortant l'excuse banale du chemin trop long et pénible qui n'avantagerais ni eux, ni la vieille femme, mais son ancien voisin de pallier fut plus rapide que lui. Et termina de s'enfoncer pour de bon, si toutefois c'était encore possible. Il leva les yeux vers le ciel, mais fut surtout rattrapé par la froideur du regard que la vieille dame lança à Harley. Oui, il était évident qu'elle n'avait pas apprécié ses derniers mots. Sérieusement, il n'avait trouvé que ça à dire ? Mais tenant compte de la dernière remarque que Harley lui avait adressé, il s’abstint de prendre la parole.

« Parce qu'il peut parler, le chien galeux... »

était-elle juste vexée ou agacé ? Peut-être amusée ? Un savant mélange des trois ? Il l’espérait. La vieille femme refila un coup sur la tête d'Harley (en se hissant sur la pointe des pieds) et grommela encore quelques mots dans sa langue natale que Varia ne pu saisir.

« Tu me portera si je suis fatiguée. »

Voilà qu'elle dictait sa loi. Mais au moins, il n'y avait pas eu de représailles sévères quant aux mots de Harley. Et c'était tout ce qui comptait. Qu'ils arrivent entier à Missi et qu'enfin leur maîtres respectifs voient leurs esclaves revenir – avec en prime leur précieuse cargaison.

Long time ago.
« C'est trop aimable, merci.. » répondit-il à voix basse. Je te le promet Harley, un jour… un jour… « Ah... » Ah, que répondre à ça ? La mère de Harley, c'était un sujet sensible. Il n'aimait pas le mettre sur le tapis, encore moins discuter d'elle. Répondre un « je suis désolé » ou un truc du genre n'était pas la bonne chose à faire, en fait, Varian ne su comment rebondir. Il détourna les yeux de son petit ami pour les river sur l'écran. De temps en temps il se demandait si la mère d'Harley aurait été d'accord pour eux. Si ce genre de chose ne la gênerait pas, elle. Si elle aurait été heureuse de savoir son fils avec quelqu'un. Sa mère à lui en mourrait à coup sûr, qu'il soit heureux ou pas. Sa mère à lui en ferait toute une montagne, jusqu'à qu'il arrête. Il le savait, sa mère à lui le bloquait inconscient, l'empêchant de dire tellement de chose à Harley… Un éclat de rire provenant du premier rang le fit sursauter et la tira de ses pensées.


Aujourd'hui.
« Est-on encore loin ? »

Varian ne su pas vraiment s'il devait répondre. Après tout, elle devait connaître la réponse. Sans doute voulait-elle les tester ? Peut-être voulait-elle voir s'ils étaient de véritables guides de la région ?

« J'ai besoin de m'arrêter ! »

Elle s'était cramponnée à sa manche, et Varian s'arrêta net. Pourquoi maintenant, alors qu'ils étaient lancés ? Cependant il n'était pas en position de négocier. C'était elle qui avait le pouvoir ici, pas eux. Eux ils n'étaient rien.

« J'ai un ami habitant par ici, à l'écart de la ville pour ne pas être embêté. Allons chez lui. Il sera ravi de me recevoir. »

Oh, Varian n'en doutait pas. Et de toute façon, que répliquer ? Il hocha bêtement de la tête – comme s'il avait le choix – et jeta un regard triste à Luna, puis Harley. Ils n'étaient pas couchés… Il espérait juste que son ami soit aimables, du moins, autant qu'elle, et qu'il tolère leur présence auprès de son amie. Cela faisait de longues et terriblement ennuyeuse minutes qu'ils marchaient sans mot et sans faire d'accro, il priait pour rester sur cette voie.

« Oh, mon ami à du faire la fête hier soir. Je vois les reste d'un grand feu de camp ! » Elle se tourna vers eux, tout sourire. « Allons signaler notre présence ! »

Varian était blême. Voir carrément de la même couleur que la neige qui les entourait ici. Il se sentait mal, il avait à la fois envie de prendre ses jambes à con cou et à la fois envie de pleurer face à ce destin si cruel. Comment ils avaient fais pour revenir ici ? Pourquoi étaient-il ici ? Pourquoi, pourquoi ! Devant eux se dressait la maison du géant à la barbe et à la batte cloutée.

Long time ago.
Kimi sauta sur le dos de son voisin de pallier, consciente d'être le parfait cliché en ce moment même de l'amie trop collante et débordante d'amour. Elle lui colla un baiser sur la joue avant de se laisser retomber par terre, le tout en lui collant une tape sur la tête. « Dis donc, tu causes de mon grand-frère ! » Petite moue qui n'était absolument pas crédible. « Je cherchais un crayon. Mais il faut croire qu'il est trop ordonné, j'ai rien trouvé. » Elle s'était l'inverse, elle avait tendance à s'éparpiller un peu partout. « Mais j'avoue que devant tant de rangement, je suis moi même perplexe. Et si tu penses que dans les tiroirs c'est le bordel caché, et bah non ! » Elle sauta sur le bureau de son frère et croisa les jambes, rayonnante comme jamais. « Parle moi de ta journée Harley ! »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Harley Weise


Messages : 140
Date d'inscription : 30/06/2017
Ft : César Domboy.
Crédits : .ipar haizea (avatar)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Sam 13 Jan - 23:25

dans le passé.
« Trop con, mais trop canon ! » C'était débile mais avoir foutu son voisin à poil, même pour deux petits secondes, l'avaient beaucoup amusé et il se sentait d'un seul coup d'humeur grivoise et blagueuse. Un jour je me demanderai si je n'étais pas un peu trop changeant comme garçon, un peu trop difficile à suivre, et si ce n'était pas de là que venait tout le reste. Même moi, j'avais du mal à me suivre, à piger ce que j'avais envie à un moment T. Fracasser, baiser, plaisanter, râler, dramatiser, ennuyer, redevenir sérieux… J'étais capable de déballer l'intégrale en un temps record, au risque de passer pour un capricieux ou un barge. Tant pis, il fonctionnerait toujours comme ça, dans les meilleurs comme dans les pires moments. « Et puis quoi, t'es fâché ? » Harley se releva maladroitement et poussa Varian contre un mur, l'y maintenant d'un bras. Il posa deux ou trois baisers sur ses lèvres en se hissant sur la pointe des pieds. « Hein, t'es fâché ? » En vrai, son haleine sentait l'alcool, ses cheveux partaient en vrille après avoir séché n'importe comment, mais il n'avait pas envie de voir Varian partir, de se disputer encore une fois. Pas aujourd'hui. « Fâché ? Pas fâché ? » Il ponctua chacune de ses questions par un pouic des joues de son copain du bout du doigt. « Fâché ? Pas fâch... » La serrure cliqueta d'un coup et la porte s'ouvrit en grand en même temps que quelqu'un actionna l'interrupteur, plongeant brièvement la cabine dans le noir.. « Il a dû se barrer pour aller Dieu seul sait faire quoi. » Le paternel et sa copine, sur le pas de la porte. Harley s'écarta d'un seul coup, cognant le mur en face dans un bruit sourd, puis la lumière se ralluma. « Mais… Qu'est-ce que vous fabriquez ? » Bonne question… Harley resta planté sur place à regarder son père avec de grands yeux. Je me demande si mon cœur ne s'était pas arrêté à ce moment-là. Genre la mort intérieure et le déni en même temps.

dans le présent.
Le chien… Harley glissa un coup d’œil derrière lui, perplexe. D'un côté, il se sentait soulagé que la femme n'ait pas entendu ses bourdes à répétition que Luna lui ferait payer – il le savait – plus tard, mais il se demandait si elle n'avait pas des hallucinations. Avec le froid, il ne savait pas si c'était possible ce genre de phénomène. En cas de forte chaleur, l'esclave se rappelait avoir lu il y a longtemps un livre évoquant le phénomène de mirages même… T'avais cette folle envie de chercher les mirages de la vieille, et t'allais même la questionner à ce sujet, quand elle se hissa sur la pointe des pieds pour te frapper le haut du crâne. « Moi, ou le chien ? » répondit-il doucement à la vieille femme quand elle annonça qu'il la porterait si elle était fatiguée. Mais elle n'a pas répondu, elle t'a juste regardé avec des yeux amusés quoi qu'un peu perplexes. Il avait pourtant essayé d'être gentil cette fois-ci.

dans le passé.
Il resterait malheureux, toujours. Maman… Je me demande des fois ce que tu aurais dit. Non en fait, je me le demande tous les jours. Est-ce que tu serais restée comme ça, imprévisible, méchante et un peu folle ? Est-ce que tu aurais continué à frapper le paternel ? Moi aussi ? Est-ce que tu aurais aimé Standall ? Est-ce que je t'en aurais parlé, à toi, de tout ça ? Peut-être que non, au cas où ça t'aurait mis en colère. Ou peut-être que ça t'aurait été égal et que tu aurais haussé les épaules en me disant « Tant que tu es heureux avec lui, petit bonhomme... ». Peut-être même que tu l'aurais pensé et que tu ne me l'aurais pas juste dit pour me faire plaisir. Et peut-être qu'un jour, pleine de rage, tu me l'aurais ressorti comme une insulte et comme une arme. Tu me l'aurais jeté au visage comme s'il s'agissait de la pire chose qui puisse arriver… Et je n'aurais rien eu à te répondre. Un peu triste, il regarda défiler les premières images du film sans un mot et se cala confortablement dans son siège, dans une position peu élégante mais confortable. Il glissa la main dans celle de son voisin. Des éclats de rire montèrent du premier rang et une lumière se braqua dans leur direction. « Ah ouais t'avais raison, y a le p'tit génie avec l'autre ! » Nouveaux éclats de rire. Harley lâcha brutalement la main de Standall pour se protéger les yeux. « Qu'est-ce que vous foutez au fond dans le noir les deux ? Z'êtes PD ça y est ? » Juste une blague, c'était juste une blague, ça ne pouvait être qu'une blague nulle sortie de leur esprit pas fini, voilà… Ses doigts se serrèrent sur son accoudoir.

dans le présent.
Il traînait derrière pour ne pas avoir à supporter de regards de la part de qui que ce soit. Il voulait juste méditer, réfléchir et se réfugier dans sa tête, son seul sanctuaire et le seul à comprendre ce qu'il pensait et ce qu'il disait. C'était toujours bien d'être avec soi-même, sans le regard extérieur de tous ces gens qui ne pouvaient pas s'empêcher d'être incompréhensibles. Il aimait bien se replier sur lui-même, fermer les yeux et se rouler en boule en oscillant légèrement. Et puis il se laissait porter et le temps passait, plus facile et plus vite. S'il avait une idée, il la confiait parfois à Luna et sa réaction donnait le ton des prochains jours : si elle riait, il la fermait. Si elle répondait avec sérieux ou gentillesse, éventuellement, il lui donnait une autre idée et ainsi de suite. Avec Varian… Ça avait l'air compliqué, il ne connaissait pas ce Varian-là ni ce qu'il fallait lui dire. Déjà avec l'ancien, quand les conversations étaient faciles, il se trompait souvent… Alors maintenant… Mais cette chose qui t'avait toujours poussé à harceler Varian, à revenir sans cesse quand bien même il te repoussait… Il faut croire que c'était toujours là, que tu avais toujours la même fascination pour lui.

Feu de camp. C'était ça le mot-clef qui venait de faire brutalement émerger Harley. Il leva brusquement la tête à ce mot et avisa la maison horrible et le brasier qui l'accompagnait. C'était toi qui l'avait allumé, ce feu. C'était toi qui avait mis les branches et qui t'étais décarcassé à produire des étincelles. Tu avais regardé les petites flammes prendre puis grandir pour enfin courir jusqu'au corps du géant aux yeux de glace. Et puis après... « Non... » Son gémissement ramena l'attention sur lui. « On peut pas aller là, on peut pas. » Il marcha jusqu'à Varian et s'accrocha à son bras. « Dis-lui qu'on peut pas. Varian voudrait pas qu'on revienne là, V. » le supplia-t-il d'une voix aiguë qui rappelait furieusement celle qu'il pouvait avoir avant dans ses moments de stress intense. Le brasier était déjà visible, avec posé dessus la silhouette carbonisée du géant assassiné. Je me cachai dans la manche de V., sans même plus songer à la vieille femme. Dans un premier temps pourtant, c'était ça qui m'avait traversé l'esprit : cacher notre œuvre. Après, j'avais juste oublié pour supplier, pour ne pas avoir à revoir ça et à imaginer.

dans le passé.
« Et alors ? J'y peux rien si ton grand-frère est un connard doublé d'un abruti. » Après une petite pause, il rajouta à mi-voix : « Avec moi en tout cas. » Le tact, ce n'était pas son fort à Harley. Même s'il était aux anges devant la démonstration d'affection de Kimi – elle devait être la seule à se comporter aussi naturellement avec lui, sans chercher à le prendre avec des pincettes ou être désagréable – il n'allait pas pour autant le lui rendre puissance mille. Il pensait tout son amour pour Kimi et parfois des élans d'affection lui échappaient… Mais voilà, juste voilà. Waouh, cohérent mec. « Faut dire ce qui est, très chère, ce n'est pas normal de ranger autant ! » Il ouvrit un des tiroirs au hasard et tomba… sur les fameuses revues aux images plutôt… dénudées… « Ah, euh... » Il se sentit rougir puissance mille devant les vieux magasines. « Charmantes lectures, pour quelqu'un dépourvu d'âme, hem. » Rouge pivoine, il sortit un des trucs en le tenant à deux doigts. « Je ne savais même pas que des gens lisaient vraiment ces choses. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Varian Standall


Messages : 227
Date d'inscription : 30/05/2017
Ft : Bill Skarsgard
Crédits : avengedinchains (avatar) bat'phanie (signature)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 14 Jan - 22:28

Long time ago.
Ouais, ça, c'était pas faux Harley, tu étais canon quoi que tu fasses. Ou presque.
« Raaah non mais… en fait si je le suis. » Voilà qui sonnait terriblement faux. Il essaya de se baisser pour remonter son pantalon, à moitié amusé et agacé par les agissements de son copain. « Tu schlingue Harley... » C'était plus pour râler au fond parce qu'au fond cette situation avait un tu ne savais trop quoi de comique qui te plaisait bien. Non en fait c'était l'ensemble qui te plaisais. Il s'apprêta à imiter son petit ami pour lui pincer la joue en retour mais la lumière qui clignota avant de se rallumer pour de bon le stoppa net. Son père. Son putain de père. Cela devait être la première fois qu'il était aussi furieux et gêné de le voir. En charmante compagnie. Qu'est-ce qu'ils fabriquaient. Bonne interrogation. Alors voyons voir. Tu vois ton fils à poil et son voisin qu'il n'est pas supposé supporter plus de deux secondes le pantalon baissé. Putain. Réponse 1, les deux allaient faire quelques trucs pas très catholiques, réponse 2 c'était un pari à la con (excuse banale mais qui pouvait sauver des vies) et heu… 3, Harley avait des subites envies exhibitionnisme et tentait de convaincre son voisin ? Ou alors il pouvait toujours balancer que Harley tentait de l'agresser. Ça pouvait également passer. C'était tout aussi étrange, mais ça pouvait. Sauf que ça, il s'y refusait parce que… Voilà. « Heu bah... » Vous êtes grillés. S'en est fini de vous. Il vous a vu, tout est TERMINE. « On... » Il avait juste envie que monsieur Weise tourne à nouveau les talons, et oublie cette vision. Et toi tu avais envie de fuir très, très, très loin d'ici. Sur une autre station pourquoi pas. De changer d'identité et de visage. « Ce n'est pas ce que vous pensez. » Voilà, c'était la seule chose censé qui sortit de sa bouche. Et pas trop trop fausse non plus, ils n'avaient rien commencé.

Aujourd'hui.
Harley le devança dans la panique. Alors qu'il en était toujours à se demander pourquoi le destin était si cruel avec eux en les ramenant sur le site maudit de la veille, son camarade – cramponné à sa manche – grimpa dans les aigus, refusant d'avancer.  La vieille femme elle aussi s'était arrêté, visiblement coupé dans son élan, pour regarder cette scène étonnante. Les mots ne lui venaient pas, et bientôt elle se retrouva juste sous leur nez, les sourcils froncés.

« Qu'est-ce qu'il raconte lui ? »

Parce qu'il devait traduire ? Parce que ce qu'avait dit Harley n'était pas assez clair ? Il avait envie de s'enterrer mille pieds sous terre là maintenant tout de suite. C'était tout juste s’il ne transpirait pas à grosse goutte, complètement paniqué à l'intérieur de lui. Elle n'avait pas encore vu les restes de son ami. Et elle ne devait pas les voir. Jamais. Ils devaient… éviter ça. Éviter ça ou c'était la fin. Sauf que la vieille femme était déterminé à venir chez son ami le bûcheron et que visiblement, Harley commençait à lui taper sur les nerfs.

« Ce n'est pas un esclave qui va me dire quoi faire, ni quoi dire ! » brailla t-elle, une main sur le cœur. « Alors tais toi ! » ponctua elle, le tout avec un sourire presque trop enjoué pour les circonstances.

Long time ago.
Une lumière se braqua un instant sur eux et Varian se raidit instantanément. C'était lui le p'tit génie ? Sans doute, l'autre devait être Harley. Dites moi que je rêve, que je n'ai pas entendu ça. Que que… ils plaisantent, hein ? Ils cherchent juste à le provoquer ? Visiblement ils attendaient une réaction. Harley avait lâché sa main pour enfoncer ses ongles dans l'accoudoir. « J'vous retourne la question. » Bon ça, c'était sortit tout seul mais techniquement, ils étaient aussi tout seuls sur leur rangé et bien à côté. « Quel humour ! » Ne te laisse pas démonter. Ne te laisse pas démonter. Ils ont rien vu, rien entendu, rien capté… Ils s'étaient levés tous les deux pour les rejoindre quelques secondes plus tard. Malgré l'obscurité, il distinguait clairement un sourire un peu trop con sur l'un des deux visages. L'un posa ses fesses à côté d'Harley et l'autre de Varian. Oh putain… On peut pas être tranquille deux minutes dans cette putain de station. Et pas moyen de faire sentir à son copain qu'il était clairement mal à l'aise là, maintenant. « Nan mais les PD c'est marrant, on a rien contre, hein ? » Bah encore heureux. Mais la n'était pas le sujet. « Je ne suis p... » « J'me suis d'jà tapé un mec, c'était marrant ! » Ok, ça c'était de trop, et dis de trop près aussi. Quand on pouvait sentir l'haleine de quelqu'un ce n'était pas très bon signe en général. Il se tourna vers Harley, complètement désemparé. Oui Varian était gêné. Pas gêné comme quand il l'avait fait pour la première fois avec Harley, pas gêné comme quand Kimi les avait surpris non là c'était un malaise beaucoup plus profond, l'impression que quelque chose dans la situation lui échappait mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Tout le mettait mal, le fait de se sentir étouffé par ces deux gars, le sourire de son nouveau voisin de fauteuil, la situation en elle même…

Aujourd'hui.
« Toi ! »

Elle s'était tourné vers Luna, les mains sur les hanches, les sourcils froncés.

« Viens avec moi. Et vous, attendez dehors que l'on vous dise de rentrer. Je vais prendre avec moi la plus normale et présentable du lot. »

C'était dans ces moments là qu'il avait l'impression d'être un vulgaire meuble, sourd, et que personne ne prenait en compte. En soit, il remplissait en ce moment à merveille le rôle du pot de fleur. Immobile, blanc comme un linge et muet. Mais oui, c'était la bonne solution. Que Luna s'avance avec la vieille, entre dans la maison, et que Harley et lui… cache leurs méfaits de la veille. La vieille dame s'approchait de Luna d'un air décidé et Varian baissa les yeux vers Harley, toujours cramponné à sa manche. Tu n'avais pas eu le cœur de l'envoyer chier cette fois-ci, il fallait croire que tu crevait trop de trouille pour le moment. Tu comprenais parfaitement sa peur, parce qu'en ce moment même, tu étais dans la même état d'esprit que lui. Oui oui, Varian ne voulait pas remettre les pieds ici.

Long time ago.
Je suis désolée Harley, tu es le seul avec qui il est aussi désagréable
, pensa Kimi. « Heu tu ne devrais pas... » Trop tard. Elle pouffa de rire devant la réaction de son voisin, toujours assise sur le bureau de son frère. « Bah qu'est-ce que tu veux, c'est un vrai mec là-dessus... » Elle arqua un sourcil. S'il y avait bien un truc qu'elle avait appris avec son frère, c'était de ne plus êtres gêné par ce genre de chose. « Me fait pas croire que tu n'en as jamais eu entre les mains Harley... » rigola t-elle. Quoi que, au fond, cela ne l'étonnerait pas tant que ça. Son frère était un cliché sur patte quand on parlait de fille. Donc de voir qu'il avait des revues comme ça planqué dans sa chambre… ce n'était pas si étonnant. « Berk repose ça Harley ! » Elle avait noté le teint cramoisie de son meilleur amie ce qui  continua de la faire sourire jusqu'aux oreilles. « Sauf si tu veux feuilleter, m'enfin, ça m'étonnerait que ça t'intéresse, toi. » Elle avait balancé ça d'un ton tellement naturel qu'elle n'avait pas – sur le coup – envisageait tous les doubles sens possible derrière sa petite phrase.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Harley Weise


Messages : 140
Date d'inscription : 30/06/2017
Ft : César Domboy.
Crédits : .ipar haizea (avatar)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Hier à 21:01

dans le passé.
Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien fabriquer… À ses yeux, la réponse était d'une limpidité effrayante. Ce n'était pas arrivé dans cette idée, et d'ailleurs ça avait très mal démarré… Mais oui, il avait eu l'intention de s'envoyer en l'air avec son voisin, là tout de suite, pour calmer le jeu, se sortir de ce mauvais pas, et accessoirement parce qu'il en avait envie. Le paternel parti, il avait estimé qu'il aurait l'appartement pour lui au moins jusqu'au lendemain, le temps que Jan se calme, passe du bon temps avec sa girlfriend du moment (long moment) et revienne avec un sermon en tête. Sauf que ce con était toujours imprévisible, toujours à se dire que j'allais me casser pour faire des trucs ans doute pas nets et dont il ne voulait absolument pas entendre parler. S'il avait trouvé la situation drôle, Harley aurait rétorqué un « À ton avis, ducon ? » agressif mais dans l'absolu, à part être mortifié sur place… J'avais juste pas envie qu'il sache. J'avais pas envie qu'il imagine des trucs, qu'il aille penser que j'étais gay ou quoi. J'étais avec Standall, point barre, c'était complètement différent et je ne voulais pas que mon propre père aille se dire que… Enfin c'était mes affaires ça, ma vie privée, mon petit monde perso. Ça n'appartenait qu'à moi. Et puis il connaissait très bien l'avis du paternel là-dessus : les tapettes, ça dérangeait pas mais chez les autres. Ce n'était pas le genre de défaut qu'il allait vouloir chez lui, encore moins chez son garçon déjà trop ceci ou trop cela. Les mains habilement plaquées devant les endroits stratégiques, il se balança d'un pied sur l'autre en fixant le sol. Il avait subitement très très très chaud. « Euh, je... » Vais aller m'habiller... Il tourna les salons et courut avec des drôles de petits pas un peu ridicules jusqu'à la serviette tombée dans la flaque d'alcool, l'enroulant prestement autour de ses hanches. Pendant ce temps-là, Standall essayait de sauver la mise mais Harley sauta sur l'occasion. « Si ! C'est parfaitement ce que tu crois ! Monsieur est venu jouer les sauveurs de putes là, comme tu peux l'imaginer venant d'un chevalier au graaand cœur comme cet abruti. » Il s'approcha vivement du paternel – un peu trop près même – et pointa un doigt rageur sur Varian. « Il m'a foutu à poil, le con, et t'imagines même pas ce que... » Le stress offrait un assez bon rendu à sa colère feinte. « … c-ce que que j'allais lui faire si toi là – il planta un doigt brutalement sur le torse de son père – tu n'avais pas ramené ta gueule. » Ah non, ça tu ne risquais pas d'imaginer ce que j'allais lui faire, c'est certain. Jan le poussa brutalement. « T'as bu, Harley ? » Juste un peu… D'accord, c'était super fort ce bordel… Mais juste un peu.

dans le présent.
Qu'est-ce qu'il racontait ? Pourtant c'était si évident ! Hier, ils avaient tué un homme. Ils avaient monté son bûcher avec application, laissant le soin à Harley de tout rassembler pour créer un magnifique barbecue. Puis ils avaient allumé le feu et l'homme s'était mis à chanter. Voilà, c'était tout ce qu'il y avait à savoir. Pour la première foi de leur vie, ils avaient tué de leur propre main quelqu'un avant de le regarder se consumer et mourir dans les pires souffrances qui pouvaient exister. Enfin tu l'avais regardé Harley. Varian avait détourné les yeux et était finalement entré dans la maison tandis que Luna s'était cachée dans ta manche. Mais toi, tu n'avais pas détourné le regard. Derrière l'horreur, le spectacle t'avait fasciné. Et maintenant, tu avais peur de faire face et que cette petite part de raison que tu avais isolé la veille, que tu avais protégé derrière un regard passionné, vacille en revoyant ton œuvre. C'était bien ça, Harley ? Tu avais tué ton honneur un peu plus tôt dans la journée alors maintenant, tu voulais juste sauvegarder la seule chose qui te restait : ta lucidité. « Toi tu sais, V. Tu sais qu'on peut pas... » implora-t-il d'une voix cassée en levant les yeux vers Varian. Elle lui intima de se taire et Harley la prit au mot. C'était si bizarre d'être pendu au bras de Varian comme ça, et encore plus de s'y sentir bien. Quelques années auparavant, le geste aurait paru naturel, il se serait collé à Varian sans lui demander son avis, juste parce qu'il se sentait triste et qu'il avait besoin de son copain pour aller mieux. Il l'avait fait quand son père lui avait asséner des vérités qu'il n'avait pas envie d'entendre, ou quand Kimi et lui s'étaient disputés, ou encore lorsqu'il se sentait juste triste. Sur Terre, tous ces contacts physiques lui avaient manqué puis il avait appris à s'en passer, à les refuser même. Personne ne touchait jamais Harley ici-bas, il ne le tolérait pas. Mais Varian, c'était tellement… familier. Oui, c'était ça le mot, juste familier, ancré dans des habitudes qu'il avait oublié.

Du coin de l'oeil, Harley regarda la vieille femme pointer du doigt Luna avec un « Toi ! » qui ne souffrait aucune réplique. La jeune esclave avait le visage blafard et semblait à deux doigts de fondre en larmes. Pourtant elle se rapprocha d'un pas devant l'interjection de la Grounder. « Oui madame. » Sa lèvre trembla légèrement mais elle acquiesça encore. « Oui madame. » Et elle lui emboîta la pas, non sans un dernier regard en direction de Varian et Harley. Débrouillez-vous bande d'abrutis, mais faites-le. Les deux femmes s'approchèrent de la porte d'entrée et la vieille l'ouvrit sans difficulté. « Ahiga ? » La porte se referma lentement derrière elles. « Vite ! » Harley lâcha brutalement Varian et se redressa, toujours paniqué mais l'esprit clair. « On d-doit cacher le Père Noël. » Angoissé mais décidé, il fila sans attendre Varian vers l'autre côté de la maison, se baissant au niveau des fenêtres. Le spectacle du cadavre calciné l'arrêta net dans son élan. Non, même si tu connaissais ton cerveau débile, tu avais très bien compris que le feu d'hier devait rester secret et que le géant aux yeux de glace devait disparaître sur le champ. Voyant Varian le rejoindre, il couina un « Vite, vite, vite ! » et attrapa la cadavre par les chevilles. Le feu fumait toujours dans le froid humide et le contact de la peau cramée lui donna la nausée. « P-prends les bras... » Il se sentit mal d'ordonner comme ça, et pas à sa place du tout. « Euh… S'il te plaît, pourrais-tu, accepterais-tu de, m'ho-m'honnorerais-t-tu de... » Il avait le droit de demander ça… ? La langue terrestre avait repris le pas sur l'Anglais qu'il n'employait plus jamais de toute façon. Sauf qu'il n'avait aucune idée du vocabulaire approprié pour demander un tel service, ni s'il pouvait… Luna donnait les ordres, c'était ça qu'il fallait, sauf que Luna n'était pas là mais dedans avec la vieille. Et lui perdait du temps dans ses problèmes de considération.

dans le passé.
Harley ne bougea pas d'un cil quand les deux se ramenèrent juste à côté d'eux. Il ne bougea pas plus lorsque son voisin leur renvoya la question (T'es con Standall putain, fais pas ça...) et pas davantage quand l'un des deux tomba lourdement dans le fauteuil à sa gauche, l'autre s'installant à droite de Varian. On est pas PD, bande d'enfoirés... Certainement pas non, jamais il n'irait se considérer de la sorte. Les gays, c'était ceux dont il se foutait de la gueule au collège. C'était le mot qu'on utilisait pour insulter les rebuts et les autres tapettes. C'était… C'était tout sauf lui ça. Harley Weise n'était pas homosexuel, voilà. Standall, c'est… Une exception à la règle. Je suis avec pas parce que c'était un gars mais parce que c'est… Enfin juste parce que c'est lui. Ça aurait été une meuf... Non, sans doute que non. Si Standall avait été une fille, il n'y aurait pas eu d'attirance. Et ça, tu le savais très bien, Harley. Oui mais…

Il se leva très lentement. Genre vraiment lentement. Sans se soucier du gars à sa gauche, qui à part sourire bêtement en se penchant par dessus l'accoudoir ne faisait pas grand-chose, il effleura Varian et attrapa l'autre type par le col. « Excuse-moi, qu'est-ce que tu viens de dire ? » « Hein ? Parce que t'es sourd en plus ? Héhé, j'ai dit que je m'étais déjà tapé un mec pour le fun, un pauvre type qui a vraiment cru que j'étais intéressé, pourq... » Le poing partit à toute vitesse pour fracasser la mâchoire de ce… De ce… « Tu trouves ça drôle, hein ? Ça te fait marrer ? » « Quoi, pourquoi, vous baisez vraiment ensemble… ? » Avec un cri de colère, Harley répondit par un grand coup de pied dans les côtes, croisant au passage un pied de chaise. Quelque chose lui percuta le genou et il tomba la tête la première sur l'autre qui lui explosa de rire au visage. « Oh non, Harley Weise le loser serait vraiment… ? » Ce qui lui avait cogné le genou, l'envoyant s'aplatir sur l'autre, c'était le gars de gauche, l’acolyte muet. « Ferme-la putain, tu racontes que de la merde ! » Il s'emballait, il allait dire le truc qui ne fallait pas et il le savait.

dans le présent.
« Pourrais-tu… Pourriez-vous... Participer… Au soulèvement de ce corps, s-si cela te... Vous semble possible… Sinon je peux le faire seul... » Le tout était demandé dans un anglais haché, bizarrement déformé par l'accent terrien qui était devenu le sien en trois ans. Parler anglais c'était… Il s'embrouillait de plus en plus, à chercher la bonne formule qui n'irait pas froisser son interlocuteur. Mais Harley, tu parles à Varian... Oui mais jusque là, il n'avait rien eu à lui demander ou c'était dan le cadre d'une dispute, pas d'une conversation normale… Parce que cette conversation est normale sans doute. « Raah ! » Il lâcha le corps pour se prendre la tête à deux mains et fermer les yeux. « Juste… s'il vous plaît, vous pouvez m'aider, il faut aller vite... »

dans le passé.
« Comment ça, un vrai mec ? Et non, je n'en ai jamais lu, et alors ? C'est bon, je ne suis pas un « vrai mec » du coup ? » Harley se sentait vexé du coup. Tenant toujours le magasine à bout de bras, gêné de voir autant de femmes si peu couvertes, il laissa quelques pages s'ouvrir et rougit de plus belle. Elles étaient toutes mortes, ces femmes, toutes depuis longtemps. L'Arche ne produisait pas de magasines papier et ceux qui traînaient à bord venaient de l'époque sur Terre. « Comment ça, toi ? » Il avait bien saisi le petit toi insidieux à la fin des paroles de Kimi. Il ouvrit le magasine. Sauf que c'était gênant de voir toutes ces femmes qui n'avaient rien demandé. Ce n'était ni intéressant ni sympa, c'était… C'était du voyeurisme, voilà.


Dernière édition par Harley Weise le Lun 15 Jan - 22:50, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Varian Standall


Messages : 227
Date d'inscription : 30/05/2017
Ft : Bill Skarsgard
Crédits : avengedinchains (avatar) bat'phanie (signature)

Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Hier à 22:34

Long time ago.
Harley partit dans une improvisation totale et plutôt bien mené. Et lui, n'eut qu'à afficher un air contrarié. Pourtant il eut envie de se plaquer une main sur le front quand il entendit la suite des arguments de son voisin. Vraiment ? Il allait jusque là ? Qu'est-ce que je fou là, c'était la question qui tournait en boucle dans ta tête là maintenant, tout de suite. Tu te demandais pourquoi tu n'étais pas né avec le super pouvoir de devenir invisible ou de te téléporter parce que oui, ce pouvoir aurait été terriblement pratique à l'heure actuelle. « Il a bu oui. » Puis il avait de l'alcool dans les cheveux aussi, à se demander comment il tenait une bouteille. Bon sang son père était si souvent absent ! Pourquoi fallait-il qu'il vienne maintenant ? Pourquoi ? Tu savais qu'il fallait que tu partes mais quelque chose t'en empêchait, fixant tes pieds au sol de cette cabine maudite. Quelque part au fond de toi, tu refusais de laisser Harley tout seul face à son père, et se démerder pour expliquer cette situation qui oui, n'avait aucun sens pour quelqu'un qui refusait d'en voir un. Mais rester là, avec cet air contrarié sur le visage... Disons qu'en ce moment même, tu jouais bien les victimes une fois de plus, mais à contre cœur. Il s'était empêché de balancer un calme toi Harley parce que ce n'était pas lui. Enfin, pas le lui que connaissait le père Weise, pas le lui que les gens connaissaient sur la navette. Varian n'aimait pas Harley et c'était réciproque. Alors l'attraper par L'épaule et tenter de l'apaiser, c'était un geste totalement décalé. « Heu je... » devrais peut-être rentrer chez moi avant que mes parents s'affolent en entendant ce boucan. « Je vais rentrer je pense... » Parce qu'à moins d'enfoncer le clou définitivement, d'en remettre une couche et de jouer l'acteur studio... Et aujourd'hui il n'avait clairement pas envie de ça.

Aujourd'hui.
Luna disparue avec la vieille femme à l'intérieur de la maison et Varian ne se fit pas prier pour suivre Harley en direction du bûcher. La vision qui s'offrit à lui le rebuta d'un seul coup. Parce que oui, en trois ans de vie sur Terre dans la région la plus hostile du pays, il avait eu la chance de ne jamais avoir vu les restes d'un homme calciné. Or là... là il ne pouvait rien y faire, il se devait de bouger ça avant que la vieille femme ne se rende compte de la supercherie. C'était tellement dur et pourtant, tu parvins tout de même à te convaincre de le suivre et de te pencher toi aussi sur le cadavre de votre agresseur.

« Harley, pas maintenant... » chuchota t-il d'une voix calme qui tranchait nettement avec la situation.

Il attrapa les bras, les narines froncées, comme pour éviter de sentir l'odeur écœurante du cadavre bien cuit qu'il avait entre les doigts.

« O-on va le mettre par là... » ajouta t-il. « Tu n'es pas obligé de me parler comme ça tu sais... »

On est sortit ensemble Harley. Bordel on est sortit ensemble, pendant des années ! Pourquoi tu me parle sur un ton aussi guindé ? Sauf pour te foutre de moi, je pense, tu n'a jamais du utiliser le vouvoiement. Ah, mais c'est vrai, tu n'es plus vraiment toi même ici.

Long time ago.
Varian passa une main sur son front avant d'esquisser un sourire forcé au nouveau venu à ses côtés. D'accord, qu'est-ce qu'il pouvait répondre à ça, hein ? Mise à part qu'il se foutait royalement de lui et de sa petite vie de naze ? Le tout sans qu'il ne s'énerve, sans que la situation ne dégénère. C'était ardue. Et sur le coup il se rendit à peine compte que Harley s'était levé. Ce fut quand son genoux frôla le siens qu'il fut happé hors de ses pensés et que... tout partit en couille. Reste calme Harley, reste ca-... Trop tard. Il avait touché une corde sensible et l'autre enchérissait toujours plus, encaissant les coups. C'est un cauchemar. « Merde Harley ! » Le cri lui avait plus échappé qu'autre chose quand son copain se retrouva le nez par terre, après l'intervention du poto muet. Il s'était relevé comme une flèche. « Oh mais t'es vraiment imme-... » Vlan. Le jeune homme s'écrasa sur la rangée de devant en poussant un cri de surprise, plié en deux. « E-est-ce qu'on peut parler calmement ? » Tu viens de lui donner un coup de chaise. De chaise Varian. Et maintenant tu veux parler calmement ? Parce que tu es le seul debout peut-être ? Qu'est ce qui t'a pris de faire ça ? Ça ne pouvait pas attendre que tu ailles comploter pour leur en faire baver plus tard, non ? Il avait fallu que tu joue dans la même cours que ces deux débiles hein ? Il s'était penché sur Harley et le releva, les mains tremblantes. Bah ouais tu tremblais, c'était pas toi ça. T'étais pas ce genre de gars, tu frappais pas les gens toi. Tu n'étais pas sur ton ring, mais sur celui d'Harley et il ne t'allait pas du tout.

Aujourd'hui.
« 'tain j'ai peur Harley... il va se passer quoi si elle découvre quand même ce qu'on a fait ? »

Est-ce qu'elle va nous tuer tous les trois ? Est-ce qu'elle va tout rapporter aux maîtres qui se chargerons de tous nous punir ? Est-ce qu'on va se sortir de cette affaire ? Est-ce qu'on va l'oublier ? Ça, c'est quelque chose aussi. J'aimerais tirer un trait sur cette journée, et ça, pour toujours.

« O-on reste solidaire, hein ? S'il se passe quoi que se soit, on reste ensemble hein ? »

T'avais juste besoin d'entendre des trucs réconfortant en réalité. Mais venant de lui, c'était mieux. Tu le pensais toujours capable d'avoir une discussion normale, après tout ce temps passé à l'entendre blablater des choses sans queues ni tête pour personne ? Toi tu voulais juste qu'il te rassure, comme il avait pu le faire autrefois, là-haut. Mais ce n'était plus comme autrefois. Autrefois, lui ou toi aviez les commandes, là, ce n'était plus le cas.

Long time ago.
« C'est pas ce que je voulais dire, désolé Harley ! » Mais c'était l'exemple qu'elle avait en permanence avec son frère. Et elle n'avait que lui, comme exemples. Les autres garçons elle n'en voyait pas, ou du moins, plus. Elle avait Varian et maintenant Harley. Elle toussota, se planquant dans sa manche et baissa les yeux, soudain un peu honteuse. « Toi tu... enfin je... » Là dessus elle n'était pas comme son frère. Varian était incapable de voir quand une fille lui bavait dessus, incapable. Incapable de saisir des doubles sens s'il n'y mettait pas du siens, parce qu'il n'en avait pas envie, qu'il se sentait au-dessus des autres et qu'il estimait ne pas avoir besoin d'eux. Il avait beau être un grand garçon, il faisait toujours la taupe dans ses moments là. Et elle qui rentrait à peine dans l’adolescence... C'était l'inverse. À rester cloîtrer jour après jour elle avait appris à décoder les regards malheureux ou plein de sous entendus que ses proches lui lançaient. À voir où il manquait des mots, ce qu'ils ne disaient pas... Et Harley c'était peu à peu greffé à ses proches. « Bah heu les filles... » Ça te plaît pas, non ? Je dois être la seule à l'avoir compris c'est ça ? Ou alors c'est juste les pensées d'une gamine de onze ans un peu paumé ?
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley)

Revenir en haut Aller en bas

Tell me what you know about dreaming. (harley)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Inclement Earth :: Place au jeu ... :: Frontières de Trikru :: Azgedakru (Ice Nation, La Nation des Glaces)-