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Tell me what you know about dreaming. (harley)

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Varian Standall
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 7 Jan - 13:11

Long time ago.
« Pitoyable, voilà ce que c'est. Et je t'emmerde Harley. Je t'emmerde. » Moins faux... Pour qui il se prenait pour lui balancer ça comme ça ? Pour ton petit ami peut-être ? C'était pas un truc que les couples faisaient ? Se dire les choses en face ? Ne pas être hypocrite entre eux ? Mais tu devais bien l'avouer, entendre des choses comme ça sortir de sa bouche à lui, tu n'aimais pas. Est-ce que tu t'y ferais un jour ? Quoi il en soit il avait appuyé là où ça faisait mal et ses sourcils s'étaient encore froncées d'avantage. « Certainement pas. J'ai pas envie de te regarder te saouler tout seul. » Oui parce qu'il ne comptait pas boire avec lui et encore moins se mettre minable pour ses beaux yeux. Ce n'était pas son genre, voilà tout.

Aujourd'hui.
"Sait pas qui c'est." Pire. Réponse. De. L'univers. Et bon sang, celle là, Varian ne l'avait pas vu venir, oh non. Il avait à peu près imaginé tout sauf cette répartie, digne du Harley v.02 qu'il avait sous les yeux après tout. Et évidement le vendeur se saisit de cette réponse pour la tourner en son avantage. Ce fut son claquement de main qui sortis Varian de sa profonde perplexité et de nouveau son pouls s'emballa. Ça va encore mal finir... Pourquoi ? Et évidement il remit Nei sur le plateau. Sur le coup il avait eu envie de lui donner un petit coup de coude discret, histoire de lui faire comprendre que oui, ce n'était pas l'évocation de sa débile de maîtresse qui allait changer la donne.

« E-excusez le il est... con. Est-ce qu'on peut terminer nos affaires avant ? »

Avant quoi il n'en savait rien, il voulait récupérer sa commande, se barrer d'ici avec un Harley encore entier et pouvant faire la route du retour sur ses deux jambes – si possible. Parce que oui, son cerveau avait beau être bien allumé, à tout les étages, il ne trouvait pas de parade. C'était plus lui ça, il n'avait plus l'habitude de trop se casser la tête pour sauver les fesses de son voisin.

« Con ? Tu sais quoi esclave d'Ada ? Voilà ta commande. »

Il poussa vers lui ses articles, Varian checka à la va vite  - et tout était (enfin) bon – et il fourra vite fait bien fait le tout dans son sac.

« Maintenant tu me laisses, et tu vas attendre dehors. »

Long time ago.
« Ouais, le clown que j'ai en face de moi. » Il voulait quoi, provoquer un tollé en le frappant ici, au milieu de tout de le monde ? Il voulait faire honneur à sa belle réputation ? Qu'il ne se gêne pas, dans tout les cas, il serait en tort. Alors Harley ? Maintenant qu'il l'avait bien en face de lui, il se demandait clairement ce que toutes ces filles lui trouvait. C'est vrai quoi, à l'époque, rien chez lui ne t'avais interpellé. C'était un gamin parmi tant d'autre mais qui avait sortis son épingle du jeu en s'approchant trop près de ta soeur. Mais en soi, il n'avait rien d’exceptionnelle aussi bien mentalement que physiquement. Pas même ces yeux que pourtant, des années plus tard, tu aurais en admiration. Tout ce que tu voyais c'était le gosse que tu haïssais depuis si longtemps. Que du négatif, rien de positif. Voilà ce qu'il était à tes yeux. « C'est qui que tu traite de pétasse là ? » Derrière lui, une ombre menaçante nommée Cara s'était rapproché. Elle aurait pu venir chouiner à ses pieds, lui dire de faire taire ce gamin impoli ou se plaindre comme ses idiotes d'amies auraient fais. Mais Cara aimait régler ses soucis toute seule, comme une grande et... Varian se recula assez rapidement pour ne pas lui aussi se recevoir le contenu du verre qu'elle venait de balancer en pleine poire de Harley. C'est le plus beau jour de ma vie, pensa t-il alors. Noël avant l'heure, mon anniversaire ! « Dégage Harley, de toute évidence t'as rien à foutre ici ! » Il ne savait pas trop si elle était réellement en colère ou si elle continuait de lui faire la leçon en prenant ses grands airs. Peut-être un habile mélange des deux.

Aujourd'hui.
Attendre... dehors ?
Oui, tu pourrais. De toute façon, il n'était pas à ça près, hein ?
Ça ne l'aidera pas à redevenir le Harley d'avant.
Ne fais pas d'esclandre. Vous n'êtes plus dans les bois là, vous êtes dans une ville d'importance. Le moindre accro et tout se saura. Vous serez puni. Tu sais ce qui arrive aux esclaves qui déconne Varian, tu as eu l'occasion de le voir récemment.

« Pfft. »
« Pfft ? »

Oups. Pourquoi il avait soupiré aussi fort ? Il recula de quelques pas, conscient que s'il relevait la tête un peu trop haut, le vendeur allait le prendre comme un défi.

« Comment pouvons nous nous excuser de cet affront ? »

De cet affront. Tu t’aplatis bien bas Varian. Il est où le vrai toi ? C'est quoi cette manière débile de négocier ? Tu vas faire quoi ? Lui dire que Ada changera de crèmerie s'il en venait à frapper Harley ou à lui faire du mal ? Certainement pas non, ta mère n'accepterait jamais que tu parles en son nom.  

« Peut-être que s'il s'excusait dignement ton idiot de camarade... »

Il avait fais le tour de son comptoir pour venir se planter devant les deux garçons, les bras croisés sur le torse. Il avança un pied vers Harley. Il voulait quoi, qu'il se prosterne et lui lèche les pieds ? C'était débile. Et trop simple pour un esprit aussi mauvais pensa aussitôt Varian. Il échangea un regard un peu paniqué à Harley, l'air de dire magne toi, fais un truc, dis que t'es désolé qu'on se barre d'ici...

Long time ago.
Bouh. Tu te rends pas compte de l'effort que je viens de faire pour te dire oui Harley. C'est compliqué pour moi. Toi t'aime braver les dangers et les interdits moi... Moi c'est différent. Il passa une main dans ses cheveux et soupira. Il était énervé. Bon. Tant pis. Il y avait quand même ce petit ton enjoué dans sa voix qui lui faisait penser qu'il ne lui en voulait pas tant que ça. « Je te suis. » Il en avait même oublié le nom du vieux film qu'ils allaient se mater. Je suis le pire des petits amis en fait, pensa t-il. Le pire de tous. Comment tu fais pour rester avec moi Harley, je me le demande. Tu dois... vraiment m'apprécier. Si j'avais été à ta place, j'aurais mis les voiles il y a belle lurette. La salle, minuscule, était encore vide. Sans doute y aurait-il personne d'ailleurs, il n'en savait rien, en tout cas, il croisait les doigts. « On se met au fond ? » C'était une question qui n'attendait pas vraiment de réponse en fait, parce qu'il avait décidé, en son fort intérieur, d'aller se mettre bien au fond, là où personne ne prêterais attention à lui et à sa grande taille.
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 7 Jan - 23:26

dans le passé.
« C'est ça ouais, je t'emmerde. » Toujours assis sur le rebord de la table en fer qui leur servait pour tout depuis des dizaines d'années, Harley considéra Varian avec un mépris évident. En fait Varian, il te faisait chier dans ces moments-là. Il te gonflait prodigieusement à te parler comme si tu n'étais qu'un gosse ou un mec irresponsable. Il se prenait pour Dieu le père avec ses conseils à la noix. Et chaque fois, tu le prenais mal. Il n'était strictement rien pour toi avant, ou du moins rien d'autre que l'enculé de voisin, et ça ne t'avait pas empêcher de faire ta petite vie comme tu l'entendais. « Rends-moi. Cette. Bouteille. » Son geste se fit plus insistant. Harley n'avait pas envie qu'on lui confisque quoi que ce soit comme à un petit enfant, qu'on lui dise qu'il n'était pas raisonnable, qu'il se comportait comme… Comme quoi d'ailleurs ? Comme un enfant ? La vérité, c'est qu'il continuait de se cacher dans le placard secret quand il se sentait mal. Il continuait de s'y faufiler comme il pouvait pour fermer le petit loquet et lire dans le noir, caché aux yeux de tous. Il continuait d'y passer des heures, à l'abri des autres, pour dévorer et redévorer des pages et des pages. Lire les autres et vivre leur vie, voir les arbres, la terre, les guerres à travers les yeux de personnages créés des dizaines ou des centaines d'années plus tôt. Après il rêvait, dans son placard secret. « Rends-moi ça, Standall. » C'était un ordre, plus une supplique. S'il avait envie d'aller trop loin, il le ferait. T'en avais jamais marre d'être excessif, mec ? T'en avais jamais marre de toujours faire le truc de trop, de faire le pas de travers qui conduisait toujours au même point ?

dans le présent.
Malgré sa peur, malgré sa gêne et malgré sa honte, Harley trouva encore le moyen d'être vexé. Il te voyait toujours comme un con, Varian. Ça n'avait pas changé depuis tout ce temps. À une époque, tu t'étais accroché à l'idée qu'il disait ça comme ça, pour rire, et puis tu avais réalisé que parfois, il le pensait vraiment. Aujourd'hui, il allait jusqu'à te présenter comme tel à un méchant vendeur. Tu savais bien que ce n'était pas Varian, pas ton Varian parce qu'il n'était plus là… Mais quand même, ça te perçait un peu le cœur. Harley lâcha un bref instant le sol des yeux pour glisser un regard triste à son ancien voisin. Même le commerçant eut l'air un peu surpris des paroles de l'esclave d'Ada. Tu vas attendre dehors... Oh oui, Harley se sentit rassuré l'espace d'un instant : Varian irait dehors. Lui serait puni mais seul, ou avec comme seul public des gens qui de toute façon se moqueraient de lui. Mais Varian ne serait pas là. Alors oui, il était soulagé. L'idée d'être encore frappé, puni ou traité comme un chien devant Varian le rendait malade à elle seule. Sa fierté, on l'avait piétinée, on l'avait laminée, on l'avait brûlée… Mais il en restait toujours un léger fragment, qu'il avait ramené avec lui.

dans le passé.
L'envie de fondre en larmes se fit encore plus grande quand Standall le rembarra à son tour. Techniquement parlant, c'était couru d'avance. Il était évident que Varian Standall n'allait pas laisser un petit roquet encore au collège le démonter… D'ailleurs, même Harley s'en rendrait bien compte plus tard, à tête reposée, quand il n'aurait plus ni le cerveau ni sa capacité de réflexion en feu. « Toi, je vais te... » Te rien parce que Cara revint à la charge en lui jetant le contenu de son verre à la tronche. Dégoulinant d'alcool, les cheveux trempés, complètement réduit au silence. Voilà, c'était à peu près Harley Weise à ce moment-là. En y regardant de plus près, il était presque sûr que parmi les gouttes d'alcool s'étaient glissées quelques larmes accidentelles. Tu avais atteint de tels sommets de colère que tu aurais sans doute pu tuer à ce moment. Vrai de vrai, tu aurais défoncé le visage du premier qui t'aurait touché. Cara l'acheva – échec et mat, Harley – et si jamais ça ne suffisait pas, quelqu'un lança un quolibet bien senti quelques part parmi les fêtards. L'adolescent cracha au visage de Varian et fit volte-face. T'allais payer ça un jour Standall. T'allais le payer dés demain, dés que... Pris d'une soudaine inspiration, il embarqua la nappe sur laquelle se trouvaient posées toutes les boissons. Le son du verre éclatant en morceau par terre ne lui fit aucun bien… Mais il le croyait un peu sur le moment.

« Quoi ! » Harley ouvrit la porte de la cabine, convaincu que c'était le paternel derrière la porte. La nuit était bien avancée même s'il n'était pas resté vraiment très longtemps à la soirée. Constatant que Jan n'était pas là, il n'avait pas pris la peine de se changer en rentrant et il empestait toujours l'alcool. « Qu'est-ce que tu veux, te foutre de ma gueule ? » Il avait déjà passé sa colère sur l'un de ses livres, craché dessus, déchiré, maltraité des pages avant de s'en vouloir à bord… Il n'était plus en colère, juste fatigué, haïssable et triste. Et l'une des poufs de Cara la salope se tenait devant chez lui. Rouge comme une pivoine, elle entra quand même et l'embrassa timidement. En vrai, j'avais touché les seins de quelques filles, je les avais embrassé, on s'était dit des trucs crados… Mais ça n'avait jamais été plus loin... « Tu veux bien que j'entre… ? » « T'inquiète, y a personne. » En fait, il aurait bien aimé que le paternel soit là, parce qu'il ne se sentait pas si prêt que ça maintenant.

dans le présent.
Il le détestait de rester là, de chercher à corriger le tir, d'essayer de l'excuser. Il voulait juste qu'il se casse et qu'il le laisse. De toute façon, le laisser, c'est tout ce que Varian savait faire. Laisser Harley. Voilà. C'était totalement injuste comme pensée mais derrière la peur venait juste la colère parce qu'il savait que son ancien ami n'allait pas gentiment débarrasser le plancher et le laisser seul avec ses ennuis. Tu te prends pour un héros, V. ? Varian n'est pas un héros lui. Tu vois, tu n'es pas lui, et tu ne le seras jamais. En fait si, Varian avait été son héros sur l'Arche, et plusieurs fois avec ça. Mais j'étais tout seul ici. C'était comme ça que ça marchait, non ? Tout seul avec mes pensées débiles que j'aimais pas, et Luna, trop collante. Et Nei. Tout seul, sans Varian. Sans Varian qui disait des truc méchants et que te donnait envie d'aller te cacher. C'était ce Varian-là qu'il voulait. Celui qui lui aurait dit « T'avais qu'à être moins con. » Il gardait les yeux rivés au sol mais il vit le commerçant s'approcher de lui, toujours si tranquille. Il savait qu'il gagnerait quoi qu'il arrive alors pourquoi se presser ? Harley ne partirait pas en courant. « Peut-être que s'il s'excusait dignement ton idiot de camarade... » Les joues blanches d'Harley s'empourprèrent légèrement quand il comprit l'ordre implicite du Grounder.

Et là, tu tremblais de tous tes membres. Ce n'était pas la peur ça, c'était l'humiliation. Avec Nei, tu te fichais de tout, elle t'avait battu à plate couture dés le premier jour… Avec les étrangers, tu n'étais qu'un sauvage, qui ne parlait pas, ne touchait pas, ne regardait pas. Ils ne pouvaient rien sur toi… Pas aujourd'hui. « J'attends. » L'Archéen se lécha les lèvres, incapable de se décider à… ça. Même après trois ans sur Terre, même après toutes ces choses, même après avoir perdu à peu près tout ce qui faisait d'Harley Harley, s'agenouiller comme ça… Il posa un genou puis deux par terre. « Ben alors, tu a perdu ta langue ? » « P-Pardon... » « Quoi ? » « Pardon monsieur. » « Monsieur ? Allons, un meilleur titre. » Petit silence, pour ravaler un sanglot. « Pardon… Monseigneur. » Le pied s'approcha de son visage, Harley l'embrassa délicatement. À deux doigts de tourner de l’œil. Un petit silence se fit puis le vendeur éclata d'un grand rire tonitruant, suivi des autres clients présents. L'esclave sentit une petite larme solitaire glisser sur sa joue sale : aujourd'hui, il avait tué Harley. « Bon c'est bien, brave petite chose. Maintenant... » Bam. Bam. Il lui donna deux grands coups de pied dans les côtes en perdant tout son côté jovial. « Dégage de là. » Il ne se le fit pas dire deux fois et poussa Varian pour sortir plus vite.

dans le passé.
« Oui. Et puis si tu veux, on peut se mettre chacun à un bout de la rangée aussi. Au cas où. » Il avait dit ça d'un ton très sérieux, comme s'il envisageait l'idée. Toute colère était mise de côté. Quelque part Standall, je crois que j'avais envie de te tester, de voir jusqu'où tu irais pour me dégager de ton après-midi. Je n'en pensais pas un mot de se mettre chacun d'un côté de la salle… Mais il y avait moyen pour que tu répondes oui. Oui. Oui parce que tu penserais que c'était la meilleure solution pour qu'on ne me voit pas avec toi, seuls dans le noir, dan une salle de rediffusion. Voilà. Harley balaya la petite salle du regard sans prêter plus attention à son voisin. S'il le regardait, Standall verrait qu'il était toujours en colère. Quand pourraient-ils être un couple, un vrai ? Ils n'étaient pas les seuls gays de cette putain d'Arche aux dernières nouvelles et qu'Harley Weise soit PD… Bah, ça les ferait rire. Tout les faisait rire quand il s'agissait de lui. La blague c'était « Ah, vous verrez le jour où il vont l'envoyer à la dérive ! ». Ce n'était pas une blague privée, les gens la lui faisaient même à lui. Alors qu'il baise un mec, franchement… En vrai, t'étais incapable d'assumer parce que tu ne voulais pas qu'on te colle une nouvelle étiquette, quelle qu'elle soit. Et surtout pas celle-là. Tu avais très bien entendu les blagues du paternel avec ses potes, ou les bonnes excuses, ou… Et puis tu savais qu'il n'aimerait pas que tu sois ça. Que les gens se foutraient de ta gueule. Que... N'empêche qu'il était en colère contre Varian, voilà.

dans le présent.
Harley jaillit de la boutique en ravalant un sanglot. « Ah Harley, vous avez fin… Ben, qu'est-ce qu'il y a ? » Varian choisit ce parfait timing pour sortir à son tour. « Pourquoi t'as fait ça ! Hein, pourquoi t'as fait ça ! » Pouf, il lui frappa le torse sans force avec un nouveau sanglot. T'en avais marre de chialer. Quand il n'était pas là, ça ne t'arrivait jamais. Tu attendais juste que ça passe et, avec Luna, tu braillais si elle t'approchait trop. Avec lui… Tout était de suite beaucoup plus compliqué, beaucoup plus dur, beaucoup plus humiliant. Peut-être parce qu'il t'avait connu avant, qu'il savait que… Mais non, parce que Varian n'était pas là, il restait juste ce méchant V. qui le regardait comme si… Varian te regardait déjà comme ça, parfois, sur l'Arche, Harley. « Tu pouvais pas j-juste te taire ? »
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 8 Jan - 15:34

Long time ago.
« T'as vraiment trois ans d'âge mental en fait. » Il posa la bouteille sur la table, juste devant son voisin et soupira avant de se lever de la chaise sur laquelle il était assit. Je n'étais pas venu pour ça à la base, juste pour... Je sais pas, passer un moment sympa avec toi, tu vois ? « J'me barre. Si c'est pour te regarder te mettre minable, c'est pas la peine. J'te suivrais pas sur ce coup là. » Des gens minables il en avait déjà trop vu et il n'avait pas envie de remettre ça. Encore plus quand il s'agissait de son petit ami. Il avait suffisamment d'images négatives de lui en tête pour en remettre une couche maintenant. C'était dans ces moments que tu avais l'impression d'être un prof. Ou un éducateur, quelque chose dans ce goût là. En clair, le gars qui s'était mis en tête de ne jamais faire d'écart et de faire la moral aux gens. Mais il fallait bien l'avouer, ce rôle là t'allait comme un gant parfois.

Aujourd'hui.
Le visage fermé Varian assista à la scène qui suivit sans prononcer un mot. Autrefois jamais une chose pareille ne serait arrivée, et tu le savais. D'abord parce que Harley n'en serait jamais venu à de telles extrémités et parce que toi... Toi tu ne serais pas resté là, les bras ballants à le regarder faire, sans rien dire. Mais c'était comme ça ici. On s'écrasait ou on se faisait écraser. En attendant de pouvoir renverser la tendance, ils devaient se plier aux moindres caprices de ces gens, sans jamais rien demander en retour. C'était comme ça. C'était injuste, c'était triste, mais c'était comme ça. Mais quelque part, tu avais eu un espoir qu'il ne le fasse pas vraiment hein ? Sa main glissa sur le comptoir tandis que le vendeur continuait à pavaner, amusant la galerie dans le même temps. Quel spectacle pathétique. Et toi, que faisais tu, hein ? Rien pour l'aider. Toi tu te concentrais sur tout autre chose. Est-ce que tu pensais réellement que cet idiot de vendeur allait se faire avoir ? Sans doute. Avec de grandes chances – et tu comptais dessus – il allait avaler d'une traiter son grand verre de cette boisson très prisée dans la région et qui t'avais tout de suite fait de l’œil. Les baies tombées au fond passeraient inaperçues.

« Au revoir. »

Au revoir. Il l'avait vraiment dit. Comme ça, comme si de rien était. Est-ce que tu t'entendais parler parfois Varian ?

Long time ago.
« Un jour il va passer par dessus bord. » « Calme toi Varian... » « Cette tapette a fichu en l'air ta fête. » Bon, en soi, il n'en avait rien à faire que la fête tombe à l'eau, il n'aimait pas les fêtes. Il venait pour elle, pour ses beaux yeux et pour les ragots amusants que l'on pouvait y entendre, et c'était à peu près tout. Non c'était de savoir que Harley avait fais le pas de trop envers sa copine et lui avait ensuite craché au visage. Cara laissa échapper un petit rire devant son air grognon. « Cette tapette... ha ha, t'imagines ? » « Ça ne fera qu'agrandir sa liste déjà immense de défauts. Qu'il aille se faire foutre. » Il n'en pensait pas un mot, parce que ce n'était pas son genre de sortir ce genre de vacherie à propos de ce qu'aimaient faire les gens entre eux. Mais là... c'était de Harley dont il s'agissait et donc, pas de retenue, toutes les insultes étaient bonnes à prendre. Cara jeta ses talons de dix centimètres à l'autre bout de sa chambre et haussa les épaules. « J'crois qu'une de mes potes est partis lui changer les idées. Demain j'lui parle plus à cette garce. » Ouais ben moi je suis sûr qu'il va trouver un moyen de me faire bien chier après cette soirée. Évidement, un pur moment de rigolade à le regarder se faire replacer comme il faut ne peut pas ne pas être suivit de représailles... C'est lassant. « Aller, on va se changer les idées ! » Mmh. Il n'en avait pas franchement envie, là, tout de suite. Ce qu'il voulait c'était attraper l'un de ces cours de la veille et bosser. Bosser ça l'aidait à se détendre et il adorait ça. Et puis d'abord, il était tard. Il avait un rythme de vie à tenir. Mais cela faisait des jours et des jours qu'elle le tannait pour passer à un nouveau stade de leur relation. Et quand elle plaqua ses lèvres sur les siennes il ne se sentit pas le cœur de dire non.

Aujourd'hui.
« D'accord. » La prochaine fois il n’ouvrirait pas la bouche. Tient, d'ailleurs, il allait commencer dès maintenant. Comme un môme de trois ans qui boudait pour une raison totalement débile. Que Harley explique tout seul ce qui venait de se passer à Luna tient. Au fond il avait bien envie de croire que tout n'était pas entièrement de sa faute. Que Harley n'avait qu'à y mettre du siens. Arrêter d'être aussi insupportable. Et tandis qu'il prenait sur lui pour ne pas lui balancer de but en blanc tout le fond de sa pensée, il se remit en route. Vers où, il n'en savait rien, mais tant qu'à être dans cette ville maudite, autant y flâner un peu. Faites ce que vous avez à faire, j'en ai ma claque moi. Il glissa à Luna qu'ils n'avaient qu'à se retrouver sur la place à l'entrée de la ville quand ils auraient fini leur tour. T'avais l'air d'un gamin frustré à ce moment là. Le genre que l'on venait de gronder très fort, et qui s'isolait pour faire le point sur sa connerie. Mais en attendant, c'était plus les coups d'Harley qui résonnaient encore dans ta poitrine.

Long time ago.
« Mais non, aller, viens, on va se mettre ici. » Au fond. Au milieu. Histoire de bien voir. Il croisa néanmoins les doigts pour ne pas que quelqu'un vienne se mettre aux deux extrémités de la rangée. Il lui fallait une porte de sortie rapide, au cas où les chose devenaient dangereuses. Tu y pensais plus par réflexe, et au fond, tu ne l'envisageait pas vraiment. Mais quelque part, tu étais triste de ne penser ne serait ce qu'une seconde à se genre d'éventualité. « J'adore ce film. » ajouta t-il, comme pour... Il n'en savait rien. Comme pour détendre l’atmosphère avec un Harley qui était toujours en mode drama-queen-qui-boudait-pour-le-moindre-accro. C'est la première fois qu'on se fait une sortie tous les deux, non ?
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 9 Jan - 23:33

dans le passé.
« Mais ta gueule ! » Il emmerdait Varian. Il emmerdait tous ceux qui se comportaient comme ça là, avec des grands airs, des grandes phrases et des petits mots méchants. Il leur souhaitait même de tous aller se faire foutre, et bien profond si possible. Sauf que venant de Varian, ça te blessait. Encore une fois. Qu'est-ce qu'il pouvait bien fabriquer en couple avec son contraire ? Avec un type juste comme il ne pouvait pas les supporter, tout plein d'idées, de concepts et de… De… Ouais, plein de supériorité. À quel moment il avait pu tomber amoureux d'un type qu'il ne pouvait pas voir en peinture une fois sur deux ? C'était pas vrai ça, t'adorais le regarder, le toucher, le caresser. T'aimais quand il t'embrassait et quand il te chuchotait des mots doux. T'aimais être juste avec lui, sans rien faire ni rien dire. Même faire tes devoirs dans la même pièce que lui t'avait plu à une époque. Ce n'était pas pour rien que tu l'avais voulu comme associé, puis comme aide-scolaire (haha), puis comme petit-ami. Tu n'avais jamais pu vivre sans lui. Et pourtant, il s'obstinait à le remballer, à dire des tonnes de choses qu'il ne pensait jamais, à jouer au plus con… sans fin, et sans jamais se lasser. Et Varian répliquait invariablement, de toute sa hauteur, et Harley n'était jamais capable de savoir s'il était sérieux.
D'ailleurs, Varian posa la bouteille juste devant lui, sur la table, et Harley s'en empara dans un mouvement d'humeur. « Merci ô grand maître de Varian de m'accorder le droit de faire ce que JE veux. » Il prit une grande gorgée d'alcool, grimaçant sous l'attaque du liquide dans sa gorge. Putain que c'était fort ce bordel... « Mais c'est ça, casse-toi ! Tu sais faire que ça de toute façon : te barrer en balançant de graaands mots… Tu devrais écrire un livre tiens ! Moi Varian, et mes conseils divins. » Varian sonnait très étrange dans sa bouche. Et puis la suite… C'était digne de a plus mauvaise comédie, du pire scénario, ou même des insultes de Varian. Bref, digne d'un gosse capricieux. Il cracha un jet d'alcool sur Varian, le touchant en plein milieu de son débardeur. Même moi j'en suis resté interloqué. C'était tellement… Tellement bête, tellement enfantin et tellement déplacé que le jeune dealer s'en sentit gêné pour lui-même. Il y avait vraiment des fois où je me demandais à quoi je pensais à un instant T, pourquoi je faisais ces trucs que je regrettais dans la seconde et qui... « Euh... » Le fou-rire le prit, irrépressible. « Oh putain mec... »

dans le présent.
D'accord. D'accord. Harley émit un espèce de bouuh ou du buuh dans un hoquet avec un geste de colère dans la direction de Varian avant de se frotter les yeux pour en chasser les larmes. « T'es méchant avec moi – un sanglot silencieux le coupa – et j-je sais même pas pourquoi. » Luna le poussa devant elle pour qu'il avance et se retourna brièvement vers Varian. « Ok on te retrouve tout à l'heure. Survis jusque là, s't plaît, ce serait pratique. » Elle se gratta la joue avant d'ajouter, à mi-voix. « J'sais pas d'où tu sors mais tu lui fais un sacré effet. Je l'avais jamais vu chialer avant aujourd'hui. Ni s'énerver d'ailleurs. » Pour ce dernier point, il l'avait bien envyer méchamment balader au début avant de ne plus rien dire du tout. D'ailleurs c'était généralement ça : il ne disait rien, ne faisait rien, complètement à l'ouest, avant de balancer une phrase aléatoire, souvent vraie mais mal dite ou mal placée. Et toujours au plus mauvais moment. « Bon, à plus Varianchanté. »

dans le passé.
« Je peux savoir ce que fabriquait cette fille dans ta chambre ? » « Des bébés, j'imagine. » Jan referma la porte de la minuscule chambre et s'appuya contre la porte. « Excuse-moi ? » « Quoi, tu veux des explications ? Avec des images aussi ? » « Tu as quatorze ans, Harley, quatorze et… Je… Vous étiez protégés au moins ? » Il affichait la tête du mec prêt à se flinguer, le paternel. « Nan. » Voire déjà flingué même. « Tu es complètement… – il chercha le bon mot – Complètement stupide en fait. Tu réalises que… Enfin à quel moment tu t'es dit que... » Le jeune père écarta les bras dans un grand signe de désespoir et d'incompréhension. « À quoi tu penses ? À quoi tu penses? Est-ce que tu réfléchis au moins ou... » Allongé sur son lit, Harley se cacha le visage dans le creux de son coude. « C'est bon là... » En vrai, ça n'avait pas été si top que ça, et il se sentait toujours mal. Ils étaient restés plantés un long moment à s'embrasser bêtement parce que ni lui ni elle n'avait aucune idée de la suite. Puis ils s'étaient hasardés à se toucher avant de filer se déshabiller maladroitement. Après... Outre les moments franchement gênants de bug, il n'avait pas trouvé ça terrible. Voilà.

dans le présent.
« Tu m'attends là, d'accord ? » « Oui. » « Tu ne bouges pas, hein ? » « Non. » « Et tu ne dis rien à personne ? » Devant le regard triste de son camarade, Luna haussa les épaules et entra chercher… Des trucs, sans doute. Tu te sentais malheureux pour Varian, pour ce qu'il te disait, pour la façon dont il te regardait. C'était ça, hein Harley ? Et puis tu étais fâché aussi parce que même si tu feignais de ne pas comprendre, tu savais que c'était parce que tu n'étais pas comme avant. Avant… Si, tu te rappelais très bien comme il était ce Harley. Tu avais les images dans ta tête, tu avais des souvenirs, tu avais des scènes parfois entières qui se rejouaient toutes une nuit dans ta cervelle stupide. Sauf que voilà, ça venait pas, ou plus. C'était bloqué, ça avait disparu. Tu n'avais plus ce répondant ou cette façon de penser… D'ailleurs, tu te demandais si tu étais encore Harley, si tu avais vraiment pu l'être un jour. Tu détestais ton toi d'aujourd'hui parce que tu voyais bien qu'il énervait les gens autour, qu'il ne faisait pas ce qu'il fallait, que visiblement il n'était pas comme il faut. Mais tu ne savais pas pourquoi. « C'est bon, on file retrouver Varian. J'ai récupéré les armes qu'il faut. » Effectivement, Luna portait des trucs rangés dans des grandes toiles sur le dos, en bandoulière. Elle avait aussi une plus petite besace. « Tu viens ? » Il lui emboîta le pas.

dans le passé.
« T'es sûr ? Comment tu vas faire si quelqu'un entre ? Te cacher sous le siège ? Partir aux chiottes pour jamais revenir ? » C'était dit, mais c'était dit avec ironie, avec fatigue. Sans colère. Il se sentait juste un peu fatigué par tout ça en fait. « Laisse tomber. » J'étais un peu partagé entre ma joie d'aller voir le film, et d'y aller avec toi en prime, et la déception d'avoir dû te supplier et de savoir que tu ne passerais sans doute pas un vrai bon moment. Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il aurait voulu prendre la main de Varian durant la séance ou le peloter dans le noir mais… Ouais, juste faire un truc normal, ensemble, sans chercher à faire des plans sur comment se cacher, comment réagir en cas de ceci ou de cela, épier ceux qui se trouvaient autour pour voir si personne ne les espionnait… Il se laissa tomber sur un fauteuil en soupirant. « Tiens c'est plus un truc maintenant ? » Avant que son voisin ne réponde, il se pencha par-dessus l'accoudoir pour l'embrasser brutalement. « On a le droit d'exister comme on veut, hein. Les autres... Les autres, ils n'ont qu' aller se faire foutre. » chuchota-t-il avant de l'embrasser de nouveau, plus doucement. La porte de la salle s'ouvrit en couinant.

dans le présent.
Harley montra Varian du doigt, près de l'entrée du village, et Luna traîna son ami jusque là-bas. « C'est bon, on a tout. On va pouvoir enfin rentrer. Ça devrait être plus facile dans ce sens je pense. » … Ils nous regardaient tous comme des chiens autour, ça mettait mal à l'aise, non ? Un peu comme dans la boutique, quand tu t'étais dit qu'ils tiraient des visages méfiants, comme face à des extra-terrestres. « Pff... » Harley ricana en se cachant les yeux, essayant de réprimer un fou-rire. « C'était vraiment des extra-terrestres en fait ! »
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 10 Jan - 12:13

Long time ago.
D'un côté la scène lui semblait totalement irréaliste. Et puis d'un autre.... pas tant que ça. C'était Harley après tout. Harley l'imprévisible, celui dont... Personne ne savait trop quoi penser au fond. Et ça, Varian ne l'avait pas vu venir, oh non. Il s'arrêta, net, figé en sentant l'alcool imbiber son débardeur. Monsieur propre avait une tâche. « Putain... ! » Harley éclata de rire. C'était quoi son putain de soucis à lui ? En plus de jouer les divas et les drama queen il fallait en plus qu'il réagisse – encore – comme un enfant de trois ans ? « Mais.. mais... » Il ne trouvait plus ses mots Varian. Il hésitait entre partir, la tête haute, comme si rien de tout ça ne l'avait atteint et... répliquer comme n'importe quel idiot le ferait. Évidement ce fut la deuxième solution qui l'emporta, il fit volte face pour s'emparer à nouveau de la bouteille et en renversa une partie sur son voisin. « Ha ! C'est marrant hein ? Na ! On est pareil maintenant. » Quel âge avait-il déjà ? Et pourquoi souriais tu comme un idiot fini Varian ? Cette scène était juste complètement absurde. Tu t'amusais peut-être ? Sans doute, tu étais totalement incompréhensible parfois.

Aujourd'hui.
« Mmh. »

Il haussa les épaules avant de partir de son côté. Qu'y pouvait-il... On allait tout de même pas lui reprocher de secouer un peu Harley ? Si ? Il n'alla pas bien loin à la vérité. Il posa ses fesses quelque part où il ne gênerait personne et attendit, les bras enroulés autour des jambes. Ockefell avait l'air d'être une ville bien. Différente de Missi, qui n'était qu'un simple village. La ville, le monde...  il avait apprécié tout cela déjà lors de sa première visite avec Orion. Ici on pouvait plus se fondre dans la masse. Missi lui sortait par les yeux. Sans doute parce qu'en trois ans, il avait eu le temps de la connaître par cœur, sur le bout des doigts et qu'elle était synonyme pour lui du début d'une vie qu'il ne voulait pas.

Long time ago.
« En fait tu l'avais jamais fait, hein ? » « Parce que toi oui peut-être ? » « Oh, la ferme... » Hop, remballé vite fait bien fait. Il n'en revenait toujours pas. Ce n'était pas décevant juste... Juste, il n'arrivait pas à mettre les mots dessus. Cette nuit avait été... « Tu m'as pris toute la couette, toute la nuit. » Voilà. C'était très bien résumé. « 'don. » « Rooh, mais boude pas V., t'as été très bien. » Bisou sur le front et Cara se leva pour enfiler à la va vite les premiers sous-vêtements qui lui tombèrent sous la main. Ma mère va me tuer, pensa Varian. Elle va me découper en morceau. Parce qu'il n'avait pas le droit, oh non, de passer la nuit ailleurs. Sa mère avait toujours le contrôle là-dessus, quoi qu'il en dise. Il n'osait pas imaginer la tête qu'elle ferait en comprenant ce qu'il avait trafiqué avec Cara. Tant pis. Elle s'y fera. Elle... « Cara ma chérie je pars bosser ! » La porte de la chambre s'ouvrit en grand sur la mère de Cara. Qui ne parut ni surprise, ni gêné. Absolument pas. « Salut Varian ! J'espère que vous vous êtes bien amusés ! Passe la bise à tes parents ! » Cara rigola quand sa mère tourna les talons avant de se jeter sur son petit ami, tout sourire. Et Varian s’enfonça un peu plus sous les draps pour disparaître pour de bon. Faites que je ne connaissent plus jamais de lendemain comme ça pitié.

Aujourd'hui.
Plus tranquille, il l’espérait sincèrement. Hors de question de recommencer le même calvaire qu'hier ou que la matinée. Il ne comprit la remarque de Harley qu'en prêtant attention aux visages tournés vers eux. Oui, les gens les dévisageait clairement. Parce qu'il n'était pas de Ockefell et même s'il portait les tenues typiques des habitants d'Azgedakru, ainsi que les marques d'esclaves de la région, ils sentaient qu'ils n'était que d'un village voisin. Ou alors la scène de toute à l'heure s'était déjà répandu et ils étaient devenus des célébrités. Génial.

« 'Me mettent mal à l'aise ces gens, partons. »

C'était peut-être sa paranoïa qui reprenait le dessus mais il avait comme l'impression que s'ils restaient encore quelques minutes ici, tout allait encore dégénérer. Tout ce qu'il voyait c'était des visages méfiants qui les regardaient, ou des regards durs, qui les jugeaient à des kilomètres.

Long time ago.
« Rooh, arrête... » Il avait attrapé l'un des petits prospectus qu'on avait disposé là, sur quelques sièges, histoire de faire un coup de pub à l'endroit. La liste des futurs projections. Parfois il se demandait à quoi ressemblait ce genre d'endroit sur Terre. Avant qu'elle ne soit évacué par ses habitants. Quand Harley l’interrompit dans ses pensées en l'embrassant, il se sentit raidir instantanément. Bordelsiquelqu'unnousvoitnoussommesfichus,adieubelleréputationadieujevaismourirsouslesinsultesetaaaaargh. « Moui heu... » Oui il était d'accord mais... Mais eux c'était différent, point barre. Oui il était nerveux, oui il était en train d'enfoncer un peu plus ses ongles dans son pantalons jusqu'à les sentir sur sa peau. Et oui le baiser qui suivit le détendit sans conteste. L'interrompre serait un crime : Harley embrassait si bien. L'une de ses mains se glissa dans la sienne quand l'autre effleura son genou... et la porte s'ouvrit. Il recula sa tête à la vitesse de l'éclair pour s'aplatir sur son siège. La main d'Harley toujours dans la sienne, son cœur battait la chamade. Tu pouvais l'entendre, hein ? D'ici tu pouvais sentir que je m'emballais complètement Harley. J'avais deux choses en tête : essayer de profiter de ce moment avec toi et espérer que les gens ne nous avais pas capté. Même si je refusais de franchir le cap, tu sais que je ne rêvais que de ça au fond ? Des années plus tard j'allais le regretter. Mais que veux-tu, à ce moment, je ne pouvais pas savoir.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 11 Jan - 22:55

dans le passé.
Hilare, complètement hilare, devant la tête qu'avait tiré Varian, il était plié en deux et se laissa arracher la bouteille d'alcool sans aucune résistance. « Hé… Pff... » Il repartit dans son fou-rire délirant, à base de hi hi hi et de ouh ouh ouh suraigus. Et puis son voisin lui renversa la moitié de la bouteille dessus, le calmant instantanément. Dégoulinant, il s'ébroua comme un chien, balançant des gouttes d'eau partout. « Putain mec, je sortais de la douche ! » Il sauta de la table, n'ayant plus du tout envie de rire, et la serviette lui fit la grâce de… se décrocher, imbibée d'alcool. « Putain de merde, tu fais vraiment chier sérieux... » Voilà, maintenant t'étais fâché sans trop savoir pourquoi, et vexé et gêné pour cette salope de serviette de bain qui jouaient les filles de l'air et qui se cassait sans prévenir, te laissant complètement à poil et dégoulinant d'alcool au milieu de la cabine. Il se trouvait devant son petit-ami mais il se cacha tout de même les zones stratégiques d'une main, tendant l'autre vers le carré de tissu vagabond. Sauf que là, avant même de l'attraper, t'as glissé sur la flaque comme un demeuré et t'as fait le vol plané de l'année pour atterrir à ses pieds, à ses pieds à lui.

dans le présent.
Si Luna hocha la tête d'un air grave, Harley continua de rire de sa propre blague, complètement obscure et qui datait surtout du magasin aux plantes. Les mains sur les yeux, il emboîta le pas aux deux autres esclaves direction la sortie de la ville. « En vrai, ils voyaient vraiment des extra-terrestres… Parce que les extra-terrestres… C'est nous ! » Il repartit dans son fou-rire à mi-voix, tout fier d'avoir exposé… On ne savait pas trop quoi en fait. Mais pauvre Harley, toi qui était prêt à rire et à, pour une fois, partager quelque chose de ton petit univers mental et secret, tu ne récoltas qu'un regard un peu perplexe et franchement indifférent de Luna. « Mmh, sans doute Harley, sans doute. » Mais… Loin de se démonter, il pataugea jusqu'à Varian avec un grand sourire candide.

dans le passé.
Il sentit son coeur s'emballer quand Varian répondit enfin à son baiser. Il le laissa prendre sa main, au bord de l'explosion de joie, et poser la sienne sur son genou. C'était des décharges de bonheur ça, dans mon genou, dans mon corps, partout. C'était des milliers de feux d'artifice de victoire, des milliers de petits pétards fêtards dans ma tête. J'avais envie de te plaquer là, sur ce fauteuil, de t'avoir là tout de suite. J'avais envie de… Je ne sais pas, de prouver quelque chose peut-être. J'avais envie de savoir qu'on pouvait être ensemble partout, qu'on pouvait faire ce que l'on voulait, s'aimer ou on voulait, si on le voulait et quand on le voulait. J'avais envie que... La porte de la pièce couina et Varian se recula brutalement, laissant un Harley penché tout seul, déçu et fermé. Il se laissa retomber en arrière et fusilla les intrus du regard. L'un d'eux, un garde, lui rendit un regard à peu près aussi aimable et pointa un pouce vers le bas. Loser. C'était ce qu'il lui disait chaque fois qu'il interrompait une bagarre où le dealer participait évidemment. Loser, comme ta psychopathe de mère. Il se sentit rougir de colère et s'appliqua à soutenir le regard, provoquant. Il fallait toujours qu'il nargue, Harley, qu'il provoque, qu'il titille… Loser, tu vas crever un jour et tu manqueras à personne. Si, il manquerait au moins à deux personnes. Kimi serait inconsolable… Et l'autre se tenait a priori à côté de lui. Mais tu étais vraiment sûr qu'il voulait vraiment de toi ? Si on t'envoyait à la dérive, comme un chien galeux, est-ce qu'il serait triste ? Est-ce qu'il le dirait ? Ou est-ce qu'il garderait tout ça pour lui pour passer publiquement à autre chose, à une pouf blonde, soumise et idiote ? Est-ce qu'il parlerait un jour de toi ou est-ce que tu ne serais qu'un chapitre à oublier ? Le petit groupe s'assit à proximité de l'écran. Un, deux, trois... C'était bon, ils ne regardaient pas. Le jeune dealer se pencha de nouveau par-dessus l'accoudoir rongé de trous et effleura le torse de Varian avant de l'embrasser de nouveau. C'était ça que tu voulais toi. Tu voulais repousser les limites, les interdits. Tu voulais jouer au conquérant, à celui qui n'avait peur de rien. En vrai, il n'aurait pas assumé et il le savait, mais il aimait se convaincre du contraire et rejeter la faute sur son voisin.

dans le présent.
« Putain Harley, ferme-la ! » Il gloussait toujours de rire en fixant Varian, attendant il ne savait quoi. Une réponse peut-être, ou de l'attention, un rire, un sourire, un signe de gentillesse, d'amitié… Il passait plutôt pour un doux-dingue à rire en racontant des bêtises aux origines que lui seul connaissait, mais ça il ne le savait pas. Il ne le comprenait pas plutôt. « Silence ! Tu te tais maintenant ! » La voix basse de Luna se fit plus pressante. Elle sentait tous les regards des Grounders de l'entrée de la ville les regarder avec hostilité. Ce n'était pas des esclaves d'ici, pas des esclaves de l'un des leurs, et ils osaient se promener sans maître, sans rien, et par groupe de trois. En prime, ils étaient bruyants et joyeux, ce qui ne collait définitivement pas à l'image d'un esclave correct. Des rebelles ? Des échappés qui cherchaient à fuir leurs maîtres inconscients ? Toi, tu savais pas tout ça, t'y pensais même pas.

dans le passé.
« Tiens mais c'est la salope d'en face ! » Il referma la porte de chez lui d'un grand geste du bras, l'envoyant claquer comme jamais contre le linteau. Bang, ça c'était la porte en fer bien fermée, bien brutalement. Narquois, Harley s'adossa contre cette même porte de sa cabine, fixant avec un sourire narquois madame Standall qui sortait de chez elle au même moment. En vérité, il savait très bien qu'elle partait de chez elle à cette heure-là pour aller bosser et qu'il pourrait aller voir Kimi en toute impunité ensuite, quand la mère aurait gentiment débarrassé le plancher de sa désagréable présence. Un temps, j'avais fait des efforts et je m'étais arrangé pour quitter ma cabine une fois la mère Standall hors du couloir. Maintenant… Elle était trop marrante et c'était plus fort que moi, j'arrivais plus à me raisonner assez pour ne pas aller la faire chier. J'attendais qu'elle ferme sa propre porte pour émerger, histoire que nos conversations n'arrivent pas – trop – jusqu'à Kimi. Ensuite j'attendais. Puis j'allais voir sa fille.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 11 Jan - 23:46

Long time ago.
« Mince alors, j'avais pas calculé tient... » Qu'il sorte de la douche, du lit ou de dieu sait où, il s'en foutait. Il lui rendait juste son geste. D'accord, il y était peut-être allé un peu fort. « C'est le pompon. » ajouta t-il pour ponctuer le tout. À ce moment là il ne su pas trop si c'était à son tour d'éclater franchement de rire ou non ; quoi qu'il en soit, il ne pu se retenir très longtemps. « Bordel ! Ha ha mais... » Il était littéralement plié e deux ce qui devait donner une scène un peu étrange. « Oh oh mais te planque pas mec j'ai déjà to... ha ha ha ! » Harley s'étala comme une crêpe, juste là, sous ses yeux, à ses pieds. Toujours hilare il eut bien du mal à articuler la suite. « T'as besoin d'aide pour te relever ou t'es trop fâché pour que j'te touche ? » Quelque part, ces moments là étaient... les plus funs de leur relations, il devait bien l’admettre. C'était totalement inattendu, sans aucun sens...

Aujourd'hui.
Varian pressa le pas pour sortir de cette fichue ville. Hors de question que les habitants d'ici leur tombe tous dessus en masse pour leur comportement... suspect. Car oui, pour de simples esclaves, ils l'étaient, suspects. Luna s'énerva après Harley lui évitant donc de le faire à son tour. Il avait attrapé Luna par les épaules avant de foncer vers la sortie.

« Aller aller, on réfléchit plus, on rentre... »

Harley et ses blagues (?) attendraient. Franchement... Ce n'était clairement pas le bon moment pour plaisanter aux yeux de Varian, et à ceux de Luna aussi visiblement.

« Hé vous ! »

La voix d'une femme retentit derrière eux alors qu'ils venaient de poser un pieds hors de la ville. Bordel, on y était presque... Fermant les yeux, il se retourna pour faire face à une femme d'un certains âge qui visiblement, n'avait rien raté de leur petite scène.

« Où pensez vous aller comme ça ? »
« Nous... »

Prit au dépourvus, Varian se tourna vers Luna pour l'interroger du regard, puis se tourna ver Harley. Était-ce un piège ? Encore un ? Elle allait sortir une arme de sous son grande et épais manteau pour tous les descendre un par un ?

« Nous rentrons à Missi. Nos maîtres attendent leur colis. »

La vieille dame plissa les yeux, l'air de se demander s'ils étaient sérieux ou non et avisa quelques secondes l'attirail de Luna, et les marques qu'ils avaient sur les joues. Oh je la sens pas celle là. À coup sûr, ça sens le mauvais coup qui va encore nous tomber dessus.

Long time ago.
L'une des personnes qui fit irruption dans la scène capta Harley en moins de deux secondes et Varian se ratatina sur son siège, comme si un tel geste pouvait l'aider à mieux se fondre dans le décors. Pitié qu'ils aillent s'asseoir loin de nous, pitié... Les joues toujours en feu il poussa un soupire de soulagement en voyant sa prière se réaliser. Il les regarda poser leur cul près de l'écran et se dressa dans son fauteuil, s'éventant nerveusement avec son prospectus. Pas pour longtemps car son voisin se pencha à nouveau par dessus son accoudoir pour l'embrasser. « 'rley... » glissa t-il entre deux baisers. « En fait tu veux me sauter d'ssus, hein ? » Il parlait tout bas, si bas qu'il avait l'impression d'à peine remuer les lèvres. C'était tout le soucis quand c'était Harley aux manettes, il avait du mal à garder le contrôle. « Le film commence... » Il en avait presque oublié le film qu'Harley avait voulu venir voir. C'était sur quoi déjà ? Une comédie, ou quelque chose dans ce goût là ? Le tout allait rapidement lui revenir. Le cœur battant toujours aussi fort, il se cala plus ou moins bien sur l'épaule de son voisin. « Harley ? Je t'a... » Les premières images apparurent. Putain il allait balancer quoi là ? « Je t'adore Harley. »

Aujourd'hui.
« Escortez-moi jusqu'à Missi, je m'y rend également. Et je ne dirais pas à vos maîtres l'agitation que vous avez provoqué ici. »

Parce qu'ils étaient déjà fiché ? En moins d'une heure ? Il aurait pu ne pas s'en faire. Se dire que, de toute façon, il y avait suffisamment d'esclave dans la région pour que personne ne sache qui ils étaient, que cette vieille dame ne trouve jamais qui étaient leurs maîtres respectifs. Mais il fallait se rendre à l'évidence, leur trio était insolite et ne passait pas inaperçu. Il coula un regard mi-agacé mi-stressé aux deux autres. Nouveau challenge, éviter la route de l'aller. Il serait fâcheux que cette femme tombe nez à nez avec les cadavres qu'ils avaient semé.

Long time ago.
« Le raté... Certaines choses ne change jamais, toujours aussi irrécupérable mon garçon ! » May Standall passa outre l'insulte de son jeune voisin et ferma les yeux sur cet incident. Elle en avait l'habitude et désormais, elle se contentait de raconter au Weise père ce que son fils lui balançait à chaque fois qu'ils se croisaient, et d'en parler avec ces autres collègues. Ce garçon était bon à enfermer, voilà tout. Un raté comme sa mère, qui finirait comme sa mère. Pauvre Jan. elle avait tellement de peine pour lui.

Kimi ferma le tiroir du bureau de Varian avec fracas. Bon sang, où rangeait-il sa collectionner de crayon à papier ? Lui qui était si ordonné, elle n'arrivait pas toujours à saisir son sens du rangement. Au détour d'une pile de cahier que Varian entreposait là depuis son collège elle tomba sur ses revues (quel scandale que sa mère n'ait toujours rien vu) et ferma le tiroir. « Pfft, tu crains frangin. » Et puis tant qu'elle y était, elle continua son inspection pendant quelques minutes. Oui, fouiner c'était mal, mais Varian était un garçon intriguant. Adorable à ses yeux, bourré de qualités, mais intriguant. Tout en chantonnant un air de sa musique favorite elle fit son petit tour avant de s'avachir sur le lit de son frère. Il était où à cette heure ? Et où diable était Harley ? Normalement, il devait arriver. C'était leur moment à tous les deux de la journée, celui qu'elle attendait avec impatience. Elle qui ne sortait jamais. Ce fut le bruit d'un claquement de porte, puis de pas dans le petit couloir qui lui firent lever la tête. « Harley ? »
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Ven 12 Jan - 22:49

dans le passé.
« Va te faire foutre ! » couina-t-il dans un filet de voix. La vérité, c'est qu'il se sentait toujours fâché, que son poignet lui faisait franchement mal après son envolée forcée et qu'en prime, il ne se sentait pas franchement glorieux. Bref, à part lui faire un doigt d'honneur tremblant depuis le sol, tu ne me sentais pas franchement de répliquer. Il arracha une dernière fois la bouteille des mains de Varian et descendit ce qu'il en restait – un fond quoi – avant de la balancer… Dieu seul sait où, quelque part dans cette misérable cabine qu'il ne supportait plus depuis des années. Et ça c'était ton petit moment de faiblesse, ta recherche un peu pitoyable de courage. T'étais fatigué, tu ne savais plus quoi penser ou quoi faire… Hop, un fond de ce truc répugnant et beaucoup trop fort pour toi et tu te sentirais à nouveau comme il fallait : invincible, intouchable… L'empereur, ce serait toi. « Tu la fermes jamais en fait. » Avoir mal, c'était tellement quotidien quand on s'appelait Harley Weise et qu'on choisissait toujours de jouer au plus con qu'il mit assez aisément les résidus de sa chute pour se redresser tant bien que mal à genou. « Je ne vois pas pourquoi je devrais me lever… Toi par contre, tu peux me rejoindre. » Dans un petit rire goguenard, il attrapa son voisin par la taille de son pantalon et tira vers le bas, emmenant futal et caleçon dans le même mouvement. « Hop, tout le monde pareil ! »

dans le présent.
Varian attrapa Luna par les épaules pour la pousser en avant, laissant Harley quelques pas derrière. À ce moment-là, une voix les interpella et leurs regards convergèrent tous vers le même point : une vieille femme toute emmitouflée de cuir et de fourrure. Elle avait un regard qui te faisait peur, cette dame. Ce genre de petite lueur un peu sournoise, discrète mais jamais complètement cachée, qui brillait en fond et qui te mettait vite en garde : attention Harley, danger ! Danger pour toi, ou danger pour Nei ! Une petite part de lui compléta sans qu'il ne s'en rende vraiment compte avec un danger pour Varian. Face à la demande de la vieille, il mordilla avec angoisse le bout du pouce de son gant, fidèle à l'un de ses plus vieux tics. « On doit pas rentrer par la route d'avant alors. » annonça-t-il à Varian et Luna, derrière de grands yeux intimement convaincus. « Ah bon, pourquoi ? » demanda instantanément la femme d'Azgeda en plissant les yeux. C'est là que t'as saisi que tu avais fait une bourde : devant la question de la vieille, et devant l'air subitement bizarre de Luna. « Parce que… Vous êtes vieille. » Vite, une astuce, un truc, un autre argument. « Et moche. »

dans le passé.
« Que dalle, jamais je ne te sauterais devant ce film, Standall. » marmonna Harley entre ses dents serrées. « J'ai juste envie qu'on fasse des putains de trucs normaux sans que tu partes la queue entre les jambes là, effarouché. Je sais que tu as honte mais… C'est ça, tu m'adores ouais. » Pour preuve, on ne s'était jamais rien dit. On n'avait jamais échangé tous ces mots de tendresse, toutes ces belles phrases. On n'avait jamais eu ces moments qui pouvaient vous faire frissonner dans les films. Tu ne me les avais jamais dit… les plus beaux mots du film qu'on allait enfin voir ensemble. C'était son film préféré, celui qu'il pouvait voir encore et encore sur l'espèce de vieil écran que la madre avait déniché ce qu'il semblait être un siècle auparavant. « Ma mère adorait ce film. » Il l'avais vu une fois, à ses cinq ans, sans rien piper à rien, et il s'était fait chier comme un rat mort.

dans le présent.
Harley passa la langue sur ses lèvres gercées, incapable de baisser les yeux devant le regard d'abord surpris puis carrément indéchiffrable de la vieille en face de lui. Il se sentait un peu comme ces animaux pris dans une vive lumière : effarouché, incapable de fuir, complètement sûr d'avoir dit ou fait une bêtise quelconque. Vas-y, déteste-toi. Déteste-toi depuis le début, depuis tes premiers souvenirs jusqu'à aujourd'hui. Hais la moindre de tes phrases, le moindre de tes souvenirs. Déteste-toi d'être un abruti, d'être malchanceux et de ne plus exister. C'était plus simple cette dernière année, sans Varian. C'était plus simple quand il avait juste à suivre le mouvement et à alterner entre peur, humiliation, douleur et idées noires. On disait qu'il était mort, qu'il était vide, qu'il n'était rien… C'était tellement vexant à entendre ! Il n'avait plus fait d'efforts dans son duo avec Nei parce qu'il n'avait jamais eu la moindre raison d'en faire, mais il n'avait jamais cesser d'être. D'être Harley, ou ce Harley, peut-être, mais d'être vivant et de se sentir mal, certainement pas. Et là tout de suite, il se sentait mal. Et coupable aussi.

dans le passé.
« Eh ouiii ! Le raté va s'enfiler la fille et le fils ! Ah ah ah ! » Okay, ça c'était un rire de dingue Harley, c'était peut-être de trop… D'autant que tu ne comptais t'enfiler ni la fille, et encore moins – eurk – le fils. Mais ça t'avait fait du bien alors pourquoi pas. Il agita un doigt grossier et plein de rage dans le dos de madame Standall. Cette femme, c'était de la haine qu'il ressentait pour elle. Il haïssait souvent dans ses moments de colère, assez pour pouvoir douter qu'il ne franchirait pas un jour la mauvaise ligne… Mais ce n'était que dans ses plus mauvais moments. Pour Standall Mother, c'était permanent, quelque soit son état d'esprit. Elle savait toujours, depuis toujours, mais ce n'était qu'une conne et une égoïste. Une belle salope comme on en faisait peu. Et après, ça jouait les mamans parfaites, les femmes fières et intouchables… Tu parles, ouais.

Il attendit qu'elle soit enfin loin de là, elle et ses miasmes répugnants, pour entrer sans aucune gêne chez les voisins d'en face. Il referma la porte avec le pied et balaya la cuisine du regard. Personne… mais la voix de Kimi s'éleva de la chambre de Varian. Il marcha en silence jusqu'à l'encadrement de la porte pour trouver une Kimi allongée sur le lit de Varian et qui le fixait. « Qu'est-ce que tu branles là ? » Son regard glissa de Kimi à la chambre angoissante de son propriétaire. C'était assez bizarre de se tenir là en fait. Être assis à la table de la salle commune, passe encore, mais sur le seuil de la piaule de Standall, c'était… Bizarrement jouissif en fait. Comme violer une propriété privée quoi. « Putain paie ta piaule quoi. T'es sûr qu'il a une âme, ce con ? » Il se tapota les lèvres du bout du doigt en s'approchant du petit bureau avec méfiance.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Sam 13 Jan - 22:19

Long time ago.
Tu peux me rejoindre… il pouvait toujours rêver. Pas après la scène qu'il lui avait fait. Ça non. Qu'est-ce que tu crois mon coco, que je va… oh putain. « Mais t'es trop con ! » Heureusement que son père était partit passer sa soirée chez sa copine, hein ? Tu imagines devoir tout lui expliquer là ? Non parce que la scène ressemblait clairement au genre que l'on trouvait dans une mauvaise comédie ou au pire, un vieux film X. « Alors là même pas en rêve mon vieux ! » Il remonta son caleçon à la vitesse de l'éclair, le visage complètement cramoisie. « Je… tu… 'fin merde ! Regarde toi ! » D'accord, même comme ça tu lui trouvais quand même un petit charme. Mais c'était juste parce que, quand il s'agissait de lui, tu n'avais pas l'esprit clair pour ce genre de chose. « Je… Comment tu peux penser à ça, hein ? T'es con. »

Aujourd'hui.
Tu n'as pas dis ça, hein Harley ? Tu n'as quand même pas dis ça…
Et si. Il s'apprêta à rattraper le coup en sortant l'excuse banale du chemin trop long et pénible qui n'avantagerais ni eux, ni la vieille femme, mais son ancien voisin de pallier fut plus rapide que lui. Et termina de s'enfoncer pour de bon, si toutefois c'était encore possible. Il leva les yeux vers le ciel, mais fut surtout rattrapé par la froideur du regard que la vieille dame lança à Harley. Oui, il était évident qu'elle n'avait pas apprécié ses derniers mots. Sérieusement, il n'avait trouvé que ça à dire ? Mais tenant compte de la dernière remarque que Harley lui avait adressé, il s’abstint de prendre la parole.

« Parce qu'il peut parler, le chien galeux... »

était-elle juste vexée ou agacé ? Peut-être amusée ? Un savant mélange des trois ? Il l’espérait. La vieille femme refila un coup sur la tête d'Harley (en se hissant sur la pointe des pieds) et grommela encore quelques mots dans sa langue natale que Varia ne pu saisir.

« Tu me portera si je suis fatiguée. »

Voilà qu'elle dictait sa loi. Mais au moins, il n'y avait pas eu de représailles sévères quant aux mots de Harley. Et c'était tout ce qui comptait. Qu'ils arrivent entier à Missi et qu'enfin leur maîtres respectifs voient leurs esclaves revenir – avec en prime leur précieuse cargaison.

Long time ago.
« C'est trop aimable, merci.. » répondit-il à voix basse. Je te le promet Harley, un jour… un jour… « Ah... » Ah, que répondre à ça ? La mère de Harley, c'était un sujet sensible. Il n'aimait pas le mettre sur le tapis, encore moins discuter d'elle. Répondre un « je suis désolé » ou un truc du genre n'était pas la bonne chose à faire, en fait, Varian ne su comment rebondir. Il détourna les yeux de son petit ami pour les river sur l'écran. De temps en temps il se demandait si la mère d'Harley aurait été d'accord pour eux. Si ce genre de chose ne la gênerait pas, elle. Si elle aurait été heureuse de savoir son fils avec quelqu'un. Sa mère à lui en mourrait à coup sûr, qu'il soit heureux ou pas. Sa mère à lui en ferait toute une montagne, jusqu'à qu'il arrête. Il le savait, sa mère à lui le bloquait inconscient, l'empêchant de dire tellement de chose à Harley… Un éclat de rire provenant du premier rang le fit sursauter et la tira de ses pensées.


Aujourd'hui.
« Est-on encore loin ? »

Varian ne su pas vraiment s'il devait répondre. Après tout, elle devait connaître la réponse. Sans doute voulait-elle les tester ? Peut-être voulait-elle voir s'ils étaient de véritables guides de la région ?

« J'ai besoin de m'arrêter ! »

Elle s'était cramponnée à sa manche, et Varian s'arrêta net. Pourquoi maintenant, alors qu'ils étaient lancés ? Cependant il n'était pas en position de négocier. C'était elle qui avait le pouvoir ici, pas eux. Eux ils n'étaient rien.

« J'ai un ami habitant par ici, à l'écart de la ville pour ne pas être embêté. Allons chez lui. Il sera ravi de me recevoir. »

Oh, Varian n'en doutait pas. Et de toute façon, que répliquer ? Il hocha bêtement de la tête – comme s'il avait le choix – et jeta un regard triste à Luna, puis Harley. Ils n'étaient pas couchés… Il espérait juste que son ami soit aimables, du moins, autant qu'elle, et qu'il tolère leur présence auprès de son amie. Cela faisait de longues et terriblement ennuyeuse minutes qu'ils marchaient sans mot et sans faire d'accro, il priait pour rester sur cette voie.

« Oh, mon ami à du faire la fête hier soir. Je vois les reste d'un grand feu de camp ! » Elle se tourna vers eux, tout sourire. « Allons signaler notre présence ! »

Varian était blême. Voir carrément de la même couleur que la neige qui les entourait ici. Il se sentait mal, il avait à la fois envie de prendre ses jambes à con cou et à la fois envie de pleurer face à ce destin si cruel. Comment ils avaient fais pour revenir ici ? Pourquoi étaient-il ici ? Pourquoi, pourquoi ! Devant eux se dressait la maison du géant à la barbe et à la batte cloutée.

Long time ago.
Kimi sauta sur le dos de son voisin de pallier, consciente d'être le parfait cliché en ce moment même de l'amie trop collante et débordante d'amour. Elle lui colla un baiser sur la joue avant de se laisser retomber par terre, le tout en lui collant une tape sur la tête. « Dis donc, tu causes de mon grand-frère ! » Petite moue qui n'était absolument pas crédible. « Je cherchais un crayon. Mais il faut croire qu'il est trop ordonné, j'ai rien trouvé. » Elle s'était l'inverse, elle avait tendance à s'éparpiller un peu partout. « Mais j'avoue que devant tant de rangement, je suis moi même perplexe. Et si tu penses que dans les tiroirs c'est le bordel caché, et bah non ! » Elle sauta sur le bureau de son frère et croisa les jambes, rayonnante comme jamais. « Parle moi de ta journée Harley ! »
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Sam 13 Jan - 23:25

dans le passé.
« Trop con, mais trop canon ! » C'était débile mais avoir foutu son voisin à poil, même pour deux petits secondes, l'avaient beaucoup amusé et il se sentait d'un seul coup d'humeur grivoise et blagueuse. Un jour je me demanderai si je n'étais pas un peu trop changeant comme garçon, un peu trop difficile à suivre, et si ce n'était pas de là que venait tout le reste. Même moi, j'avais du mal à me suivre, à piger ce que j'avais envie à un moment T. Fracasser, baiser, plaisanter, râler, dramatiser, ennuyer, redevenir sérieux… J'étais capable de déballer l'intégrale en un temps record, au risque de passer pour un capricieux ou un barge. Tant pis, il fonctionnerait toujours comme ça, dans les meilleurs comme dans les pires moments. « Et puis quoi, t'es fâché ? » Harley se releva maladroitement et poussa Varian contre un mur, l'y maintenant d'un bras. Il posa deux ou trois baisers sur ses lèvres en se hissant sur la pointe des pieds. « Hein, t'es fâché ? » En vrai, son haleine sentait l'alcool, ses cheveux partaient en vrille après avoir séché n'importe comment, mais il n'avait pas envie de voir Varian partir, de se disputer encore une fois. Pas aujourd'hui. « Fâché ? Pas fâché ? » Il ponctua chacune de ses questions par un pouic des joues de son copain du bout du doigt. « Fâché ? Pas fâch... » La serrure cliqueta d'un coup et la porte s'ouvrit en grand en même temps que quelqu'un actionna l'interrupteur, plongeant brièvement la cabine dans le noir.. « Il a dû se barrer pour aller Dieu seul sait faire quoi. » Le paternel et sa copine, sur le pas de la porte. Harley s'écarta d'un seul coup, cognant le mur en face dans un bruit sourd, puis la lumière se ralluma. « Mais… Qu'est-ce que vous fabriquez ? » Bonne question… Harley resta planté sur place à regarder son père avec de grands yeux. Je me demande si mon cœur ne s'était pas arrêté à ce moment-là. Genre la mort intérieure et le déni en même temps.

dans le présent.
Le chien… Harley glissa un coup d’œil derrière lui, perplexe. D'un côté, il se sentait soulagé que la femme n'ait pas entendu ses bourdes à répétition que Luna lui ferait payer – il le savait – plus tard, mais il se demandait si elle n'avait pas des hallucinations. Avec le froid, il ne savait pas si c'était possible ce genre de phénomène. En cas de forte chaleur, l'esclave se rappelait avoir lu il y a longtemps un livre évoquant le phénomène de mirages même… T'avais cette folle envie de chercher les mirages de la vieille, et t'allais même la questionner à ce sujet, quand elle se hissa sur la pointe des pieds pour te frapper le haut du crâne. « Moi, ou le chien ? » répondit-il doucement à la vieille femme quand elle annonça qu'il la porterait si elle était fatiguée. Mais elle n'a pas répondu, elle t'a juste regardé avec des yeux amusés quoi qu'un peu perplexes. Il avait pourtant essayé d'être gentil cette fois-ci.

dans le passé.
Il resterait malheureux, toujours. Maman… Je me demande des fois ce que tu aurais dit. Non en fait, je me le demande tous les jours. Est-ce que tu serais restée comme ça, imprévisible, méchante et un peu folle ? Est-ce que tu aurais continué à frapper le paternel ? Moi aussi ? Est-ce que tu aurais aimé Standall ? Est-ce que je t'en aurais parlé, à toi, de tout ça ? Peut-être que non, au cas où ça t'aurait mis en colère. Ou peut-être que ça t'aurait été égal et que tu aurais haussé les épaules en me disant « Tant que tu es heureux avec lui, petit bonhomme... ». Peut-être même que tu l'aurais pensé et que tu ne me l'aurais pas juste dit pour me faire plaisir. Et peut-être qu'un jour, pleine de rage, tu me l'aurais ressorti comme une insulte et comme une arme. Tu me l'aurais jeté au visage comme s'il s'agissait de la pire chose qui puisse arriver… Et je n'aurais rien eu à te répondre. Un peu triste, il regarda défiler les premières images du film sans un mot et se cala confortablement dans son siège, dans une position peu élégante mais confortable. Il glissa la main dans celle de son voisin. Des éclats de rire montèrent du premier rang et une lumière se braqua dans leur direction. « Ah ouais t'avais raison, y a le p'tit génie avec l'autre ! » Nouveaux éclats de rire. Harley lâcha brutalement la main de Standall pour se protéger les yeux. « Qu'est-ce que vous foutez au fond dans le noir les deux ? Z'êtes PD ça y est ? » Juste une blague, c'était juste une blague, ça ne pouvait être qu'une blague nulle sortie de leur esprit pas fini, voilà… Ses doigts se serrèrent sur son accoudoir.

dans le présent.
Il traînait derrière pour ne pas avoir à supporter de regards de la part de qui que ce soit. Il voulait juste méditer, réfléchir et se réfugier dans sa tête, son seul sanctuaire et le seul à comprendre ce qu'il pensait et ce qu'il disait. C'était toujours bien d'être avec soi-même, sans le regard extérieur de tous ces gens qui ne pouvaient pas s'empêcher d'être incompréhensibles. Il aimait bien se replier sur lui-même, fermer les yeux et se rouler en boule en oscillant légèrement. Et puis il se laissait porter et le temps passait, plus facile et plus vite. S'il avait une idée, il la confiait parfois à Luna et sa réaction donnait le ton des prochains jours : si elle riait, il la fermait. Si elle répondait avec sérieux ou gentillesse, éventuellement, il lui donnait une autre idée et ainsi de suite. Avec Varian… Ça avait l'air compliqué, il ne connaissait pas ce Varian-là ni ce qu'il fallait lui dire. Déjà avec l'ancien, quand les conversations étaient faciles, il se trompait souvent… Alors maintenant… Mais cette chose qui t'avait toujours poussé à harceler Varian, à revenir sans cesse quand bien même il te repoussait… Il faut croire que c'était toujours là, que tu avais toujours la même fascination pour lui.

Feu de camp. C'était ça le mot-clef qui venait de faire brutalement émerger Harley. Il leva brusquement la tête à ce mot et avisa la maison horrible et le brasier qui l'accompagnait. C'était toi qui l'avait allumé, ce feu. C'était toi qui avait mis les branches et qui t'étais décarcassé à produire des étincelles. Tu avais regardé les petites flammes prendre puis grandir pour enfin courir jusqu'au corps du géant aux yeux de glace. Et puis après... « Non... » Son gémissement ramena l'attention sur lui. « On peut pas aller là, on peut pas. » Il marcha jusqu'à Varian et s'accrocha à son bras. « Dis-lui qu'on peut pas. Varian voudrait pas qu'on revienne là, V. » le supplia-t-il d'une voix aiguë qui rappelait furieusement celle qu'il pouvait avoir avant dans ses moments de stress intense. Le brasier était déjà visible, avec posé dessus la silhouette carbonisée du géant assassiné. Je me cachai dans la manche de V., sans même plus songer à la vieille femme. Dans un premier temps pourtant, c'était ça qui m'avait traversé l'esprit : cacher notre œuvre. Après, j'avais juste oublié pour supplier, pour ne pas avoir à revoir ça et à imaginer.

dans le passé.
« Et alors ? J'y peux rien si ton grand-frère est un connard doublé d'un abruti. » Après une petite pause, il rajouta à mi-voix : « Avec moi en tout cas. » Le tact, ce n'était pas son fort à Harley. Même s'il était aux anges devant la démonstration d'affection de Kimi – elle devait être la seule à se comporter aussi naturellement avec lui, sans chercher à le prendre avec des pincettes ou être désagréable – il n'allait pas pour autant le lui rendre puissance mille. Il pensait tout son amour pour Kimi et parfois des élans d'affection lui échappaient… Mais voilà, juste voilà. Waouh, cohérent mec. « Faut dire ce qui est, très chère, ce n'est pas normal de ranger autant ! » Il ouvrit un des tiroirs au hasard et tomba… sur les fameuses revues aux images plutôt… dénudées… « Ah, euh... » Il se sentit rougir puissance mille devant les vieux magasines. « Charmantes lectures, pour quelqu'un dépourvu d'âme, hem. » Rouge pivoine, il sortit un des trucs en le tenant à deux doigts. « Je ne savais même pas que des gens lisaient vraiment ces choses. »
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Dim 14 Jan - 22:28

Long time ago.
Ouais, ça, c'était pas faux Harley, tu étais canon quoi que tu fasses. Ou presque.
« Raaah non mais… en fait si je le suis. » Voilà qui sonnait terriblement faux. Il essaya de se baisser pour remonter son pantalon, à moitié amusé et agacé par les agissements de son copain. « Tu schlingue Harley... » C'était plus pour râler au fond parce qu'au fond cette situation avait un tu ne savais trop quoi de comique qui te plaisait bien. Non en fait c'était l'ensemble qui te plaisais. Il s'apprêta à imiter son petit ami pour lui pincer la joue en retour mais la lumière qui clignota avant de se rallumer pour de bon le stoppa net. Son père. Son putain de père. Cela devait être la première fois qu'il était aussi furieux et gêné de le voir. En charmante compagnie. Qu'est-ce qu'ils fabriquaient. Bonne interrogation. Alors voyons voir. Tu vois ton fils à poil et son voisin qu'il n'est pas supposé supporter plus de deux secondes le pantalon baissé. Putain. Réponse 1, les deux allaient faire quelques trucs pas très catholiques, réponse 2 c'était un pari à la con (excuse banale mais qui pouvait sauver des vies) et heu… 3, Harley avait des subites envies exhibitionnisme et tentait de convaincre son voisin ? Ou alors il pouvait toujours balancer que Harley tentait de l'agresser. Ça pouvait également passer. C'était tout aussi étrange, mais ça pouvait. Sauf que ça, il s'y refusait parce que… Voilà. « Heu bah... » Vous êtes grillés. S'en est fini de vous. Il vous a vu, tout est TERMINE. « On... » Il avait juste envie que monsieur Weise tourne à nouveau les talons, et oublie cette vision. Et toi tu avais envie de fuir très, très, très loin d'ici. Sur une autre station pourquoi pas. De changer d'identité et de visage. « Ce n'est pas ce que vous pensez. » Voilà, c'était la seule chose censé qui sortit de sa bouche. Et pas trop trop fausse non plus, ils n'avaient rien commencé.

Aujourd'hui.
Harley le devança dans la panique. Alors qu'il en était toujours à se demander pourquoi le destin était si cruel avec eux en les ramenant sur le site maudit de la veille, son camarade – cramponné à sa manche – grimpa dans les aigus, refusant d'avancer.  La vieille femme elle aussi s'était arrêté, visiblement coupé dans son élan, pour regarder cette scène étonnante. Les mots ne lui venaient pas, et bientôt elle se retrouva juste sous leur nez, les sourcils froncés.

« Qu'est-ce qu'il raconte lui ? »

Parce qu'il devait traduire ? Parce que ce qu'avait dit Harley n'était pas assez clair ? Il avait envie de s'enterrer mille pieds sous terre là maintenant tout de suite. C'était tout juste s’il ne transpirait pas à grosse goutte, complètement paniqué à l'intérieur de lui. Elle n'avait pas encore vu les restes de son ami. Et elle ne devait pas les voir. Jamais. Ils devaient… éviter ça. Éviter ça ou c'était la fin. Sauf que la vieille femme était déterminé à venir chez son ami le bûcheron et que visiblement, Harley commençait à lui taper sur les nerfs.

« Ce n'est pas un esclave qui va me dire quoi faire, ni quoi dire ! » brailla t-elle, une main sur le cœur. « Alors tais toi ! » ponctua elle, le tout avec un sourire presque trop enjoué pour les circonstances.

Long time ago.
Une lumière se braqua un instant sur eux et Varian se raidit instantanément. C'était lui le p'tit génie ? Sans doute, l'autre devait être Harley. Dites moi que je rêve, que je n'ai pas entendu ça. Que que… ils plaisantent, hein ? Ils cherchent juste à le provoquer ? Visiblement ils attendaient une réaction. Harley avait lâché sa main pour enfoncer ses ongles dans l'accoudoir. « J'vous retourne la question. » Bon ça, c'était sortit tout seul mais techniquement, ils étaient aussi tout seuls sur leur rangé et bien à côté. « Quel humour ! » Ne te laisse pas démonter. Ne te laisse pas démonter. Ils ont rien vu, rien entendu, rien capté… Ils s'étaient levés tous les deux pour les rejoindre quelques secondes plus tard. Malgré l'obscurité, il distinguait clairement un sourire un peu trop con sur l'un des deux visages. L'un posa ses fesses à côté d'Harley et l'autre de Varian. Oh putain… On peut pas être tranquille deux minutes dans cette putain de station. Et pas moyen de faire sentir à son copain qu'il était clairement mal à l'aise là, maintenant. « Nan mais les PD c'est marrant, on a rien contre, hein ? » Bah encore heureux. Mais la n'était pas le sujet. « Je ne suis p... » « J'me suis d'jà tapé un mec, c'était marrant ! » Ok, ça c'était de trop, et dis de trop près aussi. Quand on pouvait sentir l'haleine de quelqu'un ce n'était pas très bon signe en général. Il se tourna vers Harley, complètement désemparé. Oui Varian était gêné. Pas gêné comme quand il l'avait fait pour la première fois avec Harley, pas gêné comme quand Kimi les avait surpris non là c'était un malaise beaucoup plus profond, l'impression que quelque chose dans la situation lui échappait mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Tout le mettait mal, le fait de se sentir étouffé par ces deux gars, le sourire de son nouveau voisin de fauteuil, la situation en elle même…

Aujourd'hui.
« Toi ! »

Elle s'était tourné vers Luna, les mains sur les hanches, les sourcils froncés.

« Viens avec moi. Et vous, attendez dehors que l'on vous dise de rentrer. Je vais prendre avec moi la plus normale et présentable du lot. »

C'était dans ces moments là qu'il avait l'impression d'être un vulgaire meuble, sourd, et que personne ne prenait en compte. En soit, il remplissait en ce moment à merveille le rôle du pot de fleur. Immobile, blanc comme un linge et muet. Mais oui, c'était la bonne solution. Que Luna s'avance avec la vieille, entre dans la maison, et que Harley et lui… cache leurs méfaits de la veille. La vieille dame s'approchait de Luna d'un air décidé et Varian baissa les yeux vers Harley, toujours cramponné à sa manche. Tu n'avais pas eu le cœur de l'envoyer chier cette fois-ci, il fallait croire que tu crevait trop de trouille pour le moment. Tu comprenais parfaitement sa peur, parce qu'en ce moment même, tu étais dans la même état d'esprit que lui. Oui oui, Varian ne voulait pas remettre les pieds ici.

Long time ago.
Je suis désolée Harley, tu es le seul avec qui il est aussi désagréable
, pensa Kimi. « Heu tu ne devrais pas... » Trop tard. Elle pouffa de rire devant la réaction de son voisin, toujours assise sur le bureau de son frère. « Bah qu'est-ce que tu veux, c'est un vrai mec là-dessus... » Elle arqua un sourcil. S'il y avait bien un truc qu'elle avait appris avec son frère, c'était de ne plus êtres gêné par ce genre de chose. « Me fait pas croire que tu n'en as jamais eu entre les mains Harley... » rigola t-elle. Quoi que, au fond, cela ne l'étonnerait pas tant que ça. Son frère était un cliché sur patte quand on parlait de fille. Donc de voir qu'il avait des revues comme ça planqué dans sa chambre… ce n'était pas si étonnant. « Berk repose ça Harley ! » Elle avait noté le teint cramoisie de son meilleur amie ce qui  continua de la faire sourire jusqu'aux oreilles. « Sauf si tu veux feuilleter, m'enfin, ça m'étonnerait que ça t'intéresse, toi. » Elle avait balancé ça d'un ton tellement naturel qu'elle n'avait pas – sur le coup – envisageait tous les doubles sens possible derrière sa petite phrase.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 15 Jan - 21:01

dans le passé.
Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien fabriquer… À ses yeux, la réponse était d'une limpidité effrayante. Ce n'était pas arrivé dans cette idée, et d'ailleurs ça avait très mal démarré… Mais oui, il avait eu l'intention de s'envoyer en l'air avec son voisin, là tout de suite, pour calmer le jeu, se sortir de ce mauvais pas, et accessoirement parce qu'il en avait envie. Le paternel parti, il avait estimé qu'il aurait l'appartement pour lui au moins jusqu'au lendemain, le temps que Jan se calme, passe du bon temps avec sa girlfriend du moment (long moment) et revienne avec un sermon en tête. Sauf que ce con était toujours imprévisible, toujours à se dire que j'allais me casser pour faire des trucs ans doute pas nets et dont il ne voulait absolument pas entendre parler. S'il avait trouvé la situation drôle, Harley aurait rétorqué un « À ton avis, ducon ? » agressif mais dans l'absolu, à part être mortifié sur place… J'avais juste pas envie qu'il sache. J'avais pas envie qu'il imagine des trucs, qu'il aille penser que j'étais gay ou quoi. J'étais avec Standall, point barre, c'était complètement différent et je ne voulais pas que mon propre père aille se dire que… Enfin c'était mes affaires ça, ma vie privée, mon petit monde perso. Ça n'appartenait qu'à moi. Et puis il connaissait très bien l'avis du paternel là-dessus : les tapettes, ça dérangeait pas mais chez les autres. Ce n'était pas le genre de défaut qu'il allait vouloir chez lui, encore moins chez son garçon déjà trop ceci ou trop cela. Les mains habilement plaquées devant les endroits stratégiques, il se balança d'un pied sur l'autre en fixant le sol. Il avait subitement très très très chaud. « Euh, je... » Vais aller m'habiller... Il tourna les salons et courut avec des drôles de petits pas un peu ridicules jusqu'à la serviette tombée dans la flaque d'alcool, l'enroulant prestement autour de ses hanches. Pendant ce temps-là, Standall essayait de sauver la mise mais Harley sauta sur l'occasion. « Si ! C'est parfaitement ce que tu crois ! Monsieur est venu jouer les sauveurs de putes là, comme tu peux l'imaginer venant d'un chevalier au graaand cœur comme cet abruti. » Il s'approcha vivement du paternel – un peu trop près même – et pointa un doigt rageur sur Varian. « Il m'a foutu à poil, le con, et t'imagines même pas ce que... » Le stress offrait un assez bon rendu à sa colère feinte. « … c-ce que que j'allais lui faire si toi là – il planta un doigt brutalement sur le torse de son père – tu n'avais pas ramené ta gueule. » Ah non, ça tu ne risquais pas d'imaginer ce que j'allais lui faire, c'est certain. Jan le poussa brutalement. « T'as bu, Harley ? » Juste un peu… D'accord, c'était super fort ce bordel… Mais juste un peu.

dans le présent.
Qu'est-ce qu'il racontait ? Pourtant c'était si évident ! Hier, ils avaient tué un homme. Ils avaient monté son bûcher avec application, laissant le soin à Harley de tout rassembler pour créer un magnifique barbecue. Puis ils avaient allumé le feu et l'homme s'était mis à chanter. Voilà, c'était tout ce qu'il y avait à savoir. Pour la première foi de leur vie, ils avaient tué de leur propre main quelqu'un avant de le regarder se consumer et mourir dans les pires souffrances qui pouvaient exister. Enfin tu l'avais regardé Harley. Varian avait détourné les yeux et était finalement entré dans la maison tandis que Luna s'était cachée dans ta manche. Mais toi, tu n'avais pas détourné le regard. Derrière l'horreur, le spectacle t'avait fasciné. Et maintenant, tu avais peur de faire face et que cette petite part de raison que tu avais isolé la veille, que tu avais protégé derrière un regard passionné, vacille en revoyant ton œuvre. C'était bien ça, Harley ? Tu avais tué ton honneur un peu plus tôt dans la journée alors maintenant, tu voulais juste sauvegarder la seule chose qui te restait : ta lucidité. « Toi tu sais, V. Tu sais qu'on peut pas... » implora-t-il d'une voix cassée en levant les yeux vers Varian. Elle lui intima de se taire et Harley la prit au mot. C'était si bizarre d'être pendu au bras de Varian comme ça, et encore plus de s'y sentir bien. Quelques années auparavant, le geste aurait paru naturel, il se serait collé à Varian sans lui demander son avis, juste parce qu'il se sentait triste et qu'il avait besoin de son copain pour aller mieux. Il l'avait fait quand son père lui avait asséner des vérités qu'il n'avait pas envie d'entendre, ou quand Kimi et lui s'étaient disputés, ou encore lorsqu'il se sentait juste triste. Sur Terre, tous ces contacts physiques lui avaient manqué puis il avait appris à s'en passer, à les refuser même. Personne ne touchait jamais Harley ici-bas, il ne le tolérait pas. Mais Varian, c'était tellement… familier. Oui, c'était ça le mot, juste familier, ancré dans des habitudes qu'il avait oublié.

Du coin de l'oeil, Harley regarda la vieille femme pointer du doigt Luna avec un « Toi ! » qui ne souffrait aucune réplique. La jeune esclave avait le visage blafard et semblait à deux doigts de fondre en larmes. Pourtant elle se rapprocha d'un pas devant l'interjection de la Grounder. « Oui madame. » Sa lèvre trembla légèrement mais elle acquiesça encore. « Oui madame. » Et elle lui emboîta la pas, non sans un dernier regard en direction de Varian et Harley. Débrouillez-vous bande d'abrutis, mais faites-le. Les deux femmes s'approchèrent de la porte d'entrée et la vieille l'ouvrit sans difficulté. « Ahiga ? » La porte se referma lentement derrière elles. « Vite ! » Harley lâcha brutalement Varian et se redressa, toujours paniqué mais l'esprit clair. « On d-doit cacher le Père Noël. » Angoissé mais décidé, il fila sans attendre Varian vers l'autre côté de la maison, se baissant au niveau des fenêtres. Le spectacle du cadavre calciné l'arrêta net dans son élan. Non, même si tu connaissais ton cerveau débile, tu avais très bien compris que le feu d'hier devait rester secret et que le géant aux yeux de glace devait disparaître sur le champ. Voyant Varian le rejoindre, il couina un « Vite, vite, vite ! » et attrapa la cadavre par les chevilles. Le feu fumait toujours dans le froid humide et le contact de la peau cramée lui donna la nausée. « P-prends les bras... » Il se sentit mal d'ordonner comme ça, et pas à sa place du tout. « Euh… S'il te plaît, pourrais-tu, accepterais-tu de, m'ho-m'honnorerais-t-tu de... » Il avait le droit de demander ça… ? La langue terrestre avait repris le pas sur l'Anglais qu'il n'employait plus jamais de toute façon. Sauf qu'il n'avait aucune idée du vocabulaire approprié pour demander un tel service, ni s'il pouvait… Luna donnait les ordres, c'était ça qu'il fallait, sauf que Luna n'était pas là mais dedans avec la vieille. Et lui perdait du temps dans ses problèmes de considération.

dans le passé.
Harley ne bougea pas d'un cil quand les deux se ramenèrent juste à côté d'eux. Il ne bougea pas plus lorsque son voisin leur renvoya la question (T'es con Standall putain, fais pas ça...) et pas davantage quand l'un des deux tomba lourdement dans le fauteuil à sa gauche, l'autre s'installant à droite de Varian. On est pas PD, bande d'enfoirés... Certainement pas non, jamais il n'irait se considérer de la sorte. Les gays, c'était ceux dont il se foutait de la gueule au collège. C'était le mot qu'on utilisait pour insulter les rebuts et les autres tapettes. C'était… C'était tout sauf lui ça. Harley Weise n'était pas homosexuel, voilà. Standall, c'est… Une exception à la règle. Je suis avec pas parce que c'était un gars mais parce que c'est… Enfin juste parce que c'est lui. Ça aurait été une meuf... Non, sans doute que non. Si Standall avait été une fille, il n'y aurait pas eu d'attirance. Et ça, tu le savais très bien, Harley. Oui mais…

Il se leva très lentement. Genre vraiment lentement. Sans se soucier du gars à sa gauche, qui à part sourire bêtement en se penchant par dessus l'accoudoir ne faisait pas grand-chose, il effleura Varian et attrapa l'autre type par le col. « Excuse-moi, qu'est-ce que tu viens de dire ? » « Hein ? Parce que t'es sourd en plus ? Héhé, j'ai dit que je m'étais déjà tapé un mec pour le fun, un pauvre type qui a vraiment cru que j'étais intéressé, pourq... » Le poing partit à toute vitesse pour fracasser la mâchoire de ce… De ce… « Tu trouves ça drôle, hein ? Ça te fait marrer ? » « Quoi, pourquoi, vous baisez vraiment ensemble… ? » Avec un cri de colère, Harley répondit par un grand coup de pied dans les côtes, croisant au passage un pied de chaise. Quelque chose lui percuta le genou et il tomba la tête la première sur l'autre qui lui explosa de rire au visage. « Oh non, Harley Weise le loser serait vraiment… ? » Ce qui lui avait cogné le genou, l'envoyant s'aplatir sur l'autre, c'était le gars de gauche, l’acolyte muet. « Ferme-la putain, tu racontes que de la merde ! » Il s'emballait, il allait dire le truc qui ne fallait pas et il le savait.

dans le présent.
« Pourrais-tu… Pourriez-vous... Participer… Au soulèvement de ce corps, s-si cela te... Vous semble possible… Sinon je peux le faire seul... » Le tout était demandé dans un anglais haché, bizarrement déformé par l'accent terrien qui était devenu le sien en trois ans. Parler anglais c'était… Il s'embrouillait de plus en plus, à chercher la bonne formule qui n'irait pas froisser son interlocuteur. Mais Harley, tu parles à Varian... Oui mais jusque là, il n'avait rien eu à lui demander ou c'était dan le cadre d'une dispute, pas d'une conversation normale… Parce que cette conversation est normale sans doute. « Raah ! » Il lâcha le corps pour se prendre la tête à deux mains et fermer les yeux. « Juste… s'il vous plaît, vous pouvez m'aider, il faut aller vite... »

dans le passé.
« Comment ça, un vrai mec ? Et non, je n'en ai jamais lu, et alors ? C'est bon, je ne suis pas un « vrai mec » du coup ? » Harley se sentait vexé du coup. Tenant toujours le magasine à bout de bras, gêné de voir autant de femmes si peu couvertes, il laissa quelques pages s'ouvrir et rougit de plus belle. Elles étaient toutes mortes, ces femmes, toutes depuis longtemps. L'Arche ne produisait pas de magasines papier et ceux qui traînaient à bord venaient de l'époque sur Terre. « Comment ça, toi ? » Il avait bien saisi le petit toi insidieux à la fin des paroles de Kimi. Il ouvrit le magasine. Sauf que c'était gênant de voir toutes ces femmes qui n'avaient rien demandé. Ce n'était ni intéressant ni sympa, c'était… C'était du voyeurisme, voilà.


Dernière édition par Harley Weise le Lun 15 Jan - 22:50, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Lun 15 Jan - 22:34

Long time ago.
Harley partit dans une improvisation totale et plutôt bien mené. Et lui, n'eut qu'à afficher un air contrarié. Pourtant il eut envie de se plaquer une main sur le front quand il entendit la suite des arguments de son voisin. Vraiment ? Il allait jusque là ? Qu'est-ce que je fou là, c'était la question qui tournait en boucle dans ta tête là maintenant, tout de suite. Tu te demandais pourquoi tu n'étais pas né avec le super pouvoir de devenir invisible ou de te téléporter parce que oui, ce pouvoir aurait été terriblement pratique à l'heure actuelle. « Il a bu oui. » Puis il avait de l'alcool dans les cheveux aussi, à se demander comment il tenait une bouteille. Bon sang son père était si souvent absent ! Pourquoi fallait-il qu'il vienne maintenant ? Pourquoi ? Tu savais qu'il fallait que tu partes mais quelque chose t'en empêchait, fixant tes pieds au sol de cette cabine maudite. Quelque part au fond de toi, tu refusais de laisser Harley tout seul face à son père, et se démerder pour expliquer cette situation qui oui, n'avait aucun sens pour quelqu'un qui refusait d'en voir un. Mais rester là, avec cet air contrarié sur le visage... Disons qu'en ce moment même, tu jouais bien les victimes une fois de plus, mais à contre cœur. Il s'était empêché de balancer un calme toi Harley parce que ce n'était pas lui. Enfin, pas le lui que connaissait le père Weise, pas le lui que les gens connaissaient sur la navette. Varian n'aimait pas Harley et c'était réciproque. Alors l'attraper par L'épaule et tenter de l'apaiser, c'était un geste totalement décalé. « Heu je... » devrais peut-être rentrer chez moi avant que mes parents s'affolent en entendant ce boucan. « Je vais rentrer je pense... » Parce qu'à moins d'enfoncer le clou définitivement, d'en remettre une couche et de jouer l'acteur studio... Et aujourd'hui il n'avait clairement pas envie de ça.

Aujourd'hui.
Luna disparue avec la vieille femme à l'intérieur de la maison et Varian ne se fit pas prier pour suivre Harley en direction du bûcher. La vision qui s'offrit à lui le rebuta d'un seul coup. Parce que oui, en trois ans de vie sur Terre dans la région la plus hostile du pays, il avait eu la chance de ne jamais avoir vu les restes d'un homme calciné. Or là... là il ne pouvait rien y faire, il se devait de bouger ça avant que la vieille femme ne se rende compte de la supercherie. C'était tellement dur et pourtant, tu parvins tout de même à te convaincre de le suivre et de te pencher toi aussi sur le cadavre de votre agresseur.

« Harley, pas maintenant... » chuchota t-il d'une voix calme qui tranchait nettement avec la situation.

Il attrapa les bras, les narines froncées, comme pour éviter de sentir l'odeur écœurante du cadavre bien cuit qu'il avait entre les doigts.

« O-on va le mettre par là... » ajouta t-il. « Tu n'es pas obligé de me parler comme ça tu sais... »

On est sortit ensemble Harley. Bordel on est sortit ensemble, pendant des années ! Pourquoi tu me parle sur un ton aussi guindé ? Sauf pour te foutre de moi, je pense, tu n'a jamais du utiliser le vouvoiement. Ah, mais c'est vrai, tu n'es plus vraiment toi même ici.

Long time ago.
Varian passa une main sur son front avant d'esquisser un sourire forcé au nouveau venu à ses côtés. D'accord, qu'est-ce qu'il pouvait répondre à ça, hein ? Mise à part qu'il se foutait royalement de lui et de sa petite vie de naze ? Le tout sans qu'il ne s'énerve, sans que la situation ne dégénère. C'était ardue. Et sur le coup il se rendit à peine compte que Harley s'était levé. Ce fut quand son genoux frôla le siens qu'il fut happé hors de ses pensés et que... tout partit en couille. Reste calme Harley, reste ca-... Trop tard. Il avait touché une corde sensible et l'autre enchérissait toujours plus, encaissant les coups. C'est un cauchemar. « Merde Harley ! » Le cri lui avait plus échappé qu'autre chose quand son copain se retrouva le nez par terre, après l'intervention du poto muet. Il s'était relevé comme une flèche. « Oh mais t'es vraiment imme-... » Vlan. Le jeune homme s'écrasa sur la rangée de devant en poussant un cri de surprise, plié en deux. « E-est-ce qu'on peut parler calmement ? » Tu viens de lui donner un coup de chaise. De chaise Varian. Et maintenant tu veux parler calmement ? Parce que tu es le seul debout peut-être ? Qu'est ce qui t'a pris de faire ça ? Ça ne pouvait pas attendre que tu ailles comploter pour leur en faire baver plus tard, non ? Il avait fallu que tu joue dans la même cours que ces deux débiles hein ? Il s'était penché sur Harley et le releva, les mains tremblantes. Bah ouais tu tremblais, c'était pas toi ça. T'étais pas ce genre de gars, tu frappais pas les gens toi. Tu n'étais pas sur ton ring, mais sur celui d'Harley et il ne t'allait pas du tout.

Aujourd'hui.
« 'tain j'ai peur Harley... il va se passer quoi si elle découvre quand même ce qu'on a fait ? »

Est-ce qu'elle va nous tuer tous les trois ? Est-ce qu'elle va tout rapporter aux maîtres qui se chargerons de tous nous punir ? Est-ce qu'on va se sortir de cette affaire ? Est-ce qu'on va l'oublier ? Ça, c'est quelque chose aussi. J'aimerais tirer un trait sur cette journée, et ça, pour toujours.

« O-on reste solidaire, hein ? S'il se passe quoi que se soit, on reste ensemble hein ? »

T'avais juste besoin d'entendre des trucs réconfortant en réalité. Mais venant de lui, c'était mieux. Tu le pensais toujours capable d'avoir une discussion normale, après tout ce temps passé à l'entendre blablater des choses sans queues ni tête pour personne ? Toi tu voulais juste qu'il te rassure, comme il avait pu le faire autrefois, là-haut. Mais ce n'était plus comme autrefois. Autrefois, lui ou toi aviez les commandes, là, ce n'était plus le cas.

Long time ago.
« C'est pas ce que je voulais dire, désolé Harley ! » Mais c'était l'exemple qu'elle avait en permanence avec son frère. Et elle n'avait que lui, comme exemples. Les autres garçons elle n'en voyait pas, ou du moins, plus. Elle avait Varian et maintenant Harley. Elle toussota, se planquant dans sa manche et baissa les yeux, soudain un peu honteuse. « Toi tu... enfin je... » Là dessus elle n'était pas comme son frère. Varian était incapable de voir quand une fille lui bavait dessus, incapable. Incapable de saisir des doubles sens s'il n'y mettait pas du siens, parce qu'il n'en avait pas envie, qu'il se sentait au-dessus des autres et qu'il estimait ne pas avoir besoin d'eux. Il avait beau être un grand garçon, il faisait toujours la taupe dans ses moments là. Et elle qui rentrait à peine dans l’adolescence... C'était l'inverse. À rester cloîtrer jour après jour elle avait appris à décoder les regards malheureux ou plein de sous entendus que ses proches lui lançaient. À voir où il manquait des mots, ce qu'ils ne disaient pas... Et Harley c'était peu à peu greffé à ses proches. « Bah heu les filles... » Ça te plaît pas, non ? Je dois être la seule à l'avoir compris c'est ça ? Ou alors c'est juste les pensées d'une gamine de onze ans un peu paumé ?
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 16 Jan - 12:47

dans le passé.
Se sortir de ce pétrin, se sortir de ce pétrin, se sortir de ce pétrin… Harley s'emporta pour de bon – un Oscar pour Harley Weise s'il vous plaît – et pivota vers Varian, le visage fermé. « Mais vas-y continue de cafter tant que t'y es toi, je t'en prie ! » Mais Harley, même s'il fallait jouer un rôle, même s'il fallait mentir et même s'il fallait continuer de s'enfoncer pour se sortir de cette situation, tu étais quand même vexé qu'il te dénonce de la sorte. Bon sang mais Harley, que tu aies bu… C'était d'une évidence déplorable, même si ce n'était que le fond d'une bouteille pour te rendre la bonne humeur qui t'avait manqué. Tu n'allais quand même pas te vexer pour… pour ça, si ? Disons que là tout de suite, il devait jongler entre deux choses qu'il détestait : son lui en couple avec Varian, et son lui tout court. S'il ne jouait pas le rôle du Harley que tout le monde connaissait, la scène dans la cabine n'aurait plus aucun sens et Jan ne pourrait que suspecter une relation que… Non. Mais il était tellement fatigué à force d'être pris pour un salaud, un emmerdeur et un raté que… Il recula d'un pas pour laisser le passage à son voisin. « C'est ça, casse-toi avant que je ne finisse de te désaper. » Cette fois-ci, il ne le pensait pas, il ne voulait pas que son copain s'en aille en restant, une fois de plus, sur une telle scène. Il aurait juste voulu que… Il ne savait même pas en fait. Qu'ils passent un bon moment, à deux, comme il en avait si souvent rêvé. Et puis t'as tout gâché, et le paternel est revenu se greffer à l'histoire. Voilà. « Harley, c'est bon, ça suffit maintenant ! » « Peuh. » Varian passa, et le jeune dealer ne résista pas : il lui fit le croche-patte du siècle. Pardon Standall, je pourrais te dire que c'était pour parachever cette magnifique improvisation que nous venions de faire mais non, je crois que j'avais juste envie de te faire payer toutes ces choses pour lesquelles tu n'étais pas toujours responsable. « Oups... »

dans le présent.
L'instant de panique passé, Harley s'appliqua à reprendre le contrôle de lui-même et attrapa les chevilles du géant. La vérité, c'est qu'il ne savait plus. Il ne savait plus où il en était, ce qu'il devait faire ou dire, avec qui et quand. Il ne savait plus comment il devait être pour être Harley ou pour parler avec V. Il ne savait lus qui était V. ni si ce V. là se rappelait de Harley. Il ne savait pas quoi faire, pas quoi penser et pas quoi dire. « Ah... » Il souleva les chevilles avec un grognement d'effort involontaire. Varian et Harley avaient beau être grands, l'autre était titanesque et super beaucoup plus costaud. Avec ses muscles noueux et sa fatigue permanente, l'Archéen n'allait jamais réussir à porter un tel corps très loin. Force-toi, ce n'est pas comme si tu avais le choix. Tire, porte, fais comme tu peux mais débrouille-toi pour virer ce truc de là. À la force de ses bras, de son dos, de tout, il devait bien pouvoir emboîter le pas à Varian, non ? Le cadavre bougea enfin et les deux esclaves le déplacèrent vers les arbres. La peau calcinée s'émiettaient sur ses doigts noirs de suie, crissant désagréablement. Et enfin… Le couvert. À peine cachés par des buissons un peu maigrelets mais couverts de neige, Harley laissa choir sa charge et tomba à genou à côté, à bout de souffle.

dans le passé.
Ce type, il allait lui faire ravaler son sourire goguenard, quitte à lui casser les dents une par une. Enchaîner les coups de poing à des endroits astucieux, en commençant par les incisives, et en démolissant le reste à tour de bras. C'est sûr, il aurait les doigts explosés mais l'autre… L'autre… « Je te dis de la fermer, t'entends ça hein, tu l'entends ? Je vais te... » Un bruit sourd résonna juste au-dessus de sa tête et l'acolyte s'écroula sur la rangée de devant en lui piétinant le pied au passage. Par réflexe, le dealer ferma les yeux un instant avant de regarder Varian, interloqué. Tu venais vraiment de… Tu-toi tu avais fait ça ? Alors qu'il le fixait toujours avec de grands yeux, trop stupéfait pour même penser au mec sur lequel il était allongé, son voisin l'attrapa par le bras et le releva prestement. « Putain mais ils sont complètement barges ! » brailla celui qui s'était pris la chaise en pleine tête et qui avait valsé sur la rangée de devant. Harley l'ignora. S'il restait planté à fixer Varian, il sentait toujours la fureur courir dans ses bras. « Parler ? Et de quoi tu veux parler ? » Réfléchis putain Standall ! Qu'est-ce que tu voulais bien pouvoir dire à deux types comme ça ? Qu'on était pas PD et que ce serait gentil de leur part de ne rien ébruiter ? S'il vous plaît ? « T'as entendu comment ils nous ont appelé au moins ? Ce qu'ils ont dit de nous ? Et ça te fait rien qu'on balance ça sur toi ? » Il s'échauffait à nouveau, le joues cramoisies de colère.

dans le présent.
L'effort avait été de trop, il sentait son cœur rugir de façon inquiétante dans sa poitrine. Pour quelques dizaines de malheureux mètres à porter un corps mort, qui ne se débattait même pas. Les paroles de V. le prirent complètement au dépourvu. Il leva de grands yeux sur son ancien voisin et l'écouta parler en silence, interdit. C'était à toi qu'il parlait comme ça ? Comme à une personne ? Comme… Comme à Harley ? C'était à toi qu'il avouait des choses, qu'il parlait simplement, comme les autres pouvaient le faire? « Euh... » Paniqué, il se redressa un peu et chassa les cheveux mouillés qui lui cachaient le visage, s'étalant de la cendre mouillée sur le nez. Réfléchis, réfléchis bon sang ! Qu'est-ce que tu devrais faire dans ce genre de cas ? Qu'est-ce qu'il faut dire ? Nei voudrait… Mais Varian n'était ni Nei ni Luna et... Dire qu'ils étaient sortis ensemble pendant des années… Mais c'était loin maintenant, il n'avait aucune idée de la discussion à mener. « Elle va nous tuer si elle sait. » Mais pas seulement, il pouvait rajouter autre chose. V. devait vouloir autre chose. « Ou le dire aux maîtres et on va être punis. » Il se remit à trembler à cette idée. Le maître ne voudrait plus de lui s'il apprenait qu'il avait tué un géant. Non, il serait vraiment fâché et il… Pleure pas, pleure pas… Ça énerve V. à chaque fois, et ça énerverait Varian aussi. Chut chut chut, pleure pas... Il retint ses larmes de son mieux en serrant les lèvres et fronçant les sourcils. Il les sentait, elles étaient coincées dans sa poitrine, juste à côté de son cœur qui battait trop fort.

« Solidaires ? » Panique à bord, qu'est-ce qu'il devait faire ? On ne lui disait jamais ça, c'était trop impromptu, trop étrange. V. l'avait repoussé dés qu'ils s'étaient croisés et maintenant… « Vous… Tu… Vous voulez que je reste avec toi ? » La phrase n'avait pas le moindre sens maintenant qu'il s'était bloqué dans cette bizarre idée de vouvoiement sortie de nulle part. Mais je pouvais pas savoir… Varian aurait ri mais V. était pas gentil et je voulais pas qu'il me déteste alors... « Je, euh, je peux rester avec toi. » Si tu peux Harley, c'est pas toi le chef et tu le sais. Si on ordonne, tu feras, comme quand tu as frappé V. parce que Nei le demandait. Une lumière s'alluma dans son esprit. Peut-être oui qu'il te déteste parce que tu l'as frappé.

dans le passé.
« Moi, je… ? » Harley croisa les bras, attendant que Kimi en vienne au fond de sa pensée. Il se sentait surtout vexé parce que ce n'était pas la première fois qu'on lui balançait ce genre de sous-entendus. « Les filles ? Quoi les filles. Je ne m'en tape pas assez chaque semaine, c'est ça ? » Harley, elle a onze ans... Rien à foutre, elle était aussi onze fois moins conne que la moyenne. « J'en ramène pas assez pour qu'on me foute la paix ? Putain j'ai pas besoin de ce genre de… de truc ! Pour aller bien ! » Il envoya valdinguer le journal à travers la pièce et détourna le regard, fâché.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 16 Jan - 20:30

Long time ago.
Varian se cassa la figure de manière magistrale, se rattrapant comme il pu au premier meuble venu. Mais son menton cogna de plein fouet le coin d'un meuble et bientôt un goût amer lui envahis la bouche : il s'était mordu la langue. « …spèce de... » Pour le coup, inutile de jouer la comédie il avait réellement envie de l'envoyer chier, de lui hurler dessus et de le sermonner – encore – une fois. « C'était vraiment utile ça espèce de connard ?! » Phrase lourde de sous entendus que Harley percevrait sans doute. Il se redressa, rageur et massant son menton douloureux. En lui adressant un signe grossier il bouscula son père et sa copine dans le feu de l'action et claqua la porte de la cabine des Weise avec fracas.

« Varian ? » « Ooooh c'pas le moment là ! Putain ! » Sa mère ne poussa la porte de sa chambre et maugréa toute seule de son côté, visiblement vexé de se faire remballer de la sorte par son fils aîné. « Encore ce fichu gamin d'en face... » entendit-il par la suite. Puis, plus rien. Roulé en boule sur son lit, la tête enfouie dans un coussin il se retenait de hurler de rage encore et encore. Pourquoi il a fallu que je sorte avec toi, hein ? Juste toi ! Pourquoi tu m'as embrassé ce jour là ? Pourquoi j'ai accepté tout ça ? Ça fait à peine quelques semaines et voilà. Voilà où on en est. Je me déteste tellement d'être tombé amoureux de toi, si tu savais.

Aujourd'hui.
Oh oui, elle allait les tuer, ça, il savait. Il se contenta de hocher la tête, en silence, les yeux un peu perdu dans e vague. Et la tête de Ada si elle apprenait ce que son esclave avait fait... Il était cuit. Sans mauvais jeu de mot. Il esquissa un vague sourire en entendant la suite. C'est ça oui, il allait rester avec lui. Jusqu'à que sa dingue de maîtresse reprenne le dessus. Il était incapable de lui tenir tête en réalité, c'était ça le soucis. D'accord, lui aussi. Il ne pouvait pas tenir tête à aucun membre de la fratrie. Mais il n'était pas brisé comme Harley. Personne ne l'avait remodelé à son image. Ou si c'était le cas, il était incapable de s'en rendre compte.

« Je pense que c'est bon pour lui... »

De toute façon, il ne voyait pas ce qu'ils pouvaient faire de plus. Il essuya ses gants dans la neige, dans l'espoir d'enlever les bouts de... ces trucs qu'il avait sur les doigts et auquel il ne voulait plus penser. C'était immonde, point barre. C'est marrant, je crois que avant aujourd'hui on avait jamais réussis à se dire deux mots calmement toi et moi...

Long time ago.
Oui, parler. Établir un dialogue et régler ça comme des gens un peu plus civilisés. C'était son domaine ça et le gros avantage était de s'en sortir sans se prendre aucun coup dans la figure. Mais visiblement, il avait fait le geste de trop, dans un élan de... d'affection pour heu... son copain. Voilà, de toute façon il ne voyait pas d'autres explications logiques, il n'aurait jamais fait ça autrement. Le type écroulé sur les chaises se releva avec quelques difficultés, à moitié sonné par le coup que lui avait porté Varian. Oui j'ai entendu Harley... C'était dit sur le ton de la moquerie, je l'ai aussi sentis. Après on peut balancer ce genre de chose sur moi tu sais, j'm'en fou éperdument, je vois pas trop où est le soucis... « Mmh... » En revanche qu'on insinue que je fasse ça avec toi... « Oui en effet c'est problématique. » « Hé les tape... » Le moins con des deux avait repris la parole. « Oh mais ferme là toi... » « Avec un p'tit quelque chose, on peut vraiment se la fermer, ouais. » Un petit quelque chose ? Harley ? Il interrogea du regard son partenaire. Ils étaient dans son réseau de clients ? Il voulait un petit pack pour la fermer ? Bon ben voilà c'est tout ce qu'il avait trouvé comme porte de sortie. C'était où ça ou commettre deux homicides et ça, c'était hors de question et il en était de toute façon incapable. Alors oui, ils faisaient partis de la garde, mais ils étaient aussi visiblement cons comme leur pieds et Varian mettait sa main à couper que l'un des deux avait déjà du toucher à quelques petites choses illicites par le passé. Faut qu'on trouve autre chose, s'ils se font prendre, Harley tombe... Sauf si on s'arrange pour qu'il tombe avant pour d'autres trucs. Ça, c'est faisable.  

Aujourd'hui.
« Où sont-ils ? Bon sang ! »

La voix de la vieille femme le fit sursauter et Varian attrapa Harley par la manche pour se traîner devant la porte. Là, ils étaient là, et ils n'avaient pas bougé. Ou presque.

« Mon ami n'est pas là ! »

Mince alors.

« Il a du sortir. Nous allons l'attendre. »

Et merde. Il regarda Luna, puis Harley, mal à l'aise et hocha de la tête. Non, il ne voulait pas attendre un homme qui ne viendrait jamais. Ils allaient faire quoi, camper ici jusqu'à qu'il donne signe de vie ? Elle allait finir par voir que quelque chose n'allait pas... Certes, si la région était dangereuse et qu'une bâte sauvage pouvait vous attaquer à tout moment, elle pouvait toujours penser qu'il était arrivé malheur à son ami dans les bois.

Long time ago.
Kimi le regarda s'énerver avec des yeux ronds et se fit toute petite sur le bureau de son frère. « Heu... » A la vérité elle ne savait plus trop où se mettre, elle sentait bien qu'elle s'était engagé dans une pente glissante. « Si si... pardon Harley d'accord ? Je ne voulais pas insinuer quoi que se soit ! » Enfin, si, mais pour l'heure, il était beaucoup plus simple de changer de sujet. Parler de quelque chose d'autre, de marrant, de gai, bref. Elle s'empressa de sauter de son bureau pour ranger la revue et ferma le tiroir, les joues rouges. « Aller vient, on sort d'ici... » Avant que mon frère arrive par surprise et nous surprenne tout les deux dans sa piaule.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mar 16 Jan - 23:19

dans le passé.
Harley se sentit un instant coupable en voyant le menton de Varian heurter avec un bruit sonore l'espèce de petit meuble bizarre à côté de la porte mai il se ravisa bien vite. Tant mieux pour lui. Comme d'habitude, c'était moi qui allait payer pour nous deux alors il pouvait bien supporter un menton tout bleu pour quelques jours. En vérité, c'était Varian le dindon de la farce. Il était arrivé en toute innocence pour surprendre son petit ami en train de se disputer avec une espèce de mini-pute. Ledit petit-ami avait ensuite dérapé comme à sa bonne habitude pour finir dans ses bras, à moitié alcoolisé… Et sur ces entre-fêtes, Jan Weise avait jugé bon de revenir avec sa copine du moment. Varian claqua la porte et Harley se sentit de nouveau coupable. Ah oui, c'était bizarre pour toi d'avoir à supporter ça, à te sentir responsable de quelque chose. Tu lui avais fait mal volontairement, comme un gosse capricieux, et maintenant tu t'en voulais. Bravo ! Bravo Harley ! « Harley, est-ce que tu pourrais… Est-ce qu'on pourrait parler ? » Le paternel affichait une voix tellement épuisée qu'il ne trouva rien à répliquer. Sa baise actuelle avait mis les voiles en toute discrétion et père et fils se retrouvaient seuls. « Je… J'aimerais comprendre, Harley. Juste comprendre. Y a un truc qui ne va pas ? Tu sais que tu peux m'en parler, me dire si… Je suis infirmier, je peux tout entendre. » Harley le regarda avec des yeux ronds, interloqué. « Tu me prendrais pas pour un maboul là quand même. » « Bien sûr que non mais... » C'est ça ouais, bâtard, bien sûr que si. « Enfin mets-toi à ma place ! Je suis censé faire quoi ? Dire quoi ? Quand je te parle, je ne sais jamais si tu ne vas pas me frapper, ou frapper quelqu'un, ou même toi ! Tu as vu comment tu te comportes ? En permanence ? Enfin les gens normaux ne font pas ça Harley ! » Comme ça, c'était dit. « Regarde l'appartement ! » Harley regarda à contrecœur. « Et puis mets-toi à ma place ! Je rentre, je te vois à poil, en train d'essayer de désaper le voisin d'en face. Qu'est-ce que je suis censé penser ? Et Varian ? » Rien putain, il n'y avait rien à penser. C'était évident, non ? Je rêvais de Standall, de son corps, de ses lèvres et de ses mains. Pour le reste... « C'est ça ouais, j'ai une case en moins. Tu n'es pas au courant à force ? » « Harley, écoute... » « Nan. » Il traversa la petite cabine en prenant appui sur le mur à chaque zig-zag et s'enfermant dans sa mini-piaule. « Putain ! » Schgling. Jan ferma les yeux. Demain, il irait voir sa voisine, la mère de Varian, pour s'excuser et pour lui dire de ne pas prêter attenton à Harley et à ses frasques bizarres. Il savait maintenant : son fils avait un problème. Lequel, la question était bonne, mais même en l'aimant de tout son cœur... Il n'en pouvait plus, voilà.

Toc toc toc. Trois jours avant qu'il n'ose se pointer chez les Standall. Trois jours à ruminer, à s'en vouloir… C'est Kimi qui ouvrit mais il savait que les parents n'étaient pas là. « Pousse-toi. » Il l'écarta de son chemin sans un regard pour elle et traversa l'appartement à grands pas avant de changer d'avis, ouvrant d'office la porte de la chambre. Il était penché sur son bureau ou sur il ne savait quoi – et il s'en foutait - … tant mieux. Pas de mot, pas de paroles, il l'enlaça par derrière avec une douceur inhabituelle et enfouit son visage dans son t-shirt. « Je, euh… Je m'excuse. » Avais-tu seulement déjà dit ce mot une seule fois dans ta vie, Harley ? En attendant, t'avais encore bu.

dans le présent.
V. changea de sujet, laissant un Harley un peu désappointé et déçu. Il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait répondre mais les mots de V. lui avaient fait plaisir. Il voulait qu'ils restent ensemble, que Harley ne le quitte pas… Ça lui avait fait quelque chose d'inattendu : plaisir. Les seules émotions positives qu'il avait ressenti toutes ces dernière années, c'était le soulagement et la fierté : le soulagement de voir une Nei de bonne humeur, ou contente de lui, et la fierté d'avoir accompli une mission ou d'obtenir une récompense de la part de sa maîtresse. Mais la notion de plaisir n'entrait plus vraiment en jeu… jusqu'à aujourd'hui. Tu scrutas V. avec des yeux un peu trop brillants, attendant autre chose, attendant une suite qui ne viendrait jamais. Tu n'arrivais pa à comprendre qu'il puisse être différent, si différent des souvenirs que tu avais de lui. Il ne t'aurait jamais ignoré, il ne t'aurait pas repoussé, ou pas comme ça. Alors oui, il t'aurait trouvé débile déjà, à agir sans réfléchir et sans discernement… Mais jamais il ne t'aurait regardé comme il le faisait parfois depuis hier. Jamais il n'y aurait eu ce fossé immense entre lui et toi. « Tu ne m'aimes pas ? » Avec ses traits noirs sur le visage, Harley ressemblait à un Grounder grossièrement maquillé. Il se rapprocha de l'autre esclave, un peu trop prêt, et leva les yeux. « Pourquoi ? » Il chuchotait, juste au cas où.

dans le passé.
Moi ça me dérangeait putain ! Je ne voulais pas que cette image de moi, fausse et dégueulasse, se répande. Je n'avais pas envie d'être la tafiole de service, le gars qui aimait d'autres gars. Je n'avais pas envie qu'on fasse des commentaires, que les types deviennent lourds et fassent des blagues à chier. Je n'avais pas envie qu'on se sente mal à l'aise en se disant que j'allais regarder les autres hommes avec envie. Pourtant c'était ça. Il lui avait fallu du temps pour se l'avouer à lui-même mais sur une image, c'était l'homme qu'il allait regarder plus en détail. C'était ses qualités qu'il allait voir. C'était sur des mains masculines ou des visages de garçons qu'il avait pour la première fois ressenti de l'attirance. Les filles, il s'était forcé à les regarder, à les aimer, à avoir envie d'elles. Il s'était convaincu lui-même et puis la vérité lui avait sauté au visage. Combien de fois s'était-il énervé sur Kimi et ses sous-entendus parfois lourds ? Souvent. Parce qu'elle avait raison, qu'il en avait honte et que ça le mettait hors de lui. « Se la fermer sur quoi, hein ? Il n'y a rien à cacher putain. Je ne suis pas GAY ! » Le lourdingue le fixa d'une manière qui voulait tout dire : c'est ça oui, t'es grillé Weise et t'as juste l'air con là tout de suite. Sans s'en rendre compte, il l'empoigna de nouveau par le col mais l'autre lui tapota la joue avec un sourire. « Écoute ton amoureux, débile. File-nous ce qu'on veut et ton secret restera secret. » Il avait perdu, il le savait… Alors il se força à desserrer ses doigts un à un pour le lâcher. « C'est bon... » souffla-t-il à mi-voix. « C'est bon, barrez-vous ! » N°1 ricana et N°2 esquissa un signe grossier avant de déguerpir.

dans le présent.
Varian le traîna devant la porte et la grand-mère jaillit de la maison pile-poil à ce moment-là. « Il est mort ? » demanda Harley avec une inquiétude feinte étonnamment réaliste. La vieille le foudroya du regard. « Jamais ! Il est trop doué. Qu'est-ce que tu as sur la tronche toi ? » Elle attrapa son visage entre deux doigts noueux pour examiner la trace noire qui lui barbouillait le visage. « Euh, d-des cendres... » Derrière la Grounder, Luna afficha crispa le visage, scandalisée.

dans le passé.
« Laisse tomber Standall, jamais tu gagneras. Je peux parier ce que tu voudras. » Il était sûr de lui, le Harley. Genre la certitude sans faille où il aurait pu promettre la Lune sans douter. Il frappa la table avec un petit rire et se balança sur sa chaise, un air narquois sur le visage. « Comme tu veux, c'est toi le chef. » Et je vais beaucoup rire. « J'ai hâte de te voir en femme, très cher voisin. Je suis sûr que tu seras trèèès crédible. »

Il avait perdu. Perdu. Perdu ! Comment cela avait pu arriver… Harley n'arrivait pas à se l'expliquer. Standall avait dû tricher, ou alors il avait été dans un très mauvais jour… Dans tous les cas, ça ne pouvait pas compter. Il était absolument hors de question qu'il s'abaisse à ça. Et dire que t'es un homme d'honneur Weise... « Laisse tomber, c'est mort. C'est mort j'te dis. »


Dernière édition par Harley Weise le Mer 17 Jan - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 17 Jan - 22:44

Long time ago.
Putain... La mine de se crayon se cassa – encore – une fois et Varian le balança quelque part entre ses cours de maths et ceux de français. Pour une fois que bosser sans s'arrêter de l'aider pas à se vider la tête. Il se massa le menton, encore douloureux et réprima un rire nerveux. Il ne m'avait pas raté ce con. Vraiment pas. Toujours vexé (par son bleu et par le fait de ne pas avancer dans ses devoirs et ceux d'une camarade de classe qu'il faisait payer) il termina par fabriquer une cocotte en papier et à jouer avec, le regard complètement perdu. Ça va faire genre trois heures que tu es sur le même exercice et tu as fais une ligne Varian... « Fait chier tient... » Sans doute trop occupé à râler dans son coin, à jouer avec ses bouts de papiers du bout des doigts il n'entendit pas sa porte de chambre s'ouvrir ni même la personne rentrer. Quand il sentit une paire de bras l’enlacer il s'apprêta tout d'abord à balancer un "dégage Kimi tu vois pas que je bosse putain!" avant de se rendre compte que Kimi ne... ferait pas ce genre de geste. Harley. Évidement qu'il s'agissait de Harley. Un Harley qui venait... S'excuser. C'était un fait tellement rare qu'il se demanda sur le coup s'il avait vraiment bien entendu et il hésita à lui demander de répéter ses mots. Tu avais bien envie de lui dire qu'en attendant, tu avais toujours une trace sur son visage et que c'était laid, et que ça, tu n'aimais pas, mais au fond... Il avait attrapé ses mains pour se retourner non sans délicatesse sur sa chaise. Tu as bu Harley ? Est-ce que si te pose la question tu vas t'énerver ? Est-ce que j'aurais le droit à la même scène que l'autre jour, mais chez moi cette fois-ci ? Tu voulais parler et c'était pour ça que tu te pointais ici ? « Mmh. » Il fronça les sourcils, scrutant le visage de son copain. Il cherchait quelque chose dans son regard mais quoi, il n'en avait pas la moindre idée. « Excuses acceptées. » A ce moment là tu avais regardé tes mains dans les siennes et tu t'étais vraiment demandé pourquoi tu ne lui avais pas fais une scène à la Varian. Le genre non va te faire voir avec tes excuses moisies j'en veux pas. Une partie de toi le voulait. Mais l'autre persistait à penser que l'autre jour, ce n'était qu'un cas isolé. « Mais regarde ma tronche sérieusement j'peux pas sortir comme ça. »

Aujourd'hui.
« C'est pas que je ne t'apprécie pas... »

Non en fait c'était tout autre chose, de bien trop complexe que lui même avait du mal à cerner. C'était compliqué de haïr ce que Harley était devenu. Physiquement, il était là. C'était le reste qui laissait à désirer. À sa question il haussa le épaules. C'était certes une réponse terriblement floue, mais aussi la meilleure qu'il pouvait le lui offrir aujourd'hui. Au fond tu sentais juste que si tu te mettais à déballer tout ce que tu avais sur le cœur, tu allais y passer des heures.

Long time ago.
Si son copain avait été muni d'un bouton « off », il n'en doutait pas un instant, il aurait été le premier à en user et à en abuser. Au fur et à mesure que le débile ouvrait sa trop grande gueule et que Harley trouvait des parades de plus en plus bancales, il avait envie de partir loin d'ici. Oui, ce genre de discussion avec monsieur c'était tabou ; le genre de sujet que Varian laissait soigneusement à part de leurs séances papotage. Il regarda les deux gardes partir, à la fois soulagé mais aussi terriblement nerveux. « Harley... » Il ne savait même pas par quoi commencer ou s'il devait dire quelque chose en ce moment même. Est-ce que je dois te réconforter ? Continuer de leur cracher dessus ? J'en sais rien. J'ai peur que tu prennes mal le moindre de mes gestes dans ces moments là tu sais... Derrière eux le film poursuivait son cours, Varian remis en place les quelques chaises qui avaient bougés durant l'altercation. « Je suis désolé que nous soyons tombés sur eux. » Et c'était vrai au fond, il aurait aimé que pour une fois, tout se déroule dans le plus grand des calme.

Aujourd'hui.
La dame se pencha vers Harley pour l'examiner de plus près et Varian sentit encore son cœur s'emballer. Son expression faciale devait se rapprocher grandement de celle de Luna. Et tandis que ses traits de décomposaient un à un, la mamie tira un peu plus sur les joues de Harley. Mince. Nerveusement il se tritura les doigts, attendant un verdict qui tardait à venir. Mais pour le coup, il ne pouvait pas blâmer Harley d'avoir été honnête, il aurait été délicat de mentir sur un tel détail.

« Et qu'est-ce que tu es allé faire dans les cendres ? »

Évidement. Évidement que cette question ou quelque chose s'y rapprochant allait suivre.

« Nous voulions nous assurer que votre ami ne s'y trouvait pas. » Pas dans les cendres... « De ce côté là de sa propriété. » se rattrapa t-il aussitôt.
« Qui t'a sonné toi grosse cloche ? » Varian baissa la tête, vexé. « C'est vrai ce qu'il dit ? »

Long time ago.
« Ce que je veux ? » Le regard presque pétillant, Varian se posa quelques secondes pour réfléchir. Faire faire des trucs débiles à son copain, ça pouvait toujours être fun. Autant fallait-il savoir quoi. C'était un pari débile, à la con, parié sur un truc débile, à la con aussi. « J'ai bien une idée ! » Et clairement, il se foutait de lui. Gentiment, mais quand même un peu. Parce que Varian était persuader qu'il ne pourrait pas perdre. Et ce n'était pas lui qui allait se trouvait déguiser en femme toute une soirée. Oh non. C'était son voisin. « Je te retourne le compliment Harley, j'en ris d'avance ! » Il n'y avait aucun doute possible en le regardant à ce moment là, il jubilait d'avance.

« J'ai gagné ! » Et d'un côté, il se sentait terriblement soulagé. Ce n'était pas à lui que revenait la dure tâche de... faire ce truc débile. « Mort ? » Il se pencha vers son copain, un faux air boudeur sur le visage. « Oh mais... » Il lui déposa un baiser furtif sur la joue et se recula, tout sourire. « Tu es un homme d'honneur Weise. J'attend. Ne me fais pas languir d'avantage. »
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Mer 17 Jan - 23:56

dans le passé.
Il inspira profondément pour sentir l'odeur de Varian à travers son t-shirt. Il avait toujours aimé ça, ce léger petit parfum à mi-chemin entre son savon et son odeur corporelle classique. Chaque fois qu'ils s'étaient croisés par le passé, juste comme ça ou en se fracassant littéralement les épaules… Il ne l'aurait jamais admis, bien évidemment, et peut-être qu'aujourd'hui il n'y pensait que parce qu'il était aux trois quarts saoul. Son voisin se retourna sur sa chaise et lui attrapa les mains, et Harley afficha un sourire victorieux un peu flou. Il savait déjà qu'il avait gagné, ou Standall l'aurait repoussé. Tu savais à quel point ces trois derniers jours avaient été une torture ? Au début, j'avais surtout pensé au paternel, parce qu'il m'avait blessé. Contre toi, je me sentais juste en colère et c'était facile de te détester. Et puis après… Après je m'étais rendu compte que sans toi, j'étais tout seul. Voilà. Il accepta ses excuses en le fixant d'une manière qui le mit mal à l'aise. Harley baissa les yeux sur leurs mains. Il avait de belles mains, Standall. Ce n'était pas la première fois non plus que je m'en faisais le commentaire. La première fois, je m'en souvenais, ça avait été tellement bizarre que j'étais parti en catastrophe. Tu t'en rappelles, Standall ? Tu avais dû me trouver sacrément perché. Tu me montrais un exercice de maths que je connaissais déjà par coeur et j'étais resté bloqué sur tes doigts, à me dire qu'ils étaient beaux, impeccables, et que ça ne m'aurait pas dérangé le moins du moins s'ils m'avaient touché. Fin du rêve, j'étais parti en catastrophe avec des excuses débiles. Harley le voisin perché j'te dis. « Tu es beaaaaaaau comme un camion tout neuf, comme ça. » L'expression venait d'un roman lu récemment qu'il avait trouvé particulièrement drôle. C'était de ta faute ça Harley s'il avait le menton tout bleu. Et à vrai dire non, tu ne le trouvais ni beau ni sexy comme ça, pas plus que tu ne te trouvais classe quand tu accumulais des bleus sur le visage et des phalanges démontées. C'était juste super bizarre de le voir avec un hématome sur la tronche, plus encore en sachant que c'était toi qui l'avait causé, et volontairement. Avec un petit rire un peu bizarre – qui ne lui ressemblait pas vraiment – il poussa Varian en arrière et s'installa à califourchon sur ses genoux pour lui faire face avec un sourire doux. « Dééééésolééééé... » Il en avait même oublié que Kimi se trouvait dans la maison et qu'elle était la dernière personne qu'il voulait au courant pour Standall et lui.

dans le présent.
Ce n'était pas qu'il ne t'appréciait pas, Harley... C'est juste que visiblement, il n'avait rien à dire sur le sujet et qu'il ne semblait pas vouloir aborder cette question qui tourmentait pourtant Harley depuis des jours. Depuis que j'ai su qu'il n'était pas mort, que toutes mes croyances, tout ce que j'avais imaginé en trois ans… était faux. Frustré, perdu, incapable de comprendre la logique ou la cohérence derrière cette réponse, il ne chercha plus à discuter mais la peine se voyait à mille kilomètres. C'était ça Harley, t'étais triste, tu ne comprenais pas et ça te frustrait de ne pas saisir ce petit truc, cette petite chose sur laquelle tu aurais pu rebondir. Quelque chose t'échappait sans que tu puisses mettre le doigt dessus. « D'accord… Si tu veux... » Un tic déforma son visage et il recula pour regarder ailleurs. « Je comprends rien. » de ce que tu peux bien me raconter, V. Le Varian dans ma tête était plus clair. Ses mots utilisés comme généralité fonctionnaient aussi.

dans le passé.
Les deux salopards quittèrent la pièce et lui resta planté là, tremblant comme un dingue. Option une, exploser, hurler, se donner en spectacle et se sentir mieux. Option deux, faire l'immense effort de prendre sur lui et attendre un meilleur moment pour décharger sa colère à la puissance mille, sans doute sur un pauvre innocent qui passerait par là. Même si la première option était de loin la plus facile, il serra fortement les poings et inspira profondément en tremblant de tous ses membres. Standall, me touche pas là tout de suite ou... Il entendit à peine son copain l'appeler par son prénom mais parvint avec difficulté à pivoter vers lui, le regard noir. « Pas autant que moi ! Tu sais quoi, Standall ? Ils ne perdent rien pour attendre. Ils auront leur truc et ensuite… Ensuite... » Ensuite il allait leur démonter la gueule. Voilà ce qu'il y aurait ensuite. Ensuite, il allait leur faire payer leurs mots et leurs insultes. Il attrapa la main de Varian et la serra dans la sienne avec un peu trop de force.

dans le présent.
Peur, peur, peur. Elle te faisait peur la vieille moche. Elle te regardait d'un air soupçonneux, sans jamais vraiment cesser de sourire avec fourberie. Elle avait son visage juste à côté du tien et tu pouvais sentir son haleine puante. Et puis tu voyais chacune de ses petites rides aussi, et la morve qui brillait légèrement dans ses narines. Terrorisé, il réprima l'envie d'essuyer les cendres sur son visage. Maintenant qu'elle l'avait souligné, il les sentait presque lui brûler la peau et il voulait y passer la main, comme pour annuler la sensation. « Euh j-je... » Il n'avait pas le droit de dire ce qu'ils avaient été faire et pourquoi il avait des cendres, il ne pouvait pas… Mais si elle exigeait, si elle ordonnait, et qu'il mentait ou qu'il n'obéissait pas…

« Va te faire foutre, va te faire foutre ! » Il se retrouva le nez à deux centimètres d'une flaque d'eau, juste pour constater… « Excuse-moi mon bébé ? » Ce n'était pas lui dans ce reflet, ce type débraillé, mal coiffé et sale. Ce n'était pas lui avec cette panique dans les yeux et cette larme horrible juste en dessous. « En étant un vilain garçon, tu sais ce que je suis obligée de faire après, hein Harley ? » Azgeda chuchotait juste à côté de son oreille et lui embrassa le creux du cou avec tendresse. « Non je… Pardon, pardon, je... » « Mon brave bébé. » Elle l'embrassa encore pour le laisser seul avec ses tremblements.

Il n'était pas un vilain garçon, il aurait pu le promettre à la vieille moche, mais V. lui coupa l'herbe sous le pied. « Oui, p-pas dans les cendres... » marmonna-t-il au même moment où la vieille renvoyait chier Varian de façon magistrale. Harley gloussa, partagé entre la phrase de la Grounder, son expression et celle de V. « G-grosse cloche. – il ricana plus fort – Ding dong. » En vrai, les cloches revenaient souvent depuis qu'il avait recroisé V.. Il est allié des cloches ? « Hého, réponds-moi le demeuré ! » Elle le secoua dans tous les sens. « Je so-sonne pas moi... » Il repartit dans son rire un peu bizarre. « D'où. Viennent. Ces. Cendres. ABRUTI ! » Le cri le ramena instantanément sur Terre. « Le géant n'était pas dans les cendres ! » Gros silence. « Le géant ? » Le visage d'Harley se décomposa lentement.

dans le passé.
« C'est ça espèce d'enculé. » Il adressa un doigt à son copain en se balançant sur sa chaise, horriblement gêné. Là, il cherchait comment s'en sortir avec une pirouette ou une idée de génie… Mais concrètement, ça ne venait pas parce qu'il savait qu'il l'avait mérité. Son ego et ses chevilles, c'était ce qui lui faisait défaut et qui causait 99 % des situations terriblement gênantes comme celles-ci. Et il savait qu'il était en tort et qu'il avait paradé comme un idiot. « C'est bon, je le ferai ton putain de pari débile. Putain mais t'as quel âge sérieux. » Il se leva brutalement et envoya balader sa chaise avec humeur pour quitter la cabine. « Sale... »

Personne. Il n'y avait personne chez les Standall, personne chez les Weise, et personne dans ce putain de couloir. Il était un homme d'honneur, Harley. Même s'il n'en avait plus reparlé avec son voisin, même si le sujet n'était jamais revenu sur le tapis… Les jours, voire les semaines étaient passés, et il savait qu'il aurait à s'y plier un jour. Il traversa les deux mètres qui le séparaient du pallier de son voisin et frappa à grands coups sur la porte. Deux personnes débarquèrent dans le couloir pour passer juste derrière lui en lui effleurant les épaules, le laissant figé comme une statue de glace. Il avait fait les choses bien et derrière l'agacement et la honte, l'idée l'excitait bêtement. T'y avais déjà songé une fois : si tu avais été une nana, les choses auraient été dix fois plus simples. « Putain Standall, tu vas ouvrir cette putain de porte un jour ou c'est pour demain ?! » La porte s'ouvrit et Harley s'engouffra dans la cabine en poussant son voisin sans ménagement. « C'est bon, t'es content, t'as ta journée entièèèère pour te fendre la poire. » Robe noire élégante, chaussures étroites, perruque et soutien-gorge.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Jeu 18 Jan - 17:28

Long time ago.
« Tu... » Non, pas de morale ou il risquait de partir en vrille. Quoi que, là il avait peut-être trop bu pour partir en vrille comme ça ? Il avait l'air d'être un peu ailleurs. Mais bon, au moins, il s'est excusé, sincère ou pas... On va dire que ça compte. « Ouais heu... » Beau comme un camion tout neuf. Super. Ne sachant pas trop s'il devait en rire ou se vexer il esquissa un sourire un peu entre les deux. « Oh hé tu fais quoi... ! Il y a ma sœur idiot ! » Il se releva avec difficulté, le dégageant au passage, les sourcils froncés. L'attrapant par les épaules il le forca à s'asseoir sur son lit. « Tu bouges pas, je reviens. Tu. Ne. Bouge. Pas. Ok ? » Il fila hors de sa chambre pour se précipiter dans la petite cuisine, croisant sa sœur au passage. Elle lui lança un regard lourd de sens que Varian ignora avec brio avant de remplir un verre d'eau. « Il a bu ? Il est bourré ? » « Oh toi, occupe toi d'tes fesse. » Elle lui lança un regard scandalisé et – sans doute les larmes au bords des yeux – claqua la porte de sa chambre. Trop sensible ces jours-ci... Ou alors c'était peut-être parce que Harley l'avait ignoré il y avait moins de deux minutes, mais ça, il n'en savait rien. « Tient, Harley, c'est pour toi ! » Il referma la porte de sa chambre et tendit le verre d'eau chaude à Harley. « Bois ça s'il te plaît. » Avec ça si sa sœur ne les cramait pas... Parce qu'après tout, tu es sensé ne rien avoir à en faire du voisin, tu te souviens ? Ils avaient bien de la chance.

Aujourd'hui.
Aller Harley, dit un truc. Pas n'importe quoi, un truc logique, la suite de mon propos, je sais pas, ne nous enfonce pas plus dans la merde, c'est tout...
Varian croisait les doigts et priait le ciel et toutes les divinités dont il n'avait que faire pour ne pas se trouver à nouveau dans une impasse. Sauf que voilà, le regarde de son ex petit ami en disait long. Panique à bord, panique au maximum et panique chez lui aussi du coup,il allait gaffer et dire quelque chose qu'il ne fallait pas dire. Ils étaient cuis et ça, il le compris avant même que Harley les enfonce à nouveau. Et merde. Pour le coup, sa frustration de ce faire traiter de cloche (et de voir Harley en ricaner bêtement) s’éclipsa aussitôt pour de nouveau laisser place à l'angoisse. Le géant ? Au moment où la vieille femme prononça ses mots Varian eut envie de hurler un « courrez, barrez vous, savez vos vies ! » sauf que non, le Varian qui se trouvait là se décomposait juste totalement de l'intérieur. Ils n'étaient pas censé avoir déjà vu cet homme. Ni Harley, ni Luna, ni lui. Et pour le coup, il doutait sincèrement que balancer un « excusez le, il est étrange » passe comme excuse. La dernière fois qu'il avait tenté un petit quelque chose, Harley s'était retrouvé à lécher les pieds d'un homme qui, il l’espérait, n'en aurait plus pour très longtemps.

Long time ago.
« Ensuite si tu tentes quoi que ce soit, soit pas con, ils vont balancer. » murmura t-il. Harley avait attraper sa main pour la serrer, un peu trop fort, et Varian baissa les yeux. Tu avais horreur de le voir comme ça. En colère, d'accord, mais tu y voyais aussi une certaine forme de tristesse. Ou bien, c'était ce que tu voulais voir parce que c'était toi qui était triste en ce moment même. Il l'attira contre lui dans un élan d’affection parfaitement inattendu. « Me repousse pas Harley... » Tu avais bien sentis que ce n'était peut-être pas le bon moment pour un câlin là, tout de suite. Toi qui en réclamait jamais. C'était pas ton truc les câlins, jamais. Mais là, ça t'arrangeais, hein Varian ? Tu voulais pas qu'il capte ton regard, ni qu'il pige que tu étais juste à deux doigts de chialer comme un gamin, juste là, devant lui ? Ouais, tu avais la tête enfouie dans le creux de son cou et tu prenais sur toi pour ne pas respirer bruyamment. Pleurer c'était pour les enfants, tu te le répétais souvent. Toi quand tu étais triste tu faisais chier ton monde. Et là, tu étais triste pour quoi ? Parce que tu te rendais compte que avec Harley personne ne saurait jamais ? Qu'aucun de vous d'eux n'assumerait jamais ? Les mots de l'autre débile ? De le voir en colère ? « Calme toi d'accord ? » Il avait marmonné tellement bas qu'il se demanda même si Harley avait comprit quelque chose. T'avais envie de le serrer contre toi pendant encore des heures.

Aujourd'hui.
« Toi ! Pourquoi est-ce qu'il parle de géant ? » hurla t-elle à moitié.

Le toi était à la fois adressé à Luna et à lui. À croire que la vieille dame avait laissé tomber Harley pour se tourner vers ses deux interprètes. Bêtement – enfin, plus par réflexe en fait – Varian haussa les épaules pour pivoter vers Luna.  

« Répondez immédiatement ! »

Elle avait beau à peine lui arriver aux épaules, cette petite femme était tout bonnement effrayante. Un peu comme sa mère en fait. Elle ne payait pas de mine mais un seul froncement de sourcils ou geste brusque et on avait envie de disparaître. C'était les femmes de cette régions ça, dérangeantes sur un tas de points. La femme s'agitait, Varian n'arrivait plus à réfléchir correctement (si toutefois son cerveau n'avait pas cessé de fonctionner correctement il y a de ça plusieurs années) et Harley... Lui avait le visage qui se décomposait et oui, il pouvait se sentir mal de les avoir enfoncé une énième fois. Cette fois-ci moi je ne dis rien, je veux pas d’une scène comme à Ockefell, Luna, sort nous de là.


Long time ago.
Il avait fini par se dire qu'il ne le ferait pas. Après tout, il avait mal réagis à l'annonces des résultats de leur pari débile. Mais qu'y pouvait-il s'il avait perdu après tout ? Il n'avait pas osé en parler avec lui lors de leurs autres retrouvailles, de peur de le vexer, ou qu'il renonce à le faire pour de bon. Et dire qu'il le pensait être un homme d'honneur. Au fond, c'était vraiment d'hommage, parce que Varian était curieux, et qu'il avait envie de voir ça. Alors quand il tambourina à la porte ce matin là il le prit au dépourvu. Il avait calculé son arrivé pour ne croiser personne. Et quand il ouvrit la porte un Harley métamorphosé s'engouffra dans sa cabine. « Que... » Oui. Bon. Là, il était sur le cul. Les yeux ronds comme des soucoupes et un sourire beaucoup, beaucoup trop large sur le visage Varian examina son voisin devenue voisine deux secondes. « Diantre. » Et il éclata de rire. Se fendre la poire ? Oh oui, il n'allait pas se faire prier. « Ha ha mais... mais... excellent !! » Il ajouta un tourne, tourne pour voir et essuya les larmes qui roulaient sur ses joues, sans pouvoir s'arrêter. « T'as vraiment TOUT fait. TOUT. Tu es minutieux Harley. » D'accord, il s'était imaginé tout autre chose, genre son voisin qui esquivait à moitié le truc en ne portant qu'une simple tenue typiquement féminine mais là... Là c'était tout autre chose, et c'était très marrant. Un Harley fille donnait vraiment quelque chose d'étrange. « Tu es ma-gni-fique ! »  Il ne pouvait plus s'arrêter. « Mais j'ai une question beauté fatale, où as tu déniché tout ça ? » Je te rassure Harley, je te préfère au naturel, et loin de là. Mais j'te le dirais plus tard, parce que je ne veux pas que tu enlèves trop vite ce déguisement c'est bien trop marrant.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Ven 19 Jan - 15:45

dans le passé.
Aussitôt installé, aussitôt repoussé. Classique ! D'accord, il était de mauvaise foi mais il n'apprécia pas vraiment de se faire virer de la sorte juste pour avoir essayer de… D'être sympa, merde quoi. Enfin je n'avais absolument aucune envie de me battre ou de me disputer encire une fois avec toi, Standall. Il se laissa dégager, non sans un regard lourd de sens, et s'assit avec docilité sur le petit lit. « C'est bon, j'avais bien compris dès le premier coup, Standall. » Son voisin sortit de la pièce sans lui répondre pour revenir quelques secondes après. Harley attrapa le verre d'eau chaude en grimaçant et leva un regard un peu trop amusé sur son copain… pour se raviser. Si je te le jetais à la gueule, tu hurlerais un « Putain Harley ! », non ? Une petite gorgée, deux petites gorgées… L'idée était trop tentante. SPLASH. Il ricana en tenant le verre à bout de doigts.  « C'était une mauvaise idée que je vienne. » Ou alors tu l'avais juste en travers de la gorge, de t'être fait repousser. D'un autre côté, tu lui avais fracassé le menton trois jours plus tôt et tu te vengeais maintenant – de quoi, mystère – en lui balançant un verre d'eau à la tronche. Sur deux fois où tu le voyais… ça faisait deux fois que tu faisais le même coup, juste comme ça, juste pour voir ce que ça faisait. Malin.

dans le présent.
Complètement paralysé après son cri du cœur, Harley ne parvint même pas à détacher son regard de la vieille Grounder. Il avait déclenché l'hystérie et la colère chez elle juste parce qu'elle s'inquiétait. Elle s'inquiétait de ne pas trouver son ami même si elle faisait jusque là comme si tout allait bien. Elle s'inquiétait parce que la vie sur Terre n'était jamais simple, pour personne, et que n'importe quoi pouvait être arrivé au géant aux yeux de glace. D'ailleurs… Eh bien oui, c'était bien un n'importe quoi qui lui était arrivé. Il s'était levé un matin sans savoir que quelques heures plus tard, il brûlerait vivant à cause de trois gamins un peu idiots. Il s'était retrouvé nez-à-nez avec trois esclaves en vadrouille et il avait perdu. Maintenant il était mort et une petite vieille malmenait les coupables sans savoir la vérité. Madame, nous avions tué votre ami. J'avais allumé le feu sur l'idée de Varian et sous le regard de Luna. Nous avions regardé les flammes lécher son corps jusqu'à ce qu'il se mette à crier. Vous savez, à un moment il s'était tu. Pour toujours, je pense. Mais Madame… Nous n'avons pas le droit de vous le dire. Mensonge, c'était un mensonge qui lui faudrait pour se sortir de là. La vieille ne l'écoutait même plus, occupée à s'égosiller sur Luna et V. Mais Luna… Luna elle ne savait pas. Luna, elle faisait de son mieux chaque jour pour rester loin des ennuis et pour rester en vie. « Madame... » Harley fit un pas en avant, les yeux baissés. Sa petite voix n'attira même pas l'attention de la Grounder qui hurlait un « Répondez immédiatement ! » vers les deux autres. « Madame ? » répéta-t-il, plus insistant en hésitant à lui tapoter l'épaule. Il savait qu'elle avait peur pour son ami, et il savait aussi que cet ami était mort parce qu'ils y avaient mis le feu. Mentir, mentir, inventer. Il savait faire ça, il avait su faire ça. « Votre ami a été attaqué. » Surprise ou courroucée, ou les deux à la fois, elle pivota vers lui. « Qu'est-ce que tu dis, toi ? » « On passait par là… Euh, il a été attaqué par des brigands. » « Comment ça ? » « Ils sont venus et… Ils l'ont emmené. » Le tout énoncé en fixant le sol, avec une tristesse qu'il ressentait vraiment mais qui n'était pas la bonne. Harley était triste d'avoir tué le géant, pas qu'il ait été attaqué par des brigands. (Évidemment.) La Grounder se passa la langue sur les lèvres. Elle avait déjà choisi de me croire parce que je ne mentais jamais, et que je n'étais qu'un pauvre idiot limité.

dans le passé.
Rien à foutre ! Il aurait bien aimé le hurler pour mettre fin à la discussion, et puis juste parce qu'il était en colère aussi. Sauf que non, il n'en avait pas rien à foutre. Il ne se fichait pas de sa réputation, ou du moins de celle qu'il s'était bâtie pour donner le change, et il n'en avait pas non plus rien à foutre qu'on sache qu'il était… Pas gay, parce que je n'étais pas gay bordel. Gay, c'était aimer les hommes, c'était… C'était… Pas moi. Moi j'aimais juste Varian Standall. Derrière ses idées préconçues sur la question, il aurait pu faire l'effort de grandir et de regarder la vérité en face – somme toute pas si dramatique – mais non. Jamais. Jamais, jamais, jamais. Il battit des paupières pour chasser les larmes qui s'y glissaient sous le coup de l'énervement et Standall le prit dans ses bras. Mais toi, pauvre idiot, tu n'as pas saisi l'occasion pour lui rendre cette étreinte. Vous aviez beau coucher ensemble, les câlins et autres démonstrations, c'était pas votre truc. Tu aurais pu en profiter mais non, tu es resté là à serrer sa main, raide comme la justice. « C'est ça... » marmonna-t-il avec une drôle de voix. Il était toujours en colère mais elle avait cédé le pas à une profonde tristesse. Harley était triste de ce qu'ils étaient, de comment ils se comportaient, de… De tout. Il était triste tous les jours, tout le temps. Il se dégagea doucement pour regarder son petit-ami dans les yeux. « On ne se connaît pas en fait. Tu te planques, je me planque, et on fait genre. » Hein, Standall ?

dans le présent.
En regardant par terre, il ne risquait pas de faire d'impers ou de se trahir. En regardant par terre, il n'était qu'un esclave sachant rester à sa place, implorant une vieille dame de toute sa posture. Arrête-toi là dans ton mensonge Harley, va pas plus loin, va pas plus loin, s'il te plaît. Les mots lui brûlaient la gorge, impatient de sortir, de balancer une connerie pour juste se sentir mieux. Parler sans réfléchir, c'était encore ce qu'il avait toujours fait de mieux, sur l'Arche comme sur Terre, alors question contrôle. « Mais il est où alors maintenant ? » Mort, mort, mort ! Il est mort, le géant ! Mort, le Père Noël ! Brûlé, calciné, cramé, disparu. Il est sur ma joue, le géant, sur ces traînées de cendre, et sur mes mains aussi. Il est caché derrière, juste derrière. Il est sur moi et sur V. parce qu'on a tout bougé et tout cassé. Il n'est plus là. « Parti avec les brigands... » Sa voix de benêt colla magistralement bien aux mots un peu mollassons, sans qu'il le fasse exprès. « Et vous n'avez rien fait pour l'aider ? » C'était le désespoir dans votre voix, madame la vieille moche. C'était l'angoisse aussi, non ? La colère et la peur pour lui. Ne vous inquiétez pas, il ne souffrait plus maintenant. « Euh… Pas d'armes et, euh, pas le droit. » Vrai ! Nei n'aurait jamais voulu que Luna ou lui n'aillent aider un autre qu'elle-même. Et le maître n'aurait jamais toléré qu'ils soient blessés ou qu'ils fassent quelque chose sans consigne. La vieille afficha une expression frustrée qui n'annonçait rien de bon.

dans le passé.
Derrière son visage fermé, son cœur tambourinait dans sa poitrine et la contrariété lui tordait le ventre. « C'est bon ta gueule, je t'avais dit que je le ferais. Tu es content j'espère. » Il croisa les bras, gêné, et regarda ailleurs. « C'est bon, tu t'es bien rincé l’œil ? » Dire que le pari mentionnait une soirée entière comme ça… Peut-être qu'il faudrait en profiter et tourner ça en dérision ou ça risque d'être très long... Il se dérida à peine et marmonna un vague « J'avais ça qui traînait... » pour justifier l'origine des fringues. « J'espère au moins que tu apprécies l'effort, ducon. » Il se rapprocha de Varian et l'attrapa par les hanches pour l'embrasser et le faire taire. Et pour que t'arrêtes de te foutre de ma gueule, bordel.
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Ven 19 Jan - 19:46

Long time ago.
« Putain Harley ! » Mais c'était quoi son putain de soucis ? « C'est chaud bordel ! » Il éventa son tee shirt par pur réflexe, et lui lança un regard noir. « Je… je comprends pas, merde quoi ! » Et sa sœur qui devait se demander ce qu'ils foutaient tous les deux. Les murs n'étaient pas bien épais, elle devait entendre le ton monter et se demander qui de Harley ou Varian allait ressortir vivant de cette pièce. Ou peut-être qu'elle s'en fichait parce qu'elle faisait la tronche. Ce n'était pas impossible. « C'est un test ? C'est ça ? » Tu sais Varian, tout n'a pas toujours une réponse logique… « Tu veux voir jusqu’où j'peux tenir ? » C'est vraiment un gros con. Deux fois en trois jours. Ça fait beaucoup. Il s'était planté en face de lui, le visage à deux centimètres du siens. « Ou tu veux me faire passer un message ? Du genre je veux plus être avec toi ? C'est ça ? » Si c'est ça Harley je te démonte la tronche, parce que oui, je pense en être capable dans un tel cas de figure.

Aujourd'hui.
Votre ami a été attaqué. Les mots prononcés par Harley n'avait pas laissé la vieille dame indifférente. Quelque chose dans son regard avait changé. Non seulement elle semblait avoir de nouveau un regain d’intérêt pour le jeune homme, mais elle voulait également en savoir plus. Forcément, l'histoire des brigands ne pouvait pas la laisser de marbre. Quand on connaissait le gabarie de son ami, et toute la force qu'il avait…. Ils avaient du s'y mettre à trois pour l'avoir. Elle persista, encore et encore pour avoir ses réponses mais étrangement, Varian sentait que la situation ne jouait pas totalement en leur défaveur. Et c'était lui qui brodait avec brio, baladant la vieille, d'histoires fausses en histoires fausses.

« Pas le droit hein ? »

Techniquement, il n'avait pas tout à fait tort, et elle non plus, de son côté. Tous les Grounders pensaient avoir la main mise sur les esclaves en général, surtout quand ils n'étaient pas en présence de leur maître. La vérité était tout autre, si leur propriétaire leur interdisait d'aider d'autres personnes qu'eux, ils ne feraient rien. Varian n'avait pas le droit d'aider d'autres personne que le cercle familiale d'Ada. Et il se doutait qu'il en allait de même pour Luna et Harley. Il devait se faire bien voir, mais prendre les armes pour quelqu'un qu'il ne connaissait pas… Elle ne lui aurait jamais pardonné. Elle avait payé pour t'avoir, et tu savais très bien qu'elle en supportait pas que tu t’abîme, que tu ailles trop loin… Cette mission, elle te l'avait donné parce qu'elle ne pouvait vraiment pas faire autrement. Regarde ce qu'elle a fait à Aya après ton duel avec Harley… Tu l'avais rarement vu autant en colère.

« V-vous… vous n'êtes rien ici ! Rien ! »

Il sentait l'agacement dans sa voix, la colère monter. Et tout cela ne présageait rien de bon. Elle les défiait du regard, tout les trois à tour de rôle, sans doute en attendant une réaction, le mot de trop pour pouvoir leur hurler dessus en tout état de cause.

« Qui me dit que vous dites vraiment la vérité, hein ? Que vous n'êtes pas qu'une bande de menteur… Les gens du ciel ne savent que mentir. »

Long time ago.
« Bien sûr que non... » Enfin, oui mais non. Il y avait une grosse part de vérité dans ce qu'il disait. « Tu penses que les gens diraient quoi ? » Donne moi ta version des faits Harley, je serais curieux de l'entendre. « Je t'ai entendu à l'instant. » T'as juste honte d'être qui tu es alors ne me donne pas de leçon. Moi c'est toi que j'aurais du mal à assumer,  je le sais, tu le sais… c'est quelque chose que je ne t'ai jamais caché. Et pourtant on est toujours ensemble, après tout ce temps. « Et on se connaît enfin, dis pas des trucs comme ça... »

Aujourd'hui.
Toi qui viens de là-haut, tu penses que tu arrives en terrain conquis, c'est ça ? On ne peux pas te faire confiance, à toi, comme à tes semblables. Sauf si tu nous prouve réellement de quoi tu es capable. Regarde toi, combien de temps tu tiendras ici ? Hein Varian, hein ? Ma femme a du faire le pire investissement de sa vie. Est-ce que tu comprends ce que je dis au moins, réponds ! C'est ton maître qui te parle.


« Vous devez nous croire, c'est tout... »

Croyez nous, et remettons nous en route, par pitié. Pitié. La vieille dame poussa un drôle de glapissement avant de lui donner un coup dans la jambe, sans doute par pure frustration. Tu n'avais même pas bougé d'un poil. Au fond, elle avait pas de force cette vieille femme, en tout cas, bien moins que celle qui se défoulait sur toi en temps normal.

« Ooh toi... »

Elle leva un doigt menaçant juste là, sous son menton et il ne pu s'empêcher de reculer d'un pas. Quoi lui ? Il devait se la fermer ? Il avait dit quelque chose de travers ? Vite, changer de sujet, trouver un autre truc.  

« N-nous ne pouvons pas rester là heu… Nos maîtres… nos maîtres attendent. »
« Je connais tout le monde à Missi, vos maîtres comprendront ! »

Oh ça, il en doutait fortement. Et puis comprendre quoi, qu'elle s'était accaparé le service de trois esclaves qui n'étaient pas les siens ?

« Attendez là. »

C'était un ordre, encore un. Elle tourna le dos pour contourner à son tour la baraque du géant, sans doute voulait-elle voir les cendres de ses propres yeux.

« On se barre ? Vite ? Avant qu'elle ne revienne ? »

Long time ago.
« Content de voir que tu as respecté notre pari oui ! » Après Harley tu sais, je te préfère sans tout ça, et encore heureux. Ça qui traînait, hein ? Bon, il ne poserait pas plus de question pour le moment, mais un jour, il allait se sentir obligé de connaître la vérité, c'était plus fort que lui. « J'apprécie, j'apprécie ! » Et il avait du mal à en pas repartir dans un grand fou rire aussi. Sans doute Harley le sentit-il – ainsi que la blague qui allait suivre – car il l'attrapa pour plaquer ses lèvres sur les siennes. J'aurais été frustré aussi à ta place voisin, je l'aurais été… Il répondit à son baiser, amusé, mais pas pour bien longtemps. « Mmh attend... J'peux pas. J'peux pas t'embrasser quand t'es... fin... » Clairement Harley, j'aime pas. Enfin, ça casse tout tu vois ? « J'te fais grâce de la perruque. » Aussitôt dit, aussi fait il vira la longue tignasse brune avant de capturer ses lèvres à nouveau. Si le but c'était de pas porter tout ça très longtemps Harley, tu es fourbe… Pour le reste tu verrais après, pour l'heure t'avais du mal à t'arrêter de l'embrasser. Sur les lèvres, sur les joues, dans le cou… Y'avait ce truc qui te gênait au niveau de sa poitrine, et en temps normal t'aimais bien glisser une main sous son tee shirt pour sentir ses muscles et sa peau frissonner. Là, c'était pas possible. Et ça te frustrait clairement. « J'ai envie de toi. Ici, maintenant. » Vire moi ces chaussures et cette robe Harley…
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Ven 19 Jan - 23:10

dans le passé.
GAGNÉ ! Putain, gagné ! Harley explosa de rire, partagé entre sa victoire sur son petit pari personnel et la tête que tirait Standall juste en face de lui. Il ne comprenait pas ? Normal, parce que… « Y a rien à comprendre, ha HAA ! » Un test ? La question le coupa momentanément dans sa crise de rire délirante. De quel test… Ah. Ce genre de test. Tu pensais vraiment que j'en étais là Standall, à tester tes limites et voir quand est-ce que tu m'enverrai paître pour de bon ? Remarque ouais, peut-être qu'inconsciemment c'était ça. Je ne sais pas. La suite acheva de le calmer dans son hilarité. Il loucha sur son visage, trop près du sien, l'effort ramenant à son bon souvenir le léger mal de crâne qu'il ressentait déjà. « Putain Standall, dégage de là... » Nouvelle idée, encore plus conne que la précédente… Il lui lança le verre vide au visage et l'écouta rebondir avec un blong improbable. « Déso, t'as pas les yeux bien en face des trous, c'était angoissant de près. » Il mima des yeux en vrille du bout des doigts avec une grimace insultante. Tu pensais vraiment que je voulais te larguer, là maintenant ? Que ça y est, j'en avais marre de toi ? Que je pouvais passer à autre chose et aller m'envoyer avec la première nana venue ? Arès tout ça ? Un truc devait pas bien fonctionner chez Harley. N'importe qui aurait cherché à rassurer son copain pour ne pas envenimer les choses et lui faisait tout l'inverse. « Et ça t'embêterait si je te larguais, très cher partenaire de cul ? » Il se laissa tomber à la renverse en fronçant les sourcils, désorienté par le changement d'équilibre. Écarquillant grand les yeux pour retrouver une vision nette, le dealer fixa le plafond. Je ne t'aurais sans doute jamais dit ça en temps normal, quoi que je me surprenais pas mal ces derniers temps. Peut-être que le paternel avait raison finalement, je ne sais pas.

dans le présent.
Non, pas le droit. Nei n'aurait jamais toléré qu'ils se lancent à l'assaut de brigands venus enlever et martyriser un Grounder inconnu. Rien que pour avoir eu cette idée, les maîtres leur auraient filé la correction du siècle pour qu'ils se souviennent bien au service de qui ils étaient. « Voui, le maître… » Mais elle ne l'écoutait plus qu'à moitié. Il se recroquevilla sur place quand la vieille se mit à crier. Oui, ils n'étaient rien, c'était vrai. Ils n'étaient que des objets, des animaux au service d'humains. Ils étaient des serviteurs dévoués et dépourvus d'âme ou de réflexion. Ils étaient à l'écoute, prêts à s'exécuter au premier ordre venu… Mais l'ordre du maître. Et cette femme, même née sur Terre et même vieille, n'était pas leur maître. Azgeda avait bien insisté là-dessus. Elle t'avait mis à l'épreuve plusieurs fois Harley, à la fin de l'année passée chez elle. Elle voulait une obéissance et une soumission totale… envers celui qui était ton maître et pas un autre. D'effroi complet, Harley passa à l'indifférence. C'était comme quand quelqu'un de Missi lui beuglait dessus pendant des heures sous prétexte qu'il n'était qu'un esclave, et réputé pour ne pas beaucoup réagir. « Mentir, vous m'entendez ? Vous bande de dégénérés du ciel, vous ne savez que mentir ! » Il ne recula même pas le visage quand elle lui cria ces mots, son haleine fétide lui donnant la nausée. « J-je mens pas... » Si tu mens ! Tu lui mens Harley ! Oui mais… C'était pour la bonne cause, non ? Avec tout ça, il commençait à s'embrouiller… Il glissa un regard désespéré à V. en quête d'une quelconque explication.

dans le passé.
« Ils se foutraient de ma gueule tiens, débile ! Ils se marreraient bien à imaginer Harley Weise en train de courir les mecs comme une tapette. T'as cru quoi ? Que je vivais bien ma vie, peut-être ? Les commentaires ? Ceux de ta connasse de mère, et de tous ces sales… ces sales... » Il se dégagea brutalement, vraiment au bord des larmes à présent. « Alors ouais, si ça te fait plaisir, je m'en branle complet des chattes, ça m'excite pas. Voilà, t'es heureux ? Satisfait ? » Il battit des cils à toute allure. Putain tu vas pas chialer aussi tant que tu y es, Weise. Si, il allait chialer pour de bon, voilà. « Et j'aime un type. Un salopard qui se couche devant sa p'tite maman parce qu'il flippe. OH MON DIEU HARLEY WEISE ! Quoi, j'te fais honte ? Ben dis-le clairement pour une fois ! » Il lui donna un bourrade légère mais mesquine du bout des doigts et s'essuya les yeux d'un geste rageur.

dans le présent.
Oui ils devaient partir en courant très vite. Terrorisé, Harley s'élança sur les traces de V. sans même réfléchir, trébuchant dans la neige à chaque pas. Il ne voulait pas rester avec la vieille moche puante, ni rester avec un quelconque autre Grounder que ses maîtres. Il voulait retrouver Nei et ses caresses, et la maîtresse et ses soins. Même les claques légères du maître, parfois bizarres, lui paraissaient accueillantes en comparaison à l'extérieur. Après un bon moment à zigzaguer entre les arbres, ils firent une halte. La nuit commençait même à tomber, plongeant la forêt dans l'ombre. « Merci Harley... » haleta Luna, toujours surprise par la prestation improbable de son camarade une dizaine de minutes plus tôt. Il trébucha et s'assit en tas dans la neige, épuisé par la course et par ces deux derniers jours.

dans le passé.
Sans la perruque pour lui chatouiller le cou, il se sentit nettement mieux. « Trouve-toi des excuses... » marmonna-t-il sans cesser ses baisers. Il colla son corps contre celui de Varian, sentant un désir violent s'emparer de lui. « Ah t'es coincé là hein Standall. » Il l'embrassa le long du corps et remonta son t-shirt pour effleurer son torse du bout du nez. « Bloqué bloqué le Standall, il va être l'obligé d'Harley Weise. » Il revint à ses lèvres pour les embrasser tendrement. « Tu permets ? » Il déboutonna le pantalon de son copain avec un rire coquin et posa tranquillement les mains sur ses hanches. Ah Harley, t'étais juste ravi de te faire attendre, de te faire désirer, mais t'avais juste trop honte d'être là à l'embrasser en petite robe. Sans jean, avec juste un léger tissus qui te battait les jambes, t'avais vraiment l'impression de faire une grosse connerie. Et la porte d'entrée… s'ouvrit. Fuck, ça devenait une habitude...
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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Sam 20 Jan - 11:43

Long time ago.
« Mais j't'emmerde ! » Les blagues sur le physique c'était petit, même pour toi. T'es un connard, moi j'en fais jamais et pourtant, c'est plus mon genre. « T'es... » Con. Et pas sympa. Voilà ce que tu avais envie de lui balancer à la gueule la maintenant. En plus de lui filer la baffe du siècle. Mais ça, tu pouvais pas. D'une part parce que tu massais ton menton douloureux (le verre avait rebondis dessus) et d'une autre parce que tu t’enfonçais littéralement les ongles dans la cuisse, là, tout de suite. Depuis quand t'avais les jambes qui tremblaient comme ça Varian ? « Partena... » J'aurais jamais du dire oui, c'est ça ? C'est maintenant que je vais me mettre à regretter de t'avoir dit oui ? À ça, à tout le reste ? Tu  fais tout foirer au bout de juste trois semaines ? « Ca-casse t-toi. » Laisse moi tout seul, laisse moi ruminer dans mon coin, laisse moi me rouler en boule sur MON lit que tu squatte et casse toi de ma vie si c'est pour me faire des cirques comme ça. Varian Standall sécha une larme rapidement (pas de ça, c'était pour les idiots) et lui donna un coup sur sa jambe. « Relèv-ve toi. Aller. » Bah c'était quoi out ça ? Depuis quand t'étais incapable de donner des ordres clairs ?

Aujourd'hui.
Varian s'offrit une pause lui aussi, pour souffler. Haletant après leur course (il n'avait aucune idée de combien de temps ils avaient couru comme ça, dans la neige, sans trop chercher par où aller), il se sentait tout de même victorieux. Qu'allait-il se passer là-bas ? La vieille dame allait-elle trouver le cadavre planqué de son ami le géant ? Ou allait-elle passer à côté de tout ça, revenir et ne voir plus personne ? Il l'imaginait déjà hurler, piquer une crise après s'être fait rouler par trois… esclaves. Ça lui apprendra, se se croire au dessus de tout le monde. Bien fais pour elle. Luna remercia Harley et il ne tarda pas à l'imiter.

« Ça c'est le Harley que j'aime ! C'était parfait ! »

Toujours plié en deux pour reprendre son souffle il ne pouvait s'empêcher de sourire, trop heureux de s'être sortit de cette impasse. Il se laissa tomber dans la neige et attrapa son sac. Farfouillant parmi les remèdes et autres plante que lui avait demandé Ada il chopa leur carte qui avait depuis pris l'humidité et qui avait visiblement souffert d'être si maltraité ces deux dernières jours. Il sentait déjà que le père allait le force à la refaire intégralement.

« Bon, voyons voir où nous sommes. »

Long time ago.
« Soit pas comme ça... Bien sûr que non les gens ne seraient pas aussi cons. » Je vais passer sous silence que tu as – encore – insulté ma mère, ça devient presque une habitude. Bon, il y avait des cons partout et c'était un drame, personne ne pouvait rien y faire. Alors c'était ça qu'il pensait ? Que les gens n'avaient toujours pas évolué ? Pour certains oui, c'était toujours propice à des blagues débiles, mais ils n'étaient qu'une petite majorité. « Bah ouais, c'est ça que tu veux entendre ? » Je te l'ai déjà dis. Peut-être pas aussi clairement mais… « J'me fiche de sortir avec un gars, clairement. Mets toi à ma place Harley… Ta réputation, ce que tu as fais endurer à ma sœur pendant des années... » Tu penses que les gens comprendraient ? Moi j'ai des doutes. « Mais j'ai pas envie d'arrêter. Pour rien au monde je mettrais fin à tout ça – nouveau geste vague du bout des doigts – rien tu… comprends ? » Pleure pas Harley s'il te plaît, pleure pas. « J'aime être avec Harley Weise, voilà tout. »


Aujourd'hui.
« Là ! Nous sommes juste là ! Ça va, nous ne nous sommes pas tellement éloigné du chemin originel... »

C'était déjà ça de fait. Là aussi il se sentit soulagé, il montra sa carte au deux autres. Peut-être que finalement tu allais en voir le bout de cette journée ? Que vous alliez renter vivants tout les trois ? Que vous n'alliez peut-être pas vous faire engueuler à cause de cette vieille qui avait pour projet de vous coller jusqu'au pas de votre porte ?  

Long time ago.
« C'pas une excuse, j'te préfère en mec, tu vois... » marmonna t-il entre eux baisers. Même si au fond il était ravi d'avoir vu ça, c'était une image qui allait rester longtemps gravé dans sa mémoire. « Je suis pas... » Rooh bah si en fait, il était coincé voilà. Il réprima un petit rire nerveux (parce que voir Harley aussi sérieux, habillé comme ça c'était… drôle. Point barre.) et termina de retirer son haut. Se sentir glisser sur le mur n'était pas tellement agréable mais le reste de la situation compensait largement. Ouais Harley fait ce que tu veux de moi, de toute façon j'ai clairement pas l'intention de faire mon chieur ce soir, voilà. Il retint à grande-peine ses gémissements et l'attira de nouveau contre lui.

Clic clac.

« Putain ! » La porte. La porte ! À la volée il attrapa la perruque qui traînait toujours à ses pieds et l'enfonça sur la tête Harley. « Varian ? »  « Victor ? » Oh putain. Il attrapa Harley et l'attira contre lui par pur réflexe. Faut pas qu'il voit ton visage bordel de merde. « Je dérange peut-être ? » Oh, bah non tient. Je suis pas du tout torse poil avec le pantalon sur les cheville tient. Et puis il réalisa une chose : jamais au grand jamais il n'avait ramené de fille pour faire ça chez lui et ça faisait des années qu'il ne sortait plus avec des filles. « Bah non évidement. »  « Hé bah je suis rav... » « De la rencontrer, génial heu... » Rouge pivoine il remonta son pantalon et tira Harley vers sa chambre. « Attends Varian je… ! » La porte claqua et Varian lança un regard affolé à son petit ami. « Putain. » Il avait du rentrer faire une pause entre deux services, voilà tout…
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Harley Weise
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Inclement Earth

MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Sam 20 Jan - 22:07

dans le passé.
Il gloussa doucement en fixant le plafond, souriant à peine. Pourquoi tu faisais ça, Harley ? À quel moment tu t'étais dit que c'était la bonne chose à faire, à dire ? Pourquoi tu prenais cet espèce de plaisir sordide à lui balancer des méchancetés ? Juste pour voir sa réaction ? Il ricanait toujours, mais un peu tristement. Il n'avait jamais eu grand-chose et c'était très bien comme ça, ça lui convenait. De toute façon à Arcadia, ils étaient tous pauvres et mal lotis, et trop habitué pour s'en plaindre. Mais maintenant qu'il tenait enfin quelque chose, qu'il pouvait être heureux dans une relation à condition de faire un petit effort… Il ne s'en donnait pas la peine. Pardon Standall, j'avais parfaitement conscience de jouer au plus con là tout de suite mais… Je ne sais pas. Peut-être qu'à te vexer, je me sentais mieux ? Ou peut-être que quelque part, j'avais envie de te faire ravaler toutes ces phrases que tu m'avais sorties ces dernières années ? J'ai toujours fait le fier, le petit con, le mec intouchable… Mais est-ce que tu sais combien elles m'ont toutes touché, tes phrases ? Toutes, oui. Tu sais ce que c'est de se la jouer et de faire genre ? Sur le moment, tu parais sûr de toi mais tu as les mains qui tremblent et le cœur qui bat. Et quand tu t'en vas, tu te sens juste honteux. Tant pis, c'est comme ça, il faut composer avec. La voix de Standall devint bizarre. « Attends… M'dis pas que tu chiales. » Harley se redressa sur un coude pour regarder son voisin avec de grands yeux. Putain et je faisais quoi moi maintenant ? « Hé oh c'est bon, faut pas pleurer non plus. » Je disais quoi ?

dans le présent.
Bêtement, il se sentit rougir quand Luna le remercia avec une chaleur inattendue… Mais les mots de V. le surprirent plus encore, le coupa dans toute idée de répondre. Harley fixa son ancien voisin, la bouche légèrement entrouverte, et marmonna un « Mais j'ai menti... ». En vrai, tu te sentais très mal d'avoir menti, penaud et un peu effrayé aussi. Nei ne voulait pas que tu mentes, jamais, et Azgeda non plus. Sur le moment, ça t'avait semblé être une bonne idée parce que tu voulais te faire pardonner d'avoir dit des trucs qui ne fallait pas… Mais maintenant que tu pouvais penser un peu à tête reposé... « J'ai menti, Nei va être toute fâchée et... » Il se releva avec difficulté pour faire les cents pas, toute fatigue envolée.

dans le passé.
« Putain mais c'est pas un problème d'être pédé, c'est un problème que je le sois ! Si tu crois que les gens n'en feraient rien s'ils l'apprenaient, c'est que t'es... » Il se coupa même si ce n'était pas l'envie de poursuivre qui manquait. Il ferma les yeux et inspira profondément, tremblant toujours de tous ses membres. Harley Weise le gay, Harley Weise et ses belles phrases, ses insultes à moitié homophobes, ses mauvaises blagues et sa connerie au naturel. Bien sûr que ce serait trop beau pour y croire si ça se savait. « Ta gueule, ne me cause pas de Kimi, j-je... » C'était peut-être le mot de trop, là tout de suite, mais il fondit pour de bon en larmes. C'était sans doute l'une des premières fois où il se retrouvait à pleurer en silence en face de Varian, à faire semblant de ne pas voir les yeux brillants de son copain. T'aurais pu les voir si tu en avais eu envie, Harley, tu aurais pu essayer de te mettre à sa place, imaginer, et te dire que ouais, vous étiez dans une belle merde noire. Mais non, parce que tu étais trop blessé par la conversation et par la réalité de la chose. Parfois, tu y songeais et ça te rendrait triste. Genre vraiment triste. Et ça faisait mal d'entendre son petit-ami dire qu'il aimait être avec lui… à condition que ça ne se sache pas. D'un geste spontané, il se jeta à moitié dans les bras de son voisin en étouffant un sanglot.

dans le présent.
Harley jeta à peine un coup d’œil à la carte et cessa ses mille et un pas pour bondir près des deux autres. « Il faut y aller vite alors ! » Il coula un regard vers V. « Si vous voulez bien. » C'était insupportable cette nouvelle lubie mais il restait bloqué dessus. Depuis qu'il s'était dit que V. n'appréciait peut-être pas qu'il lui parle familièrement, il faisait une fixette dessus et trouvait beaucoup plus simple d'étendre la politesse à sa personne. Mais dans le fond, même toi tu sentais que c'était un peu bête Harley. Ça te semblait logique et déplacé, et ça faisait un sacré casse-tête. Il esquiva Luna qui voulait tendre la main vers lui et se précipita dans une direction qu'il supposait juste (jute au hasard en fait) pour échapper à toute conversation. Marcher, rentrer vite, c'était tout ce qui comptait avant que les maîtres ne soient fâchés pour de bon.

dans le passé.
Se coller contre Varian et enfouir son visage sur son torse en tremblant fut la seule chose qu'il trouva à faire. Il sentit son voisin lui enfoncer la perruque sur le crâne et le beau-père faire irruption au même moment. Je ne voulais pas qu'il me trouve, qu'il me voit. La situation était juste inexplicable et carrément bizarre. Entre le fait que je sois le voisin, que je sois un homme et que je sois en train de baiser Varian avec un plaisir évident, et celui que je sois habilement déguisé en femme, avec une petite robe noire somme toute très mignonne… Non, il n'y avait rien à expliquer, ça ne pouvait pas... Il ferma les yeux très fort, sentant le coeur de Varian s'affoler contre lui. T'allais trouver un truc hein, moi je ne pouvais pas parler. Même de dos, c'était carrément peu plausible qu'il soit une fille… Mais il faut croire que la situation était tellement improbable que Victor n'y songea même pas. Toujours scotché à Varian, son visage brûlant contre sa peau, il se laissa entraîner vers la chambre. Oh mon Dieu, oh mon Dieu, oh mon Dieu... Varian ferma la porte et Harley se décolla brutalement, envoyant valser cette putain de perruque. Cramoisi, complètement affolé, il regarda autour de lui avec la même tête qu'une proie. Le beau-père toqua discrètement à la porte. « La moindre des choses serait de nous présenter ? Varian ? » Se présenter ? Pour effacer la situation cent mille fois gênante ? Quelle bonne idée ! « Standall, je ne peux pas... » siffla-t-il d'une voix suraigue en ouvrant des yeux complètement paniqués. Jamais, pas par Victor, pas comme ça, pas... Il tira avec affolement sur le bas de sa robe, qui lui semblait d'un seul coup bien trop courte et moulante.
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: Tell me what you know about dreaming. (harley) Sam 20 Jan - 23:00

Long time ago.
« Je. Ne. Chiale. Pas. » Non mais, pour qui tu me prends… Bon, ok, j'en ai franchement envie là maintenant, mais je ne céderais pas. Ces trois pauvres larmes c'était… Je sais pas ce que c'était mais tu as mal vu. Même si au fond la voix trahissait tout dans ces instants, mais il était trop fier pour l’admettre, voilà tout. « Qu'est-ce que tu fou encore là ? » Et cette putain de voix qui se cassait encore sur la fin. Bordel. Je t'ai demandé de partir et toi, t'es encore là, à me regarder avec tes grands yeux, à me… Putain, tu me gonfles. « Aller, Harley... » Tu savais même plus pourquoi tu te donnais la peine de parler. Tu voulais être seul avec tes remords, et tu avais aussi envie qu'il reste pour… Bah tu ne savais même pas pourquoi en fait. Il était ailleurs, il te balançait des verres et des insultes à la figure, il fallait être idiot pour continuer à vivre ça. Nouvelle tape  sans trop de conviction dans son genou, comme pour l'encourager.

Aujourd'hui.
« Tu  Harley, tu… Tutoie moi, s'il te plaît. »

Parce qu'il s'était mis en tête de le vouvoyer dès qu'il s'adressait à lui à partir de maintenant… Non, il n'allait pas vite perdre patience il allait carrément aller se pendre. Bon sang mais d'où est-ce qu'il sortait ça encore ? Si jamais Aya entendait ça, elle aussi irait se pendre, sans doute verte de rage.  Quelqu'un vouvoie son esclave, drôle d'idée qui ne lui serait sans doute jamais venue à l'esprit.

« Et on s'en fiche que tu ais menti, c'était pour la bonne cause. C'est tout ce qu'il y a a comprendre ! »

Il ne savait pas trop d'où lui venait ce soudain engouement, mais il ne se fit pas prier pour suivre Harley. Aller, hop, à la maison, tout était bien qui finissait bien ! Il rectifia la direction de son ancien voisin deux trois fois, carte sous les yeux.

Long time ago.
D'accord, ramener le sujet de sa sœur sur le tapis n'était peut-être pas la bonne chose à faire. Mais en même temps, il voulait des explications, il lui en donnait, voilà tout. « Hé bah tu…. Harley ? » Il pleurait. Harley pleurait, comme ça, en face de lui. Et c'était peut-être la première fois que ça leur arrivait. En tout cas dans ce genre de situation. Des disputes il y en avait eu, des tas, mais elle était un peu particulière. Il l'accueillis dans ses bras et le serra fort contre lui, le visage enfouit dans ses cheveux. Tient, toi aussi tu pleurais maintenant. « Je serais toujours là, toujours je... » parce que je t'aime Harley, c'est tout je ne vois pas comment l'expliquer. Il lui déposa une baiser humide sur sa joue, les yeux clos et resserra un peu plus son étreinte. Vient Harley, on quitte ce vaisseau de merde et on se trouve une plage, rien que pour toi et moi, où on vivra pépère sans que personne ne nous fasse plus jamais chier.

Aujourd'hui.
Missi était droit devant eux. Le village ne lui avait jamais sentit aussi paisible, et c'était étrange. La journée touchait presque à sa fin, leur merdes aussi et… il se sentait soulager. Au moins maintenant tout ce qui allait se produire pour le reste de sa journée était plus ou moins prévisible. Il pouvait s'y préparer mentalement. Se tournant vers ses deux compagnons de retoue, il plia sa carte qu'il rangea dans une de ses poches trop grandes de manteau.

« Bon et bien, nous y voilà... »

Constat parfaitement inutile puisqu'ils avaient du s'en rendre eux même compte tout seul, comme des grands mais il s'était sentit obligé de le leur dire quand même. Comme pour combler un trou.

« Luna heu… merci pour tout. »

Sans plaisanter, ça été un plaisir de faire ta connaissance. Harley a de la chance de t'avoir dans le même foyer que lui, vraiment. Je ne sais pas si tu peux le protéger mais… Oui elle les avait sortis de plusieurs impasses, elle avait été plus utile que la dernière nana dont il avait croisé la route récemment.

Long time ago.
« Non non non non ! » Varian verrouilla sa porte de chambre, complètement affolé et entendit son beau-père protester un peu derrière. Visiblement, il était vexé. « Mais enfin, fils ! » Il se tourna vers Harley, les yeux ronds comme des soucoupes. « Non c'est pas le bon moment. » Bon sang c'était un enfer, un cauchemar. Il attrapa son petit ami par les épaules, un air terriblement sérieux sur le visage. « Ne t'en fais pas, tu ne vas pas sortir comme ça, il ne te verra pas, promis. » chuchota t-il. Il en était hors de question, voilà tout. Il avait l'impression que sa vie était en eu, là maintenant tout de suite.  « Je ne dirais rien à ta mère Varian ! » Et Victor qui continuait son cirque derrière la porte. Encore heureux qu'il ne dise rien à sa mère ! Ou il était un homme mort demain matin. Mort. Et si elle apprenait ce qu'il était vraiment en train de faire et surtout avec qui… Là, il ne se donnait que quelques heures à vivre. Il le sentait dans la voix de son beau père, il était juste frustré de se faire mettre à la porte et à la fois terriblement gêné devant la situation. « Je dois repartir dans une heure, si d'aventure ta copine et toi souhaitais tout de même pointer le bout de votre nez, je suis dans la cuisine, je ne bouge pas. » Une heure. Une heure. Il se tourna vers Harley avant de se laisser glisser le long de la porte, le visage rouge écarlate. Il en avait presque oublié qu'il avait laissé son tee shirt dans l'entrée. « C'est pas vrai, c'est pas vrai... » Il avait l'impression d'être dans un mauvais rêve, de ceux qui avait une saveur toute particulière : l'absurdité.
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Tell me what you know about dreaming. (harley)

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