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15/04/2482 - Nothing feels better than being home

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Odyssei
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Inclement Earth

MessageSujet: 15/04/2482 - Nothing feels better than being home Jeu 28 Sep - 4:35

Citation :
Lieu du rp : Cyston
   • Date du rp : Matinée, 15/04/2482
   • Participants : Alkaia et Odyssei
   • Météo : Matinée plutôt froide, une fine brume flotte sur les terres, le soleil n'est pas encore haut dans le ciel.
   • But du rp : Retrouvaille des deux soeurs
   • Résumé du rp : (Pompompom!)


Nothing feels bette than being home Alkaia et OdysseiLe ciel commençait à s'éclaircir et le soleil ne tarderait pas à se lever sur Cyston. À première vue, le village semblait avoir été figé dans le temps. Ses habitants dormaient encore paisiblement et les lèves tôt se réveilleraient d’ici peu. Un seul bruit brisait le silence de l'aube. Sur l'allée principale, un grand cheval blanc suivait sa cavalière qui le guidait en tenant ses rênes. Tous les deux n'étaient que de passage, elle ne comptait pas s’arrêter longtemps. Déjà, elle avait dût quitter son groupe pour faire ce détour. Son mari et son fils avaient continué leur route en direction du sud et elle devrait rattraper le groupe le plus rapidement possible. Si ses calculs étaient bons, elle les rattraperait avant la tombée de nuit.

Plus de vingt ans s'étaient écoulés depuis la dernière fois que la blonde avait fauché ces rues. En traversant l’esplanade principale, une pléiade de souvenirs lui revenait l’esprit. Crus et sans pitié, ils lui faisaient revoir cette fête, ce bucher et les corps mutilés de ses parents. Elle pouvait presque entendre le crépitement des flammes, les râlements des ivrognes et quand elle regardait derrière elle, elle hallucinait les cris de sa petite sœur en pleures. Pourtant, elle n'était pas folle. Il ne s'agissait que de cruelles réminiscences d’un passé lointain, de son enfance.

Elle ferma les yeux quelques secondes puis continua son chemin. Elle bifurqua vers un sentier puis retrouva finalement ce lieu l’ayant vu prendre son premier souffle. Cette petite maison de bois n’avait rien de particulier pour la distinguer des autres. Malgré tout, Odyssei l’aurait reconnue parmi des milliers. C’était sa maison, la dernière place dans ce monde où elle s’était sentie chez elle. Parce qu'elle devait se l'avouer, même là-bas, chez les Neylakrus, elle était une étrangère parmi ses hôtes. Un sourire serein au coin des lèvres, elle inspira une grande bouffée d’air frais puis s'avança en laissant le cheval brouter en bordure du chemin. En même temps, elle repoussa son capuchon. Ici, personne ne la reconnaitrait et se couvrir ne ferait qu'attirer les suspicions.

À l’intérieur de la demeure, il faisait encore sombre. Ceux qui y habitaient devaient encore être bercés par le sommeil. Ils n'avaient rien à craindre et pouvaient continuer à dormir sur leurs deux oreilles. La guerrière n’avait pas l’intention de les déranger, elle voulait seulement faire un tour. Elle ne voulait pas déranger. Probablement que les habitants ne sauraient même pas qu’elle était passée et c’était très bien ainsi.

En gardant ses distances, elle s’aventura sur le côté de la résidence. De là, elle aperçut la grange. Elle était derrière, au même endroit que dans ses souvenirs. Dans l'enclot, trois chevaux vaquaient à leurs occupations. Le premier arborait une tunique noire comme la cendre et le second, plus costaux et trapu avait un pelage plus clair. C’est à la vue du troisième qu’elle avait souri.

« Sailor… »

Ce grand étalon argenté, elle le connaissait. C'était le sien, celui que son père lui avait offert quand il avait sût qu'elle deviendrait Gona. Il n’était plus aussi jeune que dans ses souvenirs, il avait l’air décrépit et usé par le temps. Sans hésiter, la Nitblida s’approcha de l’enclos et tendit la main pour attirer l'animal. La bête, curieuse, s’approcha d’elle sans trop d'hésitation.

« Malgré les années et l’âge, tu es toujours aussi magnifique mon ami… »

Doucement, elle lui caressa la joue. Sa fourrure était douce et son regard était paisible. Si elle n’avait pas été si terre-à-terre, elle aurait juré que l’animal la reconnaissait.

« Qui s’est occupé de toi tout ce temps dit moi? Pas Gustus? »

Elle avait remarqué les tresses dans le crin de l’animal. Elle ne connaissait pas ce talent capillaire à l’ami de ses parents. Le guerrier ne perdrait pas son temps à faire des coiffures à un animal. À une époque, c'était sa mère qui nattait leurs chevaux. Elle le faisait chaque fois qu'ils devaient partir en expédition.

« Si je pouvais, je te volerais. Tu verrais, la température là-bas, chez les Neylakrus, est beaucoup plus douce. L’herbe est bonne toute l’année et tu adorerais Kodja. »


Elle souriait tristement, il s’agissait probablement de la dernière fois qu’elle pourrait revoir cette brave bête. Il ne lui restait probablement plus que quelques années à vivre et elle ignorait quand elle permettrait de revenir ici. Seuls les dieux savaient qu’est-ce que l’avenir lui réserverait.


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Alkaia


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MessageSujet: Re: 15/04/2482 - Nothing feels better than being home Sam 7 Oct - 1:30

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« Si l'on savait à quoi on s'expose, on n'oserait jamais être heureux »


Je n'avais rien prévu de tout ça. Je n'aurais pas pu le prévoir. D'abord le Grand Abandon, où j'avais du tuer quelqu'un. Je ne pensais pas certains seraient encore assez idiot pour s'opposer ouvertement à Lexa. Je savais que tout le monde n'était pas d'accord avec ses choix, mais le crier tout haut lors de l'hommage n'avait pas été une bonne idée. Lexa avait du réagir, et je comprenais pourquoi. Il n'empêche que cela ne me faisait jamais vraiment plaisir de tuer quelqu'un. Les gonas avaient une famille, des enfants qui étaient devenu orphelin en l'espace de quelques minutes. Je savais ce que cela faisait. En l'espace de quelques heures, j'étais moi même devenue orpheline. Je m'étais sentie seule, parce que je l'avais été. Ma famille avait disparu. Je ne me souviens plus exactement de tout ce qui s'était passé. J'avais même l'impression de ne plus me souvenir des traits de mes parents. C'est ce qui m'avait réveillé en sursaut pendant la nuit. Je ne me souvenais plus.

Veillant à ne pas réveiller Orion, j'étais partie refaire un feu dans la cheminée avant de m'asseoir devant pour méditer sur ce rêve. Je ne me souvenais plus. Je savais que mes parents étaient mort, je savais qu'ils avaient été brûlés, mais je n'avais plus de souvenir de la cérémonie. Juste un vide immense. Personne n'avait su m'aider ce jour là. J'avais du apprendre seule comment faire le deuil. Gustus était arrivé le jour suivant, je m'en souvenais vaguement. Est-ce que ma vie aurait été différente si mes parents avaient été toujours en vie ? Peut-être bien. Peut-être que je n'aurais pas été Yazhu, et peut-être que je n'aurais jamais commencé de relation avec Orion. Il y avait beaucoup d'inconnues dans cette équation.

Je n'avais plus repensé à mes parents depuis une éternité. Je ne sais pas pourquoi cela commençait cette nuit. J'avais vécu ma vie sans trop me poser de question. Je sais que j'avais souhaité être la meilleure guerrière de mon Clan et que j'avais tout fait pour le devenir. Être yazhu était un honneur. Et je m'étais prouvée à moi-même que je pouvais devenir une des meilleures de mon Clan. Je décidais de retourner me coucher sans réveiller le guérisseur afin de profiter des quelques heures qui nous restait. Bientôt il devrait partir et moi je devrais retourner à Polis. Telle était notre relation. Un peu bizarre, pas toujours en harmonie, mais elle nous convenait.

Lorsque je me réveillais, je remarquais tout de suite que Orion était déjà parti. Il était encore tôt et pourtant, il partait souvent encore plus tôt. Il avait sans doute des patients à voir et à traiter et il devait veiller sur Rigel. Je savais qu'il tenait énormément à son enfant. Et c'était tant mieux pour lui. Non, je ne voulais pas m'aventurer sur ce terrain là.

Je ne devais pas être à Polis avant ce soir, j'avais donc le temps de me reposer. Le feu ne s'était pas encore éteint et diffusait une chaleur agréable. Je pouvais même l'entendre crépiter de mon lit. Pour peu, je pourrais même me rendormir avec ce bruit de fond. Alors, pour me tenir éveillée, je repensais à cette nuit. Était-ce un présage, une alerte ? Mais je ne pouvais pas me tenir éloignée de ma famille parce que je n'en avais plus. Ce rêve n'était sans doute qu'un rêve. Et de toute évidence, je n'arrivais plus à me rendormir. Je soupirais avant de me lever. Je ne savais pas encore trop ce que je pourrais faire pour m'occuper. Je m'habillais avant de raviver le feu. Il ne faisait pas toujours très chaud à Cyston.

J'entendis soudain des sabots de chevaux. Tiens oui, je pourrais aller m'en occuper, pour une fois que j'avais le temps ! J'avais gardé le cheval de mon père et celui qu'on avait dans la famille et j'y avais ajouté le mien. Je pourrais m'occuper des trois, c'était une bonne idée. Finissant de m'habiller avec les vêtements sombre habituels, j'ouvris la porte. Je remarquais tout de suite ce cheval à la robe claire dans l'allée. Fronçant les sourcils, je me demandais bien qui cela pouvait-il bien être. Je n'attendais personne, et je ne connaissais pas ce cheval.

Il fallait que j'en aie le cœur net. Sortant de chez moi sur la pointe des pieds, je cherchais le propriétaire de l'équidé. C'était sympa de me laisser un cheval, au cas où j'en aurais besoin ... Blague à part, j'entendis soudainement une voie de femme. Celle-ci venait de derrière la maison. Une femme s'était introduite chez moi. Je m'avançais à pas de loup pour tenter de la surprendre. Elle était jolie, cette jeune femme blonde. Elle me semblait familière sans trop l'être. Je m'arrêtais donc un instant en l'écoutant. Elle semblait connaître le vieux cheval. Et elle connaissait aussi Gustus. Qui était donc cette jeune femme qui caressait mon cheval, et qui était dans ma propriété ? La voilà qui voulait voler mon cheval. Avant de réagir, j'écoutais la suite. Ainsi elle venait donc de Neylakru. Elle ne pouvait donc pas venir d'ici et connaître Gustus ainsi que l'équidé ! Je ne savais pas qui était ce Kodja, et cela m'importait peut à présent. Il fallait que j'empêche l'intruse de prendre mon cheval. C'était le cheval de ma famille. Il mourrait ici.

Sortant de ma cachette, j'apparaissais à une distance raisonnable de la jeune femme. Je ne dégainais pas mon épée parce que je sentais que je n'en aurais peut-être pas besoin. Je croisais les bras, plantant mes yeux sur la jeune femme.

« Sauf que vous ne pouvez pas. Vous êtes ici chez moi et ces chevaux m'appartiennent. »

Dis-je, sûre de moi. J'étais bien ici chez moi et cette jeune femme se trouvait sur mon territoire. Je défendais toujours mon territoire.

« Que fait une Neylakru ici ? Vous êtes bien loin de chez vous. »

C'était une façon peu subtile de savoir ce qu'elle venait faire ici et de lui faire comprendre que j'avais entendu ses dernières paroles. Mais ce qui m'intriguait encore plus, c'était ce vieux cheval qui ne se laissait pas approcher par n'importe qui. Sélectif le vieux papy. J'en avais toujours pris grand soin, tout comme mon cheval noir qui se trouvait à côté.

 
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Odyssei
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MessageSujet: Re: 15/04/2482 - Nothing feels better than being home Sam 7 Oct - 18:05

Nothing feels bette than being home Alkaia et OdysseiPendant un instant, ce village redevenait celui qu’elle avait connu. Alors, elle se demandait à quel point sa vie aurait été différente si ses parents n’avaient jamais été assassinés. Serait-elle devenue Heda? Aurait-elle quitté son conclave? Probablement pas!  En le faisant, elle aurait mis en danger la vie de sa famille. Serait-elle morte? Peut-être! L’issue des conclaves était bien hasardeuse. À vrai dire, une seule chose était bel et bien certaine et c’était que la mort de ses parents l’avait poussé à questionner bien des principes de leurs sociétés.

Malgré tout, elle ne pouvait pas rester et elle devrait se faire violence pour reprendre la route. Elle caressait une dernière fois le museau de l’étalon quand une voix féminine vint la tirer abruptement de sa contemplation. Instinctivement, la main de la guerrière fit son chemin jusqu’au fourreau de son épée. Faisant prudemment volte-face, Odyssei reconnut immédiatement cette jeune blonde vêtue de noir. Rien de moins que la Yazukru de Lexa, celle même qui avait exécuté bêtement un citoyen innocent.  Cachant son trouble et usant de toute sa diplomatie, Odyssei s’autorisa de répondre brièvement. Pas question de rester ici plus longtemps, il ne s’agissait peut-être que d’un pur hasard, mais elle n’était plus en sécurité.

« Je ne comptais pas partir avec vos chevaux... et puis la route serait beaucoup trop longue pour un étalon de cet âge. »


Répondit-elle amusée à l’idée de voler ce centenaire. Un peu plus et elle se moquait carrément de son interlocutrice. C’était à peine si ses sabots pouvaient encore le supporter. Par respect, elle pinça les lèvres devant cette naïveté et s’écarta lentement du paddock tout en gardant ses distances avec l’autre Gona.

« Je ne voulais pas vous déranger, je quittais justement... »


Portant ses doigts à sa bouche, elle siffla un coup afin de rappeler son destrier. La jument blanche répondit immédiatement à l’appel, venant s’immiscer entre son maitre et l’inconnu. Sans plus d’explication, Odyssei enfourcha l’animal et en attrapa les rênes. Puis pendant quelques courtes secondest, l’idée d’affaiblir la garde d’Heda caressa avidement son esprit. Il ne lui suffisait que de décocher une flèche au bon moment, de calculer correctement son attaque et de lui arracher par surprise son dernier souffle. Sans compter que la veille, Lexa avait semblé particulièrement proche de cette guerrière blonde. Mais était-ce vraiment une bonne idée? Et si quelqu’un d’autre n’attendait pas bien loin pour bondir à son aide? Elle ne devait pas se laisser séduire par le fantasme de mettre fin à Heda. Seule, elle se condamnerait à une mort certaine. Elle n’avait pas bêtement fait ce détour par Cyston pour y perdre la tête. Partir!  C'était bien la seule chose raisonnable à faire. Elle posait une dernière fois son regard sur Sailor avant de poursuivre.

« Prenez-en bien soins, mon père adorait ces bêtes. Il vous serait très reconnaissant d'en prendre soins.»


Sans geste brusque, elle fit faire quelque pas à reculons à son cheval. Elle n’allait pas prendre le risque d’éveiller des soupçons en partant comme une voleuse. Toutefois, elle ne souhaitait pas non plus s’éterniser en présence d’un membre de la garde personnelle d’Heda. En tant que Neylakru, rien de justifiait vraiment sa présence sur les terres de la coalition. Non seulement l’heure avançait et le voisinage commençait à émerger. Bientôt, elle ne pourrait plus traverser les rues sans risquer de se faire reconnaitre. Elle n'avait pas le temps d'inventer une histoire pour justifier sa présence.

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Alkaia


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MessageSujet: Re: 15/04/2482 - Nothing feels better than being home Ven 20 Oct - 23:31

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« Si l'on savait à quoi on s'expose, on n'oserait jamais être heureux »


Je détaillais la jeune femme que j'avais visiblement surpris. Heureusement qu'elle ne m'avait pas entendu arriver, j'avais pu ainsi l'observer. Cette posture de guerrière, ses longs cheveux blonds, mais aussi cette douceur avec ce cheval m'intriguait. Je me demandais bien, par contre, ce qu'une Neylakru pouvait bien faire ici. Cyston n'était pas sur son chemin, elle avait donc fait un détour pour voir un cheval qu'elle semblait connaître. Sauf que je ne connaissais aucune Neylakru, je ne comprenais donc pas comment elle pouvait connaître ce coin et ses équidés.

J'avais beau chercher, rien ne me venait en tête. Était-elle ici pour me voler mes chevaux ? Elle aurait agit bien plus vite si c'était le cas. Était-elle ici en repérage ? Les gonas savaient que j'étais une des gardes du corps de Heda, tentait-elle de me tendre un piège ? Je ne pouvais pas l'assurer, mais je restais prudente. J'avais remarqué son geste vers son épée et je m'étais tendue instinctivement. Sa position en disait long sur ses capacités, et si je ne me trompais pas, je ne devais pas la sous-estimer. La guerrière se retournait lentement pour me faire face. Je plantais mes yeux dans les siens. Pourquoi est-ce que j'avais l'impression de la connaître ? Pourquoi est-ce que j'avais l'impression qu'un souvenir tentait de percer une sorte de mur dans mon esprit. J'avais l'impression de la connaître sans pouvoir l'identifier. C'était exaspérant. Fronçant les sourcils, je la détaillais pourtant, essayant de trouver un détail qui me permettrait de la situer.

Je fus interrompue dans ma recherche quand elle me répondit. En se moquant de moi, qui plus est. Haussant les sourcils, je la regardais en me demandant si elle ne le faisait pas exprès. J'avais l'impression de voir un enfant jouer sur les mots. Si elle voulait vraiment s'aventurer sur ce terrain là au lieu de me donner une réponse précise, libre à elle. La route était en effet très longue, ce qui m'amenait de nouveau à m'interroger sur sa venue.

« J'espère bien, parce qu'ils sont à ma famille depuis longtemps et j'y tiens. »

Ce qui était vrai. Mon père possédait des chevaux avant que je ne vienne au monde. Depuis que je suis née, ce vieil étalon est là, toujours vaillant et résistant. Je ne savais pas comment il pouvait résister autant, mais j'aimerais être aussi vieille que lui le jour où je mourrai. D'une vie bien remplie, de guerres, d'amour et d'amitié. Sans enfants, sans doute, mais j'avais fait une croix dessus depuis bien longtemps.

Elle s'éloignait des chevaux lentement tandis que je ne bougeais pas, l'observant sans ciller. Cette femme ne me faisait pas peur, j'étais juste intriguée. Elle ne voulait apparemment pas me déranger et partait, justement. Mon œil. Ah elle voulait partir maintenant qu'elle était découverte. Que cachait-elle ?

« Vous ne vouliez tellement pas me déranger que vous vous êtes faufilé sur ma propriété telle une voleuse. » Pause. « C'est réussi, bravo. »

Je ne la félicitais pas vraiment, d'ailleurs, mon ton était plutôt ironique. Des félicitations mais pas trop. Elle s'était quand même fait prendre.

Je ne m'attendais pas qu'elle appelle son cheval. L'équidé arriva au galop près d'elle et je trouvais cela touchant. J'aimais beaucoup les animaux, les chevaux plus particulièrement. La blonde grimpa sur son cheval avant de me regarder à nouveau. Oh, elle me quittait déjà. Je n'avais pourtant rien fait de mal, pour une fois. Elle me détaillait longuement, son regard posé sur moi. J'en fis de même pour elle, ne craignant pas son regard ou son jugement. Qu'était-elle en train de penser ? Elle détourna le regard, posant ses yeux sur le cheval qu'elle affectionnait tant. Elle me demanda d'en prendre soin, parce que son père aimait ces chevaux et qu'il me remercierait. Je posais mes yeux sur le vieux cheval. Je n'avais pas beaucoup de souvenirs de mon père, mais je pouvais me rappeler qu'il m'emmenait le voir. Sa relation avec ce cheval était magique.

« Mon père aimait ce cheval ... »

Murmurais-je presque pour moi-même. Le cheval de la jeune femme fit quelques pas à reculons, et je reposais mes yeux sur elle. Il fallait que je sache comment elle s'appelait, et que je me renseigne. Il y avait trop d'inconnues dans cette histoire. Je décroisais les bras, passant une main dans mes cheveux.

« Ce n'est pas très poli de ne pas se présenter, gona kom Neylakru. » J'espérais que ça la fasse rester, juste le temps pour elle de dire son nom. « Moi c'est Alkaia kom Trikru. »

Ce n'était un secret pour personne ici, et nombreux étaient les gonas à me connaître. Être Yazhukru pour Heda, c'était un honneur, mais je devais aussi me faire à l'idée que mon nom soit connu ainsi que mon visage. Avec un sourire plutôt réservé, je me déplaçais jusqu'à l’enclot des chevaux. J'enlevais ma veste, n'ayant pas peur du froid. J'allais de toute façon me remuer pour m'occuper de mes chevaux. J'accrochais accidentellement mon collier, ce qui m'arrivait souvent quand j'étais ici. A croire qu'il resterait lié à cette maison ... Ce collier que j'avais toujours eu, offert par ma mère du plus loin que je me souvienne. Avec ce petit croissant de lune et cette pierre blanche ... Jamais il ne m'avait quitté. Tout comme le pendant de mon Denwsa, d'ailleurs, avec la dent et mon animal.

« Bonne route à vous. »

J'étais plutôt bien lunée aujourd'hui. Je passais une main sur le chanfrein du cheval, attendant que l'inconnue s'en aille.

 
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MessageSujet: Re: 15/04/2482 - Nothing feels better than being home Dim 22 Oct - 19:51

Nothing feels bette than being home Alkaia et Odyssei
Elle ne s’excuserait pas. D'autant plus, maintenant, elle sentait l’urgence de partir, se sachant beaucoup trop à découvert pour être en sureté sur le territoire de Trikru. Si un ancêtre la reconnaissait, elle était vraiment mal foutue. Elle devait éviter de faire des vagues et c’est pourquoi elle s’apprêtait déjà à partir. Toutefois, quand l’autre blonde prononça son nom, Odyssei se figea. Gardant un calme apparent déconcertant, elle sentit ses organes internes se tordent et son cœur s’arrêter pendant quelques secondes. Alkaia! Sa soeur!

La Yazhukru n’avait rien de l’enfant de ses souvenirs. C’était une femme maintenant, une Gona puissante et vive d’esprit. Laissez sans mot, Odyssei tira sur les rênes de son cheval, incapable de se présenter ou répondre quoi ce soit. Elle ne réalisait pas qu’il pouvait vraiment s’agir d’elle, de sa petite sœur, de sa petite Alkaia... Elle hocha brièvement la tête en signe d’au revoir et se retrouva encore plus décontenancée par la vue du pendentif. Le même que le sien, celui de leur naissance, celui que leur mère avait fabriqué pour elles, la preuve légitime que leur sang appartenait aux mêmes aïeuls.

Ravalant ses désirs les plus viscéraux, elle devait agir de façon réfléchie. En écoutant son cœur, elle mettrait non seulement sa vie en danger, mais surtout celle de sa cadette. Déchirée, elle tira brusquement sur la guide de son cheval pour faire volte-face. Après tant d’années! Moulte fois elle y avait rêvé, mais, dans ceux-ci, jamais Alkaia ne s’était tenu aux côtés d’Heda. Elle était pervertie, elle appartenait à cette flamme, celle même qui avait causé la mort de leurs parents. Harcelés par les souvenirs, la cavalière et son cheval rejoignirent le chemin pavé.

Une dernière fois, Odyssei regarda derrière elle. Ce serait probablement la seule opportunité qu’elle aurait et si elle la refusait, qui sait quand elle aurait la chance de revoir sa petite sœur vivante. Incapable de partir, le coeur l'emporta sur la raison. Elle l’appela, seulement pour la voir se retourner, sans même savoir ce qu'elle lui dirait.

« Alka… »

Et maintenant? Qu'allait-elle dire? Pouvait-elle simplement lui balancer son prénom en espérant qu’elle se souvienne? Lui expliquer de long en large? Mais qui connaissait Odyssei savait qu’elle était beaucoup plus douée avec les armes qu’avec les mots. Alors, sans geste brusque, la Natblida retrouva le sol, sortant son épée de son fourreau, elle la jeta à distance au pied de la Yazukru.

« C'est Lishi, la forgeronne de Neylakru qui à forger le bijou de mère à même le manche de cette épée… Elle pourrait le faire avec le tien, tu risquerais moins de le perdre! »

La lune et la pierre précieuse qui avait auparavant été un pendentif avaient été incrustées de façon élégante au fer de l’arme. Il s’agissait d’un travail de maitre, d’une beauté artistique rarement retrouvée par sa finesse et le souci du détail.


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MessageSujet: Re: 15/04/2482 - Nothing feels better than being home Sam 18 Nov - 0:00

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« Si l'on savait à quoi on s'expose, on n'oserait jamais être heureux »


J'avais arrêté d'espérer un nom. Il faut dire que la guerrière ne semblait pas particulièrement loquace, comme si elle avait quelque chose à cacher. Mais ça, ce n'était pas mon problème, tant qu'elle n'attaquait pas Lexa. La blonde semblait hésitante. Si elle comptait partir, qu'elle parte, je ne la retenais pas. Elle me salua en guise d'au revoir et je la vis s'éloigner brusquement sur son cheval. Un peu comme si elle n'avait pas envie de partir, finalement. Elle était restée figée quelques secondes pendant lesquelles je m'étais sentie observée. Je ne sais pas ce qui semblait la fasciner autant, mais visiblement cela lui tenait à cœur. J'avais vu son regard sur mon pendentif. J'étais bien heureuse qu'il m'appartienne, il était magnifique.

Je la regardais s'éloigner, songeuse. Je ne saurais jamais donc le nom de la mystérieuse guerrière blonde. Celle qui semblait connaître ma maison, et l'enclos de mes chevaux. Celle qui avait le regard vague quand elle regardait cet endroit. Ce ne serait donc qu'une simple voyageuse. J'avais entendu son cheval s'arrêter, mais je décidais de ne pas la regarder. J'avais besoin de me distraire après cette nuit et au fond, cette femme m'avait servi une très bonne distraction. J'entendis soudain le diminutif de mon prénom, que seuls ceux qui m'étaient proche utilisaient. Je ne résistais pas à l'envie de me retourner, surprise de l'entendre prononcer une partie de mon prénom. Comme si je l'avais déjà entendu quelque part, dans la bouche d'une autre femme. Peut-être ma mère. Sauf que je n'avais aucun souvenir d'elle, juste des yeux, un regard bienveillant et parfois un visage. Je n'étais pas sûre que ce soit le sien et j'étais triste de ne l'avoir jamais connue. Mon père m'avait rendu visite en rêve lors de mon Dwensa. J'avais l'impression de mieux le connaître, alors qu'au fond, je ne le connaissais pas non plus. Je sais juste que j'avais eu une famille autrefois, avant que mes parents ne meurent. Je n'avais pas posé beaucoup de questions à Gustus, seulement les premiers jours. Il ne pourrait jamais me dire tout ce que j'aurais voulu savoir. Et peut-être qu'un jour j'aurais ces réponses, mais pour l'instant ce n'était plus ma priorité. J'avais fait mon deuil il y a longtemps.

La jeune femme mit pied à terre lentement. Tiens, elle restait à présent ? Allait-elle enfin me dire comment elle s'appelait ou allais-je devoir deviner ? Je la regardais enlever l'épée de son fourreau, tout aussi lentement. J'étais à présent sur la défensive. Pourquoi sortait-elle son épée. Avait-elle décidé qu'il fallait m'éliminer ? Pourquoi ? J'eus rapidement des réponses à mes questions quand elle jeta son arme à mes pieds. Les chevaux eurent un mouvement de recul et moi j'avançais avec prudence pour saisir cette belle lame. Il n'y a qu'un détail qui attira mon attention. Cette lune et cette pierre, si familières, incrustées dans la garde. Je passais précautionneusement un doigt dessus tout en saisissant mon pendentif pour vérifier. Je ne sais même pas pourquoi je vérifie alors que je sais que ce sont les même bijoux. Peut-être parce que je n'en crois pas mes yeux. Et qu'est-ce que cela veut dire ? Que j'aurais une sœur dont je ne me souviens pas ? On ne souvient de sa famille en général, non ? Je la regarde tandis qu'elle me parle de cette forgeronne Lishi qui avait incrusté les bijoux, tout en me proposant de faire de même afin de ne pas le perdre.

Je n'étais pas souvent à court de mots. Mais là,  je séchais. Que pouvais-je bien dire à cette inconnue qui devenait subitement une sœur ? Je ne pouvais pas raconter ma vie à une inconnue, même si celle-ci prétendait être ma sœur -avec de bonnes preuves. Alors que je pensais avoir tout perdu -Lexa, Orion, ma famille- je retrouvais une soeur. Si je la connaissais un peu mieux, peut-être que j'aurais pu me jeter dans ses bras. Lui raconter ce qui s'était passé et pourquoi l'intérieur de la maison était en ruine. Lui dire que je manquais désespérément de quelqu'un a qui me confier. Mais je ne pouvais pas. Je ne la connaissais pas. Observant toujours les bijoux incrustés, je m'approchais de quelques pas afin de lui rendre son épée.

« Je pensais que je n'avais plus de famille. » Et pourtant, ce collier, cette lune, cette pierre prouvaient le contraire. « Je ne me souviens pas de toi. » Était-ce honteux à dire  ? Avouer qu'on ne se souvient pas de sa famille ? « Rappelle moi ton prénom, s'il te plaît. »

J'étais sous le coup de l'émotion, de l'étonnement, de la joie aussi un peu. Je parlais d'une voix douce et peut-être un peu gênée. J'étais juste gênée de ne pas la connaître, la reconnaître. J'aurais pu jouer de mon impertinence et faire de l'humour. Mais je ne pouvais pas. Peu de choses m'avaient mis dans un tel état, et cette blonde y était arrivée sans trop d'efforts. Il fallait que je me reprenne. Je me redressais légèrement, espérant faire ainsi passer mon trouble. Je ne pus m'empêcher de poser une question. Celle qui me turlupinait le plus après son mystérieux prénom.

« Je ne comprends pas ce que tu fais à Neylakru ... »

Si elle venait de Trikru, pourquoi était-elle partie ? Pour un mariage ? Une alliance ? Je ne voyais pas beaucoup de solutions. Je n'arrivais pas à comprendre, quelque chose m'échappait et je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Le village commençait doucement à prendre vie, même si j'étais plutôt tranquille par chez moi. Heureusement d'ailleurs que j'étais tranquille. Il en fallait de la tranquillité quand Orion venait me rendre visite. Enfin, je n'en aurais plus besoin désormais. Si je le recroisais je n'avais qu'une envie, c'était de foutre mon poing dans sa figure. Il m'avait brisé le cœur, et il avait démoli ma maison. Ces meubles qui me venaient de mes parents. Même si j'avais pu remettre un peu d'ordre, ce n'était toujours pas rangé, et il fallait que j'aille demander de l'aide à quelques menuisiers. Je n'étais pas assez douée pour sculpter le bois.

 
Emi Burton
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15/04/2482 - Nothing feels better than being home

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