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My baby love - Costia&Penelope

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Penelope Vane
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Inclement Earth

MessageSujet: My baby love - Costia&Penelope Lun 20 Nov - 11:53

Spoiler:
 

En se réveillant, Penelope voit toujours la même chose en premier : le visage de sa femme. Sara était une grande dormeuse, et rien ne pouvait la réveiller, sinon sa femme qui la secouait. Alors, Penelope ne dérogeait pas à cette règle, restant cachée sous son drap, à la remuer un peu fort, peut-être. Elle n'avait pas beaucoup de tendresse, surtout pas le matin quand au final elle avait dormi quatre heures au total, maximum. Quand enfin Sara émergea, Pen n'attendit pas plus de temps pour sortir, enfiler des chaussons et partir pour la salle de bain. Une bonne douche bien chaude avant de redémarrer la journée, qui promettait d'être longue et difficile. Bien que particulièrement intéressante. Bien plus que Sara qui se permit d'entrer dans la salle de bain pour se glisser derrière elle, la savonnant tout en murmurant des mots sans aucun sens, comme bonjour mon amour ou encore je t'aime. Cela n'avait aucun sens pour Penelope, et elle ne répondit pas, préférant grincer des dents en attendant que ça passe. C'était ainsi, de toute façon. Il fallait bien contenter son épouse, garder le change, pour obtenir ce qu'elle voulait réellement. Elle avait déjà payé bien trop cher, été beaucoup trop loin, pour abandonner maintenant.

Lorsqu'enfin elle eut terminé de se laver, elle planta Sara sur place, pour ensuite se diriger vers le restaurant commun du Mont Weather. Elle avait encore ses cheveux humides, n'ayant pas voulu rester plus longtemps dans cette salle de bain, et avec une serviette en papier elle épongeait les gouttes qui tombaient sur son front. Ce n'était pas l'idéal, mais le temps d'arriver à son lieu de travail, ça aura au moins cessé de goutter. Ce n'était pas non plus horrible, de toute façon, le temps d'arriver, personne ne devrait être là. Penelope avait prévu d'arriver la première, afin d'avoir quelques minutes seule à seule avec une personne en particulier... Celle qu'elle s'était trouvée. Pour mener à bien son projet. Celui pour lequel elle avait sacrifié beaucoup de choses, comme par exemple... Sa solitude.

Après avoir bu un café chaud, et mangé une tartine, comme elle l'avait promis à son père un peu avant, elle se dirigea d'un pas assuré vers le lieu de travail qu'elle fréquentait depuis un bon moment maintenant, à attendre son heure, s'y usant la santé. L'aile du projet Hemera. Il y avait les lumières sur son passage, elle croisa même certaines personnes chargées de l'entretien, ou des gens de l'équipe de nuit. Mais sinon, aucun collègue régulier de la journée. Tant mieux, elle allait être seule.

En passant le point de vérification avant son lieu de boulot, elle salua d'un signe de tête un peu raide le garde. Cet homme, Merick, était la représentation de ce que le bunker pouvait penser d'elle depuis son mariage. Il faisait probablement partie de ceux qui n'étaient pas du tout d'accord que deux femmes puissent se marier. Et il le faisait sentir avec sa façon de parler, son ton suintant de mépris. Parce qu'il n'était qu'un pauvre garde qui gardait une porte dont il ignorait tout des véritables secrets, qu'il faisait exprès d'ignorer même, et qui n'avait pas le bras aussi long que pouvait l'avoir Penelope. Parce qu'il ne pouvait rien dire et que, s'il le faisait, il risquait de le payer trop cher.

"Bonjour, Mademoiselle Vane. Ca va comme vous voulez ?


_Merick, fichez-moi la paix."


Autant Penelope n'était pas la femme la plus heureuse en mariage, autant elle avait horreur des petits cons qui se plaisaient à ne pas reconnaître son statut en lui lâchant du mademoiselle. Alors, elle l'envoyait sur les roses, ne prenant même plus la peine de sortir son passe droit. Et enfin, elle pénétra dans le vestiaire, où elle récupéra le matériel de première nécessité, sa blouse, et une autre serviette pour éponger ses cheveux. Voilà qui était mieux. Elle arrangea aussi rapidement ce maquillage mis à la va-vite, faisant en sorte d'être tout de même présentable, au cas où si le chef de service lui faisait l'honneur de sa présence aujourd'hui. On ne savait jamais.

Enfin, elle attrapa un trousseau de clé, celui qui lui était réservé, pour se diriger vers les cellules privatisées. L'une d'entre elles gardait... Costia. Ah... Costia. Enfin celle qu'elle attendait. Cette magnifique grounder, forte, qui avait eu des résultats d'analyses excellents... Il manquait encore les derniers, avant de pouvoir enclencher la procédure. Elle y rentra, et fit un signe à la caméra, que surveillaient deux hommes, prêts à réagir au moindre geste violent. Qui étaient déjà intervenus pour cette femme. Qui devrait normalement ne pas être violente. Normalement.

C'était fou comment Penelope détestait la violence, les gestes brusques, mais osait tout de même rentrer dans des cellules avec pour unique moyen de défense une seringue prête à l'emploi.

"Bonjour Costia, je suis le docteur Vane. Tout va bien aujourd'hui ?"

C'était une façon de commencer la discussion, avec ce ton sec qu'elle employait toujours, tout en parcourant son dossier des yeux, afin de se remettre en tête ces résultats magnifiques.
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Costia
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Inclement Earth

MessageSujet: Re: My baby love - Costia&Penelope Lun 4 Déc - 11:44

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Penelope & Costia
Honey where you running? You're always in front of the pack. Honey where you hiding? I've been losing sight of the past. I miss you, where'd you go. I think about it sometimes & I think you should know that I loved you, & don't forget picture the memories we shared. Perfect Silhouette. And now I'm telling stories just to feel you once more on my lips. But words are kind of boring, can't take it no more, I miss your long brown hair would blow in the wind. Now baby I start to forget everything that I once knew. I miss you, where'd you go? I think about it sometimes & I think you should know that I loved you, & don't forget picture the memories we shared. Perfect Silhouette. Mark Diamond - Silhouette [Parce que Lexa manque chaque jour à Costia, et que la Conteuse ne cesse de penser à sa dulcinée, même dans l'Enfer du Mont Weather.]

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Dès que mes yeux s’ouvrent et me laissent à voir les murs grisâtres de ma cellule, un soupir m’échappe. Pourtant, je ne me faisais guère d’illusions quant à de folles chances que mon réveil se produise en réalité à Polis, dans les bras de Lexa. Je sais que ma triste réalité se composera uniquement dans ce maudit bunker, dorénavant. Rapidement, je me suis faite une raison : Nia a forcément fait parvenir à Lexa, tout le nécessaire pour que celle-ci me croit morte. Entre le doigt qu’elle m’a coupé, mon daisho brisé, mon carnet de route... elle avait de quoi faire. Et même si elle ne l’avait pas fait : comment pourrait-on seulement avoir l’idée de venir me chercher ici ? Ce bunker, nul n’a réussi à s’y infiltrer, ni à le faire tomber, depuis des siècles que le conflit gronde, entre nous et les Maunons. Pourtant, des Heda ont essayés de venir à bout de ces vils Montagnards, en vain. Nous continuons, impuissants, à voir disparaître certains des nôtres. Me voilà donc doublement perdue, même si un jour, Lexa vient à découvrir la vérité à mon sujet, car elle ne pourra rien faire pour moi…

Comme tous les matins, je me traîne vers le coin d’eau. Ici, ils ont encore ce qui existait, avant Praimfeya : des éviers avec de l’eau courante. Assez utile, quand on ne dispose pas d’une rivière à proximité, pour y puiser de l’eau. Après ce rapide brin de toilette, j’attends… Ma vie se compose d’attente, depuis que je suis ici. Depuis quelques semaines, après avoir découvert que j’aimais lire, mes geôliers me laissent un livre ou deux, à l’occasion. Je crois qu’ils ont craint que, s’ils ne m’offraient pas de quoi me distraire, je ne finisse par me donner la mort. Il faut dire que j’ai essayé, après avoir tenté de m’enfuir. Malheureusement, leur sécurité semble être au point, et mes tentatives d’évasion échouent très rapidement. Sans oublier que je n’ai que bien peu d’armes, ou peu de choses à transformer en tant que tel – et qui soit vraiment utiles ! – ça ne m’aide guère… Une fois que j’ai pris conscience de cela, j’ai progressivement perdu tout espoir. Est alors survenu le moment où j’ai tenté de mettre un terme à tout cela. Je n’ai jamais été suicidaire, mais depuis que j’ai été capturée et torturée par Nia, puis que je me suis retrouvée ici, disons que mes raisons de vivre ont fondus comme neige au soleil. Soleil que je n’ai pas revu depuis de trop nombreux cycles à mon goût. L’espoir m’a abandonné. Comment pourrait-il en aller autrement, étant donné que je sais que nul ne viendra à mon secours ? J’ai donc préféré essayer de me tuer, bien que cela n’est pas forcément très apprécié par les divinités que je vénère, et que toute réincarnation me sera très certainement interdite, par la suite. A quoi bon revenir à la vie, de toute façon ? Je n’ai pas pu m’unir à Lexa, devant nos Dieux. De fait, nos âmes ne parviendront jamais à se retrouver. Toutes les éternités possibles ne sont que bien trop fades à mes yeux, si je dois les passer sans ma niron. Mais cette tentative a été interrompue : les hommes du bunker n’ont pas tardé à intervenir... Dès lors, ils ont veillé à toujours laisser à ma disposition au moins un livre, ayant remarqué, après leurs innombrables tentatives à en apprendre plus pour moi, que j’adorais la lecture. Résignée, j’ai abandonné toute idée de fuite, que ce soit pour rejoindre l’extérieur, comme pour retrouver mes ancêtres, plus tôt que prévu. Le peu d’énergie qui me reste, je préfère l’économiser, afin d’être en mesure d’agir, si jamais je décèle une faille, un jour. Une faille qui me permettrait de m’évader, ou de me suicider. Si je peux me libérer, d’une manière ou d’une autre, j’ai bien l’intention d’en profiter !

Sans grande conviction, je feuillette le livre qui m’a été amené, la veille, ou l’avant-veille ? L’écoulement du temps m’est difficilement mesurable, ici. Etant sous terre, le cycle du jour et de la nuit ne m’est pas visible. Mon horloge interne a été chamboulée, au cours de mon « entretien » avec la Reine des Glaces. Ca doit faire bien un an que je suis ici, ou pas loin, je pense. Je n’en sais rien. En plus de cela, le fait d’être sous terre me perturbe. Etant née sous l’œil bienveillant d’Hidis, j’ai une affinité toute particulière avec la Terre, et par extension, avec Raesia, notre Terre Nourricière. De par ma tribu natale, Lanti veille sur moi. Alors, sentir la Terre sous mes pieds nus, l’air glisser sur ma peau, la Nature tout simplement, est primordiale pour mon épanouissement personnel. Tant de choses dont je suis privée, depuis bien trop de temps, et ma santé mentale en pâtie, bien trop fortement… Etre ainsi emprisonnée, sans jamais voir le jour, ni sentir la nature, ça m’est douloureux. J’ai besoin de ma liberté. Ca n’est pas pour rien que j’ai choisi de devenir Conteuse, et ainsi, d’être régulièrement par monts et par vaux. Me retrouver dans ce maudit bunker me fait prendre conscience d’une chose : je suis claustrophobe. Je n’ai jamais été mal à l’aise dans les espaces restreints, jusqu’à maintenant. Mais tous avaient une fenêtre, ou, à défaut, une ou plusieurs issues – que je connaissais – menant à l’extérieur. De plus, je n’ai jamais été à une telle profondeur. Me voici donc claustrophobe, et contrainte de rester dans un espace clos, à je ne sais combien de mètres sous terre. Je crois qu’une expression d’avant Praimfeya, résume parfaitement ma situation : « Je suis tel un lion en cage. ». Enfin, j’imagine que c’est le cas, du moins, je n’ai jamais vu un lion en cage. Et encore, je suis moins effrayante qu’un lion. Les Maunons sont tellement lâches qu’ils ne se risqueraient pas à essayer de capturer un tel animal ! La preuve : quand ils capturent un des miens, ils le font comme des lâches, et veillent scrupuleusement à l’immobiliser/l’affaiblir…

J’ignore depuis quand je suis réveillée. Un repas m’a été donné, via une trappe, dans la porte. Autrefois, ils avaient pris l’habitude d’envoyer un des leurs me le donner, mais il faut croire qu’ils n’ont guère appréciés de se faire mordre. Oui, je suis pacifiste. Oui, j’attends désormais une brèche avant de dépenser mon énergie dans une tentative de fuite. Mais à mon arrivée, je voulais partir. Peut-être que j’avais tout d’une lionne en cage, en fait. Maintenant, je suis plus comme un fauve qui patiente. Bien que je sache qu’une éventuelle évasion sera plus que compromise : j’ignore à quoi ressemble leur antre, ainsi que sur combien de mètres celui-ci s’étend, et même comment regagner la surface. Mais je verrais ça en temps et en heure. Si besoin… L’espoir est là, sans vraiment l’être. L’espoir coûte de l’énergie, or, je n’ai plus beaucoup de cette précieuse énergie. Je la préserve, ne la ressortant que ponctuellement, afin de montrer à mes geôliers qu’ils ne m’ont pas entièrement brisée – même si ça ne saurait tarder, je sens ma santé mentale se déliter progressivement, avec le manque de la Terre. Le comble : en tant que Conteuse, je ne sais même plus mettre des mots sur ce que je ressens, sachant juste que mes émotions sont trop fluctuantes, bien trop rapidement, pour que je puisse vraiment m’en enivrer.

Mon attention est détournée du livre, quand la porte s’ouvre. Enfin, quand je dis que ça me détourne du livre, c’est vite dit, je n’étais pas vraiment concentrée sur ma lecture, bien au contraire. Assise sur ce qui me sert de couche, je toise l’individu qui vient de faire son entrée, du haut de mon livre, mon visage donc partiellement caché par l’ouvrage. "Bonjour Costia, je suis le docteur Vane. Tout va bien aujourd'hui ?". Poussant un soupir, je feins de me replonger dans ma lecture, laissant à croire à cette « guérisseuse » que sa présence m’indiffère, me gêne, même. « Vous me retenez contre mon gré, comment voulez-vous que j’aille ? », finis-je par demander, imitant son ton sec, y ajoutant un soupçon de fausse interrogation, telle une enseignante cherchant à transmettre quelques connaissances rudimentaires à ses élèves. « Maintenant, excusez-moi, mais j’ai un livre à terminer. ». Ca n’est pas parce que je sais que, pour l’heure, je ne peux fuir, que je me montre docile, conciliante et agréable avec mes bourreaux. Pacifiste : oui – idiote : non. D’autant plus que je ne sais pas trop ce qu’ils me veulent. Ou je n’ai que de vagues idées, ayant entendu 2-3 petites choses, de ce qu’ils ont pu laisser échapper quand ils venaient me voir. Il est question de maternité. S’ils s’attendent à ce que je les laisse m’offrir à l’un des leurs, ils rêvent. S’ils s’attendent à ce que je porte un de leur rejeton – conçu de force car jamais je ne les laisserais me toucher – ils rêvent. Bien entendu, je suis loin d’imaginer que cela se passera autrement : je ne connais pas leurs technologies. « Vous pouvez disposer, Vane. » Il est hors de question que je lui accorde le titre de docteur, elle n’est qu’une tortionnaire, à mes yeux, comme ses congénères. Je sais, pour les avoir entendu parler entre eux, qu’ils n’ont pas qu’un nom, contrairement à nous. J’ignore si le « Vane » est son nom comme mon nom est Costia, ou si c’est ce qui était désigné dans les livres que j’ai pu lire, son nom de famille. Et je m’en fiche. J’ai déjà oublié sa présence, du moins, je prétends que c’est le cas, m’étant même allongée sur le lit afin de poursuivre ma lecture.

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Penelope Vane
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MessageSujet: Re: My baby love - Costia&Penelope Hier à 9:26

Ce dossier était juste un pur délice des yeux. La phase folliculaire qui précédait l'ovulation était passée. Ses hormones folliculo-stimulantes étaient satisfaisantes, créant de bons ovules matures. Etant une nullipare jeune, cette Costia était un bon sujet pour commencer une fécondation dans les jours à venir, sinon aujourd'hui même. De même, son corps semblait fait pour porter un enfant, de par sa sangle abdominale développée et son bassin suffisament large pour passer un enfant même de taille exceptionnelle. Si bien peu de choses pouvaient être plaisantes pour Penelope, des choses pareilles en revanche... C'était un pur régal. Impossible de se servir de cette femme pour le don de sang, jamais, ce serait un tel gâchis... De même que cette beauté. Costia était de ces sauvages qui parvenaient à être des perles au milieu de cailloux vulgaires.

Grande pour la moyenne féminine, elle était aussi d'une finesse musclée aux os solides. Ce corps était femme, et elle était femme à porter des enfants. Il était même étonnant qu'elle n'en aie pas déjà eu. Une homosexuelle ? Quel gâchis. Non pas que Penelope soit homophobe, elle-même étant en couple - bien que ce ne soit pas réellement le cas non plus - avec une autre femme. Mais elle ne voyait pas Costia comme un être humain. Sa perception de la jeune femme était biaisée, à travers des termes scientifiques et un besoin qu'elle tombe enceinte. Penelope aimait la native, mais comme un moyen d'obtenir ce qu'elle voulait. Un enfant, pour elle.

Aussi Penelope était insensible aux remarques de Costia. Après tout, elle avait été éduquée, élevée ainsi : il était normal pour les habitants du Mont Weather d'utiliser des grounders pour leur propre bien, aussi normal qu'on met de la viande animale dans son assiette. Ainsi, quand bien même cet animal serait doté de capacités de lecture, il restait un animal. Surtout quand il se permettait de prendre des airs d'humain autoritaire en déclarant qu'elle pouvait disposer, car elle avait un livre à terminer. Il était temps de rappeler à cette Costia que les livres n'étaient pas un dû, mais bien une récompense pour de bons comportements.

"Il semblerait qu'on oublie que le livre n'est pas un cadeau mais une récompense, Costia. Une récompense pour un bon comportement. Il se pourrait que ce livre disparaisse dans la minute si je le souhaite. J'aimerais donc avoir un minimum d'attention. Merci."

Enfin, Penelope leva les yeux de son dossier, pour le poser sur une tablette ensuite. Elle avait désormais les résultats en tête, et la fenêtre de fécondité forte était courte, il fallait donc se lancer très prochainement dans une tentative très prochainement. De toute façon, l'échantillon de gamètes mâles était prêt, sélectionné par un collègue du projet. Congelé, il n'attendait que le feu vert de celle s'occupant de la mère porteuse. Penelope donc. Mais ne pressons rien, il fallait d'abord prendre les constantes, quand bien même la jeune femme ne serait pas particulièrement d'humeur concilliantes. Elle n'était certainement pas dans un centre de bien être, mais prisonnière du Mont Weather, destinée à améliorer le patrimoine génétique des habitants du bunker. Il fallait dire que si on devait se reproduire uniquement avec ce qu'il y avait dans le Mont, les habitants viendraient vite au bout des possibilités génétiques. Après tout, ils n'étaient pas si nombreux, et les maladies et autres malformations dûes à l'inceste finiraient par être particulièrement visible. Ce qui reculerait encore la possibilité de l'ouverture des portes. Survie, c'était ainsi le maître mot de Penelope. Enfin, juste après Enfant.

Elle jeta un oeil à la caméra, les hommes se tenant prêts à réagir au premier geste malencontreux, puis elle soupira. Elle craignait malgré tout les accès de violence que pourrait avoir cette native. Il était marqué dans son dossier après tout qu'elle avait tendance à mordre... Si ce n'était pas une preuve de son caractère digne d'un animal. Mais il le fallait. Elle voulait le faire elle-même. Penelope contourna donc le lit, installa le stéthoscope à ses oreilles, tout en entourant le bras de Costia dans le tensiomètre. A partir de ces constantes, il fallait vérifier si le sujet n'avait pas de maladie qui aurait échappé aux analyses. C'était une vérification de routine, bien que les lieux soient totalement stérilisé, il était arrivé qu'une native représente des symptômes de lupus des mois après être entrée dans le Mont. Son propre corps qui s'auto-détruisait, ses anticorps tuant des cellules saines, comme une preuve que cette maladie éradiquée dans le Mont n'était qu'une démonstration de leur faiblesse.

Après la tension et le rythme cardiaque, Penelope manipula Costia pour l'allonger sur le dos, afin de palper sa gorge, vérifier l'intérieur des oreilles et de la bouche, prenant note de l'état de ses dents en passant. Ensuite, elle fit de même avec la poitrine, en passant sous le tee-shirt fourni par le Mont, afin de vérifier la présence de boule. Enfin, elle appuya sur les organes, afin de vérifier s'il y avait une réaction de douleur ou pas lors de la pression. C'était une routine que Costia connaissait désormais depuis des mois, une routine qui devait certainement la gonfler, mais qui tenait au moins ce receptable en bonne santé. En tout cas, cela ne dégoutait pas Costia autant que Penelope. Toucher ce corps, quand bien même il serait beau à voir, n'attirait qu'une nausée à la gynécologue, nausée et envie de retirer ses mains immédiatement, aussi gantées qu'elles soient.

Il semblerait que tout aille correctement. C'était parfait.

"Il semblerait qu'on soit au moins capable de rester en bonne santé. Une bonne chose. Nous avons donc des choses à faire, en dehors de cette chambre. Est-ce qu'on serait capable de me suivre, sans protester ? Ou dois-je faire appel à un peu d'aide ?"


Les bras croisés sur le torse, Penelope toisait Costia de tout son long, essayant de jauger si elle devait appeler les infirmiers aux gros bras.
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MessageSujet: Re: My baby love - Costia&Penelope

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My baby love - Costia&Penelope

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