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[16/04/2482] Life get's hard sometimes.

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Daegan


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Inclement Earth

MessageSujet: [16/04/2482] Life get's hard sometimes. Jeu 18 Jan - 12:21

Fourchette temporelle:
 

Life get's hard sometimes
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Demain, je serais de retour chez moi. Demain, j’aurais la chance de revoir mon frère et mes parents après quelques semaines d’absence passées sur les routes, à m’arrêter dans divers villages pour conter mes histoires. Je ne me lasse pas de mon métier et de ces incalculables voyages aux quatre coins du pays, c’est ce dont j’ai toujours rêvé mais parfois, alors que mes mots s’envolent vers les oreilles de toutes ces personnes qui m’écoutent, j’ai l’impression de sentir la présence de Costia à mes côtés, j’ai l’impression qu’elle serre ma main et qu’elle joint sa voix à la mienne, la rendant plus forte, plus assurée mais bien sûr, il me suffit d’un regard sur le côté pour me rendre compte que rien de tout cela n’est vrai, qu’elle n’est plus là. Je me demande parfois si j’arriverais un jour à accepter sa mort, après tout, elle était le miroir de mon âme, la personne la plus importante à mes yeux et vivre sans elle, même 10 mois après son enfermement est difficile.

Quoi qu’il en soit, si trois jours auparavant, j’étais dans la contrée de Boudalankru en compagnie de mes amis saltimbanque, nous nous dirigions désormais vers Trikru qui serait le dernier endroit que nous visiterions avant de rentrer chez nous. Pour dire vrai, je n’avais pas dans l’intention de raconter quelques diverses histoires aujourd’hui, non. Je souhaitais juste profiter du temps qui semblait être clément et vagabonder dans la ville, me reposer, en quelque sorte. Et puis, je suppose qu’un petit tour sur l’immense marché de Polis ne pourrait pas me faire le moindre mal, au contraire. Ainsi, au bout de quelques minutes, ou peut-être de quelques heures, j’aperçois enfin les frontières de Polis et cette idée me soulage puisqu’il me faut bien admettre que le voyage fut épuisant, autant pour moi que pour mon cheval qui, je le sens, commence à fatiguer. Alors quand enfin nous traversons les portes de Polis, un soupir de soulagement s’échappe de mes lèvres et tandis que nous conduisons nos chevaux à l’écurie, j’adresse quelques dernières caresses de réconfort à ma jument avant de la laisser là et de rejoindre la place centrale.

Il n’y avait pas grand monde, à cette heure-ci. Faut dire que le soleil n’était pas levé depuis bien longtemps et que les gens ne semblaient pas pressés de rejoindre le marché. Cependant, ça ne me déplaisait pas. Ce calme était salvateur et je l’appréciais vraiment à sa juste valeur, moi qui justement ne le côtoyait pas souvent. La solitude aussi, je l’appréciais. Dans mon métier, j’étais rarement seul, que ce soit sur les routes où dans les villages mais cela pouvait s’avérer vraiment agréable, comme maintenant. Déambulant à travers les diverses étales des marchands, j’essayais de ne penser à rien mais c’était bien difficile. Des milliers de pensées tourmentaient sans cesse mon esprit, ne lui laissant alors guère de répit mais malgré tout, j’essayais de penser à autre chose et apparemment, les Dieux semblaient vouloir m’aider puisque mon attention fut happée par l’étalage d’un forgeron et plus précisément par un poignard magnifique qui me fit automatiquement penser à Bran, ce jeune camelotien que j’appréciais énormément et à qui je me plaisais à enseigner diverses choses. Et c’est alors que je me fis la réflexion qu’en rentrant chez moi, je ferais faire un poignard sur mesure au jeune homme et lui apprendrait à s’en servir. Après tout, dans ce monde, il en aurait plus que besoin…

Si je continuais à me frayer chemin à travers les allées du marché, celui-ci commençait de plus en plus à se peupler, éloignant alors le calme et la plénitude qui régnaient jusque-là. Sourcils froncés, j’avais soudain l’impression qu’une meute s’était rassemblée ici, ne laissant presque pas de place pour respirer. Ou peut-être n’était-ce juste qu’une impression mais quoi qu’il en soit, accompagné d’un léger soupir, je décidais de me frayer un chemin à travers cette foule dense afin de m’échapper du marché mais c’est en sortant de celui-ci que je percutais malheureusement une personne. « Moba*. Je ne faisais pas attention, avec cette foule. Je suis vraiment… » avant que je n’aie pu finir ma phrase, je finis par remarquer que la personne que j’avais percuté n’était autre qu’Alkaia. Mon premier amour, cette personne que j’avais tant aimé et avec qui j’étais resté en bons termes après notre rupture d’un commun accord. Mais bien malheureusement, depuis la disparition de Costia, depuis que j’avais appris que c’était elle qui était censée protéger ma sœur, nos relations n’étaient vraiment plus les mêmes. Dire que je la détestais serait peut-être un peu fort mais disons que j’éprouvais énormément de rancœur pour la blonde, tout comme pour Heda d’ailleurs, bien que je soutienne toujours complètement la Kongeda. A mes yeux, c’était leur faute à toutes les deux si aujourd’hui, Costia n’était plus de ce monde. A mes yeux, elles étaient l’un des raisons pour lesquelles on m’avait arraché ma jumelle. « … désolé. » qu’j’prononçais un instant plus tard, bien que d’une voix bien plus froide. Me retrouver là, devant Alkaia, n’était vraiment pas quelque chose que j’avais prévu, bien au contraire, j’aurais préféré éviter de la croiser. Et alors que mes yeux croisaient ceux de la blonde, l’envie me prit de lui envoyer une pique pas très gentille mais je me retint avec grand mal, préférant alors détourner mon regard d’elle, me redresser, et m’éloigner de quelques pas.
La voir, ici, ne me rappelait que trop bien que Costia, elle, n’était plus là. Et ça, c’était douloureux.


Moba:
 

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Alkaia


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MessageSujet: Re: [16/04/2482] Life get's hard sometimes. Dim 28 Jan - 0:28

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« Je pense à toi mais je ne le dis plus »


Il s'en était passé des choses en quelques jours. J'y pensais tellement que le sommeil me fuyait depuis deux jours. Une rébellion face à Heda, tout d'abord et qui s'était terminé en une exécution. Puis ma rupture avec Orion, qui m'avait beaucoup agitée. Bien sûr, j'avais tenté de me convaincre que ce n'était rien et puis que de toute façon, je pouvais toujours me retrouver quelqu'un qui m'aimerait. Mais je savais pertinemment que ce n'était pas vrai. On ne peut pas arrêter de penser à cette personne que l'on a côtoyé pendant des années en une journée. On ne peut pas faire disparaître les souvenirs de même que les habitudes. Je ne le verrais plus débarquer à l'improviste, je ne verrais plus sa tête de râleur ... Il fallait donc essayer de l'oublier. Avec le temps je finirais par y arriver, je suppose. Et puis les retrouvailles inattendues avec une sœur dont je ne me souviens pas. Je ne m'y attendais pas, pour moi toute ma famille était morte. Et Gustus n'avait jamais démenti cela. Je n'avais donc aucune raison de me méfier. Et me voilà, du jour au lendemain, avec une sœur. Je ne savais même pas quoi lui dire. C'en était presque pathétique. Les nouvelles ne s'arrêtaient pas là puisque j'avais pu enfin avoir une discussion à cœur ouvert avec Lexa. Il était temps. Peut-être était-ce à cause de tout cela que j'avais craqué.

Il y avait au moins une bonne nouvelle dont je savais quoi faire. Le reste, je n'en étais pas sûre, et c'est pour cela que je me tournais et me retournais dans mon lit, à la recherche d'une solution. Ou simplement d'une explication. Ou a ressasser des souvenirs. Je n'étais pas du genre à pleurer pour rien, je n'allais donc pas me noyer dans le chagrin. Disons que j'étais légèrement plus susceptible que d'habitude. J'étais restée à Polis, n'ayant aucune envie de retourner chez moi pour le moment. De toute façon, je n'avais pas fini de tout réparer. Il me faudrait encore plusieurs jours pour cela et je n'avais pas envie de me prendre la tête avec des meubles. Quand bien même, je ne parvenais plus à dormir et le soleil se levait doucement. J'avais besoin de m'occuper l'esprit un moment, de manger peut-être. Je me levais et m'habillais en vitesse. Par habitude, je pris mon arme avec moi et finis par sortir. Je n'avais pas besoin de rejoindre Lexa tout de suite, elle pouvait se passer de moi encore quelques heures. Dans le couloir, je croisais même Gustus, à qui je fis juste un signe. Il allait devoir me donner quelques explications mais pas maintenant. Je l'entendis s'arrêter et m'appeler tandis que je descendais. Pas maintenant, j'ai dis.

Dehors, c'est la libération. Il y a du soleil quoiqu'un peu de vent, mais ce n'était pas inhabituel. Il y avait déjà du monde sur le marché et j'appréciais cela. C'était différent de chez moi, près de ma maison qui était un peu plus isolée -mais pas trop quand même. Avec toutes ces personnes, peut-être que je finirais par croiser quelqu'un que je connais. Mais tout d'abord, je voulais voir si je ne trouvais rien à manger, j'avais une faim de loup. Je me balade donc d'échoppe en échoppe, en espérant trouver quelque chose qui me plaise. On essaye de me vendre quelques trucs dont je n'ai pas besoin. Aller, un petit truc à manger et je remonte. Pour faire quoi, je n'en avais aucune idée. Je ne sais pas ce que je cherchais dans la foule, mais ce n'était clairement pas mon déjeuné. Je soupirais tandis que je remarquais qu'il y avait de plus en plus de monde autour de moi. Je détestais cela. Déformation professionnelle, je n'avais pas vraiment de vue sur tout le monde, et n'importe qui peut se dissimuler dans une foule. Il fallait que je sorte de là absolument.

Évidemment, je finis par me cogner contre quelqu'un, logique. Je râlais un instant avant de croiser le regard de Daegan. Je ne m'attendais pas à le trouver ici. J'avais du mal à le regarder sans être assaillie de culpabilité. Et pourtant, dieu que je connaissais son visage et ses traits. Grâce à Costia que j'avais perdue, grâce à Lexa, nous nous étions rencontré. Ce n'était pas grand chose au début, c'était peut-être un peu timide, mais je l'avais vraiment aimé. Qui sait ce qu'il se serait passé s'il n'était pas devenu conteur. Ou même si j'avais continué à le voir malgré sa formation. Je grimace et secoue la tête pour chasser mes pensées. Il s'excuse avant que je ne voie ses yeux tomber sur moi. Et son regard changea automatiquement, comme à chaque fois qu'il me voyait désormais. Sauf que j'avais aperçu cette étincelle et même s'il tentait de se dégager de cette foule, je n'allais pas le laisser partir comme ça. Fronçant les sourcils, je le suivis hors de la foule, le dépassant pour l'arrêter, posant une main sur son torse pour le stopper.

« Et bien vas-y, dis moi ce que tu as à me dire. Et ne prétends pas que ce n'est pas le cas, je te connais. »

Ce qui était tout à fait juste. Je le connaissais, je connaissais son regard. Et nous avions besoin d'une mise au point. J'étais bien partie avec Lexa, je comptais en profiter pour poursuivre avec Daegan. Je ne pourrais jamais entièrement me racheter, mais il fallait qu'on parle. Je n'aimais pas nous voir comme ça.

 
Emi Burton
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Daegan


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MessageSujet: Re: [16/04/2482] Life get's hard sometimes. Ven 2 Fév - 15:07

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Les jours se succédaient, et même si aucun ne ressemblait au précédent, j’avais pourtant l’impression de vivre éternellement la même chose. J’avais l’impression d’être tombé dans une espèce de routine des plus désagréable. Je voyageais en la compagnie de mes amis saltimbanques, je contais puis je rentrais chez moi où je retrouvais ma famille pour ensuite mieux repartir et ainsi de suite. Et ainsi allaient les jours les semaines et les mois. Les sourires de Costia ne m’accompagnaient plus et sa voix ne se mêlait plus à la mienne pour former ce duo si exceptionnel que nous étions. Bien sûr, je savais qu’un jour ou l’autre, nos chemins se seraient séparés, notamment depuis qu’elle avait fait la connaissance de Lexa et qu’elle voulait s’unir pleinement et définitivement à elle – ce que j’acceptais, ne vous méprenez pas, le bonheur de ma sœur était la chose la plus importante, à mes yeux. Mais cependant, je ne pensais pas qu’elle me serait arrachée si vite – et encore moins d’une manière si… brutale. Plus encore, nous n’avion pas eu le droit de revoir son corps. Nous n’avions pas pu l’honorer comme il se doit ce pourquoi mes espoirs de voir un jour nos âmes réunies s’était affaissé. Dire que je n’avais même pas pu lui dire au revoir…

Depuis la mort de Costia, nul n’était étranger à mon changement de comportement. Oh, je n’avais pas perdu mes qualités principales, je restais considérablement le même mais disons que j’étais devenu plus… Plus froid, plus renfermé. J’essayais un maximum de garder la colère loin de moi ; je savais parfaitement que celle-ci pouvait être… dévastatrice et de toute façon, je ne voulais pas faire subir ça à Lys ou Gavriel ni à mes parents qui souffraient sûrement déjà bien assez. Je voulais qu’ils continuent à me voir comme leur fils ou leur grand-frère protecteur qui pouvait les protéger du mal.

Avant, quand elle était encore là, je pouvais me confier à Costia sur mes sentiments, mes peurs et mes colères – et je n’avais parfois même pas besoin de le faire ; elle le comprenait d’elle-même grâce à cette connexion presque magique qui nous liait. Mais aujourd’hui, alors qu’elle n’est plus de ce monde, il ne me reste que mes… combats avec Eliza pour me défouler, pour me couper du monde et évacuer tout ce que je ressens. Je n’avais personne sur qui rejeter toute cette peine qui m’étreignait. Ou peut-être que si, en fait… Devant moi se trouvait désormais la seule personne que j’aurais souhaité ne pas voir. Quand Costia avait disparue, elle était passée en l’espace de quelques secondes de « ex-copine et amie » à « personne que je hais le plus au monde ». Elle était, en quelque sorte, mon bouc émissaire. Je considérais que c’était elle la responsable de la mort de ma sœur. Elle, Alkaia. Elle aurait dû la protéger. Elle aurait dû la surveiller mieux que ça et combattre plus fort pour la sauver. Elle aurait dû…

Dire que j’avais aimé cette femme… Et qu’à une époque, je pensais que je finirais ma vie avec elle, que nous aurions une vie et une famille ensemble. Tout ceci était derrière nous, désormais. Elle n’était plus rien. Plus rien à part l’une des fautives. L’une des personnes qui faisait que ma sœur était morte. Mes yeux posés sur elle se font dur, mon visage est ferme et tout l’amour que j’ai pu ressentir un jour pour elle s’est évadée de mon regard. Je n’arrive même pas à la regarder dans les yeux, c’est pour dire… Alors que je m’éloigne d’elle, elle finit évidemment par me rattraper et poser une main sur mon torse mais, rapidement, je me dégageais de son étreinte. « Et bien vas-y, dis moi ce que tu as à me dire. Et ne prétends pas que ce n’est pas le cas, je te connais. » Oh, ça oui, elle me connaît. Et elle sait aussi que je peux être très têtu et très rancunier. Elle sait aussi sûrement que n’ai présentement aucune envie de m’adresser à elle et que cette envie ne risque pas de revenir de sitôt. Finalement, j’osais enfin la regarder dans les yeux. Toute cette colère que j’avais voulu refouler remontait désormais à la surface. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise, Alkaia. Tu sais déjà tout ce que je pense de toi. » qu’j’prononce d’un ton des plus froid. Pour quelqu’un qui est la cause de la mort d’une personne, je la trouve bien sereine et bien que cette pensée paraisse méchante, elle est des plus sincères et j'hésite un instant à la formuler a voix haute. Je me demande si elle a eu une conversation avec Lexa, si celle-ci lui a pardonné. Je sais que moi, il me sera bien difficile de le faire, n’en déplaise à Alkaia. En fait, j’aimerais déverser toute ma rage et ma peine sur elle, mais je n’ose pas, je me retiens et je suis presque sûr qu’elle le lira dans mes yeux, mais pour l’instant, je me contiens et je ne me contente alors de cette simple phrase. Je ne saurais m’exprimer correctement tout en restant gentil et agréable. Et pourtant, les dieux seuls savaient qu’avant, jamais ô grand jamais je n’aurais voulu la blesser. Mais les choses changeaient, et les gens aussi...


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Alkaia


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MessageSujet: Re: [16/04/2482] Life get's hard sometimes. Dim 4 Fév - 22:48

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« Je pense à toi mais je ne le dis plus »


J'avais eu peur de l'affronter pendant un long moment. Je ne m'étais pas défilé lorsque l'on avait annoncé au conteur que sa soeur avait été enlevée, que j'avais échoué dans ma mission. Je ne l'avais pas regardé dans les yeux parce que la douleur était trop forte. Je n'arrivais pas à supporter la mienne, en plus de mon échec. Et je n'étais jamais arrivée à supporter celle de Daegan. C'est lui qui avait perdu le plus, ce jour là. Et j'en étais responsable bien que je m'étais battue comme jamais. Je n'avais jamais échoué, je savais me battre. Dès que je le croise, je me souviens de cette journée, je me souviens de ces guerriers tombés au combat. Je me souviens avoir combattu pour la garder en vie. Je suis bonne en combat, mais seule contre plusieurs guerriers bien armés, je ne pouvais qu'essayer de les tuer en espérant y arriver. Ma seule consolation était que j'en avais tué quelques uns ce jour là, et qu'ils n'étaient pas repartis sans être blessés. Daegan m'en voulait, mais je m'en voulais également. Que Lexa m'ait pardonné ne changeait pas grand chose si ce n'est notre relation. J'étais coupable, voilà tout.

Alors l'avoir devant moi, le visage immédiatement fermé, cela me faisait de la peine. Je rêvais parfois de cette relation que nous avions autrefois. J'en souffrais sans pour autant en parler à quelqu'un. A qui puis-je dire que son sourire me manquait ? À qui puis-je en parler sans que l'on me dise que c'était un peu de ma faute quand même ? Il n'y a plus rien dans son regard quand il me fixe. Si ses yeux pouvaient me tuer, il l'aurait fait et sans hésiter. Perdre un proche pouvait nous changer, j'imagine. Il évitait mon regard. Pourquoi n'arrivait-il pas à me regarder dans les yeux ? Il pourrait ainsi transmettre toute cette rancœur et cette tension que je ressentais en lui. Pas besoin de son regard pour ça. Son visage suffisait à me faire comprendre ce qu'il voulait que je comprenne. Ses yeux parlaient pour lui, même si je n'arrivais pas vraiment à les croiser. Je te hais me diraient-ils. Même son corps me rejetait, alors que ma main revenait le long de mon corps, éjectée sans scrupule. Je change ; je me tiens droite, mon regard se fait plus froid et moins douloureux. Je le regarde comme s'il n'était qu'un guerrier que je pourrais vaincre. Moi aussi je peux jouer à ça quelques temps. Parfois, je me disais que je méritais de souffrir, que je méritais sa haine et que je méritais qu'elle m'atteigne. Je souffrais pour ne pas oublier -mais comment aurais-je pu ?

Quand il me regarde enfin dans les yeux, je revois d'abord subtilement le Daegan que j'ai connu, mais ça ne dure qu'une fraction de seconde. Sa colère monte, augmente, se fait plus forte. Je vois presque les étincelles dans son regard. Je ne bronche pas. Pas besoin. Je n'ai pas peur. Je sais que je pourrais me défendre si jamais il avait envie de m'attaquer. Sauf qu'il n'irait pas jusque là. La colère pouvait être une amie ou une ennemie dans un combat. Soit elle nous donnait la force et la folie nécessaire pour vaincre, soit elle nous rendait trop fou pour être cohérent. Toujours se méfier de la colère. Sauf que je n'arrivais pas à vraiment me méfier. Il me haïssait, certes. Mais irait-il jusqu'à se battre contre moi ? Je ne sais pas. Je l'avais perdu dès le moment où j'avais perdu Costia. Je le connaissais sur le bout des doigts, mais certaines choses m'échappaient à présent qu'il me tenait à l'écart. Il me demande ce qu'il devrait dire de plus tout en sachant ce qu'il pensait de moi. Il ne s'était jamais fait prié pour le faire savoir.

Je croise les bras un moment, l'observant tandis qu'il semblait lui aussi m'observer. Deux étrangers, voilà ce que nous étions. J'allais lui donner l'occasion de se défouler, de faire sortir cette colère en lui. Ce n'était pas bon. Et j'étais la bonne personne pour ça. En plus d'être parfois sacrément chiante pour obtenir ce que je voulais, il me détestait. Combinaison parfaite. Je vois bien qu'il a envie de s'exprimer, mais quelque chose le retient. Rien ne devrait pouvoir le retenir. Était-ce la foule ? Je n'en avais rien à faire de ce qu'on pourrait dire de moi. Je ne prenais pas le temps de dire à ces gens un peu curieux d'aller se faire voir parce que mon regard ne décrochait pas de celui du conteur. Mes yeux accrochèrent les siens, un sourcil haussé. Sérieusement Daegan ? C'était la seule réponse qu'il pouvait m'apporter ? Je secouais légèrement la tête avant d'empoigner rapidement son poignet et de l'emmener de force dans une ruelle bien plus calme. Sur place, je le lâchais immédiatement. Encore envie de me faire rejeter une nouvelle fois. Je ne comptais pas lui offrir une seconde conversation à travers le regard, je me mis donc à parler.

« Bien, nous serons un peu plus tranquille ici. » Passons donc aux choses sérieuses, cela voulait dire. « Parle moi. »

Je ne lui laissais pas la parole, je l'arrêtais immédiatement en levant un doigt.

« Non, crie, hurle moi dessus, dis moi tout ce qui te passe par là tête quand tu me vois -et je sais qu'il y a des choses que tu veux me faire savoir. Bats-toi contre moi, frappe moi même, si ça te fait plaisir. »

Enfin, pour le dernier point, il pouvait toujours essayer. Quoique je n'étais pas sûre de ma réaction. Je lui offrais ce qu'il n'arrivait pas à avoir. Un exutoire. Une façon de se défouler et qui plus est, sur la bonne personne. Je restais calme tout en l'observant pour jauger sa réaction. J'étais sérieuse. Il fallait que l'on se parle, ou que l'on se crie dessus. Je parlerais après, je réagirais après.

Nous étions tranquille ici, presque personne ne passait. Personne ne pourrait voir ou entendre ce qui se dirait et personne ne pourrait témoigner.

« C'est de ma faute, après tout. »

Et c'était vrai. Je le savais et le ressentais au plus profond de moi. Il pourrait sans doute comprendre que ma culpabilité n'était jamais partie, même s'il s'en fichait certainement. Je n'étais plus rien à ses yeux contrairement à moi. Il était beaucoup de choses pour moi, et sa rancœur ne changerait jamais rien.

 
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Daegan


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MessageSujet: Re: [16/04/2482] Life get's hard sometimes. Ven 9 Fév - 11:51

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Je pensais naïvement que Costia serait à mes côtés pour toujours. Je pensais naïvement que jamais nous ne serions séparés d’une telle manière. Je pensais même que le jour ou ma vie s’achèverait, elle le ferait en même temps que la sienne. Peut-être en attendais-je trop de la vie et des Dieux et peut-être avais-je trop été bercé par mes diverses illusions. En tout cas, je ne comprenais pas. Plusieurs mois après sa disparition, je ne comprenais toujours pas pourquoi on me l’avait arrachée. Il arrivait d’ailleurs parfois que, dans mes rêves, je revive cette journée où l’on m’annonça la mort de ma jumelle.

*FLASHBACK ; 10 MONTHS AGO*

Je me tiens debout, l’esprit brumeux, le regard vague devant Lexa qui, impassible, m’annonce la disparition de Costia. Quoi ? Hein ? Je ne comprends pas. Ça n’est pas possible, n’est-ce pas ? Elle ne peut pas… Non. C’est une vaste blague. J’essaie de sourire, mais mes lèvres ne sont pas d’accord. Peut-être est-ce parce que je sais que c’est vrai ? J’ai beau chercher en moi, je ne ressens plus rien. Ce lien si précieux que j’avais avec ma jumelle, je ne le sens plus. Je l’ai perdu. J’ai perdu ce lien qui nous uni comme je l’ai perdue, elle. Le regard plein d’incompréhension, je pose alors mes iris sur le visage de Heda qui n’affiche rien, puis mon regard vaque sur le corps de mon ex petite-amie. Pourquoi ne me regarde-t-elle pas dans les yeux ? La pièce s’est soudain refroidie. J’ai l’impression que tout mon corps se glace de la tête aux pieds. « Tu étais censée la protéger » qu’j’ai envie de crier à l’encontre d’Alkaia mais les mots ne sortent pas, ils se contentent de résonner dans mon ventre. Je regarde la blonde, les yeux pleins d’incompréhension. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment elle a pu les laisser faire ça. Je ne comprends pas comment elle fait pour se tenir devant moi, alors que c’est elle qui devrait être à la place de ma sœur. Mais non, elle est bien là, droite, le regard baissé, devant moi, contrairement à Costia. « Elle est morte, Daegan. » C’est la voix de Lexa qui retentit alors que je tourne lentement la tête vers elle. Je tourne complètement au ralentit jusqu’à ce que la voix de la petite amie de ma sœur prononce ces 4 mots. Quatre mots qui changèrent ma vie à cet instant précis. Ma tête commença soudain à tourner tandis que mes yeux, eux, voyaient des étoiles. J’étais incapable de voir les divers visages qui m’observaient désormais, tout ce qui comptait, c’était ces 4 mots qui tournaient en boucle dans ma tête. Je ne vois plus personne ; seulement son visage à elle. Comment… Comment est-ce qu’on fait pour respirer, déjà ? J’ai la réelle impression de suffoquer. Je ne sais pas comment faire pour respirer, pour vivre sans elle. On ne m’a jamais appris à le faire. Elle a toujours été là. Incapable de rester plus longtemps ici, c’est les oreilles bourdonnantes que je titube afin de sortir de cette pièce qui m’oppresse. De l’air. J’ai besoin d’air. J’ai besoin de respirer. Mais une fois dehors, au grand air, je n’arrive pas plus à respirer, j’ai toujours cette impression de me noyer de l’intérieur. Incapables de me porter d’avantage, mes genoux me lâchèrent. Je ne me souciais guère des regards qui devaient se poser sur moi. Je n’avais qu’un prénom en tête. La seule personne en qui ma confiance était ultime, la seule personne capable de me comprendre plus que moi-même n’était plus. Qui suis-je ? C’est à peine si je sens la main de Gavriel, mon petit frère se poser sur mon épaule. Et alors qu’il m’adresse une douce étreinte, je craque. Pour la première fois depuis des années, j’éclate en sanglots. Déphasé, détruit, je ne sais même pas comment je fais pour tenir debout. Je me sens vide de l’intérieur. Et pour l’instant, je n’ai pas la force d’être en colère.

*END*


Alors qu’Alkaia se trouve désormais devant moi, je ne peux m’empêcher de repenser à cette fameuse journée où l’on m’a annoncé la mort de Costia. Depuis ce jour-là, j’ai évité au maximum de la croiser ou d’avoir à faire quelque chose avec elle. Je m’arrange toujours pour ne pas avoir à lui parler. Mais aujourd’hui, elle m’a pris par surprise et je ne peux m’échapper. Alors je me retiens. Parce que si j’explose, je ne sais pas si je serais capable de me contenir. Parce qu’en un sens, même si c’est elle, la responsable de mon malheur, je me rappelle quand même qui elle a été et peut-être qu’une part de moi, de l’ancien Daegan ne veut pas vraiment la blesser. Je n’sais pas en fait. Nous sommes des étrangers l’un pour l’autre mais plus encore, j’ai l’impression d’être un étranger pour moi-même. Je ne sais plus qui elle est ni qui je suis et ça ne fait qu’augmenter ma colère. C’est sa faute si tout ça est arrivé. C’est sa faute, si on en est là. Et honnêtement, je n’ai pas envie d’affronter plus longtemps son regard. Et, alors que j’allais partir, elle attrape mon poignet et m’emmène plus loin. Qu’est-ce qu’elle croit ? Que je me retiens à cause de la foule qui nous entoure ? Certainement pas. Mais elle à l’air décidée. Je lui jette alors un regard noir qui veut dire bien des choses mais apparemment, ça ne lui suffit pas. Ça ne lui suffit plus. « Bien nous serons plus tranquilles ici. » Sans blague. Comme si ça m’intéressait. « Parle moi. » Sérieusement ? Je hausse un sourcil, prêt à rétorquer, mais elle m’en empêche. « Non, crie, hurle moi dessus, dis-moi tout ce qui te passe par la tête quand tu me vois-et je sais qu’il y a des choses que tu veux me faire savoir. Bats-toi contre moi, frappe moi-même, si ça te fait plaisir. » Oh oui, ça me démange de lui crier dessus, de la frapper. J’en avais besoin. Et alors que je la regarde, je sais qu’elle est sérieuse. Pourtant, je me retiens. Je me retiens aussi fort que je peux. Je n’ai jamais été en colère d’une manière aussi forte alors je crains de ne pas me contrôler. « C’est de ma faute, après tout. »

Et là, sa phrase déclenche quelque chose dans ma tête. Il me semble bien que c’est la première fois qu’elle émet cette constatation à voix haute – et devant moi. Et c’est sûrement ça qui suffit à me faire vriller. Me retournant vers elle, j’éclate d’un rire sans aucune joie. « Oui, c’est TA faute, Alkaia. Tu étais censée la protéger. Tu étais censée MOURIR pour elle. » Je ne m’en rends pas compte, mais je hurle presque mes quelques mots. Peut-être que je les garde enfermés depuis bien trop longtemps. « Tu aurais dû mieux la protéger, tu aurais dû... » J’ai la gorge serrée, comme à chaque fois que je parle d’elle un peu trop, mais je me refuse à faiblir. Pas là. Pas devant ELLE. Incapable de contenir ma rage et ne voulant pas – du moins pour l’instant – blesser physiquement Alkaia, j’envoie alors mon poing dans le mur le plus proche. Mais j’ai besoin de plus. J’ai encore ce vide immense qui me tord les entrailles et qui semble ne pas pouvoir être comblé. Alors que je pose de nouveau mes iris dans celles d’Alkaia, le regard plus froid que jamais, j’ai l’impression que je vais vomir. Je ne sais pas ce qui créer cette sensation. Le fait de me retrouver face à celle qui a indirectement tué ma sœur ou le fait de justement en parler ? « Tu as détruit ma vie en échouant à ton devoir. Tu n’es plus rien, ni personne. » Là encore, ce n’est pas assez. Alors, pour la première fois, j’ose enfin dire ce que je pense réellement. « Tu aurais dû mourir avec elle. En fait, à mes yeux, tu es morte ce jour-là, en même temps que ma soeur. »


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[16/04/2482] Life get's hard sometimes.

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