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[17/04/2482] What about love ?

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Rigel


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Inclement Earth

MessageSujet: [17/04/2482] What about love ? Lun 5 Fév - 18:54

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What about love ?

Rigel & Orion

Le spectacle qui s’était offert devant mes yeux pendant plusieurs heures m’avait dégoûté, il n’y avait pas d’autres mots. J’avais tenté d’occulter ce dégoût et de faire comme si de rien était mais je devais bien avouer que parfois, ça devenait vraiment très dur. Après tout, je n’étais pas habitué à tout ce sang et toute cette barbarie. Rectification ; j’étais habitué au sang, quand il restait entre les murs de l’hôpital. Mais voir tout ça, assister à la douleur de ces personnes, c’était trop à tel point que je me demandais vraiment pourquoi j’avais pris la décision de venir alors que j’aurais pu être tranquillement chez moi, au chaud. Qu’est-ce que tu croyais, Rigel ? Que Nia accorderait la clémence à ces esclaves et ceux qui les soutenaient ? Tss, je semblais parfois bien naïf, mais peut-être restait-il en moi une once d’espoir au sujet de l’humanité, de Nia, de mon père… Je ne pouvais pas dire que je n’aimais pas papa, loin de là. Il était la personne la plus importante pour moi c’est pas comme si je pouvais compter beaucoup de personne dans ma vie, de toute façon mais il n’en restait pas moins que parfois, j’aurais aimé qu’il soit moins… Moins dur avec les autres.

Alors que je posais une dernière fois mon regard sur les poteaux qui avaient tenu les ces Hommes – car c’était ce qu’ils étaient, je ris intérieurement en me faisant la réflexion que moi aussi, j’aurais pu être à la place de ces personnes qui avaient lentement mais sûrement été dépecé. Après tout, je restais assez discret sur mes pensées et mes convictions mais si je devais reconnaître une chose, c’est que l’esclavagisme, c’était pas mon truc. Ou peut-être que tout ça n’avait qu’un rapport avec Veronica. Peut-être. Possible. J’n’en savais rien. La seule chose que je savais, c’est que je la plaignais d’être tombée chez nous. Quoi qu’il en soit, j’étais ravi que la petite « fête » soit terminée quoique dubitatif concernant certains passages de la soirée, notamment quand cette espèce de… fusée avait échoué vers Boudalankru. J’avais déjà pu apercevoir ce phénomène, notamment il y a 3 ans, et si je savais une chose, c’est que ça n’annonçait rien de bon. Enfin, les autres Azgedas, eux, n’étaient pas du même avis, si j’en croyais les réactions démesurées dont ils avaient fait preuve quelques heures auparavant, croyant sûrement que c’était une offrande des yeux ou quelque chose comme ça.

Quoi qu’il en soit, le spectacle était enfin terminé et en compagnie de Père et de Veronica, qui marchait quelques mètres plus loin devant nous, nous rentrions enfin chez nous, à Ockfell. Quel soulagement… Plusieurs fois dans la soirée, j’avais eu l’impression que je relâcherais mon repas mais j’avais tenu le coup. Et alors que je posais mes yeux sur Veronica, je ne pus m’empêcher de penser que, si pour moi cette soirée avait été horrible, elle avait dû être bien pire pour la brune, et je le regrettais sincèrement. Elle ne méritait pas ça, de mon point de vue. Ainsi, pour lui laisser un peu de répit et la laisser seule à ses pensées, je m’approchais de Père, marchant à ses côtés bien que restant silencieux. De toute façon, j’avais à lui parler. Plus ou moins… Au bout d’une dizaine de minutes, je me raclais finalement la gorge. « Il y a bien longtemps que je n’ai pas vu Alkaia chez nous, elle va bien ? » Une question de plus anodines prononcée sur un ton des plus anodin. Pour dire vrai, je ne m’étais jamais vraiment intéressé à la relation qu’entretenait la blonde avec mon père. Cependant, au fil des années, j’avais pu commencer à apprécier sincèrement la blonde mais surtout à suivre le changement de comportement de mon père en sa présence, me laissant alors penser qu’au fil du temps, il devait être tombé amoureux d’elle. Je doutais qu’il le voit de cette manière et je doutais encore plus qu’il se le soit avoué mais quelques semaines auparavant, il évoquait un possible mariage à mon égard. Alors à charge de revanche, je pouvais bien lui parler d’Alkaia, non ?

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Inclement Earth

MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Lun 12 Fév - 16:51

❝ et là, il faut expliquer à son fils que papa et maman bis sont plus ensemble... ❞What about love ?Orion était satisfait du voyage. Certes, c’était la Reine qui avait organisé cet événement, mais il n’en restait pas moins qu’il s’agissait d’une exécution selon les traditions de son clan, et qu’il avait tout particulièrement apprécié l’effet que cela avait eu sur Veronica Carter. Cependant, tandis qu’ils rentraient tous à Ockefell, Orion était à la fois hanté par son fils, qui n’avait encore une fois pas fait montre d’une quelconque appréciation de ce qui était arrivé aujourd’hui, et par Alkaia. Par ce qui était arrivé, avant qu’il rentre à Azgeda. A présent, au début du voyage, il avait eu le temps d’y penser, de se rendre compte que s’il avait explosé la maison de la jeune femme, ce n’était pas par colère. Mais parce qu’il avait été blessé. Il en ressentait encore une blessure en lui… Il voulait la mettre sur le compte de la blessure, de sa fierté qui avait été égratignée par ce refus pur et dur. Surtout que Roan n’avait pas manqué de relever cette blessure, d’en faire une nouvelle plaie béante qui, finalement, saignait un peu.

Néanmoins, il sembla que Rigel avait eu en tête de faire la même chose, sans savoir que le meilleur ami d’Orion avait tenté de s’engouffrer dans la brèche quelques heures plus tôt. Il déclara simplement qu’il y avait bien longtemps qu’Alkaia n’était pas venue à Azgeda. Il demandait même si elle allait bien… Orion était assez surpris, en réalité. Rigel ne s’était jamais réellement intéressé à cette relation, la prenant sans doute pour une femme comme les autres, une blonde qui passait de temps en temps, et qu’Orion allait voir parfois. Rigel savait qu’ils auraient pu avoir un enfant ensemble, il l’avait découvert quelques temps plus tôt, alors qu’Orion était allé rendre visite à la tombe de Telep.

Il avait été là, cette nuit-là, quand l’enfant avait été perdu. Orion avait bien manqué de perdre la raison, cassant des étagères, tandis que les cuisses d’Alkaia était encore noires de sang. Rigel était venu cette nuit là, demandant ce qu’il se passait, et c’était la blonde qui l’avait repoussé, lui disant de retourner se coucher tandis qu’elle calmait le fisa. Il avait été en rage, triste, et ce n’était pas la même peine à présent qui lui tenait les tripes, tandis qu’Alkaia avait décidé qu’il ne ferait plus partie de sa vie.

”Tu t’intéresses à elle, maintenant ?”

Être aussi brusque, ne pas répondre à la question alors qu’il était de bonne humeur peu auparavant, c’était signe qu’Orion n’était pas bien dans sa peau. Il éludait la question même… Son visage fermé voulait probablement tout dire : il ne voulait plus en parler, et encore moins à son fils. Car il avait honte, maintenant. Honte d’avoir été rejeté ainsi, et honte car au final, quelque part, il voulait offrir une mère à Rigel. Une femme sur qui il aurait pu compter, quoi qu’il arrive. Et il ne comprenait pas… Pourquoi Alkaia avait-elle parlé d’être sa pute personnelle ? Elle ne l’était pas. Veronica l’était. Pas elle. Elle n’était pas une esclave. Elle était folle. C’était ce qu’Orion préférait penser, plutôt que de s’avouer qu’il avait merdé, qu’il n’avait pas montré le respect qu’il aurait pu montrer à cette gona, à cette femme qui était une féroce guerrière et qui méritait plus qu’un mariage de pacotille. Surtout après toutes ces années.
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Rigel


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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Mer 21 Fév - 15:00

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Rigel & Orion

Je ne connais pas l’amour. Je ne l’ai jamais connu. Je me demande même parfois si je le connaîtrais un jour, le vrai Amour, celui avec un grand A. Tout ce que j’ai toujours connu, c’est l’amour un peu spécial d’un père un peu spécial et cela m’a toujours suffit – jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, je suis sûrement le moins bien placé pour parler sentiments avec Père mais, sans que je ne sache pourquoi, je sens que je me dois de le faire. Pour lui ? Pour moi ? J’n’en sais rien, j’sais juste qu’il faudrait que j’aie une discussion à propos sentiments avec lui. Peut-être qu’une part de moi espère que, si papa se rend compte de ses sentiments envers Alkaia, alors il cessera de me pousser à trouver une femme puissante à épouser pour perpétuer notre fière lignée d’Azgeda. Et peut-être que, s’il vient à avoir des enfants avec elle, il pourra se remettre de cette déception de m’avoir comme fils, ce fils bien trop faible que je suis. Ai-je besoin de préciser que je ne veux pas me marier sans amour ? Drôle de pensée de nos jours, sur Terre. La plupart des Hommes de mon âge ont déjà des enfants et puis… Il y a moi, Rigel, celui dont personne ne voudra sûrement jamais. Que ferais-je avec une femme forte qui est assoiffée de sang ou avec une autre qui se plaît à tuer ceux qui ne le méritent pas ? L’idée que Père puisse choisir une femme pour moi me fait frissonner. Et j’espère qu’il m’aimera assez pour comprendre, s’il me présente une femme et que je viens à le lui dire, un jour. Quoi qu’il en soit, je ne suis pas au cœur de cette discussion. C’est lui, lui et lui seul. Je remarque assez aisément que ma question semble le perturber un peu bien que je n’arrive pas à savoir si c’est à cause de mon soudain intérêt pour la question ou si c’est à cause du sens pur de celle-ci. Peut-être est-ce un mélange des deux, en fait, je n’en sais rien. Mais la question est posée. « Tu t’intéresses à elle, maintenant ? » annonça-t-il d’un ton brusque que je ne lui connaissais pas quand il me parlait. Haussant un sourcil en sa direction, je ne m’arrêtais pourtant pas de marcher et réfléchis quelques secondes à mes mots. « J’apprécie beaucoup Alkaia » affirmais-je en haussant les épaules. Quoi qu’il en pense, c’était vrai. Certes, je ne m’étais jamais vraiment intéressé à leur histoire, mais il n’en restait pas moins que la blonde, avec les années, était devenue une… amie ? Nous n’avions que quelques années de différences – très peu à vrai dire alors même si tout cela avait été assez… étrange pendant longtemps et même si jamais ô grand jamais elle ne remplacerait ma mère biologique, je l’appréciais énormément. Et si j’en venais à ne plus la voir, ne plus partager quelques « anecdotes marrantes » au sujet d’Orion, ne plus se soutenir mutuellement, la vie me paraîtrait un peu plus fade. Tout simplement parce que j’avais appris à l’avoir dans ma vie. Posant de nouveau mon regard sur la silhouette de Veronica, quelques mètres plus loin, je poussai alors un léger soupir, préférant ne pas regarder Papa dans les yeux. « Et puis… » continuais-je d’un ton prudent « - tu as l’air… différent, avec elle. » devais-je poursuivre sur ma lancée ? J’en doutais. Surtout au vu de l’expression de mon Père qui signifiait clairement qu’il ne voulait plus entendre parler de tout ça. Mais évidemment, je n’en fis qu’à ma tête et poursuivit. « Tu es plus… énervé depuis qu’elle n’est plus là. » étais-je vraiment en train de sous-entendre qu’Alkaia avait une certaine influence sur l’humeur de Père ? Certainement. Et que ce soit vrai ou pas, dans le fond, je le pensais sincèrement.

Je restais un instant silencieux, essayant de mettre le point sur ce qui n’allait pas. Je ne risquais pas de balancer comme ça à mon Père que je le croyais être amoureux d’Alkaia, par Raesia non. Je comptais juste user de mon esprit pour l’y amener à le comprendre tout seul à travers mes questions et mes sous-entendus. Mais bien sûr, il valait mieux commencer doucement afin qu’il ne se renferme pas entièrement non plus. Parce que, si je n’avais encore jamais connu l’amour, j’étais pourtant sûr d’une chose ; dans un monde comme le nôtre, c’est quelque chose qui se doit d’être alimenté, protégé et apprécié. Et parce que, quand je pense à l’amour, j’ai l’impression qu’il peut faire soulever des montagnes et que même le plus dur et le plus froid des Azgeda peut se réchauffer un peu.

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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Jeu 8 Mar - 10:12

❝ et là, il faut expliquer à son fils que papa et maman bis sont plus ensemble... ❞What about love ?Orion n’aimait pas cette façon qu’avait Rigel de parler d’Alkaia. Il sentait une pointe de jalousie… Pourquoi est-ce qu’il soulevait ce sujet-là, maintenant ? C’était incompréhensible. D’autant que quelque part en lui, il savait qu’elle lui manquait. Qu’il regrettait ce qui était arrivé. Sa honte, ce n’était pas de la honte. Il ne savait pas vraiment ce que c’était, mais cela faisait… Un peu mal. Trop mal pour ce qu’il prenait pour de la fierté mal placée jusque là. Et il remuait le couteau dans la plaie, son Rigel… Trop perspicace pour son bien. Orion voulait juste l’envoyer chier, avancer jusqu’à Ockefell, rentrer chez lui pour s’ensevelir sous le travail, soigner à la pelle, ramasser des revenus, qui ne serviront à rien, s’ils étaient trop conséquents… Car il n’avait rien à en faire. Il n’y avait que son fils, et lui. Il se sentait seul, trop seul, d’un coup.

Car savoir qu’une femme, bien que d’un autre clan, l’attendait, voulait le voir, c’était bon. Trop bon, à un tel point qu’il s’était lui même surpris à l’attendre, à vouloir la voir. Il s’en rendait compte, durant ces années, même si parfois il ne s’était pas privé d’autres femmes - comme Veronica - c’était Alkaia qui avait eu toute son importance. C’était avec elle qu’il avait parfois agi comme un enfant, à fuir son hôpital, laissant Rigel se débrouiller tout seul. C’était avec elle qu’il avait bien failli en avoir un, d’enfant, d’ailleurs. En réalité, c’était la seule qui était parvenue à gagner suffisament en importance pour qu’il songe à l’épouser, même si c’était dans un moment de… Faiblesse.

Mais elle avait refusé. Et il n’avait envie que d’une chose, la salir, par haine, par colère, par… Tristesse. Lui mettre sur le dos ses malheurs. Car il était malheureux. Vieux, un pied dans la tombe, seul et malheureux. Il voudrait se satisfaire ce qu’il avait cru avoir tout ce temps, son fils, son hôpital, mais en réalité, tout ce qu’il faisait, c’était attendre la Mort, car c’était l’ordre naturel des choses.

”C’est une salope de Trikru. Evidemment que je suis différent avec elle. Et je suis énervé car ce n’est qu’une ordure de branwoda.”

Il crachait son fiel, sa colère, car son père l’avait toujours dit : hodness laik kwelnes, l’amour est une faiblesse.

Rien que penser à cette phrase donna à Orion l’envie de hurler. Il ne s’agissait pas d’amour ! Ce n’était que de la baise, deux personnes qui ont baisé ensemble, jusqu’à ce que l’une baise l’autre. De toute façon, il avait bien d’autres choses à faire. Lesquelles ? Pas d’exemple là. Mais des choses à faire. Qui n’incluaient pas cette yazhukru blonde, qui était de toute façon bien trop liée à la Heda pour qu’ils puissent réellement s’entendre. C’était beaucoup trop… Elle vivait loin. S’ils s’étaient mariés, qui serait allé où ? Seraient-ils restés à distance ainsi, à se voir épisodiquement ? Orion n’aurait jamais quitté Ockefell, et Alkaia n’aurait jamais quitté Cyston. Ils étaient deux fortes têtes, bien trop éloignés, par la distance, par le clan, par les opinions.

Ce n’était que des prétextes. Des raisons pour lesquelles Orion voulait, devait lâcher l’affaire. Il était déjà vieux, pour un natif. Il approchait d’un âge rare, sur Terre, un âge que certains dénommaient comme étant vénérable. Et il n’avait pas l’intention d’être vénérable, il n’avait l’intention de rien. Alors, immédiatement après ses derniers mots, il ajouta à Rigel, toujours dans cette optique d’attaquer pour se protéger :

”Si tu veux tellement d’elle, prend la. Epouse la. Mais elle n’est qu’un ventre infertile à l’esprit souillé. Prend la ! Je n’en veux plus.”

Orion était dans un sale état. Et ils devaient retrouver Roan sur le trajet… Il lui avait demandé de s’en aller seul, afin de ne pas être repéré, pour ensuite les retrouver à mi-chemin. Là où personne n’irait les chercher. Car lui aussi voulait parler. Ils voulaient tous parler, parler ! Futilités.

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Rigel


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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Mer 14 Mar - 19:03

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Rigel & Orion

Je sens que cette conversation ne plaît pas à Papa mais pour une raison mystérieuse, je me sens obligé de la continuer. Peut-être parce que je veux que lui aussi ait droit à un peu de bonheur. A ce bonheur plus que précieux qu’il n’a pas réussit à obtenir avec ma génitrice. Mais il ne serait pas lui s’il ne rouspétait pas un peu – ce qu’il ne se gêne pas de faire, loin de là ! Il s’en donne même à cœur joie, comme s’il ressentait un réel besoin de se défouler et si ça ne me gêne pas tant que ça qu’il le fasse sur moi, je dois pourtant admettre qu’un peu de soutient ne serait pas à négliger, au contraire ! « C’est une salope de Trikru. Evidemment que je suis différent avec elle. Et je suis énervé car ce n’est qu’une ordure de branwoda » Tandis que je l’écoute déblatérer, je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel en poussant un léger soupir. Il aura beau déverser sa haine ainsi sur Alkaia, ce n’est pas ses mots qui me feront changer d’avis sur le fait qu’il tient énormément à elle, au contraire, ça ne fait que renforcer ce sentiment que j’ai. « Si tu veux tellement d’elle, prend la. Epouse la. Mais elle n’est qu’un ventre infertile à l’esprit souillé. Prend la ! Je n’en veux plus. » Je ne peux m’empêcher de grimacer à ces mots qui sont quand même assez forts et pourtant, ne le lâche pas l’affaire, j’en suis incapable. « Arrête un peu, tu réagis ainsi parce qu’elle te manque mais tu es bien trop borné pour l’admettre. » avais-je alors prononcé d’un ton sarcastiquement froid. Il était rare que je tienne tête à mon père et bien que ça ne soit pas exactement ce que je fasse là, ça s’en rapprochait et je craignais un peu sa réaction mais s’il fallait ça pour le faire réagir, alors je continuerais. D’ailleurs, avant qu’il ne réponde, je poursuivis rapidement. « Ça va faire 15 ans que vous vous connaissez et vous avez vécu un nombre incalculable de choses et toi comme moi, nous savons que tu tiens à elle mais il a suffi qu’elle te contrarie un peu pour que tu te renfermes et que tu retournes grogner dans ta grotte. Réveille-toi un peu ! » Je n’en reviens pas moi-même des mots qui sortent de ma bouche et pourtant… Légèrement gêné, je n’arrive pas à regarder mon père et me contente du chemin. Finalement, après avoir repris ma respiration, je passe une main dans mes cheveux. « Ce n’est pas parce que je ne parle pas que je ne vois pas ce qu’il se passe autour de moi. » racontais-je d'un ton bien plus calme et "timide" comme pour justifier de mes propos. Oh, je connais pas les raisons qui les ont tout les deux poussé à s'éloigner mais je sais - et sûrement qu'il le sait aussi que derrière ce que je dis se cache la vérité.

Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai jamais ressenti le besoin de m’exprimer au sujet de la relation de papa avec Alkaia mais il fallait bien que ça arrive un jour. Parce que je sais que s’il continue de trop attendre, il sera trop tard et il risquera alors de la perdre alors me voilà en train de sortir de cette coquille qui m’entoure pour « engueuler » un peu papa. Mais là, je dois avouer que j’aimerais bien un peu de soutien histoire qu’il ne déverse pas toute sa rage sur moi… Comme en réponse à mes prières, c’est ce moment que choisit Roan, mon oncle – mais pas de sang pour arriver. Par Raesia, quel bon timing. « Roan ! Je suis heureux de te revoir » que je commence lentement. « Nous étions en train de parler d’Alkaia. » et là, j’essaie de capter le regard du futur Prince pour lui faire les gros yeux. J’essaie juste de lui faire comprendre qu’il doit m’épauler et que c’est le moment pour continuer à en mettre plein sur le dos de mon père. Parce qu’il doit comprendre.

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Roan


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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Sam 17 Mar - 19:32

What about love ?C’était de la folie pour Roan de se trouver à Azgeda, mais le prince en était fier. Bien que ceux à le savoir pouvaient se compter sur les doigts d’une main, de par sa présence, le guerrier venait de prouver que Nia n’était pas toute puissante alors qu’il s’était trouvé à seulement quelques mètres d’elle et elle n’en avait strictement rien vu. Il est vrai que ce n’était qu’un hasard qu’il se soit trouvé aussi proche de celle qui avait causé son bannissement, mais cela avait apporté une touche de fierté auprès du concerné. Nia avait beau être une reine impitoyable, elle ne pouvait surveiller tout son territoire et c’était d’ailleurs pour cela qu’il était toujours sur cette terre qui était la sienne. La veille, il était arrivé afin de voir Orion et celui-ci lui avait finalement demandé de le rejoindre pour discuter en paix.

C’était donc dans la direction de ce lieu, où personne ne devait le voir, que Roan s’était mis en route. La chance lui avait souri tandis qu’il n’avait croisé personne pouvant le reconnaître et le dénoncer, offrant au prince la possibilité de se rendre là où il devait sans problème. Il savait qu’il ne devrait s’attarder trop longtemps, devant par la suite quitter Azgeda afin de ne pas trop jouer avec le feu, mais il devait rencontrer son ami avant. Et loin de sa mère cette fois.

Alors qu’il tenait sa monture à ses côtés pendant la route, ménageant un peu celle-ci avant la route qui les attendait, il vit au loin la silhouette de cette personne pour qui il avait passé outre les interdit. Et il n’était pas seul, ce qui ne l’étonnait guère. Lors de l’exécution, il avait vu la présence de Rigel et de l’esclave de Orion. Ainsi, sans grande surprise, ils étaient avec le fisa, mais Roan ne s’en souciait guère. Il avait confiance, sans compter que la frontière n’était pas loin pour disparaître par la suite. C’était pourquoi, il s’était approché d’eux, rapidement interpellé par le fisa de son ami qui semblait vouloir lui communiquer un message. Il avait rarement vu Rigel agir ainsi, mais il ne lui en fallait pas plus pour comprendre là où le garçon voulait en venir. Il parlait d’Alkaia ? Parfait, le terrain avait donc été préparé pour que le prince puisse exprimer son avis. Car malgré tout le bien qu’il pensait d’Orion, il avait eu cette envie de lui faire la morale après sa dernière discussion avec Alkaia, quand il avait finalement confié sa fille à la guerrière.

« Je tombe bien dans ce cas. Comment va-t-elle ? »

Il savait comment elle allait, mais il était curieux de savoir ce qu’en pensait Orion, tandis qu’il n’avait eu qu’une version des faits. Après tout, il avait été surpris que tout ne se passe pas bien, alors qu’il se souvenait parfaitement de cette discussion qu’il avait eue bien des jours plus tôt, lors de son entraînement avec le fisa. Il avait semblé sincère dans ses mots quand il avait émis cette pensée de s’unir à elle. Alors qu’est-ce qui avait bien pu faire échouer ses idées ? Sans compter que parler rapidement d’Alkaia allait retarder une autre discussion qu’il allait entièrement assumer : sa venue à Azgeda.
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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Lun 19 Mar - 17:52

❝ et là, il faut expliquer à son fils que papa et maman bis sont plus ensemble... ❞What about love ?Lorsqu’Orion avait commencé à cracher son fiel sur Alkaia, il s’était attendu à beaucoup de choses de la part de Rigel. Il s’était attendu par exemple à ce qu’il baisse la tête et le laisse parler dans le vide, comme parfois. Ou à ce qu’il riposte faiblement. Mais en tout cas, certainement pas à ce ton froid comme les blizzards d’Azgedakru, à ces paroles qui heurtaient directement Orion. Et s’il voulut répondre quelque chose, ce n’était pas possible. Il était totalement estomaqué, son fils semblait s’opposer directement à lui, frontalement, sans chercher à baisser les yeux. Puis, il était borné, Orion. Il ne voulait pas voir la vérité dans ce que disait Rigel, il préférait se focaliser sur cette rébellion filiale… En réalité, Orion écoutait, mais n’entendait qu’une seule chose. Son fils s’opposait réellement au point de vue sacro-saint paternel. S’il s’en sentait profondément irrité, quelque part… Il fut fier. Fier de voir qu’il y avait chez son enfant une once de capacité à remettre l’autre en face – même quand il s’agissait d’une personne plus forte. D’une personne qui serait capable de le briser pour l’avoir contredit. Rigel avait ce courage-là, et c’était incroyablement réconfortant pour ce père de s’en rendre enfin compte. Depuis combien de temps l’avait-il ?

Cependant, l’irritation était quand même là. Alors Orion n’allait pas manquer Rigel.

« Tu sembles oublier ta place, mon fils. Si je dis qu’elle… »

On coupait rarement la parole d’Orion. Très rarement. Car lorsqu’il parlait, c’était soit en tant que fisa, et alors sa parole était d’or, ou alors c’était en tant qu’homme Azgeda qui en imposait, et on le laissait finir sa phrase. Au moins. Mais là encore, son fils lui tint tête… Pour saluer Roan. Et Orion crut bien que ses yeux, son cerveau, tout allait exploser. Est-ce qu’il était le seul à avoir envie de tuer tout un village pour déchaîner sa rage de le voir ici ? Est-ce qu’il était le seul à se rendre compte du risque que prenait le futur Roi de la Nation des Glaces en étant ici, comme s’il était en simple voyage de plaisance ? Et en plus de cela, Rigel remettait Alkaia sur le tapis, pour que Roan en rajoute une couche, demandant de ses nouvelles… Car il tombait bien dans ce cas. Il s’arrêta, freinant rageusement la bête qui le supportait, pour ensuite dire rageusement à Roan :

« Comment va-t-elle ? Oh hé bien, puisque tout le monde semble s’intéresser à cette femme, que ce monde aille vers elle ! Et surtout lorsque ce monde en question n’est pas censé se trouver ici ! Est-ce que je suis le seul à me rendre compte, avec tout mon respect évidemment, futur Roi s’il survit jusque-là, de ta bêtise, Roan ? On va en discuter, de ça. Et certainement pas d’une moins que rien qui doit déjà se faire troncher par le premier connard venu ! »

En se tournant, il regarda Veronica, pour lancer d’une façon encore moins agréable :

« Carter, on se pose ici ! Tu restes à l’écart, et tu penseras à ce qui est arrivé cette nuit. »

Son ton n’autorisait pas les négociations, et sur ce, il descendit de son cheval pour ensuite commencer à diriger la troupe vers un endroit un peu clairsemé, à l’abri des regards, mais qui permettrait de faire un feu sans avoir à brûler toute la forêt. Et une fois assis, légèrement calmé mais pas trop, il annonça d’une voix moins forte afin qu’elle ne porte pas jusqu’à cette Veronica qui devait réfléchir au sens de la vie :

« Puisque ça semble tant vous intéresser, sachez que je l’ai demandée en Zerpha, mais qu’elle a refusé. On entendra donc plus jamais parler d’elle. Sujet clos, on passera au sujet de ta venue, Roan, qui doit être foutrement importante pour que tu risques ta tête. »
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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Dim 25 Mar - 22:17

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What about love ?

Rigel & Orion

Mon « oncle » Roan présent, je ne peux alors pas m’empêcher d’espérer que papa devienne raisonnable et nous écoute. Je ne veux qu’une chose ; qu’il ouvre les yeux et retourne auprès d’Alkaia arranger les choses entre eux. Retrouvera-t-il un jour une femme comme la blonde ? J’en doute. Alors oui, je suis peut-être plus dur qu’à l’ordinaire avec mon père mais… Mais j’aimerais qu’il se rende compte de la chance qu’il a d’avoir cette femme à ses côtés. Il était rare, voir inimaginable que je m’oppose à Orion comme je venais de le faire et si je craignais quelque peu sa réaction, j’espérais alors qu’il comprenne que ce n’était pas sans raison que j’agissais ainsi. Par chance, il n’avait pas eu le temps de faire s’écrouler sa colère sur moi puisque Roan nous avait interrompu, me poussant à me sentir soulagé. Un peu de renfort ? Je n’allais pas le refuser, au contraire même si, bien vite, le chef de famille reprit la parole. « Comment va-t-elle ? Oh hé bien, puisque tout le monde semble s’intéresser à cette femme, que ce monde aille vers elle ! Et surtout lorsque ce monde en question n’est pas censé se trouver ici ! Est-ce que je suis le seul à me rendre compte, avec tout mon respect évidemment, futur Roi s’il survit jusque-là, de ta bêtise, Roan ? On va en discuter, de ça. Et certainement pas d’une moins que rien qui doit déjà se faire troncher par le premier connard venu ! » Je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel une fois la diatribe de papa terminée. Encore et toujours le même discours. Je sais qu’il commence à se faire vieux pour des gens de notre Terre mais de là à radoter sans cesse les mêmes stupides explications… C’est indigne de lui. « N’en as-tu pas marre de t’en prendre à elle, ou même à nous ? Ouvre les yeux un peu. » Une fois encore, je me surprends parce que, une fois encore, ce n’est pas mon genre de parler ainsi. J’ai plus tendance à être celui qui baisse la tête et opine sans donner son avis. Je suis, en général, celui qui reste dans son coin et qui n’ose pas se rebeller. Et je sais bien que demain, dans quelques heures, je redeviendrais ce Rigel là mais pour l’instant, je me contente de montrer à mon père que ce sujet me tient à cœur. Parce que, mine de rien, je l’aime.

Je le regarde congédier Veronica avec dureté et tandis que mes yeux s’égarent un instant sur la silhouette, je retiens un soupir avec difficulté. Ce n’est pas l’heure pour moi de me rebeller à ce sujet raison pour laquelle je me contente de reporter mon attention sur ces deux hommes grands et forts. « Puisque ça semble tant vous intéresser, sachez que je l’ai demandée en Zerpha, mais qu’elle a refusé. On entendra donc plus jamais parler d’elle. Sujet clos, on passera au sujet de ta venue, Roan, qui doit être foutrement importante pour que tu risques ta tête. » J’avoue que je bug un peu en entendant ces quelques mots et alors que je pose un regard étonné sur le visage de mon père, je ne laisse pas le temps à Roan de répondre quoi que ce soit que je me lance. « Attends, sérieusement, c’est tout ? » Devant le regard d’Orion, je ne tarde pas à poursuivre. « Donc tu la demande en Zerpha, elle refuse et tu abandonnes tout simplement ? Est-ce qu’au moins tu as cherché à connaître les raisons de son refus ? Non, je suis sûr que non. Est-ce que tu as pensé qu’elle puisse être blessée ou qu’elle puisse vouloir plus que ça ? Encore une fois, je suis sûr que non. » continuais-je, faisant alors allusion à l’Onusa, ce mariage qui unit non seulement les corps, mais aussi les âmes. Et puis, Alkaia possède un cœur, elle aussi, un cœur qui a – je n’en doute pas, été abîmé par mon père. « Elle t’a blessée dans ta fierté d’Homme et si tu n’étais pas véritablement attaché à elle, tout ça t’aurait passé au-dessus de la tête. » Certains de mes mots sont dur et mon ton est froid, sûrement plus froid qu’il ne l’a jamais été – surtout envers papa ! Mais je ne le regrette pas, au contraire. Il a besoin de comprendre. Et si pour cela je dois sortir de ma coquille… eh bien voyez. « Je te pensais plus persévérant que ça, Père. » J’insiste légèrement sur le dernier, indiquant alors mon désaccord avec tout ça, son comportement, ses mots, ses actes. J’aimerais en rajouter une couche, lui dire que je suis déçu mais je m’abstiens. Cette fois, je laisse la parole à Roan, en espérant qu’il lui apportera le coup de grâce.

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Roan


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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Mar 3 Avr - 21:13

What about love ?Alors qu’il arrivait aux côtés de Orion et Rigel, Roan se doutait que la conversation puisse facilement partir au quart de tour. Que ce soit du peu qu’il avait capté en approchant, de l’attitude qu’il pouvait observer des deux Azgeda ou tout simplement en connaissant le fisa et ce qu’il devait penser de la présence du prince, le guerrier n’était pas stupide de croire qu’ils ne parleraient que de la pluie et du beau temps, bien qu’il soit tout de même rare que cette thématique sorte en conversation. D’ailleurs, celui qui foulait ces terres qui lui étaient interdites jouait la carte de la provocation, alors qu’il demandait de manière si naturelle comment allait Alkaia. Il ne savait à quel jeu jouait Rigel en donnant cette impression de chercher son père, mais elle était la raison pour laquelle lui-même bravait les interdit, et tourner autour du pot n’avait jamais été dans le genre de Roan.

Le prince sentait bien la rage que contenait Orion dans ses propos alors qu’il lui répondait et, ne cherchant pas à le provoquer plus que nécessaire – bien que dans une autre situation, cela puisse créer une pointe d’amusement – Roan gardait le silence en attendant qu’il finisse son changement de sujet, sans montrer quelconque réaction. C’était digne de lui les propos qu’il tenait et, parce qu’il était comme un frère pour lui, le prince ne tenait pas en compte ces propos. Une autre personne se serait pris une représailles, sans aucun doute, mais Orion avait cet avantage de pouvoir dire exactement ce qu’il souhaitait.

D’ailleurs, Roan s’apprêtait à répondre au fisa mais Rigel avait pris les devants en évoquant simplement Alkaia. Pour le moment, l’Azgeda n’allait pas la remettre sur le tapis, même si cela ne saurait tarder. Il était là au sujet de ce qu’il avait appris et il avait besoin de plus d’explication, de la version d’Orion, alors qu’il n’avait eu que celui de la jeune femme. Mais avant, il tenait à clarifier une chose, après le départ de Veronica et s’être éloigné avec Orion et Rigel.

« Parce que tu crois que je n’ai pas réfléchi aux conséquences quand j’ai franchi la frontière ? Ne me sous-estime pas Orion, et vous êtes les seuls à savoir que je suis ici. »

Roan n’avait pas répondu avec le même ton décontracté qu’il avait pu le faire quand son ami avait remis en cause son entraînement, usant plutôt de tout le sérieux qu’il pouvait avoir. Il était conscient de ce qui lui arriverait si Nia apprenait sa présence, de la menace pouvant planer sur ses proches, sur Numëa, mais il était un Azgeda et non un pleurnichard qui se cachait dans les jupons des autres face à l’autorité de ses parents.

Et une fois installé, il eut ce qu’il voulait, alors que le fisa expliquait avoir fait sa demande en Zerpha. Ça, Roan le savait ayant déjà échangé avec la guerrière, peu de temps après cette fameuse demande, mais il ne comprenait pas que Orion lâche si facilement. Le prince avait cru comprendre que son ami tenait à la jeune femme et cela ne le ressemblait pas de laisser tomber. Il réfléchissait à cela alors que Rigel faisait part de sa réaction, profitant de ce moment pour retarder sa propre réponse à la dernière question. La raison de la présence de l’Azgeda allait faire de nouveau sortir de ses gonds le fisa qui ne devait certainement pas s’attendre à ce que les deux sujets actuellement évoqués soient tant corrélé. Cela serait presque un miracle qu’il ne s’en prenne pas une par ailleurs.

« Ton fils à raison Orion. Cela ne te ressemble pas de laisser tomber si facilement. Ne va pas me dire que ce n’était qu’une idée par-dessus la tête et non réfléchie. Si tu as fait ta demande, c’est que tu tiens à elle. Je n’ai pas l’impression d’avoir devant moi celui avec qui j’ai partagé mon sang il y a trois ans… »

Tout comme devait le faire Rigel, Roan pesait ses mots et se doutait qu’ils seraient dur à avaler. À entendre son ami, il avait l’impression, et la certitude, que ce refus l’avait blessé au plus profond de son ego et de son amour-propre. Mais ce n’était pas digne d’un Azgeda de se laisser blesser ainsi. Un Azgeda se devait de se relever et de passer outre la blessure afin de prouver sa valeur à vivre dans ce monde si ardu.

« Tu veux connaître la raison qui m’a valu ce déplacement ? Elle est là la raison. Nous en parlons déjà. J’ai rencontré Alkaia peu de temps après avoir empêché des démons de s’emparer de Numëa. Et vu l’état dans lequel se trouvait Alkaia, ce refus n’est pas anodin. Autant, je me suis inquiété pour elle, autant pour toi cela a été bien plus. Tu tenais à ce Zerpha de ce que tu m’as dit. Qu’est-ce qu’il s’est passé pour que tu fuies autan ? »

Le ton de Roan avait été bien plus fermé que par habitude. Même lorsqu’il prenait un certain amusement à faire la moral à la Yazhu, il n’était pas si fermé. Mais là, comme Orion le faisait si bien remarquer, il bravait les interdits pour se trouver-là, mais de par l’inquiétude qu’il avait eu envers son ami et frère suite à leur rituel, il se devait de ne pas perdre de temps. Alors même si se retrouver si proche de Nia durant la nuit n’avait pas fait partie de ses plans, il avait pris le risque.
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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Lun 30 Avr - 19:20

❝ et là, il faut expliquer à son fils que papa et maman bis sont plus ensemble... ❞What about love ?Que Roan revienne à Azgeda contre tout bon sens, c’était un choc pour Orion, cependant, ç’en était presque… Convenu. Il était certain qu’un homme de la trempe du prince de ce clan ne se laisserait pas intimider par un « simple » bannissement, ça non… En revanche, que Rigel se rebiffe ainsi, c’était probablement l’événement du siècle. Et dans d’autres circonstances, certainement que son instinct de père aurait été de lui taper sur l’épaule, de fierté. Malheureusement, il était plus en train de tirer une tête de « COMMENT ?! », dans le sens « COMMENT OSES-TU ME PARLER AINSI ?! ». Le pire ? C’était que son fils continuait. Il se sentait percuté par chacun des mots prononcés par son enfant, celui qui jusque là disait amen à pratiquement tout, à présent décortiquait sa propre vie amoureuse – si on pouvait appeler ça comme ça – en lui apprenant ce qu’il savait déjà – mais refusait de reconnaître. Un peu comme quand un enfant brise un pot et accuse le chien qui sautait sur lui.

Mais Orion était parfaitement conscient de tout cela. Il n’offrait qu’un Zerpha en lieu et place d’un onusa, ce n’était pas parce qu’il ne voulait rien de plus. C’était tout simplement parce qu’il n’avait rien de mieux à offrir. Pourquoi donner un engagement aussi important à une jeune femme alors qu’on était déjà vieux, qu’on sentait déjà la jeunesse s’en aller avec la vigueur des muscles ? C’était ridicule. La Terre et ses Dieux rappelaient ses hommes bien vite, souvent avant même que le moindre poil blanc n’éclaircisse leur barbe. D’autant qu’ils étaient bien rares leurs ancêtres à avoir tenu bien longtemps. Patrick, le propre père d’Orion, avait disparu seize ans plus tôt, certainement mort durant une chasse un peu trop longue, tué par une erreur tandis qu’il ramassait une plante, bien que non retrouvé lors de battues. Il avait disparu quand il avait l’âge actuel d’Orion d’ailleurs. C’était déjà un homme fatigué.

Alors, oui, il abandonnait simplement, et Orion s’en sentait le droit. Il ne voulait pas d’elle, puisqu’elle ne voulait pas de lui. A quoi bon ! De toute façon, ces années n’avaient été que relation stérile et autres tromperies qui n’étaient pas de bon ménage avec un lien tel que le mariage. Deux infidèles comme ces deux-là ? Ils auraient brûlé du courroux des Dieux avec un onusa, destinés à se briser l’un et l’autres dans leurs prochaines vies. Et s’il ne comptait pas s’expliquer auprès de son fils, il allait cependant lui montrer qu’on ne parlait pas ainsi à son père, enfin, si Roan n’était pas intervenu à son tour. Pour appuyer ses propos ! Si nous étions dans l’un de ces cartoons de l’Ancien Temps, avant Praimfaya, nous aurions vu Orion dresser ses cheveux sur la tête et commencer à manquer d’air tant il implosait.

Pourtant s’il ouvrit la bouche pour couper la parole et exhorter au silence, il la referma quand Roan claqua ne pas reconnaître son frère de sang. C’était probablement ce qu’il fallait dire sur l’instant, pour éviter de se prendre une tempête, cependant, c’était aussi la phrase la plus blessante de toute la discussion. C’était un jugement extrêmement difficile à accepter, et l’Azgeda ne comprenait pas. Il comprit d’ailleurs encore moins quand il comprit que son ami de longue date était venu ici pour justement… Alkaia.

« Par les balloches de Krasme… »

Il écouta alors la suite – Numëa sauvée des Maunons, car les démons ne pouvaient être qu’eux, l’état d’Alkaia, ou plutôt son lieu de vie… Il en avait bien trop dans l’esprit, il n’était pas loin de la véritable implosion. De celle qui était crainte par beaucoup, à commencer par lui-même. De celle qui commençait par un faux calme, celui qui fit qu’Orion s’installa plus confortablement, assis, et fouilla dans sa poche pour récupérer ses noisettes. Il en mangea directement deux, d’un coup, jetées dans sa bouche d’un geste qui trahissait l’habitude. Puis, tout en jouant avec la dizaine restée dans sa main, les faisant tourner, il observa son fils, d’un regard qui signifiait que s’il s’en sortait pour l’instant, cela ne durerait pas. Ses yeux bleus finirent par pointer vers Roan, laissant durer ce silence malaisant, pour prononcer ses premiers mots d’une voix presque monotone :

« Je suppose que si tu es ici et que je sais reconnaître un homme brisé – et tu ne l’es pas – c’est que Numëa… Va bien. Il faudra donc que tu te poses un instant pour m’expliquer ce qu’il s’est passé et le résultat de… Ce dont nous avons parlé. »

Orion faisait évidemment référence au fait qu’il comptait annoncer à Numëa sa paternité et, ainsi la vérité sur son origine et sa… Hé bien il était difficile d’imaginer la Ice Queen comme une grand-mère mais il semblerait que ce soit finalement le cas. Cependant, avant de considérer le précédent sujet comme clos, il voulait ajouter certaines choses, qui étaient cruciales afin de pouvoir « sereinement » passer à autre chose.

« Vous semblez tenir bien plus que moi à la relation que je… Avec Alkaia. Cependant, il semble que vous oubliez le plus important… Nous ne sommes pas de ces couples tels que, par exemple, Miranda et toi, Roan. Nous n’avons jamais été de ces êtres romantiques, versés dans cette chose stupide qu’est l’amour. Si je décide que c’est fini – et je ne l’ai pas décidé, c’est elle – c’est que ça l’est. Je ne perdrai pas plus mon temps avec cette femme, qu’elle s’occupe elle, à trouver ce qui est le mieux pour elle. Ce ne sera pas avec moi. Je refuse. Alors, vos discours de merde où vous me faites la morale, vous vous les FOURREZ AU CUL, TELLEMENT PROFOND QUE MÊME KRASME LE SENTIRA ! »

Il se sentit déraper encore, et après avoir hurlé subitement, il se força à se calmer, serrant les dents et fermant les yeux, pour ensuite encore avaler une noisette de plus, la mâchant jusqu’à ce que le calme revienne petit à petit. Ensuite, il reprit la parole, de façon nettement plus calme :

« Est-ce que nous pouvons passer à autre chose, ou vous avez autre chose à ajouter à ce sujet ? »
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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ? Sam 5 Mai - 23:24

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Je dois bien admettre être heureux que mon « oncle » Roan soit là. Étrangement, il me donne la force nécessaire de tenir tête à Père et de lui répondre avec cette véhémence que je ne me connaissais pas. Il est de mon côté, et c’est étrangement réconfortant de pouvoir parler ainsi, sans gêne, sans limites et sans filtre. Je crois même que je pourrais m’y habituer et alors que je venais de me défouler sur mon père, Roan en rajouta une couche, à mon plus grand plaisir. Le fait est que je connais Père, il est une vraie tête de mule quand il s’y met et je remercie Raesia de ne pas être aussi borné que lui. Au fond, j’ai l’impression que tout ce que je peux dire, avec Roan, ne sera pas vraiment écouté. Toutes mes paroles ne semblaient être que nuage de fumée. J’espérais, au fond, que mon espèce de rébellion le réveillerait et ferait en sorte qu’il m’écoute mais qui étais-je, au fond, pour vouloir lui implanter quelques idées toutes préconçues dans la tête si ce n’est son fils ? Un fils qui, durant vingts ans, s’était contenté de dire oui à tout et de hocher la tête, sans jamais oser se rebeller. Aujourd’hui, pourtant, tout semblait différent. Je n’avais aucune idée d’où me venais toute cette soudaine force et pourtant…

J’étais fatigué de la manière de penser de mon père et parfois, plus encore aujourd’hui, j’en venais même à me demander s’il était vraiment mon père. Pensée stupide, j’en étais bien conscient mais par Raesia, à part mon « don » pour l’art d’être Fisa, je ne ressemblais en rien à mon père, ni dans son caractère, ni même dans son physique. Celui-ci d’ailleurs, semblait au bord de l’implosion, je le sentais et n’en étais pas très rassuré. Jamais ô grand jamais aucune colère de Père n’avait été dirigée à mon égard alors, le connaissant, je devais bien reconnaître craindre sa réponse. « Par les balloches de Krasme... » Ah, ça commençait bien…. Quand il utilisait cette expression, c’était généralement parce que les choses allaient mal se passer pour ses vis-à-vis, c’était généralement qu’il était prêt à vraiment exploser. Ce calme étonnant donc il faisait preuve, d’ailleurs, était plus inquiétant que tout le reste. Dans ce silence pesant, j’observais père avaler ses noisettes et me lancer ce regard que je maintins avec difficulté mais que je maintins tout de même pour lui faire comprendre que je maintenais chacun de mes propos, je n’en démordais pas. « Je suppose que si tu es ici et que je sais reconnaître un homme brisé – et tu ne l’es pas – c’est que Numëa… Va bien. Il faudra donc que tu te poses un instant pour m’expliquer ce qu’il s’est passé et le résultat de… Ce dont nous avons parlé. » Je les laissais parler tout les deux mais je fut bien obligé d’admettre que les paroles de mon père me laissèrent pantois. Y avait-il quelque chose que je ne savais pas au sujet de Numëa ? Visiblement. Et Raesia seule savait a quel point je déteste ne pas savoir les choses. Sans que je ne vois rien revenir, perdu dans mes pensées, c’est ce moment que Père choisit pour exploser contre nous. « Vous semblez tenir bien plus que moi à la relation que je… Avec Alkaia. Cependant, il semble que vous oubliez le plus important… Nous ne sommes pas de ces couples tels que, par exemple, Miranda et toi, Roan. Nous n’avons jamais été de ces êtres romantiques, versés dans cette chose stupide qu’est l’amour. Si je décide que c’est fini – et je ne l’ai pas décidé, c’est elle – c’est que ça l’est. Je ne perdrai pas plus mon temps avec cette femme, qu’elle s’occupe elle, à trouver ce qui est le mieux pour elle. Ce ne sera pas avec moi. Je refuse. Alors, vos discours de merde où vous me faites la morale, vous vous les FOURREZ AU CUL, TELLEMENT PROFOND QUE MÊME KRASME LE SENTIRA ! »

Aux mots de mon père, je ne peux m’empêcher de lever les yeux au ciel une nouvelle fois tant je suis… désespéré par la situation. C’est presque machinalement que j’avance ma main vers la sacoche de mon père et que j’attrape une poignée de ses fameuses noisettes. Je n’en ai jamais mangé mais ce soir, je dois avouer être particulièrement tenté par cette idée. Peut-être est-ce ce soudain accès de confiance en moi qui me fait penser ainsi mais quoi qu’il en soit, avant que Père ne dise quoi que ce soit, je glissais quelques unes de ces noisettes dans ma bouche, attendant impatiemment de voir l’effet qu’elles pourraient bien avoir sur moi, n’ayant jamais vu une telle chose à l’œuvre. « Est-ce que nous pouvons passer à autre chose, ou vous avez autre chose à ajouter à ce sujet ? » prononce enfin mon père bien que cela sonne comme une conclusion. Je ne réponds rien dans l’immédiat et me contente de réfléchir. C’est quelques instants plus tard que, tâchant d’ôter tout sourire de mon visage, je répondis rapidement. « Tu ne veux pas parler d’Alkaia et de la bêtise que tu fais, soit. Mais alors tu pourrais me parler de Numëa et de ce que tu me caches à son sujet ? » Je suis intelligent, père le sait. Et c’est d’ailleurs pour ça que j’ai toujours su qu’un certain voile était installé autour d’elle et pourtant, jamais je n’avais osé demander. Aujourd’hui, cependant, Père avait le choix. Parler d’Alkaia, ou parler de Numëa…

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MessageSujet: Re: [17/04/2482] What about love ?

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[17/04/2482] What about love ?

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