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a million dreams are keeping me awake (harley)

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Varian Standall
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MessageSujet: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 16 Fév - 19:19

Spoiler:
 

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]SOME TIME AGO (sur Terre, il y a une semaine)
« Tient, et tu n'as qu'à porter ça aussi, et ça et... » Ses bras le faisaient souffrir. Il fallait dire que Ael n'y allait pas de main morte, et quand il avait décidé de faire de lui sa mule pour déménager toute ses affaires... il ne plaisantait pas. Ael cracha ses poumons une nouvelle fois – sans doute avait-il attrapé froid avec le temps qu'il faisait en cette saison – et agita la main pour lui demander de se mettre en route. La maison de sa future femme – que Varian avait eut la joie de voir à plusieurs reprises récemment – n'était pas si loin de la leur. Certes, Missi n'était pas le plus grand des villages de la région, mais on en faisait rapidement le tour, surtout quand on s’appelait Ael et qu'on aimait que tout aille vite dans sa vie. En permanence. Sauf qu'aujourd'hui, il avait décidé d'être lent. « Tu sais où c'est, avance idiot... aller ! » J'ai beau être chargé comme un bœuf, tu arrives quand même à être plus lent que moi, c'est quand même un comble ! « Au fait Varian... » Qu'est-ce que tu allais encore me reprocher, hein ? Hier j'avais eu 'espoir que cette journée se passes bien, tu avais demandé mes services sans m'insulter et sans me cogner. C'était rare les deux à la fois. Alors quoi, j'allais me taper un long monologue sur ta vie trépidante avec ta nouvelle fiancée ? C'était gênant et franchement... J'avais pas envie de connaître tous les détails de votre vie à deux. « Oui ? » Et je t'en prie, fais durer le suspens, j'adore être suspendu à tes lèvres. « Oui ? » Frustré de ne pas entendre la suite il pivota, manquant de faire tomber la moitié de tout ce qu'il avait dans les bras. « Oui Ael ? Ael ? ... Merde. »


* * *


« Ael, mon bébé, tu m'entends ? » Ada était penché sur la couche de son fils, les larmes au yeux. Exit le visage rayonnant, les yeux plissés par sa malice perpétuelle; ils avaient laissé la place aux traits tirés et aux yeux rougis par les larmes. Debout derrière sa maîtresse Varian doutait sérieusement que son fils l'entende encore. Il n'avait aucune idée de ce qui avait bien pu se passer la vieille. Aucune. Il était tombé dans la neige comme ça, sans prévenir, sans un seul cri. Il l'avait relevé, et même si son jeune maître avait été conscient à ce moment, il n'avait pas su articuler le moindre mot. Ada et lui avait passés la soirée entière à son chevet, à tenter de comprendre... ce qu'il y avait à comprendre. Et maintenant, tu te sentais clairement en trop. Au fond, tu avais bien eut quelques idées de ce qui avait pu lui arriver. Tu en avais émise certaines, et pas d'autres. T'en avais gardé la moitié pour toi. Comme pour te prouver que tu étais encore toi, que tu pouvais encore décider de ce que tu disais ou faisais. En face, Aya le regardait avec le regard le plus noir qu'elle avait en stock, pire encore que le jour où il avait insulté sa meilleure amie. Le père n'était pas en reste, il imitait sa fille avec brio, voire pire. Il avait cette désagréable impression qu'il allait lui bondir dessus d'un moment à l'autre pour lui faire la peau. Ari chouinait dans son coin, baragouinant des mots que lui seul comprenait. Il était évident qu'Ael avait couvert quelque chose pendant trop longtemps, sans le dire à personne, par fierté personnelle ou par honte d'être "un peu" malade sans doute. C'était tout à fait son genre. Même si au fond... Des cas aussi rapides... T'étais vraiment un idiot fini Ael. « Viens ici Varian... » Ada se redressa et leva la main vers le ciel, en inspirant bien fort. Tu savais ce qu'elle s'apprêtait à faire. Le genre de chose que elle, ne faisait jamais. Jamais Ada ne te frappait. « Tu aurais du le sentir. Sors d'ici maintenant. »

AUJOURD'HUI
« Fiancée ? » Varian avait froncé les sourcils, faignant d'être surpris, très surpris. Et Aya lui en colla une dans la figure. Une de ses claques qu'il ne voyait jamais venir, même après tout ce temps.  « C'est tout ce qu'ils trouvent à faire après... » Sa voix se brisa l'espace de quelque seconde mais Aya se reprit aussitôt. « Après qu'Ael soit partis ? Hein ?! Bon sang mais réponds imbécile ! » Elle le secoua par le col, hissé sur la pointe des pieds, complètement folle de rage. « J-je... » Qu'est-ce que je pouvais répondre moi ? Tu étais effrayante comme ça Aya, effrayante... « Varian ! » Oui ils l'avaient fiancé, oui ce n'était peut-être pas le bon moment, pas après la mort de son frère et... Ael était mort. Quelque part, ça t'avais fais quelque chose, hein ? De voir un garçon si jeune mourir, comme ça, sans que personne n'ait rien vu venir. Ael tu ne l'avais jamais apprécié. Il était agaçant, trop fougueux et passait sa vie à t'insulter. En revanche, sa mort avait détruit sa mère. Et ça... « Viens là ! » Et ça, ça t'avais crevé le cœur. Ada ne te parlait plus, elle t'en voulait, et elle s'en voulait. Pour elle, vous aviez tous les deux échoué à sauver son fils. « J'ai grand besoin de prendre l'air et de... de... » Elle ne termina pas sa phrase qu'elle l'avait déjà chopé par la manche de son manteau trop large pour le traîner dehors.

SOME TIME AGO (sur Terre, il y a une quatre jours)
Varian n'avait pas assisté à la cérémonie. Il était resté seul sur sa couchette. Et pendant une heure, il s'était rongé les ongles, attendant que tombe sa punition. Car oui, ils allaient bien passer leurs nerfs sur lui, non ? Au lieu de ça, ils rentrèrent chez eux sans un bruit et ce fut Aya qui poussa la porte de l'établi où il dormait depuis quelques mois. Elle avait pleuré et ses yeux semblaient gonflés. Il ne se souvenait pas d'avoir vu un jour Aya triste. Aya verser une larme… Peut-être, mais pas comme ça. Là, elle était triste. Et c'était de sa faute. Elle avait perdu son frère cadet. « Je... » « Ne dis rien. » Il baissa la tête. Quelque part, il avait envie qu'elle comprenne qu'il était le responsable de tout ça, un peu, que c'était lui qui la faisait souffrir pour une fois et non l'inverse. Et de l'autre… « Qu'est-ce que... » Elle était venue se blottir dans ses bras, en silence. Sur le coup il avait même arrêté de respirer, et il n'avait pas fais le moindre geste. C'était un piège, c'est ça ? Il était sur la défensive, toujours, avec elle, il fallait l'être en permanence. « Reste là Varian. » Sa voix, bien que ferme, était secouée de sanglot et le tout était assez étrange. D'accord, il ne bougeait pas. « Tu sais pas faire des câlins en fait. » « Si je heu... » Elle avait réussis à lui faire perdre tous ses moyens, et il lui tapota le dos avec maladresse. Pourquoi tu veux un câlin Aya ? Je crois qu'en trois ans, c'est la première fois que quelqu'un de cette famille, hormis ta mère, fait un geste aussi doux envers moi. Tu avais juste besoin de réconfort et moi, je t'en offrais. Tes parents s'étaient renfermés et tu en subissait les conséquences. Tant mieux, pour une fois tu vas avoir mal, un peu comme moi.

AUJOURD'HUI
« Nei ? » Evidement qu'elle sortait pour la voir elle. Qui de mieux que sa meilleure amie pour se lamenter pendant des heures ? « Nei tu es là ? » Aya se donnait l'air d'une fille décontracté, cool comme disaient certains, mais ce n'était qu'une façade. En réalité elle était en colère, elle avait les yeux rouge et ses cheveux d’ordinaire coiffés étaient détachés, ce qui ne lui ressemblaient clairement pas. Elle le tenait toujours fermement par la manche, comme si elle craignait de le voir s'envoler. T'avais besoin de parler, hein Aya ? Et puisque je ne pouvais pas comprendre ce que cela faisait d'être fiancé contre son grès tu allais te référer à quelqu'un comme toi ? La porte s'ouvrit et Aya plongea dans les bras de la première personne venue. Avant de cafouiller à moitié des mots que Varian fut incapable de comprendre et d'annoncer en reniflant à moitié le nouveau malheur qui venait de lui tomber dessus.

LONG TIME AGO (sur l'Arche, sept jours avant l'arrestation)
Varian claqua la porte de la pièce et poussa un sorte de soupire de soulagement. Ils étaient sortis. Certes, sous les regards tantôt perplexes et tantôt amusés de leur anciens camarades de classe respectifs mais... « Harley ? » Varian s'arrêta quelques pas plus tard pour examiner le visage de son petit ami. Oh bon sang, c'était pas beau à voir. « Je suis désolé, hein ? Désolé, vraiment désolé... » Tu n'avais plus que ce mot à la bouche, pour une fois que tu te rendais compte de ta connerie. « Heu j'ai... » Il fouilla dans sa poche pour en ressortir un mouchoir en tissu en piteux état et entreprit de le lui passer sur le visage. Bon sang, j'espère que les gens... Que les gens quoi, hein Varian ? Qu'est-ce qu'ils pouvaient te faire les gens ? Ton copain s'était démolis la tronche par terre et toi tu ne pensais qu'aux gens. Certes. Oui, mais il l'avait un peu cherché, quand même.

LONG TIME AGO (sur Terre, il y a un mois)
« Ça t'arrive souvent ? » « Il m'a causé le grand benêt ? » « Pardon. » Varian baissa la tête et continua de ranger la maison en silence. « Mais sinon ouais, mais je suis fort, et de bonne constitution, maman me l'a toujours dis. Ça va passer. » Je parlais pas de tes spasmes à ce moment là, quoi que. Mais plus des tremblements que tu avais de temps en temps, et des tournis de plus en plus fréquents. J'avais eu l'idée étrange de vouloir t'aider aujourd'hui. Ou juste de savoir ce qui allait pas. Ada déteignait sur moi. « Le printemps est juste rude cette année. » Il lui décocha le sourire du siècle, le genre qui devait faire tomber amoureuse toutes les filles du village (parce qu'Ael avait toujours aimé se définir comme un tombeur né) avant de retourner à ses affaires. Si nous avions su, hein ? J'aurais du te forcer, tu aurais du m'écouter et peut-être que tu aurais vécu plus de dix huit ans.  


Dernière édition par Varian Standall le Lun 5 Mar - 21:49, édité 1 fois
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 16 Fév - 21:52

dans le passé, il y a quatre jours.
Elle ressemblait à une petite enfant en chemise de nuit, les cheveux détachés et des larmes plein les yeux. « Viens. » L'esclave rampa en dehors du minuscule abri accolé à la maison et se redressa lentement devant Nei, es questions plein la tête. Nei était triste ces derniers temps et ça la rendait étonnamment gentille. Ou plutôt fragile. Elle avait toujours son apparence de petite poupée en porcelaine aux cheveux sombres mais sans l'habituel air mauvais sur son visage, elle perdait tout le reste. « Viens. »
Ils marchaient depuis longtemps, Nei dans un silence absolu, Harley barbotant dans la neige un mètre derrière elle. Il n'avait aucune idée de l'endroit où ils pouvaient bien se rendre mais il l'aurait suivi au bout du monde dans la moindre hésitation, juste parce qu'elle le lui avait demandé. « L'esclave d'Aya… Tu l'aimais. » Ce n'était pas une question alors il ne répondit pas, mais son silence donnait le reste. « Moi aussi j'aimais Ael. » Au son bizarre de sa voix, Harley devina qu'elle pleurait. Tu savais déjà qu'elle était amoureuse d'Ael. Il suffisait de voir ses colères quand les fiançailles du frère d'Aya, puis l'annonce de son mariage, avaient eu lieu. Elle t'avait dit que tu étais con, que tu faisais tout mal et que tu étais moche… Mais elle était juste triste. Tu pouvais bien le comprendre : toi aussi tu étais beaucoup triste ces derniers temps, à cause de V. Il était là parce que Nei le voulait. En dehors d'Aya, il le savait, il était la seule oreille disposée à l'écouter et subir ses rages et ses malheurs. Elle était très seule, Nei, et toujours un peu triste. Toi tu pouvais comprendre. Tu avais été très seul longtemps aussi et quand Varian était mort… Tu n'avais pas réagi comme elle. La jeune fille s'arrêta et lui prit la main pour se lover contre elle. Tu avais un petit visage, Nei. Tout petit et tout lisse, et vraiment beau. Sa main sale et abîmée contrastait bizarrement mais Harley ne bougea pas : c'était mieux de faire un câlin de main que de se faire frapper, et voir Nei triste lui faisait bizarre. Juste dans le cœur, ça pesait lourd quand tu étais triste, Nei. Elle se mit à lui raconter des tonnes de choses sur Ael, sur leur histoire, sur leurs jeux, sur leur enfance.

dans le passé, une semaine avant l'arrestation.
Il l'aurait repoussé de toutes ses forces s'il avait pu. Il l'aurait envoyé balader juste comme il venait de le faire et il aurait laisser libre court à toute la colère qui l'habitait. Il l'aurait tabassé, et selon la plus propre définition du terme. Me touche pas, sale merde, lâche-moi, lâ... Une nouvelle nausée le traversa et Harley sentit l(alcool refaire le yoyo entre son estomac et sa gorge. Il serra les dents, guettant la sensation aiguë qui présagerait le vomissement… Rien. À moitié suspendu à l'épaule de son voisin pour ne pas se casser la gueule encore une fois, il le suivit en titubant. Et sans cesser de te détester, là de suite. J'avais envie d-de... Rien. Se ramasser lui avait vider la cervelle, le laissant hébété. Il aurait pu imaginer que son petit-ami le repousse en plus mais pas cette fois-ci. Cette fois-ci, il avait eu le sentiment que ce serait la bonne, qu'ils pourraient s'affirmer juste une fois en tant que couple lors du soirée. Il était même prêt à démolir sa propre image pour ce baiser public, ce moment de tendresse montré au monde entier. Mais il s'était fait tarter comme on aurait frappé un agresseur. Cette gifle, il l'avait prise comme s'il n'avait été que Harley Weise, le gars lourd qu'on envoie chier au loin. Mais tu n'étais sans doute que ça pour Standall. Il était toujours partant pour une séance de baise, toujours, depuis cinq ans, mais un simple baiser et... Varian s'arrêta quelques mètres après être sorti de la fête et Harley s'adossa péniblement contre l'un des murs du couloir, le visage fermé. T'avais les mains dans les poches, la capuche enfoncée sur ta tête, et l'envie pure et simple de disparaître. Si tu avais pu rentrer tout seul, tu l'aurais fait, hein Harley ? Tu aurais planté Standall dans son couloir et tu serais parti sans un mot. Sauf qu'il n'était pas con et qu'il savait bien qu'il finirait couché dans un couloir à vomir tripes et boyaux et qu'il finirait à l'infirmerie avec le paternel pour lui faire la morale. Mais là tout de suite, l'idée n'était pas si repoussante.

D'un geste qu'il voulait sec mais qui tremblait comme jamais, il écarta brutalement la main de son copain. « Me touche pas. » Pas de cris, pas de hurlements cette fois-ci, juste une colère froide. J'en avais rien à foutre, de tes excuses. Moi aussi, tu voulais que je m'excuse tant qu'on y était ? Tu voulais que je me fasse pardonner de t'avoir embrassé ? D'avoir osé faire ce que tout petit-ami devrait normalement avoir le droit de faire sans se prendre des gifles ? Tu voudrais quoi ? Que je t'ignore ? T'en as pas marre de ce cinéma, de ces faux-semblants, de ce cirque permanent ? Et puis quoi, hein ? Ça va être quoi ton excuse ce soir ? Que t'avais honte de moi ? Merci. Merci mille fois, Monsieur l'Impeccable. Tu crois quoi ? Que j'ai pas eu honte quand tu m'as repoussé là ? Quand tu m'as giflé devant tous ces gens que je connais par cœur ? Qu'est-ce qu'ils vont penser selon toi ? Oh DAMN, Harley Weise a voulu embrasser Varian ! C'était dégueulasse mais heureusement, Standall l'a vite remis à sa place ! Débile. Ça aurait été tellement plus simplement si tu avais juste… juste été ce que tu es vraiment : mon petit-ami. Au pire, on aurait dit qu'on était bourré demain, les gens auraient trouvé ça drôle et basta, et au mieux ça passait très bien. Mais non. MAIS NON ! Son front le lançait en rythme avec les battements effrénés de son cœur et il sentit une goutte de sang lui couler dans l’œil. « C'est bien ce que tu voulais, non ? Alors dégage Varian. » Laisse-moi pleurer tout seul, laisse-moi retourner à cette putain de fête et finir chaque verre. Laisse-les appeler mon père en catastrophe. Ne t'inquiète pas Standall, ils ont sans doute son numéro… Et puis tu t'en branles, non ?

dans le présent.
« Va ouvrir, Harley. » Il obtempéra sur le champ, délaissant l'âtre de la cheminée qu'il s'appliquait à nettoyer. Il ouvrit la porte, non sans marquer une seconde d'hésitation en reconnaissant la voix derrière, et se retrouva avec une Aya qui se jeta littéralement dans ses bras. Elle se mit à raconter des choses inintelligibles sans discontinuer en reniflant. Elle n'était pas là pour toi Harley, ça tu le savais déjà. Il échangea un regard interdit avec V., paniqué par cette situation dont il ne savait que faire… Mais Nei surgit derrière lui et l'écarta sans même lui jeter un regard. « Aya, le touche pas, il est dégueulasse ! Mais… Tu pleures ? Aya ? » Remontée comme une pendule, Nei attrapa sa meilleure amie par le bras et glissa un regard méchant à son esclave. « Dégage de là toi. » Il ne se le fit pas dire deux fois et recula contre Varian, lui marchant sur les pieds. Plus tard, il se souviendrait qu'il nettoyait l'âtre et qu'il devait avoir fini avant le retour du maître… Mais dans l'absolu, il se contentait de filer à l'anglaise.
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 16 Fév - 22:45

AUJOURD'HUI
Aya avait plongé dans les bras de... Harley. Il grimaça légèrement à cette idée mais lança quand même un regard un peu étonné à Harley. Elle était juste... bouleversée. Et faisait n'importe quoi. Tu devais vraiment avoir envie de te plaindre à tout le monde, hein ? Heureusement, la voilà ta précieuse amie, la voilà avec... cette tête que je peux plus voir sans avoir envie d’emplâtrer quelqu'un sur le champ. « N-nei... » Oui elle pleurait, elle pleurait comme un bébé, incapable de se contenir et c'était flippant. D'une part, parce que Aya ne se lâchait jamais devant les gens et de deux... Aya c'était une fille féroce, un pète au casque en prime. C'était pas ce genre de fille. Nei remballa Harley qui lui marcha sur les pieds et Varian se dégagea tout aussi rapidement. Pourquoi il était encore sale aujourd'hui ? « C'est A-ael et... Et mes parents ils ont... » Décidé de te fiancer. Ça, c'était encore une des choses étranges qu'on faisait sur Terre. Ou en tout cas ici, il se doutait que peut-être, tout les peuples du pays n'avaient pas les mêmes coutumes mais... « Casse toi Varian, va traîner ailleurs. » Alors c'était ça ? Il lui avait juste servit pour l'escorter. « Va cueillir des fleurs, je sais pas, mais je veux plus voir ta gueule. » « Oui je... » Je rien du tout, ce n'était pas comme s'il avait son mot à dire, une fois de plus.

LONG TIME AGO (sur l'Arche, une semaine avant l'arrestation)
« Oui je... » D'accord, le geste était mal venu. Il l'avait envoyé balader il y avait moins de trois minutes. « S'il te plaît, laisse moi te raccompagner. » Je dois au moins faire ça et vu l'état dans lequel tu es... Il est hors de question que je te laisse seul comme ça, dans ce couloir. « Ton front... » Il avait terriblement envie de pouvoir remonter le temps, juste pour les empêcher d'aller à cette fête. Pour éviter cette scène. Une scène dont ses amis, ceux d'Harley se feraient une joie de détailler à ceux n'ayant pas été convié, et de rajouter des détails, des détails, encore des détails... Au fond, c'était pour ça que tu refusais de tout assumer, hein ? Les petits détails ? Varian Standall qui sort avec son voisin, on s'en moque. Mais attend, on parler du gars qui traumatisais sa sœur ? Du Harley avec qui il a toujours eu une guerre ouverte ? Il esquissa un pas en sa direction, les poings fermés, les ongles plantés dans ses paumes. « Je sais que tu m'en veux, et t'as le droit mais... » Moi aussi je devrais t'en vouloir d'avoir fais ça, mais j'ai tellement honte de ma réaction, là, maintenant... « Mais oublie ça juste le temps de renter et après, tu pourras me détester autant que tu le veux. » Je veux juste que ce soir tu sois dans ton lit, chez toi et pas... Et pas à vomir tes tripes dehors, à déambuler dans un couloir pour finir écroulé quelque part ou entre de mauvaises mains. C'est tout.

AUJOURD'HUI
Elle voulait qu'il parte ? Grand bien. Il tourna les talons sans un dernier regard pour sa maîtresse, direction l'entrée du village. Elle voulait des fleurs ? En veux-tu en voilà, il allait donc lui en chercher. De toute façon... C'était un ordre. Sérieux ou pas, mais un ordre. Et personne n'avait besoin de lui au foyer, le père s'occupait d'Ada et de leur derniers fils qui peinait toujours à s'en remettre. « Tu viens ? » demanda t-il à Harley. Tu t'étais un peu surpris toi même en lui demandant mais tu te sentais pas d'aller ruminer seul dans ton coin. « Ael était un sale con. » balança t-il quand ils furent un peu éloigné. « Mais il avait le mérite de beaucoup moins me frapper qu'elle. » Et c'était bien la seule chose pour laquelle il regrettait son départ prématuré vers l'autre monde.

LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans))
De l'aide aux devoirs. C'était... la meilleure. Varian Standall, seize ans avait d'abord regardé sa sœur avec effarement quand elle avait confirme les dires de son voisin, puis avait ris franchement. Lui, avoir besoin d'aide ? Et de la sienne ? Pourquoi lui et pas une des nanas avec qui il s'envoyait joyeusement en l'air ? Autant lier l'utile à l’agréable, non ? Le pire était que Kimi avait su manœuvrer habilement et maintenant... Maintenant il se sentait très con devant la porte qu'il venait d'ouvrir, avec Harley en face de lui. « Bon ben... entre. » Pour les salutations, ils pouvaient se brosser. S'il lui parlait plus ou moins gentiment, c'était avant tout parce que sa sœur l'appréciait par le plus grande des miracles. « J'espère que tu as tes affaires. » Il tira une chaise de la cuisine jusqu'à son petit bureau, en ordre comme toujours et lui fit signe de prendre place. « Aller, dis moi tout, c'est où que ça coince ? » Clairement, je n'avais pas envie d'y passer des heures. Ma sœur le voulait, alors je faisais parce que j'étais le plus gentils des grands frères. Mais rien que de voir ta tête...

AUJOURD'HUI (sur Terre, Cara & Kimi)
Cara avait froid. Cara avait froid, faim, était courbaturée comme jamais et regrettais amèrement de s'être éloigné des autres. Devant elle, une Kimi beaucoup plus vive, beaucoup plus couverte qui ouvrait la marche, d'un air décidé. Elle avait eu l'intelligence de prendre un manteau long, et de garder cette écharpe hideuse (mais offerte par son défunt frère) autour du coup. Cara elle, avait des gants qu'une fille avait bien voulu lui prêter en arrivant sur Terre, et qu'elle ne lui avait jamais rendu. De toute façon n'avait pas des ongles manucurés, elle. « Moins vite, moins vite ! » « Rooh, la ferme ! Qui a décidé de quitter le groupe, hein ? Maintenant on est paumé ! Paumé ! Je cherche juste à les retrouver, moi. » Kimi s'était un peu trop affirmé en trois ans. En tout cas, à son goût. Les yeux rivés sur la grande queue de cheval de Standall junior, Cara poursuivait ses efforts, levant bien haut les pieds pour ne pas se manger une racines et s'étaler de tout son long. « C'est-... c'est juste que je pouvais pas rester avec eux ! Y-y'avais six de mes ex officiels et heu... » « J'ai compris c'est bon. » « Prends pas cet air pédant avec moi jeune fille tu... » « On va retrouver le groupe, tu vas faire la paix avec des ex plans culs, et on sera saine et sauve ! » Cara fronça les sourcils et écarta une nouvelle branche de son chemin. « Tsss... » Son gilet rose délavé (mais toujours un peu pailleté) ne la protégeait pas tellement du froid.

« On va faire une pause ici. » « Merci ! » « Mais pas longtemps, on... On ne connaît pas le terrain, et ça pourrait être dangereux. » Cara leva la tête vers la cimes des arbres. C'était ça la Terre dont Kimi avait toujours rêvé ? Non parce que... ça craignait. Clairement. Il faisait froid, et malgré le temps temps, l'atmosphère semblait lourde. Elles étaient où les belles plages dont lui causait sans arrêt Varian autrefois ? Ils avaient même vu un film qui se déroulait sur ces plages. Un endroit chaud, sympa, sexy... Faite pour elle quoi. Là, c'était tout l'inverse. Kimi toussa et Cara sortit brutalement de ses pensées. « Ma chou ! » « Ça va. T'as qu'à manger un bout, on reprend après. » D'accord, elle le regrettait un peu maintenant d'avoir fait bande à part, et encore plus d'avoir entraîné Kimi dans cette galère.
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 16 Fév - 23:32

dans le passé, une semaine avant la fin du monde.
Pourquoi ne se taisait-il jamais ? Pourquoi restait-il ici à parler, à déblatérer connerie sur connerie avec cette sale voix ? J'avais envie de te faire au moins autant de mal que tu venais de m'en faire. Toutes ces fois où tu m'avais repoussé en public, j'avais fait plus ou moins bonne figure mais je n'avais jamais apprécié. Mais aujourd'hui ? Aujourd'hui, tu m'avais humilié. Plutôt que d'être mon copain, tu avais choisi d'affirmer un peu plus cette étiquette qui me collait à la peau depuis toujours. Tu renforçais toi-même l'image de moi qui te faisait tellement honte. « F... » Mais il causait, il causait, à l'implorer de le raccompagner ou il ne savait quelle autre connerie. « St... » Le droit de lui en vouloir ? Il avait tous les droits du monde. Tu étais le donneur de leçon et tu te donnais perpétuellement le droit de me faire la morale, de me faire du chantage, de me dire que je te faisais honte. Va te faire foutre. Une nouvelle vague de nausée le traversa et il ferma les yeux, serrant ses mains tremblantes au fond de ses poches. « Va te faire foutre, f-fous-moi la paix. » Laisse-moi, t'entends ? Laisse-moi là et casse-toi. « J'pas besoin de t-toi pour rentrer. » Appuyé contre le mur, il prit la première direction qui passait, sans avoir la moindre idée de s'il s'agissait du bon couloir, et voulut foutre le camp. Te planter là, toi, tes regards désolés et tes mouchoirs en tissus.

dans le présent.
Varian tourna les talons sans un regard pour sa maîtresse. Nei traîna sa copine à l'intérieur et referma la porte du pied, l'envoyant claquer au nez des deux esclaves. Harley regarda fixement devant lui, incapable de prendre une décision. Fermer la porte, ça voulait dire qu'il n'avait plus à rentrer et donc qu'il devait aller se coucher dans le coin en attendant… Mais il avait sans doute encore des missions à faire, même s'il n'avait aucune idée desquelles. Les mêmes que tous les jours, Harley, comme hier, et comme le hier de hier, et le hier d'encore avant... Mais il n'avait pas fait les mêmes choses tous ces jours-là alors… La voix de son ancien voisin le fit sursauter et il le regarda avec stupéfaction avant de jeter un coup d’œil derrière lui, au cas où qu'il parle à l'une des maîtresses de retour. Personne. « M-moi… ? » demanda-t-il pour être sûr. Mais V. était déjà parti d'un bon pas et tu lui as emboîté le pas machinalement, quoi qu'angoissé. Tu n'avais pas le droit de vagabonder quand le maître ne donnait pas de mission… D'un autre côté, tu étais tellement content que V. t'ait demandé de venir que tu choisis, pour la première fois depuis des années, de mettre les consignes de côté. Harley trottina pour rattraper l'autre esclave, juste à temps pour saisir ses paroles. « Ah… Nei, elle était amoureuse de lui. » Il regarda autour de lui avec inquiétude. « On s-sort du village ? On p-peut ? »

dans le passé, quinze ans.
« Ta gueule, je suis sérieux Kimi. » Il lui donna une bourrade dans le bras, sans méchanceté, et détourna les yeux pour se réfugier dans la capuche de son sweat informe. Cette idée saugrenue lui était passée par la tête et il l'avait émis devant Kimi sans réfléchir, juste comme ça… Et maintenant il avait honte. Bien sûr que tu avais honte. Tu venais de demander à Kimi de t'arranger des cours de maths avec Standall, juste… Juste sans même savoir pourquoi. La vérité, c'est que tu faisais une obsession sur lui sans savoir pourquoi et tu t'étais mis à rêver de... « C'est important, et je sais que c'est une tête. » Il cherchait à se justifier à présent, en se demandant comment s'en sortir. Il se sentit rougir un peu plus en faisant un compliment sur Varian. Maintenant tu paniquais parce que si Kimi était en train de te taquiner, elle prendrait quand même ta demande au sérieux et tu te retrouverais à faire des maths avec Standall. Chose dont tu n'avais absolument pas envie, hein Harley ?

dans le présent.
Harley balaya les bois qui les entouraient et accéléra le pas en se rendant compte que V. le distançait. « On va cueillir des fl-fl-fleurs ? » L'idée ne l'enchantait pas vraiment mais il se demandait aussi s'ils parleraient encore. Il se sentait curieux vis-à-vis de V., plein de questions qu'il n'avait pas encore imaginé, et puis surtout… Ça te donnait une impression bizarre sur laquelle tu n'arrivais pas à mettre le doigt. Nostalgie, peut-être ? Pourtant, tu étais tout stressé d'être avec lui : il était méchant avec toi, tu n'avais pas oublié, et tu détestais montrer qui tu étais avec lui. Soudainement inspiré, il s'arrêta pour façonner une boule de neige… et la lancer en direction de son ancien voisin. La boule se désagrégea avant de le toucher et ce furent des milliers de petits morceaux de neige qui heurtèrent son manteau. Harley s'arrêta net en réprimant un rire. « Il neige sur V... »

dans le passé, quinze ans.
Tu aurais pu la découper. La manger toute crue. La maudire à jamais. Mais tu étais également excité comme une puce. Harley toqua à la porte d'en face avec une mine contrariée, serrant contre lui un crayon en piteux état. La porte s'ouvrit et il se retrouva à lever la tête pour croiser le regard de son voisin. Tu avais bien grandi mais il te dépassait toujours largement. C'était vexant pour toi ça, Harley. « C'est ça... » Il se glissa à l'intérieur en rougissant et emboîta le pas de Varian. Il détailla la chambre de son voisin et songea aux magasines trouvés par hasard avec Kimi. « Partout ça coince. Tu n'es pas encore au courant ? Je suis une brèle en maths mais il faut que je rattrape. On peut se mettre par terre ? » Mensonge, mensonge, il n'avait jamais été nul nulle part pour ses études – contrairement à ce que tous pensaient. Pourquoi j'étais venu là… À quelle moment, suite à quelle idée étrange, je m'étais dit que ce serait bien ? Il n'avait cessé de détailler Varian sur regard, le corps envahi d'une sensation étrange. Ce n'était pas la première fois, c'était la même chose le matin en le croisant par hasard et en le regardant s'éloigner, ou encore quand il avait l'occasion de se foutre de sa gueule pour faire râler Kimi - « Parle pas comme ça de mon frère, Harley ! » – ou encore quand il y pensait. C'était… la curiosité qui l'avait amené là.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 17 Fév - 0:17

AUJOURD'HUI
« Ouais on peut, je dois aller… cueillir des fleurs de toute façon. » Franchement ? C'était de loin la mission la plus ridicule que Aya lui avait assigné et ça, depuis des lustres. Comme si elle en avait quelque chose à faire des fleurs. « Nei ? Elle a un cœur celle-là ? » Il s'en fichait pas mal de mal parler de sa maîtresse avec lui. De toute façon, la sienne n'était pas là pour le reprendre et il ne fallait pas être un génie pour comprendre que Varian avait plus envie de la voir morte qu'autre chose. Ils auraient fais un bien beau couple tient, songea Varian. Un beau couple de taré, de monsieur et madame parfaits… Pfft. Au lieu de quoi, non, il n'aurait donc jamais la joie de voir la progéniture de ce débile courir un peu partout dans le village. Quelque part tu t'étais sentis triste pour sa fiancé, elle était pas gentille avec toi, et elle passait sa vie suspendue au cou de son Ael d'amour et… De la voir pleurer ce jour, ça t'avais rendu un peu triste. Elle l'aimait pour de vrai, et elle avait réussis à te le faire sentir, rien qu'en plongeant son regard dans le tien.

LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
« Harley c'est par là le plus court... » D'accord, il avait le droit de le rejeter, de l'envoyer balader, de lui hurler d'aller voir ailleurs. Mais lui avait cette fâcheuse manie de s'accrocher, même à cause un peu perdue. Il avait pris son courage à deux mains avant de se diriger vers lui à grand pas et de le soutenir à nouveau par les épaules. « Les ascenseurs sont par là... » Il avait toujours eu horreur de les prendre ces choses, depuis gamin. Ils lui d'abord fais peur avant de lui donner la gerbe. T'avais pas l'air fin comme ça, hein Varian ? Les rares personnes qu'ils croisèrent dans le couloir ne dégainèrent même pas leur lancer un seul regard, ou une seule parole, sans doute trop habitués à ce genre de spectacle dans le quartier, à cette heure.


AUJOURD'HUI
« Mmh, ouais, voilà. » Et comme pour illustre ces propos il se pencha en avant et chopa la première chose qui lui passait sous la main, à savoir une fleur à moitié gelée. D'accord, il allait s'ennuyer fermement. Pourtant il répéta son geste, comme un robot, encore et encore, tendant les doigts vers toutes les pétales qu'il apercevait sous la neige. Tu veux des fleur Aya ? Tu vas en avoir, tu vas pas être déçue de m'avoir envoyé en chercher tient… Il se redressa instantanément quand il sentit quelque chose toucher son manteau et pivota vers Harley visiblement… « Que... » Est-ce qu'il avait vraiment fait ça ? Ou son esprit lui jouait-il un mauvais tour ? Ou… C'était Harley. Aujourd'hui comme autrefois, absolument tout était possible. Ne sourit pas Varian. « Touché. » annonça t-il, la main sur la poitrine. T'avais un air beaucoup trop sérieux, même si au fond… La situation commençait à prendre une drôle de tournure. Une tournure amusante même. Et voilà que tu t'étais baissé à ton tour pour en ramasser un peu de cette neige et lui en lancer en retour. « Et il neige sur Harley ! » D'accord, là, si tu n'avais pas l'air idiot, tu avais l'air d'un gamin de quatre ans le jour de son anniversaire. Elle sortait d'où cette spontanéité ?


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans)
« Super...Ouais, heu, si tu veux... » On va y passer des heures. Non, l'angoisse. J'espère que tu piges vite, j'ai pas l'intention de passer trois heures sur chaque matières voisin… A contre cœur il pris place par terre en déménageant ses affaires, mais en prenant soin de tout mettre droit, comme sur son bureau. Il s'était mis en mode concentré Varian. Et en plus de ça, les maths, c'était son dada. Avec les sciences de manière générale, il avait toujours adoré ça. Assit en tailleur il passa une main dans ses cheveux et attrapa le livre de maths et le feuilleta quelques secondes. « On va commencer… par ça ! » Oui, il était réellement excité juste à l'idée de bosser. Kimi trouvait ça étrange, d'autres pensaient que c'était une maladie, sa mère que c'était un génie, lui… trouvait juste ça cool. Bossait ça détendait. Du coup il allait commencer par le chapitre le plus fun pour finir par le plus ennuyeux du tas, et de toute façon le plus simple – enfin, à ses yeux. Quand il avait annoncé ça de manière aussi enjoué, il avait presque oublié la personne à qui il donnait le cours. « Ça te va ? Bon, t'façon c'moi qui décide, aller ! T'as de quoi noter ? » Et… bla bla bla. Sans doute aurait-il fait un très bon professeur, parce qu'il savait expliquer tout en démontrant ces exemples dans le même temps, le tout d'une manière terriblement simple. Et puis, d'un autre côté… il n'avait aucune du idée du fait que son voisin n'avait nullement besoin d'aide.


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
Cara lui tapait sur les nerfs, mais elle essayait de garder bonne figure. Elle avait été une amie pour elle ces trois dernières année, à son grand étonnement. Elle aurait pu la lâcher quand plus rien n'allait, mais elle s'était donné comme mission divine de veiller sur elle, coûte que coûte. Et voilà le résultat, maintenant, elles étaient perdue au milieu d'une vaste forêt. Quand elles étaient arrivés sur Terre, Cara avait cru être à la plage. Après tout, elles avaient mis les pieds dans une poudreuse blanche étincelante et… elles n'avaient jamais vu de neige. C'était le froid qui avait agressé leurs pieds qui les avait vite rappelés à l'ordre. Depuis Cara n'avait cessé de se plaindre tandis qu'elle, s’émerveillait presque à chaque instant. Kimi découvrait les arbres, la neige, les fleurs, l'air pur que ses poumons pouvaient supporter mieux que sur l'Arche. Mais elle et les autres condamnés avaient vite été rappelés à l'ordre. Du danger, il y en avait partout sur cette Terre.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 17 Fév - 20:06

dans le passé.
« … M'en branle... » Mais même s'il râlait, il se laissa embarquer par Standall, plus occupé à se raccrocher à son débardeur qu'à vraiment lutter pour partir en sens inverse. De toute façon, tu avais très bien compris qu'il ne te foutrait jamais la paix et que tu ne pourrais pas t'en débarrasser, même si c'était la seule chose dont tu avais envie ce soir. Les deux garçons grimpèrent dans le premier ascenseur qui passait, malheureusement pas vide, et Harley repoussa Varian comme il pouvait. « J't'ai dit de pas… De pas me toucher. Tu veux pas de moi alors va te faire foutre. Bien profond. » Il réprima un nouveau haut-le-coeur. « Et pas par moi, haha. » Avisant l'intrus dans l'ascenseur, il se rapprocha tant bien que mal de lui et l'attrapa par le col avant de désigner Standall d'un doigt tremblant. « 'Voyez Varian Standall ? Sortez pas avec lui, hein. Jamais jamais. C'est juste un gros con. Il veut juste... » Harley ferma les yeux pour garder l'équilibre. « Putain d'ascenseur… Il veut juste de la baise. Hein Varian, que tu veux que ça ? Juste des zizis, juste... » Il braillait à tue-tête, pendu au cou du mec, mais celui-ci le repoussa brutalement. « Me touche pas, Weise. » Ah oui Weise, le touche pas, t'as la galle. Tu as oublié ? Même Varian te l'a dit il y a deux minutes. Ne me touche pas, qu'il t'a braillé dans les oreilles avant de te foutre une tarte. Ne me touche pas. Ils s'étaient tous donnés le mot ce soir. Cette nuit.

dans le présent.
L'air sérieux de V. angoissa brutalement Harley. Il observa son ancien voisin avec inquiétude, toute trace de sourire évanouie sur son visage… Eh voilà Harley, tu l'avais peut-être énervé. Peut-être que V. n'aimait pas quand il lui neigeait dessus et qu'il allait encore se fâcher, te répondre quelque chose de méchant en te disant qu'il ne t'aimait pas. Il allait peut-être te regarder de haut, ou avec cette tristesse bizarre qui te serrait le cœur. Tu avais bien vu que parfois, il t'observait avec cet espèce de regret que tu n'aurais pas su qualifier. V. se baissa à son tour et ramassa de la neige qu'il lui lança dessus. Interdit, Harley le dévisagea quelques instants avant de laisser éclater une joie enfantine inattendue. Sautant en avant, il souleva une pelletée de neige pour la balancer dans les airs en glapissant un « Ouii ! Il neige sur Harley et V. ! » Il en relança plus et leva la tête. Elle allait tomber en petits flocons puisque ce n'était que ça, et ça te piquerait le visage de partout... De gros paquets de neige lui retombèrent dans les yeux et il sursauta, surpris… pour mieux repartir. « Il neige sur V., il neige sur V. ! » Paf, paf, paf, il lança de la neige au hasard et partit en riant, à toute allure, vers… Vers tu ne savais où, juste tout droit, entre les arbres. Tu te sentais prêt à galoper n'importe où, pris dans une excitation juvénile que tu n'avais pas ressenti depuis longtemps. V. était méchant avec toi mais… Tu te sentais juste bien avec lui, serein. Il se baissa pour ramasser de la neige et trébucha dans une congère, finissant la neige la première dans un tas de neige. Hilare, il roula sur lui-même et lança de petites poignées de poudreuse en l'air.

dans le passé.
Harley se laissa tomber sur le sol, juste à côté de son voisin, et porta son crayon à la bouche. « Comme tu veux... » marmonna-t-il devant le choix du chapitre. Il se sentait toujours gêné d'être là, surtout comme imposteur. Sa scolarité, c'était la seule chose que l'on ne pouvait pas critiquer. Sauf peut-être du point de vue du comportement. Pour le reste, ses notes l'avaient toujours placé en tête de classe sans réels efforts, déjà grâce à son orthographe impeccable et ensuite de par ses facilités naturelles. Les maths, la connaissance de la Terre, la littérature… Il pointait bon partout, à la surprise du professeur de l'année généralement. C'était un petit con, mais un petit con intelligent et cultivé visiblement.
Mais si tu étais là, à écouter Standall faire une démonstration mathématique avec enthousiasme, c'était juste par… curiosité. Non, obsession. Standall avait toujours exercé une sorte de fascination sur toi mais récemment, tu t'étais juste mis à être littéralement obsédé par sa personne. Le croiser par hasard le matin, rentrer en même temps le soir, l'insulter en le croisant tout en ressentant une joie coupable à l'idée de l'avoir vu… Même toi ça te mettait mal à l'aise Harley. Sauf que c'était plus fort que toi. Quand tu rêvassais, ça revenait vers lui, vers la forme de ses épaules, vers son dos caché par ses éternels débardeurs, par ses mains... Et il se demandait bien ce qui se passait dans sa tête, Harley. Ce plaisir à imaginer Varian, à le croiser, à… Il se sentit rougir et fixa son crayon, le visage fermé. C'était un plaisir physique. Sexuel même. Il gribouilla sa chemise, mortifié en s'imaginant en train de bander pour son voisin. « J'ai pigé pour ça, c'est bon... » le coupa-t-il, le cœur battant la chamade. « C'est, euh... » Il reprit le dernier exemple en silence et le développa sur la feuille, les mains tremblantes. « Genre un truc comme ça. » Ça va pas, tu es complètement barge de penser des trucs pareils, mon pauvre... « C'est bon ? »
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 17 Fév - 21:22


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
« Ferme là... Juste tais toi... » Tais toi on est pas seuls. Tais toi juste le temps qu'on arrive, après tu pourras parler pour dire tes bêtises et moi je rentrerais chez moi. Juste... « Je t'emmerde ! » il s'était sentit rougir jusqu'à la racines des cheveux et si l'autre gars dans ascenseur ne l'avait pas encore capté, c'est qu'il était aveugle. Bon sang Harley tu n'avais pas dis ça, hein ? Tu n'avais pas... Oh que si, le con. Bien si que tu l'avais dis. « Il est bourré. » Il avait à moitié bafouiller ne le disant mais... Il ne faisait qu'énoncer des faits. Et justiciers les gestes et les mots totalement déplacés de son propre petit ami. Jamais la durée d'un trajet en ascenseur ne lui parut aussi longue. Il avait envie de disparaître là de suite. « C'est notre étage, aller, viens là toi... » Il le chopa sans délicatesse par un bout de sa manche et le tira hors de l'engin. « Putain t'es vraiment irrécupérable... irrécupérable ! » Il pestait tout en s'en voulant toujours à mort pour tout à l'heure. Et le tout lui donnait une voix étrange. On va dire que tu as dis tout ça parce que tu es en colère, et que tu as bu. Et que tu en penses pas un mot. Hein Harley ? Tu en penses pas un mot ?


AUJOURD'HUI
Harley lança encore un peu de neige autour de lui et Varian l'imita, oubliant l'espace d'un instant sa mission initiale. Est-ce que ta vie aurait pu ressembler à ça si vous aviez atterris ensemble, bien au même endroit sans jamais vous séparer ? Lui et toi vous lançant de la neige dans la figure, en la découvrant au passage, et en riant, sautant un peu partout ? En attendant, il avait fallu attendre trois ans et trop de blessures pour arriver à capter un moment pareille. Le genre qui lui avait manqué cruellement pendant ces trois années sur Terre. « Ha ha merde j'en... j'en ai plein dans les cheveux ! » La vérité c'est qu'il allait être trempé. Et qu'il avait arrêté de garder ce visage impassible pour en adopter un plus de circonstance avant de suivre Harley dans sa joie subite. Tu l'avais toujours haïs cette neige. C'était froid, collant et puis... toi tu avais rêvé de voir le sable, pas la neige. Quelle désillusion ce jour là. Pourtant aujourd'hui elle prenait une toute autre dimension cette neige. Il éclata d'un rire franc quand Harley se mangea un tas de neige avant de finir tête la première dedans et lui envoya une énième boule de neige dessus. Qui ne se désagrégea pas totalement avant de retomber sur son front. « Oh pardon ! » Il riait toujours parce que... quelque part la scène était toujours drôle et qu'il n'avait pas ris aussi franchement depuis longtemps. « Ça va ? »


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans)
Varian releva la tête, coupé dans ses explications. Ah bon il avait compris ? Il le regarda griffonner sa feuille et le lui montrer, les mains tremblantes. « J'vais pas te bouffer voisin... Heu... » Il examina rapidement ce qu'il lui tendait. Oui, c'était bon. Rien à redire. « C'est tout juste... » Oui, il était un peu agacé, juste qu'il ait compris si vite. Si tu savais Varian, si tu savais... « Fais attention à ton écriture, c'pas lisible par endroit. » Il afficha un grand sourire avant de lui donner un coup de coude, appuyé par un petit clin d’œil. « C'est bon, je chipotais ! Aller, la suite ! » Tu ne savais pas trop pourquoi tu te forçais à détendre l’atmosphère comme ça. Peut-être parce que tu le trouvais un peu bizarre en cet instant et que tu voulais que ça change ? Qu'il avait pas l'air très à l'aise et que ça, pour le voisin, ce n'était pas normal ? « Pourquoi moi ? » Il avait interrompus lui-même ses explications cette fois. « Pourquoi avoir jeté ton dévolu sur moi ? » Il croisa les bras sur son torse, levant les sourcils, en attendant d'une réponse. Kimi m'a dis que c'était parce que j'étais doué mais... Il y avait d'autres gens très doué en maths ici. Alors certes, dans ma classe, j'étais le premier. Cara la deuxième (mais elle tu ne pouvais pas la voir en peinture) et en troisième place, une nana dont j’oubliais toujours le prénom. Justement, pourquoi pas elle, bref, quelqu'un que tu ne t'amuse pas à insulter à chaque fois que tu le vois ?


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« J'ai l'impression qu'on avance un peu vers de la civilisation, on marche sur une vraie route. Et je suis sûre qu'on se rapproche de notre navette ! » Au fond Cara ne faisait que se rassurer. Ici tout se ressemblait. Pas de panneau, pas de voix pré enregistré pour vous dire où vous vous trouviez. C'était angoissant. Et puis, ces arbres par centaines, par milliers... « Hein ? Qu'est-ce que tu en penses l'apprentie dealeuse ? » « M'appelles pas comme ça... » « Pardon... » Elle n'avait jamais compris pourquoi elle avait suivis le même chemin que son défunt frère et que son défunt meilleur ami. C'était la pire idée du siècle ! Sans doute pensait être exceller comme eux avant qu'ils ne se fassent arrêter. Ou sans doute pensait-elle reprendre les affaires pour aider sa famille. Comme son frère avant elle. Quoi qu'il en soit, elle avait réussi pendant trois ans. Avant de se faire prendre. Pourquoi, comment... Cara n'en avait pas la moindre idée. Et quand elle avait su, cela lui avait paru être une évidence, elle devait accompagner Kimi. Elle ne pouvait pas laisser Standall Junior seule sur Terre. Maintenant elle regrettait. « Mais j'en pense que... j'espère que tu n'as pas tord. J'aimerais qu'on croise des gens de notre navette. » Oui d'ailleurs, cette endroit de la Terre sur lequel ils avaient atterris... était-il seulement peuplé ?  

LONG TIME AGO (sur l'Arche, Cara, 19 ans.)
Cara déambulait dans les couloirs, avec son short qu'elle avait elle même recoupé pour qu'il soit plus court, son débardeur rose délavé, sa veste en jean trouée par endroit et de vieilles paires de talons usés qu'elle avait réussis à acheter pour pas trop cher. Sa mère lui avait dis qu'elle avait un look d'enfer aujourd'hui. Elle le savait, la belle avait toute confiance en elle, en son charme. C'était une habitude pour elle de se faire relooker dans les couloirs et de... « Aller, on entre ici. » Le professeur la poussa dans la salle de colle et elle protesta vaguement. « Vous êtes deux ce soir, vous avez intéresser à bosser calmement, et basta. » « Ouais ouais... » Elle releva sa frange fraîchement coupée la veille et s'installa à la table juste derrière le premier venu, qu'elle ne capta pas de suite. « Aller, on sort ses affaires Mademoiselle... » « Ouais c'bon ! » Elle posa son unique stylo (vert) et une feuille sur sa table. Voilà, elle allait bosser... « Haaan, mais c'est Harleeeey ! » Elle avait tiré la chaise de son voisin en arrière pour la rapprocher de son bureau, le tout sans la moindre gêne. Le surveillant leva les yeux au ciel et plongea dans son bouquin. « J't'avais pas reconnu dis donc ! Ça fait un baaaaille ! T'es devenu beau ma parole en grandissant ! » C'était plus ou moins un compliment. Plus ou moins parce qu'elle avait toujours adiré cracher sur son dos avec son ex petit ami. Et oui, étrangement, cela faisait bien plusieurs mois qu'elle ne l'avait pas vraiment croisé pour de bon, ou du moins assez longtemps pour véritablement le regarder avec attention. Mais il y avait de la sincérité dans ses propos : Cara était toujours franc jeu sur le physique des gens. « Madame puberté a fait un beau boulooot ! » « Mademoiselle... » « Oh ouais ouais... » Elle rigola un peu avant de rejeter sa tignasse blonde en arrière. Il était là pour quel motif lui ?
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 17 Fév - 22:20

dans le passé.
« Nan, j'ai pas envie. J'ai pas envie, j'te dis ! » Il trébucha à moitié sur les portes de l'ascenseur en train de se refermer, traîné par son voisin. Il se retourna maladroitement vers l'ascenseur, sans doute déjà reparti en emportant son occupant. « C'est lui qui est bour… Bourré, d'abord ! Et me touche pas non plus, sale enculé ! » beugla-t-il à l'adresse de l'inconnu – en fait un voisin. « C'est bon toi, lâche-moi... » Harley agita la manche et essaya de repousser la prise de Standall de ses mains rendues collantes par le sang. « Laisse-moi putain... » Tu geignais comme un petit gosse contrarié, d'une manière qui te ferait honte plus tard. Il s'arrêta net, plantant ses pieds dans le sol pour ne plus avancer. « Ta gueule ! C'est toi l'i-l'irrécupérable, moi je voulais juste te… t'aimer pour de vrai. C'toi qui veut pas. Toi, t'aimes juste mon cul, hein… ? » Il lui poussa mollement l'épaule. « … Juste mon cul… C'est pas… Et puis j'te dis de me lâcher pu-TAIN ! » Il se dégagea beaucoup plus brusquement, moulina des bras dans le vide, et tomba à la renverse avec une expression de surprise.

dans le présent.
Il riait toujours quand une boule de neige le toucha en plein front. Stupéfait, il poussa un petit cri strident et secoua ses cheveux plein de neige avant de se remettre à rire. « Boum, touché Harley ! » Il se contorsionna dans la neige en se cachant les yeux, hilare. « Touché Harley ! » Le Harley d'avant aurait été triste en voyant ça, Harley. Il aurait juste vu un jeune adulte de vingt-quatre ans se trémousser dans la neige en riant comme un bébé, avec des gestes bizarres. Il aurait sans doute fermé les yeux, le Harley de vingt ans, en se demandant comment son existence dans le futur pourrait l'amener à ça. Il n'aurait vu que le mauvais côté de la scène, uniquement combien tu faisais pitié et combien c'était triste d'avoir l'air aussi étrange. Mais il n'aurait pas compris combien tu pouvais t'amuser, là de suite, et combien tu étais heureux. Tu étais heureux de jouer avec V., de juste rire et de trouver un partenaire prêt à te suivre dans tes frasques. C'est vrai, V. le sérieux avait toujours composé avec les idées improbables d'Harley, mais dans cette réalité, dans cette journée… Toi tu voulais juste en profiter. Tant pis si tu donnais l'impression d'avoir deux ans – de toute façon tu ne le réalisais pas – et tant pis si le Harley de vingt-et-uns ans était triste… Toi tu ne l'étais pas. Il se releva pour attraper maladroitement de la neige et la lancer sur Varian. Ses boules à qui ne restaient pas à moitié formées comme les siennes et retombaient inlassablement en petits flocons… Mais tant pis. Ce n'était pas un Harley mauvais perdant. « J-je-je vais cueillir plus de fleurs que toi je suis sûr ! » Il passa à côté de V. en courant, les poumons sifflants, et repartit en fixant le sol, à la recherche de la moindre fleur. Tu avais juste envie de ramasser des fleurs et de faire la course, d'arroser ton ancien voisin de neige pour aller plus vite que lui, et rire, jouer avec ce V. qui savait sourire. Luna était gentille, souvent, mais elle était toujours très sérieuse. Très anxieuse aussi. Vous vous étiez bien roulés dans la neige un matin, en riant très fort, avant de faire un bonhomme de neige à l'effigie du maître… Mais vous aviez été punis et elle n'avait jamais voulu remettre ça. Après, elle s'en était voulu d'avoir cédé, de s'être laissée aller à quelque chose d'enfantin. Et toi Harley, tu n'avais plus joué que tout seul, dans les missions en solitaire. Et puis tu n'avais plus joué du tout.

dans le passé.
Vexé que son voisin ait remarqué sa gêne, il croisa les bras et attendit le verdict en fixant ses chaussures. Ce n'était pas normal, ce que tu ressentais Harley. C'était gênant, humiliant, angoissant. Au départ, ce n'était qu'un vif intérêt pour Standall et il s'était dit que ça passerait mais… Mais quand c'était toutes ces idées qui t'étaient venues en tête, ces moments où tu te sentais tout... Il se força à sourire, crispé, quand son voisin lui donna un coup de coude avec un sourire. Et maintenant il te souriait, et c'était encore pire. « Oui... »
Il avait repris ses explications et Harley fixait toujours ses chaussures, plantant son crayon dans les œillets des lacets, quand il se coupa à nouveau. « Euh, pour... » Reprends-toi putain, reprends-toi. Il sentait son regard sur lui, là tout de suite. « Parce que, euh… C'était plus facile. Je pouvais demander à Kimi de te convaincre et, euh… Les autres n'auraient pas voulu j'imagine. » Il piqua un fard devant son explication bancale. Les autres n'auraient certes pas voulu mais Standall… Tu es con Weise, c'est le dernier qui aurait pu accepter de te filer des cours de soutien. Inutiles de surcroît. « Et puis, hum. Laisse tomber, ok ? » J'ai fait ça sans réfléchir, putain, c'est si compliqué à ça à piger ? Je pars en vrille quand je te vois ou que je pense à toi, et je ne sais pas quoi faire de tout ça. Il n'était pas con, il s'était bien douté que tout ça, c'est ce qu'il aurait du ressentir pour une fille, n'importe laquelle. Qu'il avait toujours été un peu à côté de la plaque sur des tonnes de plan, et qu'il avait déjà eu des idées déplacées dés le début de l'adolescence au milieu des autres garçons. Qu'il n'avait jamais vraiment fantasmé sur un corps féminin, sauf en se forçant pour se donner bonne conscience. Quant à l'admettre. « Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Standall ? » marmonna-t-il d'un ton tranchant.

dans le présent.
« J'ai plein des fl-fleurs ! » Pas tant que ça en fin de compte, seulement quatre dont une complètement brûlée par la neige. Mais peu importe. « Mais sur la route, y en a pas... » Les fleurs ne poussent pas sur les routes, Harley ! Il faisait allusion au chemin principal menant vers Missi, bordé d'arbres, de congères et de buissons à moitié morts.

dans le passé.
« Tu n'as qu'à réfléchir au concept de racisme, p't-être que tu ressortiras plus intelligent d'ici. » Le professeur fila une bourrade sur l'épaule d'Harley et sortit pour amener une autre élève. Le jeune Weise en profita pour lui faire un bras avant de se rejeter sur le dossier de sa chambre en croisant les bras. Racisme. Il n'était pas raciste, d'abord, c'était juste l'autre qui… Il se balança sur sa chaise en boudant, cherchant des insultes pour le prof, quand la fille derrière lui tira brutalement sur le dossier. Les pieds de la chaise retombèrent brutalement au sol et crissèrent désagréablement. « Putain, connasse. » La suite… Tu ne t'y attendais pas, assez pour que tu te retournes brusquement. « Mais ta gueule ! » T'es devenu beau. Paie ton compliment. Et l'autre prof qui arrêtait plus de les couper. « Va te faire foutre, toi. » Les joues du surveillant se tintèrent de rouge et l'adolescent en remit une couche – volontairement – en lui adressant un nouveau signe grossier. « Qu'est-ce que tu fous là, Cara ? » Sa voix était pleine de dédain… Et de rancœur. Cette nana, c'était l'acolyte préférée de Standall, et au moins aussi conne que lui.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 17 Fév - 23:11


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
« Nan c'est pas vrai, c'est pas que je veux pas. » Il avait lâché Harley, les sourcils froncés. « Et puis, ça veux dire quoi, que tu m'aimes pas pour de vrai ? Et puis merde, parle moi fort ! » Mon dieu c'est horrible ce qui m'arrive. Parler avec un Harley complètement bourré c'est horrible ! À chaque fois ses mots sont... de plus en plus en blessants. « É-écoute on... on parlera de tout ça quand tu sera reposé, d'accord ? » Harley bascula en arrière et sur le coup, il ne chercha nullement à le rattraper. T'avais une subite envie de chialer, de te donner des baffes pour te réveiller, te dire que tout ça, ce n'était qu'un terrible cauchemar, qu'il n'avait jamais fais ça, que tu n'avais jamais fais ça non plus et... « Je sais pas quoi te dire, parce que de toute façon, tu ne m'écouteras pas... » Pourquoi il y avait des moments comme ça dans notre couple, hein ? Pourquoi ? Ceux qui me faisaient dire au tout début, il y a cinq ans, que je n'avais rien à faire avec toi. Ceux qui m'avais fait regretter mon choix cette après midi là où tu m'avais embrassé pour la première fois. Avec le temps, j'avais arrêté de penser ça, et je m'étais que dis que tous les couples traversaient ce genre d'épreuve. Mais toi et moi, c'était un peu plus compliqué que tous les autres couples, n'est-ce pas ?


AUJOURD'HUI
Il n'avait pas eu mal – visiblement – et s'était redressé pour partit cueillir des fleurs avec empressements. Et tu l'avais suivis, l’imitant presque aussitôt, trop ravi de se lancer dans une mini compétition qui changeait de celle que Aya te lançait de temps à autre. Tu savais bien, le genre où elle te disait de bien te planquer, et que si elle te trouvait trop rapidement à ton goût, elle pouvait... Il frissonna rien qu'en se remémorant ces douloureux souvenirs et replongea dans sa cueillette. « On va voir ouais, on va voir ! » Peu à peu ils déambulaient dans les bois, coupant à travers les mini sentiers et finissant par arriver sur la route principale qui menait à Missi. « Moi aussi ! » Pas tellement à vrai dire, mais il était content d'en avoir déjà quelques unes dans les mains. Il shoota à nouveau dans un petit amas de neige pour en envoyer sur son ancien voisin. « Ouais, mauvais endroit, regarde sur les bords ! » Et soudain un bruit attira son attention. Varian se redressa et marcha rapidement vers son voisin pour lui tapoter l'épaule. « T'as entendu ? » Avait-il rêvé ? Il lui semblait bien avoir entendu d'autres voix.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans)
Varian leva un sourcil devant les explications (foireuses) de son voisin et haussa vaguement les épaules. « Ok. » Bon, ben si ce n'était que ça. À ses yeux, ça ne tenait pas vraiment la route mais à vrai dire, aucun des scénarios qu'il avait imaginé ne tenait vraiment la route. Il s'était demandé l'espace d’une seconde si ce crétin n'essayait juste pas de devenir ami avec lui mais... à quoi bon ? C'était peine perdue. Varian ne l'aimait pas, il ne faisait un effort que pour sa sœur et puis... c'était Harley. « Rien rien... c'est juste que t'es étrange, c'tout. » Tu ne m'as pas encore insulté, ni cassé méchamment et... bah je sais pas, ton comportement est étrange, point barre. « Mais t'es mieux comme ça alors ne changeons rien ! » Tant qu'à faire, il aimait se faire un minimum respecter par son voisin. Ce moment, il allait le classer dans "moment inédit avec mon voisin où je ne me fait pas insulter ni moi, ni ma mère". « Ça, vous l'avez déjà vu en cours ? » Il tapota une page du livre du bout du doigts, pour changer rapidement de sujet avant que le voisin ne s'en charge, et d'une manière qui n'allait pas lui convenir.


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« J'ai mal aux pieeeeeds. Et j'ai froid... » « Si seulement tu n'avais pas volé cette précieuse... chose que tu as sur le dos, hein Cara ? » Cara lui lança un regard noir. Elle pensait toujours qu'elle s'était faite arrêté pour un énième vole de vêtement dans la station des gros richous ? Elle se fourrait le doigt dans l’œil la petite ! « En attendant, j'ai du style. » « En attendant, tu as froid. » Touché. Bon sang, c'était dans ces rares moments où elle lui faisait penser à son frère. Lui aussi aimait bien avoir le dernier mot, souvent. Elle se souvenait encore de cette époque bénite où il était en vie, et où elle prenait toujours garde à le laisser avoir raison. Elle s'en était amusée pendant des années, mêmes après la fin de leur drôle de couple. « Hé, j'entends des gens ! » Des gens. De la civilisation. De la vie ! « Prenons garde c'est... peut-être des sauvages. » Et comme si elle se trouvait parfaitement être d'accord avec elle, pour une fois, Kimi se retourna et lui fit signe de se planquer derrière les épais buisson gelés qui bordait la route. « Ils viennent vers nouuus... » chuchota t-elle. Son cœur battait à cent à l'heure. Et Kimi était encore plus blanche que d'habitude. Elle lui fit signe de rester accroupis, sans un bruit, un doigt devant les lèvres. Des bruits de pas, des éclats de rire se firent entendre... Des voix d'hommes, qui se rapprochaient de plus en plus. Eux aussi visiblement cherchait la source d'un bruit qui les avait alerté. Il parlait une langue qui lui était totalement inconnu, qui sonnait terriblement dure et... Ce n'était pas des gens de chez eux. « Faut qu'on paaaarte... » chuchota t-elle tout bas. « Chut Cara... » « Kimiii, partons... » Elle voulu lui donner un coup de coude mais se déséquilibra elle même et elle tomba la tête la première dans le buisson gelé. « Haaaa ! Mes cheveux, ça pique, chui coincé ! Haaaa ! Kimiiiii ! » Elle se débattait  entre son sac trop gros (et sa paire de chaussure de rechange accroché aux lanières) et sa veste qui s'était accrochée dans les branche... « Cara ! » Voilà. Pour la discrétion, c'était complètement rappé.  

LONG TIME AGO (sur l'Arche, Cara, 19 ans.)
« Mais on est toujours aussi grossier ! » Elle croisa les bras sur son bureau, se donnant un faux air offusqué. « Ha ha, ce qu'il vous a mis ! » « Made... » « Ha ha ha ! » Le pauvre homme ne répliqua pas cette fois-ci, en se disant sans doute qu'elle n'était qu'une cause perdue parmi tant d'autres. « Bah je suis en colle, comme toi. » Elle lui donna un petit coup dans sa chaise. « J'me suis tapé mon prof de danse, qui est aussi notre prof de science ! » Le surveillant leva les yeux vers le plafond. « Il a pas apprécié que j'fasse passer l'info ha ha ! Ni la photo ! » Et elle éclata de rire, les larmes lui montant rapidement aux yeux. « Mais j'avais besoin de challenge, mon plan cul habituel veux plus de d'moi en ce moment ! » Varian, je te promet qu'un jour tu vas passer aux aveux. D'accord, elle avait poussé le bouchon – un peu – loin cette fois ci, mais ça en valait le coup ! Elle avait rendu verte de jalousie toutes ses amies, elle s'était bien amusé, bref, le pied. Même sa mère l'avait félicité sur le coup. « Mais bon, du coup, je suis exclu de son cours de danse, je vais devoir m'en trouver un autre, fais chier. Et toi ? T'as envoyé qui à l'infirmerie ? »


Dernière édition par Varian Standall le Mar 20 Fév - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 17 Fév - 23:56

dans le passé.
Assis, par terre, il jeta un regard brillant de méchanceté à son voisin. « Quoi, t'as honte ? T'as honte de coucher avec moi ? Mais faut le dire que t'as HONTE ! OUH, IL A HONTE DE ME BAISER ! » Tu en rêvais au fond, de rabaisser votre relation à cette définition de baise. Tu avais envie de l'insulter, d'insulter ce que vous partagiez, de lui faire mal. Il t'avait blessé ce soir, peut-être même plus que par le passé, et tu voulais juste le lui faire payer. Et puis tu ne mesurais plus trop tes paroles aussi. Quand il serait reposé ? « Quoi, ça te plaît pas, ce que je dis ? T'aimes pas entendre la vérité ? Ça fait mal à ton putain de petit cœur de pierre ? Mince alors ! » Il chercha à se relever maladroitement, ne supportant pas de se trouver plus bas que Standall, et s'aperçut qu'il avait taché son sweat. « Que je t'é-t'écoute ? Et toi, tu m'écoutes peut-être ? T'en as rien à branler de ce que je te dis. Parce que c'est toi le meilleur, blablabla, et toi qui a raison, blablabla, et toi qui est raisonnable, blablabla… T'as raison, repoussons Harley Weise ! Il est tellement con, tellement répugnant, tellement… Tellement... » Il s'étrangla à moitié et repartit d'un pas qu'il voulait assuré. Tu marchais juste en biais, avec la désagréable impression que les murs se jetaient sur toi à chaque pas pour mieux t'engloutir. C'était ça l'alcool : la colère, les humeurs hyper-accentués, et une angoisse sous-jacente qui montait trop vite et trop fort. Et toujours cette sournoise envie de dégueuler.

dans le présent.
Harley obtempéra pour se rapprocher des buissons qui bordaient la route, en quête de nouvelles fleurs. Il avait envie de gagner, de montrer à V. qu'il savait ramasser les fleurs et qu'il pouvait le faire vite. À la fin, il les lui offrirait toutes pour qu'il puisse remplir sa mission pour Aya. Si tu aidais V. et par extension Aya, Nei serait peut-être contente de toi elle aussi et elle arrêterait d'être si méchante ? Et peut-être même qu'elle le dirait au maître et que... Il se pencha sur un petit bosquet raplapla et ramassa une nouvelle pousse, elle aussi prise dans la neige et complètement noircie. « Elles sont toutes mortes... » Il était vraiment déçu de ce constat, triste de voir que toutes ces fleurs, qui poussaient parfois joliment en été, n'étaient plus que des choses noires et squelettiques en cette saison. C'était moche la mort, dans tous les sens du terme. Harley retourna la fleur entre ses doigts puis l'embrassa doucement. Tu voulais t'excuser à la place de la neige auprès de cette petite fleur surprise par le froid. Elle avait juste dû pousser au mauvais endroit au mauvais moment… Un peu comme toi en somme. Des voix, pas si loin, résonnèrent, suivi du bruit des branches qui cassent. L'esclave sursauta. Les loups pouvaient encore errer dans la région, prêt à te manger, juste comme la dernière fois avec Eliza et Varian. Ils pouvaient se cacher tout autour de vous sans que vous les ayez repérés et... Mais les loups ne parlaient pas. Cette constatation lui vint un peu tardivement mais le rassura tout de même. « O-oui... » souffla-t-il à V. Il se rapprocha de son camarade, la tête pleine d'images effrayantes. Croiser des étrangers, c'était dangereux. Avec V. ils avaient croisé le géant aux yeux de glace et ils l'avaient brûlé. Puis ça avait des brigands, contre qui il avaient gagné de justesse, puis la vieille Grounder moche. Il porta une main à son pantalon dans un geste dérisoire de vérifier qu'il n'avait pas fait pipi dedans – hantise – puis tendit l'oreille. « Les-les méchants parlent en anglais, V… ! » Il chuchotait toujours, clairement en paniquant maintenant. Et puis cette fois qui pensait être discrète derrière le buisson… Même après toutes ces années, même après que tu en ais oublié le timbre et que tu sois incapable de te la remémorer… Elle ne pouvait que te rappeler des souvenirs.

dans le passé.
Étrange. Tu étais étrange. Avec la sensation d'être démasqué, il reprit la feuille de calculs des mains de son voisin et feignit de s'y plonger. Tu venais toi-même de les écrire, ces lignes, Harley. « C'est ça ouais... » Ne changeons rien. Il voulait tout changer. Il voulait ne jamais être venu ici, et ne jamais avoir ressenti toutes ces choses aussi. Il voulait s'envoyer en l'air avec la première salope venue et le crier à son père le soir même pour voir s'il rougirait. Il voulait rêver de chattes et de gros seins en toute impunité et sans avoir à le faire parce que c'était ce qui se faisait. Il ne voulait pas avoir ces idées déplacées qui l'effrayaient, voilà. « Non, mais t'as qu'à m'expliquer, comme ça ce sera fait et je ne pourrais prouver à ce salaud que je ne suis pas complètement con. » Il mit au défi Standall de répliquer d'un simple regard mais… Tu as été incapable de le soutenir et tu as regardé ailleurs en rougissant, visiblement contrarié.

dans le présent.
C'était plutôt des espèces de couinements qui jaillissaient de derrière le buisson à présent. Haley glissa un regard à V. dans l'espoir de recevoir un ordre, une marche à suivre, quelque chose… Mais qu'est-ce qu'ils pouvaient faire ? Aller voir ? Jamais il ne contournerait ce bosquet, il avait bien trop peur de ce qu'il pourrait y découvrir. Tu bloquais complètement et tu restais planté là, figé, caché derrière tes cheveux trop longs. « Euh… C-c'est q-qui… ? » demanda-t-il bêtement, en langage terrestre, pour désamorcer cette situation angoissante.

dans le passé.
« Personne. Je me suis déshabillé devant Ellies. » C'était juste pour humilier le prof qu'il avait fait ça, pour faire rire ses camarades et pour que l'autre se la ferme avec ses blagues douteuses sur les relations entre hommes. D'autant qu'Harley était prêt à parier que ce type était gay. « Histoire de le faire bander en public, tu vois le genre. » Très élégant Harley, tu redoubles de finesse. Le surveillant avait détourné les yeux, faisant mine d'être très absorbé par la lecture d'un écran. « Alors comme ça, Standall te néglige ? Qu'est-ce que tu veux, il a dû trouver mieux. » Ce n'était même pas sorti méchamment. Même si ça te gênait quand tu pensais à cette longue relation que Standall avait eu avec Cara, avant toi, sans arrières-pensées. Harley se balança de nouveau sur sa chaise pour s'accouder à la table de sa voisine de derrière.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 18 Fév - 11:47


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
« Ferme là... Ferme là !! » Franchement, on avait l'air de quoi là, hein ? « Putain dis pas des trucs comme ça !! arrête, ferme là un coup ta grande gueule ! Ferme là ! » Et toi, tu t'étais vu ? À t'énerver en retour, rouge comme une tomate, les cheveux en bataille, à faire de grand moulinés avec les bras pour pour... T'en savais rien, peut-être mieux montrer que tu étais pas content ? Oui ça faisait mal à son petit cœur de pierre comme il disait. Oh, mais lui donner raison te foutrait un coup Varian, alors tu  ne disais rien. Et puis merde, il avait bu, ça jouait aussi et et... « C’est ça, aller, avance donc ! Je te touche pas, je te regarde juste te cogner jusqu'aux murs de chez toi... pauv'con. » Et puis quand tu t'éclateras pour de bon par terre je serais sympa, et je te traînerais jusque devant ta porte. Ton père fera le reste idiot. Triple idiot. Triple, quadruple idiot et et... Bien sûr qu'il avait eu honte au départ, il y a cinq ans. Il l'avait traîné cette honte, elle s'était un peu envolé, mais jamais intégralement. Mais je suis amoureux de toi Harley, et ça, t'auras beau me hurler dessus et jurer comme un charretier que mes sentiments ne changeront pas. Crois moi, il m'en faudra plus pour me faire fuir pour de bon.


AUJOURD'HUI
D'accord, les bruits, les voix, tout ça n'étaient pas le fruit de son imagination. Et il était partis sans aucune arme pour se défendre. Les mauvais souvenirs des loups, des brigands et de toute les merdes qui lui était tombé dessus le mois dernier remontèrent à la surface. Sauf que... « T'as raison oui... » En anglais. En anglais ! Leur langue ! Leur putain de langue maternelle que personne ici ne parlait. Les voix s'élevait de derrière un buisson, en pensant sans doute que personne ne les entendraient, et Varian risqua un pas en leur direction. Elle te disait quelque chose ces voix. Même si elles étaient faibles pour le moment... Elles te disaient clairement quelque chose. Et te voilà en train de chercher comment, pourquoi elles te disaient quelque chose. Tu le savais, tu étais censé les connaître, ou plutôt, les reconnaître. Ces voix que tu n'avais pas entendu depuis trois ans. « J'en sais rien... » Mais il avait envie de savoir. De voir. Cette langue, ces timbres de voix, des... ces prénoms. Deux prénoms qu'il n'avait jamais entendu sur Terre. Deux prénoms qu'il avait rêvé de prononcer à nouveau un nombre incalculable de fois avant de se rendre compte que ce jour n'arriverais jamais parce qu'elles étaient là-haut, en sécurité, pour son plus grand bonheur. Et pas ici. Pas sur Terre. « Non... pas après toi... » Sa voix s'était brisée sur le coup quand il chopa sans réfléchir la main d'Harley pour le traîner derrière le buisson en question. « Pas vous... »


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans)
« S'tu veux ! » Nouveau regard un peu gênant et Varian se lança donc dans le chapitre suivant. Il avait mangé quoi de passé ce matin le voisin ? Il était sous quelque chose ou un truc du genre ? Kimi lui avait fait promettre d'être plus sympa que d'habitude et résultat, ça le rendait bizarre ? « Et voilà.mais de toute façon, à ce que je vois, t'as pas besoin de lui prouver grand chose.. 'fin, tu piges vites et il devrais en être satisfait, c'pas le cas de tous ces glands. » Oui il crachait en toute impunité sur ces camarades, mais puisqu'il était premier, il s'en foutait, il pouvait bien le faire. Et là où il n'était que second, Cara occupait – étrangement – la première place, donc... Tant que leur couple occupait les deux premières place, il pouvait se le permettre. « Dis, j'peux te poser une question ? » Rien à voir avec les maths, juste un truc qui me turlupine depuis quelques semaines. « A propos de ma sœur. » Et puisque tu étais désormais proche d'elle, tu allais sans doute pouvoir m'éclairer un coup.


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
Kimi tira Cara un grand coup hors de ses branchages et tomba en arrière, la jolie blonde avec elle. « Aïe ! » Dans le feu de l'action elle n'avait même pas prêté attention aux voix qui s'étaient bel et bien rapproché, juste devant leur bosquet, ni aux bruits de pas dans la neige, pourtant tout sauf discret. Cara se redressa, à genoux dans la neige et épousseta ses cheveux, étonnement... secs. C'était injuste, cette fille était toujours impeccable de la tignasse. « Grumblbalehe. » Elle leva la tête en entendant des... sons. Des mots ? Une phrase ? Bref, quelque chose pas dans son langage. Et hurla. Kimi Standall hurla à pleins poumons aussitôt imité par Cara devant les deux géants qui venaient de faire leur apparition. Deux immenses locaux, habillés de.... de trucs sale et difformes, des fleurs à la main, les traits marqués, le visage sale et à moitié couvert pour des cheveux gras pour l'un, et une cicatrice ignoble sur la joue gauche pour l'autre... « AAAAAAAAH ! » Cara se releva à la vitesse de la lumière et la chopa par le col avec cette force qu'elle ne sortait d'on ne savait trop où. « Recule ! Recule ! » Elle la tira en arrière. Elle tomba sur les fesses, la main sur le cœur pour tenter de se calmer. C'était quoi ça ? C'était qu.... Cara s'était planté devant elle, comme pour faire barrage et avait brandis ses deux petits poings délicats. « Fuis Kimi ! » « Attends Cara... » Son cœur allait exploser, c'était trop d'émotions d'un coup. Mais maintenant... maintenant qu'elle se trouvait là, le cul dans la neige, elle avait réussi par le capter. Un regard que les gens avaient pensé perdu à tout jamais, mais pas elle. Celui du plus grand, celui du garçon qu'elle avait rêvé de revoir des milliers et des milliers de fois, celui qui était en vie pour elle, qui n'était jamais mort. « Fuis j'te dis ! Ils vont nous tuer ! » Ils étaient terrifiants. Alors Cara tourna les talons pour se barrer sans attendre mais Kimi la chopa la jambe. « Grand frère ? » Cara se stoppa net, se retourna vers les deux montagnes habillés en fourrures, sales et en piteux état. Et les yeux du plus grand semblèrent s'illuminer d'une façon étrange.  

LONG TIME AGO (sur l'Arche, Cara, 19 ans.)
« Nooon... T'as pas osé... » Et si. Elle l'aimait pas trop lui, mais il avait des idées de génie. En tout cas, elle notait. Ce genre de blague pouvait aussi faire rire ces camarades à elle. « Nan mais il est gay d'façon ha ha ! T'as vu ses manies ? Pis moi j'lai vu avec... » Elle chercha son prénom, mais aussi finalement les épaules et désignant le surveillant d'un geste de la tête. « Un de ces potes à lui. » L'homme se leva, rouge écrevisse. « Bon, soyez sage, ne faites pas de bébés avant mon retour, je reviens à la fin de votre colle. » Cara le regarda partir avec des yeux ronds. Si prude... si prude ! « Hé oh ! » Bon, c'était pas tout à fait faux, il avait du trouver quelqu'un d'autre. Pas mieux, parce que dans la gente féminine et de leur âge, il n'y avait pas mieux qu'elle. Oui, Cara avait toujours eu une très haute estime de sa propre personne. « Ouais ben si je la trouve c'te pouffe, j'vais lui faire regretter. » Elle croisa les bras, l'air un peu ronchon. « Parce que bon, on était pas exclusifs, mais merde, j'aimais bien nos moments ensemble, c'était fun ! C'était seul qui captait rapidement c'que je voulais au pieu en plus, les autres mecs sont lents à la détente. » Votre fille est sans filtre madame, ça peut choquer certains de ces petits camarades, disait les professeurs. Et sa mère leur avait toujours rétorqué qu'au moins sa fille était franche, et que les gens franches ne courraient pas les rues. « Bon du coup, si jamais tu captes un trucs... Fais moi signe. J'te rends n'importe quel service en échange, hormis coucher avec toi. » Un immense sourire sur les lèvres elle se balança pour poser ses pieds sur la table sans la moindre gêne. Elle pouvait enterrer la hache de guerre pour ça, c'était quelque chose qui lui tenait à cœur de toute façon. Et puis, elle était sûr que là où Harley traînait, se trouvait la nouvelle chouchoute de Varian.


Dernière édition par Varian Standall le Mar 20 Fév - 17:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 18 Fév - 18:21

dans le passé.
Il s'énervait. Pourquoi est-ce qu'il s'énervait ? Est-ce qu'il avait finalement des choses à se reprocher ? Est-ce qu'il se rendait compte de ce qu'il était, ton copain ? Un sale con. Voilà ce qu'il était. Un sale con égoïste, qui se ferait toujours passer en premier. Oui, en premier, même par rapport à toi, Harley. Il se justifierait toujours derrière des explications branlantes et des belles leçons, derrière de chouettes paroles grandiloquentes qui te donneraient invariablement l'envie de le frapper. Toujours. Pourquoi est-ce que tu continuais à t'accrocher alors ? Parce qu'il l'aimait. Parce que Harley Weise était, à jamais et pour toujours, amoureux de Varian Standall. En dépit de tout. Tu allais finir par en crever, de ça, Harley. Ça allait te tuer, de t'accrocher comme ça à un type qui ne te donnait rien en retour. Tant pis. Harley se croyait invincible de toute façon, inébranlable. « Ah, ah ! Bang, bang, touché sale con ! » beugla-t-il, menant toujours la danse dans les couloirs de l'Arche. Il hurlait vraiment très fort, sans s'en rendre compte, et ils devaient offrir un bien étrange spectacle. Tu parles, deux gus qui se hurlaient dessus les pires insanités, avec le premier ensanglanté, bourré et transpirant. Et zigzaguant. « T'sais faire que ça, t'façon. Me regarder me prendre toutes les gifles de la Terre sans rien dire. Sauf éventu-tuellement pour m'en foutre une aussi. » Il faisait allusion à tous ces gens plein de venin, tous ces grands donneurs de leçons et ce messieurs et mesdames je-sais-tout. Il mentionnait Varian et son comportement aussi, ses grands airs, sa capacité inouïe à se prendre pour le meilleur des petits-amis pour ensuite l'envoyer paître quand ça l'arrangeait.

dans le présent.
Harley laissa Varian s'avancer à sa place, incapable de se résoudre à aller voir par lui-même. Ces voix… Il les connaissait. Son cerveau parvenait même à mettre vaguement des visages dessus. Non, pas vraiment des visages… Des parodies de visages. Les vrais visages, leurs traits, leurs caractéristiques, ils avaient fini par s'effacer petit à petit. Les voix aussi, que tu n'arrivais plus à faire tinter dans ta tête comme avant, et puis tout le reste. Les noms étaient restés, tristement anonymes, détachés de toute réalité. Il restait encore les souvenirs,  au moins les plus forts… Mais Harley n'aimait pas y penser. Se rappeler du passé, c'était mesurer tout ce qu'il n'avait plus, tout ce qu'il n'était plus. C'était voir combien il était seul sur Terre, sans personne pour se souvenir de lui. Bien sûr, Nei, Luna et les autres connaissaient Harley, aimaient Harley, se rappelaient de Harley… Mais pas du Harley qui lui avait autant détesté qu'aimé. Peu importe, tes oreilles te jouaient forcément des tours, là, tout de suite. Ces voix qui venaient de faire ressurgir beaucoup de choses ne pouvaient pas exister, par ici, pas comme ça. Et pourtant, elle allait si bien avec ces étiquettes esseulées de noms... La tête baissée pour fixer ses chaussures, Harley se laissa embarquer par la main de V. et suivit le mouvement bien malgré lui. Il voulait juste fuir, partir en courant en lançant de la neige et en cueillant des fleurs. Revenir à ce qu'ils faisaient encore il y a quelques minutes et qui les amusait autant l'un que l'autre, bâtissant un petit pont entre eux. Pendant une petite demi-heure, V. et Harley avaient établi une petite trêve, loin de ce qu'ils étaient et de ce qu'ils avaient été. Brièvement, ils n'avaient été qu'eux, ici et maintenant. Et le ici et maintenant ne pouvait exister avec ces voix… Ces visages.

dans le passé.
« Tu es marrant, tiens. Si j'ai des bonnes notes, c'est forcément parce que j'ai triché, non ? » lança-t-il d'une voix amère un peu surprenante venant de celui qui passait la moitié de ses journées en colle. Sauf que c'était bien l'argument qu'ils te sortaient à chaque fois, les cons. Tu avais forcément triché, regardé sur ton voisin – inexistant – ou ta voisine – toute aussi inexistante – parce que Harley Weise ne prendrait jamais la peine d'ouvrir un livre pour apprendre ses cours, hein Harley ? Sauf que c'était faux, il ouvrait ses livres – parfois – et réussissait à l'école – toujours. « Dis toujours... » Au pire je t'enverrai chier, Standall. Mais malgré ce genre de pensée, il fixait toujours ses pieds, le cœur battant. Qu'est-ce qu'il pouvait vouloir te demander ? Il avait peut-être remarqué ton comportement bizarre ces derniers temps et... La question réelle le soulagea tellement qu'il éclata de rire. « Ah oui ! Eh ben quoi, qu'est-ce que tu veux savoir ? » Il n'aurait jamais cru bavarder un jour sur le sol de la cabine de son voisin, tiens.

dans le présent.
Il voyait toute leur peur, toute leur terreur. Il voyait combien elles n'étaient pas faites pour être ici, ni l'une ni l'autre. Il voyait qu'elles ne les avaient pas reconnus, que… Et tant mieux ! Tant mieux. Tu n'arrivais plus à réfléchir calmement ou sereinement devant ce spectacle aussi inattendu que terrible. Elles étaient là, plus dans le ciel au milieu des étoiles. Elles étaient là, dans la neige, à les fixer avec terreur. Elles étaient là, l'une comme l'autre, reconnaissables entre mille. Elles étaient là, comme avant, identiques… Sauf que tout ça, ça n'existait plus vraiment pour toi, Harley. Tu les avais aimé, chacune à leur façon, il y a longtemps, mais c'était du passé. Fini. Incompréhensible même. Ces relations, tu les gardais précieuse dans tes souvenirs mais elles n'avaient plus le moindre sens maintenant. Et puis elle a dit ces deux mots, ces deux mots maudits qui signaient leur reconnaissance. Non, pas la tienne Harley ! Tu peux te cacher, n'être qu'un spectateur dans cette histoire. Tu n'avais pas à parler avec elles, ne pas comprendre, ne pas savoir quoi dire ou trop en faire. Tu pouvais... Te cacher. Fixant le sol, il recula maladroitement d'un pas pour disparaître derrière la masse de V. « On s'en va, V… ? » marmonna-t-il, sans lâcher la langue qu'il avait trop pris l'habitude d'utiliser. L'Anglais, il le comprenait mais il ne le parlait plus naturellement. « On va cue-cueillir des fl-fl-fleurs… Hein… ? » Sa voix tremblaient, au rythme de ses battements de cœur lui semblait-il. Tu voulais partir en courant et tout dans ta posture l'indiquait. Partir, courir, pleurer, te frapper le visage pour pouvoir passer à la suite.

dans le passé.
« Bah si, si je te le dis. » Le professeur quitta la salle et Harley se retourna pour de bon vers la pute blonde qui servait d'amie à Standall. Il n'avait jamais compris ce qu'il lui trouvait, si ce n'est que beaucoup de mecs la décrivait comme une « bonnasse ». Bref, elle était grande, cliché des vieilles descriptions, et… Visiblement attirante pour tout homme venu. Sauf toi, sale... Sentant sa gorge se nouer, il pianota sur la table de sa voisine dans une imitation parfaite – et involontaire – de son père. « Merde alors, tu as perdu gros ! Mais du coup, le remplaçant doit se débrouiller correctement lui aussi. » Si je te pose la question Standall, tu me répondras quoi ? « Déjà, il faut savoir ce qu'il aime, débile. Les blondes aux gros seins j'imagine ? Sauf si c'est un mec, tiens ! » Il rigolait, un peu gêné mais prêt à se foutre de la gueule de son voisin.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 19 Fév - 13:00


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
« Ouais ouais... » La la la, j'entends rien qu'il avait envie de répliquer comme un gamin de trois ans. Au fond, c'était un peu ce qu'il faisait, sans les gestes. Harley hurlait trop fort, sas doute allait-il tirer quelques personnes de leur cabines avant d'arriver à bon port. Et que verrait-il ? Encore le fils Weise qui se donnait en spectacle, et avec son voisin. Ça faisait longtemps, penseraient immédiatement toutes les mauvaises langues du quartier. Surtout qu'ils étaient en terrain connu maintenant. Il pressa le pas, en reconnaissant les numéro de cabines autour de de lui. La sienne était juste là. Il dépassa Harley et se planta quelques mètres plus loin devant sa cabine et tambourina à la porte de toute ses forces. « Monsieur Weise ! Monsieur Weise ! » Dan la foulée il flanqua un coup de pied à cette pauvre porte qui n'avait rien demandé. Avec un peu de chance, son père était là, et il allait récupérer l'épave qu'était son copain ce soir. « J’exhausse ton vœux, nos chemins se séparent ici, je ne te ferais plus chier de la soirée voisin. À demain. » T'avais juste envie de foncer dans ta chambre, de t'enfermer un coup et de râler. De toute façon, c'était dans ça que tu excellais le mieux, râler quand ça n'allait pas pour toi. En chemin tu envoyas bouler ta mère, geste qu'elle n'apprécia pas, mais tant pis, elle ne s'était pas faite engueuler par son copain celle-là. Elle pouvait pas comprendre, elle pouvait RIEN comprendre. Et puis dans la soirée germa l'idée d'en parler. Pas à elle, mais peut-être à quelqu'un qui comprendrait. Ton beau-père comprendrait peut-être. Ou Cara.


AUJOURD'HUI
C'était elles, et c'était également les deux seules personnes que tu rêvais de ne jamais voir sur Terre. La Terre, c'était l'enfer, et ni l'une, ni l'autre n'était faite pour l'enfer, quoi qu'on en dise. Que faisait-elles là ? Qu'avaient-elles fais de mal pour être puni comme eux ? Il pria quelques instants pour qu'elles ne les reconnaissent pas, et même si Cara alla dans ce sens, Kimi brisa rêves pour prononcer les mots de trop. Sans s'en rendre compte il serrait un peu trop fort la main de son ancien voisin, comme pour se raccrocher à l'idée que tout ça était réel que... qu'elles étaient là, juste sous leur yeux. Il secoua la tête, recula d'un pas, soudain prit d'un violent mal de crâne. Ne me regarde pas avec ses yeux Kimi, ne me dis pas que tu m'as reconnu, ne me dis pas que... Pourtant elle était là, à le regarder droit dans les yeux, ses iris claires plantées dans les siennes. Elle soutenait son regard, comme pour y trouver quelque chose, son grand frère chéri par exemple. Elle attendait une réaction, peut-être de la joie, ou quelque chose comme ça. Harley parla dans cette langue qu'ils comprenaient, mais pas elle, et il eut la subite envie de lui répondre par l'affirmative. Cara tremblait de tous ses membres, morte de peur et de froids sans doute. Tu ne m'avais pas reconnu, hein Cara ? C'est dingue, tu avais tellement changé en trois ans... T'avais laissé pousser tes cheveux, et... « C-c'est Kimi.... Harley c'est elles. » Mais il n'avait qu'une envie, l'écouter et repartir cueillir ses fleurs, effacer ce moment de sa mémoire ne... ne pas voir sa précieuse petite sœur fragile sur Terre.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans)
« C'est ce qu'ils disent ? » Ils disaient ça aussi pour Cara, parce qu'elle ne donnait jamais l'air de bosser alors il voulait bien le croire, les propos des gens étaient souvent injuste. Il haussa les épaules et reposa son livre par l'air, l'air soudain un peu pensif. Les cons, ils les sentaient à des kilomètres et même s'il se plaisait à le lui dire au moins une fois chaque jour, Harley n'en était pas un. Il le pris au dépourvus quand il éclata de rire en entendant sa demande et sursauta. « Avant elle me disait tout. » Avant, avant que tu débarques pauvre tâche. Oui, je suis clairement jaloux mais on va faire comme si de rien n'était. « Et j'ai remarqué qu'elle quittait souvent sa cabine ces derniers temps et... » en plus d'être malade, mais sœur n'a pas d'autre ami que toi Harley. Alors c'est étrange, tu vois le genre ? Tout le monde la trouve étrange, et personne ne lui parle depuis qu'elle a retrouvé la parole. « Elle voit quelqu'un ? » Elle est trop jeune pour voir quelqu'un. Et puis Kimi, c'est ma sœur. Si un seul garçon touche à un seul de ses cheveux, je m'en charge personnellement.


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
L'un des géant parla encore dans cette langue qu'elles ne comprenaient pas, mais en provocant cette fois-ci le prénom de de Kimi. Et de Harley. Cara se dégagea de l'emprise de la blondinette et pointa un doigts tremblant vers les deux nouveaux individu. « Vous.. tu.... » C'était un peu trop pour elle, d'un premier coup. Concrètement, ILS ne pouvaient pas être là. Parce que ILS étaient morts, tous les deux, il y a trois ans. Kimi s'était relevée et sur son visage... une expression indéchiffrable. Kimi y croyait et quant à elle... Elle sentait ses jambes flageoler subitement, soudain mal à l'aise. C'était un cauchemars. Juste ça. Ces deux hommes effrayants ne pouvaient pas être eux puisqu'ils étaient morts. MORTS. Qu'est-ce qu'il y avait de compliqué à comprendre là-dedans ? Ce... ce regard à moitié vide de l'un et l'autre, planqué juste... ça ne pouvait... « M-m-mais... m-mais vous êtes... m-m-m-ort. » Et elle aussi elle allait mourir, de froid ou d'une crise cardiaque, mais elle était persuadé qu'elle allait y passer aussi. Ses jambes, son système tout entier la lâcha et Cara tomba à la renverse, évanouie dans cette neige dont elle avait tant horreur.  

LONG TIME AGO (sur l'Arche, Cara, 19 ans.)
Cara n'aurait jamais cru un jour parler franchement avec Harley Weise. Depuis leur toute première embrouille, elle avait toujours mis un point d'honneur les rares fois où ils s'étaient revu. C'était un principe, limite une règle qu'elle s'était imposé et visiblement, les deux camps étaient d'accord avec. « Tsss.... » Ouais, elle avait également perdu son meilleur ami dans la foulée. Ou du moins, c'était l'impression qu'elle avait eut la première fois qu'il l'avait renvoyé chier comme une sale merde. Vexée par se souvenir – trop douloureux pour son petit cœur de guimauve – elle fronça les sourcils de plus belle. « Ouais bah... le remplaçant ? » Tu penses qu'il se taperait un mec Harley ? « Hé oh, me rentres pas dans cette case gamin. Moi j'étais, exceptionnelle. Les autres, juste des pouffes. De toute façon, il était tellement compliqué, il rev'nait toujours vers moi. » Il n'avait jamais trop su ce qu'il voulait Varian, et cela l'avait toujours fais rire. Elle le lui avait dis d'ailleurs, s'il ne trouvait personne et que venait le temps de faire sa vie, elle serait toujours disponible. Sur l'Arche on avait pas toujours le choix, et encore moins quand on venait de leur quartier. M'enfin, elle n'avait que seize ans quand elle lui avait balancé cette idée en l'air. « Chui pas sûre. Mais après, venant de lui... » Elle grimaça un peu l'imaginant en compagnie d'un homme et fini par éclater de rire. D'accord, tout était possible avec Varian. « Avec toi par exemple ha ha ! » Elle tapa du poing sur la table, morte de rire à sa propre blague en imaginant l'inimaginable.


Dernière édition par Varian Standall le Mar 20 Fév - 17:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 19 Fév - 22:09

dans le passé.
Harley s'écroula contre le mur, à deux centimètres de sa porte. « C'est va, va t'cacher sale fils de pute. » siffla-t-il à son voisin en passant, juste avant que ce dernier ne disparaisse chez lui et que le paternel ouvre la porte. Il s'écarta sans mot dire de l'entrée en refusant d'aider son fils à passer le cap de la porte puis le suivit jusque dans le salon. Et toi Harley, entre temps, tu t'étais déjà avachi sur la première chaise venue, vidé. Tu n'étais même plus en colère, maintenant que tu avais balança à Standall le fond de ta pensée. Non, tu étais juste… vide. Et épuisé. Tout cet alcool qui crevait d'envie de sortir remonta d'un seul coup et il se retrouva à quatre pattes par terre, à vomir tripes et boyaux sur le sol de la cabine. Jan détourna pudiquement les yeux en croisant les bras. Il avait renoncé à te dire quoi que ce soit, le paternel, de toute façon… « J'imagine que ça ne te servira pas de leçon ? Heureusement que tu avais le voisin pour te traîner jusqu'ici, hein. » « Tss... » marmonna-t-il en réprimant un nouveau haut-le-cœur. « … Qu'un gros enculé... » Le père souleva son fils par les aisselles pour le traîner jusqu'à sa chambre, rougissant en voyant Jenna sortir de la salle de bain. « Désolé Jenna. » « Désolé Jenna ! » l'imita Harley d'une voix criarde pour mieux finir de se dégueuler dessus. « Tu veux un coup de main, Jan ? »

dans le présent.
Avec un gémissement aigu, Harley se boucha une oreille de sa seule main libre avant de se cacher dans la manche de son ancien voisin. Il ne voulait pas entendre ce prénom qui ne faisait qu'affirmer un peu plus cette atroce réalité, ni rester là. Il voulait se cacher, disparaître, s'enfuir, courir. Il voulait ne plus être là, ne jamais avoir vu ça, ne jamais être sorti du village. Sauf que si, tu voulais êtres sorti du village parce que tu avais joué avec V. et que c'était rigolo. Vous passiez du bon temps jusqu'à il y a quelques minutes… jusqu'à ce que vous les rencontriez. Vous auriez pu continuer toute l'après-midi comme ça, à rire en lançant de la neige partout, en faisant la course et en cueillant des fleurs pour Aya. Pour Nei aussi, tu lui aurais fait un jolie bouquet pour parfumer sa chambre et elle aurait peut-être été contente. Ou pour la maîtresse aussi. Ou même pour les deux, si tu en avais trouvé plus de mille ! Mais elles étaient là, devant toi, et tu n'avais plus du tout envie de rire. À moitié caché par l'imposante silhouette de V., le visage plongé dans sa manche, une main sur l'oreille, il ferma fort les yeux. Peut-être que s'il arrêtait de les voir, de les entendre et d'entendre V… tout ça disparaîtrait ? S'il ne les voyait pas, s'il se cachait comme ça, peut-être qu'elles ne le verraient pas non plus et qu'ils pourraient s'ignorer encore ? Ne jamais se reconnaître aussi ? Si tu ne regardais plus leur visage, Harley, peut-être que tu les oublierai encore, assez pourles croire dans le ciel au milieu des étoiles ? Entendre de l'anglais lui procurait un sentiment étrange, un mélange bizarre entre la nostalgie et la peur. Il avait été heureux quand il parlait encore anglais, au moins autant qu'il avait été triste et seul. Maintenant tu étais tout seul, mais tu ne parlais plus anglais. Nei ne parlait pas anglais, ni Luna, ni même V. L'anglais, c'était Varian, Kimi, Cara, Papa, l'Arche. Pas la Terre.

dans le passé.
« Ouais, tu n'es pas le seul à me prendre pour le dernier des abrutis. » Il s'en voulut instantanément de lui avoir tendu une telle perche et lui poussa l'épaule du bout des doigts pour masquer ses propos. Tu n'aurais pas dû. Tu avais plein d'images en tête maintenant, ce genre d'images qui te prenaient et que tu détestais… mais que tu ne contrôlais jamais. Une caresse le long de son dos mince, une main au creux de ses hanches, l'idée étrange de ses cuisses touchant les tiennes… Et cette infernale sensation au creux du ventre que tu venais à haïr. « Quelqu'un ? » La vérité, c'est qu'il était distrait et que derrière son rire, il avait du mal à se concentrer sur les vrais mots de son voisin. « Non… Elle me l'aurait dit. » Harley affirmait ça d'un ton péremptoire, sans en être pourtant intimement convaincu. Toi, tu n'avais rien dit à Kimi sur toutes tes idées farfelues, ce sentiment de ne pas être comme les autres, de tout faire de travers, de penser à son frère aîné de cette façon-là... Il se releva d'un coup, manquant de marcher sur les doigts de Varian. « Euh… Merci pour, euh… Le cours d-de maths. Hum... » Il recula précipitamment de quelques pas. Panique à bord. « Si elle voyait quelqu'un, crois-moi, je le saurais. » Mais elle n'avait pas voulu te voir hier, Harley, et tu n'avais pas réussi à savoir pourquoi. Il déglutit nerveusement en croisant les bras, gêné du flot de sensations qui le traversait et se dandina d'un pied sur l'autre. « Euh… Voilà... » Kimi ne pouvait quand même pas voir un autre mec sans te l'avoir dit… Si…? « Euh, je te dirai si Kimi voit quelqu'un… Hum, un garçon par exemple... »

dans le présent.
Vous étiez morts pour elles, Harley. Morts. Mais c'était aussi ce que tu avais cru de Varian jusqu'à rencontrer V., son lui d'aujourd'hui, si loin du vrai Varian et pourtant si réel. Et puis... Cara tomba à la renverse, dans les pommes, et Harley étouffa un nouveau gémissement angoissé, blotti dans la manche de V. Tu t'y accrochais comme à une bouée de sauvetage, comme si son bras était la seule chose encore réelle autour de toi. C'était un peu ça, d'ailleurs… Tu avais mis le temps qu'il fallait à comprendre mais V. était dans ta vie aujourd'hui, comme quelque chose de normal qui ne t'étonnait plus. Tu t'interrogeais – beaucoup – parce que c'était compliqué, mais tu n'étais plus surpris. Mais là… Qu'est-ce que tu pouvais bien faire ? Penser ? Il ne comprenait plus la conversation, les événements ou la marche à suivre. Alors il se cacha les yeux de sa main libre pour ne plus voir ni neige ni fantômes. « On s'en v-va, V... » supplia-t-il de sa voix aiguë d'enfant terrorisé.

dans le passé.
« Eh ben peut-être qu'il a trouvé la perle rare maintenant ! » Piqué au vif, Harley croisa les bras en cherchant l'équilibre parfait sur les pieds de sa chaise. C'était une sensation un peu bizarre que celle d'être à la fois hilare intérieurement tout en étant aussi agacé, voire jaloux. Voire vexé. Voire un peu en colère aussi. « Certainement pas, sale pute ! » Qu'elle puisse l'imaginer… Voilà, tu étais un peu soulagé, Harley, de voir que votre couple n'était pas si improbable que ça. Mais qu'elle s'approche de cette vérité sale, secrète, à cacher... « Tu me prends pour quoi, hein ? Une putain de pédale on dirait, non ? » Il était juste froid, sans hausser le ton, mais le regard qu'il lança à Cara disait tout le reste.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 19 Fév - 23:06


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
Sa sœur avait dormis avec lui. C'était le genre de qu'il avait refusé de faire au tout début, quand elle s'était incrusté elle et son père dans son quotidien bien douillé. Elle voulait un grand frère gentil qui la laisserait dormir avec lui, même dans un lit où ils seraient à l'étroit. Il se souvenait encore de la première fois où il lui avait dis oui. Harley lui avait fais passer une sale journée. Et de temps en temps, Kimi était venue. Et ce soir là, quand tu étais rentrée, elle ne dormait pas. C'était un peu étrange ce lien que vous aviez tous les deux, elle avait toujours su quand ça n'allait pas chez toi. Et tu avais beau avoir la vingtaine passé tu l'avais prise dans tes bras comme quand vous étiez bien plus jeunes avant de tomber tout les deux dans les bras de Morphée. Autrefois, c'était elle qui venait à cause de Harley, et Varian d'essuyait les plâtres. « Tu devrais aller le voir... » avait-elle chuchoté le lendemain matin. « Il doit encore se remettre de sa gueule de bois le con... » « Varian... » Il prit une profonde inspiration avant de s'étirer longuement. « Tu l'aimes non ? Alors bouge tes fesses. » Ta sœur c'était peut-être la seule personne à qui tu avais dis un jour que tu l'aimais. De manière claire, pas à mots couverts, pas de manière alambiqué… juste de manière totalement franche. « Pas aujourd'hui. Il doit encore me détester de toute façon. » « Notre vaisseau pourrait s'arrêter de fonctionner demain Varian... » « Héé… Le pessimiste normalement, c'est moi, voleuse de répliques. » Elle rigola un peu, lui donna une petite tape sur l'épaule. Ton regard disait tellement long Kimi, tu y pensais à ce que tout tombe en panne, souvent. Mais pas au sens littérale, hein ? Parfois tu te demandais quand notre lien à tous les trois allaient prendre fin, et comment.

« Harley ? T'es chez toi ? » La voisine et sa charmante épouse du bout du couloir le dévisagèrent quelques instants, en passant devant la cabine des Weise pour rentrer chez elles. « Un soucis mesdames ? » Pas de réponses, juste des regards qui en disaient un peu trop long. Et voilà que les gens ont lancé leur rumeurs à la con. « Harley si t'es là, fais moi le plaisir d'ouvrir c'te porte, s'il te plait. » J'avais pas attendu deux jours que tu décuves pour rien quand même.


AUJOURD'HUI
Panique à bord. Cara s'écroula dans la neige, Harley se planqua un peu plus derrière lui, s’agrippant à sa manche et en le suppliant de faire demi-tour. Et lui… lui restait bloqué. À regarder le corps qui semblait sans vie de son ex petit amie, sa sœur et son regard insoutenable… La vérité était que tu avais envie de faire le premier pas. De la prendre contre toi, de la serrer contre toi, de sentir son odeur, sa joue contre la tienne, de lui faire des bisous esquimau comme avant de… de la retrouver. Il avait envie d'entendre la voix cliché de Cara, ses multiples histoires d'amour qui avaient toutes mal terminés, de l'entendre rire de son rire de miss parfaite… Kimi se jeta sur Cara et la secoua pour la réveiller. « O-oui je... » Ses pieds commençaient déjà faire demi-tour. Il ne pouvait pas rester là. Et en même temps… il avait envie de leur hurler qu'elles ne devaient pas rester là non plus. Qu'elle devaient retrouver les gens, sans doute plus armés, avec qui elles étaient venues pour vivre encore longtemps. Pas comme eux, vivre pour de vrai. Vivre libre. Il recula d'un pas, puis d'eux. Ça le rassurait de l'avoir juste là, contre lui. Quelque part il se sentait moins perdu, et toujours les pieds sur terre.  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans)
Il avait l'air assez sûr de lui. Même si ton voisin, il avait l'air de ne franchement pas être dans son assiette là, tout de suite. Il fronça légèrement des sourcils en attendant sa réponse. Elle te l'aurait dit, hein ? Vraiment ? Et moi, je suis son frère. Normalement c'est à moi seul qu'elle parle. Pas à toi. Jaloux ? Oui, il l'était, complètement. Il s'apprêtait à répliquer quelque chose dans la lancée mais Harley se releva précipitamment, manquant de lui écraser les doigts q'il retira juste à temps. « Que… Heu ouais bah de rien... » On a pas fini, andouille. « Hésite pas si t'as encore besoin. » Pourquoi je dis ça moi ? Kimi, sort de ce corps, être gentil comme ça, c'pas moi. Surtout avec lui. « Ouais j'me doute bien que c'est un garçon… bah, merci du coup. Je te revaudrais ça je suppose si tu arrives à savoir quelque chose ? » Son visage se fendit en un sourire un peu étrange, qui voulait un peu tout et rien dire. Celui qu'on esquissait quand on ne savait comment réagir à telle ou telle situation. « T'es sûr que ça va sinon ? Non parce que t'es vraiment bizarre aujourd'hui. »


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« Cara, Cara ! » Cara était dans les vapes et elle avait beau la secouer dans tous les sens, rien n'y faisait. Et puis, du coin de l’œil, elle vit les garçons esquisser un geste de fuite. « Attendez ! Attend grand frère je... » Son prénom avait du mal à sortir en réalité. Trois ans à le prononcer sans l'avoir en face, puis à le remplacer par « grande frère » parce que c'était moins douloureux. Tant pis, elle laissa Cara par terre et se releva, les poings serrés. Oh, elle n'avait pas fier allure Kimi avec son sac dix fois trop gros sur le dos qu'elle supportait malgré son poids plume, ses cheveux beaucoup trop long à son goût qu'elle avait réussis à coiffer elle ne savait trop comment et sa tenue de pseudo-randonné. Elle n'avait aucune idée de pourquoi elle faisait ses pas de manière si assuré. Elle mit de côté les risques de se prendre un coup de la part d'un frère qu'elle n'avait pas vu depuis trois logues années et qui n'avait de Varian que les yeux et la couleur des cheveux. Et elle mit de côté la peur qui lui avait noué le ventre dès lors qu'elle les avait vu tous les deux. Elle ferma les yeux, écarta les bras avant de les refermer autour de la taille de son grand frère sans réfléchir. Elle le sentit se raidir à travers toutes les épaisseurs qu'il devait porter aujourd'hui mais resta accroché. Tu sens mauvais grand frère. Tu sens la pluie, l'humidité, la transpiration, et le sang aussi, un peu. Le reste doit venir de lui. Et tu… tu ne ressemble plus au Varian en débardeur jean . Plus du tout. Mais tu… moi, j'ai toujours su tu étais en vie. Que vous étiez en vie. « Tu m'as manqué Varian. » Elle releva la tête pour le regarda et tordit le cou vers son compagnon. « Toi aussi Harley. » Ça ne pouvait être que toi, hein ? Hein que ça ne pouvait être que toi ? Planqué derrière ce casque de cheveux sale, à te tenir comme une fillette effrayé… Je sais que c'est toi. Toi aussi tu n'as plus rien du Harley que j'aimais, mais tu es là. Vous êtes vivants, j'ai envie de le hurler à tous ces cons qui m'ont dis l'inverse pendant tant d'années. Et j'entends ton cœur battre Varian.   

LONG TIME AGO (sur l'Arche, Cara, 19 ans.)
« Dis pas ça tu vas me rendre jalouse de quelqu'un que j'ai jamais vu. Quoi que, je la croise peut-être tous jours, et elle doit bien se moquer de moi tient. » La réaction d'Harley la fit sourire. Évidement, à quoi s'attendait-elle ? Tu tu tu, elle mima un geste grossier de la main pour le faire taire une demi-seconde. « On redescend ! Voyons, jamais je n'insinuerais que le Grand Harley Weise puisse être homo, diantre ! » Elle se pencha un peu sur son bureau. « 'Fin, t'es au courant que les gens considèrent plus ça comme une maladie depuis plusieurs décennies, hein? » Elle avait lu ça un jour, dans un livre d'histoire, c'était parmi les seuls livres qu'elle ouvrait vraiment pour ses cours, parce que c'était toujours intéressant de pouvoir ressortir ce genre de chose aux gens. « Et la pute que je suis va faire la fête à cette personne, homme ou femme. On est trop jeune V. et moi pour se caser. » Trop jeune, trop jeune, tout était relatif, mais à ses yeux, oui, complètement.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 19 Fév - 23:58

dans le passé.
Il ouvrit la porte et se cala dans l'embrasure, faisant clairement obstacle à Varian. « Quoi ? » Derrière son ton sec, il affichait un air contrarié et une petite mine. La vérité, c'est que tu étais toujours fâché. Tu te rappelais de chaque seconde de l'autre soir et si tu avais honte du comportement que tu avais eu devant ces gens et devant ton père, tu restais sur tes positions quant à Standall. Tu pensais chaque mot prononcé, hein Harley ? Tu les pensais tous, avec sincérité. Tu pensais vraiment qu'il n'était qu'un gros con égoïste, qu'il n'était avec toi que pour le cul – ou pour se foutre de ta gueule – et que ça ne mènerait nulle part. Harley n'avait pas l'air en colère ni même agacé, juste blessé et blasé. Tu sais quoi, Standall ? Pour la première fois, j'ai eu envie d'assumer. D'arrêter de me cacher, de me planquer, de repousser le moment où ça se saurait. J'ai eu envie que toi et moi, on existe pour de vrai. Qu'on soit un couple, à deux, amoureux. J'ai eu envie d'avoir le droit. Oui, d'avoir le droit. D'avoir le droit de te tenir la main, le droit de te regarder comme je le voulais. J'ai eu envie d'avoir le droit de t'embrasser dans les couloirs et de parler de toi. De dire que tu étais mon petit-ami et que j'étais le tien. Le droit d'être moi, tous les jours, pour de vrai. Ce droit, tu l'as giflé. Je sais que toi, tu te fiches du regard des autres et tu te fiches d'aimer un mec. Non, la seule chose qui te fait honte, c'est moi. Et moi c'est d'être un putain de pédé. J'ai eu envie d'assumer, Varian, et tu aurais pu faire l'effort aussi. Mais non. Il n'avait pas envie de pleurer ou de faire de belles phrases. Il ne voulait pas non plus supplier ou étaler une fois de plus sa rancœur. Il n'avait pas non plus envie de discuter, parlementer pour ne rien dire. J'avais juste envie de fermer cette putain de porte, Standall. La fermer pour de bon, pour toujours.

dans le présent.
On s'en va, V., on s'en va ! Il voulait le crier, le hurler, pour se faire comprendre. Il voulait qu'il l'entende, qu'il obtempère, qu'ils disparaissent. Il voulait… Cesser d'exister, ici et maintenant, pour continuer sa vie avec le maître et la maîtresse. Dormir avec Luna en ayant froid, nettoyer la cheminée, rentrer le bois et chasser de la viande. Il voulait courir dans les bois en quête de ces moments bizarres, où il se sentait essoufflé, prêt à tomber, mais incroyablement vivant. Il voulait rester Harley le petit esclave et vivre sans vie sans rien voir. C'était facile d'être Harley le petit esclave, c'était bien et c'était rassurant. C'était ce qu'il pouvait s'offrir sans souffrir, tous les jours, avec ses idées bizarres et son corps pas-comme-avant. Et c'était facile quand les autres ne connaissaient que ça, que Harley. Mais V. d'abord, puis Kimi et Cara… Tu avais peur, Harley ? Peur qu'elles jugent ? Qu'elles te parlent ? Qu'elles s'adressent à toi comme elles le faisaient avant ? Peur d'être déchiré entre deux Harley que tu ne voulais pas pour l'un et que tu ne voulais plus pour l'autre ? Tu avais peur d'avoir tout à perdre ? Ou de les voir se perdre ? Elles aussi elles pouvaient être capturées pour servir des maîtres et des maîtresses… Et il ne voulait pas d'une Kimi différente, ou d'une Cara cachant une Cara morte-ou-partie, comme V. avec Varian. Il ne voulait pas avoir à penser à elles ni quoi que ce soit. Il… Il voulait juste… Rester là, contre V., pour toujours. Juste caché, juste Harley.

dans le passé.
« Euh oui, oui voilà. » Il répondait à toutes les questions à la fois et à aucune, pressé de pouvoir enfin se casser de cette pièce pour… Pour ? Tu allais faire quoi, Harley ? Fantasmer en rougissant sur le voisin ? Dire à tes potes que tu allais te branler un bon coup devant ces fameux « magasines » pleins de femmes « bonnasses » en n'ayant, malgré toi, que Standall en tête ? Charmant, Harley, charmant. C'est dégueulasse, c'est... Honteux. Il avait honte d'avoir de telles idées et d'imaginer que ça puise se savoir. Il savait bien ce qu'on disait de ça, de ce genre de… « Oui ben… Je ne suis pas bizarre, j'essaie d'être aimable, débile. » Ça sonnait un peu faux avec cette voix nouée mais tant pis. Il croisa les bras et glissa un regard vaguement affolé vers la porte de la chambre. « On, euh… Ouais, on pourra remettre ça, c'était cool et... » Remettre ça. Cool. C'était quoi ces répliques de merde ?

dans le présent.
Elle secouait sa camarade en l'appelant par son nom, pour la réveiller. Elle avait toujours la même voix, même avec cet énorme sac sur les épaules, même avec des chaussures de marche, même avec trois ans de plus. Elle était toujours elle, comme avant, pareille. Harley sentit V. esquisser un pas dans sa direction, synonyme de fuite, et il prit lui-même le parti de tourner le dos aux deux fantômes pour détaler. Viens V., on partait, on se cachait. On pouvait aller cueillir des fleurs mortes dans la neige et faire comme si. C'était un ordre ? Angoissé, Harley s'immobilisa, son cœur tambourinant contre le dos de son ancien voisin.
Elle enlaça V. et Harley recula avec panique, arrachant sa main de celle de l'autre esclave. « Maah ! » C'était un gémissement, un cri de panique ou un éclat d'angoisse. Les trois à la fois. Tu ne voulais pas être bête avec Kimi, ni rien d'autre. Tu voulais ne plus la voir, t'en aller, disparaître. Partir en courant, couler sous la neige. Pas te fâcher. Tu ne pensais pas à te fâcher contre elle ou contre Cara, ni même à leur parler. L'idée n'était pas venue et d'ailleurs, tu avais juste peur qu'elle, elle te parle.

dans le passé.
« Et alors, je n'ai pas dit que c'était une maladie, juste que j'étais pas gay putain. » Il adressa un signe vulgaire à Cara. « Faudrait encore que ce cher Standall assume sa relation, tiens. » Ben oui Standall, faudrait que tu l'assumes un peu, non ? Mais ils n'assumeraient pas, jamais, et il le savait. « On a plus qu'à mener l'enquête, voilà. »


Dernière édition par Harley Weise le Mar 20 Fév - 21:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 20 Fév - 11:49


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
Devant la mine qu'affichait son petit ami, il eut envie de se dire que tout ça était une mauvaise idée. Qu'il aurait pu peut-être attendre d'avantage avant d'ouvrir le dialogue, de venir le voir et de s'excuser – encore une fois – envers lui. Mais attendre ne faisait souvent qu'empirer les choses, donc... Et puis, ils avaient déjà vécu cette situation, et il refusait de recommencer. Une fois lui avait suffis, il n'avait pas besoin d'un deuxième round. « Je pensais sincèrement mes excuses l'autre soir, Harley. » Pour une fois que je balançais pas des mots en l'air rien que pour faire plaisir aux gens... « Mais 'fin je... Je viens pas vraiment pour ça. » Il avait enfoncé ses mains dans ses poches de jeans, pas dans l'espoir de paraître cool et décontracté - parce qu'il ne l'était pas vraiment – mais plus pour cacher le stress terrible qui venait de l'envahir. Quelque part tu avais envie qu'il t'envoie chier tout de suite, qu'il referme sa porte de cabine sous ton nez parce que tout ça serait un peu plus simple. Pour une fois. « J'ai merdé l'autre soir parce que t'as eu raison de m'embrasser. Moi je... moi je me complais dans tout ça mais... » Tout ça, vivre notre relation caché, je le vis plus ou mois bien. Y'a des fois où j'ai envies que cela se sache, et d'autre ou la réalité me rattrape et me souffle que non, ça ne serait pas une bonne idée. « ...mais pas toi. Ça va faire cinq ans et je...  J'veux pas être le seul heureux dans notre couple alors si tu veux... » Si tu veux le dire, fais toi plaisir. Laisse moi juste le temps de le dire à Victor et Cara avant, les autres, je me fiche de la manière dont il l’apprendront.


AUJOURD'HUI
Kimi le prit dans ses bras et Varian retint son souffle. Le corps complètement raide, paralysé comme si elle avait réussi à l'immobiliser du haut de son pauvre mètre soixante c'était... Son corps entier lui hurlait de la repousser, de la rejeter avant qu'il ne se mette à avoir des réactions étranges, avant qu'il lui parle méchamment, avant que... Son visage blêmit un peu plus quand elle prononça son prénom et celui de son ancien voisin. « Lâ-lâche m-moi... » Il se reprit rapidement en anglais. « Kimi, n-non... » Il essaya de l'attraper par les épaules pour la repousser une bonne fois pour toute mais elle restait là, collé à lui comme une sangsue. Tu était incapable au fond de percevoir la joie qu'elle avait. La joie de t'avoir retrouvé, toi et Harley. Vous étiez un peu les hommes de sa vie autrefois, non ? Mais toi tout ce que tu avais en tête, c'était qu'elle se trouvait sur une terre hostile, une terre qui ne lui voudrait que du mal et qui la briserait à jamais. Et cette idée t'était tout bonnement insupportable.  Harley lâcha sa main en poussant un cri de panique.  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 15 ans & varian 16 ans)
C'était un peu étrange d'avoir ce genre de discussion avec lui. À bien y réfléchir, il n'avait pas souvent eu l'occasion d'avoir des discussions posées avec son voisin. Elles tournaient souvent autour des mêmes sujets, à savoir qu'ils ne s'appréciaient pas et qu'il le lui faisait bien sentir, et sa petite sœur. Voilà. Hormis ça, c'était des regards de travers, des insultes envers la mère de Varian et tout un tas de trucs qui faisaient dire au gens du quartier que ces deux là allaient finir par s’entre-tuer. Être aimable ? Bah ça te réussit pas trop, t'es juste étrange, m'enfin, je suis sûr que si tu continu sur cette voie... « Heu... d'accord. Tu diras à Kimi, ou moi directement quand ça t'arrange ? » En fait tu te demandais surtout comment tu avais pu arriver à le mettre aussi mal à l'aise. C'était pas chose facile avec ton voisin, tu l'avais très, très rarement vu mal à l'aise. Peut-être la fois ou Cara l'avait envoyé chier ? Et c'était plus de la honte qu'autre chose. Aujourd'hui, il y avait quelque chose sur lequel tu n'arrivais pas à mettre le doigts. « Du coup, salut ? » Il était toujours assit en tailleur dans sa chambre, ses livres de cours sous ses yeux. « Tient, oublie pas ton crayon. » J'veux pas d'un truc de chez toi dans ma chambre, pensa t-il en lui tendant le crayon en question.  


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
Non ? Non c'était... et cette voix, brisé, trop gravé, un peu enrouée... Ce n'était pas ta voix grand-frère. C'était celle d'un homme usé, pas celle d'un homme de vingt-cinq-ans. Harley poussa un drôle de cri avant de reculer, l'air visiblement complètement paniqué. Et Kimi lâcha Varian d'un geste un peu surpris. « Att... Attends toi tu... » Elle le lisait clairement la peur dans le regard de son frère. C'était quelqu'un chose qu'elle avait eu rarement l'occasion de voir sur son visage. Lui qui se faisait un plaisir à balancer qu'il n'avait peur de rien... Les mains de Kimi tremblaient, comme ses jambes, comme tout le reste de son corps en fait devant cette vision. Elle avait envie de se dire que tout cela n'était qu'un mauvais rêve, que demain, elle allait se réveiller, dans sa cabine, sous sa couette ou, faute de mieux, parmi les cent qui avaient été envoyés sur Terre. Mais non. Elle se pinça la peau du bras à travers son épais manteau, en vain. « Qu'est-ce qui vous... pourquoi... pourquoi vous êtes comme ça ? » Pourquoi vous portez ces tenues ? Pourquoi vous parlez cette langue étrange, pourquoi ton visage est plus mince que jamais Varian, c'est quoi cette chose sur ta joue, pourquoi Harley... Pourquoi Harley réagit comme ça. Je ne veux pas vous faire peur.

LONG TIME AGO (sur l'Arche, Cara, 19 ans.)
« Mmh, mmh. » Mais tu l'as mal pris, hé hé. Mais c'est pas grave Harley, au moins, je sais quoi balancer pour t'enquiquiner un peu maintenant, visiblement ça marche bien ça. « Il a pas trop de soucis avec ça mais... » Elle tendit sa main vers le voisin de son ex petit ami, souriante comme jamais. « Avec plaisir très cher. Faisons ça. Consacrons nos heures de colles à ça, puisque nous sommes des génies de toute faon, nul besoin e bosser. » Parce que ce n'était pas la dernière qu'elle allait se prendre de toute façon, et lui aussi de toute évidence. Enfin, je parle pour moi, mais une fois Varian m'avait glissé que tu n'étais pas aussi bêtes que les gens se plaisaient à le dire. « Le premier qui trouve à gagné ! »
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 20 Fév - 22:17

dans le passé.
Harley le regarda déblatérer son petit laïus, les sourcils légèrement haussés. En vérité… Il avait du mal à croire en les paroles de son voisin, à se dire qu'il était sincère derrière ses excuses, ses remises en question et tout le reste. Et puis tu n'avais aucune envie de lui faciliter la tâche non plus. Les gens pensaient que c'était toi, le plus compliqué à gérer entre les deux, mais tu étais aussi le plus sincère. Tu disais ce que tu pensais, et tu faisais ce que tu voulais… Standall, c'était un menteur, un lèche-botte et un hypocrite doublé d'un bel égoïste. Il pensait à lui d'abord et aux autres après… Tu le savais depuis longtemps Harley, mais... Mais il était fatigué. Épuisé de se mentir et de tout cacher, de mener deux vies parallèles, de jouer le mauvais rôle tous les jours. Fatigué de devoir se planquer, de n'avoir rien le droit de faire. Tu peux mourir demain que personne ne te connaîtra, tiens. « Si je veux ? Si je veux quoi, Standall ? » Ton ton était toujours sec, cassant, mais… Ton cœur venait juste de rater un battement. Vouloir qu'il le dise, c'était te mettre au pied du mur, t'empêcher de reculer ensuite. Ce serait te confier, le dire au paternel, aux autres, le hurler au monde. Ce serait t'afficher, salir ton image déjà largement piétinée... Mais pour une fois, il avait envie de se dire « et alors ? ». Et alors, qu'est-ce que ça pouvait bien faire s'il aimait son voisin ? S'il aimait les XY, les corps d'homme ? S'il ne voulait que ça pour être heureux ? D'autres le faisaient bien, et personne ne leur disait rien…

dans le présent.
Elle posait trop de questions, Kimi, avec trop d'incompréhension et d'inquiétude dans la voix. Elle était trop pressée, trop présente, trop physique. Elle touchait V. comme si elle l'avait croisé hier, comme si elle en avait le droit… Harley rassembla ses quelques petites fleurs avec angoisse et les compta en boucle en les regardant de près, concentré. S'il ne les entendait plus, peut-être qu'elles allaient disparaître. Des fois, tu avais fait ça avec Azgeda, fermer les yeux et compter jusqu'à dix des centaines de fois, encore, encore, encore, pour qu'elle ne vienne pas te voir. « Un, deux, trois, quatre... » marmonna-t-il de la langue terrestre sans cesser de tourner le dos au groupe. « Cinq, six, sept... » Peut-être qu'elle ne parlerait qu'avec V. Peut-être qu'elle disparaîtrait aussi. Peut-être qu'elle partirait. Qu'elle le laisserait tranquille. Ou qu'elle te détesterait, comme V.

dans le passé.
« Euh ouais c'est ça… Salut... » Il lui arracha le crayon des mains, enjamba le vieux livre d'exercices sur le sol et traversa la petite pièce qui faisait office de chambre pour se planter près de la porte. « Euh… Voilà, salut. » Mon Dieu que tu es con, mon pauvre Harley... songea-t-il en ouvrant brutalement la porte et en traversant la cabine des Standall à toute allure. Il passa le couloir, galéra à déverrouiller l'entrée de sa propre cabine et fonça dans sa chambre, l'esprit en vrac et le corps en feu. « Harley ? Tu faisais quoi ? » « Rien, des maths. » « Ok, tu veux venir voir une redif' d'un match avec moi ? » Le jeune Weise s'arrêta dans la pièce de vie, surpris. « Euh ouais, d'accord... » Juste pour que tu ne penses plus à lui, hein ? Pour passer du temps à autre chose, pour ne pas tourner ça en boucle dans ta petite tête débile. « Ah, euh d'accord… Ben on y va alors... » Jan était à peu près aussi surpris que son fils.

dans le présent.
« Huit, neuf, dix… Un, deux, trois... » Il avait beau compter ses fleurs, il pensait quand même à Kimi, juste derrière lui, et à V. qui ne devait pas savoir quoi faire ou quoi dire. Pas à Cara : elle était tombée dans les pommes et il l'avait oublié à partir de là. « Elle v-veut savoir pourquoi tu es mém-mé-méchant, V... » renseigna-t-il son ancien voisin avec une voix hachée, toujours en langue locale. L'anglais, tu n'y pensais même pas. D'ailleurs, tu n'avais pas songé au fait que Kimi ne comprendrait pas ta langue et que tu devais juste, pour elle, être en train de baragouiner des mots durs avec une voix distraite d'enfant. Fais-la taire, V., fais-la taire. Fais-la partir, ou disparaître, ou-ou...

dans le passé.
« Pari tenu ! » Dans un éclat de rire, Harley tapa de bon cœur sur la table pour affirmer ses propos puis entreprit de détailler à Cara deux-trois choses sur Standall. « Il faut qu'on parte à égalité, du coup je te dis ce que j'ai déjà repéré. » C'était des détails inutiles puisque Harley savait parfaitement qui était l'amant.e secret.e de son voisin (lui) (breaking news) mais il se sentait emporté par le jeu… et ça faisait passer le temps plus vite.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 20 Fév - 23:06


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
C'est ça, rend moi la tâche plus compliquée qu'elle ne l'est déjà Weise… « Si tu veux on peut le dire. À ton père, à mes parents et heu… aux autres gens je suppose ? » Ma mère va me tuer. Me découper en petit morceau ou m'enfermer à vie dans la minuscule pièce qui me sert de piaule. Ou bien penser que je suis complètement dingue, que je délire, que je suis malade… Ou, dans le pire des cas, avoir une attaque. Quand aux autres gens… Il n'était pas con. Il allait sans doute s'en prendre plein la tête. Mais je veux bien essayer de prendre le risque, c'est pas comme si toi et moi c'était une amourette de collège. « Si t'es d'accord, je veux d'abord le dire à Victor et à Cara pour ma part, juste pour… prendre la température. » Mon beau-père parce qu'il te connaît un peu, et Cara parce qu'elle reste ma meilleure amie, quoi qu'on en dise.


AUJOURD'HUI
« Prend Cara avec toi, et va t-en d'ici, vous... » Son anglais en avait pris un certains coup. Il avait eut beau continuer de le pratiquer quelques temps pour l'enseigner à Ada et ses enfants… La langue locale avait pris le dessus au niveau de l'accent. Aujourd'hui il peinait à mettre de l'ordre dans ses idées à faire des phrases complètes et à être compréhensible. Derrière lui Harley avait entamé une sorte de décompte. Oh non Harley, pensa t-il, c'est pas le moment de te lancer dans tes trucs étranges elles… Elles ne pouvaient pas comprendre de toute façon ce qu'il baragouinait dans son coin. « Non elle veut pas savoir ça elle... » Kimi les regardait sans comprendre. Elle avait même reculé de quelques pas. Pourquoi étaient-il comme ça, hein ? C'était une histoire bien trop longue à raconter et de toute façon, il n'en avait pas la moindre envie. « Vous êtes en danger ici. » reprit-il en anglais.  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« Je te jure que j'ai essayé de le lire. Mais heu... » Varian referma l'un des nombreux livres de son voisin et tapota la couverture du bout des doigts. « J'aime bien les images dans les livres moi. » Il était allongé sur le ventre et beaucoup trop à l'étroit sur son lit aux côtés d'Harley lors de ses énièmes après midi ou ni l'un, ni l'autre était occupé à bosser lors d'un de leur stage. « Et puis c'est du vieux anglais. » Ok, il se cherchait clairement des excuses là, mais la lecture, ça n'avait jamais été son fort. Il n'avait jamais trop aimé ça aussi d'ailleurs, il était loin d'être comme sa sœur sur ce plan. Il planta un bisou sur la joue de son voisin et esquissa un sourire léger. « Je sais pas comment tu fais pour lire autant ! Y'a des trucs tellement plus chouettes à faire ! Comme masser son copain qui en a grandement besoin par exemple ! » Il enfonça la tête dans un de ses oreillers. « Mes épaules souffrent Harley… Tu veux pas me faire un p'tit quelque chose ? »
On tambourina à la porte, suffisamment pour le faire sursauter. Putain… c'qui encore ? Les gens peuvent pas… être occupé ? Faire des choses de leur vie ? « La flemme... » On frappa encore mais il resta cloué à son matelas. Ce qu'il ne savait pas c'est que derrière la porte Mathilde attendait, avec un immense sourire aux lèvres, et deux rations dans les mains. Elle s'était bien habillé, avait fait péter le décolleté et avait lâché ses cheveux blond et poudré son visage rien que pour lui.  


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
Elle entendait des voix, non loin d'elle, et la tête encore dans le brouillard, elle ne réalisa pas tout de suite que Kimi faisait la causette aux deux sauvageons. Enfin, la causette était un bien grand mot mais… Cara ouvrit lentement les yeux pour apercevoir de nouveau la cimes des arbres au dessus de sa tête. Trempée, elle était trempée. À plat dans la neige, elle remua vaguement avant de se redresser, lentement, le dos endoloris. « Aaaaaaah ! » Ils étaient encore là. Tout ça n'était donc pas un horrible cauchemar. Tout ça était réel, aussi réel qu'elle qui avait été envoyé sur Terre pour servir d'expérimentation à ces dingues de l'Arche. Aussi réel que cette neige qui lui picotait le coup. Elle se releva et tira Kimi en arrière, lui arrachant un petit cri de surprise au passage. « Ce n'est pas ton frère Kimi ! Ils sont morts, tous les deux ! » Elle pointa un goigt menaçant vers le plus grand d'entre eux. Elle ne voyait pas Varian, ce qu'elle voyait c'était un grand blond au visage moche, sec et meutris habillé comme un sauvage. Et accompagné de son pote sauvage aux cheveux longs et gras. Ma pauvre Kimi, c'est le choc de notre arrivée sur Terre ça c'est… tu dois être choquée, c'est tout. « Ce sont des… des locaux qui… ils sont peut-être plus nombreux et heu... » Ils baragouinaient toujours des trucs tous les deux. « Vous comprenez l'anglais ? Vous parlez notre langue ? » Elle les avait entendu parler un peu anglais mais… J'ai du rêver. « Barrons nous vite, d'autre pourraient débarquer et tu as entendu ce type, on est en danger... » Elle ne parlait même pas de l'autre qui leur tournai le dos, sans trop savoir pourquoi il était celui dont elle se méfiait le plus…

LONG TIME AGO (sur l'Arche, Cara, 19 ans.)
« Ooh un joueur ! Génial, génial ! » Sans trop savoir pourquoi, elle était excitée comme une puce à l'idée de jouer avec Harley. C'était le genre de truc con, mais qui faisait passer le temps plus vite et qui en plus, lui rendait service. « Alors oui oui, dis moi tout ! » Elle se frotta les mains, comme si elle venait de réaliser l'affaire du siècle, un immense sourire aux lèvres. Elle nota que derrière eux la porte s'entrouvrit légèrement et que le surveillant jeta un œil histoire de voir si la salle tenait toujours debout et que ses deux occupants étaient toujours vivants. Aussi étonnant que cela l'était, elle avait cette impression qu'elle pouvait s'entendre à merveille avec Harley.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mer 21 Fév - 22:42

dans le passé.
Voilà, il l'avait dit. Standall avait énoncé clairement ce que Harley voulait mais craignait d'entendre. Tout dire, tout avouer, se révéler… Tu l'avais voulu, maintenant tu l'avais Harley. Tu crevais de trouille à l'idée d'annoncer une vérité aussi titanesque et aussi intime… Mais ça ne pouvait plus durer, cette situation. Hein que ça ne pouvait plus durer ? Mais il imaginait aussi le reste : comment allait-il trouver le courage ou le bon moment d'annoncer ça à son père ? Comment allait-il pouvoir le regarder en face en lui disant « Papa, il faut que je te dise quelque chose. Je… Je suis amoureux de Varian Standall depuis des années, et nous sommes ensemble depuis cinq ans. Je n'aime pas les femmes, Papa, aucune d'elles. Je ne suis pas hétéro' comme tu le voudrais, et je ne suis pas bi comme tu pourrais l'espérer maintenant. Je ne ramènerai plus jamais de fille à la maison, Papa. Juste Standall. C'est lui que je veux, aujourd'hui, demain, et pour toujours. C'est lui que j'aime, lui que je veux embrasser, lui avec qui je veux vivre. » Son masque inexpressif perdit en éclat sous la montée d'angoisse mais il se ressaisit rapidement. « Deux semaines. » Il baissa les yeux avant de se reprendre. « On a deux semaines pour leur parler. » Sinon, toi et moi, on sait qu'on ne le fera jamais. « Et, euh… Pour Victor… Enfin, j'aimerais qu'on lui parle ensemble. » Parce que c'était le seul à t'avoir témoigné de la gentillesse, voire de la tendresse, le seul à ne pas t'avoir lancé de regard de travers, à avoir trouvé les mots justes, à avoir accueilli tes secrets d'adolescent. Le seul à t'apprécier, à te saluer, à partager des bons moments. Harley se redressa et planta brutalement un doigt dans la poitrine de son voisin. « Si tu te défiles Standall, c'est fini. » Tu pouvais parler, tu te pissais littéralement dessus à l'idée de la conversation à venir avec le paternel. Mais toi, Harley, tu le ferai. Tu le ferai parce que tu tenais à tout ça et que tu voulais t'assumer pour de bon. Avec Varian, avec un autre… Tu voulais être toi.

dans le présent.
Il fit passer rapidement les fleurs d'une main à l'autre, courbé au-dessus pour ne plus voir qu'elles. « Quatre, cinq, six… Sept... » Il éclata d'un petit rire plein d'entrain devant la mise en garde de V. En danger ! Bien sûr qu'elles étaient en danger ! Mais toi Harley, tu le savais déjà et tu te demandais pourquoi V. se donnait la peine de leur parler pour leur dire quelque chose d'aussi évident... « Hu-hu-huit, n-neuf, dix… Ah... » interloqué, il cessa de glousser pour lever un regard effrayé sur son ancien voisin. « C'est nou-nous les dangers… ? » Il était vraiment perplexe. On avait pas à les blesser si c'est ça qui t'inquiétait, V. On pouvait juste s'en aller et faire comme si ! Je pouvais même te donner des fleurs si tu voulais, ou leur donner à elles. Il fixa ses fleurs avec surprise. Peut-être d'ailleurs que cette Kimi trop grande voulait tes fleurs, Harley ? Qu'elle disparaîtrait si tu les lui donnais et que tu fermais les yeux ? Tu avais déjà eu des fausses images comme ça il y a longtemps, mais elles avaient fini par partir... Après son arrivée sur Terre… C'est là que les hallucinations l'avaient prises régulièrement. Au réveil ou au bord de l'épuisement, elles survenaient, incroyablement réalistes. Et puis elles étaient parties, le laissant dans une solitude effroyable.

dans le passé.
« Ouais c'est ça… C'est juste que tu es incapable de voir la beauté des mots. » Faussement agacé, Harley arracha le livre des mains de son voisin et le posa à côté du lit dans un soupir exagéré en portant la main à son front. « Des images ! Bonté divine, les livres maaaanquent d'images pour Varian Standall, vingt ans. » Assis en tailleur sur le lit, à quelques centimètres de son voisin, il leva les yeux au ciel. « J'imagine que tu as des courbatures suite à ton sport intensif ? » Il se payait sa tête… Mais il affichait un grand sourire. « Mais je peux te faire l'honneur de te secourir, ma princesse. » Il s'assit à califourchon sur le dos de Varian et lui embrassa furtivement la nuque. « Genre ce genre de choses… ? » murmura-t-il. C'était ces moments-là les plus beaux. Quand vous étiez juste là, à deux, à raconter des bêtises. Sans témoins, sans personne, juste lui et toi. Vous pouviez faire ce qui vous chantait, dire les pires niaiseries ou vous offrir les plus belles tendresses… Personne n'en saurait jamais rien. Il effleura le t-shirt de Varian du bout du doigt avant de le relever tranquillement.
Il embrassait tranquillement chacune des vertèbres de son petit-ami, à moitié allongé sur lui et l'esprit en feu, quand on tambourina brutalement à la porte. Harley sursauta puis posa avec un grand soupir le front sur le dos de Standall. « Putain... » Était-ce trop demander, une seule journée seuls ? Sans personne pour rentrer à l'improviste, sans Kimi, sans paternel furax, sans… Personne ? Pourtant, ils avaient choisi leur jour avec soin… Mais non. « Fuck. » Il reprit ses caresses… Mais tu étais agacé. Énervé, même. Les plus beaux moments de ta sale vie, on te les volait à chaque fois. À chaque fois. C'était comme ça que tu envisageais, sans même t'en rendre compte, de tout dire, de tout avouer. Tu n'étais pas encore prêt à l'admettre ni même à le penser… Mais l'idée faisait son chemin. Se cacher, c'était être tranquille mais c'était aussi beaucoup d'angoisse, de stress, de désillusions et de déceptions. C'était devoir mentir sur tes plus belles journées et sur ton bonheur, et c'était te cacher dés qu'on s'apprêtait à vous surprendre. On refrappa, plus fort, et Harley sursauta de nouveau. « Mais attends… C'est à ta porte de chambre qu'on frappe là ? » « Variaaaan ! »

dans le présent.
Le souffle court, il prit une résolution difficile. Sans cesser de passer une par une ses fleurs d'une main à l'autre, il marcha résolument vers Kimi. Ton cœur s'apprêtait à exploser dans ta poitrine, et tu étais à l'extrême limite de ce que tu pouvais supporter. Après, Harley, tu serais perdu, livré aux trop-pleins que tu n'avais jamais su gérer. « Un, d-deux, trois, quatre… T-tiens-argh ! » couina-t-il, sans penser une seule seconde qu'elle ne comprendrait pas ce qu'il disait. Il jeta les fleurs à Kimi comme on aurait lancé un appât à un animal féroce et répugnant et recula d'un bond avec de grands yeux stupéfaits… Avant de se cacher le visage dans sa manche. Quand c'était trop… Tu te cachais les yeux pour ne plus voir et pour disparaître. Pour ne plus voir les images bouger et rajouter à tout ce qui tourbillonnait déjà dans ta tête. Il sentait son esprit s'enrailler, bloqué, ne plus savoir quoi lui faire faire. Il détestait ça, quand il était au bord de la panique, prêt à hurler ou à s'effondrer, à ne plus savoir quoi ressentir. Il renifla avec un petit gémissement.

dans le passé trois jours avant l'arrestation de Varian.
Jenna jeta une carte au milieu de la table et Harley fixa sa propre main, peu inspiré. Tu étais loin, si loin, de ce moment de jeu… Tu savais ce que tu avais à faire, à dire. C'était le bon moment, ici, tous autour de la table. En famille. Après tout ce temps, tu avais bien dû l'admettre, Harley : Jenna n'était pas juste de passage et elle faisait partie de votre drôle de famille. « Harley, c'est à toi de jouer... » « Oui... » Comment pouvait-il le dire ? Comment amener le sujet ? Ce n'était jamais le bon moment mais… « J'ai, euh… Un truc à vous dire. Hum... » « Si c'est pour l'autre soir, Harley, ce n'est pas grave. Oublie ça. » Il se sentit rougir. Non ! Ce n'était pas pour l'autre soir, même si j'avais honte de ce qui s'y était passé. J'avais honte d'être rentré comme ça, d'avoir encore une fois été ce genre de fils. Mais ce n'était pas ça... « Euh... » « T'inquiète Harley, ça arrive même aux meilleurs de boire un truc un peu trop fort. » Le visage du garçon se ferma pour de bon. « En fait, j'avais un truc à vous avouer mais euh… C'est pas simple. Enfin je veux dire... » « Je gaaaaaaagne ! Tu disais, Harley… ? » « Rien... » Rien, ce n'était pas le bon moment, encore une fois. Il posa une carte sans entrain, sentant une goutte de sueur glisser le long de son dos. Quand est-ce que ça serait le bon moment, Harley ? Tu ne pouvais pas juste le leur dire, comme ça, vite et sans réfléchir ? Ils seraient sans doute choqués, incapables de parler, ou il penseraient que tu plaisantais… Mais ce serait dit. Ensuite vous parleriez et, euh...
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mer 21 Fév - 23:34


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
Son cœur allait exploser. Deux semaines pour tout dire. Pour arrêter de mentir à sa mère, à son père, au reste du monde qu'il connaissait. Pour enfin s'ôter des épaules le plus lourd de tous ses fardeaux, être lui. Le dire c'était enfin être honnête, jouer frac jeu, cesser de se planquer, de faire semblant de… C'était la fin de tout un tas de chose qui ne lui manquerait pas vraiment au final. Il y avait bien eu des fois où il avait trouvé cette liaison secrète excitante mais il devait bien avouer, malgré lui, que tout serait plus simple une fois les choses mises à plat. « C'est d'accord pour Victor. Et promis, je ne me défilerais pas. » Parce que tu refusais de le voir s'envoler. C'était Harley ou personne dans ta vie, point barre. Alors oui, tu avais du mal à t'imaginer le dire à ta mère. Un truc du genre « écoute maman, je vois quelqu'un. Depuis cinq ans. Et je veux que ça dure encore longtemps. Ah, et cette personne, c'est le voisin. » « Je te fais même ça dans la semaine. » D'accord, là, c'était clairement un challenge qu'il se donnait. En premier sa meilleure amie donc.


AUJOURD'HUI
« Non, les autres Harley, les autres. » Ceux qui les avaient enfermé dans ces conditions déplorables, ceux qui les traitaient comme des animaux, des corps sans âme depuis trois longues années… C'était eux les monstres ici, c'était eux les dangers pour sa sœur et Cara. « Qu'est-ce que... » De toute évidence, Cara était en plein déni (et quelque part, tu étais tellement heureux que ça se passe comme ça, elle au moins n'allait pas se raccrocher à tu en savais quel espoir débile) et entreprit d'ouvrir un dialogue. Des locaux. Ce type. Ses mots le heurtèrent de plein fouet. Comment… Oui, évidement, elle ne les voyait pas comme… « Oui nous... » L'anglais est ma langue maternelle. Je… je n'ai jamais oublié ma langue maternelle. Et puis Harley prit les devants sans cesser de compter et jeta les fleurs qu'il avait entre les mains à la figure de Kimi. « Que... » Cara écarquilla les yeux en grand et Varian pivota vers son ancien voisin, à la fois choqué et surpris de sa réaction. Que comptait-il obtenir avec ça ?   


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« Voilà, là c'est paaarfait. » Détendu, il l'était complètement. Alors certes, il n'en fallait jamais beaucoup à Varian Standall pour être détendu en la présence de son petit ami. Il faisait partis de ce genre de personne qui se détendait assez rapidement en toutes circonstances si on savait y faire. Clairement, c'était un de ses gros points faibles, mais il s'en foutait. Il se sentit frémir quand Harley déposa un nouveau baiser dans son dos et laissa échapper un petit rire de contentement. « Mmh, c'trop bon, laisse tomber, ils repasseront. » La tête toujours dans son cousin, les bras le long du corps et les yeux clos, Varian Standall pouvait passer outre cette personne pressée qui cognait à la porte. Personne ne pouvait venir interrompre ce moment de bonheur. Personne parce qu'il était beaucoup trop bien avec son copain et que… « Hein ? » Il redressa sa tête et fixa sa porte de chambre, perplexe. Une voix féminine se fit entendre. Son prénom. Une fille venait pour lui. Et ce n'était ni sa mère, ni sa sœur… Attend, quoi ? Comment… Quelqu'un n'avait pas du fermer correctement la porte de leur cabine et la première venue serait venu le faire chier ? « Oh putain... » Il se dégagea avec douceur et sauta du lit, en pétard. « Je vais la buter qui que se soit... » La hacher, la découper en rondelle, mais avant, lui faire la moral comme quoi briser de tels moments sacrés était interdit. Il ouvrit sa porte en grand, rabaissant son tee shirt dans la volée et se retrouva nez à nez avec une petite blonde menue, souriante comme jamais. « Oooh ! » « Putain t'es qui toi ?! »  


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
Kimi le vit s'avancer d'un air assuré et… Il jeta des fleurs, le tout en lui balançant quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Surprise la petite blonde recula d'un pas, laissant échapper un cri de surprise. « Recule ! » Cara était la seule des deux à avoir le courage de parler. Et ça uniquement parce qu'elle refusait d'ouvrir les yeux sur ce qu'il se passait réellement. Comment faisait-elle, elle n'en avait pas la moindre idée. Elle baissa les yeux vers les fleurs à ses pieds.  Mais du bout des doigts, elle avait attrapé l'une des fleurs lancé par Harley et la lui tendit. « M-merci ? » Elle n'avait pas la moindre idée de si il comprenait quelque chose. Après tout… Ce n'était pas mon meilleur ami ça. Pas le garçon mignon qui faisait fantasmer les filles, pas le garçon intelligent et plein de malice avec qui j'ai passé des après midi entière à bavarder de tout et de rien. Exit Varian, son frère s'était comme effacé pour ne la laisser face qu'à Harley. Te cache pas le visage comme ça Harley, j'aimerais le voir juste pour… Je sais pas, voir un regard familier qui m'a manqué pendant trois ans. Derrière elle elle sentait Cara souffler comme si elle venait de courir le marathon du siècle, attendant de voir la réaction du sois disant « local ».

LONG TIME AGO (sur l'Arche, trois jours avant l'arrestation.)
« Mais je parle, je parle depuis tout à l'heure, mais à la base, c'toi qui voulait me causer ! Je t'écoute mon cœur ! » Varian leva les yeux au plafond. Oui, il était venu il y avait exactement une heure pour le lui annoncer, mais Cara avait pris la parole, et il s'était retrouvé devant la machine à papote la plus inarrêtable de toute l'Arche. « Ouais heu... » Bon, du coup, il avait perdu le speech qu'il avait pourtant préparé la veille, pendant des heures avant de trouver le sommeil. « Tu te souviens des enquêtes débiles que tu faisais avec Harley ? » Oh, le jour où il avait appris qu'ils faisaient ça tous les deux pendant leurs heures de colle… Il avait bien ris. Mais jaune. « Han… Ouais ? » « Ouais bah voilà. J'étais bien avec quelqu'un et... » « Attend, mais ça dure depuis longtemps ton histoire ? » « Cinq ans. » « Cinq ans ! Varian ! Trop cool ! Une liaison secrèèèète ! » Cara, ne rend pas les choses plus compliquées, s'il te plaît… « Donc, tu disais ? C'est qui cette fille ? Elle est comment ? Tu me la présente ? » « C'est pas... » Pas une fille. Tu la connais déjà. En fait vous avez passé des heures ensemble à tenter de deviner qui j'me tapais en douce. Vous faites de la danse ensemble. « Oh chou ! C'est l'heure de mon cours de danse ! Je peux pas en retard ! On termine cette discussion plus tard ! » Non Cara, non e veux te le dire tout de suite… s'il te plaît… Bien. Je suppose que ce n'est pas le bon moment pour toi, hein ? Je n'aurais jamais cru que te le dire serait aussi compliqué.


Dernière édition par Varian Standall le Jeu 22 Fév - 18:55, édité 1 fois
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 22 Fév - 0:18

dans le passé.
Voilà, Harley. Tu y étais. Vous y étiez. Au pied du mur. Dans un délai de quinze jours, tu serais le gay du coin, ce sale gars qui se foutait de la gueule de tous les pédés du coin parce qu'il l'était aussi et qu'il en avait honte. Tu étais excité ? Terrifié plutôt, mais oui, il ressentait une sorte d'excitation malsaine. Comme un gros fuck à cette putain de société, en fait. Et puis il avait peur. Peur, d'être un peu plus rejeté, un peu plus mis de côté. Peur que le paternel réagisse mal, refuse, lui interdise. Peur que Jenna le fixe avec dégoût à la table du petit-déjeuner. Peur que Victor ne soit plus comme avant avec lui. Et peur que ça détruise son couple. Parce que tu n'étais toujours pas sûr que Standall tiendrait parole. Il te balançait des oui-oui à tire-larigot mais il pouvait très bien te mettre une nouvelle gifle au dernier moment. Harley se grignota les lèvres en fixant son petit-ami en silence. « Super. » Il quitta la chambranle de la porte et referma la porte au nez de Standall.
Juste derrière, il s'assit sur le sol en tremblant, pris de nausées. Il voulait cette conversation, il voulait se mettre au pied du mur et se foutre littéralement un coup de pied au cul… Mais ça ne rendait pas les choses plus faciles. « Putain que t'es con mon pauvre garçon... » gémit-il en posant son visage sur ses genoux. Il était tout seul chez lui mais il le savait : il allait se mettre à avoir peur du retour des autres. Quand son père passerait la porte, puis Jenna, il lui faudrait prendre son courage à deux mains. Ses mains trembleraient dans ses poches et il fixerait le sol avant de trouver les bons mots. Mais quels bons mots ? Il n'y avait pas de bons mots ! Il allait démolir à la hache la seule certitude que le paternel avait à son propos. Toi Maman, qu'est-ce que tu aurais dit ? Tu te serais fâchée ? Ou peut-être que tu m'aurais fait un câlin en me disant que tu voulais que je sois heureux. Peuh, c'est tellement simple d'idéaliser ce que tu ferais ou dirais, Maman… Peut-être que tu m'aurais giflé, griffé et hurlé au visage… Comment savoir ? Mais après ça, des heures après, tu aurais rassemblé ton courage pour venir m'enlacer en silence. Ses lèvres se tordirent mais aucune larme ne coula.

dans le présent.
Pourquoi est-ce qu'ils le regardaient tous comme ça ? Caché dans sa manche, il sentait leurs regards lui brûler la peau, peser sur lui comme des centaines de tonnes. Ne voulaient-ils juste pas partir et le laisser seul, avec la neige et les fleurs ? Il pourrait s'allonger et rester là, à fixer le ciel en silence. Attendre. Mais non, c'était là, tout autour de lui, trop présent, brûlant, agressif. C'était là, bien trop là, bien trop sur lui. Le cri de Cara le fit tressaillir comme un animal et il laissa échapper un petit gémissement. Tu voulais qu'ils le laissent, qu'ils te tuent, qu'ils arrêtent tout ça, qu'ils arrêtent d'être là. Et puis tu voulais hurler, crier fort comme avant pour que tout s'en aille de ton esprit en feu. Le cœur battant à une folle allure, Harley sentit des gouttes de sueur lui couler dans le cou. La voix de Kimi le figea sur place. C'était toi qu'elle remerciait ? C'était toi qu'elle regardait encore, à te fusiller un peu plus à chaque seconde ? Personne ne disait merci à Harley, Harley, et...

dans le passé.
Harley resta assis sur le lit, le visage fermé. Je te voulais toi, ici et maintenant, Standall. Je voulais t'offrir des caresses pendant des heures, embrasser ton dos que j'avais tellement voulu, caresser tes épaules, effleurer tes fesses. Je voulais rester juste contre toi, pour toujours, seuls. Et chaque fois, chaque fois, quelque chose venait se mettre en travers de nos projets. Tu n'avais pas parfois l'impression que notre couple n'était pas voué à survivre ? Que nous ne devions pas être faits pour être ensemble ? Nous n'avions jamais le droit de prendre du plaisir comme on le voulait et aussi longtemps qu'on le voulait. Standall ouvrit la porte sur une blonde aux gros seins que Harley dévisagea d'un air vide. C'était qui, cette sale pouf au grand sourire ? « Je viens t'apporter un repas, Variaan ! Je me disais que ce serait super si on mangeait ensemble… Tu te rappelles pas de... » Harley quitta la couchette de son voisin, les joues rouges, et se planta juste derrière l'épaule de son petit-ami. « Va te faire foutre. C'est sympa de nous apporter à bouffer. » Fous le camp avec tes rations de merde, sale pute.

dans le présent.
Il se courba bizarrement, les bras contre les oreilles, puis frappa sèchement la main tendue de Kimi, envoyant la fleur valser. Tu avais… C'était trop, c'était l'alarme, la fin, trop... Avec un hurlement strident, il repoussa la jeune fille une fois, deux fois, s'entrava les pieds et tomba avec elle, l'écrasant dans la neige. Le choc lui coupa la respiration dans un grand râle sonore. Paniqué, il lui lança une grande gerbe de neige dans la figure puis il s'écarta de sa meilleure amie. Tu voulais juste disparaître, te remplir les oreilles de neige pour tout arrêter, pour glacer tes pensées et tes sensations. Juste tout faire taire, tout fermer. Allongé sur le dos, l'esclave referma les doigts sur ses boucles brunes pour tirer, tirer, tirer. « Argh... »
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 22 Fév - 11:34


LONG TIME AGO (sur l'Arche une semaine avant l'arrestation)
La porte d'entrée de son voisin se referma sous son nez et il poussa un soupire léger de soulagement. Finalement... ça c'était plutôt bien passé ? Ou pas, ou pas pauvre tarte ! Il eut une envie subite de se mettre des claques. Pourquoi avait-il pris les devants et pourquoi avait-il balancé tout ça ! Certes, sur le coup, tout avait l'air d'être une très bonne idée. Et puis, il en avait conclu que c'était une évolution logique à leur couple et et... « Fais chier. » Il tourna les talons pour rentrer chez lui, à la fois agacé, pensif et tout excité par les nouveaux objectifs qu'il s'était juré d'atteindre. Kimi le retrouva en lui balançant sans doute de gentilles paroles mais il l'ignora sur le coup avant d'aller s'enfermer dans sa minuscule chambre. Il l'entendit à peine rouspéter à cause du vent qu'elle venait de se prendre et il se cala sur son lit, attrapa sa console portable qui fonctionnait encore parce que Dieu le voulait bien et l'alluma pour se changer les idées. C'était toujours le même jeu, depuis des années, mais il avait le mérite de le faire s'évader pendant des heures.


AUJOURD'HUI
Kimi le remercia et Varian, qui n'avait toujours pas quitté son ancien voisin du regard sentit que quelque chose n'allait pas. Que quelqu'un chose allait déconner d'ici peu, qu'un nouveau problème allait leur tomber dessus... Peut-être des loups... Non, pas des loups. Pas cette fois-ci, pauvre idiot. « Harley ! » Trop tard. Kimi tomba à la renverse sans avoir le temps de pousser le moindre cri de surprise, Cara hurla, Varian hurla aussi, Kimi s'écarta sur le dos, Harley l'écraser, Cara hurla encore, Varian l'imita, encore. « Stop stop ! » C'est ma sœur Harley ! Ma sœur ! Elle ne nous veut aucun mal elle... Elle veut juste comprendre quelque chose, même s'il n'y a rien à comprendre. Complètement choqué la blondinette resta étalée dans la neige les bras en croix, les yeux rivés vers le ciel. Son premier réflexe fut de se jeter sur elle mais ce fut sans compter l'autre blonde qui s'interposa, en le repoussant d'une force qu'il sous estimait. « Dégage toi ! » Varian tomba sur les fesses, choqué, surpris, avec à la fois l'envie de pleurer (d'où elle venait il n'en avait pas la moindre idée) et de hurler sur la première chose qui lui tomberait sous les mains. « Mais ils sont malades ! Malades ! Kimi, tu m'entends ?» Il riva à nouveau les yeux vers son voisin, allongé lui aussi dans la neige, en pleine crise de... De il ne savait trop quoi. Et toi tu restais là, au milieu de cette scène pathétique. Ton brillant cerveau qui réfléchissait un peu trop tu l'avais mis en pause il y avait tellement longtemps que là, tu ne savais pas quoi faire, ni comment réagir. Rien n'avait de sens. Tu voulais à la fois fuir avec Harley, revenir à Missi et oublier ça. Mais tu voulais aussi prendre ta sœur dans tes bras, lui dire à quel point tu l'aimais, et lui dire de partir loin d'ici avant qu'on appose une larme sur sa joue à elle.   


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
Un repas. Pour eux. Tous les deux. Bon sang mais... Derrière lui Harley fit irruption en l'accueillant de manière tout aussi élégante et Varian la fusilla du regard. Clairement... N'avait-elle pas juste l'impression de s'incruster au mauvais moment ? De toute foutre en l'air ? Non, bien sur que non, comment pouvait-elle savoir elle, qu'ils passaient un très bon moment ? « Oh Harley ! Tu es là aussi ! » En d'autres circonstances, il se serait affolé. Parce que Harley et lui dans la même cabine, c'était rare. Mais Harley et lui dans la même piaule ? Même le dernier des abrutis aurait compris que qu'il y avait anguille sous roche. Hors là, elle avait l'air si bête qu'il ne prit même pas la peine de s'affoler pour leur couple censé être top secret. Il avait beau se concentrer, ni le prénom, ni sa rencontre avec cette fille ne revenait. J'ai du me la faire, je vois que ça... Parce qu'après tout, elle rentrait dans ses critères mais... Normalement, je me souviens au moins du prénom, pensa t-il. « Vous faisiez quoiiii ? » « On s'touchait. » Furieux, tu l'étais tellement que c'était les premiers mots qui t'étaient venus à l'esprit. Et au moment où tu regrettas amèrement d'avoir parlé trop vite elle... « Hi hi ! Tu n'as pas perdu ton sens de l'humour Variiian ! » Il regarda Harley par dessus son épaule d'un air perplexe, agacé, dégoutté, et avec l'envie de poursuivre sa séance massage mais elle restait là. « Bah alors, on va pas rester là les garçons ! On laisse entrer Mathilde ! C'est marrant de se retrouver tous les trois ! » Marrant, il ne comprenait pas trop pourquoi. Mathilde, c'était donc son prénom et... Et il la regarda rentrer chez lui, comme ça, sans gêne. « Wow qu'est-ce que tu fou ?! » Les filles, ça ne rentraient pas dans sa chambre. Seul sa mère et sa sœur – et de temps en temps Cara – avaient se privilège. Les autres se contentaient de l'unique salle de vie de la cabine, si elles arrivaient à passer le pas de sa porte. Il la regarda refaire un peu le lit avant de poser ses fesses dessus. « Vous avez drôlement grandis dis donc depuis la dernière fois ! » Ok, la situation devenait presque gênante. Il se doutait bien qu'il devait prendre ça comme un compliment mais... Si elle pouvait ne pas parler de lui et d'Harley comme une seule et même personne en utilisant le « vous »...   


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
Le souffle coupé Kimi Standall regardait les bouts de ciel qui se découpait un par un au dessus de sa tête, le tout entremêlé de feuilles givrés et de branches aux proportions énormes. Jamais il ne l'avait repoussé. Par comme ça. Pas avec autant de violence. Son sac avait amortis sa chute, mais au prix de son dos dans lequel s'était un peu enfoncé une des nombreuses babioles qu'elle avait mis dans le sac. De la neige plein la figure elle entendit à peine la voix de Cara, celle de Varian et les bruits d'Harley, comme si le monde autour d'elle s'était subitement mis en sourdine. Cara posa les mains sur son visage pour entreprendre d'enlever la neige, la secoua, la redressa et lui tapota les épaules, les joues pour la sortir de là. « Est-ce que tu m'entends ? Kimi ? Kimi ? » Ma tête, j'ai mal à la tête... Et au ventre aussi. J'ai envie de vomir et de... Portant ses deux mains à la bouche elle éternua avant de tousser encore et encore, sentant le peu de ce qu'elle avait mangé remonter au fond de sa gorge. « Kimi tu saignes ! » « Il est... » Elle le vit enfin, s'agiter dans la neige, se torde dans tout les sens et faire des trucs... « Il fait une crise de... » De elle n'en savait rien du tout, mais l’instinct la poussa à se traîner vers son ancien meilleur ami, ignorant Cara qui semblait sur le point de pleurer et de tout envoyer valser. Elle leva sa main mais Varian lui barra le chemin, la repoussant sans aucune délicatesse. Oh, toi aussi tu ne veux pas... « Le touches pas ! » « Il... Mais... Il fait une crise je... » « Non ! Il va très bien ! C'est toi qui a fait ça ! » Je comprenais que la moitié de tes mots grand-frère, je pense pas que sur le coup, tu te sois rendu compte que tu parlais ta langue, et une autre qui m'étais étrangère. Ton visage était effrayant, comme le sien. Moi, j'avais fais ça ? Je l'avais rendu dingue comme ça, d'un simple regard , où étiez vous blessés bien avant que je n'arrive sur terre ? Elle le regarda se pencher vers Harley, sans doute essayait-il de le raisonner, de... elle n'en savait rien. Arrête de te faire du mal Harley. S'il te plaît.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« Ferme bien les yeux, ferme les bien et avance... » Il avait chopé son voisin dans le couloir avant que celui-ci ne s'échappe il ne savait trop où pour le traîner dans sa cabine. Les deux mains sur ses épaules Varian le faisait déambuler dans la minuscule cabine, en lui répétant en boucle de bien ferme les yeux, de rester calme et... « Hop, on entre... » Il referma sa porte de chambre d'un coup de pied. « On garde toujours les yeux fermés ! » Il le fit fit asseoir au bord du lit et lui posa une carton sur les genoux. T'étais juste complètement excité comme une puce, parce que tu avais réussi le coup du siècle ce matin lors de la Bourse d'Échange. « Aller, ouvre les yeux, ouvre le carton ! » Tu n'avais plus vingt ans, mais trois. Il se frottait les mains, les yeux rivés sur son copain et... je n'avais pas pu attendre ce soir ou quoi, il fallait que je te montre ça maintenant. Est-ce que tu te rendais compte ? J'avais fais une affaire terrible ce matin. Que mes parents, ma sœur ne le sachent jamais, normalement, je devrais partager tout ça avec eux, et pas avec quelqu'un d'autre mais... Il y avait tellement de chose rares auxquels ils n'avaient pas le droit. L'eau, un jour sur d'eux. L'électricité, quand les autorités le voulait bien. Les services de détente, uniquement quand ils avaient de l'argent. Même la bouffe n'échappait pas à cette règle. De temps en temps, sa mère avait ramené de vrais légumes, et de vrais fruits. Mais c'était si rare que Varian en oubliait les saveurs à chaque fois. « Bon, fait pas attention au bout de tissu, c'est un bracelet mais on s'en fou, il me l'a refilé avec le reste. Matte plutôt les fruits, ils sont énormes ! » Le Phoenicien qui lui avait vendu ses fruits n'avaient pas eu l'air de perdre grand chose – et c'était écœurant – mais toi... T'avais eu l'impression de faire l'affaire du siècle. C'était pas des fruits communs, mais plus le genre que les Phoeniciens eux-mêmes s'offraient de temps en temps, dans des circonstances exceptionnelles. « C'pour nous ! »
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 22 Fév - 15:04

dans le passé, la veille de l'arrestation de Varian, dans la matinée avec Kimi.
Il se balançait sur l'une des chaises de la cabine des Standall, les lèvres serrées. Même là, même avec Kimi qui savait pourtant déjà tout, il n'y arrivait pas. Lancer ce sujet, se mettre à nu pour de bon, définitivement, admettre des choses inadmissibles… C'était trop difficile. « Standall te l'a peut-être déjà dit mais on a décidé d'en parler. Aux autres, je veux dire. » De parler de ça, de ce secret qu'ils conservaient tant bien que mal depuis cinq ans. De cette relation dont il avait toujours honte mais dont il ne pouvait pas se passer. De cet état de fait le concernant, qui l'épuisait chaque jour un peu plus mais qui ne changerait pas. Tu l'avais espéré pourtant, Harley. Tu avais prié pour que ce soit une passade adolescente, une forme de recherche de toi-même… Sauf que non. Standall ou un autre, c'était toujours la même chose : ton cœur et ton corps n'aimaient que les partenaires masculins. Gêné, il se cacha dans la capuche de son sweat et manqua de tomber à la renverse, trahi par le maigre équilibre des deux pieds de la chaise. « Sauf que… Sauf qu'il n'y a jamais de bons moments. » Il avait une toute petite voix. Tu surchauffais de l'intérieur en même temps, Harley. Tu t'adressais à ta meilleure amie mais ça ne rendait pas le sujet moins gênant à tes yeux. D'autant qu'il n'avait pas reparlé à Varian depuis leur conversation, deux jours plus tôt.

dans le présent.
Il hurlaient tous autour de lui, rugissant dans ses oreilles… T'oppressant encore plus, comme s'ils étaient venus là pour t'appuyer sur la poitrine, te bloquer la gorge et la tête, t'empêcher de mettre le moindre ordre dans tes pensées. S'ils continuaient, tu allais exploser, te fissurer sous la pression, fondre peut-être… Peut-être que c'était ça, que tu allais te morceler en des centaines de petites choses parce que tout ce que tu avais dans la tête prenait trop de place. Ils hurlaient alors il hurla à son tour, allongé dans la neige à se tirer les cheveux.

dans le passé.
Trop sidéré pour ajouter quoi que ce soit, il la regarda entrer dans la chambre sans la moindre pudeur, complètement inconsciente de tout ce qui l'entourait. Cette fille était totalement conne, c'était la seule solution… Mais d'un autre côté, tu voyais petit à petit se dessiner un schéma, un schéma franchement désagréable. Tu l'avais déjà vu, cette fille, et tu l'avais déjà touchée. En profondeur d'ailleurs. Harley sentit ses joues s'empourprer légèrement devant les commentaires de l'intruse et refusa de regarder son voisin. Ce n'était pas possible, ce genre de scène. Juste pas possible. « Ta gueule, qu'est-ce que tu branles là d'abord ? » Après la sidération venait la colère et la frustration. Frustration que cette salope vienne gâcher un bon moment, et la colère d'imaginer ce qu'elle allait pouvoir balancer. Parce que tu te l'étais faite, cette fille. Tu te l'étais faite il y a des années, juste une fois, juste comme ça… Et qu'elle réapparaissait avec des propos dont tu ne voulais pas imaginer la réelle portée. « Ben… Je venais voir Variaan ! C'est qu'on a partagé de sacrées choses, lui et moi ! » Harley se sentit rougir un peu plus mais ne résista pas, cette fois, à l'envie de glisser un coup d’œil à son petit-ami. De sacrées choses ? Ben voyons...

dans le présent.
Son hurlement de détresse se mua en de gros sanglots qui le secouaient tout entier mais sans la moindre larme. Chaque cri autour te traversait tout entier, comme si on t'électrocutait, te donnant envie de te cacher. Tu avais frappé Kimi. Tu l'avais frappé pour qu'elle se taise, qu'elle arrête de te fixer comme ça, de te brûler la peau et de peser sur ton corps… Mais tu l'avais poussé, tu l'avais frappé. La neige jetée à son visage n'avait plus du tout la même portée qu'avec V. un peu plus tôt. Avant, ils riaient, ils jouaient et ça leur faisait plaisir. Là, c'était de la neige pour se défendre, pour la repousser et pour lui faire du mal. Il avait vraiment voulu la blesser, pour qu'elle disparaisse, qu'elle ne soit plus vraiment là, qu'elle arrête de lui faire ça…
Le visage de V. apparut juste au-dessus de lui. Avec un gémissement angoissé au milieu de ses pleurs, Harley se protégea le visage de ses mains et ferma les yeux, par réflexe. « Pa-pa-pardon… J'ai pas f-fait ex… Exprès... » Ses propos à moitié rendu incompréhensibles par les sanglots, il se recroquevilla sur lui-même, la moitié du visage plongé dans la neige. V. Allait peut-être te tuer… Mais non, parce qu'il n'avait pas le droit. Nei serait très fâchée si il te tuait pour avoir poussé une inconnue trop présente. Toujours caché, toujours secoué par ses pleurs, il gloussa. « Dé-désolé, tu-t'as pas le droit... »

dans le passé.
Tu peux me dire ce qu'on fout, Standall ? Il obtempéra tout de même, avançant lentement les yeux fermés, une main devant lui au cas où. Une porte claqua, le faisant sursauter. « Putain mais qu'est-ce qu'on branle ? » Ça l'angoissait de ne pas avoir le contrôle de la situation, et si ça n'avait pas été pour Standall, il aurait tout envoyé bouler depuis longtemps. Il tâtonna pour trouver le bord du lit et s'assit lentement, le cœur battant. En vrai, tu ne savais pas à quoi t'attendre venant de lui. Les surprises, ce n'était pas trop son style et... Un carton sur les genoux, il l'ouvrit avec perplexité et mit un moment avant de comprendre ce qu'il avait sous les yeux. « Mais c'est... » Des fruits, des vrais. Il en souleva un avec soin et l'observa en détail, la bouche entrouverte. « Mais… Tu sors ça d'où ? » Il le tendit à son voisin pour en prendre un autre et nota le petit bracelet en tissus. « Je peux le garder ? » Pas le fruit, le bracelet. C'était le genre de truc qu'on nouait une fois et qui ne nous quittait plus ensuite. Un souvenir éternel, jusqu'à ce qu'il tombe. Et toi Harley, tu aimais bien ce genre de petit symbole, qui restait avec toi pour toujours mais que personne ne questionnerait. « Et, euh... » Plutôt que les mots, il choisit d'embrasser son voisin avec tendresse, un fruit à la main, le bracelet dans l'autre.
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 22 Fév - 16:07


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation de Varian, Kimi)
Oui, son frère le lui en avait touché un mot, très rapidement, avant de partir elle ne savait trop où. Clairement la question l'avait mis mal à l'aise. Mais là-dessus elle devait bien l'avouer, elle était fière de leur décision. Au fond ce n'était pas que pour eux, mais aussi pour elle. Elle aussi mentait à tous le monde depuis cinq ans, privilégiant l'amour de son frère et l'amitié de Harley à tout le reste. Elle aussi en avait pondu des excuses pas toujours terribles pour leur permettre de vivre leur histoire plus ou moins sereinement. « Viens là. » Elle s'était levée pour le prendre dans ses bras, les larmes aux yeux. C'était sans doute sur le coup de l'émotion, ou parce qu'il avait pris son courage à deux mains pour le lui dire, ou peut-être parce qu'elle était juste à fleur de peau ces jours-ci mais... « Si tu veux, je peux t'aider. Tu sais que je ferais tout pour mon meilleur ami, hein ? » Je t'aime tellement tu le sais ça Harley ? Je veux juste que pour une fois les choses soient simples et biens pour toi, voilà. Elle le serra un peu plus fort dans ses bras et plongea son regard dans le sien. « Et lui, il sait ? Peut-être que si vous faisiez ça tous les deux, les choses seraient plus simples ? »


AUJOURD'HUI
« Je sais, je sais... » Il avait repoussé sa sœur. Il l'avait repoussé ! Alors que pendant tant d'année il avait rêvé de la retrouver pour la prendre dans ses bras. « Pas de le droit de quoi ? » Tu chuchotais, comme pour pas qu'elles entendent, comme si elles pouvaient subitement se mettre à comprendre la langue que vous parliez. Tu avais l'air de quoi, hein ? Tu avais l'air de quoi à l regarder comme un bébé que l'on cherchait à calmer par tous les moyens, à jeter des regards à la fois agacé, plein de tristesse et de colère à ta propre sœur et à Cara qui se lamentait toujours dans soin coin ? « Ca-calme toi... calme toi ! » Tu avais visiblement mis de côté l'idée de prendre tes distances avec lui. C'était sûrement du à ce moment d'égarement de tout à l'heure. Et puis elles, que pensaient-elle ? Il ne pouvait pas, et ne voulait pas, se mettre à leur place. Il n'imaginait pas pas, à aucun moment, ce qu'elles devaient se dire.    


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« De sacr... » Il nota le regard que lui lança Harley, sentant dans le même temps ses joues prendre cette teinte cramoisie qu'il avait en horreur. Elle devait s'être fait des idées seule dans son coin, parce qu'il n'avait aucun souvenir d'elle. Aucun. Il la chopa par les épaules pour la dégager de son lit et entreprit de la pousser vers la sortie. T'avais pas encore fais le lien entre vous trois, mais cela ne saurait tarder. « Ouais ben chui pas dispo pour remettre ça là tu vois ?! » Pas dispo, pour toute une vie d'ailleurs. « Je suis trèèèès occupé avec Harley, et donc tu - » « Ha ha amusons nous tous les trois ! » Elle devait se foutre de sa gueule. Ou avoir avalé un truc qui la faisait délirer ce n'était pas possible d'être comme ça sinon et puis... « Après tout avec lui aussi hi hi ! » Et elle disait ça comme ça, sans la moindre gêne, remontant ses bretelles de soutient gorge au passage et... Varian détourna le regard pour le planter dans celui de son petit ami. Sa bouche se tordit un peu involontairement, dégoutté. Que tu... avec... oh non mais... c'est pas... on a... avec la même fille ? « Vraiment ? » Il l'avait lâché, comme s'il s'agissait d'un vulgaire linge sale et avait reculé de quelque pas pour mieux la jauger. Mathilde se baissa pour ramasser ses rations qui étaient tombées par terre et les posa sur le seul meuble de la chambre, à savoir le bureau. Maintenant il avait des images terribles en tête, le genre qu'il aurait aimé ne jamais avoir et... Mais en même temps, ce n'était pas siii anodin, hein ? Alors certes, tu avais toujours fais attention à ce que tes coup d'un soir n'aient pas échoué chez le voisin avant toi mais... Tu pouvais pas décider de ce qu'elle allait faire après. 


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
Elle sentit Cara prendre son sac et l'enfiler sur une de ses épaules. Que... qu'est-ce que tu fais Cara ? Qu'est-ce que... La grande blonde la chopa par le bras et la souleva comme un vulgaire sac à patate. Elle fuyait. Elle voulait profiter de ce moment pour fuir. Fuir comme la lâche bête et inutile qu'elle était. « Lâche moi ! Pose moi Cara ! » Kimi avait beau être un poids plume, les coups qu'elle donna stoppèrent Cara dans ces gestes. On doit y aller, qu'elle beuglait. On doit se barrer avant qu'ils ne nous attrape ! « Ouvre les yeux ! Ouvre les yeux idiote ! » Kimi avait retrouvé sa voix, et une énergie qui ne lui était pas vraiment familière. « Pose moi ! C'est mon frère pose moi ! » C'est ma famille Cara, tu comprends pas, ma famille ! Je dois les ramener avec nous je dois... je dois comprendre qui leur a infligé ça, pourquoi Harley en m'a pas reconnu pourquoi... Son frère n'eut pas un seul regard vers elle. Et Cara continua de marcher tant bien que mal, traînant avec elle une gamine de dix neuf ans complètement enragée. Elle hurla le prénom de son frère à plusieurs reprises. On t'avait déjà enlevé une fois à moi grand -frère, pas deux. « Ton frère est mort, tous le monde est mort Kimi ! » Tu te plaisais  penser ça, hein Cara ? Pourquoi tu pensais ça ? Est-ce que tu étais vraiment aussi bête que tu aimais t'en donner l'air ?  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« De la Bourse à Échanges, de ce matin. » Il hocha de la tête en réponse à sa question. « Ouais, vas-y stu veux, j'en ferais rien... » Les bracelets comme ça c'était pas vraiment son genre à vrai dire. Tu étais content Harley ? Parce que moi je l'étais, clairement. « J'espère qu'on est pas allergique au moins à ces trucs... » rigola t-il doucement. C'était une éventualité, certes, mais infime. Les gens avaient très très peu d'allergies sur l'Arche. Tu avais choisis de répondre à son baiser avec douceur, une main sur sa nuque et l'autre sur son avant-bras. C'était pour vous que tu avais fais ça, n'est-ce pas Varian, pas pour lui, pas pour toi, mais pour un vous que tu voulais voir durer encore une éternité. Tu avais toujours été une quiche pour le surprendre, mais aujourd'hui il fallait croire que tu avais réussi. Tu lui planta un petit baiser furtif sur la joue, laissant échapper au passage un  rire un peu niai. « Tiens, j'te le mets. À gauche. » Il s'était sentit obligé de le préciser avant de nouer le bout de tissus autour du poignet de son petit copain. « Voilà monsieur ! On goûte un de ces trucs ? » Il n'avait même pas leur nom en tête. La main dHarley toujours dans les siennes, il dévorait des yeux ce dont l'Arche les privait depuis si longtemps.
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