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a million dreams are keeping me awake (harley)

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Varian Standall


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mer 11 Avr - 23:36


AUJOURD'HUI
Aya lui lâcha la joue en lui flanquant un dernier coup sur le nez et elle se tourna en souriant vers son double démoniaque blond. Les voilà qu'elles repartaient, qu'elles parlaient comme si les deux esclaves n'étaient plus là... Mais d'un autre côté, ils n'étaient pas là. Ils n'étaient que de simples animaux ici, et les animaux, ça n'avait pas voix au chapitre, et on parlait devant eux sans se soucier de rien. Il passa une main sur ses yeux dans l'espoir d'arrêter ses larmes de couler et riva ses yeux vers le sol. Il n'en pouvait plus de craquer comme ça mais... Il était épuisé. Juste épuisé de subir cette comédie. Nei s'avança pour flanquer un coup de pieds bien placé à Harley qui s'écroula par terre et Varian détourna le regard. Aya  lâcha un petit rire, visiblement ravie de tout ce à quoi elle assistait ce soir. Ah ça, ça devait bien lui remonter le moral. Bon sang ce qu'elle devait s'amuser ! C'était tout ce qu'elle aimait. Il la regarda pourtant, attendant qu'elle confirme l'ordre de son ami, par réflexe. « Fais ce que dis Nei, le moche. » Non, non il ne voulait pas. Et puis de toute façon à quoi bon ? Il buvait les paroles de cette fille. Aucune chance de lui faire comprendre que tout était faux. Et pourtant, elle lui demandait de répéter ce qu'il lui avait dis, enfin, supposément. « Oui. » Première question, c'était sa première réponse.  « Le marché illégal, je dirais non. L'idée venait de Harley. C'est pas abject. Je voulais une meilleure vie. » Il avait dit des trucs comme ça. Et après... Ah, oui. « Il était pas bête et... » Il se concentra deux secondes de plus en poursuivant son effort de mémoire. « Est-ce que j'étais moins laid avant Harley ? » Voilà. Elle voulait qu'il répète ? Il répétait. Bêtement. Peut-être trop bêtement parce que Aya – qui n'avait rien suivit, rien comprit – fronça les sourcils, consciente que quelque chose n'allait pas dans ces phrases qui semblaient balancés au hasard. « J'ai tout bon ? » C'était peut-être les mots de trop, parce qu'elle lui colla la gifle du siècle, assez fort pour qu'il tombe sur les fesses.     


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
Il regarda son voisin galérer avec son vieux tandis que sa vieille  lui se prenait le jet d'eau en pleine poire sans rien dire. Sans doute avait-elle oublié son dentier ou un truc du genre, mais elle se contentait de bouger mollement pour se frotter comme une grand tandis que Varian l'arrosait d'eau tiède un peu ai hasard. « Oh bah alors ! » Il rigolait bien intérieurement – même si une autre partie de lui était complètement dégoutté par la situation dans son ensemble – quand Harley tomba, le vieux avec lui. Varian lâcha son jet avant de se précipiter sur son voisin à moitié écrasé. « Merde ! Est-ce que ça va ? » Il se pencha vers eux et tendit une main au vieux pour l'aider à se redresser. « Monsieur ? » Eurk, il ne voulait pas le toucher... Il coula un regard en coin à son voisin. Bon, et toi, ça va ? Il y avait pensé plus d'une fois mais... c'était décidé : il ne voulait pas finir comme ça. Il allait tout faire pour vivre mieux, et cela, le plus longtemps possible. Il refusait de finir comme la vieille à moitié muette, maigre comme un clou avec des rides partout. Il refusait de finir comme ce vieux, vieux, peinant à parler, les joues toutes creuses avec une santé qui se faisait la malle. « Tu peux te relever ? » Il se décida à adresser un mot gentil à son voisin sans doute tout aussi mal à l'aise que lui.        


AUJOURD'HUI
Elle n'avait pas tout compris mais... Elle le connaissait depuis suffisamment longtemps pour savoir qu'il venait de faire un gros effort pour une fois de plus contourner les ordres et de se moquer d'elle. « C'était pas ça qu'elle te demandait ! » Elle le regarda se frotter la joue à moitié sonné et en remit une couche. S'il n'y avait que les baffes pour le réveiller... Tant pis, les joues rouges, ça venaient aussi avec le froid, sa mère ne verrait pas la différence. « E-elle m'a dit de dire ce que... » « Ce que tu lui avais dis ! » « J'ai f-fais ça ! » Elle pivota pour lancer un regard exaspéré à son amie. Tu étais déréglé aussi Varian ? C'était Harley qui te faisais cet effet ? Tu ne voulais pas lui dire des trucs méchants, c'est ça ? Tu ne voulais pas être honnête avec lui ? Tu sais, je me foutais de ce que vous aviez partagé autrefois. C'était sale, et loin de chez moi, dans une autre vie où vous étiez peut-être les rois du monde mais... Je m'en moquais. Aujourd'hui tu te devais d'obéir à Nei d'être gentil et de faire ce qu'elle te demandait, sans broncher, et de ne pas te moquer d'elle.      


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
« Alors je t'aurais pour moi tout seul. » Tant mieux, c'est ce que je veux de toute façon. Un autre petit ami aurait sans doute balancé un truc du genre "ne dis pas ça, les gens t'aiment Harley, ne soit pas pessimiste !" mais pas Varian. Les autres ne savaient juste pas ce qu'ils rataient, point barre. « J'étais en colère... » souffla t-il à voix basse. Vraiment, et bordel, tu es le mieux placé pour savoir que je ne m'emporte pas souvent. Voir jamais. Je garde tout pour moi normalement c'est tout le roi des petites crises en tout genre. « Et j'm'en veux, j'aurais pas dû. » Pour une centaines de raisons que je n'ai pas le courage d'énumérer maintenant. Il soupira et passa une main dans les cheveux brun de Harley. Je vais devoir te le dire combien fois que je m'en veux terriblement Harley, hein ? « Et toi tu m'as pris au mot. » C'était plus des insultes qu'autre chose, mais c'était à croire que tu avais décidé de sauter sur l'occasion, hein ? Je n'allais pas te sortir que ce n'était pas grave, que tout étais pardonné, que j'allais passer au dessus de tout ça : parce que ce n'était pas vrai. J'étais toujours malade de jalousie, je t'en voulais à mort mais... Mais voilà il y avait tout le reste de mes sentiments qui contrastait avec ça. J'allais pas l'oublier de si tôt ça, crois moi.


AUJOURD'HUI
Toujours à terre il regardait Aya, comprenant qu'il avait fais le pas de trop ce soir. Qu'elle allait le claquer encore et encore jusqu'à qu'il remette tout seul, comme un grand les choses en ordre. Mais... Elle avait raison sur un point : il ne voulait pas dire tout ça. Savoir Harley mort ? Il le savait, il aurait été détruit. Alors le vouloir mort... C'était insensé. Il le savait. Enfin l'ancien Harley le savait. Lui... Lui c'était une autre histoire, il n'en savait rien. Il avait le cerveau embrouillé, tout comme lui en cet instant. Je ne voulais pas le voir mort, jamais. Ce garçon il avait été ma vie pendant cinq ans. Le centre de mon univers tout entier, supplantant ma sœur et ma mère, c'est dire. Peu importe son état actuel je... aujourd'hui, ce soir et après tout ce que je venais de voir et d'entendre, j'avais la certitude que je ne voulais pas le voir mort.
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Harley Weise


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 12 Avr - 22:41

dans le présent.
Harley posa le front sur le sol et ferma les yeux en essayant de contrôler les tremblements qui l'agitaient tout entier. Il était dans une position bizarre, à genou, la tête posée par terre, mais il n'avait plus envie de voir. Il ne voulait plus voir ni Varian ni les deux maîtresses, ni voir leurs regards, ni même offrir une quelconque zone sensible à maltraiter. Il n'avait plus non plus envie d'entendre ce qui se disait, d'une part parce qu'il ne comprenait plus rien et qu'il avait trop de mal à suivre, ensuite parce qu'il était épuisé des efforts faits toutes la journée. Les heures passées dehors en compagnie de Varian-V. avaient été déjà éprouvantes, le jeu avec Aya dehors avait mis ses nerfs à rude épreuve… Et maintenant, il y avait des enjeux trop grands pour lui, et des mots qui faisaient trop mal. Et pourtant, je pleurais pas. Je sentais que quelque part au fond de moi, j'en avais bien envie mais… Les yeux restaient tout sec. Du fin-fond de son exil mental, il entendit la voix de son ancien voisin. Mais tu disais des trucs sans le moindre sens. C'était… Je comprenais plus rien, ni pourquoi tu disais des choses sur moi mais à Nei, ni pourquoi maintenant tu balançais des phrases aléatoire. J'avais encore raté un bout de conversation ? Ou alors il y avait d'autres choses cachées dans les mots mais je ne voyais pas ? Harley tourna juste assez la tête pour glisser un coup d’œil désespéré à Varian. Pourquoi tu disais ça ? Nei voulait que tu sois méchant et que je l'entende. Tu avais pas compris, Varian-V. ? C'était ça qu'elle voulait, pour être sûre que je l'entende de mes propres oreilles. Elle savait que je serai triste. Le monologue improbable de l'autre esclave se termina sur une question toute aussi improbable, mais que Harley supposa lui être destiné. Oui, tu l'étais, parce qu'avant tu étais beau. Maintenant, tu étais moche Varian, avec ton visage tout maigre, tes manteaux trop gros qui rendaient ta tête toute petite, et ton nez cassé. Moi je te trouvais moche parce que j'avais encore l'image de toi avant dans ma tête. Le temps qu'il réfléchisse à la question, les deux filles l'avaient déjà pris de vitesse. Il regarda la scène se dérouler depuis le sol, impuissant et fatigué. Une gifle partit et Harley referma les yeux, tétanisé sur le sol. Il n'y avait aucune entraide dans ces moments-là, aucune solidarité inter-esclaves. Il ne s'attrista même pas sur le sort de son « ami », trop heureux de ne pas être celui qui se faisait tapé et trop désireux de se faire oublier. Lâchant son entre-jambe humide, il se plaqua les mains sur les oreilles. On se faisait taper quand on était méchant, Varian, tu savais pas ? Quand on voulait jouer au fort, on était puni… Et c'était normal, parce qu'on était pas fort. Moi j'étais pas fort, et toi non plus. Nous, on était juste bêtes et juste là pour faire ce que disaient les ordres, pour être sages et gentils. Les maîtres, ils aimaient bien quand on était gentil... Et Varian ne l'était pas. En soit, ça coulait de source : il méritait a punition.

dans le passé.
La tête de Harley claqua fortement sur le sol, lui faisant voix trente-six chandelles. Le vieux s'écrasa lourdement sur lui et lui écrasa sauvagement la poitrine. Un râle général lui échappa, à l'un comme à l'autre, puis le papy se mit à piauler sauvagement. L'adolescent grimaça de douleur et essaya de le repousser mais c'était juste un poids mort sur lui, un gros et vieux et puant poids mort qui se mit à gesticuler. « Aïe, aïïïe, arrêtez… de bouger… ! » « Petit con, s-sale pet-pe… Petit c-con ! » Putain, c'était dégueulasse, c'était lourd, c'était... Son voisin fit irruption dans son champ de vision et tendit une main au vieux. « À ton avis ! » couina Harley d'une voix aiguë, rageur mais soulagé de voir ce putain de mec se rendre utile. « Ouuuh... » Il porta une main à son crâne endolori et ferma les yeux en serrant les dents. « Putain l'enculé... » Le vieux se remit à piailler d'indignation, toujours assis à côté de lui.

Furieux, Harley finit par se relever, les joues cramoisies de colère. « Aide-moi à le foutre dans cette putain de chaise, là. » Des ordres ou autre, il s'en foutait là tout de suite, il n'avait qu'une envie : cramer papy dans la douche. « P-petit emmerdeur… ! » « Fermez-la, fermez-la ou... » Je vous fais la peau, sale merde ridée. Il l'attrapa par un bras et par le col sans la moindre délicatesse et tira de toutes ses forces.

dans le présent.
Nei inspira profondément en regardant Aya gifler son esclave une puis deux fois. Il jouait le malin, il jouait l'innocent… Mais elle savait qu'il avait très bien compris ce qu'elle avait voulu dire. Et elle savait aussi qu'il savait qu'elle savait. Au moins, tu es distrayant, Varian. Je ne risque pas d'avoir ce genre de jeux d'esprit avec Harley… Encore que, quand ça lui prend, il est doué pour comprendre ce qu'il a envie et se glisser dans les mailles du filet. Mais lui, elle en avait l'habitude et il avait tellement été puni qu'il ne s'y risquait plus trop. Ou qu'il n'y pensait plus, elle ne savait pas. La jeune fille s'approcha de l'esclave assis par terre et mit les poings sur ses hanches dans un grand geste théâtral. « Ah là là, Varian… Je crois que tu n'as pas compris. Je voulais juste te laisser une chance de dire la vérité toi-même, de raconter à Harley tout ce qu'on s'était dit… Mais si tu veux, je peux le faire moi-même ! Si tu n'oses pas, je peux tout lui dire, tout en détail. Tu préfères que ce soit moi qui parle, Varian ? »

Il n'écoutait plus vraiment ce qui se disait, juste concentré sur le moment où il y aurait un blanc pour qu'il puisse répondre. Répondre, c'était son nouvel objectif : on lui avait posé une question, il fallait qu'il réponde ! Il devait toujours répondre quand les maîtres posaient des questions, et Varian… Il serait peut-être fâché s'il ne disait rien. La voix de Nei s'interrompit une brève seconde et Harley sauta sur l'occasion. « A-avant… Avant, tu… T-t'étais… Moins m-m… Moins m-mo… Moins l-laid. » souffla-t-il d'une voix atone.

Nei se détourna un instant de Varian pour glisser un coup d’œil à Harley, perplexe. Hein ? Elle était déjà passée à autre chose, elle, elle avait oublié la question de Varian et ce pourquoi Harley répondait ça. Mais peu importe, elle sauta sur l'occasion. Esquissant un drôle de pas dansé en direction de son esclave, elle lui ébouriffa les cheveux d'une caresse sur la tête et adressa un sourire resplendissant à Varian. « Tu vois, Varian ? Harley te montre l'exemple ! C'est bien, Harley, c'est bien ! » Elle tira sur sa tignasse pour lui relever de force la tête et lui colla un bisou sur la joue. « C'est bien ! » L'esclave grimaça un sourire. J'aimais quand tu souriais. Tu étais tout fier, hein ? Tout fier que je sois contente de toi ? C'est bien, Harley. Elle lui tapota la tête et revint vers Aya.

dans le passé.
Àvec un temps de retard, Harley gloussa dans le creux du torse de son voisin. « Sympa. » Moi aussi, j'avais envie de t'avoir pour moi tout seul, sans avoir à te partager avec qui que ce soit. Je voulais que tu ne sois qu'à moi, pour toujours, et que tu n'aimes que moi. Je voulais être au centre de tes pensées et de tes gestes, tout le temps, que tu me prennes comme j'étais sans râler. J'avais envie d'être parfait juste pour toi, que tu aimes tout, que tu prennes tout… Mais on avait déjà tout faux, non ? La suite effaça son sourire. Oh non, pas ça maintenant… J'avais juste envie de dormir, de me laisser aller pour ne pas te dégueuler dessus. Pas de scène... Vaguement, il se posa la question de savoir si le garde ne lui avait pas trop tapé sur la caboche. « Oui, et a-alors ? T'es le roi des conseils et des o-ordres, non ? » marmonna-t-il avec amertume. Ouais, je t'avais pris au mot. Qu'on se dispute… Je ne sais pas, on en avait l'habitude. Mais que tu me foutes dehors, avec des sous-entendus pareils, ça m'avait vraiment touché. Vraiment. Fort. Ça l'avait mis hors de lui autant que ça l'avait attristé. Parce que c'était vraiment ce que tu pensais de moi, Standall ? C'était l'image que tu te faisais de moi ? Alors d'accord, j'allais y coller. Enfin c'était ce que je m'étais dit. Alors quoi, ça t'avait vexé ?


Dernière édition par Harley Weise le Jeu 12 Avr - 23:34, édité 1 fois
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 12 Avr - 23:24


AUJOURD'HUI
« Aller, réponds ! T'es pas encore sourd, si ? » Non non il n'était pas sourd mais... Elle voulait quoi au juste ? Qu'il raconte des bêtises ? Il pouvait mentir, il savait mentir. Mais... Pas sur ça. Il leva les yeux vers la brunette qui le regardait toujours avec cet air impérieux. Il voulait rentrer, ne plus être là, mais sur sa couchette, par terre, roulé en boule et broyer du noir. Il voulait juste être seul, dans le froid, dans le silence le plus total sans rien faire du tout. Il ne voulait plus des regards mauvais de Nei, ni des coups d'Aya. Plus pour aujourd'hui. Il voulait repenser au visage de sa sœur, à celui de Cara... Harley lui répondit, avec un temps de retard. D'ailleurs il fut un peu surpris, car s'il lui avait tout de même posé une question, il n'attendait pas vraiment de réponse. C'était plus pour faire plaisir à Nei, respecter ses ordres. Merci heu... c'est gentil je présume ? Un léger coup dans les côtes lui rappela qu'Aya attendait toujours une réaction. « Oui. » répondit-il enfin à Nei. Parles lui, de toute façon ce que je vais baragouiner ne te conviendra jamais. Alors fais toi plaisir. Vas y, fou tout en l'air, visiblement, il n'y a que ça qui te botte dans la vie.

Aya soupira, soulagé de le voir enfin obtempérer. Elle se tourna vers Nei, un air un peu crispé sur le visage. Elle n'avait pas tout compris à ce qui venait d'arriver et... Elle n'aimait pas. « Tu me diras aussi Nei ? » lui chuchota t-elle à l'oreille pour que l'échange reste entre elles. Parce qu'il était hors de question qu'elle sache des choses qu'elle les ignorait. Elle savait de Varian ce qu'elle avait eu envie de savoir, et jamais trop rien de plus. Parce que sa vie d'avant... elle l'avait certes intrigué, au début, mais elle avait vite trouvé plus amusant de lui taper dessus. C'était sa mère qui sondait les gens mieux que personne, elle devait tout savoir. Mais Aya n'avait jamais rien demandé. Alors si Nei savait des choses...      


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
« Ça va, ça va, j'aide ! » Enfin il aidait autant qu'il le pouvait. Je ne sais pas si tu as remarqué Harley, mais je ne suis pas ce qu'on appelle un type très musclé... Pourtant il se fit violence et – en regardant au plafond pour que son regard ne croise rien de choquant – il tira le pauvre homme pour essayer de l'asseoir sur sa chaise. Il pesait une tonne. Pas littéralement mais... Disons que Varian entendit son dos craquer étrangement et se demanda si le poids de cet homme n'en fut pas la cause. « On se calme Harley ! » Il ne manquait plus qu'il étripe le vieux qu'on lui avait confié. Quelques mètres plus loin il entendit sa mamie gémir dans sa douche. « … Merde ! » Il lâcha le vieux (de toute façon arrivé presque à destination) et éteignit l'eau qu'il avait laissé couler. « Pardon madame, pardon ! » Varian se confondait en excuse devant une vieille à poil qui ruminait à moitié avec sa petite voix faible. Il lui balança la serviette qu'elle demandait et alors qu'elle demandait un peu d'aide pour s'essuyer le dos, il reporta son attention sur son voisin et son vieux. « Je bosserais jamais dans ce service. » La petite vieille s'étouffa à moitié.         


AUJOURD'HUI
Qu'est-ce qu'elle lui murmurait à l'oreille encore ? Une idée malsaine ? Un remarque qu'il ne pouvait pas entendre ? Tu le savais qu'elle en rêvais depuis un baille. De te voir voir chialer comme ça devant elle, le cul par terre, les joues rouges, à te demander pourquoi le ciel s’acharnait sur ta personne. Tu le savais parce que ça se lisait dans ces gestes, dans son regard. C'était comme si elle vidait son sac, mais aussi trois ans de frustration où elle ne t'avait fais découvrir qu'un avant goût de ce dont elle était capable. Alors c'était ça ? maintenant qu'elle avait retrouvé sa grande amie, elles allaient s'y mettre à deux ? Profitant de la voir éloigné de quelques pas il se releva, les jambes toujours tremblantes. Tu pouvais le faire. Tu pouvais sécher tes larmes et... Passer à autre chose. Tu pouvais les affronter, tu... Non. Bien que sûr que non tu ne pouvais pas. Ni toi, ni Harley. Tu avais envie de l'aider à se relever mais tu ne pouvais pas, pas sous leurs yeux à elles. Tu avais envie de remonter le temps, juste pour revivre ce moment où vous n'étiez que tous les deux. Il allait rester comme l'un de tes plus beaux souvenirs sur terre celui là, celui où tu avais souris franchement, où tu avais eu envie de rester avec lui sans avoir envie de fuir ou de l'ignorer...

LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
« C'était plus des... insultes. Des phrases jetées en l'air Harley... » Le roi des conseils et des ordres. Bon sang. Tu suivais bien que ceux qui t'allaient, hein ? « J'avais pas envie que tu le fasses – il agita sa main vers le plafond avant de la laisser retomber lourdement sur le matelas – tout ça. » Il fallait que je te le dise que je n'avais pas aimé ? Que oui, j'avais été au bord de l'explosion la première fois que je t'ai vu l'embrasser sous mes yeux ? Que j'avais été jaloux – et que je l'étais toujours actuellement – comme jamais ? Les yeux rivés sur le plafond de la chambre, il avait sentit son cœur s'emballer un coup en y repensant. Il s'emballait pour un rien, mais surtout, à chaque fois que je me rendais compte que j'étais jaloux dès que ça te concernait. Tu sais à quel point j'ai horreur d'être comme ça ? « Je veux que ça soit juste moi. » Moi et pas un autre garçon. Je ne veux – et en peux pas – te voir avec un autre garçon. Jamais. Si d'aventure tu t'avises de recommencer je ne sais pas jusqu'où je pourrais aller. Mais tu ne le feras pas, hein ?  On se déteste autant qu'on s'aime, alors on va rester que tout les deux ? « Parce que je tiens à toi. »
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Harley Weise


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Inclement Earth

MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 13 Avr - 0:23

dans le présent.
Il se sentait tout fier… Et il se sentait malade de se sentir tout fier. En dépit de tout, j'aimais bien quand Nei me caressait parce que ça voulait dire qu'elle était contente. Et j'aimais bien quand elle était contente. Mais malgré ça, même s'il n'avait pas écouté la conversation, il ressentit une pointe de culpabilité. À genou par terre, caché derrière ses cheveux ébouriffé, il coula des regards perdus à droite et à gauche, cherchant à comprendre ce qu'il devait faire. Rien sans doute. Nei ne lui avait pas donné d'ordre, lui disant juste que c'était bien… J'avais fait quelque chose de bien, mais quoi…? Dans un très vieux tic, il commença à se ronger les ongles. Si Varian-V. était un menteur, alors il ne pouvait pas croire ce qu'il lui disait. Nei par contre ne mentait jamais, elle le lui avait dit. Et Aya… Il s'en fichait un peu d'elle, tant que sa maîtresse à lui était là et qu'il n'avait pas à suivre ses ordres. Harley se trémoussa en tirant sur son pantalon mouillé.

Elle l'aurait giflé. Franchement, elle en rêvait. Frapper Varian, encore et encore, trouver d'autres idées jusqu'à le faire hurler de douleur, jusqu'à ce qu'il demande grâce et qu'il se soumette. Qu'il obtempère bêtement à tout ce qu'un être supérieur lui dirait de faire, qu'il aille jusqu'à faire mal à l'autre dégueulasse. Elle avait compris qu'ils tenaient l'un à l'autre mais à ce point… Quelque chose la dépassait, et elle détestait ça. Sans quitter son grand jeu théâtral, elle soupira fortement et secoua la tête d'un air faussement peiné. « D'accord Varian, comme tu veux. Franchement, je ne comprends pas pourquoi tu refuses. » Là, elle était sincère : elle ne comprenait pas. Pourquoi ? Ce n'était que des mots ! Des mots que je n'étais pas même pas sûre que Harley écoute en plus. Tu n'avais pas envie de jouer, Varian ? D'être un salaud avec lui ? Il était drôle quand il était triste et fâché, tu sais, vraiment. Et puis peut-être qu'il répondrait, et là ce serait encore plus fun. Mais non, tu voulais jouer les garçons au grand cœur. Elle pivota vers Aya. « Ouais, je te raconterai ça au plus vite, t'inquiète. » Il n'y avait pas grand-chose à raconter en soit puisqu'elle en avait inventé les trois quarts… Mais elle avait deux options : soit elle mentait en inventant des choses que Varian aurait pu dire, soit elle lui exposait son plan, qu'elle voyait comme une grande blague amusante. Que Varian et Harley puissent souffrir pour de vrai… Disons qu'elle savait que ça les peinait puisque Varian avait pleuré, et que Harley avait ce regard vide qu'il prenait quand c'était trop pour lui, mais elle n'imaginait pas qu'ils puissent vraiment ressentir, comme elle.

dans le passé.
Harley pestait toujours entre ses dents quand l'autre vieille gémit dans son coin. Varian lâcha un juron et délaissa brutalement super-papy pour se jeter vers sa propre octogénaire… Harley bascula en avant sous le poids de l'énorme vieux, lui tombant à moitié sur les genoux. « Mais putain ! » Par chance… Le vioc était retombé sur le fauteuil roulant. « Tu es vraiment con ! » Oubliée sa gêne de ces dernières semaines, il était trop en colère pour penser à bégayer. Le visage fermé, il poussa la chaise roulante jusqu'à la seconde cabine de douche et alluma brutalement l'eau, balançant un jet bouillant sur le grand-père qui hulula de douleur. « Moi non plus ! » s'exclama l'adolescent avec humeur en regardant avec une joie mauvaise la peau ridée virer au cramoisie. « M-mais c'est br-brûlant ! » « C'est pour la circulation. » Il aspergea la tronche du vieux – qu'il n'avait pas déshabillé, chose dont il se rendit compte trop tard. « Aah ! » Putain mais il allait faire chier jusqu'au bout celui-là... Harley tourna la molette de la douche sur dix degrés. « C'est mieux ?! »

dans le présent.
Nei réfléchissait encore à ce qu'elle pourrait dire ou faire quand la porte d'entrée s'ouvrit de nouveau… sur son père. L'homme entra, plusieurs petites proies jetées sur son épaule, et balaya la pièce du regard avec perplexité. Derrière ses tatouages et ses cheveux longs coiffés à la sauvage, il devait même être charmant mais l'effet était gâché. Ses yeux se posèrent alternativement sur les deux filles puis sur Varian et enfin Harley. Il marcha vers son esclave à grands pas et lui fila deux légers coups de pieds pour le relever. « Dégage, dégage dehors toi ! » Harley débarrassa prestement le plancher en trébuchant, se jetant vers la porte de derrière pour disparaître dehors. « Je t'ai déjà dit, Nei, qu'il restait dehors quand il était sale ! » Nei réprima un mouvement d'humeur. « Oui, pardon Papa... » marmonna-t-elle d'une voix douce. « Bonjour Aya, comment vas-tu ? » reprit le père en balançant la ribambelle de carcasses sur un crochet au mur. « Tu veux rester manger et dormir ? Il fait mauvais dehors, je ne voudrais pas que tu ressortes maintenant. » Il glissa un coup d’œil vaguement agacé en direction de Varian. « Lui, il peut aller dans la niche dehors avec les autres pour pas gêner. Nei te préparera une couche dans sa chambre pour ce soir si tu veux, Aya. » Nei se fendit d'un grand sourire et sauta sur sa copine. C'était vrai ça. Il neigeait déjà beaucoup trop à l'heure et maintenant, il faisait nuit noire.

dans le passé.
« Eh bah trop tard. » C'était dit d'un ton peu aimable, mais tant pis. Quelque part, Harley était content d'entendre que ça avait blessé son voisin… parce que c'était le but. Il s'était convaincu qu'il pourrait aimer Harry – et c'était le cas – mais il avait juste voulu tester Varian, le mettre en colère et le narguer. Une fois de plus, il avait joué au petit con pour blesser, pour se venger parce qu'il avait eu mal et qu'il voulait rendre la pareille. « Moi j'avais envie que tu le vois. » Il regretta ses paroles à l'instant même où il les prononça d'une voix pâteuse. Mais oui, j'avais eu envie que tu nous vois, même si j'avais eu honte. J'avais envie que tu me vois l'embrasser et le toucher, que tu le vois poser ses mains sur moi. J'avais eu cette idée de te rendre jaloux… Ouais, j'avais adoré ça. Il avait aimé qu'un autre mec le touche, mais ça par contre… « Par contre… P-par contre je crois que je n'aime vraiment que les hommes. » Sa voix dérailla comme s'il allait se mettre à pleurer. Il déglutit avec difficulté et enfouit son visage plus fort dans le torse de son copain, reniflant dangereusement. Putain non, je n'allais pas me mettre à chialer, si…? « J-je voulais me dire que c'était juste toi, que sinon... » Encore ça. Décidément, ça le hantait comme sujet. C'était une véritable obsession qu'il faisait là-dessus, à y penser sans cesse, à craindre tout et n'importe quoi, à se dire que ça ne pouvait pas être vrai… Il aurait pu se dire que ce n'était pas grave, qu'il y en avait d'autres, qu'on ne leur disait rien…
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 13 Avr - 10:33


AUJOURD'HUI
Que ne comprenait-elle pas ? C'était si simple, et pourtant elle avait l'air sincèrement de penser  que dire tout ça, ce n'était pas si grave. Avait-elle seulement aimé un jour, juste pour voir ? C'était quelque chose qui vous marquez durablement, sans que l'on ne sache pourquoi. Varian n'avait voulu de tout ça, jamais. Mais ça lui était tombé dessus comme ça, sans prévenir et il avait fait avec. Et non, ce n'était aujourd'hui qu'il allait dire des horreurs sur son ex petit ami du genre qu'il voulait le voir mort. Ça c'était avant, je me souviens, avant que tout commence entre lui et moi, les jours où j'étais vraiment au fond du trou et que ma sœur était encore malheureuse de ce qu'il lui faisait. Oui, ces jours là j'avais espéré qu'il termine comme sa mère parce que ça m'aurait soulagé d'un poids. Son regard alla de Nei à Aya, de Aya à Nei, comme s'il attendait la suite, un autre ordre tout aussi bête et méchant ? Ou alors ils allaient enfin pouvoir rentrer. La porte de la maison s'ouvrit et il eut l'espoir très bête de voir Ada, juste pour mettre fin à son supplice. Mais non. C'était l'autre père terrifiant de Nei, que Varian trouvait intimidant alors que concrètement, ils ne s'étaient jamais parlé. Mais il avait un visage qui ne lui inspirait ni la douceur, ni la joie de vivre. « Bonjour ! Je vais très bien ! » Elle mentait, bien sûr que non, elle n'allait pas bien. Elle venait de se fiancer à un homme qu'elle ne voulait pas, et de perdre son frère. Mais son jeu de tout à l'heure avait sans doute joué sur son humeur, pour le moment, elle ne pleurait plus. Son visage se décomposa au fur à et mesure que le père parlait, que le visage de Nei rayonnait et que celui d'Aya s'illuminait d'un grand sourire. Non, non et non c'était la dernière chose dont il avait envie, rester ici dans cet enfer plus longtemps. Il ne voulait pas... « Avec plaisir ! » Et merde.       


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
« C'bon madame ? » « M-m-m-m-on d-d-d-os... » Ah ouais, le dos qu'elle n'arrivait pas à atteindre. Du bout des doigts il attrapa la serviette déjà bien trempée et lui épongea le dos tout en regardant ailleurs. Eurk, non, c'est immonde, c'est trop vieux pour moi. Comment c'est possible d'en arriver là ? Pourquoi fini t-on si mal ? Est-ce que Cara va finir vieille et ridée comme ça ? Je veux pas qu'elle finisse vieille et ridée comme ça... Non je - « Hééé... » Elle le coupa dans ses pensées et il remarqua que cela faisait quelque seconde déjà qu'il lui tapotait le haut du crâne avec sa serviette. « Oups. » Il jeta un coup d’œil à son camarade de stage, qui aspergeait un pauvre homme encore habillé. « Heu Harley... » « Jeune homme ! » Il fusilla du regard la vieille et attrapa les vêtements propres qu'il lui jeta sur les genoux. « Je peux.... » « … pas le faire seule, je sais. Je suis là pour vous aider. » Et m'en mettre plein la vue alors que je ne veux PAS voir ça. À ce moment là la porte de la pièce s'ouvrit, laissant apparaître la tête un peu décoiffé de Mylene, souriante comme toujours. « Vous vous en sortez les garçons ? » Son sourire se figea un peu quand ses yeux firent la navette entre Varian et Harley et elle laissa échapper un soupire bruyant. « Que... » Que faites vous ? Oui, on se pose aussi la question.          


AUJOURD'HUI
« C'est très gentil monsieur ! Et c'est d'accord pour Varian, il ira avec les deux autres. » Elle se tourna vers Varian pour l'attraper par la manche et le tira un peu vers elle. « Tu seras sage ? » « Oui. » « Tu feras rien de bizarre et de dégoûtant ? » « Oui. » « C'est très bien ! » Non, il ne voulait pas, il voulait foutre le camp d'ici, partir loin et mourir dans un coin, seul. « Aller, du vent ! » Elle agita la main et Varian en conclu qu'il était grand temps pour lui de rejoindre l'endroit où il passerait la nuit. Sans même lui adresser un regard, à elle ou aux deux autres personnes présentes dans la tête il tourna les talons d'un air complètement défait.

Il fit le tour pour trouver la « niche » dont il était question et ne mit pas bien longtemps à la trouver. Il n'avait pas endormis dehors depuis un an. Lui dormait dans l'espèce de réserve, avec le matériel de pêche et autre objets du quotidien que sa famille n'utilisait plus depuis des lustres, depuis environ un an. Son air démolis toujours sur le visage et sentant qu'il ne tiendrait pas très longtemps avant de criser une nouvelle fois et de fondre en larme, il chercha vite un coin où se rouler en boule et... « Luna ? » Luna. Luna ! Un autre visage familier !

LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
« Bah, mission réussie. Félicitation. » Il sentit ses doigts se crisper légèrement sur la couette et ferma les yeux pour réprimer l'envie de lui balancer une autre remarque un peu trop salé. Tu as beau me traiter de connard, tu peut être aussi méchant que moi toi aussi. Il résista à l'envie de le dégager d'un coup de coude pour la peine, inspirant un grand coup pour prendre sur lui. Encore. Oh et puis quoi, flûte ! Tu sais quoi Harley je... Hein ? La suite le prit complètement au dépourvus, le coupant dans son élan, et il se redressa sur un coude pour le voir un peu plus nettement. Heu... Tu vas pleurer ? Que tu aimes les hommes c'est pas vraiment un scoop. Mais ça, que tu aimes les gars, c'est pas ce qui te gêne, c'est que tu n'aime qu'eux, hein... « Hé hé, vient là... » Il se tortilla pour le prendre dans ses bras et soupira. « Regarde moi. » D'un autre côté, j'aurais bien aimé être le seul, je ne te le cache pas mais... Que tu aimes les gars, ça ne me faisait ni chaud ni froid. Vraiment. On était tous différent, et je me sentais juste heureux que ça soit moi que tu ais choisis, et pas quelqu'un d'autre. Il posa une main sur sa joue marquée par les coups qu'il s'était prit il y a quelques heures. Bon sang, il ne t'avait pas raté hein ? Pour que tu te mettes à parler de ce sujet... « T'as pas... » Tu faisais vraiment une fixette dessus. « … à te sentir mal ou quoi. Y'a rien de mal à ça franchement, rien... » chuchota t-il. Et honnêtement ? Tu te sens bizarre ? Mais le plus bizarre de nous deux, c'est moi. C'est moi qui aime les filles mais qui pourtant reviens inlassablement vers toi. Quel mec hétéro aimerait ce qu'on fait tous les deux, franchement, je te le demande ! Crois moi au début... « Ça fais des années maintenant Harley... T'es pas obligé de le crier haut et fort, de t'afficher ou de coller à je ne sais quelle image. Juste... accepte toi comme tu es. D'accord ? »  
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 13 Avr - 12:07

dans le présent.
« Dégage, dégage dehors toi ! » Les légers coups de pieds le prirent par surprise. Harley s'empressa de se lever pour débarrasser le plancher le plus vite possible, marchant sur ses lacets défaits dans son empressement. Il cogna contre la porte et chercha la poignée à tâtons… Enfin dehors, enfin loin d'elles et de lui... Le vent glacé l'accueillit avec gentillesse. L'esclave leva le nez vers le ciel et inspira profondément, perdu. Il ne savait même plus ce qu'il voulait faire ou dire, ou s'il voulait pleurer, se rouler en boule ou s'enterrer dans la neige. La journée avait eu complètement raison de sa capacité à raisonner clairement. À la niche... Harley longea la face arrière de la maison, une main sur le mur, et s'arrêta devant une espèce de boîte en bois de petite taille. Il hésita… poursuivit sa route jusqu'au coin de la maison, et s'assit sous la neige en serrant ses genoux contre lui. Luna allait poser des questions. Luna posait toujours des questions, parce qu'elle voulait savoir tout ce qui allait et tout ce qui allait pas. Elle était toujours inquiète, toujours un peu triste, même si elle le montrait pas. Il savait qu'elle l'aimait bien et qu'ils étaient proches à leur façon, mais il n'avait pas la moindre envie de parler encore. De toute façon, les mots étaient fâchés. Et moi j'étais triste. Il s'essuya le nez et tira sur ses manches pour e protéger les mains. À la réflexion… Il avait perdu ses gants. Il ne savait plus quand mais à un moment donné, il avait dû les laisser quelque part parce qu'il les avait ce matin.

Luna ne dormait pas quand quelqu'un entra dans la niche. Légitimement, elle supposa qu'il s'agissait de Harley et ne se retourna pas, même si les questions lui brûlaient déjà les lèvres. Elle aimait bien Harley, en dépit de tout, parce qu'il était le seul à vivre avec elle. Ils étaient ensemble tous les jours et toutes les nuits… Ça rapprochait. Et puis tu étais gentil.Un drôle d'instinct cependant lui souffla que ce n'était pas son camarade habituel. Harley était silencieux quand il rentrait. Il tâtonnait à droite, à gauche, et dormit juste à côté d'elle, caché sous sa vieille couverture écœurante. Là… Pas de bruit de tissu, et des effluves différentes. Inquiète, elle se retourna le plus silencieusement possible et… La masse sombre qu'elle commençait à discerner dit son prénom. Avec l'effort de mémoire du siècle, je retrouvai vite fait ton prénom et tout ce qui allait avec. « Varian… ? » Tu étais dans la niche. Tu étais dans la niche, sans Harley, au beau milieu de la nuit. Je… Enfin, j'étais surprise... Elle balada ses mains dans la terre de la niche jusqu'à trouver ce qu'elle cherchait : le vieux silex et la bougie. Une petite lueur s'éleva bientôt, assez pour qu'il se voit. « Qu'est-ce que tu fabriques là ? » Elle regarda autour d'elle, juste au cas où. « Où est Harley ? Il devait… Ça va, Varian ? » Elle venait de voir l'expression sur son visage et repoussa ses propres inquiétudes pour se redresser et s'asseoir. Luna poussa la bougie entre eux deux.

dans le passé.
« Aller aller, on se frotte le cul… Je vais pas le faire pour vous. » Certainement pas non, il y a des limites ! Malgré son impolitesse, il ne sentait vaguement gêné : il avait oublié de lui enlever ses fringues, et ce n'était même pas volontaire ! Et maintenant… Putain mais c'est vraiment la merde jusqu'au bout, ce stage... « Occupe-toi de ta vieille, toi. » balança-t-il à son voisin avec humeur. « Bon je ne sais pas moi, savonnez-vous, foutez-vous à po... » La porte de la chambre s'ouvrit sur Mylene… qui tomba de haut. Après une brève seconde où elle les observa, catastrophée, elle se précipita à l'intérieur et s'approcha de Harley à grand pas, lui arrachant la pomme de douche d'un geste brusque. « Mais c'est glacé ! Mais Harley, mais… ! » Elle le poussa sans ménagement pour éteindre l'eau et jeter une serviette sur les épaules du papy glacé. « Et pourquoi est-ce qu'il est encore habillé ?! » Son regard passa sur la vieille de Varian et ce qu'elle vit ne lui plut pas davantage.

« Varian ! J'espérais que tu saurais prendre les choses en main quand même ! » L'injustice était flagrante. « Tu es le plus grand ici, tu pouvais quand même… Je ne sais pas, moi ! Te montrer responsable ! » Elle revint sur Harley pour le regarder vaguement comme s'il s'agissait d'un demeuré – elle avait sans doute déjà eu vent de beaucoup d'histoires, même si elle s'appliquait toujours à être gentille, et elle devait admettre que beaucoup de rumeurs devaient être vraies – avant de poser ses poings sur les hanches. C'était plus simple de s'énerver sur Varian et de rejeter la faute sur lui. « Je croyais qu'on pouvait te confier des tâches, non ? Et t'appliquer à ce que tout se passe bien, c'est trop dur ? Juste veiller à ce que lui, là – elle montra Harley d'un geste agacé – ne joue pas au clown, et que toi tu fasses bien tes tâches. » Elle attrapa les poignées du fauteuil roulant du vieux. « Pousse-toi de là… Tu sais au moins faire ça ? » siffla-t-elle à Harley avant de sortir de l'étroite cabine de douche et d'entreprendre de sécher le vieux elle-même. Harley la fixa avec sidération avant de couler un regard à son voisin. Mais c'était… Totalement absurde.

dans le présent.
Il avait froid. Après une demi-heure passée sous la neige, le froid pénétrait son manteau, ses cheveux et son pantalon, le gelant jusqu'à la moelle. L'esclave se redressa lentement, délaissant le coin de la maison pour reprendre la direction de la niche. Rester tout seul dans le noir et le silence lui avait fait du bien. Les pensées, elles arrêtaient d'aller trop vite dans le noir. Sans du bruit pour les exciter dans toutes les sens et pour les relancer, elles finissaient par se calmer. Enfin ce n'était pas tout à fait vrai : la journée continuait de se répéter inlassablement en boucle dans sa tête, événement par événement, assez pour l'abrutir. Quoi penser ? Il ne savait pas. Le jeu dans la neige avec Varian-V. avait été très drôle et Harley n'avait pas joué comme ça depuis très longtemps. Mais ensuite… Il se laissa tomber à quatre pattes pour se glisser dans le petit abri et s'arrêta net à l'entrée, trop stupéfait de s'apercevoir que Luna avait allumé la bougie (la précieuse bougie) et que Varian était là. Il regarda l'ensemble une brève seconde, trop surpris pour réagir. « E-euh… J-je v… Je vais do-do… Dormir dehors... » Il chercha sa couverture des yeux… Derrière Varian, contre le mur de la niche.

dans le passé.
Après une longue seconde, Harley trouva le courage de tourner les yeux vers son copain. Il renifla de plus belle et son visage se crispa pour ne pas pleurer. Je n'avais pas envie de pleurer, de passer encore pour un faiblard larmoyant. D'ailleurs, je ne savais même pas pourquoi je te disais ça. Je détestais ce genre de conversation, et je détestais admettre à voix haute un truc que je réfutais depuis des années. Je... Peut-être parce qu'il l'avait sur le cœur depuis longtemps justement, qu'à force de se planquer derrière des injures et des moqueries, il avait un peu l'impression de s'insulter lui-même, de refuser d'admettre une évidence qu'il haïssait. Il tressaillit quand son copain lui toucha la joue. « O-oui... » Les paroles de son voisin le réconfortèrent légèrement et il hocha la tête… avant de fondre en larmes pour de bon. « Pourquoi toi, ça te dérange p-pas ? » Il lâcha Varian pour s'essuyer les yeux d'un geste rageur, et sentit d'autres sanglots monter dans sa poitrine. « C'est m-moi le pédé, et c'est moi que ça dérange... » Il ricana d'un rire sans joie entre deux larmes. Mais quelque part, j'étais content qu'on en parle, qu'on se confie, que… Je ne sais pas, je n'avais pas envie d'être encore le mec différent, le type qui fait toujours tout de travers, incapable de coller aux attentes des uns et des autres. Je n'y pouvais rien, j'aurais choisi autre chose si j'avais pu… Sauf que voilà, je n'avais pas choisi. Je n'avais pas choisi de t'aimer toi, Standall, ou d'aimer les mecs et exclusivement les mecs, ou… Je n'avais rien choisi, et toi, tu étais le seul à passer outre. C'était bien comme ça, j'avais l'impression d'être dans les clous avec toi. Il se blottit contre lui, heureux de le sentir le serrer contre lui.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 13 Avr - 16:51


AUJOURD'HUI
Elle fit quelques mouvements de son côtés et bientôt la petite lueur d'une bougie s’immisça entre eux. Évidement il devait être la dernière personne qu'elle devait s'attendre à voir un jour dans un pareil endroit mais... « Ma maîtresse dort chez vous ce soir. La fille. Et je... Je dois rester. » Parce qu'il avait bien eut envie de rentrer tout seul, comme un grand, mais non. Aya avait trouvé bien plus drôle de l'envoyer ici et de le faire dormir sur place. Heureusement que tu étais là Luna. Tu étais sympa comme fille, et puis, j'avais eu un vague aperçu du genre de personne que tu étais l'autre jour, lors de nos périple à Ockefell, et j'avais apprécié. « Je... » Je ne veux pas être là, je vais retourner chez moi. Il avait l'impression de se glisser dans leur intimité et il n'aimait pas ça. « Je sais pas, il est sortit avant moi... » Oui d'ailleurs que fichait-il lui ? Il s'était perdu en route ? Il se tassa un peu plus sur lui même et lança un regard un peu vide à la jeune femme. « Ça va. » Non ça va pas. Mais il était déjà heureux qu'elle lui pose la question. Ce n'était pas le genre de question que l'on posait à un garçon comme lui. On se fichait de son moral en temps normal. « Heu... Et toi ? » Il se sentit obligé de lui retourner la question et dans la même temps tâtonna un peu autour de lui pour analyser rapidement ce nouvel endroit.        


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
La bouche de Varian s’entrouvrit légèrement avant de se refermer sans qu'un seul mot s'en sorte. Mylene débita son speech et il se contenta d'acquiescer comme le bon élève qu'il était, en gardant son sérieux. Mais au fond... C'était l'envie de quitter les lieux qui venait de le prendre. Parce qu'en plus de se faire reprendre – chose dont il n'avait absolument pas l'habitude – on lu mettait tout sur le dos. Bordel mais... 1) que je sois le plus grand n'y change rien, on a chacun un job ici. 2) je ne suis pas sa PUTAIN de baby-sitter, c'est un ado de quinze ans. 3) pourquoi je me prends tout dans la figure ?? Il capta le regard de son voisin, toujours planté sur place et fronça les sourcils. Il devait dire quoi là ? S'excuser platement ? C'est ce qu'il fit en marmonnant à moitié et Mylene lui lança un regard agacé. « Prenez votre pause déjeuner dans la salle d'à côté tient. On se retrouve tout à l'heure à la nursery ! » Il ne fallu pas lui dire deux fois, Varian bondit hors de cette pièce de l'enfer pour trouver ladite pièce de pause et s'affala dans un fauteuil, un air bougon sur le visage. Il n'avait aucune envie de manger, ni d'aller s'occuper de l'autre fléau de l'humanité après les vieux : les bébés. « C'c'était quoi ça ? Elle a pété une durite ou... » Il râlait tout seul mais tant pis. Il n'avait pas apprécié du tout le début de sa journée même si pour le moment, elle était tout de même moins pire que la vieille.           


AUJOURD'HUI
Une bonne de dizaine de minutes plus tard (ou plus, ou moins, la notion du temps il ne l'avait plus dès lors que le soleil se couchait) Harley refit surface. « Ah. » Ah tu es là. Ah, tu n'es pas mort quelque part – tant mieux – mais ah qu'est-ce que tu as foutu tout ce temps ? « Non non heu... » Il regarda un peu partout autour de lui. « C'est... c'est moi l'intru ici, va pas heu... » Il lança un regard un peu paniqué à Luna. Il ne voulait pas qu'il dorme dehors, et dans le même temps il se demandait s'il n'était pas assit à la place très précise de Harley.

Pendant ce temps, Aya était ravie. Passer une nuit loin de la maison, loin de l'ambiance pesante qui y avait élue domicile... Cela ne pouvait que lui faire du bien. Sa mère était déprimée, triste tous les jours, Ari ne comprenait pas encore que sa sœur allait quitter le foyer et fondait en larme presque tout le temps... Et son père était aux abonnés absents depuis la mort de son fils. « Je me mets ici ? » A bien y pense, cela faisait belle lurette qu'elle n'était pas restée dormir chez son amie. Autrefois elles le faisaient si souvent qu'elle avait l'impression d'être un peu l'autre fille du foyer, et vice-versa pour Nei... « J'espère que maman ne m'en voudra pas trop pour l'autre moche... » Je lui expliquerais. Elle comprendra, même si elle n'aime plus trop que je prenne des initiatives avec lui. « Nei, j'ai pas envie de me marier. » Elle avait changé radicalement de sujet mais... Elle le lui avait déjà dis bien sûr. Elle s'était plainte tout l'après midi mais c'était toujours là, cette crainte, cette angoisse. Le jour qu'elle avait le plus redouté de toute sa vie approchait à grand pas, et elle ne pouvait plus le repousser. Plus maintenant.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
Tu sais que c'était compliqué de te voir dans cet état Harley ? Je crois que quelque part ça me peine, même si je ne le montrerais pas, oh non. Tu n'aimerais pas trop je pense... Son voisin fondit en larme pour de bon et Varian retira sa main. Non, s'il te plaît, ne pleure pas... « Hé bah... » Que répondre ? « J'aime être avec toi, je me pose pas de question pour le reste... » Enfin, tu avais arrêté de t'en poser. Est-ce que tu aimais les garçons ? Oui, celle là elle t'avais tracassé un peu et puis tu étais revenu à l'évidence : un grand non. Pourquoi tu aimais être avec lui alors ? Tu étais juste amoureux et sur le coup, tu avais supposé que tout le reste devait aller avec. Fermant les yeux, il le prit contre lui pour le serrer dans ses bras un long moment. Il admettait si rarement ce fait pourtant évident que... Pourtant c'était toi qui s'amusait à les descendre en masse, ces gays que tu n'aimais pas. Toi qui balançait des âneries sur eux en permanence. Moi aussi j'en ai lancé, pas par méchanceté, mais plus par réflexe, ce genre de remarques bêtes et méchantes qui sortent toutes seules. J'crois même que j'ai du t'en lancer à toi. C'est le genre de chose qui me fait un peu mal quand j'y repense. De savoir qu'à une époque je m'étais bien servis de ça, de ces insultes gratuites et mal placées, rien que pour te foutre mal. Je sais que je l'ai fais par le passé, j'avais juste aucune idée que tu souffrirais vraiment. « T'sais Harley... » Puisqu'on en était à se dire ce qu'on avait sur le cœur. « Au départ, moi aussi j'me suis questionné. J'ai trouvé étrange aussi... » Il déposa un léger baiser dans son cou. « … j'ai juste fini par accepter. » Quelque part, tu supposais qu'il t'avais aidé à grandir, à prendre du recul sur tout un tas de chose, et en voir d'autres sous des angles différents.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 13 Avr - 23:29

dans le présent.
Malgré elle, Luna était légèrement sur la défensive. Elle avait apprécié Varian la seule fois où elle l'avait vu, et il lui avait donné l'impression d'être un type bien, sur qui elle pourrait compter. En deux jours, la jeune fille l'avait découvert dans plusieurs situations différentes et même si elle ne comprenait rien à sa relation avec Harley, elle l'avait accepté. C'était un bon gars, qui savait la respecter et à qui elle rendait la pareille. Une fois ce genre de chose clairement établi, Luna allait l'esprit tranquille. Sauf que là, il était devant elle, en pleine nuit, dans les deux seuls mètres carrés qu'elle pouvait appeler « maison ». « Ah, d'accord. » répondit-elle simplement à l'explication tout aussi simple de Varian. C'est vrai, ta maîtresse était une grande amie de Nei, et maintenant que nous habitions à Missi, il n'était pas étonnant qu'elles soient constamment fourrées ensemble... « Bah écoute, c'est chez toi pour la nuit alors. » Enfin si tu veux que ce chez-moi inexistant soit aussi un peu à toi pour quelques heures... Luna balaya la minuscule surface en terre à la lueur de la bougie et sentit la honte grandir en elle. Pourtant, devant un autre esclave, ça ne lui arrivait jamais… Mais les autres ne venaient pas là où elle dormait. Le terme de niche collait à merveille à la minuscule cabane. « Il a dû aller prendre l'air pour réfléchir. Il le fait souvent. » Luna haussa les épaules et chercha une position plus confortable, pliant sa propre couverture en quatre pour s'asseoir dessus. « T'es sûr ? Tu peux me parler, tu sais. Enfin juste si tu en as envie. » Elle haussa de nouveau les épaules et regarda ailleurs en rougissant légèrement. « C'est agréable des fois, les vraies conversations. » L'esclave regarda la flamme tremblotante de la bougie. « Moi ça va. Enfin comme d'habitude quoi. J'ai passé la journée à suivre la maîtresse à droite et à gauche et à me plier en quatre, à faire la cuisine, le ménage, finir de nettoyer le feu… » Mais bon, elle y était habituée depuis le temps. Quelques minutes après, Harley fit irruption et Luna lui adressa un doux coucou de la main.

dans le passé.
La fin de la tira de Mylene acheva de lui miner le moral. En plus d'être gêné comme jamais, il savait désormais quel genre d'après-midi les attendait… Et c'était encore pire que les vieux. Les bébés, chouinards mais « si mignons et innocents »… Il savait déjà qu'il n'aurait jamais assez de patience pour gérer ça, et certainement pas assez de jugeote pour s'y prendre correctement. Harley emboîta prestement le pas à son voisin, trop heureux de pouvoir se tirer de là, et resta planté en face de lui dans la salle de pause. « Euh oui, sans doute… » Il se sentit rougir et regarda ailleurs en secouant nerveusement une main. « Hum, désolé, hein… Enfin ce n'était pas de ta faute, j'ai été con, mais tu as tout pris... » Oh mon dieu que j'en avais marre d'être niais et bafouillant en face de lui ! « Enfin voilà... » Il se tourna comme un robot et alla chercher les deux rations qui leur été réservées. « Tiens, ce charmant repas. » Il en tendit une à son camarade.

dans le présent.
Il ne savait pas quoi faire. Son regard passa brièvement de sa couverture, toute froissée contre le mur, à Varian mais il s'empressa de regarder ailleurs. « Euh... » Il serait sans doute ressorti, même sans couverture, pour dormir dehors si… « Sois pas bête Harley, rentre et… Oh non, me dis pas que tu t'es encore fait dessus... » La voix de Luna s'envola dans des aigus désespérés mais voyant son collègue battre en retraite, elle tendit une main pour le tirer dans le minuscule espace restant. « Tant pis, c'est pas grave... » Si… C'était les bébés qui faisaient pipi, et moi j'étais pas un bébé… Et je voulais pas, pas devant Varian-V., mais Aya m'avait fait trop peur et j'avais oublié de me concentrer... Il se sentait mal à l'aise de ce côté de la niche. Lui normalement, il était dans l'autre coin, juste là où était assis Varian. Il se roulait en boule en serrant la couverture contre lui et en se cachant dessous… Mais là il ne pouvait pas, parce qu'elle était derrière l'autre esclave. « Euh… T-tu… Ma c-t-ture. »

Luna se tapota le bout du nez avec perplexité. Il y avait encore quelque chose qui lui échappait, elle le sentait. Elle détailla Harley avec une expression peinée – principalement peinée pour la niche, pour leur colocation forcée, mais aussi parce qu'elle l'aimait et qu'elle se sentait toujours un peu peinée quand il s'oubliait ou qu'il avait un comportement inapproprié. Pour une raison inconnue, Harley et Varian tiraient des têtes d'enterrement et puisqu'elle ne savait pas pourquoi…

dans le passé.
« Accepter... » Mais c'était un peu comme faire le deuil de moi-même, le deuil de ce qu'aurait pu être ma vie si j'avais été un type lambda, aux goûts et aux attirances habituels et attendus, et à l'enfance discrète. Mais non, il avait choisi très tôt de se conformer aux attentes des autres, d'être le petit monstre que l'on voulait qu'il soit. Parce qu'il avait une mère particulière et qu'il était bizarre, ils avaient choisi qu'il serait le « cas difficile » de sa génération. Concrètement c'était ça, on lui avait collé une étiquette et il avait fini par se sentir obligé de la respecter. D'être l'insupportable, le petit salopard grand comme trois pommes. À force, c'était devenu une habitude, c'était devenu lui. Et maintenant, il s'en mordait les doigts. Harley inspira profondément et parvint à retenir quelques sanglots dans un gémissement un peu pathétique. « Je crois… E-enfin je ne sais p-pas… Enfin je… J'ai juste p-peur je crois... » Une nouvelle nuée de sanglots grossit dans sa poitrine. J'ai peur parce que j'étais été un abruti et un connard fini pendant dix-huit ans et que quoi qu'il arrive, je l'aurais mérité. Qu'on se foute de ma gueule, ce sera normal. Que toutes les pédales de cette Arche me tombent dessus pour m'insulter… Je crois que je le mériterai… Mais j'ai peur quand même, parce qu'au fond je suis une grosse flippette. Et que je n'ai pas envie que tu sois touché par tout ça aussi. « Y a tous ces b-beaux discours, tous ces « on s'en fout des homos »… Mais ça reste encore une ins… Une insulte, hein. » Et il le prenait comme tel. Qu'il ait lui aussi participé au phénomène avec délectation pendant des années n'y changeait rien, au contraire : il se sentait insulté et humilié quand on le traitait de gay. Il se redressa et s'écarta de Varian en reniflant.

dans le présent.
Nei étendit une couche à côté de la sienne dans sa chambre et rajouta un oreiller qui avait vécu par dessus. « Oui, tiens, j'espère que ce sera assez confortable ! » Nei était ravie d'avoir sa meilleure amie dans sa chambre ce soir. L'une comme l'autre passaient une très mauvaise semaine – même si Aya avait davantage de raisons de se plaindre – et Nei se remettait difficilement de la mort d'Aël. Il avait été son premier et son seul amour, le seul garçon avec qui elle avait pu s'imaginer un jour mariée, le seul qui l'aurait sans doute traité correctement au nom de leur amitié. C'était comme ça, elle avait eu un crush sur lui et ça n'avait jamais évolué en grandissant. Et maintenant… Tu étais mort. Tu m'avais planté là comme une idiote, alors même que tu devais te marier à l'autre abrutie. Tu étais mort juste comme ça, au plus mauvais moment. « Bah, d'ici demain, les gifles n'y paraîtront plus. Héhé, ils vont passer une bonne nuit les deux dans la niche. » Elle essaya d'imaginer Varian et Harley dormir au même endroit mais plutôt que de ressentir de la satisfaction, elle fut plutôt jalouse. La suite… Assise sur son lit, elle contempla Aya d'un air triste. Elle l'était vraiment d'ailleurs. Je pouvais comprendre… Moi aussi on allait bientôt me marier parce que ce n'était pas correct que je sois toujours vierge et seule à mon âge. Je ne savais pas encore avec qui mais je supposais déjà que ça ne me plairait pas… Et vu le mari qu'ils t'avaient choisi... « Je suis tellement désolée… Dis-toi que, peut-être, dans quelques années, on se moquera ensemble de nos benêts de maris. Et une fois qu'ils seront morts, à nous la belle vie de veuves ! » Elle-même n'y croyait pas trop, mais peu importe.
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 14 Avr - 19:30


AUJOURD'HUI
Lui parler. Oui, mais de quoi Luna ? Tu voulais vraiment entendre mes histoires de la journée ? En temps normal ce n'était pas très palpitant, mais aujourd'hui, c'était carrément déprimant. Je pensais avoir atteins le fond du trou quand Harley m'a passé à tabac, puis le jour où nous sommes tous les trois tombés sur des Grounders en furie mais aujourd'hui  Ce jour décroche la palme, et pour tellement de raisons, si tu savais... « D'accord... » se contenta t-il de répondre. Il lui adressa quand même un sourire timide – qui se voulait sympathique à la base – avant de reporter son attention sur la petite bougie. Le quotidien de Luna avait l'air aussi répétitif et pénible que le siens les jours où Aya ne l'envoyait pas faire des bricoles avec Harley.

Quand Harley fit mine de repartir, ce fut elle qui prit les devants. À ce moment gênant où Varian se demandait s'il avait bien fait de rentrer là-dedans, et de ne pas juste dormir dehors pour leur laisser plus de place. Elle constata qu'il s'était encore une fois pissé dessus et Varian eut un élan d'empathie pour elle : combien de fois avait-elle vécu ce genre de situation pour que cela ne la mette même plus en rogne ? « Hein ? » Il avait baragouiné un truc alors Varian regarda rapidement autour de lui, tapotant les murs de l'abri pour finalement tomber sur un... truc sale. Comprenant qu'il avait sans doute pris la place de Harley il chercha à se décaler. « C'est tout petit pour dormir... » Simple constatation. Mais en même temps, il avait perdu l'habitude de dormir dans la même pièce que d'autres personnes depuis le temps. Trois ans qu'il dormait seul dans son coin et sur une espèce de couche qu'il avait du lui même fabriquer. « Ça va si je me mets là ? » Il n'avait rien, pas de couverture, pas de couchette, rien du tout. Il avait l'impression de retourner à ses premiers temps sur terre. Une véritable catastrophe. En plus il avait l'impression de prendre beaucoup trop de place.        


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
« Ouais non mais... Merde. » Il n'avait même pas de répartit et pour une fois, n'avait pas envie d'enfoncer le clou. Se faire remettre en place ne lui arrivait que si peu de fois ! Il se sentait juste amère, vexé et n'allait pas quitter sa tronche boudeuse avant un long moment. « Merci. » Mais il n'en voulait pas. Ça lui avait coupé l’appétit. En même temps, il t'en fallait si peu pour le faire que... « C'est dégeu. » Il n'avait pas même mangé mais de toute façon... « Un jour ils nous donnerons peu être autre chose que cette merde là... genre de la vraie viande et des vrais fruits. Pas des trucs... comme ça. » Il râlait, il râlait... Que Harley l'écoute ou non il n'en avait rien à faire, il avait juste besoin de parler, de critiquer parce qu'il était d'humeur bougonne. « Et puis après les mômes... Raaaah. Journée de merde. » Il poussa la ration vers son voisin avec un soupire. « Si t'as super faim, t'peux la manger. » Et puis quand je vois comment t'es fichu, ça ne te fera clairement pas de mal...           


AUJOURD'HUI
S'ils allaient passer une bonne nuit, elle n'en savait, mais elle était très contente de savoir que Varian serait sans doute très triste de rester ici jusqu'au lendemain matin. « Mouais... » Elle n'était pas très convaincus. À vraie dire, elle avait perdu tout espoir de fuite quand elle avait vu le phénomène. Il avait l'air décidé à se prendre – enfin – une épouse, et que cela tombe sur une femme plus jeune lui convenait à merveille. « Tu aurais du le voir Nei... Il est vieux. » Enfin il avait presque l'âge de son père, soit... Soit une bonne dizaine d'années en plus. « J'ai toujours espéré trouver quelqu'un qui serait un ami avant tout et... » Mais elle n'avait pas d'amis. Elle le savait, cela ne lui faisait rien, parce qu'elle avait Nei et que la vie lui allait parfaitement ainsi. Mais du coup, pas de meilleur ami au masculin avec qui conclure un mariage. Son frère avait toujours tenu plus ou moins ce rôle. Et son frère, pourquoi l'avoir fiancé à cet autre dinde qu'elle ne supportait pas, hein ? Lui faisait mine d'être satisfait mais au fond, elle avait toujours su qu'il avait été frustré de ne pas pu avoir son à dire. « J'espère pour toi que tes parents te demanderons avant. » De toute façon Nei si ton mari te traite mal, je viendrais moi-même lui casser les dents. Et tout pleins d'autres os d'ailleurs.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
« Harley... » Il cherchait ses mots – de bons mots pour faire de jolies phrases bien tournées – mais il n'en trouvait pas. Tout ce qu'il pouvait se contenter de faire devant lui c'était de le regarder avec ce regard qu'il avait, dans ces moments où il était juste peiné pour lui. Dans ces moments où il ne savait plus quoi dire, et qu'il avait juste envie de le réconforter. Tu ne peux pas avoir peur de ça, hein Harley ? « C'est une insulte si tu te convaincs que s'en est une... » Même si j'avoue que, bêtement, quand quelqu'un t'insulte en se servant de ça... On se sent blessé, pas parce qu'on se sent touché pour de vrai mais plus par habitude, par réflexe. C'est juste une question de connotation négative... Moi, j'avoue qu'avec le nombre de fois où tu m'a traité de tapette et tout les synonymes du mot, je n'y prête plus trop attention. « Tu te sens mieux ? Ta tête, ça va ou tu veux que j'ailles chercher un truc... ?» Parfois parler ça pouvait aider, mais t'étais loin d'être le mieux placé pour lui faire la morale là-dessus, hein ? Tu te confiais rarement, que dans des occasions de crise... D'une manière assez générale tu parlais beaucoup, mais pas réellement des choses qui te touchaient toi, de manière profonde. « Tu sais... Je suis content que tu m’ait dis tout ça. » Même si j'ai un millier d'autre questions pour toi, genre, la même que toi : pourquoi moi ? Pourquoi est-ce que c'est moi que tu aimes et pas un autres gars ? Qu'est-ce que tu aimes chez moi au juste ?
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Harley Weise


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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 14 Avr - 22:21

dans le présent.
En les observant tous les deux, Luna se demanda lequel lui faisait le plus de la peine. Varian, sans doute. Elle s’était habituée avec le temps à la misère de Harley – qu’elle n’avait connu que comme ça de toute façon – et elle n’y faisait plus trop attention, se conduisant avec lui par automatisme, comme avec un frère. Varian en revanche faisait carrément tâche dans leur minuscule cabane insalubre. La jeune femme tira la bougie vers elle quand Harley se réfugia dans son coin avec une expression bizarre et saisit sa couverture comme s’il s’était agi d’un trésor inestimable. Mais Harley, personne ne touchera jamais à cette chose… Même moi je le fais du bout des doigts. « C’est tout petit, et vous êtes tous les deux plutôt grands... » Rien que lorsqu’ils n’étaient que tous les deux, Harley dormait roulé en boule. Alors Varian ? Il allait se plier en huit, oui ! Luna se contorsionna pour tirer l’espèce de rideau en tissu jaune sale qui servait de porte et adressa un sourire compatissant au nouveau venu. « Oui t’es bien là. T’inquiète, on va se pousser un peu… Hein Harley ? » Elle leva la petite bougie et… Avisa l’état de son ami. « Qu’est-ce que vous avez fabriqué, aujourd’hui ? » s’exclama-t-elle en éclairant un peu plus le visage de Harley. « R-rien fabriqué... » marmonna-t-il (?), et elle regarda plutôt Varian, en quête d’une réponse plus construite.

Harley serra la couverture contre lui et y enfouit le visage. Les questions de Luna le mettaient mal à l’aise et il n’avait plus envie de voir Varian aujourd’hui. J’avais besoin d’une pause de Varian, de sa présence, parce que je ne savais plus quoi penser. Et puis il était là, et il m’avait presque volé ma couverture, et il commentait la niche... Et maintenant, Varian-V. était dans le coin en face de la porte. Pour rejoindre sa propre place, Harley avait dû passer tout près… et il avait longuement hésité. L’esclave observa son ancien voisin à la dérobée, le nez dans sa couette, pour finalement la lui tendre d’un geste hésitant. Après une petite seconde, il la lui lança dessus comme il aurait jeté un appât à un animal extrêmement féroce et dangereux. « Euh… P-pour… P’av-avoir froid… » La journée m’avait assassiné les mots : aucun ne venait bien et comme il fallait, et la moitié refusait de sortir, tout simplement. Harley baissa les yeux et tripota ses chaussures avant d’enlever son manteau pour s’en servir de couverture. Pourquoi est-ce que je te donnais ma couverture, hein ? Tu étais méchant et tu disais plein de choses à Nei quand je n’étais pas là. Tu aurais pu… Je ne sais pas, ne pas me dire que nous pouvions être amis alors que tu voulais me voir mort. Moi, j’avais pas envie d’être mort. « Je… J’ai plus env-envie d’êt’ m-mort, m-m… Moi. »

dans le passé.
« Euh, oui... » Dans l’absolu, Harley ne voyait pas trop quoi répondre. De son côté, il était gêné d’avoir assisté à la scène « Varian se fait remettre proprement à sa place alors qu’il n’a pas fait grand chose » et… Putain, dire qu’il y a encore un an, j’aurais prié Dieu en personne pour assister à une telle chose ! Ça m’aurait fait plaisir, tu sais, de te voir perdre un peu de ta superbe, de te voir redescendre brutalement sur Terre et goûter un peu aux reproches. J’étais le seul à t’en faire, c’est ça ? Le seul à t’insulter, à te dire combien tu étais une merde et un salopard... Alors pourquoi est-ce qu’aujourd’hui, il se sentait juste gêné ? Quelque part, il aurait aimé remonter le temps pour revenir à cette douce époque où il n’aurait pas réfléchi et où il aurait juste balancé des vannes et des méchancetés sans même y penser… Il se serait senti mal après, plus tard, une fois chez lui ou lorsque Varian aurait répliqué… Mais pas en instantané comme aujourd’hui. Il préféra changer de sujet. « Tu as déjà manger de la vraie viande et des vrais fruits ? » La question était sincère, parce que lui non. Il s’attaqua à sa propre ration avec appétit : il mangeait comme quatre, mais il y avait un mystère quant à où tout cela partait. Pas en taille ni en poids en tout cas… Au milieu de cette réflexion vaguement désespérée (il était désespéré), son voisin lui refila sa ration. « Ah euh ben… Merci. » Il n’avait jamais autant remercié Varian Standall que cette dernière année.

« Vous avez fini ? » Mylene-le-fardeau était de retour. Harley empila les deux boîtes des rations l’une dans l’autre et sauta de sa chaise avec une moue agacée. Des mioches. On allait s’occuper de mioches nouveaux-nés tout l’après-midi. Quelle était la prochaine étape ? L’assassinat ? L’accident dangereusement mortel pour un bébé ?

dans le présent.
Nei considéra sa meilleure amie avec un regard désolé. D’un côté, elle ne voulait pas trop s’apitoyer sur son sort pour ne pas empirer son état de tristesse… Mais elle compatissait réellement à sa malchance et à sa future vie à chier. D’autant qu’il y avait moyen qu’elle-même finisse dans le même cas, et alors… « Je crois qu’on a toutes rêvé de ça, d’avoir un mari génial et aimant, qu’on aurait choisi et avec qui on serait amie avant tout… Mais vu qu’on n’a pas trop notre mot à dire sur ce domaine-là, bah... » En tout cas elles, à Missi. Dans d’autres clans, les choses étaient probablement différentes mais dans leur cas, c’était les parents qui choisissaient le futur époux. « Je crois pas, ils veulent juste trouver quelqu’un avant que je ne sois trop vieille… Enfin je suis déjà trop vieille pour être mariée et ça les inquiète. Le premier qui voudra sera sans doute le bon. » Gênée de cet aveu, Nei fixa ses chaussettes avec attention. « J’ai pas envie d’être mariée, ni d’avoir des gosses et une maison à tenir... » Les femmes exerçaient souvent une profession, mais Nei aurait préféré ne pas être une femme. Ou plutôt, ne pas être considérée comme une femme, avec les attentes qui allaient de paire. Elle ne voulait pas être mère, elle ne voulait pas élever des enfants en futurs bons petits guerriers, et elle ne voulait pas être soigneuse ou entretenir la maison, ni rien d’autre. Nei aurait juste voulu être… Nei. « Imagine : un jour, on s’enfuira de là. On volera Harley et Varian pour qu’ils portent les sacs et fassent le camp, et on partira loin. Dans un endroit avec du soleil et de la chaleur même. » Elle rêvait à voix haute. Mais quitter Azgeda… Nei se l’imaginait vraiment. Partir loin, là où elle ferait ce qu’elle veut… Ça demandait juste de quitter son clan, et c’était déjà beaucoup trop.

dans le passé.
« Peuh, non… C’est une insulte si celui qui la balance le voit comme tel. » Moi, je vois ça comme une insulte. Les gens, quand ils te traitent de pédé ou de tapette, ils l’entendent comme une injure, comme quelque chose qui fera mal et qui sera honteux. Tu en connais beaucoup, des gosses de douze ans qui affirment haut et fort qu’ils sont les tafioles de service ? Non, parce que depuis toujours, c’est servi comme une tare. C’est une tare, parce qu’on le veut bien. Et Harley le premier l’avait utilisé comme une arme, insultant – parce qu’il voyait ça comme quelque chose d’insultant – les autres à la pelle, les dénigrant dés qu’ils montraient une once de faiblesse. Tu chiales ? Sale tafiole tiens. Tu adores ton pote ? Pédé. Tu es chiant, ne t’inquiète pas, je vais trouver une bonne formulation pour ça. Accepté, accepté… Sur le papier, c’était légal, et ça ne dérangeait personne tant que c’était chez les voisins quoi. Un peu comme un gamin handicapé, bizarre ou demeuré : idéal, mais ailleurs, chez le voisin. Juste histoire qu’on puisse en parler et commenter à tout va. « Oui... N-non… J’sais pas, je me sens un peu bizarre... » C’était rien de le dire. « Oui je sais pas, j’avais besoin de te le dire... » Va savoir pourquoi. On ne parlait jamais vraiment de ces choses-là, moi parce que je n’aimais pas le sujet et que j’en avais honte, toi parce que… Je ne sais pas, tu ne me disais jamais rien.
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Varian Standall


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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 14 Avr - 23:07


AUJOURD'HUI
« On... » On a été chassé d'ici, on est partit cueillir des fleurs pour passer le temps et parce que Aya me l'avait demandé, on a joué dans la neige et c'était bien, on a croisé de vieille connaissances que je ne voulais surtout pas revoir, pas ici, pas sur Terre, on s'est disputé, on a parlé, on est devenu « amis » et après elles ont tout gâché. Ma vie est nulle. « On a cueillis des fleurs. Pour les maîtresses. » Résuma t-il. Il ne voulait pas trop entrer dans les détails, parce que tout ça le rendait triste autant que ça le mettait mal à l'aise. Et puis il aurait l'impression de saper un peu le moral de la jeune femme, ce qu'il ne voulait surtout pas faire. Varian regarda Harley attrapa sa… couverture – diantre qu'est-ce que c'était que ça au juste ?? - et se ratatina dans un coin, malheureux comme jamais. Il se sentait trop à l'étroit parce que oui, de toute évidence, sa grande taille n'allait pas l'aider à se sentir bien ici. Et puis, cerise sur le gâteau, Hraley lui coula un regard un peu bizarre avant de lui lancer sa couverture puante sur la figure. « Non mais je... » J'en voulais pas moi de ça, visiblement tu y tenais et… Je pouvais passer la nuit sans. Vraiment. Je l'avais déjà fais, je pouvais recommencer. « Tiens, re-reprends là... » Il la lui tendit du bout des doigts, une moue un peu dégoûté sur le visage. « Je peux faire sans, merci. » Et qu'est-ce qu'il baragouinait encore ? C'était à cause de l'autre blonde ? Elle avait mentis, et toi, tu étais tombée dans le panneau. Mais je ne pouvais pas trop t'en vouloir : moi si Ada m'avait parlé, je l'aurais sûrement cru aussi. Pas sa fille, je sais quand elle ment, et je sais qu'elle ment souvent pour m'ennuyer. « Moi on plus je veux pas te voir mort. » finit-il par souffler, le visage défait. « C'est elle là.. » murmura t-il dans son coin avant de ramener ses jambes contre lui.       


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
« Non, jamais. Mais un jour... » Il releva le menton et croisa les bras sur son torse. «… je trouverais comment en avoir, et j'en mangerais. Avec ma sœur. Et ma copine. » Bref, j'en ferais profiter les rares personnes de mon entourage n'y ayant jamais touché, et qui comptent pour moi. « C'est un de mes objectifs, je compte pas passer ma vie dans ce trou à rat. Dès que je peu, je monte dans l'échelle sociale. » C'était plus qu'un objectif : un véritable plan de vie. Premièrement il allait avoir des bourses et tout faire pour les obtenir, avoir un job moyen pour commencer, puis… Puis changer de station, tout simplement. Ne pas avoir une cabine à seulement trois pièces voire moins, ne pas avoir l'eau qu'un jour sur deux, la sécurité plus ou moins assuré… Varian Standall n'avait aucun mal à se projeter aussi loin. Il réglait sa vie au millimètre près, et rien allait pouvoir empêcher tout ça.

Mylene refit son apparition et Varian sentit son petit élan de joie s'envoler immédiatement. « Oui... » marmonna t-il, tout en essayant de garder un air poli et gentil. Mais c'était compliqué. Il ne voulait pas voir de bébés, ni s'en occuper. Mais avait-il le choix ? De toute façon, ça ne pouvait pas être pire que les deux vieux. Voilà ce qu'il se disait. «Bon, je le redis mais… Soyez doux, calme et patient. Ce sont des nourrissons pour ces trois là, ces quatre ci sont malades et leur parents nous les ont confiés, et ces trois là viennent pour des vaccins. Tout ce que vous avez à faire, c'est de surveiller, de changer quelques couches si jamais et de les prendre dans vos bras en cas de crises de larmes. Ok ? » « D'accord. » Emballé ? Pas du tout. Mylene eut à peine refermé la porte que Varian pivota vers son petit voisin. « Ok, je prends les cinq de gauche, tu gères les cinq de droite. » Voilà, c'était bien ça, clair et carré, bien ce qu'il aimait. Évidement ce fut à ce moment là qu'un des tiens se mit à brailler. Tu avais eus très envie de l'étouffer dans sa couette tient… « Je hais les gosses. »  Il le prit dans ces bras avec douceur avant de répéter des gestes qu'on leur avait appris un jour… quelque part, sans doute à l'école, ou alors à l'infirmerie quand il avait vu sa mère faire. « J'en aurais jamais. »         


AUJOURD'HUI
« Moi non plus. J'aime pas les enfants, et je tiens à ma liberté. » Elle le savait, les femmes étaient assez libres de leur mouvements ici mais… Mais il y avait toujours ces règles, ces contraintes et pour beaucoup d'hommes un peu primaire elle restaient de vulgaire mère porteuse, bonne à la fermer et à tenir un foyer. Et jamais au grand jamais Aya ne voulait finir comme ça. Elle voulait d'un mari un peu comme son père, aimant, et pas prise de tête.  Sa mère avait eu la chance de tomber sur un homme gentil, alors pourquoi… Pourquoi son père avait choisis ce type pour elle ? Il le connaissait et franchement, il était loin d'être attentionné. « Tu parles, faudrait que je négocie avec ma mère avant pour le choper celui-là mais… Mais l'idée me plaît. Aller au sud du pays. » Partir loin, pourquoi pas. Voyager Aya n'y avait jamais vu le moindre problème. Elle aimait son village, la région dans laquelle elle était née, mais son goût pour l'inconnu était toujours resté très fort.  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
Si tu veux continuer de penser ça, personne ne va t'en empêcher. Et moi je ne vais pas essayer, je sais que tu as du mal à m'écouter parfois. Varian se redressa à son tour et passa une main dans ses cheveux, étrangement raplapla aujourd'hui. « Hé bah… merci. » Il lui déposa un baiser sur la joue, un petit sourire sur le visage. C'est qu'on a si rarement ce genre de discussion, c'était ma faute aussi en partie, mais bon… « Tu veux un verre d'eau ? Ou… T'as un médoc dans tes réserves qui pourrait calmer ça ? » Là dessus il avait l'impression d'être comme Victor, qui traquait toujours le moindre petit signe de faiblesse pour proposer son aide. Il était un peu lourd parfois, mais c'était des petites choses comme ça qui faisait de lui le meilleur des beau-père. « Si j'peux faire un truc... »
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a million dreams are keeping me awake (harley)

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