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a million dreams are keeping me awake (harley)

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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 3 Mai - 22:58

dans le passé.
Pourquoi est-ce que tu voulais que je fasse le moindre effort pour toi, Standall ? Que je ne lève ne serait-ce que le petit doigt pour exécuter l'un de tes caprices ? Que je me fatigue pour ta petite personne ? Tu l'avais dit toi-même, je te dégoûtais. Bon Dieu, je n'avais surtout pas envie de contaminer l'agrafeuse et de te filer la gerbe, hein. Alors voilà ce qu'on allait faire tous les deux : on allait s'ignorer. On n'allait plus se voir, jamais, et on s'oublierait vite pour passer à autre chose. Toi, ça te reposerait les yeux de ne plus voir mon immonde personne dans ton entourage, et moi… Moi, va savoir. Peut-être que mes petites neurones stupides et détraquées allaient se remettre en place et me foutre une paix royale, sinon, c'était moi qui me foutrais en l'air. Du coin des yeux, Harley vit la main de son voisin se tendre pour s'emparer lui-même de l'agrafeuse et retint une réflexion bien sentie. Hier… Je ne penserai plus à hier. Mais hier, tu nous avais humiliés, moi et mes stupides envies. D'un seul geste, tu nous avais tournés en ridicule, tu avais souligné toute l'ironie d'une situation que tu ne connaissais même pas, tu m'avais... Blessé. Profondément. Mais Harley ne se l'admettrait jamais à lui-même.

À cet instant, son voisin se planta une agrafe dans le doigtet se mit à jurer avant de lui lancer l'agrafeuse. Quoi, moi ? Hein ? Qu'est-ce que j'avais, à part être là ? Tu voulais quoi, que je disparaisse ? Que je meurs ? Bah, ça finirait bien par arriver, tu avais juste à prendre ton mal en patience, Standall. Ou me pousser à bout, à l'extrême bout de ce que je pouvais supporter. En vrai, il prenait sur lui. Démesurément. D'une part pour ne pas fondre en larmes et lâcher tout ce qui lui serrer le cœur à l'étrangler, d'autre part pour ne pas assassiner son voisin d'en face. « Quoi, moi ? Qu'est-ce que j'ai ? Et toi ? Toi, qu'est-ce que TU as, putain ! Juste... Je ne sais pas moi, fous-moi la paix ! » Sa voix s'envola dans les aigus et il s'emporta pour de bon, se levant d'un coup en renversant sa chaise. « Qu'est-ce que tu as contre moi, hein ? HEIN ? Je ne te dis rien, je ne t'insulte pas, je ne fais rien, RIEN, et toi… Toi, tu... » Il s'étouffa et, en désespoir de cause, lui rendit la monnaie de sa pièce : il lui balança l'agrafeuse à la gueule avec une violence rare et regarda avec grand plaisir l'objet rebondir avec un grand CLONG sonore sur le pif de l'autre. « Tu la voulais, ton agrafeuse ? Hein ? VOILÀ ! Voilà, putain ! » Voilà, j'en chialais à moitié à cause de toi, sale merde, sale... Il balaya la surface du bureau d'un grand geste du bras puéril, envoyant voler les piles de feuilles, et sortit à grands pas en claquant la porte. Dehors, un sanglot lui échappa. Voilà. Je n'aurais pas ce stage non plus, et ce n'était même pas de ma faute. Désolé Papa, mais comment est-ce que tu voulais que je me taise quand… Quand...

dans le présent.
Si Varian était fâché, Harley ne saurait pas comment réagir. Il ne pourrait pas expliquer, ni répondre, ni se défendre, et… Paniqué, il frotta le sol plus fort mais s'arrêta quand son ancien voisin se mit à rire bizarrement. L'esclave lui glissa un coup d’œil inquiet à travers deux mèches de cheveux. Tu riais pour un bisou magique ? Il devait vraiment être très magique et efficace alors, mais j'étais content que ça te rende content comme ça. Moi, j'avais envie que tu sois content et gentil, pour que tu veuilles rester à faire l'ami avec moi. Il se redressa à genoux pour l'observer avec méfiance. Avant… Ça te rappelait avant, le bisou magique ? Comme quand je te touchais les... Harley se sentit rougir et secoua la tête, effrayé. Tu sais, j'y pensais des fois, à quand on se touchait partout, quand on s'embrassait, quand on faisait plein de choses qui faisaient plaisir, avec toutes ces sensations horribles et chouettes. Avec toi, ça le faisait vraiment très fort, mais... Il secoua la tête plus fort en sentant son cœur s'emballer et s'apprêta à répondre… Une réponse qui ne viendrait jamais. La bouche ouverte, il sentit les mots se bloquer les uns derrière les autres et fixa Varian avec détresse.

Finalement, il laissa de nouveau tomber son chiffon pour s'asseoir en tailleur et reprendre les mains de son voisin, les contempler, les effleurer doucement du bout des doigts. Tu avais dû avoir mal. C'était le feu qui t'avait attaqué ? Moi aussi, il m'a touché une ou deux fois, à l'épaule une fois, et une autre fois au poignet, à cause de Grounders fâchés. Une fille, Lishi, m'avait sauvé. Elle était gentille, Lishi. Mais toi, c'était toutes tes mains. Elles étaient jolies avant, et très fortes pour toucher et pour faire bien… Harley les retourna pour regarder les paumes avec un petit sourire doux, juste… Juste heureux de les regarder, même s'il les tenait d'une poigne de fer. Subitement, il en colla une contre sa joue et ferma les yeux. Je voulais tellement te parler, Varian-V. Tout te dire, te raconter tout ce qu'il y avait dans ma tête mais qui ne pouvait pas sortir. J'étais un peu emmuré dans moi-même, et toi tu étais comme avant : loin de moi. Je… Rien n'est plus pareil, mais j'aimerais si fort pouvoir t'expliquer, te dire, te comprendre aussi. Tu sais, ça me fait peur de tenir ta main, de la setnir contre moi. J'ai le cœur qui bat fort, qui va mourir, et j'ai du mal à respirer parce que c'est trop fort, tout ça. Et puis je sais pas, d'un autre côté, j'ai envie de le sentir, de t'avoir prêt quelques secondes pour… Je sais pas. J'ai pas les mots, même dans la tête, pour expliquer. Il n'avait plus l'air heureux, juste désespéré, au bord des larmes.

dans le passé.
Harley serra le débardeur contre lui, toujours furieux. « Toi ? – il eut un petit rire amer. – Toi, rien. Toi, tu continueras ta vie. Tu seras un peu triste au début, et puis après tu n'en auras plus le droit. Et tu referas ta vie avec... » Je ne sais pas. Quelqu'un. Une personne que je maudirai éternellement, mais qui saura peut-être te rendre heureux. Quelqu'un que tu pourras montrer au monde, et inviter chez toi. Une personne que ta mère voudra bien accepter, qui sera bien sous tous les aspects. « Quelqu'un dont tu n'auras pas honte, et qui n'aura pas honte d'être avec toi. » Il repoussa brutalement le pied de Varian et se leva d'un bond. « Ça va arriver, d'accord ?! » cria-t-il d'une voix aiguë. Harley ferma les yeux et se passa une main sur le visage avant de reprendre d'une voix plate : «  Et tu le sais très bien. » Toi, moi… Tu crois vraiment que ça va durer toujours ?
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 3 Mai - 23:54


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
Ah, une réaction, enfin ! Enfin un geste, une parole, quelque chose de la part d'un garçon qui, d'ordinaire, était beaucoup trop bavard à son goût. Sauf que… C'est qu'il pète les plombs le con… Il va vraiment exploser là et… Qu'est-ce qu'il avait contre lui ? Tellement de chose qu'il serait incapable de les compter. Et pour un matheux, c'était vraiment un comble. À commencer par… « AÏE ! » Il n'eut pas le temps ni le réflexe d'esquiver l'agrafeuse, il se la prit sur le bout du nez et hurla. Une main plaquée sur son nez douloureux il fusilla du regard son voisin et s'apprêta à renchérir quand l'autre envoya valser tous les papiers qui se trouvaient sur le bureau avant de claquer la porter. Mais bon pauvre gars, si tu pense t'en tirer comme ça… Varian s'était levé d'un bond, pris d'un soudain vertige en sentant quelque chose couler d'une de ses narines. Oh Weise, si tu m'as pété le nez, t'es un homme mort. « Reviens ici trou du cul ! » Ce fut Mylene qui les vit en premier, et Mylene qui afficha un ai outré en l'entendant beugler à travers les couloirs. « Va... » « Il m'a pété l'nez ! » Enfin, il n'en savait rien mais heu... Il venait de foutre en l'air son stage, ça, il le savait. Parce qu'envoyer valser Mylene était une chose, mais quitter son poste sans permission en était une autre sur une Arche ou tout devait toujours rester dans les clous.     


AUJOURD'HUI
Il attendait les mots de son voisin qui ne viendraient jamais. Il le savait, c'était comme lui tout à l'heure, coupé par Aya, il avait été incapable de reprendre le fil de sa pensée. Au lieu de ça Harley le fixait en silence et… Il attendait, encore. Il le regarda gigoter et s'asseoir en tailleur en face de lui et… le laissa prendre ses mains dans les siennes sans rien dire. J'avais pas honte, j'étais juste mal à l'aise que tu les fixe comme ça. J'avais eu le droit à tellement de compliments dessus de ta part autrefois que… que tu les vois dans cet état. Elles ont juste brûlé Harley. Il avait eu cette envie de les retirer vite fait bien fait : combien de fois lui avait-il fait sentir que non, il refusait qu'il le touche ? Qu'il soit à moins d'un mètre de lui le répugnait presque alors… Mais c'était autre chose de plus vieux, plus profond qui te faisait rester là, sans rien faire, n'est-ce pas Varian ? Harley colla une de ses mains sur sa joue sale et Varian sentit son cœur s'emballer un peu plus. J'avais peur. Peur de quoi ? Un peu de tout. Un peu de tout comme autrefois où je guettais le moindre bruit de pas ou ombre sournoise quand nous n'étions que tous les deux. Sauf que là j'avais juste peur de ressentir des trucs à nouveau. Je ne voulais pas, c'était un non catégorique. J'avais aussi peur qu'on nous vole encore un moment. Ou…. Je sais pas. « Hé... » Il murmurait presque. Il se pencha un peu plus vers son ancien voisin, comme s'il craignait d'être écouté, épié et continua : « T'vas pas pleurer quand même ? » J'me souviens, un jour, tu m'as posé la même question sur l'Arche. Je ne sais plus trop à quel propos c'était mais… Il avait une tête bizarre Harley. Un air bizarre, compliqué à interpréter. Il n'avait pas retiré sa main et en profita pour écarter quelques mèches de cheveux du bout des doigts. « Ouvre les yeux s'il te plaît... » Tu voulais juste les voir. De près pour une fois. On disait toujours que le regard ne changeait jamais chez une personne. Quand tu l'avais retrouvé ce jour là à Missi, tu en avais eu la confirmation : ses yeux étaient toujours les plus beaux. Même autrefois, quand il était agacé, fatigué, doux ou en colère comme bien souvent, tu te raccrochais à ces deux prunelles bleues. Tu avais peut-être oublié le son de sa voix, mais pas tout ça.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
Varian se redressa sur un coude et jeta un regard agacé à son voisin. « Pas maintenant, s'il te plaît. » Ne commence pas à sortir les violons, à dire que demain tout sera terminé, que de toute façon tu finiras en taule et moi avec quelqu'un d'autre avec qui je serais très heureux… Parce que c'est faux. « Dis pas ça. » Et ne cris pas, s'il te plaît. « Je t'interdis de penser pour moi, c'est pigé ? T'en sais rien de comment je serais. Je serais triste, et tu m’enlèveras pas ça. Mais puisque ça n'arriveras pas, tout va bien. » Il se laissa retomber sur le matelas et fermer les yeux un bref instant. Pourquoi tu rends toujours tout compliqué, hein ? Surtout après la discussion de la veille, Harley… est-ce que tu le fais exprès d'être aussi pessimiste parfois ? Est-ce que tu penses vraiment qu'on puisse tomber amoureux fois ? Moi je ne le pense pas. C'est con, mais c'est comme ça. Et je parle pas d'un amour à la con, mais d'un sentiment vrai. Le genre qui peut t'empêcher de fermer l’œil la nuit par exemple ou de te pourrir la vie si tu ne lui donne aucune chance. « Chui peut-être une diva capricieuse, mais je sais ce que je veux. Et c'est toi. Point. Barre. » murmura t-il les yeux toujours clos. Sa voix était redevenue plus calme, mais cela n'enlevait rien au sérieux de ses propos. Je suis désolé Harley, mais tu m'as rendu accro et ce dernier mois a fini de m'ôter les derniers doutes que j'avais à ce propos, vraiment. J'ai juste été incapable de ne pas penser à toi ; j'aurais pu faire comme toi, m'éclater ailleurs et joyeusement retourner auprès de Cara juste pour me changer les idées mais… Désolé, non. Ne me le fais pas regretter, par pitié.
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 4 Mai - 23:35

dans le passé.
C'est ça, hurle, Standall, hurle plus fort. Hurle au monde combien tu me détestes, combien je devrais mourir, disparaître de la surface de cette sale Arche de merde. Crie combien je te dégoûte, combien ma seule présence supplante les autres par son ignominie. Vas-y, beugle comme un porc, pleure pour ton pauvre petit nez hideux, chiale pour deux grammes de douleur. Pauvre chose, tiens. Pauvre cloche. Harley percuta Mylene de plein fouet. « Dégage, salope ! » Ce stage, il ne l'aurait pas. Comme les précédents, comme les suivants, comme tout ce qu'il entreprendrait. C'était déjà décidé à l'avance, avec des règles qui lui portaient automatiquement tort. Un sanglot bruyant s'échappa encore de ses lèvres et il détala en courant en percutant Mylene de l'épaule. Peu importe, ce grand moche de Standall débarquait derrière en chouinant, il en était sûr. Tu comprends pas, Standall ? Je ne veux plus te voir, jamais. Je ne veux plus te parler, plus t'imaginer, plus de rêver. Tu vois, maintenant, j'aimerais que ça soit toi qui disparaisse, qui se volatilise sans manquer à personne. Il ouvrit les portes du service d'un coup de pied, s'attirant un regard curieux de la secrétaire, et déguerpit dans les couloirs. Il allait…

Peu importe où j'allais, tiens. Loin d'ici. Ses pas le guidèrent bêtement jusqu'à chez lui et l'adolescent resta planté dans le couloir, à retenir ses larmes en fixant sa porte d'entrée. Son père était peut-être là, ou peut-être pas… Quelle importance : il n'avait rien à retirer de lui de toute façon. En désespoir de cause, il toqua chez le voisin. La voisine. Le voisin était mort ou à tuer, mais il n'existait plus en tant que tel.

dans le présent.
Quand les gens touchaient ma peau, Varian-V., ça faisait mal. Je le sentais trop, trop fort, assez pour ne penser plus qu'à ça, à en oublier de respirer. Je voyais les gens me toucher, m'attraper, et c'était la fin du monde. Du mien, en tout cas. Avec toi… C'était pareil, je crois, mais très différent aussi. C'était pas familier, c'était pas agréable, mais c'était un peu rassurant. Comme la bougie hier soir dans la niche. Et puis… Les yeux fermés, serrant la main de Varian contre sa joue, il revoyait les centaines de fois où il avait fait la même chose, avant. Il avait adoré ces mains, il les avait embrassé avec amour, caressé. Il avait quémandé les leurs, de caresses, il les avait aimé tendrement, et bêtement, il avait rêvé du jour où il pourrait y passer un petit anneau symbolique, juste histoire d'officialiser la chose la plus importante dans sa vie. Si j'allais pleurer ? Je sais pas. Peut-être. Tu sais, Varian-V., j'avais pas envie de pleurer devant toi. J'avais envie de pouvoir te parler, de pouvoir te raconter toutes les choses depuis le début, de pouvoir te demander qu'est-ce que toi tu avais vu.J'avais envie qu'on fasse comme dans ma tête, dans mes souvenirs, et qu'on s'assoit sur un lit pour discuter facilement. Sauf que j'avais pas de lit et que j'avais pas de mots, et que toi, tu avais peut-être pas envie. Alors oui, mes yeux voulaient pleurer pour moi. Il secoua doucement la tête, par fierté sans doute.

Mais si j'ouvrais les yeux, Varian-V., tu allais te noyer dedans, et j'allais faire rentrer plein de choses dans ma tête. Tu sais, les images rentraient par les yeux, et ensuite, elles restaient là à hanter les pensées, à tout fracasser, tout ravager sans jamais s'arrêter… jusqu'à ce que je sois tout seul longtemps, ou que je crie, que je cours… Que je pleure aussi. Et si je voyais tes yeux à toi rentrer dans mes yeux à moi, peut-être que tu allais m'entendre ? Et moi t'entendre ? Sa main se crispa involontairement sur celle de son ancien voisin mais il prit sur lui, beaucoup, pour obtempérer et le fixer droit dans les yeux. Tu sais, mon cœur faisait encore boum boum boum en te regardant comme ça. Je voyais tes yeux, que j'avais beaucoup aimés et qui étaient très rigolos, et je me sentais tout triste. Mais pas mon cœur, lui il… Peu importe. Tes mains sont pas pareilles, mais elles sont toujours jolies pour moi. Je les aime bien, même comme ça, parce qu'elles sont un peu comme toi : des fantômes. Harley inspira profondément et ouvrit la bouche pour dire des mots… qui ne viendraient jamais, parce qu'ils étaient vraiment pas là aujourd'hui, et encore moins avec toi. Je crois qu'ils avaient un peu peur de toi, les mots, Varian. La frustration et la colère se disputèrent la place dans les yeux brillants de larmes contenues de l'esclave. Est-ce que tu voyais dans mes yeux que je me forçais à t'offrir tout ce qu'il y avait dans ma tête ? Tu l'entendais, tout ça ? Tu le voyais ? J'étais triste que ça soit pas comme avant, et j'étais triste de te décevoir aussi. Et triste que tu sois pas comme avant… Mais peut-être que c'était parce que moi, je n'étais pas comme avant, tout comme je te paraissais étrange parce que toi, tu n'étais pas comme avant non plus. Est-ce que nous étions des étrangers, Varian-V. ? Des inconnus ? Moi quand je te vois, quand je te parle, il n'y a pas de retour « inconnu à cette adresse », jamais. Plutôt… Disparu. Différent. Perdu. Je t'ai perdu. Et j'aimerais qu'on se retrouve un jour, alors parle pour deux, Varian-V. Frustré, Harley détourna finalement le regard pour poursuivre sa contemplation de la main de son ancien voisin. Il frôla chaque doigt du bout des siens et la retourna pour admirer la paume, qu'il embrassa délicatement. Je sais pas si les amis font des bisous. Peu importe, moi je suis un gentil ami tout triste, qui aimerait… Rien. Que rien ne soit comme ça.

dans le passé.
Du coin des yeux, Harley regarda son voisin allongé et grimaça un sourire sans joie. « Pff, la chute sera dure alors. » Mais même s'il renchérissait une dernière fois, juste histoire d'avoir le dernier mot, Harley abdiquait. On allait encore l'accuser de remettre le sujet sur le tapis, de tourner en rond dans ses propos ou il ne savait quoi d'autre alors… Stop ! Stop Harley, stop, tu es vraiment trop con des fois. Il inspira profondément pour se forcer à se détendre puis s'allongea sur le ventre juste à côté de Varian. Tu sais, peu importe ce qui arrivera demain au final… Moi, j'ai toujours envie de toi, d'être avec toi. « Tu dors, ou je peux t'embrasser ? » balança-t-il d'un ton brutal. Sans attendre la réponse, il plaqua un baiser sur les lèvres de son voisin et l'écrasa à moitié. Peu importe l'avenir hein, tant qu'on a aujourd'hui pour nous deux. Est-ce que ça t'avait manqué, mes baisers ? Ma présence ? Moi… Tu sais, j'avais l'impression de ne plus être là en entier. Il manquait quelque chose dans mes journées, et c'était toi.
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 5 Mai - 20:41


LONG TIME AGO (harley 15 ans, varian 16 ans, sur l'Arche)
« J'y vais ! » Kimi Standall leva les yeux au ciel. À qui elle parlait juste ? À personne. Mais elle faisait comme si son père ou sa mère étaient là de temps en temps, pour se donner l'impression d'être aimé et entouré, sinon, il y avait de quoi devenir folle pour de bon et enfin donner raison à tous ces gens qui la traitait de dingue depuis quelques temps déjà. Tout ce qu'elle espérait, c'était qu'elle n'aurait pas à fêter ses onze ans seule dans la cabine. Elle voulait son père, sa mère et son grand frère avec elle pour ce jour là. Pour Kimi, les anniversaires étaient des jours spéciaux, tous devaient être synonyme de bonne humeur et de famille. « Ouiii ? » Grand sourire elle ouvrit la porte – oui, ouvrir sans avoir vérifié qui était derrière la porte n'était pas prudent disait son père mais...- et fut surprise de trouver le voisin d'en face. « Harley ! » La gamine de dix ans écarta les bras comme pour l'enlacer mais suspendit son geste. « Tu veux entrer copain ? » Il n'avait pas l'air bien son Harley, presque au bord des larmes avec une tête mine complètement déconfite. Elle se recula d'un pas pour l'inviter à rentrer. Et il est où mon frère... Ils n'étaient pas encore en stage tous les deux ? Si toi tu es là... Ça ne sent pas bon.     


AUJOURD'HUI
Dis quelque chose Harley, maintenant que tu as ouvert les yeux, dis quelque chose... Mais visiblement ce n'était pas le bon jour pour lui. Il ne semblait pas décidé à décrocher un seul mot et cela avait le don de mettre Varian un peu plus dans l'embarras à chaque seconde qui défilait. Tu étais une pipelette avant Harley, c'était même compliqué de t’arrêter quand tu étais même vraiment à fond. Et là ? Pourquoi tu ne veux pas être comme avant et parler sans t'arrêter ? Maintenant que j'ai goûté à l'exact opposé, je peux t'assurer que cela ne me gênerait pas, vraiment. J'aimerais bien communiquer par le regard tu sais, tout serait plus simple avec toi : plus besoin de mots ou de phrases chevrotantes, un regard et on savait tout.  Mais, ce n'est pas si simple. Autrefois aussi c'était compliqué de se comprendre mais on trouvait toujours un moyen. Et là ? « Heu Harley... » Tu voulais dire quelque chose de censé, lui dire que ça ne se faisait pas tellement ce genre de chose et puis d'un autre côté... Harley ne hurlait pas, Harley en pleurait pas, et Harley ne faisait rien de trop bizarre qui pouvait leur retomber dessus comme lancer des poulets, se faire dessus ou quelque chose dans ce genre là. « E-elles sont sales. » Et voilà, ce fut tout ce que tu trouvas à lui dire. Que tes mains qu'il embrassait étaient sales. Ce n'était pas vraiment un mensonge, il n'avait pas eu le temps et surtout l'occasion de les passer sous l'eau aujourd'hui donc elles étaient sales. La seule chose qui avait enlevé un peu de crasse de sur ses doigts était le chiffon humide qu'il tenait il y a quelques minutes. Autrefois tu aurais sans doute rajouté un "c'est pas très hygiénique" quoi que... autrefois, jamais tu n'aurais été dans une situation pareille, parce que tu t'appliquais toujours à être impeccable. Autrefois tes cheveux n'étaient pas coupés n'importe comment, tu n'avais pas ce teint trop pâle et ces joues creuses qui te donnaient l'air vraiment malade et tu n'étais pas sale. Son cœur se serra un peu plus en y repensant. Il se trouvait si... Et lui ? Et lui tu ne le trouvais pas sale aussi ? Si, bien sûr que si. Alors pour en revenir à tes mains Varian, tu crois que ça lui fais quelque chose qu'elles soient sales ou propres ? « Un peu. » Est-ce qu'il avait fini ses pensées à voix haute où est-ce qu'il ponctuait sa dernière phrase, lui-même n'en avait pas la moindre idée. Et pourtant tu restais planté là, stoïque, à le laisser faire ces trucs étranges.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
Il n'y aura pas de chute Harley, pas de chute. C'était se mettre de grandes et larges œillères que de penser comme Varian, mais il refusait tout simplement de croire qu'un jour tout cela s'arrêterait. Mais il nota que Harley ne souhaitais pas s'éterniser sur le sujet et il lui en fut reconnaissant : il n'avait franchement pas la force de mener un long débat aujourd'hui. Même si ces derniers mots lui avait définitivement ôté l'envie de se forcer à dormir. « Mmh ? » Le temps d'ouvrir un œil et d'ouvrir la bouche pour répondre que Harley l'embrassais déjà. Non je ne dors pas, et je ne dormirais définitivement pas. « T'm'écrase... » réussi t-il à articuler. Mais bon, tant que tu m'embrasses j'm'en moque. Est-ce que je peux je peux t'attirer contre moi Harley ? Te glisser une main dans le bas du dos et en plonger une autre dans tes cheveux ? Ça m'avait tellement manqué... Il embrassait bien Harley. Peu importe la nature de ses baisers, ils lui étaient toujours agréable. Et il y avait tout ce flot de sensations qui allait avec que personne d'autre, Varian en était convaincu, ne pouvait lui apporter. Il le repoussa doucement avant de passer une main sur sa joue encore abîmée. J'étais repartis dans une énième contemplation de tes yeux parce que bon sang, je les aimais ces yeux ! Mais ça devais te gonfler ça, non ? Mais qu'est-ce que j'y pouvais moi, hein ? J'te trouvais beau, mignon, craquant, tous les synonymes étaient bon à prendre, que tu sois amoché ou pas. Je ne te le disais jamais – ou bien trop rarement – et j'en avais parfaitement conscience. « Pardon je... » Je suis resté bloqué sur des détails, encore, et je t'ai coupé. Il laissa échapper un léger soupire et, enroulant ses bras autour de son cou, Varian lui rendit son baiser. J'avais l'impression d'avoir une pression énorme sur les épaules. Celle de me faire et de te faire oublier ce mois maudit. Mais surtout, celle de te montrer que je pouvais être à la hauteur, que je t'aimais, tout simplement.
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 8 Mai - 0:10

dans le passé.
Il ne savait même pas pourquoi il était là, planté derrière la porte d'une famille qui ne le supportait pas. Kimi… Kimi, elle avait dix ans, et je continuais bêtement de la voir plus vieille qu'elle n'était. Mais aujourd'hui, ce serait pour lui dire quoi ? Que j'étais un abruti et un idiot de me sentir aussi pitoyable pour quelques mots prononcés ? Et un baiser. Surtout un baiser, agrémenté de paroles qu'il n'oublierait jamais. Et alors quoi ! Je n'allais pas en parler à Kimi de toute façon, elle n'allait rien comprendre – à juste titre. Et Kimi, c'était sa seule amie, la seule à connaître ses petits secrets inavouables, ses passions, ses loisirs. C'était la seule avec qui il parlait réellement, malgré leurs cinq années de différence d'âge. Pourquoi Kimi… Ce n'était même pas pour se faire pardonner qu'il était gentil avec elle, c'était… Sans doute parce que c'était la seule personne de son entourage à avoir su un peu oublier et à l'avoir pris tel qu'il était, sans trop se poser de questions. Et pourtant, c'était de ma faute si on te voyait comme une folle, si tu restais là enfermée, et je trouvais encore le culot de venir pleurnicher à ta porte. La porte des Standall s'ouvrit sur un grand sourire de la gamine et Harley recula d'un pas, sans parvenir à esquisser la moindre grimace souriante. S'il voulait entrer… L'espace d'un long instant, il songea à s'écarter sans un mot pour se réfugier chez lui mai il hocha finalement la tête en retenant tant bien que mal les sanglots qu'il sentait revenir. Harley ne voulait surtout pas pleurer devant Kimi, et encore moins dans la cabine de l'autre qui pouvait débarquer à n'importe quel moment. Harley s'engouffra à l'intérieur sans un regard pour sa petite voisine et resta planté au milieu de la pièce. « J'ai encore raté mon stage… » finit-il par dire d'une voix défaite entrecoupée d'un sanglot sur le dernier mot. Mais je m'en branle de ce stage de merde, des reproches qui vont aller avec, de mon fameux « dossier », de ma vie après. Quelle vie après ? Je suis fou, Kimi, aussi dingue que toi. Ce n'est pas un scoop pour les autres mais tu n'imagines pas tout ce qui se passe dans ma tête ou ailleurs. Je n'ai pas envie, Kimi, pas envie du tout, mais je ne peux rien te raconter. Tu n'as que dix ans putain, dix ans, et je suis là à chialer connement dans ton salon, à cause de l'enfoiré qui te sert de frère. Tu sais quoi, Kimi ? Il m'a embrassé. Je ne te l'ai jamais dit mais je fantasme dessus depuis des mois, à imaginer ce con de moment, à me le représenter sous toutes les coutures. Ne me demande pas pourquoi, je n'en sais rien, je ne veux pas, mais c'est comme ça. Les images viennent toutes seules, tout comme je l'observe à la dérobée sans le vouloir. Et hier… Hier... Hier, il lui avait démoli le cœur et lui avait collé la honte de sa vie. Celle qu'il n'oublierait pas.

dans le présent.
Moi je m'en fichais que tes mains soient différentes. Elles étaient juste comme tout le reste : une illustration des changements que la Terre avait causé. Tu sais, Varian-V., il n'y avait pas que tes mains de changées. Il y avait ton visage, tes joues, la marque d'esclavage, tes vêtements… Avant, tu avais toujours un débardeur blanc, et moi je t'en volais bien parce qu'au fond de moi, j'aimais bien l'allure que ça me donnait. C'était juste à la maison, rarement dehors parce que ce n'était pas mon moi public, les habits nickel… Mais j'aimais te voler tes habits pour t'amener un peu partout avec moi. C'était à sens unique, toi tu ne me volais rien et je ne t'offrais rien, parce que tu n'étais ni quelqu'un de matériel ni quelqu'un de romantique. Mais c'était bien, nous étions complémentaires. Et puis il y avait ces moments où tu me touchais beaucoup et j'aimais bien ça. Harley sentit son ventre se serrer d'angoisse à la seule idée qu'on le touche de nouveau comme ça, passionnément, avec autant de chaleur. Aujourd'hui, je m'enflammerais je crois, mais avant j'aimais bien, on faisait des trucs jusqu'à atteindre des moments très chouettes et agréables. Et… Coupé dans ses pensées, Harley cessa d'effleurer les doigts de son ancien voisin pour analyser ce qu'il lui disait. Oui, les mains étaient sales… Mais ça lui paraissait plutôt normal et il se demanda pourquoi Varian le lui disait. Dans le doute, il hocha la tête avec précipitation pour ne pas le contrarier et lui coula un regard craintif. Elles étaient sales… Est-ce que toi aussi, tu faisais comme Nei avec des missions cachées ? Est-ce que je devais inventer une mission pour te faire plaisir, à trouver derrière des mots qui en cachaient d'autres ? Inquiet, il embrassa une dernière fois la main qu'il tenait, s'attardant sur la sensation de ses lèvres contre la peau de son voisin. Quelque part… Il sentait une sorte de pointe étrange, de nostalgie teintée de regrets et de tristesse. Il y avait un air de déjà-vu, de quoi réveiller des dizaines de souvenirs similaires les uns aux autres, tous bons et agréables. Mais ça, c'était fini. Enfin je sais pas. Mes lèvres sur ta peau, tu ne te dégageais pas et moi, même si je me sentais un peu mal à l'aise et un peu bizarre, j'étais… Je sais pas ce que j'étais. J'étais quoi, Varian-V. ? L'esclave se redressa brusquement et s'asséna une gifle légère pour se réveiller et arrêter. C'était pas bien de rêver, Nei n'aimait pas… Et puis Varian-V. lui avait peut-être confié une mission secrète cachée derrière les mots. Convaincu d'avoir compris, il reprit son chiffon, le trempa dans le grand seau d'eau pour le rincer et entreprit de frotter doucement la main de son ancien voisin, qu'il n'avait toujours pas lâché. Tu voulais qu'elles ne soient plus sales… Moi aussi, j'aimais pas les mains sales, Varian-V., c'était bizarre et ça donnait l'impression que la peau tirait dessus. Mais je pouvais faire l'ami alors pas de soucis.

dans le passé.
Ça avait toujours été toi, depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. Ça avait été toi que j'avais détesté regarder, toi encore que j'avais admiré de loin et jalousé, et encore toi que j'avais contemplé à la dérobée, plein de honte et d'incompréhension. C'était toi que j'avais suivi sans me poser de question, malgré tes méchancetés et tes phrases cruelles, et à toi que j'avais pensé pour la drogue. Au final, c'était toi que j'avais embrassé sans réfléchir, sans même vouloir songer à tout ce que tu m'avais dit ou fait avant. Et puis c'était avec toi que j'avais fait l'amour pour la première fois pour de vrai, en étant vraiment là, et avec toi que j'avais eu toutes mes premières fois. Son voisin le repoussa pour le fixer droit dans les yeux et Harley lui renvoya un regard froid. Alors pourquoi est-ce que j'étais en colère, Standall ? Pourquoi est-ce que j'étais toujours en colère, toujours, en permanence à imaginer le pire et à oublier de vivre ? Pourquoi est-ce que je me posais toutes ces questions, et pourquoi est-ce que je t'en voulais tous les jours autant, pour tout ? Pourquoi ? « Excuses acceptées. » Sans se dérider pour autant, il lui rendit son baiser et lui effleura les hanches avant de batailler contre le débardeur qu'il venait d'enfiler, l'envoyant vite valser dans la pièce. Je t'en voulais, mais j'avais envie de ne faire qu'un avec toi, de me fondre en toi, de t'embrasser sans jamais m'arrêter.

Jan déverrouilla l'entrée de chez lui en inspirant profondément et plaqua un sourire sur ses lèvres, préparé à la conversation qui allait suivre. Harley déconnait, Harley faisait des conneries, Harley n'assumait rien, ne réfléchissait pas, ne se contrôlait pas, et le cercle vicieux reprenait, épuisant. Le père s'avança en silence dans la cabine, au cas où son fils dormirait, et s'arrêta vite, planté au milieu de la pièce. Sans trop savoir pourquoi, il se sentait mal à l'aise.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 8 Mai - 12:28


LONG TIME AGO (harley 15 ans, kimi 10 ans, sur l'Arche)
Harley entra dans la cabine et Kimi sentit le peu de joie qui lui restait s'envoler. C'était plus fort qu'elle, quand il était triste, un poil déprimé ou en colère, elle sentait sa joie de vivre immédiatement sapée. Varian le lui reprochait de temps en temps : être une éponge à humeurs et sentiments n'avait rien de bien. Un jour elle allait finir par en souffrir pour de bon, il fallait qu'elle soit plus forte que ça. Mais Kimi était encore petite, et les conseils de son frère, elle les entendaient, mais ne les appliquaient pas. « Oh... » Les fameux stages qui permettaient aux grands de découvrir leur(s) futur(s) lieu(x) de travail. Varian voulait tous les faire dans le milieu médicale. Et Harley... Harley échouait à chaque fois. Elle n'y était pas. Et puis, sans doute ferait-elle comme son  père, sa mère et son grand-frère : son destin était tout tracé, elle finirait en blouse blanche. Ce n'était pas faute de vouloir faire autre chose mais Kimi l'avait compris : les gens avaient de la peine pour elle parce qu'elle n'allait pas bien, mais les gens n'auraient jamais assez de pitié pour l'accepter dans d'autres services. « Je suis désolée, Harley, peut-être que le prochain sera heu... plus intéressant et enrichissant ? » Plutôt fière d'avoir réussit à caler un nouveau mot de son vocabulaire elle esquissa un petit sourire. Elle se refusait à évoquer le sujet brûlant de son grand frère. Parce qu'elle savait qu'il n'avait fais que pourrir le stage de Harley, sans même s'en rendre compte. Dans un élan d'amitié et de tendresse elle vint le prendre dans ses bras. « Tu peux tout me dire, tu le sais ça... » Enfin tout... C'était là les paroles qu'une gamine de dix ans qui pensait pouvoir tout entendre, et aider le monde entier. C'était surtout là les paroles d'une fillette gentille jusqu'au bout des ongles qui ne voulait que le bonheur de son meilleur ami. Varian avait beau lui répéter qu'il ne la méritait pas, que tout allait finir par lui retomber dessus elle continuait de le voir. Son frère n'avait pas su passer à autre chose depuis tout ce temps. Elle si. Contrairement à Varian, elle était tout bonnement incapable de haïr quelqu'un pour de bon. Qui qu'il soit. Elle ne pouvait pas. Kimi en était persuadée.      


AUJOURD'HUI
Varian sursauta quand Harley se frappa au visage et ouvrit de grand yeux, surpris. Ce n'était pas une de ses claques trop violentes mais... Avait-il dis quelque chose qu'il ne fallait pas ? Le mot de trop ? C'était peut-être à cause de la remarque sur la saleté de ses mains... Il n'en savait rien. Il ne savait pas ce qu'il devait dire ou faire quand son ancien voisin réagissait de la sorte. À chaque moments de la journées, non minute de la journée son lot de surprise avec lui. Il ouvrit la bouche, mais mit bien une bonne dizaine de seconde avant de réussir à articuluer un mot. « Ne... » Ne te frappe pas, s'il te plaît... « Qu'est-ce que tu fais ? » Pourquoi me nettoies tu les mains maintenant ? Tu as cru que c'est ce que je voulais ? Je ne pensais pas... je ne voulais pas que tu fasses ça, vraiment. « A-arrête Harley... » chuchota t-il. « Je suis comme toi, t'as pas à faire... ça. » Sa voix était un peu étrange : tremblante comme quand, la veille, il était à deux doigts de pleurer dans la niche, mais elle se voulait rassurante aussi. Tu es un esclave comme moi, et les esclaves ne font pas ça ici. Enfin, c'est ce que j'ai toujours appris chez moi. Je m'occupe de moi tout seul, comme un grand. « Je... » Tu n'avais pas retiré ta main pourtant. Ce n'était pas comme s'il la tenais de toutes ses forces, tu pouvais te dégager si tu en avais vraiment envie mais... « Je peux le faire moi même... » ajouta t-il. En réalité tu ne voulais pas qu'il te lâche la main. Ça te dégoûtait profondément tout ça, mais le contact avait quelque chose de rassurant. Un sentiment perdu depuis longtemps soudain retrouvé. Tu nageais entre deux eaux, deux sentiments totalement opposés, et tu avais horreur de ça. Ne pas savoir ce que tu voulais vraiment, ce que tu ressentais... Et lui en face de toi, que ressentait-il ? Est-ce qu'il était perdu aussi ? Que pensait Harley ? Pourquoi faire tout ça ? Tu n'aurais sans doute jamais la réponse, mais bon...


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
Oh là là, non. Je veux te bouder encore un peu... Laisse moi être en colère voisin. Au moins faire semblant d'être un peu fâché, reprendre mon sérieux, comment tu veux que j'y arrive si... Harley lui effleura les hanches et retira son débardeur et... tu t'es complètement perdu. Une caresse de sa part suffisait à t’électriser de toute façon. Et le simple fait qu'il veuille de toi maintenant... Cela faisait des semaines que tu ne voulais que ça, le sentir auprès de toi, sa peau contre la tienne, tes lèvres sur les siennes, et que c'était un autre qui avait ce privilège. Ça t'avais rendu dingue, vraiment. Pourtant un rire léger s'échappa de ses lèvres tandis que son haut tomba au pied du lit. J'étais fatigué, usé par ce dernier mois, complètement claqué par la faute aux nombreuses nuits de sommeil qu'il me manquait dont la dernière. Toi tu étais complètement cabossé de partout et pourtant... pourtant j'avais envie de toi Harley Weise. Plus tu m'embrassais, plus tu me touchais, et plus j'en redemandais comme toujours dans ces moments là. J'avais du mal à dissiper la colère dans mes gestes, vraiment, mais je te voulais contre moi. Je voulais tout les moments d'avant. Je voulais que Harley Weise me fasse l'amour, voilà tout.

« 'Tten, 'tten... »  Tu avais du prendre sur toi pour le couper mais... « Y'a quelqu'un je crois... » murmura t-il d'une voix  peine audible. Je devais rêver, hein ? Ça ne pouvait pas – encore – arriver maintenant ? Si ? Dis moi que je rêve Harley.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mer 9 Mai - 23:56

dans le passé.
C'était une mauvaise idée d'être venu ici. Sa seule amie n'avait que dix ans, les deux tiers de son âge à lui, et il ne pourrait rien lui dire. Même s'il en avait eu envie, qu'il avait réussi à outrepasser la gêne et la honte du sujet, il n'aurait pas pu lui en parler. C'est ça Harley, tu as cru quoi en venant là ? Que tu allais pouvoir insulter son cher et tendre et paaaarfait grand-frère parce qu'il t'avait embrassé en te disant ô combien c'était répugnant ? Elle n'allait pas comprendre. À dix ans, embrasser quelqu'un était dégueulasse, alors deux garçons... Les larmes lui montèrent aux yeux en une fraction de seconde. L'adolescent pressa sa main devant sa bouche en serrant les dents pour ne pas fondre en larmes au milieu de la cabine des Standal mais c'était mal parti. Kimi vint le serrer contre elle et, après une éternité, il finit par répondre d'une voix basse beaucoup trop aiguë. « Pff… Quelle importance ? » Quelle importance, Kimi ? Quelle importance dans ces stages qui ne me mèneront nulle part ? Quelle importance pour le fou, l'étrange et le détraqué que je suis ? Quelle importance d'avoir un beau dossier resplendissant pour mourir bientôt, tout seul ? Je me demande si je vais avoir mal, le jour où on va m'assassiner. Si je vais avoir le temps de penser, de dire adieu, de voir tout ce que je vais rater. Tu le sais toi, Kimi ? Je ne serais même pas étonné je crois, si tu le savais. Tu es intelligente, plus que moi, et tu es forte avec les gens. Tu sais être gentille et juste, bonne, avec des mots sympas. Tu sais quoi me dire, quoi faire quand rien ne va, et ce qu'importe ton âge. Pourquoi es-tu mon amie, Kimi ? Je ne te mérite pas, je t'ai fait mal par plaisir et pour blesser ton frère et moi-même. Je t'ai torturée pendant des années pour le seul bonheur de voir des larmes dans d'autres yeux que les miens. Tu crois que c'est bien ça, Kimi ? Que c'est gentil et intelligent ? Rationnel ? Non, jamais. Mais toi tu m'offres tout l'inverse. Je n'en veux pas moi de ça, Kimi. Je ne veux pas de ta gentillesse et de ton amour, de ton amitié ou de ton soutien. J'ai tellement envie de t'envoyer balader, de te frapper pour démolir cet air compatissant et tendre, pour te voir chialer encore une fois et me dire que je ne suis pas le seul à pleurer le soir. Tu te prends pour quoi, pour ma mère ? Elle est morte, déso, et toi tu n'es rien. D'un geste sec, Harley se dégagea de l'étreinte de sa meilleure amie. « Ne me touche pas. On ne t'a pas dit ? Je suis la chose la plus dégueulasse qu'on puisse toucher sur cette Arche. » Pivotant vers elle avec une expression de colère, il la poussa en arrière. « Il ne t'a pas dit, ton génie de frère ? Je suis… Je suis... » Je ne suis rien, juste une merde répugnante sur le bas-côté. Alors c'était sur Kimi qu'il passait sa colère et sa frustration.

dans le présent.
Ce n'était pas la bonne mission… Mais y avait-il seulement une mission cachée derrière les mots de Varian ? Harley suspendit son geste sans lâcher la main de son ancien voisin et se figea pour fixer les deux mains l'une dans l'autre, indécis et angoissé. Je devais faire quelque chose, Varian-V., ou mes pensées étaient encore fausses et méchantes ? Je savais jamais, et j'avais peur de me tromper, de te décevoir. J'avais envie qu'on reste à faire les amis, que tu veuilles rester mon ami. Mais tu sais, j'avais trop peur de faire un pas de travers et de dire ou faire quelque chose qui te fâcherait encore. Harley laissa tomber le chiffon sur le sol et mit la main de Varian entre eux avant de l'observer entre deux doigts, une expression indéchiffrable sur le visage. Qu'est-ce que nous étions, Varian-V. ? Et maintenant, nous étions quoi ? Nous serions quoi demain ? J'arrivais pas à imaginer ensuite, et encore moins à comprendre ce que j'avais dans la tête et dans le corps. Avec toi, je ressentais d'autres choses que la peur et l'obéissance mais j'étais incapable de savoir ce que c'était, de mettre un nom dessus. Pris d'une idée bizarre et improbable, sans trop mesurer ni les significations ni les implications, il lâcha la main de Varian pour former un cœur avec ses propres doigts qu'il posa sur son front, en profitant pour se cacher derrière ses poings fermés. Tu sais, j'avais le cœur tout bizarre depuis que je t'avais vu vivant. Il était un peu malade je crois, il était malheureux et content de te voir, et toujours indécis, avec des sensations bizarres. Il se serrait tout étrangement quand j'avais peur de toi et peur de t'avoir déçu, et il pleurait quand j'avais honte de moi. Mon cœur, il vivait tout pour nous, mais j'aimais bien l'écouter. Avant, y a longtemps, il faisait déjà des choses étranges quand tu étais là. C'était pas pareil parce qu'il n'était pas tout seul à faire des trucs bizarres en ta présence dans mon corps, mais il faisait des boum boum boum, et il se serrait de joie. Il était content de te voir, et aujourd'hui encore il n'avait pas oublié. Mais j'avais pas de mot pour te raconter, juste mes doigts, mes lèvres et mes yeux… Mais mes yeux ils ne voulaient plus d'images alors je te dessinais un cœur devant mes yeux. Tu comprenais, Varian-V. ? Avec un gémissement plaintif, Harley se cacha les yeux dans le creux de son coude dans casser son petit cœur désormais un peu tordu.

dans le passé.
J'avais mal et je continuais d'avoir envie de me fondre en toi, Varian Standall. J'avais des bleus sur tout le corps et le visage en feu, couvert d'ecchymoses, mais ça ne me coupait pas ni dans mon envie ni dans mon élan. Tu sais, j'avais mal aux dents, mal à la tête et mal au cœur parce qu'on m'avait frappé pour de vrai, pour me faire mal et pour se venger. J'avais eu peur à ce moment-là et c'était à toi que j'avais pensé. Est-ce que si je mourrais, tu viendrais me dire adieu ? Est-ce que tu m'aimerais encore si je ne ressemblais plus à rien, si je devais gogole à force de m'en prendre encore et encore ? Qu'on ne soit plus ensemble ne m'avait même pas effleuré l'esprit quand j'avais mal et peur, parce que toi et moi, c'était pour toujours, n'est-ce pas ? Dis-moi que c'est pour toujours, Standall, dis-moi que tu resteras à jamais avec moi, que tu m'aimeras sans condition et sans pardon, que ce sera toi et moi, pour toujours. « Quoi… ? » marmonna-t-il en se repoussant et en écartant des cheveux mouillés de sueur. Il tendit l'oreille un quart de seconde avant de reprendre ses baisers insistants, sur ses lèvres puis de plus en plus bas.

Jan resta une demi-seconde au cœur de la cabine avant de marcher d'un pas léger vers la porte de la chambre de son fils. Il voulait entrer brutalement et serrer son garçon contre lui avec ce mélange de colère et de peur qu'il ressentait en permanence désormais. Il avait envie de le secouer dans tous les sens, de l'injurier et de lui crier des « je t'aime alors arrête, arrête ! » à n'en plus finir. Avant, tu n'étais qu'un petit con mais tu vivais bien, avec des filles de ton âge, des potes aussi bêtes que toi, des bêtises gentilles… Tu avais arrêté de harceler la petite voisine pour en faire ton amie, tu étais gentil et poli avec Victor, tu continuais d'avoir des notes exemplaires et de lire tes romans intellectuels, de dessiner, de rêvasser dans ton coin. Et puis tu avais arrêté de me dire des choses ou même de me parler et tu étais devenu un étranger. Comment est-ce que je pouvais vivre avec un étranger, Harley ? Aimer un étranger ? Cohabiter avec lui ? Le protéger ? Le visage de l'infirmier se tordit de frustration et il donna un grand coup de poing dans la porte avant de quitter l'appartement à grands pas, désireux de mettre le plus de distance possible entre lui et son chez-lui. Il paraît que tu es dans un triste état, Harley ? Encore ? Est-ce que tu es tout seul dans ton lit à pleurer ? À te branler en pleurant ? En regardant des films que tu trouves je ne sais où ? Tu n'en as jamais marre, d'être seul ?


Dernière édition par Harley Weise le Jeu 10 Mai - 14:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 10 Mai - 14:22


LONG TIME AGO (harley 15 ans, kimi 10 ans, sur l'Arche)
Quelle importance ? Ça en avait, si elle se fiait aux dires de ses parents et de son grand-frère. Elle était encore loin de tout ça mais... Mais elle savait que c'était une étape importante d leur scolarité. Alors peut-être pas de la sienne, c'était Varian qui se chargeait de ses cours après tout. Ne trouvant pas quoi répondre elle ne dit rien, se contenta d'un geste des épaules. C'était un grand garçon Harley, responsable de ses choix, et il savait sans doute mieux qu'elle ce qui était bon pour lui. Voilà le constat que se fit Kimi à ce moment là. Harley se dégagea et Kimi le regarda avec des yeux ronds, surprise par ce soudain changement d'humeur. « Mais je... » Elle cherchait ses mots, de bons mots, pour vite lui répondre, mais ils ne vinrent pas tout de suite. Harley la poussa, continuant sur sa lancée et elle trébucha se raccrochant de justesse à un des rares meubles de la cabine. « Héé ! » C'était un "héé" de défense, de surprise et prononcé d'une voix un peu paniqué. Par réflexe elle recula d'elle même de quelques pas, prête à... prête à quoi Kimi, à prendre la fuite, juste au cas où ? Tu avais passé des années à ça après tout avec lui... « Si, si il m'a dit et heu... » Elle sentait ses joues devenir de plus en plus écarlate, gêné par toute cette situation dont elle ne comprenait pas grand chose au final. Elle savait que Harley aimait bien Varian, mais qu'il le détestait aussi, elle l'avait suffisamment entendu lui répéter. Et elle savait que Varian ne pouvait pas voir Harley même s'il faisait des efforts. De tout petits, minuscules efforts, et juste de temps en temps. Et Kimi était un poil perdu avec tout ça. « Je lui ai dis que c'était pas bien. » bredouilla t-elle d'une voix timide. Enfin, non, elle ne lui avait rien dit. Pour la première fois de sa vie elle avait donné une claque à son frère avant de partir, vexé, en colère pour quelqu'un d'autre. Elle n'avait aucune idée de comment Varian avait pris son geste cependant. Peut-être 'en avait-il rien à faire. Ou peut-être qu'il s'était posé des questions. Et qu'il avait compris pleins de choses, mais complètement de travers. Il était souvent à côté de la plaque son Varian, Kimi le savait.      


AUJOURD'HUI
Les yeux de Varian se plissèrent au moment où il essaya de déchiffrer l'expression de son ancien voisin. Il pensait à quoi maintenant ? C'était quoi cette tête et qu'allait-il faire d'étrange, encore ? Il se demanda s'il était comme ça également avec Luna. Est-ce qu'il lui faisait des scènes comme ça, à elle ? Est-ce qu'il essayait de paraître gentil avec elle ? Il n'en avait aucune idée, mais Varian garda l'idée dans un coin de sa tête de demander à la principale intéressée dès qu'il en aurait l'occasion. Et puis, il a lâché ta main pour former un cœur avec les siennes, et tu te sentis encore plus perdu, si toutefois une telle chose était possible. Tu pensais déjà avoir touché le fond, vu le plus improbable, mais non. Il redoublait d'imagination Harley pour te mettre de plus en plus mal à l'aise, et toi tu redoublais d'effort pour ne rien laisser paraître. Même si ton visage passa par plusieurs drôles d'expressions en le voyant faire. « Parle, Harley s'il te plaît. » Tu ne pouvais pas tout comprendre, et lui... et lui s'obstinait à rester muré dans son silence. Le genre de silence pesant, que seul Varian brisait de temps en temps, dans l'espoir de lui arracher un mot. Dis moi des trucs, n'importe quoi, mais je ne comprends pas. Pourquoi tu fais tout ça ? On a dis qu'on était ami maintenant. Je t'ai promis de faire des efforts, de faire comme si le passé... comme si notre passé n'existait plus. Tu t'en souviens ? C'était hier. Mais si tu fais tout ça, je ne pourrais pas, désolé.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
Non non Harley, je suis très sérieux, je suis persuadé qu'il y a quelqu'un... Il n'avait pas entendu de bruit explicite en soi, mais c'était juste... ce genre de mauvais pressentiments qu'il avait parfois. Cet autre sens qu'il avait fini par développer avec le temps. Mais son voisin n'écoutait pas, son voisin ne s'inquiétait pas et il continuait ses baisers effrontés. Varian laissa sa tête retomber sur l'oreiller, abandonnant pour de bon l'idée de le stopper dans son élan. De toute façon, je me fais peut-être trop d'histoire. Peut-être que je suis juste devenu parano. Et puis ça fait un mois qu'on a rien fait je me chercher peut-être des excuses po... On donna un grand coup dans la porte de chambre. « Bord... !! » Il sursauta et se redressa d'un seul coup en l'entendant, et plaqua une main sur sa bouche  pour ne pas trahir sa présence. Dans la foulée, il balança sans trop le vouloir un coup de genoux à son voisin et resta quelques secondes complètement figé, le cœur battant à mille à l'heure. Ton père, je suis sûr que C'était ton père... oh mon dieu Harley imagine ! Imagine s'il m'avait vu ici ! Si... si il a entendu quoi que se soit ! Je suis mort, mort, mort, mort. Il arrêta de manger ses doigts pour regarder son voisin, le visage cramoisi et complètement défait. « Pa-pardon... » chuchota t-il. Tu crois qu'il est partit, Harley ? Varian jeta un regard en direction de la porte, guettant le moindre mouvement de l'autre côté. Rien. Plus un bruit. Nerveux il passa une main sur sa nuque et laissa échapper un soupire léger : pour une fois, pour une fois la chance était de leur côté. Il sentait son cœur se calmer lentement – plus ou moins, parce que le reste de son corps lui, brûlait encore  littéralement d'envie pour le garçon qu'il avait en face de lui – et coula un regard timide à son voisin. « Euh tu... » Tu peux peux continuer Harley ?
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 10 Mai - 22:41

dans le passé.
« Quoi, toi aussi, hein ? Toi aussi ? » Toi aussi tu étais d'accord avec lui, c'est ça? Qu'elle recule devant lui l'avait blessé profondément. Bêtement, naïvement, il s'était dit qu'ils avaient dépassé tout ça, que c'était derrière eux pour de bon, qu'elle n'avait plus jamais peur de sa petite et stupide personne. Il se trompait. Quand Kimi recula précipitamment de plusieurs pas, une expression peinée passa dans le regard de Harley un bref instant avant de laisser la place à la colère, dangereuse chez lui. « Je te dégoûte, c'est ça ? T'as peur ? Tu flippes ? » Il passait ses nerfs sur elle juste parce qu'elle était là et qu'elle était la seule à lui avoir ouvert la porte. Heureux, Standall ? Heureux d'avoir encore cherché à me foutre hors de moi ? Heureux de me faire péter les plombs ? Parce que je savais déjà que ça allait être le cas, hein. Ça grimpait tranquillement chez lui, l'air de rien, au fil des jours, et quand il atteignait le point de non-retour, une phrase mal-dite suffisait à lancer la machine. L'adolescent combla l'espace entre lui et son amie et la repoussa brutalement une fois puis deux. « C'est ça, hein ? Toi tu sais que je v… Que j'en crevais d'envie, que j... » Il la poussa sèchement une troisième fois, plus fort, avec une expression méchante. Les mots ne lui venaient même plus correctement et il s'emmêlait les pensées. « T'imagines ? Je le mate à la dérobée, juste comme ça, je rêve de ça, je... » Il marmonnait à toute allure plus qu'il ne parlait, et demain il regretterait sans doute ce qu'il était en train de raconter… Je ne sais même pas pourquoi je te racontais ça, tiens. En quoi est-ce que ça pouvait t'intéresser, hein ? Oh ! Tu lui avais dit que ce n'était pas bien, alléluia, j'étais sauvé grâce à toi, putain. Sauvé, ô miséricorde, parfaitement sauvé ! I n'avait plus envie de pleurer, juste de hurler sans s'arrêter et de tout fracasser. « Pu-TAIN ! » Il fila un grand coup de pied dans le meuble le plus proche et balaya sa surface pour tout foutre par terre dans un grand cri de rage.

dans le présent.
Caché dans le creux de son coude pour ne plus voir, Harley resta assis là, dans cette position étrange. Te parler ? Varian-V., les mots étaient pas là ! Enfin il étaient dans la tête, tu sais, mais ils voulaient pas sortir pour te parler... Paniqué, l'esclave laissa échapper un second gémissement plaintif et renifla en se tordant les doigts. Il avait envie de lui répondre, de lui faire plaisir en lui offrant des mots et des lettres, des sons clairs. Lui aussi en rêvait, d'en être capable. Ne plus savoir parler correctement, avec des jours sans et des jours avec, avait été l'une des premières étapes à lui avoir fait vraiment peur sur Terre. Harley avait toujours été un beau parleur, appliqué, qui aimait jouer avec les mots et sur les mots. Il en avait détesté certains juste parce qu'ils sonnaient mal, et aimé d'autres pour le joli son qu'ils produisaient. Et puis un jour, les mots avaient été fâché et ils avaient refusé d'être gentils et obéissants. Perdre une parole correcte, ça avait été… Les gens m'avaient pris pour un débile juste à cause de ça, Varian-V. Quand les mots sont fâchés et que tu peux rien dire, on croit d'office que t'es bête, sans rien dans la tête et dans les pensées. Que seuls les phrases orales te définissent. Toi aussi, tu le crois ? Que c'est que ça l'important ? Je sais, je suis bête, je sais plus faire plein de trucs et je sais même pas pourquoi. J'ai les mains qui tremblent et qui veulent plus s'appliquer comme avant, je me marche sur les pieds, je comprends pas tout… Mais ça a rien à voir avec les mots, tu sais ? Alors moi, je veux bien te les donner mais ils sont coincés juste là, avec le cœur. Je le sens quand je veux parler, ça me pince là mais il n'y a aucun vrai mot qui apparaît. Mais plein de bonne volonté, Harley ouvrit tout de même la bouche et resta là, caché, à vraiment essayer. « D-d… Ddd... » Il se balança d'avant en arrière comme le pendule d'une horloge, horriblement angoissé d'être ainsi mis au pied du mur, sans aucune chance de s'échapper. « Ah… Héé… Aaaaah ! » Tu sais, j'avais le mot dans la tête, juste là. Je voulais te dire désolé, parce que je l'étais vraiment de ne pas pouvoir t'obéir et te répondre de suite, de ne rien pouvoir t'expliquer, rien te raconter. Le mot était là, tout clair et net, mais mes lèvres ne le diraient pas et je savais même pas pourquoi.

Il cessa brutalement de se balancer pour reprendre son chiffon et se remettre à frotter le sol avec violence, une expression de colère et de frustration sur le visage. Du coin de l’œil, il avisa son ancien voisin et s'arrêta trois secondes pour lui fourrer son propre chiffon dans les mains puis reprit son travail, les joues rouges de honte et le cœur battant.

dans le passé.
Au comble de l'excitation, Harley embrassait le corps de son petit-ami sans la moindre conscience de son inquiétude. BAM. Un grand coup ébranla la porte de la minuscule piaule et, presque simultanément, un genou lui percuta ses côtes déjà percluses d'hématomes. « Argh… Putain... » Voir trente-six étoiles… Harley se recroquevilla, le souffle coupé, incapable de réfléchir correctement à ce qui venait de faillir se produire. Celui qui avait frappé la porte – le paternel, forcément – aurait pu entrer, les voir, tout surprendre, tout écouter discrètement… « Bâtard... » Lui en était toujours après la vaste irradiation de douleur dans son thorax. « N-nan, toi... » 1-0 pour Standall pour une fois, et Harley au tapis. Il se redressa lentement sur un coude, les larmes aux yeux, et grimpa à moitié sur son voisin, blanc comme un linge. « Putain, tu m'as défoncé le bide, connard... » Il aurait pu rentrer… Qu'est-ce qu'on aurait dit, s'il était entré, Standall ? Y a aucune explication qui existe pour ça, aucune excuse… On s'envoyait en l'air et ça se voyait, et je n'avais même pas envie de m'arrêter à cause de ça. Tiens regarde, je me fous à poils juste pour que tu continues et qu'on oublie ça… Le paternel avait dû se casser, même si je ne savais même pas pourquoi il était rentré d'abord.
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 10 Mai - 23:57


LONG TIME AGO (harley 15 ans, kimi 10 ans, sur l'Arche)
« A-arrête Harley... » Non il ne la dégoûtait pas, oui elle avait peur. Et c'était normal : il était plus grand Harley, c'était un garçon, et un garçon violent, elle le savait. Il avait beau être son ami, il avait été son bourreau avant ça, le garçon dont elle cauchemardait la nuit, celui qu'elle fuyait dans les couloirs jusqu'à être confiné pour de bon chez elle. Elle tomba sur les fesses et le regarda, apeurée. Et puis… elle éclata en sanglot au moment où il donna un grand coup de pied dans le petit meuble de leur salon. Un cri plaintif s'échappa de ses lèvres et elle se releva à la hâte, paniqué. Kimi voulu se réfugier dans sa chambre, mais ses jambes refusèrent d'obéir. Pourtant elle le voulait ; trouver la chaleur de sa chambre, son cocon, l'endroit où elle se sentait en sécurité quoi qu'il arrive. Mais non. Au lieu de ça elle se recroquevilla dans un coin de la pièce en pleurant toutes les larmes de son corps. « C-c'est p-pas vrai… moi je… je suis pas co-comme ça moi... » Elle couinait, le visage couvert par ses petites mais pour ne plus voir son voisin laisser éclater sa colère.

Varian était toujours en colère. En colère de s'être pris un coup de la part de son voisin (certes indirect), furieux d'avoir mal au nez, furieux que son stage ait pris une telle tournure, furieux que Mylene l'ait retenu trois plombes pour des broutilles… Sans aucune douceur il ouvrit la porte de sa cabine, bien décidé à prendre une bonne douche (mais rapide, il fallait économiser pour tout le monde) et à repartir passer la soirée ailleurs. Le mini clone raté de Cara ferait amplement l'affaire pour ce soir, vraiment. Sauf que… « Kimi ? » La première chose qu'il vit ce fut sa sœur accroupis dans un coin de la pièce, le visage couvert de larmes. Et puis il le vit, lui. « Put... » Qu'est-ce qu'il foutait au juste ? Les yeux de sa sœur firent la navette entre lui et le voisin, elle ouvrit la bouche, sans doute pour dire quelque chose de gentil mais Varian la coupa avant. « Mais t'es un grand malade… Qu'est-ce que tu as fais à ma sœur ?! »      


AUJOURD'HUI
Il parlait. Enfin. Il prononçait… des trucs. Pas des trucs très clairs mais… ils feraient l'affaire pour le moment : Harley n'avait donc pas fais vœux de mutisme ou il ne savait trop quoi. Il le regarda se balancer avec un air intrigué, puis de se remettre à frotter le sol avec énergie. Harley lui fourra son propre chiffon dans les mains et Varian éclata d'un rire franc. Le genre de rire qui l'étonnait lui même d'ailleurs. « J'ai eu peur ! » Il se reprit bien vite, soudain rattrapé par la peur d'être entendu par les maîtres de la maison. Il continua en baissant d'un ton. « Pendant un instant j'ai cru que tu étais devenu muet. » Au fond, ça n'avait rien de drôle mais… Bah lui trouvait ça drôle. Voilà, il ne lui fallait pas grand-chose. Il imita Harley et se remit à frotter, un sourire léger sur les lèvres. Il avait l'air un peu frustré, et ça se lisait sur ses traits, même si Varian ne comprenait pas vraiment pourquoi. Tout aurait pourtant été si évident pour quelqu'un d'extérieur… mais pas pour toi.

« Je ne m'en fais pas, ça reviendra... » Tu sais, tes mots. Tu parlais très bien avant, et je t'ai déjà entendu me débiter des phrases assez complètes depuis que l'on s'est revus. Pas beaucoup, certes, mais tu as réussis, quelques fois. Il avait parlé sur un ton qui se voulait compatissant. Varian se concentra à nouveau sur sa propre tâche, soudain focalisé sur une tâche minuscule sur le sol. L'ancien toi aurait sans doute hurlé de rire – avant de pleurer sans doute – en voyant ça. Toi qui disais à Harley qu'il allait réussir à parler correctement, et toi qui nettoyait le sol d'une maison qui n'était même pas la tienne. Toi, le garçon toujours impeccable, dégoûté par la moindre saleté. Toi, le garçon qui n'avait jamais fais d'effort avec les mots avant, sauf dans le but de blesser ou manipuler les gens. Aujourd'hui pourtant, tu étais tellement loin de saisir toute l'ironie de ce moment.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
« J'ai pas fais exprès... » siffla t-il à voix basse. J'ai paniqué, c'est tout. « Désolé d'accord ? » Il déposa un baiser, puis deux sur ses côtes endolories avant de remonter lentement le long de son torse. Il s'apprêta à imiter son voisin et à ôter ce qu'il lui restait sur le dos mais suspendit ses gestes pendant quelques secondes. Pourquoi Varian ? Tu en crevait d'envie, vraiment. Lui aussi alors il était où ton soucis, hein ? Pourquoi tu te forçais à suspendre tes gestes ? Il renversa son voisin sur le matelas et lui effleura les lèvres du bout des doigts. Tu étais beau même comme ça Harley. Tu étais cabossé, mais j'arrivais quand même à te trouver parfait. Alors pourquoi j'avais peur (ce n'était pas une question d'envie, vraiment, j'aurais été incapable de dire le contraire) d'aller plus loin maintenant ? Je semblais bien partis il y a quelques minutes alors pourquoi j'avais cette appréhension maintenant ?  Ta peau brûlait la mienne, tu embrassais toujours aussi bien et, je n'en doutais pas, tu devais toujours être aussi doué pour le reste mais… « Harley… » Mais merde, tu l'avais exhibé juste sous mes yeux, ce gars sortit de nul part, vous vous étiez tripoté sans aucune gêne devant ma cabine, comment tu voulais que je ne pense pas à ça dans un moment pareil ? Oui, désolé de rester bloquer sur certaines choses mais voilà, je suis comme ça. « J'ai envie de toi, vraiment. » Parce que je t'aime. « Mais faut croire qu't'as réussis à me rendre malade hein… j'arrête pas de l'imaginer à ma place en ce moment. »
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 11 Mai - 11:34

dans le passé.
Arrêter ? Arrêter. Il aurait bien aimé arrêter. Ou plutôt, plus tard, il se dirait qu'il aurait dû réussir à se stopper pour se casser de là vite fait et aller s'enfermer dans son placard. Dans l'immédiat, il était loin d'avoir les idées assez claires pour ce genre de réflexion et de remords. Enfin si, quand quelque chose tomba à grands fracas par terre, je me sentis mal d'être là, à tout démolir juste à cause de lui, et juste à cause de ces pulsions bizarres et violentes qui me prenaient quand la frustration devenait trop grande. Tu sais Kimi, demain je ne sortirai pas de chez moi, démoli par ce que je faisais là maintenant, et peut-être même que je me ferai un peu mal pour me punir… « Pourquoi est-ce que j'arrêterais, hein ? Les gens, ils arrêtent avec moi ? Jamais, putain ! » C'est la mince cloison de la cabine qui ramassa le coup de pied bien senti qui lui démolit à moitié un orteil. Ça c'était vrai. Mylene l'avait presque instantanément regardé de travers, Standall avait été un putain d'enfoiré, et ils n'étaient que les énièmes d'une liste longue comme sa vie qui datait… de toujours en fait. Dans ses premiers souvenirs, les voisins étaient déjà pour la plupart mal à l'aise avec lui juste à cause de sa mère. Beaucoup trop gentils, beaucoup trop faux et beaucoup trop heureux de le fuir dés qu'ils en avaient l'occasion. « Mais c'est ça, chiale, vas-y putain, chiale comme une merde ! » Je le pensais vraiment sur le moment, Kimi… Désolé, je le pensais, mais demain, ce serait moi qui chialerai comme une fillette, tout seul dans le noir. J'irai me cacher dans le placard pour rester tout seul, comme toujours, et pour pleurer jusqu'à être épuisé et m'endormir sur place. J'allais pleurer à en avoir mal à la tête, me frapper pour me punir d'avoir… Je ne sais pas… Péter les plombs encore une fois, et devant toi en plus. « Aller, fais ce que tu crèves d'envie de faire : cours. Cours ! » Si elle se planquait dans sa chambre, est-ce qu'il irait vraiment jusqu'à hurler comme un grand malade derrière sa porte, à crier des insanités en chialant à moitié ?

La porte de la cabine s'ouvrit au même moment en grand sur la plus bienvenue des malédictions, Standall. Putain... Il était là avec sa grande carcasse moche et dégingandé, ses yeux de traviole et ses lèvres de meuf. Il était là, à l'insulter encore, à le fixer avec ce regard que Harley détestait par-dessus tout (celui de Varian Standall + ce genre de regard qui disait « mais t'es vraiment barge jusqu'au bout, mon pauvre »). « Le grand malade, il l'a embrassé, juste pour voir si ça la tuerait, tiens. Et il allait se la faire juste pour voir ta sale gueule d'enculé après. » Oh non Kimi… Je ne sais même pas pourquoi je disais ça. Toi, tu savais que c'était faux, hein ? Que je n'y avais et n'y penserais jamais, n'est-ce pas ? Tu le savais, bien sûr que tu le savais... Est-ce qu'elle le savait ? Il se planta juste sous le nez de son voisin. « Tu devrais p't-être la niquer aussi tiens, vu que l'autre salope t'a largué comme une merde. C'est pas que ça que t'aimes, non ? » Il lui flanqua une main absolument insultante et déplacée dans l'entre-jambe juste pour… Il ne savait pas. L'énerver, en profiter, se venger, peu importe.

dans le présent.
Varian se mit à rire. Tu ris. Pourquoi tu ris ? Tu trouves ça marrant de pas pourquoi faire des mots ? C'est pas drôle, ça n'a absolument rien de drôle. L'expression frustrée d'Harley se fit plus prononcée et il frotta le sol encore plus fort, bousillant le chiffon à chaque passage sur les dalles en pierre. C'est ça, moque-toi du débile de Harley, de toute façon il peut pas te répondre, c'est ça ? Je peux rien te dire alors tu peux rire ? Mais ça me fait mal moi, que tu ris fort juste parce que je fais des efforts pour toi, pour t'obéir. Comme d'habitude, ils étaient tous les deux largués, chacun à des kilomètres de l'autre question longueurs d'onde. Il secoua la tête après la dernière phrase de son ex-voisin et frotta à toute allure jusqu'à se griffer la jointure des doigts par terre. Non, je crois pas que les mots veulent bien revenir après, Varian-V. Toi ça te fait peut-être beaucoup rire mais moi ça me rend triste et bête. On me prendra toujours pour un idiot sans les mots, et je suis pas idiot. Pas sur ça. « Nn-n...Ghh… Gh... » Il rattrapa un filet de salive de justesse du dos de la main et laissa tomber pour de bon ses efforts. Si Varian-V. avait envie de beaucoup rire, il n'avait qu'à le faire… Toi Harley, tu allais justes rester là, tétanisé d'humiliation, à laisser libre court à des petites larmes silencieuses en frottant le par-terre.

dans le passé.
« Mmh mmh. » Ta gueule Standall, je ne te l'ai pas assez dit ? Ferme-là et embrasse-moi plutôt. Fais-moi l'amour comme si c'était une première fois, comme si je t'avais manqué. Ferme-là, aime-moi, ferme ta grande gueule. Pourquoi s'arrêtait-il ? Avec un soupir frustré, Harley revint à l'assaut pour l'embrasser et sourit quand son voisin le renversa sur le matelas. Pour le regarder en lui caressant les lèvres du bout des doigts. Qu'est-ce que tu branlais, putain ? Tu comptais me faire mourir d'envie sur ce pieu ou…? Harley l'attrapa par les hanches pour essayer de l'attirer à lui, perplexe, mort d'envie de continuer avant de mourir de frustration sur place, et… « Oh. » D'accord. « Tu peux. Il baisait bien. » Harley fixa son voisin avec condescendance et haussa un sourcil. « Tu n'avais qu'à pas m'envoyer me faire sucer par qui je voulais, si ? » Il ne plaisantait pas mais commença à se sentir vaguement mal à l'aise, allongé sur le dos complètement à poil et crevant d'envie d'aller plus loin avec Standall. Il le repoussa sèchement et se redressa pour serrer ses genoux contre lui, le souffle court.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 11 Mai - 12:46


LONG TIME AGO (harley 15 ans, kimi 10 ans, varian 16 ans sur l'Arche)
Varian ouvrit de grands yeux et... aucun mot ne sortis de sa bouche. Il était fou. Comme sa mère. Il était tout simplement dingue, bon à enfermer ce gars. Comment son père pouvait supporter ça au quotidien ? Comment... Kimi avait arrêté de sangloter pour les fixer avec ces grands yeux bleus, le visage ruisselant de larme. Visiblement sous le choc elle en avait même oublié de respirer. Mais... Tu allais arrêter de parler comme ça ? De dire de la merde ? De venir nous faire chier moi et ma sœur ? Vous n'êtes pas supposé être amis ? Quand je pense qu'elle m'a tarté à cause de mon geste de l'autre jour, elle doit bien regretter tient. Et tu... oh putain. « DÉGAGE ! » Il lui flanqua un coup de pied dans le genoux et le repoussa brutalement. « Dégage de là ! Sors de sa vie, de la mienne et... » C'est ma petite sœur. Ma précieuse petite sœur que tu viens d'insulter. Et tu... tu veux quoi ? Me provoquer ? Bah c'est réussit. Il le poussa encore une fois avec toute la force qu'il avait dans ses bras tout fins. « Va tripoter d'autres gens Weise ! » Si toutefois quelqu'un a un jour envie que tu le touches... un jour, ce qui n'est pas près d'arriver à mon avis. Il avait saccagé leur cabine le con, il... Tu étais complètement hors de toi, et pour une fois, tu avais du mal à le cacher. Tu hésitais franchement à lui en coller une, ou à repartir pour une slave d'insultes. Mais rien ne marcherait sur lui, hein ? Une claquement de porte le ramena à la réalité : Kimi venait de fuir dans sa chambre. Elle n'allait pas en sortir avant plusieurs heures voire plusieurs jours. Tu connaissais ta sœur, elle pouvait rester sous le choc encore un long moment. Il attrapa Harley par le col et entreprit de le balancer vers la porte d'entrée. « Tu me touches encore une fois, et je te bute moi-même. »      


AUJOURD'HUI
Avec une grimace il détourna rapidement le regard quand son ancien voisin baragouina un truc avant de laisser couler un filet de salive. Il s'arrêta quelques secondes de frotter, était-il vexé ? Il avait – encore – du faire quelque chose de travers, mais une fois de plus, Varian était loin de la réalité. Comme toujours avec Harley, mais bon. « Ça va pas m'empêcher d'être ami. » Il manquait des mots dans ta phrase Varian mais bon, l'idée était là. Son léger sourire ne l'avait pas quitté tandis qu'il se remit à observer son voisin. Il avait peut-être peur de ça ? Que ça les éloigner ? Il n'en savait rien, alors il lançait des phrases un peu au pif pour avoir une réaction. Autrefois je suis tombé amoureux de toi malgré toutes les crasses que tu m'avais faites, alors tu sais, que tu ne parles pas bien aujourd'hui... Il tendit une main dans le but de toucher ses cheveux mais se ravisa au dernier moment, et recula sa main. Si je me mettais à faire des trucs étranges, on allait plus en finir. Dans la pièce d'à côté un éclat de rire le fit tressaillir et il se remit à frotter le sol, le cœur battant. Pendant quelques seconde sil avait oublié qu'ils n'étaient pas seuls ici. Il y avait Luna aussi, même si ce n'était pas elle le problème. Non c'était tous les autres qui lui faisaient peur. « J'ai f-fini je crois. » Il n'en savait rien, il voulait juste changer de tâche, passer à autre chose. « J'ai découvert un endroit l'autre jour en sortie. » chuchota t-il. Il  se redressa et regarda Harley. « Tu m'écoutes ? » Il était sympa cet endroit. Eliza y avait mis le feu, mais c'était le genre d'endroit dur, et solide, qui restait malgré les flammes. Je sais pas pourquoi, l'idée de te le faire découvrir venait de me prendre. Peut-être que tu t'y sentirais bien là-bas ? Je sais pas, mais j'avais quand même envie de te faire part de ma découverte. C'était mon secret pour le moment mais il pouvait devenir le notre.



LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
« Ravi de le savoir. » Tu parles, si j'avais pour projet de le balancer moi-même dans l'espace, j'ai envie de le découper en morceau avant de passer à l'acte maintenant. La suite le fit sourire. Pas le genre de sourire gentil mais plus le genre de sourire qui disait 'tu me prends pour un con c'est ça ?' et que Varian maîtrisait bien. Harley le repoussa et Varian arqua un sourcil. « T'as d'la chance Harley. J'aurais pu te prendre au mot des dizaines et des dizaines de fois moi aussi. » Tu sais ? Pour le nombre de fois où tu m'as gentiment dis d'aller me faire foutre ? Entre autres choses. Tu veux me faire payer le fait de ne pas avoir pesé mes mots, une seule, une seule putain de fois ? Il se pencha un peu plus vers son voisin, en essayant de garder son calme. C'était dur tu sais, j'vais tellement d'envie en moi. L'envie de continuer, que tu m'embrasses et que tu me fasse un tas d'autres chose, mais aussi cet envie de laisser éclater toute ma frustration. « Tu ferais moins le malin, tient. » Mais c'pas mon genre, ça ne l'a jamais été. Je peux faire quelques entorses à mes règles, mais pas celle-ci, j'y tiens. C'est très con, mais voilà. Il pencha légèrement la tête sur le côté et se rendit compte qu'il venait de perdre tout sourire. Il effleura du bout des doigts ses genoux et releva les yeux vers lui. « Tu me jure que tu vas rester avec moi maintenant ? Même si on s'embrouille un peu ? » On s'embrouillait souvent avant, mais c'était pour des broutilles et on passait vite à autre chose. Mais maintenant... Je sais pas. J'ai peur de nos futurs prises de bec. Je veux pas recommencer un mois comme ça. Je ne pourrais pas le supporter.
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 11 Mai - 23:29

dans le passé.
« Ah… ! » Le coup de pied dans le genou le prit par surprise et il lâcha son voisin,trébuchant en arrière avec maladresse. Tripoter d'autres gens ? Je ne te tripotais pas, Standall, il ne fallait pas te donner autant d'importance putain. Toi, tu n'étais rien, juste un énième con dans cette station peuplée de cons, un autre de ces connards à fracasser. Voilà ce que tu étais : une vieille chose conne et moche, que j'avais juste envie de démolir. Je pouvais t'exploser tout entier si j'en avais envie, te casser les os un par un, en te shootant dans les dents, en sautant sur tes doigts, tes jambes et ta sale gueule. Dans les faits, il sentait son propre genou le lancer douloureusement et il manqua de tomber à la renverse quand son voisin le repoussa. Une porte claqua et Harley se rendit compte que Kimi avait mis les voiles. Ce soir, j'allais avoir tellement mal en mesurant la portée de mes paroles et en pigeant que je venais de dire tout ça juste devant toi, en parlant de toi pour lui faire du mal à lui. Et puis je crois que, comme avant, j'avais aussi eu envie de te blesser pour ne pas être le seul à aller mal. J'avais voulu voir des larmes dans tes yeux pour me sentir mieux, pour me dire que je ne serai pas le seul à chialer dans un coin. Résultat, j'avais encore cassé quelque chose de bien. « Lâche-moi, putain lâche-moi ! Lâche-moi j'te dis ! » hurla-t-il de sa voix fluette en lui griffant les doigts comme il pouvait, traîné par le col comme un chien. Son voisin n'était pas épais mais il avait l'avantage d'être beaucoup plus grand que lui, avec la force qui allait avec.  « J'te déteste ! J'vais te tuer, t'sais, j'vais… ! » Se crachant à moitié dessus, il s'étrangla à moitié et termina à plat ventre quand son voisin le lâcha. « J'te hais, t'es juste... »

dans le présent.
Si les mots de Varian-V. venaient de lui faire plaisir d'une façon inattendue, il n'en montra rien et continua de frotter ses dalles en silence, toujours plein de honte. Amis… Moi j'avais envie qu'on continue à faire les amis parce que comme ça, j'avais l'impression qu'il y avait toujours quelque chose d'important entre nous. Enfin le mot faisait un peu mal aussi, tu sais ? Un peu mal au cœur, comme une grosse pression dessus qui me donnait l'impression que j'allais pleurer, mais sans pleurer. Avant, on faisait pas les amis. Jamais. On faisait les deux amoureux, et on se disait plein de choses, et on faisait plein de choses, et c'était bien. J'aimais bien, même si j'avais pas envie que les autres le sachent. Ils auraient ri, mais pas autant que s'ils m'avaient vu aujourd'hui. Mais maintenant, Varian-V. ? On ne ferait plus jamais les amoureux, hein ? Il y avait quelque chose de cassé entre nous. Harley se crispa quand son ancien voisin tendit une main dans sa direction mais resta un peu déçu qu'il la retire aussi rapidement, sans même l'avoir touché. Nei aussi, elle me caressait la tête des fois, quand j'étais sage et gentil. J'avais été sage et gentil ? Perplexe, il ralentit son frottement assidu pour réfléchir, les sourcils froncés mais l'autre le coupa dans sa réflexion et il se remit au travail, perdu.

Un endroit ? Il y avait plein d'endroits. Il se redressa à genoux pour s'essuyer les mains sur son pantalon. Dehors ça allait mais dedans, avec le feu, il faisait chaud et mon pantalon sentait fort le pipi sec, assez pour me piquer le nez et me rappeler que j'avais fait une bêtise. J'aimais pas quand c'était comme ça parce que Luna se fâchait après, et le maître aussi, et j'avais plus de pantalon. Et maintenant, j'avais même plus de slip dessous, même qui gratte, alors... La voix de son voisin le ramena sur Terre et il l'observa avec perplexité en écartant ses cheveux. « A-ha... » Non, il ne savait pas de quoi ils parlaient mais il hocha la tête avec un mince sourire gentil.

dans le passé.
Serrant ses genoux contre lui, Harley regarda ailleurs avec une grimace quand son voisin se rapprocha de lui. Quoi, tu allais en faire toute une pendule maintenant ? Clairement, si tu t'envoyais en l'air avec qui que ce soit, j'irais  moi-même lui refaire le portrait. Avec assez de doigté pour que tu n'aies plus jamais la moindre envie de le toucher ou de l'embrasser. Et tu savais que je le ferais. « Pff... » Il n'avait rien à répondre en soit et luttait contre l'envie de l'assommer à moitié pour lui faire l'amour en silence. Tu n'étais pas le seul mec avec qui j'avais couché Standall mais sois rassuré, tu étais le seul que j'avais autant désiré. Je t'avais rêvé, déifié, adoré, supporté… Aimé aussi. J'avais chuchoté des «  je t'aime » à Harry et on s'était joyeusement fait du bien mutuellement mais je pouvais me passer de lui. Je pouvais me passer des lèvres de ce gars que j'avais embrassé un soir, il y a longtemps, avant de partager son lit. Je pouvais très bien faire sans. Mais toi ? Toi, je te voulais assez pour être encore là et pour ne t'avoir jamais touché, jamais frappé. « Je ne sais pas. » Vraiment, je ne sais pas. Est-ce que tu vas continuer de me faire la morale pour des choses que je ne contrôle pas ? Et moi, est-ce que je vais toujours être aussi en colère contre toi ? Tu sais, j'ai envie de te baiser comme jamais mais… Je ne sais pas, je t'en veux tellement sans même savoir pourquoi que… Est-ce que ça ira, ensuite ? Est-ce qu'on va redevenir comme avant, juste ensemble sans trop se poser de questions ? « Toi, tu promets ? » Il tendit le cou pour lui donner un petit baiser sur le bout du nez. « Et tu vas finir ce que tu avais commencer ou tu comptes me laisser mourir de frustration avant ? »


Dernière édition par Harley Weise le Sam 12 Mai - 22:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 12 Mai - 0:43


LONG TIME AGO (harley 15 ans, kimi 10 ans, varian 16 ans sur l'Arche)
« Je suis un connard prétentieux, ouais ouais. » C'était peut-être pas ce que sont voisin allait lui cracher à la figure mais bon. Ça, il le savait, et il n'avait aucun mal à l'avouer. C'était peut-être tout le soucis chez toi Varian, tu avais des défauts, comme tout le monde, mais au lieu de chercher à les planquer, à les changer… Tu vivais bien avec. Tu savais que tu te plaçais dans le top 10 des connards des gens de ta génération, que tu pouvais être le pire des enfoiré et que tu étais faux. Et qu'est-ce que cela te faisait ? Rien du tout. C'était peut-être ça le plus triste dans l'histoire. « Et t'avais pas besoin de faire tout ça pour me dire que tu me déteste, je le savais déjà. » Il lui jeta un regard plein de dédain, le jaugeant des pieds à la tête. Franchement, regarde toi Weise… Je comprends pas les filles qui veulent sortir avec toi, et encore moins les gens qui ont peur de toi. À moi… à moi tu me fais juste de la peine, et tu me les brise sévère. Il se retint de lui flanquer un coup de pied dans les fesses juste pour le plaisir et se contenta de le regarder avec l'air le plus méprisant qu'il avait en stock. Bouge ton cul, toi et tes fringues cache misère, j'veux plus te voir chez moi.

Roulé en boule dans son lit, Kimi Standall avait enfin arrêté de pleurer. Elle entendait toujours les deux garçons crier dans le couloir mais maintenant elle se sentait un peu plus en sécurité. Pourtant, elle avait beau se calmer peu à peu, elle sentait de nouveau cette boule dans son ventre. Celle de la peur, du stresse, et de la crainte d'être de nouveau malade. Elle ne comprenait plus rien Kimi. Elle voyait et comprenait vite certaines choses, plus vite que les autres fillettes de son âge d'ailleurs. Elle était loin d'être bête et dans un monde de bisounours. Mais ça, elle ne comprenait. Comment son meilleur ami pouvait être aussi odieux. Avec elle, avec son frère… Pourquoi il avait dis des choses comme ça ? Aussi méchantes sur elle et son frère ? Varian lui expliquerait sans doute. Son frère viendrait la prendre dans ses bras pour la calmer et lui dire que tout ça n'était qu'un affreux cauchemars. Oui, ça devait être ça.        


AUJOURD'HUI
Il suivait. Plus ou moins. Alors Varian continua sur sa lancée. « C'est une ancienne mine je crois. » A vrai dire, il n'avait pas eu le temps d'explorer les lieux la dernière fois, il était bien trop occupé à sauver ses fesses et celle d'Eliza. Rien qu'en y repensant il frissonna. Il avait bien faillis y passer ce jour là, mais devant Harley, il opta pour ne pas évoquer ce passage douloureux de sa vie. « La prochaine fois qu'on va dehors, je veux te montrer cet endroit ! » Il avait levé un doigt vers le ciel comme s'il venait de pondre le discours du siècle. « Tu en as env... » Il se frotta le nez (qu'il pensait bouché depuis la veille mais la drôle d'odeur qu'il venait de sentir lui fit penser le contraire) et plissa les yeux en inspectant l'autre esclave. « Pourquoi tu couds pas un nouveau pantalon ? » Il évita soigneusement de demander d'où venait l'odeur – parce qu'il savait déjà – et d'enfoncer le clou là-dessus mais… Pourquoi ne faisait-il rien pour ça ? Il n'en avait pas le droit ? Varian avait aucune idée des règles de cette maison, ni de l'ambiance en générale – hormis que Nei était une taré de première – mais quand même. Ce genre de chose le dépassait. Toi ce n'était pas pareil, jamais tu n'avais eu l'occasion de ressembler à Harley, Ada tenait à ce que tu soit reconnaissable et que paraisse propre. Et tes habits, ils devaient être corrects. Ada ne tolérait pas les trous ou les déchirures dans les habits, autant sur son esclave que sur ses propres enfants.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
« Ah, tu sais pas. » Il lâcha un rire jaune et leva les yeux au ciel. « Moi ? » Il se fou de moi. Il se fou de ma gueule il… Non, non c'est juste moi qui commence à monter sur mes grands chevaux parce que: sujet sensible. « Oh bah je sais pas tient. Excellente question. » Je fais ma petite princesse, je suis agaçant, je sais. Mais je suis surtout en colère. « Je suis toujours là, même si mon copain est une vraie tête de con, avec zéro envie d'aller voir ailleurs même quand il me tape sur les nerfs. Ça en dit long sur ce que je ressens pour toi, non ? » Et ton 'je ne sais pas' tu te le fou dans l'cul putain. Ça, ça me fou en rogne, tu n'en a pas idée.

Bordel, est-ce que je vais pleurer ? Certainement pas non.
D'un geste rapide il essuya ses yeux et plaqua ses lèvres sur les siennes avant de l'attirer contre lui. Son baiser se fit plus doux vers la fin et il retira le jogging immonde qu'il portait depuis la veille. « Ne m'fais pas regretter d'être aussi faible, Harley... » murmura t-il. Parce que j'ai vraiment hésité à te laisser là, planté à poil dans ton pieu pour te laisser cogiter. Mais je sais pas, je dois avoir peur que tu ailles quand même voir ailleurs. Il multiplia ses baisers dans son cou, sur le haut de son torse, ses bras, ses mains, partout… Partout, je voulais t'embrasser partout Harley. Te laisser des marques dans le cou rien que pour montrer à l'Arche tout entière que tu étais à moi. Et sentir tes lèvres me brûler le corps en retour. Je voulais continuais à te dire des mots doux à l'oreille – mais pas « je t'aime » parce que ça on ne se le disait jamais – et continuer de faire monter la température. Aller, touche moi plus que ça Harley, fais ce que tu veux de moi: tu es le seul que j'autoriserais à faire ça.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 12 Mai - 22:58

dans le passé.
On aurait pu s'ignorer, n'est-ce pas ? Pendant quinze ans, je veux dire. On aurait pu faire comme si l'autre n'existait pas, imaginer que le voisin d'en face n'était qu'une désagréable illusion et passer outre. Peut-être que tu m'aurais détesté en silence, peut-être que je t'aurais haï dans mon coin, sans un mot, mais je crois que ça n'aurait pas fait aussi mal. Toi tu t'en fichais bien sûr. Pas moi. Moi, je déclenchais inlassablement ces hurlements stériles dans l'espoir débile d'attirer ton attention, mais ça ne faisait qu'empirer les choses à chaque fois. Tu sais, je criais fort mais il n'y avait rien derrière. Ou du moins pas ce que tu croyais. Toi, tu devais voir de la connerie, me voir comme un abruti complètement allumé et irresponsable et… Tu n'aurais pas tort, j'imagine, mais il n'y a pas que ça. Moi, je suis juste obsédé par toi. Alors oui, je crois bien que je suis malade, malade de ta présence, de ta personne que je hais plus que tout, de tes mimiques et de ta voix. Je suis malade de toi, Standall, et ça va me tuer. Puéril, Harley cracha sur les chaussures de son voisin avec un geste vulgaire. Je n'avais pas touché ta putain de sœur. Je ne le ferai jamais, parce que je l'aimais plus que tout et que je n'en avais absolument pas envie. Même plus tard, même dans dix ans, je ne voulais pas l'embrasser ou quoi que ce soit d'autre. Jamais. Vous aviez tous peur de ça, bande de cons, mais c'était pourtant la seule certitude que vous pouviez avoir. Et personne ne lui faisait confiance à ce sujet, pas même le paternel. Harley enlaça ses genoux et les serra contre lui en y enfouissant son petit visage transpirant, épuisé par sa crise de rage. C'était toujours pareil, ça montait en flèche pour redescendre de la même manière et le laissait idiot et chancelant, plein de honte. Parfois, je m'imaginais en train de te raconter tout ce que j'avais dans la tête. Je voyais notre discussion, mes mots et les tiens, mais tu étais toujours bienveillant dans mon imagination. Tu m'écoutais et tu répondais des choses… Je ne sais pas. Mais ça ne serait jamais comme ça en vrai, peu importe que ça soit toi ou un autre hein ? Jamais. Il renifla discrètement, comme il le ferait des années plus tard dans la niche, dans le creux de son coude pour essayer de contenir le malaise qu'il sentait monter dans sa poitrine. Alors casse-toi, casse-toi, plante-moi là encore une fois, embrasse-moi, humilie-moi… Mais casse-toi par pitié. « J-je… Je ne voulais pas dire ça à Kimi... » chuchota-t-il d'une voix étranglée.

dans le présent.
Distrait par l'odeur qui émanait de son pantalon (depuis plusieurs minutes déjà, en intensité croissante au fur et à mesure que le tissus se réchauffait pour de bon dans la petite maison), Harley se demanda de quoi son ancien voisin était en train de lui parler. Une ancienne mine… Le pantalon ? Ou alors le pipi... Il fronça imperceptiblement les sourcils, perdu, et fixa son voisin avec les plus gros efforts du monde. « … Mmheuh... » Il n'avait pas trop envie de le contredire, même s'il n'avait absolument aucune idée du sens mystérieux de cette phrase. Les Français parlent aux Français, allo ! Les Français parlent aux Français…! Il y avait peut-être encore un code dans sa phrase mais Harley n'était plus trop sûr de rien après son échec de compréhension sur les mains sales. Et puis Varian-V. montra le plafond en lui disant qu'il lui montrerait cet endroit et Harley suivit le geste, contemplant les poutres en bois, définitivement largué. Le plafond ? Il y avait juste les petites chambres au-dessus… Moi j'avais pas le droit d'aller là-haut et toi non plus, et je ne voyais pas trop pourquoi tu voulais me montrer cet endroit-là précisément, Varian-V… « Aha... » Harley restait peu convaincu par le projet. Il fixait toujours le plafond d'un air perplexe quand la conversation s'orienta vers la couture, l'achevant un peu plus. « … Euh… » Il quitta les poutres poussiéreuses pour poser un bref regard vaguement hautain sur celui avec qui il faisait l'ami. Tu parlais de mon pantalon ? J'avais compris là, parce que ça me piquait le nez. Mais tu sais, j'avais pas de tissu pour coudre un pantalon, et il fallait du tissu pour coudre un pantalon. Donc si j'avais pas de tissu pour coudre un pantalon, je pouvais pas coudre un pantalon. Et puis je savais pas coudre un pantalon. Logique. Enfin Varian-V. était plus bête qu'avant, ça Harley l'avait très bien compris au cours des dernières semaines. Il secoua négativement la tête en se tordant une main pour se cacher les yeux. De toute façon, le maître s'en fichait que le pantalon soit sale. C'était ma faute, parce que j'étais nul et que la vessie avait encore été bête, mais ça ne lui changeait rien à la vie à lui. Et puis c'était pratique, ça mettait d'autres mal à l'aise et ça faisait rire Nei. Et le maître aimait bien quand Nei riait.

dans le passé.
Faute de s'envoyer en l'air, ils se faisaient mutuellement payer leurs erreurs respectives. Mais ouais, j'avais envie de me faire désirer, Standall. Je n'avais pas envie d'être un garçon facile, d'être juste un petit jouet que tu pouvais envoyer balader quand tu le souhaitais. Mais ça, tu le savais déjà, non ? Tu l'avais toujours su, depuis que je t'avais embrassé, depuis qu'on avait fait l'amour pour la première fois. Moi je savais que tu allais me faire mal et tu vois ? Ça n'a pas manqué. Pas un seul jour. Alors ne compte pas sur moi pour te faire des promesses faciles, juste à cause de l'ivresse de nos retrouvailles. Je suis le seul à te murmurer de belles paroles, mais elles ont un prix, tu sais. Harley avait repris son insupportable expression glaciale et figée tout au long du petit discours de son voisin, l'observant comme on regarderait une pauvre chose pitoyable. C'était un peu bête et sans doute une façon de garder une contenance, et c'était surtout une innovation chez Harley qui se planquait peu derrière de fausses murailles. « Bravo, bravo. » Il applaudit de manière insultante au ralenti. « J'avais oublié combien tu étais exemplaire. » Au fond, il avait noté le vrai fond des mots de son voisin et ça lui réchauffait le cœur mais… Va savoir, j'avais toujours cette grosse boule de rancœur qui brûlait en moi, et l'envie de te faire payer d'être avec moi, de t'accrocher, d'être aussi con et chiant. Et quand deux enfoirés se rencontraient, tu sais, ça donnait notre vie à deux : les meilleurs moments, beaux et amoureux, et ceux ridicules et pitoyables comme celui-là.

Le baiser le prit par surprise et lui arracha un grognement de douleur mais il se laissa faire. « T'as… Jamais eu… De regrets… » Il embrassa sauvagement Varian. « … Si… ? » Ne réponds pas, je ne veux pas savoir. Pas maintenant. J'ai juste envie de te laisser faire ces choses, de sentir tes lèvres, tes mains, ton corps sur moi, avec moi. Te regarder, te contempler, sans bouger, juste en t'effleurant les côtes et les hanches, le ventre, partout. Je veux que tes pieds jouent avec les miens, qu'on se colle, qu'on soit juste ensemble, juste un pour maintenant. Embrasse-moi Varian, fais-moi t'appartenir pour toujours et je te jure que tu seras le seul et l'unique. Tu l'es déjà, peu importe ceux que j'ai embrassé une fois, peu importe Harry et sa gentillesse, peu importe ce gars à cette fête qui m'a peloté ou cet autre avec qui j'ai flirté. C'est toi et juste toi, n'est-ce pas... « … Varian. »
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 13 Mai - 21:28


LONG TIME AGO (harley 15 ans, kimi 10 ans, varian 16 ans sur l'Arche)
Il lui faisait quoi là ? « Tsss... » Varian leva les yeux au plafond. C'était un peu tard pour avoir des regrets,  et après ce qu'il lui avait balancé, il avait de grands doutes sur le fait que sa sœur revienne le voir et lui pardonne comme si de rien était. Elle était gentille, mais pas stupide. Enfin, tu l’espérais surtout. Elle avait dix ans, elle pouvait ne pas tout comprendre – même si elle comprenait beaucoup de choses, plus que les autres gamines de son âge – mais elle pouvait se sentir blessé. Et là, elle l'était. « Va lui faire comprendre. » lâcha t-il d'une voix sèche. Varian allait la prendre dans ses bras pour la réconforter mais... Allait-elle s'en remettre ? Un rien pouvait faire chavirer Kimi. Il l'imaginait en ce moment même : en train de sangloter en silence dans son lit, sans doute roulé en boule en serrant contre elle une peluche usée qui lui servait de doudou depuis ses un an. « Si c'est comme ça que tu traite des "amis" - il imita des guillemets – c'pas étonnant qu'ils finissent tous par te tourner le dos. » C'était plus un constat qu'un reproche qu'il faisait, sur un ton terriblement plat qui donnait à plus d'un l'envie de lui en coller deux bonnes dans la figure. Las, il regarda sa chaussure – contaminé par le crachas de son voisin qu'il allait devoir nettoyer au plus vite – et soupira, les mains dans les poches. Il était comme ça avec son père aussi ? Est-ce qu'il avait de vrais amis au moins. Une copine secrète qu'il planquait à l'Arche toute entière avec qui il était cool dans l'intimité ? Sans doute pas, pensa Varian.         


AUJOURD'HUI
Aya reposa sa petite cuillère et releva ses yeux noisettes vers sa meilleure amie. « T'entends pas des trucs bizarres depuis tout à l'heure ? » Elle se redressa légèrement sur sa chaise et tapota la table du bout des doigts. Elle avait entendu un éclat de rire tout à l'heure. Le genre qui résonnait souvent ici autrefois. Ou chez elle, ou dans l'autre maison de Nei, quand ils étaient encore tous les trois avec son frère. Ael adorait venir ici. Même si la truie qui lui servait fiancée n'aimait pas spécialement qu'il continu de fréquenter sa meilleure amie, il avait continué à venir régulièrement lui rendre visite. Mais maintenant, c'était terminé, vous ne vous retrouverez plus jamais à discuter tous les trois au coin du feu, ou à faire tourner vos parents en bourriques comme quand vous étiez encore petits. « Je vais voir ce qu'ils font. » Elle chassa de sa tête ces souvenirs trop heureux qui finissaient par la rendre triste et sauta de sa chaise. « Tu viens Nei ? » Elle lui tendit sa main avec un large sourire. J'avais l'impression que tout m'échappait ses dernier temps, mais pas toi. Toi tu étais toujours là, et tu le serais toujours.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 18 ans, varian 19 ans)
Si, j'en avais eu des regrets. Tout un tas même, et j'en avais encore aujourd'hui, de temps en temps, comme ce jour où on s'est engueulé comme jamais. J'en avais eu le lendemain de notre premier baiser, même si j'avais eu très envie de recommencer. J'en avais eu après notre première fois même si là aussi, je ne rêvais que d'une chose, c'était de t'avoir à nouveau pour moi tout seul.  Ils ne sont jamais partis ces regrets Harley, mais ils sont devenus de plus en plus rares. Ne compte pas sur moi pour te le dire, pas maintenant. Tu dois déjà connaître la réponse de toute façon, non ? Mais un jour, promis, je te le dirais : ces regrets ne sont rien à côtés des moments que je passe avec toi. Harley murmura son prénom et Varian releva la tête vers lui. « Harley. » Je ne sais pas combien de fois je l'ai répété par la suite, ni le nombre de fois où j'ai bien faillis laisser échapper ces petits mots magiques qu'on ne se disait jamais.

Maman va se faire un sang d'encre, voilà ce que pensa Varian Standall avant de s'endormir pour de bon. Elle n'aimait pas quand son fils ne rentrait pas chez lui le soir, alors qu'il soit porté disparu depuis la veille... Il n'avait plus qu'à croiser les doigts pour que son alibi tienne la route. Mais là tu n'avais aucune envie de bouger, juste celle de rester dans ses bras, de fermer les yeux et de rester ici. Tu avais lâché une sorte de " j'crois... que j'vais dormir ", mais tu n'étais même pas certain d'avoir achevé ta phrase, et tu t'étais blotti tout contre lui pour profiter encore un peu de la chaleur de son corps.

AUJOURD'HUI
Harley ne lui répondit pas vraiment -il s'y attendait à vrai dire mais avait espéré bêtement une réponse de plus de trois mots, c'était raté – et Varian lui lança un regard un peu peiné. Il se releva, son chiffon toujours dans les maison et s'étira rapidement, parcourant la pièce du regard, désireux de trouver un coin qui ne sente pas l'urine. Distrait et de nouveau plongé dans ses pensées il n'entendit pas la chaise racler le sol dans la pièce d'à côté, ni les deux filles revenir de leur déjeuner. « Ayyy... ! » Un cri aigus lui échappa quand une claque violente à l'arrière du crâne le ramena sur terre : Aya était en forme et visiblement bien décidé à briser leur moment de répit. « On aurait dit le cri d'une fillette. » glissa t-elle d'un ton mesquin. Il avait lâché son chiffon qu'il s'empressa de ramasser avant qu'elle ne trouve quelque chose à redire là-dessus. Aya était revenu se glisser aux côtés de son amie et le cœur de Varian se serra d'angoisse en la voyant. Oh non, il ne voulait pas voir son visage à elle. Un monstre, pas deux. Mais tu étais chez elle Varian, c'était normal de la voir.

LONG TIME AGO (sur l'Arche,kimi 12 ans, varian 18 ans)
Quand Kimi entra dans sa chambre, Varian faisait face à un problème épineux. Il était tellement concentré sur ce qu'il faisait qu'il ne l'entendit pas refermer la porte avec douceur, ni s'asseoir sur son lit. Ce ne fut que quand sa sœur prit la parole qu'il sursauta et fit pivoter sa chaise de bureau pour la voir. « Je comprendrais jamais cette passion. Tous ces chiffres... » pouffa t-elle. En réponse il leva les yeux au ciel, feignant d'être insulté par sa remarque. C'était normal, dans la famille Varian Standall était le matheux, et Kimi Standall était la littéraire. C'était tout simple. Lui n'avait jamais compris sa passion pour ces vieux bouquins poussiéreux d'ailleurs... « Tu veux quoi Kimi ? » Le sourire gentil de sa sœur voulait tout dire : elle voulait papoter. Et papoter avec Kimi voulait dire se livrer, raconter des secrets... Bref. « Pourquoi tu es avec Harley ? » C’était direct, au moins. Sa sœur avait le mérite de ne pas tourner trente ans autour du pot, comme lui pouvait le faire parfois. Sauf que... Tu n'étais pas censé savoir, sœurette. Alors c'était quoi ton truc pour toujours être au courant de tout ?  Et c'était quoi cette question ? Elle attendait, les mains posées sur ces genoux, les pieds s'agitant au dessus du sol, un sourire candide scotché à son joli visage. Pourquoi cette question Kimi ? Pourquoi maintenant ? Et comment... Diantre, comment tu as deviné ? Il te l'a dit ? Il le savait sa sœur était très loin d'être bête, et elle devinait très bien tout un tas de choses. Mais là... « Je lui ai posé la question à lui aussi. » Deux solutions : ou Harley avait cafté (mais il avait un doute là-dessus) ou Harley avait du prendre peur quand Kimi était venu le sonder de son côté. « Et il a répondu quoi ? » Le sourire de Kimi sembla s'agrandir. « C'est un secret. Je partage pas les secrets. » Parfois il oubliait qu'elle n'avait que douze ans, et que... Bah non en fait. N'importe quelle gamine de douze ans balançait les secrets des uns et des autres pour gratter des amitiés ou des faveurs. Pas elle. « Du coup, pourquoi ? » « Ça ne te regarde pas. » Parce que je l'aime, voilà pourquoi. Flûte. Comme pour couper court à la conversation il attrapa son crayon à papier presque trop petit et fit mine de se pencher sur ses fiches. Elle laissa échapper un rire léger et sauta hors du lit, lissant sa petit robe au passage. Et soudain le remord s'empara de lui. Elle savait et elle souriait. Elle souriait alors qu'elle avait souffert des tensions entre lui et son voisin pendant des années. Ses joues se colorèrent, et gêné il se tourna vers sa sœur, prête à sortir. « Tu m'en veux ? » « De ? » « Tu le sais très bien. » Elle rigola, oui, il n'allait pas lui dire. « Je t'aime Varian, je vais t'en vouloir pour ça. » Les paroles de sa sœur ne le soulagèrent pas d'un iota.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 21 Mai - 22:25

dans le passé.
Touché. Encore. Avec son père, Standall était à peu près le seul à savoir mettre le doigt juste là où ça faisait mal, juste assez pour le réduire au silence de manière définitive. Harley ferma les yeux quelques secondes le temps de calmer le gémissement pitoyable qu'il sentait monter dans sa poitrine et s'essuya plutôt la bouche avec la manche de son sweat informe. Toi Standall, à part Cara, tu avais des amis au moins ? Des vrais, je veux dire, et non pas des admirateurs de ta vertu absolue. Beaucoup d'adultes te voyaient comme quelqu'un qui irait loin dans le futur, un mec parfait et charmant, poli, avec toujours ce petit sourire faux horripilant. Enfin eux ne voyaient que le côté sympathique de ce rictus, tu vois ? Et ça ne t'ennuyait d'être toujours faux comme ça, comme un Ken en plastique stupide pour les gamines débiles ? Tu avais la même gueule, les yeux de travers et des lèvres de meuf en plus. Harley se releva lentement, comme un vieillard, et tourna le dos à son voisin toujours occupé à inspecter sa chaussure. La porte de la cabine Weise se referma lentement derrière lui et il alla se jeter dans son placard, juste pour regarder les photos de Maman encore et encore et lire un livre qui raconterait la vie cent fois plus palpitante et mieux d'un autre mec (ou d'une fille, il s'en foutait, il aurait préféré en être une, de nana). Dans les bouquins, ç commençait toujours sur une situation classique puis tout allait de mal en pis jusqu'au dénouement. Ensuite, c'était souvent un happy end. Et lui, il était où, son happy end ? Il serait quand ? Harley resta figé sur la même page, le même mot, pendant des heures sous le regard souriant de sa mère miniature des quelques photos.

dans le présent.
Nei emboîta le pas à son amie, désignant d'un geste la table à Luna. Si Aya avait envie de se changer les esprits en emmerdant les esclaves, ce n'était pas elle qui allait la contredire, surtout si ça permettait de voir un petit sourire apparaître enfin sur son visage. Hier, elle ne lui avait prêté Harley que pour ça, même si elle trouvait ça amusant d'enfin voir une rencontre entre Harley-Débile et Aya-Super-Muscle. Bon, Harley avait été un peu abîmé dans l'affaire et Nei savait qu'elle allait encore se faire disputer, voire punir, mais la gueule de l'abruti valait toutes les brimades du monde. Dans la pièce principale, Harley fixait Varian d'un air vaguement pédant (??) et ce dernier s'étirait. Tu te croyais au stretching, Varian ? Sous ce toit, tu faisais comme les autres esclaves. Aya avait dit oui. J'espère que tu avais bien dormi avec Harley, et que vous aviez bien bavardé ce matin. Tiens, j'étais sûre qu'il n'avait pas aimé les petits secrets que tu m'avais « confiés » hier... Nei regarda sa meilleure amie claquer l'arrière du crâne de Varian avec un grand sourire. Et toi Harley, tu te contentais de sursauter avec un regard de proie terrorisée avant de te remettre à frotter plus fort le sol. Pff… Tu avais vu tes mains ? Outre les entailles de ronces de hier, elles saignaient encore… Laver le sol ne voulait pas dire de le faire au prix du sang, littéralement, hein ? Plus agacée qu'amusée, Nei s'approcha de son esclave pour sauter à pied joint sur ses mains et lui flanqua un coup de pied pour couper court au cri de douleur surpris qu'il laissait échapper. « Ta gueule. T'as pas l'impression que c'est déjà propre ? Andouille. » Elle s'accroupit devant lui et lui sourit avec gentillesse. « Tu pues la merde, alors casse-toi vite dehors... » Tu avais de si jolis yeux, Harley, mais ils étaient encore plus beaux quand ils étaient peinés juste comme maintenant, avec l'ombre de tes cils dessus. « Mais avant, tu vas embrasser gentiment Varian et le remercier pour son aide, n'est-ce pas ? » Nei se redressa et glissa un petit clin d’œil complice à Varian.

En tordant ses doigts douloureux, Harley posa un regard brièvement horrifié sur Nei avant de fixer Varian d'un air complètement perdu. J'avais pas envie de t'embrasser, et t'avais pas envie que je t'embrasse. Les bisous, ça touchait la peau, ça l'enflammait comme un feu et c'était même des fois un peu mouillé. Et puis je devais t'embrasser où ? Nei avait pas dit alors je pouvais pas savoir. Y a longtemps, tu m'embrassais sur la bouche, même quand on était pas amoureux. Tu te rappelles ? Tu m'avais embrassé au coin des lèvres, juste entre la bouche et la joue, et j'avais pas du tout aimé… Mais c'était parce que c'était ce dont je rêvais. Mais aujourd'hui… J'en rêvais pas. Tu comprenais, hein Varian-V. ? J'avais pas envie, mais Nei oui, et Nei était la maîtresse. Harley se leva lentement et marcha encore plus mollement vers son ancien voisin pour lui planter un baiser aussi bref que doux au coin des lèvres. « M-m… Me... » Cramponné au col de l'autre esclave pour ne vraiment pas tomber, il lui glissa un regard de détresse pur, genre Sors-moi… Sors-nous de là. « … Erc… C-ci. » Toujours planté à deux centimètres de son voisin, il resta là, la tête vide et le regard embrouillé par l'angoisse. Nei se mit à applaudir lentement – méchamment. « Merci Harley, bravo, c'était très bien ! »
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 22 Mai - 13:14


LONG TIME AGO (kimi 10 ans, varian 16 ans sur l'Arche)
« Kimi ? » Pas un bruit, pas une réponse. Il attendit encore quelques minutes devant la porte de chambre de sa demi-sœur, mais elle ne se leva jamais de son lit pour lui ouvrir. Et après ces derniers jours... il refusait de se montrer intrusif et d'entrer dans sa chambre sans qu'elle ne le veuille. Tu espérais vraiment que cette fois-ci serait la bonne. Qu'elle arrêterait de lui courir après, d'être son amie. Après tout, que lui fallait-il de plus pour comprendre que leur voisin était toxique pour elle ? « Varian ? » Victor venait de passer le pas de la porte de leur cabine, un air fatigué sur le visage. En guise de salut il lui fit un signa rapide de la main. Et lui  et lui, ça ne le dérangeait pas cette relation qu'avait sa propre fille avec le voisin ? Ça le foutait en rogne rien que d'y penser. Au final, que gagnaient-ils à vouloir être gentil avec lui ? Rien. « Où est Kimi ? » D'un signe de la tête il désigna sa porte de chambre avant d'entrer dans la sienne à son tour. De toute façon, Victor allait comprendre, c'était un adulte trop gentil, mais intelligent. Il allait comprendre que sa fille avait passé une mauvaise journée, à cause de qui, comment... Toi tu voulais juste que cette journée sois derrière toi, comme toutes les autres depuis le début de cette semaine.          


AUJOURD'HUI
Depuis que tu la connaissais tu te posais en boucle cette question : qu'est-ce que Aya lui trouvait ? Comment pouvait-on être amie avec un fille pareille ? Mais puisque Aya était spéciale elle aussi, tu en avais donc déduis que c'était peut-être normale qu'elles soient amies. Alors qu'est-ce que Ael lui trouvait, par le passé ? Mauvais exemple, lui aussi être bête et méchant. Paf, elle écrasa les doigts de Harley et Varian ne pu s'empêcher d'avoir mal pour lui. Non, mais alors... Ada. Elle aimait beaucoup cette gamine. Qu'est-ce qu'elle voyait en elle qui t’échappait complètement ? Parce que quelque chose devait t'échapper à coup sûr. Un détail, mais un détail important que faisait que les gens respectait et aimait bien Nei. À ses côtés Aya laissa échapper un petit rire qui sonnait faux. Mais ses rires étaient souvent faux, enfin, ils le semblaient...

Évidement qu'elle eut de nouveau une idée brillante. Et qu'une fois de plus Harley allait s’exécuter sans broncher. Il glissa un regard angoissé à son maîtresse, comme à la recherche d'un soutient qu'il n'aurait jamais. Comme si Aya allait empêcher ça. Évidement que non, elle trouvait ça très drôle ; plus il était mal et dans l'embarras, mieux c'était pour elle. Et tout ça pour quoi, hein ? Combien de temps je vais devoir payer pour une minuscule erreur ? Il regarda Harley se lever lentement et réprima un frisson. Ah non, certainement pas. Si tu me touches – encore – je vais... Il voulu reculer d'un pas mais se souvint qu'ici, et avec elles, il n'avait pas le droit d'esquiver. Tu t'entends penser Varian ? Tu vas faire quoi ? Rien, parce que c'est ce que tu es censé faire. La fermer, être agréable et exécuter tes tâches sans broncher. À son "merci" il ne répondit pas. Il se contenta de le regarder d'un air absent, la mine renfrogné, les lèvres pincées. Ça aurait sans doute du t'évoquer quelque chose, mais sur le moment, rien ne te revint à l'esprit. Il l'avait capté, son regard plein de détresse, mais ne su pas quoi répondre, ni quoi faire. Aya pouffa, Nei applaudit et Varian tourna la tête vers sa maîtresse, la suppliant du regard. Je veux partir d'ici. Je veux quitter cet endroit. Ne plus jamais y remettre les pieds. Doucement il repoussa Harley, le visage toujours figé, les mains tremblantes.

Bla bla ba. Aya a encore ouvert sa bouche et toi tu as continué de le fixer bêtement. Que pouvais-tu faire d'autre de toute façon ? Tu remerciais juste le ciel qu'elles ne vous ai pas surprise un peu plus tôt.

Elle t'a attrapé par la manche, salué son amie, et vous êtes partis.



* * *


« Vous voilà enfin ! » Ada avait les bras chargés de pleins de bricoles et leur adressa son habituelle sourire démesuré. Aya lança un regard mauvais à sa mère – sans doute lui en voulait-elle toujours beaucoup pour l'annonce surprise de ses fiançailles – et lui tourna le dos, avant de se diriger vers sa chambre, le laissant planté là dans l'entrée. « Ferme la porte Varian, et vient m'aider. » Quelque part tu étais tellement soulagé de la revoir. Être en présence d'Ada signifiait la fin des jeux tordus, la fin des discussions sans sens avec Harley, et surtout, pas de gestes brutaux et méchants. Il prit tout ce qu'elle avait dans les bras avant de la suivre ne silence, en l'écoutant parler de tout et de rien. Ada était une pipelette, et Ada avait toujours quelque chose à raconter. « Tu es devenu muet ? » Non, je me sentais mal. Je n'avais pas osé passer une main sur mes lèvres tout à l'heure. Je... « Qu'est-ce que tu as fais hier avec Harley ? » Elle sait. Oh mon dieu elle sait tout. Je sais pas comment mais... C'était toujours comme ça, tu sentais ton cœur tambouriner là dessous, et tu avais l'impression qu'elle venait de rentrer dans ta tête et de décortiquer tes souvenirs un à un. Alors que non. Elle demandait juste. « J-je... » « Tu me diras tout après. Je veux pas de ça chez moi Varian – elle désigna d'un signe de la tête ses habits – c'est sale et mouillé. » Il bafouilla quelque chose qui se voulait être un pardon. Elle lui lança un regard un peu perplexe, mais avec ce sourire qu'elle avait toujours, Varian n'arrivait pas à savoir si elle était en colère ou juste fatigué. « Va les laver, et toi avec. J'ai besoin de toi pour mes consultations cet après-midi. » rajouta t-elle en croisant les bras. Tu te voyais sourire Varian ? Ce n'était pas le genre de sourire gentil ou heureux, non, plutôt le genre que l'on faisait quand on se sentait libérer d'un poids immense. Être avec Ada voulait dire, être loin de sa fille. Loin de sa fille, loin de Nei. Loin de Nei, loin de la discussion de la veille qui l'avait retourné. Et loin des ennuis. Loin des jeux, des frappes brutales. Il la regarda retourner à ses activités en sifflotant. Parfois tu avais des envies de te jeter à ses pieds et de la remercier du fond du cœur d'être aussi gentille avec toi.

Tu vois Harley, il y a des choses qu'autrefois, je voyais directement. Si les gens étaient trop bons avec toi, trop avenants, trop gentils... C'est qu'ils attendaient forcément quelque chose en retour. On ne m'aurait jamais fais dire le contraire. Les gens bons ça existait, mais c'était rare. L'autre catégorie, elle était beaucoup plus commune, tu sais, de celle qui fait semblant. J'étais dedans moi, et je le savais, je le vivais très bien. Ma mère était dedans, tout comme un tas d'autres gens sur l'Arche. Mais ce qui comptait, c'était que je savais qu'ils faisaient semblant, qu'ils attendaient quelque chose en retour. Aujourd'hui j'en suis incapable, à vrai dire, je ne me pose même pas la question. De temps en temps, j'ai ce genre de réflexion tout seul la nuit. Et puis elle s'envole immédiatement. Ça fait trois ans qu'on ne doit plus réfléchir mais juste obéir.
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a million dreams are keeping me awake (harley)

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