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a million dreams are keeping me awake (harley)

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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 22 Fév - 20:55

dans le passé.
Il inspira profondément, respirant l'odeur de Kimi en fermant les yeux. Il lui était tellement reconnaissant, chaque jour, d'être là, d'exister, d'être sa plus proche amie… Mais il n'y avait rien qu'elle puisse faire pour toi… Pas cette fois-là. Vous seriez tous seuls avec Standall ce coup-ci, tous seuls face à votre décision, et tous seuls à assumer. Il essaya de soutenir le regard de Kimi mais ne tint pas et fixa plutôt ses ongles rongés. « Je sais… Promets-moi juste que tu seras toujours là. Toujours... » Il ne le lui avait jamais demandé avant et s'il avait eu beaucoup de gestes de tendresse pour elle, de paroles affectueuses, il n'avait jamais dit le fond de sa pensée. Je regrettais tellement, Kimi. Je regrettais de t'avoir fait tout ça, avant, de t'avoir blessée encore et encore et de m'être senti bien à chaque fois. Je regrettais que tu sois si gentille avec moi parce que ça ne faisait que remuer le couteau dans la plaie. Mais je crois que tu avais fait de moi une bonne personne, Kimi, vraiment… Alors oui, je voulais que tu sois là, avec moi, pour toujours. « Parce qu'ils vont rire, les gens. Ils vont rire, peu importe le sujet, parce que ça me concerne et qu'ils ne m'aiment pas, et que ça concerne Varian. » Je vais être tout seul, Kimi, pour de vrai. « Qu'est-ce qu'il sait ? » demanda-t-il d'une voix fatiguée. Standall savait que ça ne serait pas simple… Mais nous ne nous étions pas reparlés depuis que je lui avais fermé la porte au nez.

dans le présent.
Il ne le frappait pas. Toujours secoué de sanglots, toujours en train de rire en même temps, Harley baissa lentement les mains avec méfiance. Pourquoi est-ce qu'il ne te frappait pas ? Il n'était pas en colère que tu aies poussé Kimi ? Ou bien ça avait été la bonne chose à faire. Peut-être que lui aussi était plein de trop, prêt à exploser, à se fendre en deux sous les assauts des sensations ? Peut-être que lui aussi avait eu mal et que ton geste l'avait sauvé ? « D-de me frapper… Nei serait très fâchée si tu me fra-frappais… » Il renifla en sentant de la morve lui couler sur la lèvre et s'essuya avec sa manche avant de se redresser sur un coude. Un nouveau sanglot, plus espacé, le secoua. D'un geste brusque, il se colla à son ancien voisin. « … Serre-moi fort ou-ou… Je vais... » Un sanglot et un frisson le coupèrent « … Ou je vais tomber en mor-morceaux... » Tu sais, vous étiez étranges à regarder. Vous mettiez mal à l'aise. Tu étais là, le nez coulant et de la neige plein les cheveux, à pleurer comme un grand bébé de bientôt vingt-cinq ans, à le supplier de te sauver. Tu voulais qu'il te serre fort, fort, pour ne pas tomber en mille petites miettes. Ce n'était pas une métaphore pour toi parce que tu avais vraiment eu peur d'exploser, de te diviser en des centaines de morceaux impossibles à recoller. Ça te terrifiait encore, assez pour demander à ce qu'on te touche. C'était une peur honnête, réelle, qui se lisait dans son regard. « S'il te-te plaît... » le supplia-t-il, plein d'angoisse.

dans le passé.
D'accord, ce n'était pas juste des craintes. Harley détourna un regard furieux de son voisin pour fixer cette fille dont il n'avait pas le moindre souvenir jusqu'à quelques minutes auparavant. « Mais oui vraiment ! Hein Harleey ! » Elle sautilla dans sa direction et les posa les mains sur les hanches avec un sourire rayonnant de bonheur. « C'était vraiment top ! Tu te rappelles comme on s'était amusés, Harleey ? » Incapable de répondre, tout stupéfait pour avancer le moindre argument, il se contenta de la regarder la bouche entrouverte, écarlate. C'est vrai, la soirée avait été drôle avec cette fille et... « Ouais, niveau cul c'était pas mal. Par contre, tu étais vraiment tarte et je te l'ai dit. » Sa voix plate contrastait avec la rougeur de ses joues et son air gêné. Putain Standall, on s'était vraiment fait la même fille…? « Ah oui mais ça on s'en fout, ce qui compte, c'est que ça soit drôle, hein Variaan ? » Harley ferma brièvement les yeux en s'écartant d'elle.

dans le présent.
Elles s'en allaient. Quelque chose au fond de lui ne voulait pas la laisser partir, la voir disparaître sans qu'il ne sache le fin mot de l'histoire. Il s'imaginerait des choses sans fin, poserait des questions auxquelles personnes ne pourrait répondre, et… Et puis c'était Kimi, Harley. Même si ses regards te faisaient mal, même si tu crevais de trouille de lui parler, de ne pas retrouver les conversations de tes souvenirs, même si tu n'arrivais pas à comprendre comment tu faisais avant pour être comme ça avec elle… Ça restait Kimi, et tes sentiments à son égards n'avaient pas changé. « Je veux pas qu-qu'elle s'en aille... » murmura-t-il à V. sans le lâcher. « Elle va disparaître encore… ? »

dans le passé.
C'était bête, mais ça lui faisait incroyablement plaisir. Ce serait un peu comme une alliance, Standall, comme si tu étais toujours avec moi. J'aimais les breloques qui rappelaient des scènes, des souvenirs. J'aimais quand ça venait de toi ou de Kimi, que je pouvais le garder avec moi pour toujours. J'avais toujours ta broche, tu sais ? Elle était soigneusement chez moi. Et puis ça… On ne pouvait pas l'enlever comme ça. « Parfait, merci ! » Il regarda le petit bracelet bleu à la lumière avec un sourire enfantin. « Tant qu'il sera là, ce sera comme si on était toujours ensemble. C'est un peu comme une promesse, non ? » Non Harley, peut-être que tu étais le seul à voir ça comme ça, à imaginer de belles histoires sur des trucs aussi futiles. « Toi d'abord. » Il ouvrit maladroitement l'un des fruits, poussant un couinement de surprise quand du jus lui coula le long du bras, et tendit un quartier à son petit-ami. « J'espère que c'est bon au moins... »


Dernière édition par Harley Weise le Ven 23 Fév - 9:54, édité 1 fois
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Jeu 22 Fév - 23:30


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation de Varian, Kimi)
« Évidement que je serais toujours là... » Je n'ai aucun autre véritable ami hormis toi. Et mon frère, mais lui, il ne compte pas vraiment, nous sommes de la même famille, il a pas le choix. « On s'en moque de ce que vont dire les gens, t'es un mec génial, s'ils le comprennent pas, c'est qu'ils sont cons. » Elle jurait rarement Kimi, mais elle avait jugé le moment approprié. Quelque part elle aurait pu lui faire la remarque qu'il s'était allègrement moqué des gens ayant les « mêmes goûts » que lui pendant des années, mais ce n'était pas son genre de remuer le couteau dans la plaie. C'était d'avantage celui de son frère, et encore, elle se demandait si pour une fois il n'avait pas évité de lui lancer une remarque dans le genre. « Que tu n'y arrives pas, que c'est compliqué... Lui aussi il galère. C'est jamais le bon moment pour les gens. Papa pourrait vous écouter tous les deux, sans couper. Avec lui vous seriez assuré d'être entendu jusqu'au bout. » Et puis, elle savait que Harley appréciait son père. Et que son père était le premier dans leur foyer a avoir accepté l'amitié de sa fille avec le voisin. Alors pourquoi pas le couple du fils avec la même personne ?


AUJOURD'HUI
« Je vais pas te frapper... » Pourquoi disait-il ça ? Pourquoi pensait-il à de telles choses maintenant ? Parce qu'il a frappé ta sœur, il a été violent avec elle. Autrefois tu lui aurait passé le savon du siècle. Ta sœur, c'était sacré, personne ne la touchait, personne ne lui faisait du mal. Et ta sœur aujourd'hui c'était... non, tu voulais qu'elle ne soit qu'une illusion. « Har... » Son nez se retroussa légèrement en l'entendant renifler sous son casque de cheveux. Pire quand son ancien voisin se colla à lui. C'était un peu trop t'en demander, hein ? De le prendre dans tes bras c'était... Pas faisable pour toi dans l'immédiat. Il fallait dire qu’il le dégoûtait toujours un peu, que s'il s'était à peu près habitué à l'odeur il y avait tout le reste qui ne donnait clairement pas envie. Pourtant une de tes mains, qui avaient beau être couverte d'un gant épais, elle était gelée, avait relevé les mèches de cheveux qui lui cachait le visage. « Calme toi. D'accord ? Calme toi. » Est-ce que tu avais déjà autant pris sur toi avec lui depuis que vous vous étiez retrouvé ? Kimi s'agitait toujours dans son coin, mais tu avais réussis à en faire abstraction. En fait tu avais fait abstraction d'à peu près tout ici, plus un son, plus un bruit ne venait te déranger toi et... « Viens là. » Il coinça sa mèche de cheveux trop longues et trempée derrière son oreille et essuya son nez du bout du pouce. Tu l'avais déjà pris dans tes bras sur Terre, mais c'était différent. Chaque jour était différent avec lui de toute façon. Là il y avait Kimi qui vous regardait, perplexe sans doute, ou toujours en train de se débattre. Cara qui devait se dire qu'il leur manquait deux, trois, voir carrément dix cases. Et tu l'enlaçais d'une manière un peu étrange, une main dans sa capuche en espérant qu'il redescendrait vite sur Terre.    


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« La ferme ! La ferme ! Mais tu la boucles jamais en fais ! » Il la tira en arrière, loin de SON petit copain, à lui et rien qu'à lui et la poussa contre un mur de sa chambre. « Tu l'as entendu ? C'est toujours la même chose, tu es bête comme tes pieds. Et et.... » Et il n'arrivait plus à s'ôter de la tête qu'ils l'avaient eu tous les deux. C'était atroce. Enfin, atroce n'était peut-être pas le bon mot, le plus approprié, mais c'était un drame dans tous les cas. « Moi j'ai trouvé ça ni drôle, ni bien, aller, tchao ! » Non, il ne s'en souvenait pas, nuance. Il essaya de la pousser hors de sa chambre et elle agrippa au haut d'Harley, toujours avec ce sourire débile aux lèvres. « Lâche mon co... voisin ! » « Co-voisin ha ha ! » Il était rouge comme une tomate, mal à l'aise comme il ne s'était pas sentit mal à l'aise depuis longtemps en présence d'Harley et... Il claqua la porte de sa chambre, la fille toujours derrière qui tapota encore et encore. « C'est un mauvais rêve, hein Harley ? » Légère pause. « Barre sale moche ! » Plus rien. Plus un bruit. « Dis moi qu'elle s'est trompé de personne, hein ? Et qu'on a pas... que t'as juste dis ça pour... Mmmh ? Harley ? »  


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« Non, elle ne pas va pas disparaître... » Si, elle partait et Varian ne lui jetait pas un seul regard. Il l'entendait hurler à plein poumon, il pouvait l'imaginer se débattre mais il refusait de bouger. Bouger serait admettre qu'il en rêvait pas, que sa sœur était dans cet enfer. Bouger serait lui dire qu'elle pouvait rester avec lui et, il n'en avait pas envie. « Mais elle-elle doit partir pour le moment... » Il avait le cœur déchiré, brisé en mille morceau en prononçant ses mots. Tu avais même laissé échapper quelques larmes. « Elle peut pas rester, elle va devenir comme nous... » 


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
Comme une promesse ? Il attachait peu d'importance aux objets Varian, ça avait toujours été comme ça. Mais c'était lui, et dans ces moments tu étais tellement con gaga que tu aurait pu lui dire oui pour à peu près tout et n'importe quoi. Il te suffisait de le voir heureux pour perdre les pédales. « J'te dis ça dans deux secondes. » Il croqua dans le quartier tendu par Harley et fronça les sourcils. D'accord, il n'aurait jamais imaginé de telles saveurs, ni même ce genre de consistance. Il toussota un peu, pris de surprise en découvrant un goût un peu trop sucré, auquel son palais n'était pas habitué, et tomba à la renverse sur son lit. « Argh je meurs, c'était pas comestible en fait ! » Il leva un bras comme pour mimer la pire agonie du monde mais ne pu s'empêcher de rire au passage, crachotant des bouts de fruits un peu partout. D'accord, j'aurais été le pire des acteurs en vrai. « Merde pardon ha ha... » Il leva un pouce ne l'air. « C'est sans danger, je suis toujours en vie.»
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 23 Fév - 10:53

dans le passé.
« Oui... » Au final, il disait plus oui pour lui faire plaisir et pour la rassurer que pour lui-même. Il ne se sentait pas franchement l'âme d'un mec génial. Pas du tout même. Tu étais juste un gros con un peu pathétique, toujours à faire des choses improbables ou mesquines pour ensuite les reprocher à d'autres. Tu te comportais mal puis tu te lamentais parce que personne ne t'aimait et personne ne voulait de toi. Ah ça, pleurnicher, tu savais faire Harley, mais pour le reste… Il n'y avait plus personne. « Ouais… Ouais, je lui ai dit ça déjà. Qu'on en parlerait à Victor ensemble. Mais je n'ai pas recausé à Standall depuis, je n'avais pas envie. » Enfin il avait surtout eu envie d'être seul, de régler ça de son côté avec le paternel… Et de ne pas voir sa tête pendant quelques jours. « Enfin peu importe, je ne vois pas pourquoi je me prends la tête, hein ? Ils m'aiment déjà pas alors que je sois… Pédé… en prime ne changera pas grand-chose ! Ils vont juste se fendre la poire et basta ! » Derrière cette voix beaucoup trop enjouée pour être réaliste, il se fendit d'un sourire tout aussi faux à l'adresse de Kimi et se balança plus nerveusement encore sur sa chaise. « Bon, et toi, tout roule ? J'ai un truc pour toi. Ferme les yeux. » Rien d'important, rien de valeur, mais j'avais déniché ça chez moi, au milieu d'un tas de babioles, et c'était sur toi que je voulais le voir, Kimi. Peut-être que tu ne l'accepterais pas mais ça t'irait à ravir et tu aurais toujours un peu de moi avec toi, quoi qu'il arrive après. Les autres sous-estimaient toujours l'importance des souvenirs, la puissance d'un petit objet symbolique, même moche… Mais quand on perdait quelqu'un, on était bien content de l'avoir, de le sentir un peu avec soi en permanence. Il tripota le petit bracelet bleu en tissu, autour de son poignet gauche, d'un air un peu triste.

dans le présent.
Il voulait qu'il le serre fort pour le réparer, pour garder ensemble tous les morceaux de Harley qui menaçaient de s'effondrer et de s'enfuir, chacun de leur côté. Il ne voulait pas mourir, Harley, pas comme ça, pas en s'effondrant sur lui-même… Mais tu avais vu comment il te regardait, Harley ? Comment il fronçait le nez devant toi, comme si tu n'étais qu'une chose dégoûtante et repoussante ? Il s'en fichait, il n'y pensait même pas et de voulait pas le voir. À quelques centimètres de V., il était pris d'un sentiment bizarre dont il ne connaissait même plus l'existence : le réconfort. La sensation toute chaude d'être accompagné d'un protecteur. Même méchant, ça restait comme une forme de bouée de sauvetage, de canot auquel se raccrocher – littéralement. Assis dans une neige qui s'infiltrait par le trou de son pantalon, il hocha difficilement la tête et sursauta quand V. repoussa les mèches de cheveux qui lui cachaient le visage. C'était un peu comme être à découvert, comme n'avoir rien pour se cacher, rien pour disparaître. Être un tas de cheveux, ça t'allait bien parce que les gens t'ignoraient la plupart du temps et passaient leur chemin. Et V… V., il grattait la surface, lui. Tu l'avais supplié parce que tu étais au bord du gouffre, et il était venu. Il ferma malgré lui les yeux en papillonnant des paupières quand son ancien voisin leva une main mais se détendit rapidement. C'était peut-être la première fois que vous vous regardiez vraiment sur cette terre. C'était la première fois que tu n'étais pas caché, que tu ne baissais pas les yeux devant lui, et qu'il te regardait aussi. Que vous étiez vraiment l'un avec l'autre et non pas complètement perdus dans vos pensées et vos déceptions respectives. Harley se raidit en sentant V. l'enlacer mais cessa de pleurer, plus calme. « Bonjour, V... » chuchota-t-il d'une voix timide.

dans le passé.
Toujours muet, Harley regarda son petit-ami exploser littéralement contre cette cruche d'un autre monde qui venait de débarquer. Tu avais touché cette fille, tu lui avais fait l'amour… Et lui aussi. Il gagna encore une teinte de rouge devant toutes ces images insoutenables qui lui venaient à l'esprit (en nombre s'il vous plaît). Techniquement parlant, ce n'était pas si étonnant que ça. L'Arche était divisé en secteurs, dans lesquels beaucoup de gens se connaissaient. Au moins les générations similaires. Les dix-sept-vingt-deux ans actuels devaient tous se connaître parfaitement, entre les années passées à étudier et les fêtes organisées régulièrement… Mais Harley, ça voulait peut-être dire qu'il y en avait d'autres, des filles comme ça. D'autres nanas en commun, que vous vous seriez tapées et qui... Il porta une main à son visage et fixa le sol, trop gêné pour réussir à dire un mot. La fille s'agrippa à son tshirt mais il la repoussa violemment avec une grimace de dégoût. « M-me touche pas... » Sale truie. Dans l'idée, c'était ce qui venait après mais ça s'était perdu en route. Son voisin la mit – enfin – à la porte mais… Toi tu restais un peu bloqué. Tu étais franchement gêné, pétrifié même, sans savoir pourquoi. Tu t'étais tapé des tonnes de meuf en commun avec tes potes et ça n'avait jamais rien eu de honteux. « Euh, hum… Oui... » Il marcha sans entrain jusqu'à Standall et avisa les rations sur le lit. « Ben au moins… On a notre pique-nique. » Waouh. WAOUH. Rien de mieux à dire. « Et euh... » Il attrapa son copain par les hanches mais resta figé. « Euh, tu... » Tu l'as baisée, cette fille ?

dans le passé.
Juste contre V., les yeux posés sur des branches gelées, il renifla plusieurs en écoutant les cris de Kimi qui s'éloignait, emportée par Cara. « On sait p-pas... » On ne savait pas si elle allait disparaître, si elle était réelle, si c'était vraiment elle. On ne savait pas ça, V., et peut-être qu'on venait de laisser partir notre seule façon de le savoir un jour. « Elle a eu peur de… de nous... » Des larmes silencieuses, sans sanglot, lui piquèrent les yeux. Kimi avait eu peur. Elle n'avait pas compris. Pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas compris ? Elle ne savait pas ce qui se passait sur Terre ? Comment c'était ? Elle aurait juste pu lui dire qu'elle ne l'aimait pas et qu'elle ne voulait pas le voir… Il aurait eu l'impression de mourir mais il aurait su ce qu'elle pensait. Là… Il ne savait pas, il ne comprenait pas les réactions de sa meilleure amie. Dans ta tête, votre relation n'avait pas évolué depuis l'Arche. Rien n'avait changé. Tu avais eu peur qu'elle n'aime pas le Harley que tu étais mais pas qu'elle en ait peur. Ni qu'elle soit aussi… Incompréhensible. « C'est plus mon a… Mon am… Mon amie ? » Il peinait de plus en plus sur certains mots, ça le frustrait.

dans le passé.
Les sourcils froncés, Harley observa son voisin croquer dans le morceau de fruit avec appréhension. En fait, il le regardait un peu comme on aurait observé un truc étrange en train de se produire, un truc un peu répugnant, angoissant. Il tomba à la renverse dans une agonie théâtrale et Harley se prit des postillons. « Putain tu es trop con... » Il fila une bourrade à son voisin en riant et s'installa cérémonieusement, un autre quartier entre les doigts. « Bon, à moi. » C'était bête d'être rempli d'appréhension comme ça pour un fruit, non ? Mais tu avais un peu peur de ce que tu allais trouver, de... Il croqua dedans d'un seul coup et grimaça sous l'afflux de sucre et de jus. « Ouuh... » Il mâchouilla la chose lentement avec les grimaces d'un gosse de cinq ans, en fermant fort les yeux. « C'est... » Il grimaça encore. « … Bizarre... » Il mit le reste du fruit dans les mains de Standall en le regardant un peu de travers. « Je crois qu'il va falloir que je... » Me fasse à cette chose. « Tu imagines, mon grand-père en a sans doute déjà mangé plein. Je ne sais pas comment il fait, c'est... » Mais non, tu n'es juste pas habitué... Il recroqua dans le reste de son quartier en faisant le même cinéma.
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 23 Fév - 12:15


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation de Varian, Kimi)
« Alors va lui parler, d'accord ? » Aller vous réconcilier comme vous seuls en avaient le secret tient... Mon frère est imbuvable quand tu lui parle pas pendant plus de deux jours. Vraiment. « Dis pas ça ! » Dis pas ça sur ce ton là, j'y crois pas et puis ça va me rendre triste. Elle passa une main dans ses cheveux blonds qu'elle rêvait de couper court et lui sourit en retour. « Moi bah... Ouais, ça va. » Comme depuis que j'existe Harley. Je vis les trois quart de ma vie dans ma chambre, et le quart qui reste, je le passe dans la tienne ou dans l'infirmerie a apprendre des choses en avance par rapports aux autres adolescents de mon âge. Ma vie n'a pas vraiment de sens, j'ai juste jamais su pourquoi les gens m'avaient mis à l'écart, c'est tout. Mais je suis heureuse comme ça, je dois être un peu maso sur les bords. « Une surprise ? J'adore les surprises ! » Soudain excité à la perspective de recevoir quelque chose de sa part, elle l'attrapa par les épaules. « C'est quoi, c'est quoi ? » Elle ferma les yeux comme il le lui avait demandé et patienta.  


AUJOURD'HUI
« Salut Harley. » C'était un peu étrange de l'avoir contre toi, comme ça. Aussi étrange que de l'avoir pris dans tes bras. Aussi étrange de te comporter comme un parent voulant réconforter un enfant avec celui avec qui tu étais sortis pendant cinq ans. L'ancien Varian... Il ne savait pas trop ce que l'ancien aurait fais. Es-ce qu'il aurait aussi cherché à l'aider ? Parce que l'autre Varian était amoureux d'Harley. Ou aurait-il ris, en lui balançant une de ses morales à deux balles ? « Non elle... » Si, elle avait eut peur d'eux. Tu comprenais pas trop pourquoi alors que c'était évident. « Si, c'est encore ton amie. Elle devait juste partir avant de se faire prendre, elle était en danger... » Mais nous la reverrons. Il s'agit de Kimi, Harley. De Kimi. Elle n'a jamais lâché le morceau, elle a toujours été avec nous, toujours, quoi qu'on lui dise, quoi qu'on lui fasse elle... Les cris de sa sœur résonnaient toujours dans sa tête. Ses propres larmes lui picotaient les joues et il cherchait ses mots. Mais pour dire quoi ? « Elle reviendra. » Quand elle sera plus forte, quand on sera prêt, un autre jour, dans d'autres circonstances, je connais ma sœur. Enfin, je connais la Kimi d'il y a trois ans, elle ne pas arrêter de nous chercher comme ça.   


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
Mathilde devait toujours attendre que la porte s'ouvre mais dans l'immédiat, Varian avait fait une croix sur cette fille. Il y avait une autre question bien plus importante à élucider. « Je ne vais pas y toucher. » A ses rations de merde. J'en veux pas de... de... Il était toujours rouge cramoisie, en colère, bouillonnant et avait la folle envie d'attraper cette fille et de lui faire ravaler son sourire idiot. C'était qui ça ? Qui faisait ce genre de truc ? Le genre de fille qui s'ennuyait sans doute et qui se disait qu'aller revoir un de ces coups d'un soir serait peut-être une bonne idée ? « Et quoi... » Il n'était pas agacé envers Harley juste... trop gêné pour vraiment le regarder en face. « Bah je... » Non, je veux paaas. Que j'ai pu me taper les mêmes que tes amis débiles du collège, je m'en fiche. Et pourtant, je ne pouvais pas les voir ceux-là, mais que toi... « Bah comme toi je suppose, voilà. » Il pouvait aller se pendre en suivant. « Mais c'était y'a longtemps hein... » Assez pour que je me souvienne pas, c'est dire. Elle avait du arriver peu de temps après sa rupture avec Cara, à cette drôle d'époque où il se cherchait pour toujours revenir vers la même fille.  


AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« C-c'était mon f-frère... » « Non ! » Le visage ravagé par la tristesse et la colère, Kimi pleurait à chaud de larme. « C-comment tu... » Cara s'entêtait à répéter qu'elle était juste choquée. Qu'elle avait transposé l'image de son frère bien aimé et de son meilleur ami sur les deux premiers venus et que tout cela aurait pu mal tourner et que... Mais ils l'avaient reconnu. Tous les deux l'avait reconnu. Et pas qu'elle d'ailleurs, elle avait bien vu que son frère avait aussi reconnu Cara. « Vous vous connaissez depuis l'â-âge de cinq ans et tu... » Cara la lâcha enfin et Kimi tomba sur les fesses. La grande blonde lui lança un regard mauvais et lui balança son sac sur les genoux. « Ce. N'était. Pas. Varian. » Kimi baissa les yeux, se releva et mit son gros sac sur le dos en silence. Tu en était persuadé, hein Cara ? Ça te plaisait de voir ainsi ? « Maintenant tu arrête de faire ta chieuse, et on... on va retrouver les autres. » Elle lança un regard sur la route qu'elles avaient quitté pour s'enfoncer de nouveau dans les bois et fut prise de l'envie subite d'y courir à nouveau pour les voir tous les deux.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« Hé hé, con mais trop mignon ! » Il s'étouffa encore un peu. C'était le sucre ça. « T'as vu ? Drôle de texture... » Mais cela ne l'empêcha pas de piocher un autre morceau, comme pour s'assurer que tout ce qu'il venait de manger était bien réel. Et dire que certains en mange au moins une fois toute les semaines... pensa t-il. Parfois cette vie est totalement injuste. « J'ai un peu moins confiance dans les trucs rouges mais... » Parce que la couleur rouge était synonyme de danger dans la tête de beaucoup, y compris la sienne. Il se redressa, essuyant un coin de sa bouche au passage et leva les sourcils. « Ton grand-père ? » Ah oui, il devait ivre ailleurs. Enfin, pas dans ce secteur quoi. Pas dans le secteurs que les gens fuyaient parce qu'il puait la misère par endroit. Il pencha un peu la tête sur le côté, attendant une suite. Toi tes grands-parents tu n'en avait jamais eu connaissance. Ta mère n'avait pas eu la chance de les garder très longtemps, son père était mort quand elle était encore jeune. À croire que c'était quelque chose de récurrent chez eux de perdre la figure paternelle en cours de route. Quand à sa mère, il n'en entendait jamais parler, elle aussi était un mystère complet. Quand aux autres... Il fallait d'abord qu'il se remémore en profondeur qui était son père, et l'idée ne lui était jamais vraiment venue à l'esprit.
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Harley Weise
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 23 Fév - 19:20

dans le passé.
Il l'observa en se rongeant les ongles, peu convaincu par sa réponse. C'était peut-être pour ça au demeurant qu'ils étaient amis. Ils étaient les deux dont on ne voulait nulle part. Dans le cas de Harley, ce n'était pas dissimulé et la raison était évidente : on ne l'aimait pas parce qu'il était étrange, trop excessif et qu'il ne faisait rien pour en prime. Et puisqu'on lui avait collé cette étiquette plus de dix ans auparavant, il n'avait aucune chance de la voir évoluer un jour. Et encore, avant tu étais juste le fils de l'autre folle, la violente qui battait son gosse. Tu crois quoi ? Que des amis seraient venus jouer chez toi ? Que tu aurais été dormir chez eux ? Que les relations entre parents auraient été saines ? Quant à Kimi… Un jour, ça avait dérapé et depuis, c'était la même chose : on ne changeait plus l'image qu'on avait de quelqu'un. Elle resterait sans doute la fragile, la folle, celle qu'on laissait à l'écart au cas où. Avec un petit rire un peu triste, il se dégagea des mains de Kimi et sa chaise retomba brutalement sur le sol. « Bouge pas. C'est rien de ouf, hein. » Il sortit un petit collier de sa poche et, passant derrière sa meilleure amie, lui attacha autour du cou. Rien de sensationnel, une petite chaîne argenté avec un petit cœur dessus, que le paternel avait offert à Maman des années plus tôt. « Voilà, c'est pour toi. Comme ça, tu ne m'oublieras pas si jamais… Enfin euh, voilà, parce que je t'aime. » Il se pencha pour lui poser un petit baiser sur la joue, rougissant légèrement. Les mots étaient un peu bizarrement choisis mais elle comprendrait très bien ce qu'il voulait dire. Pour pas que tu m'oublies, Kimi, ni que tu oublies toutes ces années ensemble.

dans le présent.
Il cligna des yeux en silence, malheureux et perplexe. Il ne comprenait pas tout à la logique des paroles de V., même s'il se sentait vaguement rassuré. Parce que tu avais vraiment cru qu'elle n'était plus ton amie, à te regarder comme ça avec insistance sans te parler, juste pour te brûler par plaisir. Et puis elle avait beaucoup crié, comme Cara, comme V., comme si elle avait peur de toi, de vous. Les amis n'avaient pas peur de leurs amis normalement… V. n'avait pas peur de toi, si tu pouvais le considérer comme tel. Luna non plus. « D'accord... » Il garda de nouveau le silence un long moment, blotti contre V. dans une étreinte rassurante. Il se sentait beaucoup plus calme, à l'abri du reste, certain que son ancien voisin ne le frapperait pas et ne le repousserait pas. « Et toi… Tu es toujours mon am… Mon ami ? » finit-il par demander d'une petite voix au bout de ce qui semblait être une éternité.

dans le passé.
Qu'il l'admette à haute voix fit rougir Harley un peu plus si c'était seulement possible et il se rendit compte qu'il lui tripotait les coutures de son débardeur. « Ouais, d'accord… C'était il y a longtemps aussi alors, euh... » Alors rien, tu pouvais aller te pendre proprement maintenant Harley plutôt que de dire connerie sur connerie. Il fixa le sol en se raclant la gorge puis se hissa sur la pointe des pieds pour l'embrasser doucement. « Bon, où en étions-nous... » Avant que cette conne ne fasse irruption comme ça chez les gens, sans aucune gêne. Il contourna son petit-ami pour reprendre où il en était pour de vrai et posa une myriade de petits baisers sur son t-shirt. Sauf que tu n'avais qu'elle en tête, et les images qui allaient avec. Elle en train de faire la même chose, de l'embrasser, d'attirer son dos contre elle, de lui caresser les hanches, de... Il posa sèchement le front contre le dos de son voisin en soufflant d'agacement. « Bon. »

dans le présent.
Subitement, il secoua un bras et mit son poignet gauche dans ce qu'il imaginait être le champ de vision de V. Il était toujours là, plus noir de crasse que bleu, un peu effiloché, assorti à son propriétaire. « Je l'ai ja-jamais perdu. » C'était peut-être la seule chose qu'il avait gardé aussi longtemps avec lui-même et son caleçon. Il renifla et fixa un petit buisson rabougri d'un air perdu. « Mais la b… La Br... » Il se passa la langue sur ses lèvres desséchées par le froid. « La beroche, ils l'ont volée... » Ses lèvres se tordirent mais il parvint à se maîtriser. « Au début, les marchands d'esclaves... »
« Et Cara… Elle nous a pas r-reconnus... » Il passait du coq à l'âne, au fil de ses pensées et de ses questions. Pourtant, elle avait passé tellement de temps avec V. ou même avec toi… Tu pouvais encore te rappeler des séances de danse avec elle, de quelques spectacles, de toutes ces heures passés ensemble, à enquêter sur les relations imaginaires de Varian ou à chercher de nouvelles chorégraphies. C'était sans doute la fille sur laquelle il avait le plus posé ses mains dans sa vie mais elle ne l'avait pas reconnu. Lui, il l'avait identifié du premier coup. Mais tu ne lui avais pas parlé, tu ne l'avais pas regardé. Et puis il n'avait pas trop conscience de ne plus ressembler au Harley d'autrefois, d'en être même le jour et la nuit. Il n'imaginait pas le fossé entre le Harley de vingt-et-uns ans, le gars soigneux qui passait sa vie à se donner un genre et à mettre un point d'honneur à être beau à défaut d'être intelligent et aimé, et le Harley de vingt-quatre ans. Qu'elle n'ait pas voulu les reconnaître ne pouvait pas être une solution pour lui, ça aurait été beaucoup trop tiré par les cheveux.

dans le passé.
« Hé, ne me parodie pas mes répliques, gros tas ! » Il lui jeta une orange – ou un fruit de la même famille – dessus avant de se jeter sur le fruit. « Oh non, pardon petit fruit... » Réflexe du geste, mais sur une chose d'une telle valeur, c'était impardonnable. Il tapota la peau épaisse du fruit et en profita pour la renifler avec méfiance. « C'est bien ça, une orange, non ? » Non, ça c'était un pamplemousse mais ils n'en sauraient probablement jamais rien. « Bon, je me sacrifie pour ces machins rouges alors... » Il en prit deux par la queue et le leva en l'air pour les observer, louchant à moitié dessus. « C'est tout petit... » Il en croqua un petit bout et trouva ça nettement meilleur que le truc précédent alors il l'enfourna en entier, noyau et queue comprise. C'était ce genre de moment que tu aimais par-dessus tout, ceux passés à faire des trucs improbables et à raconter des conneries avec le voisin. Il mâchouilla le noyau, sans trop avoir s'il pouvait le manger ou non… Puis le souffla sur son voisin. « Pan ! Touché ! » Il éclata de rire et mangea la seconde cerise pour recommencer.
« Ouais, mon grand-père. Un vieux con chez les riches là. Il doit manger des fruits au moins toutes les semaines lui, non ? » En vérité, il ne l'avait vu qu'à de rares reprises, et jamais dans une bonne ambiance. La première fois, c'était pour un repas en famille une bonne quinzaine d'années auparavant. Ensuite… Il y avait eu la fois où il était venu engueuler le paternel dans le couloir, à deux pas de là. La troisième fois, c'était pour parler à Harley d'homme à homme. Chaque fois, l'ambiance avait été moisi.


Dernière édition par Harley Weise le Ven 23 Fév - 21:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 23 Fév - 20:14


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation de Varian, Kimi)
Kimi Standall se frotta les mains, heureuse et curieuse de voir ce que son meilleur ami avait apporté pour elle. Elle le sentit accrocher quelque chose derrière sa nuque. Elle rouvrit les yeux et pris entre ses doigts le collier qu'il venait de lui offrir. « Harley... » Sentant les larmes lui monter aux yeux elle se contenta de le serrer dans ses bras, lui rendant son baiser sur la joue. « Je ne t'oublierais jamais ! » Si Jamais quoi Harley ? Jamais, jamais c'est promis. Je tiens toujours mes promesses. Ce beau collier restera toujours à mon cou, quoi qu'il arrive. « Je t'aime aussi... » Tu savais à quel point je t'aimais Harley ? C'était pas la même chose que pour mes parents, ou pour mon frère. J'aimais Varian, mais pas comme je t'aimais toi. Toi et moi on était fais pour jamais se quitter, parce qu'on était les meilleurs amis du monde, c'est tout. Je resterais avec toi peu importe ce qu'il advenait de ta relation avec mon frère, peu importe s'il t'arrivait un horrible accident... Peu importe tout ça. « Il est très mignon ce collier... »  


AUJOURD'HUI
On ne l'a jamais vraiment été, tu le sais Harley ? Amis, tous les deux, on a pas pris le temps de passer par ce stade. Il hocha vaguement de la tête en guise de réponse.  Il sentit le bras de son ancien voisin s'agiter et leva les yeux pour voir. C'était... Oui, tu ne rêvais pas. Ça remontait à combien de temps ? Il avait oublié ce jour là. Un jour heureux, pour une fois, où ils avaient passé un bon moment rien que tous les deux à se goinfrer de fruits sur l'Arche. Comment ce souvenir à pu m'échapper, hein, comment ? Il laissa échapper un petit rire étouffé et effleura le bracelet bleu devenu grisâtre. « C'est... c'est pas grave pour la broche, tu as toujours le bracelet au moins. » Tu n'imaginais pas Harley à quel point j'étais heureux de voir ça. Un détail, diraient certains. Mais tellement plus pour moi. Avant je n'accordais aucune valeur aux babioles dans ce genre. C'était des babioles, et elles le restaient le plus souvent. Mais on avait passé trois ans loin l'un de l'autre, et pendant trois ans, j'étais un peu resté avec toi avec lui...    


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« T'es bloqué, hein ? » Il rigola un peu, agacé par la situation. À vrai dire, lui aussi avait du mal à... penser à quoi que se soit d'autre que cette cruche qu'il avait foutu dehors. Il... Il ne le voulait pas mais les images d'elle et son copain affluait dans son esprit et venait polluer tout le reste. Il se retourna vers son copain, mal à l'aise. « Si ça peut te rassurer voisin, j'me souviens même pas de ma soirée passée avec elle. C'est que ça avait du être à chier. » De toute façon, on ne va pas se mentir, la seule fille avec qui j'ai un jour vraiment pris mon pied, c'était Cara. Les autres c'était... des passades parce que je m'ennuyais et que j'en avais envie, et que me taper toutes les blondes potables de ma génération était aussi un challenge débile que je m'étais donné. Alors qu'avec toi... C'était toujours génial. Peu importe l'heure, la situation ou ce qu'on faisait, j'aimais toujours ces moments avec toi, parce que ça n'avait rien de simples parties de jambes en l'air, voilà. « J'le suis aussi un peu je t'avoue, bloqué... » Mais comme pour oublier, passer à autre chose il effleura sa bouche, sa joue puis son cou du bout des lèvres, et laissa ses mains remonter le long de son dos pour sentir ses muscles et l'attirer tout contre lui.
 

AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« Oui... » Je ne sais pas si elle ne nous a pas reconnu ou si... Si elle a joué la comédie. Elle est douée Cara pour planquer ses sentiments. Peut-être plus doué que toi et moi autrefois, encore plus doué que Kimi, et dieu sait que ma sœur est une reine dans ce domaine. Pour elle et toi... c'était depuis vos cinq ans que vous vous connaissiez. Vos mamans n'avaient jamais pu se voir, mais elle s'était toujours accroché à toi. Elle était la fille toujours à tes côtés, puis dans ton ombre lors de tes dernières années de vie sur l'Arche. Une des personnes qui te connaissais le mieux aussi. Et aujourd'hui... Aujourd'hui elle n'avait pas voulu te voir. « Quand elles reviendrons, elle nous reconnaîtra. » Tu avais envie de l'affirmer alors tu le faisais. Tu ne voyais pas comment cela pouvait en être autrement.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« Je te pique les répliques que je veux ! »  rigola t-il. Il rigola en se mangeant le fruit et en entendant la réaction immédiate de son petit ami et se redressa. « Ouais j'pense... Ou un truc de la même famille ! » Il regarda Harley gober l'un des fruits rouges et attendit une quelconque réaction. « T'es sûr que tout se bouffe... ? » Il en attrapa un mais retira la queue encore verte pour croquer dans le fruit minuscule. « Bataille de noyaux ! » Il lui souffla la sien sur le torse et éclata de rire, faisant mine de se protéger des attaques de son voisin. « Ils doivent tous s'en goinfrer tu veux dire... » Il lui souffla un autre noyau, mais dans les cheveux cette fois ci. « J'irais les piller plus souvent tient... » Là-bas se trouvait la mère de Kimi, non ? Tu n'en étais pas très sûr, Victor était tellement... muet sur le sujet. « Ça c'est une fraise ! » Seul fruit dont il était sûr du nom. Et sûrement très rare parce que le carton n'en comportait pas trente six. « Tu veux ? » Il en enfourna la moitié dans sa bouche. « Chi chtu veux, chviens chercher. » C'que tu pouvais avoir l'air con. Mais tu étais heureux comme tout, même avec c'te tronche de guignol.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 23 Fév - 22:30

dans le passé.
Peut-être que si, tu m'oublierais. Peut-être que le jour où je serai balancé à la dérive, tu serais triste, assez pour me pleurer longtemps… Mais tu referais ta vie après ça. Regarde : le paternel avait bien refait la sienne. Tu te trouverais un mari, que j'aurais probablement détesté, et tu aurais un enfant. Peut-être que tu l’appellerais Harley histoire de, par gentillesse… Mais tu serais heureuse sans moi. Parce que sans moi, je suis sûr que les gens te trouveraient moins étranges et auraient moins peur de s'approcher. Tu sais, j'y avais beaucoup réfléchi : une fille qui traînait en permanence avec son ancien bourreau ne devait pas être totalement bien dans sa tête et devait faire peur aux gens. Tu devais faire peur aux gens juste pour ça. Sans moi, ça ne serait pas non plus parfait mais tu ne traînerais plus avec le gars louche. Alors si, peut-être que tu m'oublierais si je disparaissais. J'aurais pu m'en réjouir mais j'étais beaucoup trop égoïste pour ça Kimi, et je voulais que tu gardes une trace de moi pour toujours avec toi. « Oui, eh bien on ne sait jamais. Au moins… Au moins ça t'aura fait plaisir, voilà. » Bougon mais heureux du sourire qu'il voyait sur son visage, il l'attrapa par les épaules pour la serrer contre lui malgré le dossier qui les séparait. « Bon, je te laisse, je dois aider le paternel au labo' ou je ne sais pas quoi là... » Il l'embrassa de nouveau avant de lui ébouriffer les cheveux en lui tirant la langue. « Héhé. »

dans le présent.
Le petit rire de V. dérida Harley qui s'écarta de son voisin. Assis dans la neige, il rit à son tour et leva son poignet plus haut, juste entre lui et le soleil. Il voyait le petit bracelet sale dans la mince limite entre son gant et sa manche, là où se dessinait un poignet blanc et maigre. Il ferma un œil sous l'assaut des rayons et l'observa sans cesser de sourire, changeant d'humeur au gré de ses pensées. « Oui... » approuva-t-il V. à propos de la broche et du bracelet. « Ils, euh… Ils étaient bon, les fr-fruits... » L'esclave adressa un petit coucou au soleil puis attrapa l'une des fleurs restée dans la neige pour la lancer sur son ancien voisin. « P-pan ! Touché ! » Il rit de nouveau et se laissa tomber sur le dos pour observer une seconde fleur plus en détail. « Quand j'étais triste… Je pouvais un peu parler à Varian comme ça. » Et tu l'avais fait des dizaines de fois. Au départ, tu regardais juste ce petit morceau de tissus, tout seul dans le noir, pour te remémorer les centaines de souvenirs que tu avais. Tu imaginais Varian, Kimi, ton père… Tous en train de te regarder te comporter comme un minable et un soumis, et ça te donnait la force de te relever, de jeter toujours plus de regards noirs, de te rebeller encore un peu. Après, tu avais juste parlé à ce bracelet parce qu'en dehors d'Azgeda, il était la seule chose un tant soit peu vivante dans ton entourage – selon toi. Tu lui avais raconté des choses, tu avais pleuré, tu avais parlé à Varian et avec Varian, t lui avais hurlé dessus… Tu l'avais embrassé aussi. Et puis après, tu l'avais juste observé quand tu n'avais rien à faire. Le soir autour du feu de camp avec les saltimbanques, puis le soir dans la couche chez le maître, à le faire tourner encore et encore autour de ton poignet. Personne ne l'avait jamais vu, sale sur sale, alors c'était ton petit secret. Ta petite ancre personnelle pour ne jamais oublier.

dans le passé.
« Ben... » Ben oui, tu avais l'image de cette nana en train de lui faire l'amour dans la tête et ça ne t'aidait pas à retrouver l'ambiance propice d'avant. Il ricana, tout contre le débardeur de Standall, et hocha la tête. Son voisin se retourna et Harley fixa son menton avec une concentration extrême. Tu n'avais juste pas envie d'imaginer davantage de scènes, c'est tout. Les lèvres de son petit-ami l'effleurèrent et il ferma les yeux. Il se colla contre lui et lui déboutonna son pantalon avant de lui caresser le ventre, les côtes, les hanches, l'appuyant contre le mur le plus proche. Exit les images de l'autre. Dans un souffle, il l'embrassa à nouveau, le corps et l'esprit rempli de désir pour lui. « Ne… T'arrête… Plus jamais... »

Ils n'avaient même pas vérifié si elle était vraiment partie mais jamais Harley l'aurait pu l'imaginer attendre juste derrière la porte, assise avec les bras enroulés autour de ses genoux, que l'un d'eux daigne l'inviter à entrer. Conne comme ses pieds, mais tenace en ce qui concernait l'amour.

dans le passé, avec Varian.
« Aucune idée… Mais le vert, ce n'est pas terrible. » Il crachota la queue de la cerise en tirant la langue de dégoût avant de se protéger des assauts répétés de son voisin. Il s'ébouriffa les cheveux pour se débarrasser du noyau qui s'y était perdu – sans succès – et mangea de nouveaux petits fruits pour répondre aux attaques. « Le général Weise ouvre le feu ! Je répète, le général Weise ouvre le feu ! Pan, pan, pan ! » postillonna-t-il, la bouche pleine de cerises. « Le général Weise propose un cambriolage groupé de tous ces gros cons de riches ! Un cambriolage groupé ! Objectif : nourriture ! Mission : impossible ! » Il s'approcha en riant de la fraise pour l'observer, sachant lui aussi ce que c'était. C'était vraiment étrange vu en vrai, comme fruit. Rouge, petit mais boursouflé, avec plein de petits points partout et un peu de vert sur le dessus. « On dirait un fruit avec des cheveux verts... » marmonna-t-il. « Oua... » s'apprêtait-il à répondre avant que Standall n'en enfourne la moitié. « Ah oui ? » Il lui sauta à moitié dessus, le renversant sur le lit, et croqua dans la seconde moitié du fruit, se retrouvant à moitié à embrasser/avaler son voisin. Son baiser se fit plus tendre au milieu des pamplemousses et autres fruits en cavale sur la couchette. « Pas mauvais... » susurra-t-il sans préciser de qui ou de quoi il causait. Il s'étouffa avec du jus et s'étrangla de rire, les larmes aux yeux, avant de revenir à l'assaut de son copain.
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 23 Fév - 23:44


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation de Varian, Kimi)
« C'est qui qui t'a offert ça ? » Son frère l'avait remarqué dans la minute qui avait suivis son entrée dans leur cabine. « Tu tu tu, c'est un secret frangin. » « Nan aller, joue pas à ça av... » « Je te le dirais dès que tu auras tout dis à papa et maman. » Elle lui lança un regard lourd de sous entendu, mais toujours en souriant, sans une once de méchanceté dans la voix. Il leva les yeux au plafond et elle croisa les bras, fière de son deal. Il allait forcément y mettre du sien, parce qu'il ne supportait pas que les garçon tourne autour d'elle. Elle était sa sœur, sa princesse et personne de sexe masculin n'avait le droit de la toucher ou de l'approcher de trop près. « S'tu veux… » Il referma la porte de sa chambre et elle fonça dans la sienne, déjà dans le noir après l'extinction des feux du secteur. Elle se laissa tomber en arrière dans son lit et d'une main attrapa le petit cœur qu'elle avait autour du cou. « Je t'offrirais un truc aussi beau un jour Harley. »  


AUJOURD'HUI
« Arf, en plein cœur ! » ajouta-il, une main sur la poitrine. Oui les fruits avaient été bons. Il n'en avait jamais mangé autant en si peu de temps, et avec autant de plaisir. Ce soir là pour la première fois il s'était vraiment senti en colère contre ceux qui y avaient le droit toutes les semaines. Maintenant, sur Terre… Il regrettait presque les rations de l'Arche. Certes la nourriture était beaucoup plus varié, mais il avait fait une overdose des restes sur les têtes de poissons et les abats que sa famille ne mangeait pas. Les fruits, il n'y avait pas le droit, où bien Ada lui donnait ceux qui n'étaient plus très frais. « Moi je te parlais en regardant là-haut. » Je parlais aussi à ma mère avant qu'elle ne soit éclipsé par l'autre, à Kimi, à Cara, parfois quelque mots à Victor. Et puis, j'ai fini par arrêter, par me dire que tourner la page serait mieux pour moi. Que si je continuais comme ça, j'allais finir par devenir dingue. J'ai rêvé que ma sœur refasse sa vie là-haut, qu'elle se trouve un mec bien, ou une fille, je m'en fiche. Qu'elle soit heureuse. Pas qu'elle termine ici. Pourquoi a t-elle terminé ici ? Comment a t-elle pu, hein Harley ? «  A ton avis, elles ont fais quoi pour arriver là ? » Et Cara… Cara ! Avait-elle pigeonné la riche de trop ? Avait-elle touché au garçon du quel elle n'avait pas le droit de s'approcher ? Ou avait-elle fait quelque chose de pire ?   


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« Quelle idée... » murmura t-il.  Il avait su te faire oublier l'autre cruche en deux en trois mouvements n'est-ce pas Varian ? « Vire moi ça, là... » D'un geste un peu maladroit il lui arracha son tee shirt avant de l'embrasser à nouveau. On oublie les images de la pouffe, on oublie. Comment pouvait-il se douter que l'autre était toujours là, hein ? C'est vrai que l'idée ne t'avait pas trop effleuré l'esprit, là, tout de suite. T'étais trop occupé à le dévorer des yeux et à le foutre à poil pour y songer. Diantre, un pot de colle qui attendait derrière la porte que l'un d'eux vienne lui ouvrir ? Non, non ! Non, toi Harley t'avait déjà transporté ailleurs avec des caresses bien placées et en t’embrassant comme un dieu.
« Pourquoi tu ris ? » Ils étaient en pleine action quand il avait entendu un petit rire, un peu débile, un peu niai, mais un petit rire quand même. Mais sur le coup, tu n'avais pas trop réfléchis et tu avais continué tes petites affaires comme si de rien n'était. Un baiser, puis deux sur ses abdominaux, avant de descendre un peu plus bas,  juste assez pour continuer de faire monter la température. Le rire ? Bah ouais après tout, c'était… wait. Pas le rire d'Harley ça. « Atta, atta... » Père, mère, au boulot. Kimi, loin. Alors qui… « Putain. » « Hi hi hi. »
 

AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« Regarde là... » chuchota Cara en regardant le ciel. Oui, regarde sa sœur Varian, elle va devenir folle. On a eu beau nous dire que tu étais mort, que tu avais rejoins les étoiles, elle continu de te croire ne vie. Elle penses t'avoir vu. Envoie nous un signe, je sais pas mais… aide nous Varian. Pourquoi elle refuse de comprendre ce que je ressens ? Tu ne pouvais pas être là-bas, je le sais ça. Ce sauvage n'était pas le petit garçon de cinq ans dont je suis tombée amoureuse un jour. C'était juste une…. Chose sale et repoussante. Ce n'était pas toi. Toi et moi on a toujours eut une connexion. Je t'ai toujours aimé, amicalement, amoureusement, de toute les manières possible. Alors je t'aurais reconnu Varian. Tu… Tu ne pouvais pas être cette homme là-bas, sur la route.  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
Il pouffa en entendant les bêtises débités par son petit ami. Il n'avait pas ris depuis tellement longtemps comme ça… Les yeux pétillants il attendait qu'il vienne chercher son gain, ce qu'il ne tarda pas à faire, l'étouffant à moitié au passage. Il avala son bout de fruit un peu de travers, le tout éclipsé par le baiser que lui donnait son voisin. « Mmh, un Harley parfum fraise. Délicieux. » Il grimaça un peu devant le Harley qui s'étranglait de rire juste au dessus de lui. « Tu me baves dessuuus... » D'une main il chopa un autre fruit à noyau et entreprit de le lui faire gober. Ta main avait retrouvé le noyau dans ses cheveux et tu le lui retira en ricanant. Il souleva rapidement son col pour l'y glisser et fier de sa blague – digne d'un maternelle – il leva les sourcils. « Intrusion chez monsieur Weise ! » La scène était totalement improbable. Lui, toi, qui mangiez des fruits en vous marrant comme des enfants.  Nul doute que personne n'aurait un jour pu prédire qu'une telle chose arriverait.


Dernière édition par Varian Standall le Mar 13 Mar - 17:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 24 Fév - 23:20

dans le passé, dans la soirée après sa conversation avec Kimi.
Il frappa un peu trop fort à la porte puis regarda ses pieds, ornés de Converses miraculeusement troquées dans l'après-midi contre quelques cachets volés. Okay c'est bon, Standall, je l'admettais. Je ne voulais pas rester seul en ce moment, pas avec toutes ces responsabilités que je nous avais moi-même imposé. Je te voulais toi, dans mes bras, le soir. Je te voulais toi encore, me donnant le courage d'enfin tout dire au paternel, tout admettre. Je le voulais… Alors pourquoi est-ce que je n'y arrivais pas, hein ? Pourquoi chaque fois que j'en avais l'occasion, une mystérieuse malchance venait se glisser pour me couper la parole ? Je crois que j'étais un peu lâche, Standall, et que je ne voulais surtout pas avoir toutes les cartes en main. Il se mordilla la lèvre avec inquiétude puis la porte s'ouvrit… Sur May Standall.
Trop surpris dans une premier temps, il faillit lui balancer une gentillesse… Tu es con Harley ? Tu crois sérieusement que c'est le moment d'être un enfoiré avec cette sale pute ? « Bonjour Madame. » C'était… Un fantôme aurait parlé à sa place que ça aurait été tout aussi étrange à l'oreille. « Pourrais-je voir S… Varian, s'il vous plaît ? » Il se fendit d'un sourire poli – qu'il savait très bien faire en fin de compte – et glisser un coup d’œil anxieux dans la petite cabine. Ramène ton cul, Standall...

dans le présent.
Harley cessa d'examiner la petite fleur morte pour contempler le ciel avec perplexité. « J'étais pas… Là-haut ? » Non, il n'y était pas… D'un autre côté, il avait longtemps cru que Varian était mort et restait seul dans les étoiles, à divaguer pour toujours. Comme Maman. Mais il n'était pas comme Maman. Lui il était descendu sur Terre aussi et il était devenu esclave. Vous n'aviez jamais rien eu à faire ensemble et votre couple même était une parfaite hérésie… Pourtant, il fallait bien admettre que vos destins ne cessaient de vous croiser. Même quand vous n'auriez pas dû vous revoir, quand tout avait été fait pour vous séparer... Ils étaient encore là à contempler le ciel, ensemble, à quelques centimètres l'un de l'autre. Même en ayant passé trois ans l'un de l'autre, même en n'étant que l'ombre de ce qu'ils étaient, ils restaient intimement liés. « J-je sais pas… Ki… Ki-imi, elle est gentille alors... » Alors non, il ne savait pas pourquoi elle était ici, sur Terre, avec Cara. Il n'arrivait pas à imaginer quelle raison pouvait la conduire ici-bas, à galérer dans la neige, le froid et l'hostilité. « Peut-être que-qu'elles se sont perdues et que, euh… Q-que K-Kimi v-v… V-voulait visiter… Nous trouver… ? » Harley tendit la petite fleur noircie à V. avec un sourire. « Pour toi… Pour Aya... »

dans le passé.
Harley manqua de se pendre en retirant son t-shirt trop vite mais ne se laissa pas démonter, toutes ses pensées tournées vers Standall. Les pensées, le corps, les envies, le désir. Personne d'autre ne t'avait jamais fait autant d'effet, hein Harley ? Tu avais déjà regardé d'autres hommes avec un soupçon de désir mais ça n'avait jamais égalé ce que tu ressentais pour lui. Lui, il était spécial, il savait t'embraser en moins de trois secondes. Tu aurais tout quitté, tout brûlé pour lui, sans réfléchir. Il était littéralement en transe, une main plongée dans ses cheveux, l'autre contre le mur, quand son voisin se figea. « Quoi ? » souffla-t-il, à bout de souffle. « C'est bon, y a rien... » Continue ou je vais mourir sur place, Standall.
« Hihi, qu'est-ce que vous faites ? Vous faites… Beaucoup de bruits, hihihi ! » La voix de demeurée qui s'éleva de derrière la porte semblait tout droit sortie d'un cauchemar. Harley laissa échapper une étrange chose à mi-chemin entre le gémissement de désespoir et le cri suraigu d'un chat qu'on aurait coincé dans une porte.

dans le passé, deux jours après l'arrestation de Varian.
Comment est-ce que tu pouvais la regarder en face, Harley ? Comment est-ce que tu allais pouvoir lui parler, trouver les mots, lui expliquer ? Comment est-ce que tu allais pouvoir la croiser à l'avenir, lui parler avec ça entre vous ? Mais l'avenir n'existait déjà plus. Le visage défait, Harley se contenta de fondre en larmes en silence et d'enlacer Kimi avec brutalité. C'était la dernière fois qu'ils se voyaient vraiment, seuls à seuls, mais ils l'ignoraient encore. Pour l'instant, il pleurait pour Varian, pour ce qu'il ne reverrait jamais, pour ce qu'il avait entraîné sans le vouloir en l'invitant dans son petit business de merde des années plus tôt. Quelqu'un, un traître, un homme à abattre, l'avait dénoncé ou… De gros sanglots arrivèrent avec un temps de retard sur les larmes tandis qu'il serrait Kimi à l'étouffer contre lui. Mais tu ne la réconfortais pas vraiment parce que c'était plutôt toi qui en avais besoin. Varian parti… Tu étais au bord du gouffre, perdu, largué, assassiné. Il pleurait à chaudes larmes comme ça ne lui était jamais arrivé par le passé. Même pour Maman, il n'avait pas ressenti un tel vide…

dans le passé.
« Ta gueule, je ne bave pas moi… ! » crachota-t-il en retenant à grand peine un morceau de fruit vagabond. Croquant dans la cerise qui lui arrivait brutalement dans la bouche, il agita les sourcils avec un sourire coquin jusqu'à ce que son voisin lui glisse un noyau dans sa chemise. « Argh ! C'est général d'abord ! Général Weise ! » Avec un rire, il gigota et vira son haut, l'envoyant balader plus loin dans la pièce. « Je suis invincible, Standall, je gagne toujours. » Il l'embrassa de nouveau et le regarda de haut, une armée de cerises à la main. « Déjà parce que je suis le maître des fruits. » Vous racontiez n'importe quoi, sans soucis de cohérence… Juste ce qui vous passait par la tête. Une cerise délicatement tenue entre les dents, il vint l'offrir à son petit-ami, à moitié allongé sur lui. « Une petite cerise, monsieur ? »
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 25 Fév - 14:11


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation)
« Varian ? » « Vas y, j'ai la flemme. » Il entendit sa mère rouspéter un peu, mais aller quand même voir qui venait toquer à leur porte. Il reporta toute son attention sur son chef-d’œuvre (enfin, sur la veste de sœur qu'il était en train de recoudre parce qu'elle y tenait beaucoup) jusqu'à entendre sa voix. Sa voix à lui, étrangement gentille, posée et polie avec sa mère. Il se piqua le bout du doit avec l'aiguille et reposa ce qu'il était en train de faire sur la table de la cuisine. « Hé bien il est très... » « … occupé mais il peut faire une pause. » Il avait surgit de derrière sa mère, la poussant un peu au passage, les deux mains sur les épaules. Tu n'avais pas idée à quel point j'avais envie de te voir Harley... « Viens entre... » Sa mère se décala pour le laisser rentrer les yeux ronds, cherchant à comprendre... quelque chose. « Varian la veste de ta sœur... » « Je terminerais après. » Elle cherchait quelque chose May Standall. Elle cherchait la raison pour laquelle son fils avait subitement l'air détendu, et pourquoi il souriait comme ça. Elle cherchait pourquoi le voisin ne l'avait pas insulté comme à son habitude. Elle cherchait pourquoi il n'avait pas demandé Kimi mais son fils. Ces derniers jours quelques jours quelque chose il se passait quelque chose avec son garçon mais elle était incapable de mettre le doigt dessus. Elle le regarda referma la porte de sa chambre, crispée, agacée mais surtout terriblement curieuse de comprendre à quoi tout ça rimait.  


AUJOURD'HUI
En entendant l'hypothèse d'Harley il ne pu s'empêcher de laisser un petit rire. Oui, elle était gentille. Mais se faire arrêter exprès pour trouver un frère et un meilleur ami qu'elle n'était pas sur de retrouver ? Il haussa les épaules. Pas Kimi, elle était plus intelligente que ça. Non, il avait se passer quelque chose de grave. Et puisqu'il l'avait rembarré, blessée, il ne le saurait jamais. Il attrapa du bout des doigts la fleur que lui tendait Harley. « C'est gentil. » Même si Aya n'en voudrait pas, et tu le savais. Elle n'aimait pas les fleurs Aya, c'était pour ça que sa requête débile, tu ne l'avais pas comprise.  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
Il jeta un regard complètement affolé à Harley et suspendit tout ses gestes. Merde. Merde. Merde. Et re-merde. « Ma-mathilde ? » « Ouii ? » Bien sûr, qui d'autre pouvait être là, hein ? Qui ! « Que... qu'est-ce que tu fou toujours là... » Il ne savait pas d'où lui venait la force de lui répondre. Parce qu'en vérité, hormis jeter des regards affolés à son copain, s'imaginer ce qu'elle avait pu s'imaginer et chercher une solution dans l’étroite fissure du mur de sa chambre... « Tu crois qu'elle... » chuchota t-il. Qu'elle a compris ? Tout entendu ? Tout... Bien sûr qu'elle avait entendu. Il fallait être sourd pour ne pas entendre, ils étaient tout sauf discrets. En revanche, comprendre quand on avait un pois chiche à la place de la cervelle, c'était autre chose. La poignée de la porte s'agita et il eut l'impression que quelqu'un lui arracha le cœur de la poitrine. Il se jeta sur la poignée, complètement paniqué. « Aaaah ! » « Hi hi hi ! »  
 
AUJOURD'HUI
« Elle va se marier... c'est pour ça qu'elle est venue la voir. » Elle, son ignoble maîtresse tout aussi sauvage. Peut-être pensait-elle que sa chère et tendre allait pouvoir annuler l'union que ses parents avaient prévu pour elle ? Certainement pas. « Tu imagines... » murmura t-il. Lui avait du mal à imaginer. Aya était plus jeune que lui. Elle avait le même âge que Harley quand il lui avait dit adieu sur l'Arche. Mais on était sur Terre, tout était différent ici. Sur l'Arche les unions étaient tellement contrôlés que cela en devenait ridicule. Mais les couples que se formaient était sincères pour la grande majorité, pas comme ici. « En plus il est moche. Et vieux. » Tes phrases n'avait pas grand sens comme ça. Mais bon. Il leva les yeux vers son ancien voisin, un sourire triste sur le visage. « Pardon, j'ai juste besoin d'en parler. » Je ne sais pas si tu comprends, si tu arrives à te mettre à ma place mais... Je sais qu'Ada va me garder. Mais j'ai toujours peur qu'elle craque aux caprices de sa fille. Le père serait ravi de me voir partir avec sa fille. De me voir enfin quitter son foyer. Si je pars avec elle... je pourrais devenir comme toi Harley. Je refuse d'en arriver là, d'être encore plus brisé.


LONG TIME AGO (deux jours après l'arrestation de Varian)
C'était lui qui l'avait pris dans ses bras. Elle n'en avait pas eu la force, le ni le courage. Elle ne l'avait pas revue depuis deux jours. Depuis deux jours qu'ils avaient arrêté son grande-frère, depuis deux jours que les gens se demandaient si Varian était réellement ce genre de garçon, en apparence pourtant si parfait. Il s'était mis à pleurer et elle l'avait imité sans aucune pudeur. J'aurais du t'en vouloir, non Harley ? C'était la logique dans tout ça. Mais une fois de plus ma logique était différente, il faut croire que j'avais vraiment du mal à te détester, hein ? S'il l'avait arrêté, c'était parce que quelqu'un avait cafté et en ce moment, c'était cette personne que je haïssais le plus au monde. Alors bien sûr, toi, je t'en voulais, mais pas autant que ce que j'aurais du. Elle avait envie de lui dire que tout allait bien se passer. Que Varian allait trouver les bons mots, qu'ils allaient revoir sa condamnation que... qu'ils allaient s'en sortir, qu'elle serait toujours là pour lui et ce genre de choses. Mais je n'étais pas idiote, là, tu ne voulait pas de la sœur hein ? Tu voulais le garçon dont tu étais tombé amoureux il y a tant d'années et je ne pouvais pas te le rendre, je suis désolée Harley.

AUJOURD'HUI (Kimi et Cara)
« De toute façon, tu comprendras jamais, t'es trop conne Cara, t'es conne comme tes pieds, tu es... » Cara lui colla la claque du siècle dans la figure. J'aurais pu m'excuser aussitôt, comme je l'aurais fais autrefois mais... « Arrête de faire ta princesse Kimi. Arrête. » Elle l'avait l'impression d'être la seul adulte du coin. Alors certes, la blondinette était encore très jeune mais... Elle savait très bien comment elle l'a voyait. Comme cette fille, l'amie de toujours qui servait de passe temps à son frère avant qu'il ne se tourne vers son voisin de pallier. La fille pathétique qui n'avait rien vu, rien compris, qui avait été le dindon de la farce pendant cinq ans... « Je sais que tu ne m'a jamais vraiment apprécié. Que tu es en colère. Mais je t'interdit de dire tout ça parce que tu es... folle. Voilà, tu deviens folle ici alors ferme là ! » Touché. Elle l'avait touché. Kimi avait baissé les yeux pour regarder ses pieds et se masser lentement la joue. Et Cara resta les bras plantés sur les hanches. Ne pas céder. Comme toujours. Rester la Cara qu'elle était sur l'Arche, celle qui avait toujours su tout gérer. Ou du moins, donner cette impression. Je l'aimais mon ton frère Kimi, comment tu peux ne pas comprendre ça ?  

LONG TIME AGO (sur l'Arche, cara & varian, 5 ans)
« Tu veux pas ? T'es sûr ? » « Non, je veux pas. Va t'en. » La blondinette baissa la tête, les joues cramoisies, et visiblement très triste. Varian colla sa dernière gommette et, avec un sourire satisfait, regarda le chef d’œuvre qu'il venait de faire. Sa mère allait adorer. « S'il te plaît. » Il ignora avec brio sa petite camarade de classe – dont il ignorait le prénom d'ailleurs – et se concentra de plus belle sur son dessin pour le signer de sa plus belle écriture. Son « V », démesuré par rapport au « A » qui suivit le fit serrer les dents. « Attends, bouge pas. » La fille, qui était resté planté à côté de lui lui arracha à moitié le feutre des mains et poursuivit à sa place. Avec de belles lettres, droites, proportionnées, et la mine de Varian se renfrogna. Elle écrivait mieux que lui. Et elle connaissait son prénom. « Voilà ! » « Merci... » « Maintenant tu veux être mon amoureux ? » « Non. » «Mais... » Il se leva, avec son dessin et la laissa planté là avec son feutre dans les mains. Tu n'avais que cinq ans à l'époque, et déjà, tu prenais un malin plaisir à la remballer. C'était plus fort que toi, mais au fond, ça t'avais pas mal vexé qu'elle termine d'écrire ton prénom. Même si tout partait d'une bonne intention.

« Tu veux quoi encore... » « Mes copines se moquent de moi. » Et alors ? Bon sang elle n'avait pas arrêté de le coller depuis ce matin... Pourquoi avait-elle décidé de le coller comme ça, subitement ? Oui, il n'avait toujours pas digéré le coup de la matinée. « Elles ont toute un amoureux, et pas moi. » Varian haussa les épaules. « C'est quoi ton prénom d'abord ? » Le visage de la blondinette s'illumina subitement et un immense sourire élu domicile sur son visage poupon. « Cara ! Moi c'est Cara ! » « Je veux bien être ton ami. » Le visage de Cara passa de la surprise, puis à la déception et enfin à la satisfaction. « D'accord ! Tu seras mon meilleur ami ! Tu as raison, c'est mieux qu'un amoureux. » J'ai rien dis moi, que tu avais pensé ce jour là. Et depuis ce jour, elle ne t'avait plus vraiment quitté. En classe elle occupait toujours la chaise à côté de la tienne. Elle venait souvent chez toi, elle faisait partis des rares personnes à t'avoir connu en tant que fils unique. Elle était devenue ta meilleure amie sans que tu ne t'en rende vraiment compte.

LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« D'accord, général, général ! » Il rigola encore. « Général à poil, général à poil ! Ouuh, je tremble le voilà armé de fruits ! » D'ailleurs ils ressemblaient à des boucles d'oreilles ces fruits. Sa petite sœur lui avait fais la réflexion un jour, en en croisant un dans un livre d'images. « Avec plaisir... » Il avait passé une main derrière sa nuque pour l'attirer un peu plus contre lui. Tu l'avait chopé d'une manière un peu étrange son fruit avant de le gober tout rond. D'ailleurs... Il eut un drôle de hoquet. « J'crois que j'ai gobé le noyau. » Il gloussa un peu, tapota sa poitrine comme pour expulser le noyau en question. « Général... un massage cardiaque, vite... » murmura t-il.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 25 Fév - 22:42

dans le passé.
Comment est-ce que tu voulais que j'assume quand je voyais avec quel regard ta mère me regardait ? Si on disait tout, ça serait encore pire, n'est-ce pas ? Jamais elle ne pourrait admettre que toi, Varian Standall, puisse être amoureux de moi. Elle penserait que je t'avais dupé, perverti l'esprit, trompé. Elle penserait que tu t'étais fait embobiné, que tu n'étais qu'une victime de cet idiot de voisin. Elle serait dégoûtée. Choquée. Elle en mourrait, et cette idée ne m'enchantait pas. Je sais, c'était moi qui voulait stopper cette mascarade, ce défilé de la honte que l'on faisait chaque jour. C'était moi qui voulait arrêter de mentir, qui rêvait d'assumer notre relation au grand jour. C'était moi et moi seul. Toi, le mensonge et les secrets ne te dérangeaient pas… Mais tu sais, des fois je t'en voulais de m'avoir tant diabolisé, de t'être fait l'allié de ta salope de mère pendant des années. Je t'en voulais de ne pas avoir voulu assumer ta relation avec moi pendant si longtemps. Je t'en voulais de ne toujours pas réellement le vouloir aujourd'hui. Standall poussa sa mère et il en profita pour entrer dans la cabine familiale, cessant dés lors de voir May Standall comme une entité vivante et existante. Il lui passa devant et suivit son voisin dans sa chambre, déjà angoissé pour la suite.

Harley s'assit en silence sur la couchette qu'il connaissait déjà par cœur et contempla ses ongles en se grignotant les lèvres. « Je, hum… Je n'ai toujours rien dit. Mais je vais le faire, d'accord ? » C'était un peu étrange de relancer la conversation comme ça, sans salutation, sans transition, sans demander quoi que ce soit d'autre. Je t'en voulais de m'avoir giflé comme ça. J'étais un habitué de la honte et de l'humiliation mais cette scène… Ça m'avait fait mal pour de vrai, Varian. « Je vais le faire. Après, libre à toi de faire ce que tu voudras. Tout arrêter, rester avec moi, réfuter, approuver... » Je peux en aimer d'autres, Varian. Pas comme toi, c'est vrai, parce qu'aucune relation ne sera comme celle-là. Ce qu'on a… C'est unique, je crois. Unique pour nous. Mais je suis un grand garçon. Je sais que l'amour ne dure pas ou qu'il peut revenir. Je sais qu'on peut aimer encore quelqu'un d'autre si le précédent nous lâche. Il parlait d'un ton plat, dépossédé de toute vie, mais ses doigts tremblants le trahissaient.  « Je suis désolé de… Enfin, de vouloir ça. Je sais que ta mère va mal le vivre, qu'elle ne va jamais vouloir admettre que tu sois avec moi, mais... » J'aurais juste voulu te dire que je t'aimais et que je voulais qu'on le sache désormais...

dans le présent.
Harley regarda V. avec sa petite fleur dans les mains et sourit de nouveau avec douceur avant de revenir au ciel. Ça te plaisait quand V. semblait tranquille, comme ça, quand il souriait, qu'il était gentil. Sa compagnie n'était pas angoissante dans ces moments-là et tu aurais pu rester allongé dans cette neige une éternité. Kimi… Tu ne l'avais pas oubliée. L'angoisse reviendrait plus tard, dans les moments qui faisaient peur. Elle te hanterait la nuit, quand tes penses tourneraient sans cesse autour de ce sujet, et quand tu serais puni aussi. Quand tu serais seul, l'idée de l'imaginer ici viendrait te narguer, te faire imaginer les pires scénarios. Tu étais doué pour imaginer des histoires effrayantes qui te laissaient pantelant, couvert de sueur, les mains sur les oreilles. Tu fermais fort les yeux, tu bloquais les sons… Mais elles arrivaient quand même à se frayer un chemin jusqu'à ton esprit. « J'aime bien quand tu s-souries. C'est... » Il observa un nuage en forme de sourire, étrangement à propos, et lui sourit à son tour en cherchant le bon mot. Ce n'était pas comme quand Varian lui souriait autrefois. Ce n'était pas non plus comme lorsque Nei était de bonne humeur ou que Luna voulait le réconforter. Non, c'était… « C'est joli. »

dans le passé.
Partagé entre deux sentiments totalement opposés – la gêne cuisante d'avoir un spectateur audio dans un moment pareil et le désir féroce et poignant qui le consumait tout entier – Harley se contenta de regarder son voisin avec panique. Embrasse-moi Varian, achève-moi tout de suite, qu'elle soit là ou non. Tu ne peux pas me laisser… là. Avec un rire complètement niais, Mathilde gratta à la porte. « Vous faîtes des trucs entre mecs ou quoii ? Vous vous entraînez pour les fiiilles, hihi ?! » La panique céda instantanément la place à la stupéfaction. Stupéfaction devant les idées tordues que les gens pouvaient trouver pour expliquer ce qu'ils surprenaient par erreur, et stupéfaction devant la connerie monumentale de cette pauvre demeurée. À bout de souffle, il échangea un regard avec son voisin. « Euh… Oui, c'est ça oui... » cria-t-il d'une voix tendue. Casse-toi, laisse-nous, laisse-le...

dans le présent.
« Ah... » Il suivait toujours le nuage sourire du regard, incapable de rester concentré à cent pour cent sur la conversation. Pourtant, quelque chose le gênait dans l'affirmation de l'autre esclave. « Mais… Elle doit pas se ma… se marier avec N-Nei ? » Il fronça les sourcils. Parce qu'on t'avait dit – V. t'avait dit – que Nei et Aya étaient amoureuses. Si elles étaient amoureuses et qu'elles voulaient se marier, elles devaient logiquement se marier ensemble… Pas avec un vieil homme moche. Il se caressa les lèvres avec perplexité. « Nous aussi, on au… On aurait pu être m-mariés... » La phrase sous-entendait toute une montagne de « si ». Ils auraient pu se marier s'ils étaient restés sur l'Arche. Ils auraient pu se marier si l'amour avait duré, s'ils s'étaient retrouvés et aimés comme au premier jour. Ils auraient pu se marier si rien n'était arrivé. Mais tout était arrivé. À l'époque, Harley avait cru que l'avenir avait disparu en même temps que Varian… Mais c'était eux qui avait disparu. Harley existait toujours, et Varian aussi… Mais l'idée d'être deux n'avait plus aucun sens. « Mais tu peux me p-parler… Je ne dirai rien ! » Il se tapa sur la poitrine et sourit à son ancien voisin. « Rien d-du tout ! »

dans le passé.
Cette dernière semaine avec Varian, il l'avait gâché. Ils avaient eu ce beau moment, la veille, si parfait… Mais le reste, il l'avait perdu en jérémiades et en rancœur inutiles. Il s'était drapé dans sa fierté par orgueil mais… Mais maintenant, tu étais vraiment seul et c'était lui que tu voulais. Tu voulais ses mains sur ton cœur, ses lèvres sur les tiennes. Tu voulais sa présence, ses remontrances, sa suffisante. Tu voulais l'embrasser et lui dire tout ce que tu n'avais jamais eu le temps de dire. Tu voulais murmurer ces simples mots pour lesquels tu n'avais jamais trouvé le courage nécessaire. Il voulait remonter le temps pour rattraper tout ça, faire tout ce qu'il aurait dû faire, se taire, dire je t'aime. « Je l'aime, Kimi. » hoqueta-t-il, tout entier tourné vers lui. Il pensait à Kimi bien sûr. Il y avait pensé quand Varian s'était fait arrêter, et puis un peu en venant ici aujourd'hui aussi… Mais ce n'était pas elle qu'il voulait. En serrant la sœur, c'était le frère qu'il voulait enlacer. Mais elle pleurait et lui aussi et… « Mais je ne lui ai jamais rien dit. Jamais, j'ai… Je suis tellement con, putain… ! » Je suis tellement con, putain ! Con, con, con, con !

dans le présent.
Le sourire de Harley disparut brutalement. « Mais… Tu vas partir ? » Il venait juste de réaliser mais… Si Aya épousait quelqu'un, peut-être qu'elle s'en irait, et peut-être même qu'elle s'en irait avec V. ? Il réprima une sensation de panique monstrueuse qui menaçait de l'engloutir tout entier. Littéralement assommé par tout ce que cela pourrait vouloir dire, il quitta pour de bon son nuage des yeux pour supplier son ancien voisin du regard. Il ne pouvait pas repartir maintenant, n'est-ce pas ? Tu ne pouvais pas imaginer ce que ça serait de… Avant, tu avais fait une croix sur tout ça, tu avais tout mis de côté pour n'être rien d'autre que Harley, esclave du maître. Avec V…. Même si tu ne savais pas comment, les choses avaient changé.

dans le passé.
Passée une brève inquiétude, Harley regarda son voisin de haut avec un sourire narquois et lui souleva lentement son t-shirt pour poser une main sur sa poitrine. « Mmh, général à poil ou massage ? Il va falloir se décider... » Il se pencha pour l'embrasser doucement puis l'observa, à deux centimètres de son visage. Pourquoi est-ce que j'aimais tout chez toi ? Pourquoi est-ce que j'étais tombé amoureux de toi, comme ça, sans prévenir ? Je ne sais pas. Mais tu sais, Varian, quand j'imaginais te quitter… Je n'avais aucune autre image en tête. Je n'avais pas de suite, pas d'idée, pas d'avenir sans toi. Je ne pouvais simplement plus m'imaginer vivre en solitaire et mener mes petites affaires comme n'importe quoi. Ça n'avait jamais vraiment été une option mais… Tu m'avais condamné, Standall.


Dernière édition par Harley Weise le Lun 26 Fév - 22:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 26 Fév - 10:21


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation)
Les premiers mots de son voisin le soulagèrent immédiatement. Lui aussi... Lui aussi n'avait pas encore réussis à aborder le sujet avec ses proches, lui aussi avait du tendre mille et une perche pour les voir se faire recaler une à une... Tu t'étais sentis mieux l'espace de quelques secondes, hein Varian ? « Moi non plus, rassure toi, à chaque fois que je mets le sujet sur le tapis, c'est comme si quelque chose volait m'empêcher d'aller au bout. » Et c'était frustrant. Agaçant. À cause de ça sa motivation faisait le yoyo chaque jour. « Et si je t'ai dis que j'allais le faire, c'est pour toi, alors j'veux pas entendre des trucs comme ça. Bien sûr que je reste. » Le ton était légèrement cassant mais pas volontairement mauvais. Va pas t'imaginer des trucs Harley, si je le fais, c'est pour toi. Tu es ce garçon qui m'a rendu fou, il n'y en a pas deux comme toi c'est... « Ma mère hein ? Sois pas désolé. » C'était à elle qu'il avait le plus songé ces derniers jours. Bien sûr qu'il y avait pensé. À la possibilité que sa mère ne le regarderait plus jamais comme avant, qu'elle se mettrait à grimacer à chaque fois qu'il ouvrirait la bouche ou pire, qu'elle ne résisterait pas à l'annonce mais... D'accord maman, si j'ai rien dis pendant des années, c'est parce que je me suis planquée derrière ça. Parce que je me suis dis que tu allais peut-être en mourir, ou me détester, et que je ne voulais pas. Mais je pense que tu peux aussi l'accepter, si tu m'aimes autant que tu le dis. « Elle s'y fera. De toute façon, elle a pas trop le choix, je ne compte pas lui demander son avis. » Il s'assit à son tour sur sa couchette et laissa échapper un petit rire nerveux. « Et puis bon, j'vais pas rester ici avec elle toute ma vie. J'ai vingt trois ans. Qu'elle le veuille ou non, je suis grand, je fais c'que je veux. J'me suis même renseigné sur les cabines qui se sont libérés récemment. » Ça aussi elle allait mal le vivre. Pour May c'était elle et son fils, jusqu'à la fin. Mais il s'était dit que quitte à lui annoncer une « terrible » nouvelle, autant tout lui dire d'une seule traite.   


AUJOURD'HUI
« Dis pas ça... » chuchota t-il. Pas de compliments. Toi tu ne trouvais pas ça joli. De te voir sourire. Parfois tu étais resté bloqué devant ton reflet, qu'il soit dans une des glaces d'Ada, ou dans une flaque et tu avais essayé de retrouver le visage que tu choyais autrefois. Celui là n'avait rien de beau, que tu souries ou non. Celui-là était juste blasé, usé, fatigué et.... il te ressemblait de plus en plus. Il reporta son attention sur la fleure noircies et la fit un peu tournoyer entre ses doigts. Mais merci Harley, merci...  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« Est-ce qu'elle est conne ? Est-ce qu'elle est conne ? Est-ce qu'elle est conne ? » Il répétait sa question à voix basse frénétiquement, les yeux rivés sur la poignet de sa porte de chambre comme si cette dernière était possédée par le démon. Quelque part, le démon était bel et bien là, derrière cette porte, à débiter conneries sur conneries si bien qu'il se demandait vraiment s'il n'était pas dans u mauvais rêve qui se voulait comique. Les gens bêtes existaient, évidement. Mais il devait bien avoue,r que jusqu'à aujourd'hui, il n'avait pas eu l'occasion d'en voir en vrai. Sa question termina de l'achever et un drôle de bruit plaintif s'échappa d'entre ses lèvres. « Harleyyy... » Non, pourquoi tu.... D'accord, lui n'avais pas su quoi répondre non plus. « P-pour qui... » Pour qui on va passer après, imagine elle répète ça à ses copines ! On est cuit. « Je pensais pas que vous le faisiez ensemble ! Vous pensiez que j'étais partis heiiin ? » Enfin, une once de lucidité ! Pas la bonne, et pas non plus au bon moment, mais elle était capable d'en faire preuve ! « Comment on se débarrasse d'elle... » murmura t-il à l'adresse de son voisin. Il avait l'impression de se trouver en face d'un problème de maths insoluble. Sauf que les maths... il y avait toujours une solution, une logique et là... Non, là c'était d'avantage un énoncé de philosophie. Incompréhensible, sans solution parfaite. Moi je voulais juste t'aimer tranquillement Harley, c'est tout... Sans sœur, père, mère, voisin ou je ne sais quel autre casse noisette pour venir tout gâcher entre temps. On avait quand même une sacré poisse toi et moi quelque fois... Il donna un coup de poing violent contre la porte, dans l'espoir de faire fuir cette idiote.   
 
AUJOURD'HUI
« C'est pas elles qui choisissent... » Tu étais resté bloqué sur cette idée Harley ? J'avais juste balancé ça pour les agacer toutes les deux, tu sais... Mais il ne dit rien. Après tout, c'était marrant. Mais non, au lieu de quoi, ses parents avait négocier le truc avec un ami du père, un peu plus âgé qu'Ada. Ça n'enlevait rien au fait qu'il y avait une dizaine d'année entre Aya et son futur époux, et qu'elle avait très, très mal digéré la nouvelle. « On aurait pu ouais... » D'un geste nerveux il passa une main sur ses lèvres gercées, comme pour essayer de se souvenir. Mais je crois que j'étais trop con, trop jeune, et trop insouciant pour me dire que c'était une idée potentielle. Sur l'Arche, c'était compliqué de vivre à deux, avec toutes les règles... Mais d'y penser maintenant, quand je nous vois... En réalité il avait de la peine. « Merci, je te fais confiance alors... » Tu ne savais pas trop si tu les pensais ses mots. Tu parlais à un garçon qui t'avais passé à tabac il y a de ça un mois. Mais autrefois, tu lui aurais confié ta vie...


LONG TIME AGO (deux jours après l'arrestation de Varian)
Kimi le regarda d'un air absent. Tu ne lui avais jamais dis ? Jamais ? C'était les mots que tous les gens amoureux se disaient pourtant. Les mots que j'avais entendu chez papa et maman des centaines de fois. Des mots que tu m'avais déjà dis à moi, ta meilleure amie. Et pas à lui ? Comment une telle chose est possible en cinq ans, hein ? Comment ? Elle le repoussa, doucement, séchant ses larmes. Oh oui, con , tu l'as été. « Et lui ? Hein, et lui ? » Elle s'était un peu remise à pleurer, malgré toute sa bonne volonté. « Et lui il a été aussi con que toi ?! Putain les garçons ! Mais c'est quoi v-votre putain de problème... v-votre putain de problème... » Elle était rarement en colère Kimi Standall, encore moins pour les autres. Mais là... C'était peut-être parce que j'étais une romantique dans l'âme, mais je venais de comprendre qu'en cinq ans d'une relation que je pensais passionnée, vous ne vous étiez jamais dis les mots qui comptent le plus.  

AUJOURD'HUI
« Normalement... Non. » Ne cède pas Ada, je t'en supplie. Garde moi avec toi pour toujours, je refuse de suivre ton monstre de fille. « Ada veut me garder. Mais Aya m'aime bien, le père ne m'aime pas trop... Alors je ne sais plus. » Mais d'un côté, tu lui faisais confiance à cette mère. Elle avait le moral en acier, et elle savait ce qu'elle voulait, pourquoi elle le voulait. Elle savait imposer sa volonté. « Mais je resterais à Missi dans tous les cas. » Aya n'irait pas habiter bien loin, peut-être à l'autre bout du minuscule village qu'était Missi, mais pas bien loin dans tous les cas.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« J'veux les deux, hé hé. » Il cala sa tête sur un coude et le laissa l'embrasser. Parfois, tu y pensais, mais tu ne te souvenais pas d'avoir passé des moments aussi agréable avec quelqu'un d'autre. Avec Cara, c'était différent. Vous aviez été amis avant tout, et cela faisait peut-être toute la différence. Avec lui c'était... Autre chose. Il y avait cette multitude de choses en plus dans votre relation que tu étais incapable de décrire. L'effet qu'il te faisait était impossible à décrire. Pourquoi lui, c'était impossible à savoir. Pourquoi ton corps s'embrasait et le désirait tout entier quand il te touchait ? Impossible de savoir. « Général Weise, je suis fou de toi. »
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 26 Fév - 23:41

dans le passé.
C'est pour toi. Ces trois petits mots eurent le mérite de lui clouer le bec. Vexé – et notamment parce que c'était vrai – il continua d'observer ses ongles avec un visage fermé. Pour moi ? Je sais, tu n'aurais jamais rien voulu dire si je ne t'avais pas littéralement explosé entre les doigts. Tu aurais gardé ça bien secret, comme une petite chose honteuse, et maintenant tu étais un héros. Merci, merci Standall d'avoir la si grande gentillesse de te plier aux désirs de ton compagnon ! Merci d'être si généreux, tellement tourné vers les autres ! C'était injuste, et Harley le savait très bien. Si Varian acceptait ce deal, c'était pour lui, parce qu'il le lui demandait et que quelque part au fond de lui, il devait aussi avoir envie de mettre fin à cette mascarade. Harley lui avait posé un ultimatum sous la forme de chantage – avoue que tu m'aimes ou je te quitte – et Varian n'avait fait que céder. Parce qu'il veut te garder, pauvre con, regarde jusqu'où il peut aller ! Mais n'empêche qu'il était vexé. Par son ton, par ses mots, par sa baffe, par lui... Mais malgré ça, il se sentait flatté, et heureux aussi.
Il entreprit de se ronger un ongle et agita spasmodiquement un genou. « Si elle te demande de choisir entre elle et moi, tu... » Je sais, je détestais ta mère. Je rêvais de lui faire mal, de la gifler ou de l'humilier. Je voulais lui prouver qu'elle avait tort à mon propos mais aussi de jouer au pire petit con et de la fracasser en public. J'avais envie de t'embrasser sous ses yeux, de te baiser comme un sauvage pour la casser. Tu sais à quoi j'avais pensé des dizaines de fois, Standall ? Mais je n'avais pas envie de te forcer toi à choisir entre elle et moi. Bien sûr, ça me ferait plaisir d'être ton choix, de voir son visage s'étirer dans une expression horrifiée… Ouais, j'en crèverais d'envie. Je crois même que ça m'exciterait. Mais non, je ne voulais pas ça pour toi. « Enfin, je... » La suite le fit sourire presque timidement. « Et on pourrait peut-être vivre ensemble… ? » Non, Harley aurait du mal à assumer un truc pareil. Il était prêt à entendre les quolibets et les commentaires à propos de sa relation avec son voisin, mais pas encore à vivre comme ça, ensemble. Même si tu en crèverais d'envie, hein Harley? Bien sûr, il n'aspirait qu'à façonner sa vie comme il l'entendait. Il voulait écrire des histoires, des récits, et vivre avec Varian. La drogue… Il avait des grandes idées en tête pour son marché, et de potentielles alliances dans certains secteurs. Quant à trouver un emploi officiel pour donner le change…

dans le présent.
Harley prit le temps de réfléchir à ce que disait V., juste pour être sûr. Il était tellement gentil aujourd'hui que tu avais peur de faire un faux-pas, de dire une bêtise qui l'énerverait et qui lui rappellerait qu'il ne t'aimait pas. D'ailleurs, même si tu te sentais bien à côté de lui et de ses sourires, son changement de comportement t'effrayait un peu. Nei aussi pouvait se montrer très gentille parfois, avec beaucoup de sourires et de douceur, et ce n'était jamais bon signe. « Oui… N-Nei aussi a peur de se mar-marier des fois... Mais c'est bientôt aussi je crois... » Mais il te faisait confiance alors... « Promis j-juré ! »

dans le passé.
Quoi ? Qu'est-ce que tu voulais que je dise ? Il fallait parler plus vite, gros malin ! Moi, je voulais juste qu'elle se casse de là pour que tu continues et qu'on en finisse. Tu me laissais là, juste au bord du gouffre, à deux doigts de me désintégrer, et tu trouvais le moyen de te plaindre, Standall ? « Mais qu'elle se barre putain... » haleta-t-il. Mais non, elle resta là avec ses questions plus connes les unes que les autres. Bien sûr qu'ils pensaient qu'elle était partie ! Qui restait planté derrière une porte à attendre qu'on lui ouvre ? Personne ! Mais si, Mathilde le faisait, trop conne pour comprendre qu'il n'y avait strictement aucun espoir de s'envoyer en l'air. Standall le lâcha pour frapper la porte, faisant sursauter un Harley tendu comme un ressort. « AAAAH, hihihi, tu m'as fait trop peur, hihi ! » Le jeune Weise se plaqua une main sur la bouche, littéralement stupéfait d'autant de… Eh bien, de bêtise dans le sens tout premier du terme. « Putain mais casse-toi ou je te fais la peau, sale chienne ! » explosa finalement Harley d'une voix aiguë. « Hihi… ! » Il frappa à son tour sur la porte avant de l'ouvrir et de pousser la fille avec brutalité. « Je t'ai dit de te casser de là, putain ! Casse-toi, aller ! Aller ! » En vrai Harley, tu tremblais toujours de désir pour ton voisin, mais aussi de colère et de peur. Tu flippais de ce qu'elle pourrait bien raconter, hein ? De ce qu'elle s'empresserait de dire à ses petites salopes d'amies aussi connes les unes que les autres. De ce qui circulerait dans les soirées où les potins allaient bon train ? Et puis ces soirées, tu y serai forcément et on te regarderait en riant, en imaginant des plans, des scènes… C'était ça, les ragots, tu ne les connaissais que trop bien... Il la bouscula encore et la colla contre un mur, lui écrasant la gorge. « Hiiiihiiii, mais Harleeeeeyeuuuh ! » « Casse-toi. Si tu en touches un seul mot à tes petites pétasses d'amies, je te démolis, compris ? » « Hiiii, Variaaaan, il est trop dingue ! »

dans le présent.
« D'accord. » D'accord, il resterait à Missi quoi qu'il arrive. Même si ce n'était pas vraiment perceptible dans sa voix, Harley se sentait rassuré d'entendre ça. En un peu plus d'un mois, V. était devenu un nouveau point de repère, une sorte de passerelle entre le passé et le présent. Aucune de ces deux époques n'avait le moindre sens aux yeux de l'esclave mais ça affichait une forme de continuité rassurante, comme un doudou. Il tripota le petit bracelet en tissus d'un air pensif puis attrapa subitement la main de V. Tu voulais savoir si c'était toujours là, hein ? Avant… La dernière fois… Ça t'avait fait peur mais aujourd'hui, tu te sentais prêt à l'affronter. Elle était toujours là, autour de son poignet, tellement pareille à celle de l'Arche qu'il se demanda si ce n'était pas elle. Comment, il ne savait pas, mais peut-être qu'elle n'avait pas eu le droit de rester là-haut elle non plus ? Qu'elle avait fait une bêtise et qu'ils avaient voulu s'en débarrasser ? Harley caressa la montre du bout du doigt puis tira le poignet de son ancien voisin pour la coller contre son oreille en fermant les yeux. « Bip bip. » Elle ne faisait peut-être plus de bruit… Celle de Varian les réveillait toujours le matin avec un bruit horrible qu'il détestait mais qui lui manquait presque aujourd'hui. Tu te sentais bizarre de coller la main de V. à ton oreille, comme une brûlure, et tu aurais voulu y passer ta propre main pour annuler ces sensations. D'un autre côté, tu avais envie de faire vivre cette montre, de la rendre réelle.

dans le passé.
Elle le repoussa doucement et il la fixa à travers les gros sanglots qui l'agitaient, perdu. Pleurer comme ça, aussi fort, lui filait une migraine effroyable et le laissait complètement à l'ouest, incapable de réfléchir, de prendre une décision. C'était ce genre d'humeur qui le conduisait inlassablement à la connerie, à démolir ou hurler sur la première chose qui passerait… juste pour ne plus ressentir tout ça et arrêter le flot brûlant des émotions. Crier à s'en arracher la gorge ou fracasser à s'en éclater les poings… Ça faisait mal mais ça le laissait littéralement vidé. Il regarda Kimi lui crier dessus avec colère sans trouver quoi répondre. Là, c'était le moment où tu aurais dû à ton tour la prendre dans tes bras pour la réconforter et jouer le rôle de grand frère de cœur que tu avais rempli avec brio ces dix dernières années… Mais non. Non, toi tu es juste resté planté à la fixer en pleurant comme un gamin. Tu savais qu'elle avait raison, que vous auriez dû vous dire tout ça depuis des lustres. Alors pourquoi… ? Non, il s'en foutait. Il en avait rien à foutre. Ce qu'il voulait, c'était Varian, juste Varian, puis l'embrasser et lui chuchoter toutes ces choses à l'oreille. Il le voulait, vivant et entier, pour toujours. Et il rêvait surtout de se débarrasser de cette effroyable sensation de vide profond dans sa poitrine. Derrière la cascade d'émotions violentes, il y avait cette pointe douloureuse, cette certitude… « Je suis désolé, je suis désolé… Je suis tellement désolé... » Il disait ça en boucle depuis bien cinq bonnes minutes sans même sans apercevoir, en fixant sa meilleure amie.

dans le présent.
« On a gardé… plein de souvenirs... » Les yeux fermés, il restait là, la montre et le poignet de V. contre son oreille. Il se sentait bien, en fait. Tranquille, paisible, un peu perdu dans le temps. Finalement, malgré le temps et malgré tout le reste, beaucoup de choses d'avant continuaient de compter pour vous deux. Toi Harley, tu t'étais raccroché à ce petit morceau de ficelle et d'une certaine façon, il t'avait sauvé plusieurs fois de la solitude et de tout le reste. Et V… Il avait toujours cette montre autour du poignet, même après tout ce temps. Bien sûr, toi, tu t'imaginais qu'il s'agissait de la vraie, de l'originale, même s'il l'avait trouvé sous tes yeux chez le géant aux yeux de glace… Mais peu importe, tu n'avais pas trop fait le lien et d'ailleurs, ce n'était pas tellement important. « Tu v-vas me fâcher ? Ou de-de… demander que j'enlève mes habits ? » Nei, elle était gentille que pour ça… Ou quand elle était triste. « Ou tu es triste… ? »

dans le passé.
« Ah oui ? » Mais puisque c'était un ordre… Sur un sourire enjôleur, il enleva lentement son pantalon et s'allongea en caleçon juste à côté de Varian. « Le général Weise ne pourrait plus se passer de toi, Varian Standall. » Appuyé sur un coude, il l'observa en silence, juste pour le plaisir simple de le regarder et de rêver. Avant cette simple petite scène parfaite, il y avait eu tellement d'étapes, de mauvais moments, de… « Je ne pensais pas un jour que… Enfin je suis tellement heureux que tu ais dit oui, Standall, que... » Il se sentit rougir et rit bêtement, sans pour autant détourner le regard. Je te voulais tout entier, Standall, et j'avais envie de t'admirer encore et encore, en pensée au petit Harley Weise qui était dingue de toi sans vouloir l'admettre. Il lui caressa tranquillement une épaule avec un air de gamin émerveillé sur le visage.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 27 Fév - 10:42


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation)
« C'est ma mère, quoi qu'il se passe, elle reviendra toujours vers moi. » Il était terriblement sûr de lui alors qu'il affirmait tout ça. Pour lui il était évident que, passé la période de froid sa mère reviendrait vers lui. Elle lui avait toujours dis de toute façon, elle l'aimait. Jamais il ne lui était venu à l'esprit qu'elle pourrait longtemps rester campé sur ses positions. Et peut-être rompre le lien qu'il y avait entre eux pour de bon. « Donc ouais Harley, mon choix serait vite fait, c'est toi que je prendrais. » Et puis ta mère avait Victor, c'était surtout ça que tu pensais. Elle avait un homme génial à ses côtés qui saurait lui faire entendre raison parce que c'est ce qu'il faisait tout le temps. Victor serait sans doute – avec Kimi – votre seul soutient dans cette affaire au début. Après tout, tu n'avais toujours pas su le dire à Cara, et tu n'avais aucune idée de si elle prendrait ça au sérieux. Pour elle te voir caser avec quelqu'un pour de vrai, ça relevait du domaine de l'irréel. Alors avec lui... « Si tu veux ! » Il avait retrouvé un semblant de voix enjouée subitement et un sourire vint éclairer son visage jusque là un peu trop sérieux. « Ouais ouais carrément ! » Parfois tu avais envie de faire un bond dans le passé et de tout dire au petit Varian qui passait son temps à râler sur son crétin de voisin. T'avais envie de te moquer de lui, ou de le secouer, de le raisonner, de lui faire comprendre qu'il se foutait juste les doigts dans l’œil... T'avais envie de lui balancer un truc du genre "aller, moque toi, tu verras dans dix ans !".   


AUJOURD'HUI
Nei aussi ? La nouvelle le fit presque sourire. Les deux grandes amies folles dingues de Missi bientôt en ménage, probablement bientôt maman et tout ce qui allait avec. Quelque part, ça te rendait curieux de savoir qui allait partager la vie de sa maîtresse à lui. Qui allait la supporter, elle et ses airs poupons trompeurs qui... Qui allait sérieusement tomber dans le panneau. Pour Aya, c'était déjà clair d'avance, tout le monde connaissait son caractère. Que c'était une brute de nature, trop franche et qui aimait bouger toute la journée. L'autre, il n'en savait rien. Est-ce que les gens savaient qu'il lui manquait quelque chose ? « Qu'est-ce... » Harley avait subitement attrapé son poignet pour le coller à son oreille. C'est quoi ton souc... Ah. La montre ? C'est celle que tu m'as jeté à la tronche y'a quelques semaines, se retint-il de balancer d’une voix un peu  amère. « Elle fonctionne plus... » se contenta t-il de dire finalement, une pointe de tristesse. Tu ne savais pas trop comment, mais son modèle était quasiment identique que celle que tu avais sur l'Arche. Celle que tu avais laissé sur un coin de ton lit ce soir là, avant d'aller manger et de... tout perdre. Toi qui ne t'en séparais jamais de ta montre, tu l'avais mal vécu de ne pas l'avoir avec toi. Il l'avait toujours adoré cette montre, et il se souvenait aussi très clairement que Harley jurait de lui en offrir une plus silencieux à chaque fois qu'elle le réveillait de son bruit strident. Au final, il ne l'avait jamais fais, peut-être parce qu'il en avait pris l'habitude.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
Oui, qu'elle se barre, mais visiblement, pour Mademoiselle c'était une option. N'importe qui avec un cerveau en marche aurait pu comprendre que oui, il était clairement temps de partir, de les laisser, mais non, pas elle. Alors certes, son cerveau semblait être en pause depuis sa naissance mais... Quand même ! Harley commença à monter le ton et... Tu sentais la connerie arriver, puissance mille. Tu le connaissais quand même un peu ton copain avec le temps... Et voilà. La porte s'ouvrit en grand et il trouva juste la force de rouler sur le côté pour se plaquer contre le mur le plus proche. Faut pas qu'elle me vo... Harley ? Trop tard. La fille se marrait ouvertement – chose qu'elle devait être la seule à faire face à un Harley au bord de l'explosion – tandis qu'elle se faisait menacer et Varian se contenter de se boucher les oreilles, croisant les doigts. Pitié, pitié que rien ne sorte jamais d'ici ou on est mort touts les deux, tous les deux et on va... on va... « Tu l'as entendu ? » « M-mais... mais... ? » « Si tu l'a ferme, j'te fournis pendant tout le mois à venir en ce que tu veux. Ce que tu veux. » C'était risqué de balancer un truc pareil à une fille aussi débile. Mais étrangement... « Oh ? » Pitié, dis moi que c'est ok pauvre cruche...    
 
AUJOURD'HUI
Son poignet contre son oreille, il était vaguement mal à l'aise. Il ne savait pas trop s'il devait se dégager, si un tel geste le ferait fuir, crier, pleurer, ou il ne savait quelle autre réaction étrange donc seul ce Harley là avait le secret... Finalement... il ne su pas trop quelle tête afficher en entendant la suite. Un air amusé peut-être ? Ou l'air de dire "mais t'es con ou... ?" Ou un truc plus dans la gamme de l'étonnement ? Ou... Puisqu'il n'en savait rien son visage passa par trente-six expressions différentes avant de se figer sur l'incompréhension. Ouais, c'était la mieux celle-ci. « Pourquoi je... » Il a fait un truc censé m'agacer sans que je ne le vois ? Là tu réfléchissais à fond, n'est-ce pas Varian ? Tu te demandais pourquoi il te posait... ça comme question. « Non bien sûr que non ! Reste habillé, merci. » Tu as déjà choqué ma p'tite Ada pour les mois à venir, elle m'en parle dès qu'elle peut, alors je vais préserver ma vue si c'est encore possible. Mon dieu mais... Quoi ?! Pourquoi ?! C'est quoi ces questions étrangs ? Je pensais que tu étais dans une phase un peu normale là... « Non je suis pas triste heu... » Enfin, triste, tu l'étais tous les jours au fond, c'est juste que du coup, la tristesse avait fini par faire partie de toi et tu ne t'en rendais plus vraiment compte. Il avait dégagé son poignet dans la foulée pour le masser lentement, les yeux subitement rivés vers le sol.  


LONG TIME AGO (deux jours après l'arrestation de Varian)
« O-ouais b-ben... » Elle renifla bruyamment, les yeux toujours rivés sur son meilleur ami. Désolé, hein ? Ouais bah moi aussi je suis désolée de ne pas vous avoir poussé hors de tout ça, de ne pas avoir avoir demandé plus souvent d'arrêter vos bêtises de... de ne pas avoir réussi à vous stopper avant qu'on en arrive là. Elle avait envie de lui dire qu'elle ne voulait qu'une chose, c'était rester seule. Seule pour pleurer dans la chambre de son frère, seule pour méditer sur les bêtises de son aîné qui l'avait conduis à se faire arrêter, seul sur... Tout ça. Mais je savais que si je te laissais partir comme ça, tu allais faire une bêtise. Et je ne voulais pas. Je ne voulais pas que tu fasses de bêtises. « Ne me quitte pas à ton tour Harley... c'est tout ce que je te demande. » Ou je ne te le pardonnerais pas. Jamais. Tu m'entends ?   


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
Moi non plus, je ne pensais pas qu'un jour nous en serions là. Juste toi et moi, rien que tous les deux, ensemble. Que nous serions capable de rire ensemble, de partager des choses comme ça, de s'embrasser, d'être juste l'un avec l'autre et de trouver ça formidable. Qu'est-ce que tu veux Harley, je suis juste tombé amoureux de toi. Il se frotta nerveusement ses deux joues en feu. « 'rrête tu vas me faire rougir... » Comme à chaque fois que tu ouvre la bouche pour balancer des trucs comme ça. Ça me met dans tous mes états, si tu savais. J'étais pas en manque d'amour chez moi, crois moi, mais pourtant que tu me disais ces choses là, j'avais l'impression que tu complétais une partie essentielle de moi. Quelque chose que personne d'autre ne pouvait faire. Il l'attira contre lui, et passa une main dans ses cheveux bruns avant de se perdre sur ses omoplates. « Vient là... » Je voulais juste t'avoir là, contre moi, contre mon cœur. Il bat pour toi, tu le sais ça Harley ?


Dernière édition par Varian Standall le Mer 28 Fév - 17:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mer 28 Fév - 17:07

dans le passé.
Flatté. Tu étais juste flatté en entendant ça, dans le genre du cœur qui se gonfle de joie narcissique. Passer avant cette vieille conne était un vieux rêve de vengeance, juste pour lui faire ravaler ses regards et ses soupirs, juste pour lui voler son fils chéri. Ce serait toi , Harley, qui aurait Varian. Toi devant elle, sous ses yeux. Toi qui vivrais avec. Parce qu'il t'aurait choisi. Lui, et pas elle. Malgré cette joie mauvaise, il se sentit rougir et passa la langue sur ses lèvres avant de regarder ailleurs en souriant. Vivre avec Standall, pour de bon, c'était franchir un cap et même s'il en rêvait, il n'était franchement pas sûr d'arriver à assumer tout ça aussi rapidement, juste comme ça. Passer outre les commentaires, il faisait juste semblant de savoir le faire… Mais au fond, il n'avait jamais su y faire face. Chaque pique, chaque moquerie, chaque boutade, c'était autant de flèches venues démolir sa confiance en lui. Une réprimande, et c'était la honte, le sentiment cuisant de l'échec. « À deux… Les gens n'oseront rien nous dire, hein ? » Sale pédé, tu t'es ouvertement foutu de notre gueule, qu'ils lui hurleraient au visage. Faible, lâche, traître, trouillard, crieraient les autres. Mais non, ils avaient tort parce qu'il n'était pas comme eux tous. Il ne voulait pas leur être rattaché, qu'on lui colle la moindre étiquette. Il voulait juste… juste être heureux, et tranquille. Voilà. Harley voulait faire sa petite vie misérable et silencieuse avec le garçon qu'il aimait, sans que personne n'ait quoi que ce soit à y redire. Tu voulais pouvoir te lever le matin, l'embrasser, puis aligner quelques mots pour un récit. Tu voulais qu'on te parle des histoires que tu avais fabriqué de toutes pièces et non pas de la tienne. Tu n'avais plus envie d'entendre parler de Harley Weise, ni même d'être ce pauvre type. Tu voulais... Être libre. Détaché de tout jugement, de tout passé. Un inconnu, un invisible. Il agita la main d'un geste brusque, fâché contre ses propres terreurs. « Non, on s'en fout des autres, hein ? » Et ça, c'était de la pure bravade. Bien sûr qu'il ne s'en foutait pas, qu'il crevait de trouille en imaginant les réactions de tous. Son père… Serait déçu, comme souvent. Il serait déçu parce que la seule chose qu'il aurait pu faire bien, il avait encore trouvé le moyen d'échouer et d'aller à contre-courant. Bien sûr, Jan Weise ne le lui dirait jamais en face parce qu'on ne jugeait pas sur ces choses-là, mais il n'en penserait pas moins et Harley le saurait. Désolé, Papa... « Ce qui compte, c'est que je puisse… Enfin juste rester avec toi quoi. » La hanche de guerre était apparemment officiellement enterré. Toujours rougissant, Harley se leva pour serrer son copain contre lui. Tu le sentais, Varian ? Tu sentais combien j'avais peur ? Combien ça me coûtait ? Je sais, je l'avais voulu… Mais ça ne rendait pas les choses plus faciles. Si tout tournait mal, ce serait de ma faute. J'allais salir ta si jolie image et démolir à grands coups de marteaux les espérances de ta mère. J'allais attirer les commentaires et les messieurs je-sais-tout. On allait parler de nous… Beaucoup trop. Alors serre-moi fort, que je sache qu'on est deux.

dans le présent.
Verdict. L'oreille collée contre la montre, il écoutait à s'en trouer les tympans. Ce n'était plus le bruit de l'objet qu'il attendait – elle restait désespérément silencieuse – mais l'ordre de V. La petite montre, il se cachait derrière parce qu'il avait peur d'entendre la requête de son ancien voisin et d'avoir la certitude qu'il faisait semblant d'être gentil. V. n'était jamais gentil avec toi alors pourquoi est-ce qu'il le serait aujourd'hui ? Pourquoi est-ce qu'il prendrait la peine de te parler, de te sourire et de te toucher alors qu'il s'y refusait depuis vos retrouvailles ? Pourquoi est-ce, subitement aujourd'hui, quelque chose serait différent ? Les yeux fermés, il se crispa légèrement autour du poignet de l'autre esclave qui ne répondit pas ce qu'il pensait entendre. En vérité, les réponses t'inquiétaient presque plus que si elles avaient été positives. S'il avait dit oui, s'il avait vraiment été fâché, tu aurais su ce qu'il pensait. V. serait entré dans l'une de tes chères petites cases facilitant la compréhension et ça t'aurait rassuré. Tu aurais détesté qu'il soit fâché contre toi, mais ça t'aurait rassuré. Là… Tout tombait à l'eau. Pourquoi est-ce qu'il était gentil s'il n'était pas fâché ? Pourquoi est-ce qu'il souriait ? Parce qu'il était vraiment content ? Mais il n'était pas content avant, et... V. lui arracha son poignet des mains et Harley s'écarta brutalement en dressant une main défensive entre eux deux.

dans le passé.
Elle resta quelques secondes la bouche grande ouverte à fixer Varian, toujours bloquée par le bras de Harley mais visiblement elle faisait marcher à fond les quelques neurones qui se battaient en duel dans sa pauvre cervelle débile. Tu avais de la chance que Standall lui propose un marché parce que toi, tu l'aurais éclatée… et ça te serait retombé dessus, Harley. Frapper une fille chez l'un de ses voisins, ça passait rarement bien et ça aurait fait des histoires. Trop d'histoires. Peut-être même la dernière dans ton cas. Inspirant profondément, il s'écarta d'elle pour croiser les bras. « C'est bon, il ne faut pas trente ans pour réfléchir, si ? Si tu la ferme vraiment, je serai là gratos à tes soirées. » Autant en rajouter. Elle était conne comme ses pieds mais elle avait l'avantage et entre un peu de came et son image, Harley choisissait son image. Même s'il lui fallait ensuite six mois pour remettre son business et celui de son voisin à flot. Il échangea un regard avec Varian puis… « Ok ! C'est d'accord, hihihi, trop bien ! » Elle gloussa stupidement en comptant des trucs sur ses doigts.

dans le présent.
Cette fois-ci, Harley se ressaisit plus vite et baissa la main pour fixer V. avec un brin de méfiance et de crainte. « D-d'accord... » Il reprit lentement sa place à côté de lui, sans cesser de le fixer, et entreprit de tripoter une des attaches de son manteau dans un geste agaçant. « Alors... » Il réfléchissait à toute allure. « Alors c'est un peu comme, euh… Comme avant… Euh… Alors ? » Tu étais gentil avec Harley comme avant, n'est-ce pas V. ? Tu étais gentil avec lui parce que vous étiez amis et que tout était comme autrefois, comme lorsque vous étiez tous les deux ensemble contre le reste du monde. Rien n'avait changé, rien n'avait bougé entre vous et même le temps n'avait rien pu y faire… C'est ça ? Mais non, rien n'était comme avant entre lui et toi, Harley. Tu te raccrochais naïvement à cette idée parce qu'elle te plaisait et parce que tu voulais y croire… Mais Varian était V... et toi tu étais un Harley que personne ne regardait. Tu étais devenu ce Harley invisible que tu avais tant pris plaisir à imaginer, ce Harley que personne ne voulait voir, que personne ne songeait seulement à voir. Tu ne l'avais pas rêvé comme ça mais tu l'étais devenu. Et malgré ça… Tu attendais l'autrefois, le passé qui t'avait manqué jusqu'à l'oublier. Alors non, rien n'était comme avant, et surtout pas vous ou votre relation. Et puis mince Harley, tu le savais très bien que rien n'était plus pareil. Tu savais que V. ne t'aimait plus même s'il était gentil, et que tu serais incapable de faire « comme avant ». « Hein que c'est co-co… Comme avant… ? » Pourquoi cette nouvelle lubie ? Aucune raison, il voulait juste être rassurer, entendre V. lui dire pourquoi il était gentil et pourquoi il avait joué avec lui, pourquoi il avait été content de sa fleur ou pourquoi il l'avait choisi lui plutôt que Kimi. Sinon… Sinon rien, tu resterais assis dans la neige, à le regarder en jouant avec ton manteau, incapable de savoir quoi dire ou quoi faire.

dans le passé.
Qu'est-ce qu'il pouvait répondre à ça ? Quelle sorte de promesse pouvait-il lui faire, là aujourd'hui ? Il ne savait pas encore mais il se doutait déjà. Ça faisait des années qu'il le savait : sa vie sur l'Arche ne durerait pas éternellement. Un jour, il ferait le faux-pas de trop, l'erreur, la colère qui le condamnerait. Un jour, il perdrait les pédales pour de bon et irait trop loin. Des gardes viendraient et il se battrait probablement contre, incapable de se raisonner. Et ensuite… Ce serait le vide. La mort. Et mourir, Kimi… C'était quoi, mourir ? Varian, il allait mourir lui aussi? En sachant ça, il ne se sentait pas mieux mais plus serein. Mourir le premier lui aurait fait peur. Attendre tout seul, dans le noir et le néant, de retrouver son petit-ami… Mais non, parce qu'il ne croyait pas en l'Après. La mort, c'était la fin, il arrêterait d'exister. Mais il savait que ça arriverait un jour, que ça viendrait, déjà trop proche. « Je resterai aussi longtemps que je le peux avec toi, Kimi. » À un moment, il avait dû cesser de pleurer mais il ne se rappelait plus de quand exactement. Harley franchit les quelque spas qui le séparait d'elle et sortit le petit collier de son son t-shirt avec douceur. « Après… Tu seras toute seule. » Mais pourquoi est-ce que tu lui disais des choses pareilles, Harley ? Pourquoi…? Il attrapa l'une des mains de sa meilleure amie et la referma autour du petit cœur qu'elle portait autour de son cou. Tu aurais pu lui dire que tu resterais à jamais avec elle, que...

Harley referma la porte derrière lui en silence et s'éloigna dans le couloir avec une démarche bizarre. Il ne savait pas que c'était la dernière fois qu'il voyait Kimi dans l'intimité de leur amitié, ni que c'était ses derniers mots à son adresse. Il avait dit ça comme ça, déjà à moitié hypnotisé par la suite. Triste ? Plus vraiment, plus maintenant qu'il avait pleuré toutes les larmes de son corps. Non, juste décidé, plein de rage.

dans le passé.
Harley sourit et continua ses caresses. « Et alors ? Tu me plais. Tout me plaît chez toi. » Je le pensais vraiment, Standall. J'aimais tout chez toi. J'aimais tes cheveux et leur odeur, ton corps, le grain de ta peau, tes lèvres… J'aimais quand tu me touchais et quand tu m'embrassais, et même lorsque tu me regardais. J'aimais rester là, à t'observer en silence, juste pour le plaisir de te voir encore et encore. J'aimais ces moments simples, juste comme celui-là. Il laissa Varian l'attirer contre lui et continua de l'observer, de le toucher. « Je veux rester toute ma vie avec toi, Standall. Toujours. » Harley lui effleura la joue puis les cheveux. « Quoi qu'il arrive. »
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Varian Standall
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mer 28 Fév - 22:16


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation)
Varian ne su pas trop quoi répondre sur le moment. À deux ou pas à deux... Les gens restaient des cons s'ils en étaient à la base. Ils ne pouvaient pas prédire ce qu'ils allaient balancer après leur annonce, ni comment tout cela allait leur retomber dessus... Alors oui, il n'était pas bête au point de penser que tout irait bien. En dehors des soucis familiaux que cela allait engendrer – car soucis familiaux cette terrible révélation allait engendrer – les autres allaient jaser. Ça il le savait, il s'était préparé mentalement. Depuis des années mêmes car il était toujours partit du principe qu'un pauvre clown allait bien les pincer en flagrant délit, rien qu'une fois. Et après ? Oui il le prendrait mal, qu'on l'insulte lui ou son copain. Il ne passerait pas au-dessus comme ça, ou du moins, pas sans se sentir vexé, mal dans sa peau un moment. Mais toi Varian, tu pensais avoir la solution à tout, alors tu te disais que tu allais de toute façon trouver comment précéder pour que les gens continus de t'apprécier. Quant à Harley... C'est toi Harley qui a dénigré ce que tu étais pendant des années... Oui, les gens vont en profiter. Ils vont probablement t'insulter, se foutre de ta gueule... Mais je serais là. « Ouais, on s'en moque des autres. » Je m'en moque du moment où ils ne ruinent pas mon couple. Dans le cas inverse... Harley l'enlaça et Varian le serra un peu plus fort contre lui. « Pis j'ai envie de dire, on a affronté des situations difficiles, ça devrait le faire. » Une énorme pensée aux cinquante fois où quelqu'un était arrivé au mauvais moment, au mauvais endroit... Il laissa échapper un rire léger en repensant à cette blondinette bête comme ses pieds qui n'avait jamais rien capté et qui pourtant, avait été aux première loges, ici même.   


AUJOURD'HUI
Il nota le mouvement de main de son ancien voisin. Vraiment Harley ? Vraiment ? « Comment avant ? » Quoi, qu'est-ce qui était comme avant ? Il fronça un peu les sourcils, perplexe et un peu perdu. D'accord, Harley avait du sauter un chapitre ou alors c'était lui qui était trop lent d'esprit. S'il parlait d'eux... Non, plus rien n'était comme avant. Tu aurais tout donné pour que cela soit le cas mais... Il fallait juste se rendre à l'évidence : le passé était le passé et il n'y avait aucune chance que tout redevienne comme avant. Ça te rendait triste, ça te trouait le cœur rien que d'y penser. Mais tu avais tourné la page sur la relation qui t'avais rendu heureux pendant tes cinq dernière années de vie sur l'Arche, pour te concentrer sur la vie misérable que t'offrait la Terre. Enfin, offrait c'était un bien grand mot. Te concentrer sur la vie qu'on t'avais donné sur Terre, en et condamnant à mort, c'était déjà plus juste comme termes. Tu pouvais lui mentir, lui dire oui, rien que pour lui faire plaisir mais... Il releva les yeux pour fixer son voisin. Mais tu n'en avais pas envie. Et pas la force non plus. Tu refusais de le voir se conforter dans un mensonge qui ne l'arrangeait que lui, de son côté. « C-c'est différent maintenant. » Il guetta une réaction, mais reprit très vite pour ajouter « Mais c'est bien aussi. » Non, non c'était pas bien. Il n'y avait plus rien, même pas des miettes de votre relation.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
Harley en rajouta une couche. C'était dans ces moments là qu'ils faisaient bien la paire tous les deux. Quand il fallait se sortir d'une situation délicate et périlleuse pour leur couple. « Alors si c'est trop bien, tu TE CASSE D'ICI. » Les poings serrés, il se mit à la maudire intérieur. Ça allait leur coûter cette affaire... Mais il se devait de le faire. C'était pour leur bien, pour le bien d'Harley et pour le sien. « pauv' conne... » rajouta t-il en marmonnant dans son coin. « Hi hi merci les garçons ! On s'amuse tellement avec vous ! » Il osa jeta un coup d’œil par l'encadrement de la porte, histoire de s'assurer qu'elle mettait bien les voiles. Oh que oui. En déposant un baiser sur la joue d'Harley en un éclair. « Bye Vava ! » Il entendit un bruit de porte, le bon cette fois-ci. Quoi que maintenant il allait vraiment se poser des question à chaque fois. Les bras noués autour de ses genoux il lâcha un grand soupire et baissa la tête. « Putain quelle merde... quelle meeeerde. Comment c'est possible d'être aussi cruche ? » Oui, ça, ça n'allait pas le quitter de si tôt. « Et elle nous a... bouuh non, mais pourquoi ? »    
 
AUJOURD'HUI
Il n'avait pas cessé de soutenir son regard, guettant le moindre geste de son ancien voisin. Tu sais ce qui était le plus agaçant ? C'est que je ne pouvais jamais vraiment ce que tu allais dire ou faire. Autrefois j'avais une petite idée, parfois tu étais tellement prévisible, mais j'aimais ça, j'aimais savoir ce qui allait me tomber dessus... Mais là ? Là je ne savais pas quoi penser. Alors oui, j'étais beaucoup moins vif qu'à l'époque mais... Tu restais quand même ce garçon que je connaissais depuis plus de dix ans, plus de dix ans ! Et aujourd'hui je n'avais aucune idée de ce que je devais lire dans ton regard, ou si je pouvais vraiment me fier aux traits de ton visage.  


LONG TIME AGO (deux jours après l'arrestation de Varian)
Elle ne répondit rien, ne dit rien, un air absent sur le visage. C'était tout ? Voilà ce qu'il lui lâchait ? Qu'elle serait seule après... Après quoi ? Après la mort de son meilleur ami ? Oui, mais c'était dans longtemps, quand tous deux seraient vieux. Ou après... Non, elle refusait d'envisager le pire. « On se voit demain Harley, mmh ? » Je voulais juste garder un œil sur toi. Un peu comme une grande sœur inquiète. J'avais l'impression que tu allais déconner, et je n'aimais pas ça. Elle avait bien conscience qu'elle ne le remplacerait jamais. Varian était partit et... Elle ne serait jamais lui. Jamais elle ne pourrait le lui faire oublier. Mais je te demande juste de bien te tenir. S'il te plaît. La dernière chose qu'il voudrait serait de te voir toi aussi envoyé en prison.  « Bye... »


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
C'était plus fort que lui, il se sentit rougir jusqu'à la racine des cheveux. Même si pour une fois, ce n'était pas de gêne. C'était enfin dans un autre contexte. « Moi aussi. » Je ne sais pas quand je trouverais le courage de m'assumer pleinement avec toi, mais moi aussi. Moi aussi je veux rester avec toi pour toujours. Je dis pas ça comme ça, en l'air, je le pense vraiment tu sais ? Ça fait déjà trois ans que ça dure et il y en a eu des hauts et des bas, des gens pour nous défier. Et pourtant, on est toujours tous les deux. Je t'aime toujours autant, autant que le premier jour. « Pis, qui est le seul à me rendre aussi... » Il rigola un peu, cherchant ses mots. Gaga ? Con ? Débile comme jamais ? En fait ça te gênait un peu de le dire, même si c'était totalement vraiment. Il pouvait rire gentiment de Harley et de ses jolies phrases, de son grand romantisme, il n'était pas mieux de son côté. «... m'aide pas surtout. » Il lui donna une petite pichenette sur le nez pour ponctuer le tout.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Ven 2 Mar - 23:19

dans le passé.
Harley enfouit son visage dans le débardeur de son copain et inspira profondément, comme pour se remplir de son odeur. C'est vrai, ils avaient déjà eu leur lot de situations gênantes par le passé. C'était d'ailleurs pour y mettre fin qu'il souhaitait aujourd'hui passer à l'étape suivante et s'affirmer ouvertement avec Varian. Tant pis pour ce que les gens diraient et tant pis s'ils le pensaient pédé… Il ferait avec si ça lui permettait sur le long terme d'avoir la paix. Mais tu n'es pas prêt. Regarde, tu as le cœur qui s'emballe à la simple idée de t'imaginer marcher dans un couloir sous les regards. Tu sais qu'ils vont parler, dans ton dos et devant toi, qu'ils vont tous jaser, en faire un sujet de conversation à la mode. Tu sais que dans tes soirées, on va passer plus de temps à se foutre de ta gueule – apparemment gentiment, mais sans réelle bienveillance – qu'à t'acheter tes produits. Tu le sais… Et tu le veux quand même, Harley ? C'était peut-être la première décision responsable et honnête envers lui-même qu'il prenait dans sa vie et il voulait le faire bien. Aller jusqu'au bout de la chose. Il se dégagea légèrement et se hissa sur la pointe des pieds pour regarder Varian en face. « Bah, ce sera juste un mauvais moment à passer, hein ? En attendant, rien ne nous empêche de profiter de nos dernières heures secrètes. » Tu n'en pensais pas un mot surtout. Il l'embrassa pour cacher son trouble et l'attira contre lui.

dans le présent.
Ce n'était plus pareil… mais c'était bien aussi. Il resta assis là, à le fixer en triturant inlassablement son manteau. Il le regardait sans fin, sans chercher à dissimuler l'expression profondément triste qui lui creusait le visage, sans chercher à fuir comme il le faisait pourtant toujours. Harley se sentait hébété. Bêtement, stupidement hébété. C'était comme s'il venait de te faire un trou dans le cœur, de démolir la dernière petite parcelle idiote d'espoir que tu pouvais avoir. Naïvement, tu avais continué d'espérer qu'un jour, tout redeviendrait comme avant. Et pourtant… Tu n'avais aucune idée de ce que pouvait bien vouloir dire ce fameux « comme avant », cette époque où tu avais fait beaucoup de choses qui te laissaient sans voix aujourd'hui, perplexe comme un gamin. Mais malgré tout ça, malgré qu'il sache au fond de lui qui plus rien n'était possible, Harley gardait cette furieuse impression d'avoir été trahi. Alors tu regardais tour à tour chacun de ses yeux, juste comme ça, confiné de force das le mutisme par ta surprise et par cette sensation étouffante dans ta poitrine. Toutes ces images dans ta tête avec Varian, tu t'y étais raccroché pendant des années en te disant que tu détestais ce Harley-là mais que tu l'adorais quand il était à deux avec « Standall ». Ils faisaient des jeux qui aujourd'hui ne te plairaient pas mais peu importe. Mais est-ce que c'était vrai, toutes ces choses ? Est-ce que... Il baissa lentement les yeux vers l'attache de son manteau, affichant un grand sourire dépourvu de joie.

dans le passé.
Elle était enfin partie. Soulagé, Harley se dirigea lentement vers Standall et enroula ses bras autour de lui pour l'attirer contre son torse. « Je ne pensais même pas que ça pouvait exister. Tu imagines la tristesse que ça doit être d'être aussi con ? Par pitié, si un jour tu me vois devenir comme ça, achève-moi, je ne supporterais pas que tu me vois aussi bête. » Il disait ça pour rire, sur le ton de l'humour, mais il le pensait réellement. La connerie, ça faisait partie des choses qu'il avait en horreur et qu'il trouvait davantage triste que ridicule. Le pire là-dedans, c'est que ça pouvait toucher n'importe qui. Il suffisait d'un impact, même invisible, d'un accident, d'une maladie, pour devenir con comme un manche, à baver dans un coin et jouer la plante verte à jamais. Il haussa les sourcils en silence puis repoussa son voisin. « Bon enfin peu importe, maintenant que nous sommes officiellement seuls… On a des trucs à finir. » Son expression trop sérieuse s'adoucit sur un sourire enjôleur et il souleva le débardeur de Varian pour piquer son nombril d'une dizaine de petits baisers. « Oublie cette attardée, Standall, je t'attends... »

dans le présent.
Il se gifla brutalement les deux joues avec un petit rire. « Buhuh, je suis trop b-b… bête. » Il se débarrassa de ses gants et se colla une nouvelle gifle en tressaillant. Mais oui, tu étais stupide Harley. Tu avais cru que toutes ces promesses, tous ces mots qui te restaient en tête, seraient vrais. Tu avais cru chacune de ses paroles. Toutes, sans exception. Tu avais posé des centaines de fois les mêmes questions, toujours aussi angoissé, et inlassablement il t'avait répondu la même chose. Inlassablement. Malgré son grand sourire, il sentit un petit gémissement lui échapper et il le stoppa d'une nouvelle baffe. « Tu s-s-s… Tu sais, je t'avais cru… » Tu l'avais cru pour tout et tu t'y étais accroché ici, pour quand tu serais mort. Tu t'étais dit qu'il serait là à t'attendre dans cet Après auquel tu ne croyais pas. Peu importe, ça t'avait donné du courage au début sur Terre, et après avec les maîtres successifs.

dans le passé.
« Je sais, tu es à cours de mots face à mon sex-appeal... » Il souriait toujours de ce sourire un peu niais de l'amoureux qui plane à dix mille, très loin des banalités de la vie. Il était bien là et il aurait aimé que ce moment dure toujours, aussi parfait, éternel. Il aurait voulu graver chaque seconde dans sa mémoire, juste au cas où, pour pouvoir les revoir à loisir dés que tout irait mal. Harley repassa une main douce dans les cheveux de son partenaire. « Promets-moi juste qu'on restera ensemble pour toujours. Juste comme ça. Même vieux et moches, même quand on sera allés à la plage sur Terre… » Je savais que les promesses n'existaient pas mais ça me rassurait de l'entendre le dire. L'entendre me dire qu'il serait avec moi pour toujours, sans rien changer à ce qu'on ressentait l'un pour l'autre. « Ce qu'il y a là, maintenant… Je veux juste que ce soit pour toujours. » Juste ça Standall, mais je ne voudrais plus vivre sans. Si tu meurs aujourd'hui, alors je mourrai demain. Et si tu me quittes un jour, je n'irai pas bien loin sans toi.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 3 Mar - 13:52


LONG TIME AGO (sur l'Arche,  la veille de l'arrestation)
Cela sonnait un peu comme la fin d'un chapitre, le début d'une nouvelle histoire ou d'un nouveau tome de saga. Demain, tout serait différent parce qu'il prendrait son courage à deux mains pour affronter la décision qu'ils avaient prise. Demain une page se tournait et ils seraient... libérés d'un fardeau. En quelque sorte. Il voulait se sentir prêt à troquer quelques jours de malaise général pour ensuite passer le reste de sa vie avec l'esprit en paix, sans rien avoir à se reprocher. Il le voulait vraiment. Tu voulais que tout les doutes qui restaient là, bloqués en toi, disparaissent à jamais aussi... tu le voulais tellement. Tu pouvais le lui dire maintenant aussi. Que tu l'aimais. C'était un moment idéal, non ? Vous en aviez déjà eu des milliers des moments parfaits pour le dire, mais là... c'était différent ! Non, tu voulais attendre, encore attendre. Fêter votre victoire demain par ses petits mots qui t'avais brûlé les lèvres des centaines de fois sans que tu n'oses les prononcer. Harley t'embrassait et tu te disais que bientôt, vous pourriez le faire sans craindre que quelqu'un ne vous surprenne et que cela  ne soit un problème. Tu le savais, ta mère était toujours là, dans la pièce commune sans doute à tendre l'oreille pour essayer de capter quelque chose. Bientôt May Standall saurait. « A nos dernières heures secrètes alors... » chuchota t-il avant de l'embrasser à son tour.   


AUJOURD'HUI
« Arrête ! Arrête ! » Le geste d'Harley l'avait brutalement arraché à ses pensées. Il ramassa les gants que son ancien voisin avait retiré. « Arrête ça c'est pas... »... pas possible que tu avais envie de dire. Pourquoi tu fais ça ? Tu avais envie de lui demander. « Remets tes gants idiot, remets les ! » Il les lui agitait sous le nez comme devant un gamin de trois ans. Il cherchait ses mots, comment répondre à ça sans le heurter une nouvelle fois mais... Mais il ne trouvait rien. Son cerveau à lui était embrumé et face à Harley il ne savait plus comment réagir. Autrefois il savait. À quatre-vingt-dix pour cent du temps, les répliques venaient comme ça, du tac au tac. Mais là... Il ne le connaissait pas, et il était incapable de faire la même chose que sur l'Arche. Toi tu voulais juste tout mettre à plat, que tout soit clair entre vous... Il l'avait saisis par les épaules comme pour s'assurer qu'il allait capter son attention. « Sois pas bête, arrête ! Arrête d'être aussi... » Trouves tes mots Varian. Ils ne venaient pas. Aucune phrase complète et digne de ce nom ne lui venait à l'esprit. « Soit pas con comme cette fille là... » Le prénom ne lui revenait pas. Pourquoi il ne lui revenait pas ? « Comme cette fille sur l'Arche, soit pas idiot comme ça ! » Tu lui répéta encore et encore la même chose sans même t'en rendre compte. Pourquoi le fond de ta pensée ne venait pas avec le reste... « T-tu es pas bête Harley. » Enfin, si, mais il se comprenait très bien tout seul. À la base tu étais loin de l'être sauf que tu voulais à tout prix prouver quelque chose, là, je me souviens, tu pouvais faire des trucs très cons...


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« La tristesse, la tristesse... Tu sais je crois que le plus grand avantage des cons, c'est qu'ils ne s'en rende pas compte eux-mêmes... » Il se laissa aller à un petit rire nerveux. Encore heureux, voilà un truc qui ne leur tomberait jamais dessus, il en était convaincu. « Tu parles, j’essaierais surtout de comprendre c'qui a pu débloquer... » C'est tout moi ça, faut toujours que je me mêle de tout et que je trouve le cœur du problème. Mais la question est réglée, non ? Tu ne seras jamais aussi idiot que cette fille.
« Mmh, je sais pas, son rire est toujours gravé dans sa tête. C'est terrible. » Et puis elle l'avait quand même coupé dans son élan deux fois dans cet après-midi. Elle détenait un sacré record sans même le savoir cette idiote. Il frissonna quand même sous les baisers de son petit copain. « Je l'oublie, je l'oublie... » murmura t-il. Enfin, j'essaie parce que je t'assure que c'est pas facile du tout, avait-il envie de rajouter. Mais bon, ton partenaire avait ce don tout à fait particulier pour rapidement de transporter ailleurs, non ?  Il se débarrassa du débardeur qu'il avait sur le dos, le balança dans un coin de la pièce et se jeta sur les lèvres de son voisin. « 'Tain t'es vraiment... » … parfait ? Trop mignon ? Ou terriblement excitant ? Tu sais Harley, c'était dans ces moments là que tu me faisais oublier tout le reste du monde, où je voulais t'appartenir, te faire sentir à quel point j'étais fou de toi...     
 
AUJOURD'HUI
« J'ai juste dis que c'était différent maintenant ! En quoi... en quoi ça peut... » Nous poser problème, hein ? C’est vrai ça, tu voulais te dire que ça n'en posais aucun problème ! Mais vous aviez passé les cinq dernières années de votre vie sur l'Arche à vous aimer, et là... Là il n'y avait plus rien. Qu'est-ce qu'il ne comprenait pas là-dedans ? Ses bras tremblaient à force de maintenir ses épaules. « Je suis toujours là, non ? » Après avoir disparu pendant des années. Mais ça, il n'y pouvait pas grand chose. Pendant trois ans il avait cru être seul sur Terre après tout, loin de tous les êtres qu'il aimait. « C'est pas ce qui compte ? » Il n'en savait rien de ce qui comptait pour ce nouveau Harley. À ses yeux il avait besoin d'une ancre pour ne pas sombrer mais il était incapable voir laquelle.  


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« Ouais, voilà, c'est exactement ça... » Il attrapa sa main pour la caler contre sa joue et ferma les yeux un instant. « Même vieux et moches, promis. » Si tu savais. « Et après la plage aussi... » C'était un de tes grands rêves ça, hein ? Y aller avec lui, regarder l'océan, t'asseoir dans le sable, sentir le soleil sur ta peau, savoir quelle sensation cela faisait... « On pourra y regarder un coucher de soleil, rien que toi et moi. » Il voulait en voir pour de vrai. Voir la lune éclipser le soleil, comme ça, devant une vaste étendue d'eau. Il rouvrit les yeux et le fixa d'un air doux avant qu'un sourire ne s'étire lentement sur son visage. « Pour toujours. » Il leva un sourcil. « C'est une demande en mariage Harley ? » Tu planais complètement là, et tu lâcha un petit rire avant de lui déposer un baiser sur le front. De toute façon, peu importe. Je ne retournerais jamais à ma vie d'avant, c'est toi ou personne d'autre.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Sam 3 Mar - 23:03

dans le passé.
« … prêt à tout ? » acheva-t-il avec un sourire en repoussant Varian. J'étais prêt à tout pour ces moments-là, Standall, pour ces instants parfaits où nous ne formions plus qu'un et où j'avais la certitude d'être aimé passionnément par l'homme de ma vie. J'étais prêt à tout pour protéger ces heures parfaites, quitte à rayer de mon esprit tous ceux qui pouvaient venir nous importuner… Et bon sang ce qu'ils pouvaient être nombreux. Jamais un instant de répit pour les braves sur cette Arche. Les secrets étaient prohibés, voués à ne pas exister, et ceux qui enfreignaient les lois se retrouvaient à se cacher. Et de manière toujours plus originale et grotesque. Tu m'expliques, Standall, comment cette fille avait fait pour ne rien voir ? Ou peut-être que son esprit avait refusé de traduire en pensées cohérentes l'évidence même… Notre couple était-il à ce point-là inimaginable ? Pouvait-on ne même pas réussir à concevoir Harley Weise et Varian Standall ensemble ? Même l'idée qu'ils s'entraînent à deux –  ? –  était visiblement plus simple à appréhender... « Imagine si on se fait gauler un jour... » marmonna-t-il dans un souffle, sans lâcher son partenaire.

dans le présent.
D'un geste brutal, Harley envoya valser la paire de gants que V. lui agitait sous le nez. Il te parlait fort, avec plein de points d'exclamation que tu imaginais parfaitement s'imprimer dans ta petite tête de piaf en grands caractères brûlants. Tu savais qu'il était tout prêt de toi, Harley ? Qu'il te regardait et que tu lui souriais en te collant des gifles d'une violence affolante. Même toi, tu avais un peu peur mais… Mais tu avais envie de te punir. De punir le Harley que tu avais été pour la bêtise dont il avait fait preuve. Il savait pourtant déjà que toutes les belles promesses et les jolis mots étaient tous creux et inutiles. Lui autrefois et toi aujourd'hui, vous n'aviez jamais voulu dire de mensonges… Et tu avais gentiment cru que les autres agiraient de même. La poitrine gonflée d'angoisse en réalisant que V. le tenait par les épaules et le regardait bien en face, il secoua la tête et se planta les ongles dans ses joues glacées en fermant les yeux. Juste là, juste en face, il était impossible à ignorer, impossible à repousser. C'était une obligation de le voir et de le sentir, d'être condamné à l'écouter en permanence… malgré la terreur que ça faisait naître en lui. « S-s-si… Bhih… J'étais b-bête... » Parce que tu l'avais cru quand il t'avait dit qu'il serait toujours avec toi, peu importe ce qu'il adviendrait. Ton grand romantisme digne d'un roman t'avait joué des tours et tu avais imaginé ton avenir comme ça : avec lui pour toujours, quoi qu'il advienne. Varian mort, il l'avait gardé dans le cœur, comme un souvenir tout chaud et rassurant. V. retrouvé, ça l'avait perdu mais il s'était fabriqué un schéma de pensée qui pourrait coller, selon ses croyances… Et ledit V. venait de tout démolir.
Les mots suivantes lui firent l'effet d'une gifle. C'était une baffe ancienne, qu'il ne savait pas vraiment comment interpréter. Malgré tous les tours qu'il pouvait se jouer à lui-même et le manque de clarté de V., Harley avait une image parfaite de cette fille en tête. Il la revoyait avec ses cheveux blonds et son sourire insupportable, entrer dans la cabine. Il revoyait toute la scène ensuite, aussi claire qu'au premier jour, mais sans savoir quoi en penser. Tu ressentais encore les émotions liées à cette scène mais c'était plus fort que toi : un truc t'échappait. Comme pour tous tes autres souvenirs, tu avais l'impression de le revivre à travers une sorte de filtre trompeur qui t'en faisait perdre l'essentiel. Tout était là, des images aux émotions, mais un truc crucial jouait les grands absents. « Si... » articula-t-il à voix basse avec le plus grand soin. « Si… Mais tu av-avais dit que-qu'on le savait pas... » Il rouvrit lentement les yeux pour soutenir difficilement le regard de V. Est-ce qu'il savait combien tu étais triste, Harley ? Combien ça te martelait de cœur de savoir tout ça, de voir que rien ne serait jamais comme avant parce que vous n'aviez plus rien à voir avec vos homologues du passé ? Est-ce qu'il pouvait sentir la déferlante d'émotions qui courrait en toi, juste avec ce regard ? Est-ce qu'il pouvait te comprendre par un simple échange ? « Mais moi… J-je sais. » Une larme s'échappa, toute seule. « Je sais que c'est p-pl… Que c'est plus pareil là. » Harley s'effleura le front et se fendit d'un sourire un peu tordu. Tu savais que rien n'était pareil, que tu ne parlais plus pareil, que tu ne réagissais plus pareil. Tu étais toujours intimement et profondément toi parce que tu gardais tes souvenirs et ton histoire… Mais tu voyais bien le gouffre entre toi et toi. Tu le ressentais aussi, à chaque réponse, à chaque réflexion. Il te fallait tellement de temps pour comprendre, et tant de concentration pour sortir trois mots cohérents, que ça restait difficile à ignorer.

dans le passé.
Un sourire de grand gamin lui éclaira le visage et il se perdit de nouveau dans la contemplation de son voisin, à moitié allongé sur son torse. « Il paraît que la vitesse du soleil s'accélère au moment où il s'apprête à disparaître. Il est là, à l'horizon, et il disparaît d'un seul coup. » Il disait ça sans même y penser, juste parce qu'il avait toutes les images en tête. C'était futile, mais il s'imaginait très bien embrasser son voisin dans le noir, sur une plage inconnue. Ils dormiraient ensemble, allongés sur un sol qu'il supposait confortable, main dans la main. C'était joli, c'était imaginaire et rêveur… Mais il ne demandait rien de plus. « Et alors ? Tu me dirais oui ? » Harley attrapa les deux mains de son voisin pour les serrer dans les siennes. « Si on le pouvait, je te le demanderais, Varian. Je me mettrais à genou devant toi, une de tes mains dans les miennes, et... » Il se sentit rougir légèrement et ferma les yeux dans un soupir. Tu n'imaginais pas toutes ces choses qui me faisaient rêver, Standall. Je voulais vivre avec toi, pour toujours, juste parce que je te désirais plus que tout au monde. Je voulais marier nos noms à jamais, légalement. Je voulais qu'on soit deux, à jamais, et qu'on ne se quitte plus jamais.

dans le présent.
Oui, différent... « T-t-tu... » Il ferma les yeux, frustré de rester bloqué sur le premier mot de sa phrase, et souffla avec agacement. « Tu avais promis que r-rien ne serait ja-jam… Jamais différent. Tout l-l'est. » Il avait promis de toujours rester avec toi et que rien ne changerait jamais. Il t'avait promis de toujours t'aimer, quoi qu'il arrive, de ne jamais rien détruire. Il t'avait promis des centaines de choses pour aujourd'hui toutes les balayer d'un revers de la main. Comment est-ce que toi, tu voulais pouvoir suivre et t'adapter ? La seule chose qu'il te restait, c'était les souvenirs, et ils étaient tous faux, tous marqués par le mensonge et les fausses promesses. « Tu avais promis b-beaucoup de choses... » Bien sûr, il était toujours là, aux côtés de Harley. Trois ans étaient passés par là mais ils s'étaient retrouvés, et aujourd'hui… « Tu es là mais pas pa-par… Pas pareil. Et moi non pl-pl… Moi non pl-plus. » Il se mit à rire en silence et se cacha les yeux. « Enfin on s'en fiche. » lâcha-t-il d'un ton cinglant avant de se lever pour planter là V., les gants et les fleurs et prendre la première direction qui s'offrait à lui. « On s'en f-fiche ! » cria-t-il plus fort, sans le penser le moins du monde. Et toi, V. ? Qu'est-ce que tu voulais ? Qu'est-ce qui était important pour toi aujourd'hui ? Qu'est-ce que tu pensais ? Tu me parlais à moi, sans jamais rien me dire. Est-ce que tu croyais que j'aurais le courage de te demander tout ça à voix haute ? Le moindre mot était une torture à prononcer mais j'avais des milliers de questions pour toi. Je voulais tout savoir, pour comprendre enfin, pour savoir à quoi m'en tenir et arrêter de me torturer l'esprit avec toutes ces choses sans réponse. Alors dis-moi, dis-moi juste...
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 4 Mar - 0:16


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans & varian 20ans)
« C'est à peu près ça, ouais... » répondit-il. « Avec notre discrétion légendaire ? » Il haussa les épaules. D'accord, Varian n'était pas sérieux là, maintenant. Ils avaient beau faire de grands efforts, déployer des techniques élaborées pour ne pas se faire pincer, il y avait toujours des moments où rien allait. Et dans ces moments là, Varian se disait que lui ou Harley devait avoir une bonne étoile qui veillait sur eux, de temps en temps, et qui faisait en sorte que leur petit manège ne s'arrête jamais. « Non voyons, ça n'arrivera pas... » C'était tellement facile à dire ! À penser aussi, à croire, c'était autre chose, mais pour le moment, il allait se contenter des deux premiers. « Sauf si tu continues à faire tout ce bruit quand on... » Tu parles. Et c'était toi qui disais ça…   


AUJOURD'HUI
« Mais... » Varian regarda Harley se lever et partir en envoyant tout balader et fronça les sourcils. Il voulait aller bouder tout seul dans les bois maintenant ? Il voulait le laisser tout seul ici ? « Reviens ici ! » Il s'était levé à son tour, ramassa les gants de son ancien voisin et les fourra dans la poche trop grande de son manteau, et fit quelques pas en sa direction. Non il ne s'en fichait pas. « J'ai pas choisis, d'accord ? J'ai pas choisis d'être envoyé ici ! » Il donna un coup de pied un peu énervé dans le premier tas de neige qui se présenta à lui et retint un gémissement de douleur quand la roche qui se trouvait dessous entra en collision avec son pied démolis son pied dans la foulée. « Arrête de faire l'enfant, reprends toi ! » L'ancien toi t'aurais donné une claque monumentale s'il avait pu t'entendre. Bon, en réalité Varian Standall premier du nom serait mort d'une crise cardiaque rien qu'en te regardant mais ça… Varian se reprit bien vite avant de lancer un regard mauvais au rocher camouflé sous la neige. Et toi là tu… pensa t-il. Varian, tu parles à un rocher. Un rocher.


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
« T'as lu ça dans un de tes livres ? » Sûrement que oui. Il lisait tellement et apprenait tellement de chose que lui ne saurait jamais… Lui, le garçon allergique à la lecture depuis sa plus tendre enfance. « A ton avis voisin, à ton avis... » Il leva un sourcil en entendant son prénom sortir de la bouche de son voisin et son sourire se fit encore plus grand, si une telle chose était encore possible. J'adore l'entendre venant de toi, tu le sais ça ? Il sonne différemment, c'est ce que j'aime. « Et ? » Il essayait de s'imaginer la scène de l’immédiat. Elle était étrange cette scène, mais pas désagréable pour autant. « Et moi j'te dirais oui Harley, évidement. » Et je n'ose pas imaginer le nombre de gens qui grinceraient des dents en l’apprenant. On pourrait faire ça sur cette plage, celle qu'on voit là, juste sous nos pieds, je suis sûr que ça serait super. Et puis, j'ai vu ça dans un des films que Kimi m'a forcé à voir un jour, elle avait les larmes aux yeux alors je suppose que c'est le genre de truc super romantique et à la mode qui se faisait avant la catastrophe sur terre ?

 
AUJOURD'HUI
« T'en avais promis aussi des choses d'abord. » Voilà, c'était la seule arme que Varian avait et c'était de retourner ses arguments contre lui. Et c'était pathétique aussi. Digne de l’adolescent imbuvable qu'il pouvait être sur Terre quelque part… « Comment on pouvait prévoir tout ça, hein ? Toi, moi… on pouvait pas savoir ! » Que finalement la bonne étoile qui avait veillé sur nous pendant un peu plus de vingt ans avait décidé de faire grève comme ça, du jour au lendemain. Et si, parfois, j'aimerais savoir comment tout aurait évolué s'il n'y avait pas eu cette balance d'Eliza pour m'envoyer croupir dans une de leur cellule. Celle là c'est… J'ai envie de lui balancer tout ce que j'ai sur le coeur. De lui dire qu'elle a gâché nos vies, sûrement celle de nos parents et de ma sœur, de ma meilleure amie. Que parce qu'elle a été bête, elle a ruiné plus de vie que n'importe lequel de nous trois. Ça ne changerait rien, je sais, parce qu'elle resterait campé à ses positions comme une moule à son rocher mais… Je crois que je me sentirais mieux si je lui disais tout comme ça, cash. La dernière fois, je n'ai pas pu…  


LONG TIME AGO (sur l'Arche)
Giselle Hooks leva les yeux au plafond. Elle venait de mettre sa petite fille malade au lit quand le bruit d'à côté avait recommencé. Elle avait hésité tellement de fois à aller se plaindre directement aux coupables… Aujourd'hui, c'était la bonne. Elle regarda sa montre, pour s'assurer que le couvre feu n'avait pas encore été déclenché et fut ravie de voir qu'il lui restait une bonne heure. Elle appréciait les Standall, après tout, elle avait eu leur fils à l'école quand il était en primaire, et leur fille avant qu'elle ne reste cloîtré chez eux. Mais… Ils poussaient le bouchon un peu trop loin, encore une fois. Elle sortit de sa cabine pour se rendre à celle juste à côté et tambourina à la porte. Giselle était si agacé qu'elle ne vit pas le voisin d'en face rentrer chez lui et manqua presque de le saluer avant qu'il ne referme sa porte. « Oh, bonjour Jan… Bonne journée ? » C'était plus par courtoisie qu'autre chose, elle avait tellement en tête de faire la morale à sa voisine et son mari que… D'ailleurs, ils ne bossaient pas ces deux là ? « Monsieur madame Standall ? S'il vous plaît, c'est Madame Hooks ! » Elle était très discrète et polie Giselle, alors elle ne se voyait pas étaler le motif de sa venue comme ça, au beau milieu du couloir.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 4 Mar - 22:39

dans le passé.
Dans sa tête, il avait ri. Dans la réalité, il était beaucoup trop transporté pour faire davantage que sourire. C'était déjà arrivé plusieurs fois en fait, que vous vous fassiez prendre. Que ce soit juste un baiser, des caresses ou plus, on vous avait surpris un nombre incroyable de fois… Mais peu étaient ceux ayant deviné quoi que ce soit. La plupart des intrus continuaient leur petite vie sans rien voir, sans même rien soupçonner, comme s'ils étaient aveugles. Et toi, tu remerciais chaque fois un ciel en lequel tu ne croyais plus face à tant de… chance. Le paternel les avait trouvé un jour dans la cuisine mais une excuse aussi bancale que bidon avait suffi à détourner tous soupçons. Et c'était exactement pareil pour les autres. Harley fila une petite claque sèche sur l'épaule de Standall en ouvrant une bouche faussement scandalisée. « Hého, le respect est mort ici ou quoi ? » La vérité, c'est qu'il – et ils – n'était pas le garçon des plus discret. Mais c'était de ta faute, Standall. Tu trouvais toujours les bons trucs qui faisaient que...
Mais jamais Harley n'aurait échangé ces instants de pur bonheur. Il en était intimement convaincu : Varian Standall était l'homme de sa vie, le seul pour qui il ressentirait tout ça. Le reste, ça n'existait plus vraiment depuis qu'il lui avait dit oui, depuis que leur petite histoire secrète avait commencé. S'ils se quittaient un jour… Alors il n'y aurait rien.

dans le présent.
S'il était parti ? Oui, il était parti. Harley se dirigeait vers il ne savait où, sans réfléchir, juste pour marcher et laisser là ce V. auquel il ne comprenait plus rien. Dans ses souvenirs, Varian lui paraissait étrange mais le Harley qu'il était comprenait visiblement comment il fonctionnait. Il savait comment le faire mettre tout nu avec grand plaisir, comment l'embrasser ou quoi lui dire pour le faire sourire. Il savait aussi comment le fâcher ou comment le piquer au vif. C'était facile pour le Harley d'alors… Mais pas pour lui aujourd'hui. Non toi tu étais perdu. Tu voulais des réponses que tu n'obtenais jamais et tu réussissais juste à te faire fâcher comme un petit enfant, comme si quelque chose t'avait encore échappé. Il se demandait ce qui n'allait pas entre eux. D'où est-ce que venait le problème ? Pourquoi ne s'entendaient-ils pas ? Ils avaient eu des flashs de bons moments mais ça ne durait jamais et ils retombaient inlassablement sur ces discussions trop compliquées qui le faisait fuir. « Non, je rev… Je reviens pas ! Arrête d-de me suivre ! » Harley avait peur. Instantanément, avoir quelqu'un derrière lui lui donnait envie d'aller encore plus vite, de courir dans les sous-bois pour se cacher. C'était toujours au même endroit, dans le haut de la poitrine. Ça gonflait juste derrière ton cœur, comme un fourmillement, pour te crier de te cacher. Il sauta maladroitement des branchages et s'emmêla les pieds, assez pour que son épaule rencontre un arbre et qu'il tombe à quatre pattes. L'esclave se releva bien vite avec un gémissement d'angoisse. « Arrête de me sui-suivre ! Arrête ! » Il marchait toujours plus vite, en jetant des coups d’œil affolés derrière lui, mais chacune des paroles de V. était entendu. Il n'avait pas choisi… Mais toi non plus, tu n'avais pas choisi. Tu n'avais pas choisi de servir de cobaye et d'être vulgairement jeté sur Terre, comme une chose dont on se débarrasse. Tu n'avais pas choisi d'être attrapé et réduit à l'état d'objet doué de mouvement. Tu n'avais pas choisi de perdre les trois quarts de ton humanité et au moins tout autant de ta personnalité. Il n'avait rien choisi, mais toi non plus ! Et vous vous en vouliez l'un et l'autre... Oui, Harley était fâché parce qu'il ne savait plus quoi faire ou quoi dire. Il voulait juste que tout soit comme avant, facile, sans qu'il ait besoin de réfléchir, mais… Mais c'était impossible. Leurs « eux » d'avant n'existaient plus. « Et alors ? » hurla-t-il sans ralentir l'allure. « M-moi non plus j'ai pas… J'ai pas choisi ! Je-j'ai pas choisi d'être là, et j'ai p-pas choisi d'être c-ça… ! Et toi, tu te fâches, tu me détestes et t-tu… Tu mens ! Et tu es méchant ! T'es méchant ! Mm-méchant ! » Méchant, c'était le mot-clef. Tu le voyais comme une ancre et comme un ennemi à la fois, toujours sur tes gardes mais prompt à l'écouter… Et c'était épuisant. Ça démolissait tes maigres ressources de concentration et tu retombais dans ce schéma enfantin… Inlassablement. « Bouhouh ! » hurla-t-il de colère en adressant un doigt d'honneur à son ancien voisin, sans voir l'arbre qui lui barrait le chemin. Bien sûr que vous ne pouviez pas savoir… Mais les promesses restaient vides alors. Elles avaient été faites, elles avaient existé… pour rien car dés que ce qu'elles décrivaient était devenu réalité, elles avaient été mises de côté. Que vous vous croyiez mutuellement morts ou ailleurs, ça n'enlevait rien au fait qu'aujourd'hui, il n'en restait plus rien. Je t'aime Harley, quoi qu'il arrive. Je t'aime Harley, même quand on sera moches et vieux. Je t'aime Harley, même si tu deviens stupide ou défiguré. Je t'aime Harley, pour toujours. C'est une demande en mariage, Harley ? Je t'avais cru pour tout, moi… Menteur. Méchant.

Il percuta l'arbre de plein fouet. À quel point pouvait-il être malchanceux à cet instant même ? Assez pour entrer en collision avec un arbre qui traînait par là… Il rebondit contre l'écorce, stoppé net dans sa course. Pourquoi est-ce qu'il te disait ça ? Toi, tu avais tenu toutes tes promesses. Toutes. Enfin en tout cas, il en était intimement persuadé. « Non, on pouvait p-pas… Mais moi j'ai tout res… Tout respecté... » marmonna-t-il en contournant lentement l'arbre fautif pour finalement se planter là, comme si la panique qui l'avait envahi quelques instants plus tôt n'avait jamais existé.

dans le passé.
« Ouais. » Je t'avais déjà dit combien j'aimais tes lèvres, Standall ? Elles étaient parfaites. Le reste aussi mais elles étaient les plus belles choses chez toi avec ton dos et tes mains. Il se passa la langue sur les lèvres et sourit en imaginant la scène. « Et je te demanderais en mariage, Varian Standall. » Ce serait une demande privée, dans leur intimité, dans un moment comme celui-là. Il poserait sa question, le cœur battant, et attendrait sa réponse. Il se contorsionna sur la couchette, envoyant balader quelques fruits, et se retourna pour regarder son voisin. Tu me dirais vraiment oui, Standall ? « D'accord, alors je te le demande : est-ce que lorsque nous le pourrons, tu m'épouseras ? » Ce n'était plus du conditionnel ou de l'imaginaire, c'était du concret. Est-ce que tu me diras oui pour de vrai, Standall ? Nous sommes à des milliers d'années d'une telle chose mais... Mais rien n'empêchait de rêver un peu. Harley afficha une expression timide, légèrement rougissant, mais fixa son voisin droit dans les yeux. Veux-tu m'épouser pour de vrai, Standall ? Veux-tu qu'on passe notre vie ensemble, pour de vrai et pour toujours ?

dans le passé.
Jan fouilla dans ses poches pour trouver son pass et actionna la poignée de sa porte, désireux de pouvoir enfin rentrer chez lui. Il s'apprêtait à refermer la porte de sa cabine quand l'une des voisines sortit de chez elle avec une expression agacée sur le visage. Elle se planta devant chez les Standall `puis le salua, semblant à peine le remarquer. Le Weise père rouvrit sa porte et glissa la tête dehors. « Oui oui, journée normale… Tout va bien avec les voisins ? » Ce n'était pas de la curiosité mal placée mais il avait suffisamment d'ennuis lui-même avec le voisinage qu'il préférait se tenir au courant. En attendant, elle avait déjà frappé.

Dire qu'il avait oublié ce fameux voisinage était un euphémisme. En même temps quand j'étais avec toi, Standall, plus rien d'autre ne comptait que ce que nous étions en train de faire. Le reste… Je l'oubliais, je n'en avais même plus conscience. D'ailleurs, je crois bien qu'on avait tendance à s'oublier un peu nous-même. « Bordel… Aller... » marmonna-t-il, le souffle court. Il fallait bien le dire : le sexe, c'était la moitié de sa vie et au moins la première source de son bonheur. Et probablement son activité se rapprochant le plus du chant.
Ils en étaient là de l'orchestre symphonique… quand une voix criarde et des boum boum sonore s'élevèrent de la porte d'entrée. « T'as… entendu… ? Non, t'arrêtes… surtout pas. » Boum boum. « Monsieur madame Standall ? S'il vous plaît, c'est Madame Hooks ! » Boum toc toc.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Dim 4 Mar - 23:56


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
Varian se redressa sur un coude et plissa légèrement les yeux pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un rêve. Ou d'une question piège, au choix. Pourquoi tu me poses cette question Harley ? Tu sais très bien que oui… Et que ça me fou une frousse pas possible de l'admettre aussi, parce qu'on grandit, que le temps s'écoule super vite et que… « Oui. Évidement que oui. » Comment était-ce possible de lui promettre une chose pareille alors que tu ne lui avais jamais dis « je t'aime ? » ? Cela faisait encore partit des mystère de votre couple. Il se rapprocha jusqu'à que leur nez ne se frôlent et colla son front au sien. Parfois tu te demandais si les autres couples vivaient des moments aussi beaux. S'ils osaient eux aussi adresser un grand doigt d'honneur au conseil et se fréquenter alors que rien était officiel. Si tous les amoureux clandestins de cette arche se promettaient des choses aussi belles dans l'intimité d'une cabine trop étroite. Quelque part tu voulais croire que votre relation était la plus belle, la plus passionnée que cette Arche eut jamais porté.
 

AUJOURD'HUI
Varian Standall qui hurlait presque derrière Harley Weise qui ne voulait plus s'arrêter était une scène pathétique dans tous les sens du termes. Rien n'avait de sens, à tous les niveaux. L'un qui râlait avec les branches, l'autre qui pestait sur des cailloux, leur phrases, hachées, mal faites, les réponses qu'ils se balançaient comme ça, sur le vif, et qui donnait envie de s'arracher les cheveux… Sur le coup Varian ne s'en rendait pas vraiment compte. Il continuait sa petite scène, persuadé d'avoir raison, tout comme son ancien voisin le pensait aussi sûrement. C'était un peu comme ci le jeu était de faire avouer à l'autre en premier qu'il avait tord.  Sauf qu'en l’occurrence, Varian Standall se fichait d'avoir le dernier mot - pour une fois – il voulait juste… parler, dire des trucs et répondre à Harley. Il le suivait comme un chiot un peu perdu, en s'agitant dans tous les sens, rageant et shootant dans la neige en même temps. Harley s'étala par terre avant de se relever et de poursuivre sa marche, lui hurlant toujours d'arrêter de le suivre. « Je ne suis pas méchant ! » En quoi je suis méchant là ? avait-il envie de lui demander. Parce qu'il lui avait dit la vérité ? C'était pas être méchant, juste réaliste, il y avait une nuance aux yeux de Varian. Et de taille même. « Je te déteste pas, je... » Je n'aime pas trop ce que tu es devenu, mais je ne te déteste pas… c'est fort comme mot…

« Je pourrais pourtant, hein ? Je pourrais ! » Harley venait de se bouffer un arbre mais Varian n'en eut pas grand-chose à faire sur le moment. Si une petite partie de lui s'enquit immédiatement de savoir s'il ne s'était pas fait mal, l'autre était trop agacé pour ce genre de chose. « Je pourrais te détester ! Tu m'as tabassé pour une fille horrible ! Mais je… oh ! Varian a décidé passer outre hein ! » Il faisait de grands gestes avec les bras, comme s'ils pouvaient donner plus de poids à ce qu'il lui disait. Comme si seulement, parce qu'il devait juste avoir l'air d'un idiot ayant bu trop de café.  « T'as pas tout respecté du tout. Moi non plus si ça te chante. Voilà, on est pareil. » Il avait fini par le rattraper enfin, et se planta là, à un mètre de lui, les bras croisés. Au fond, c'était un peu comme autrefois, il ne vous en fallait pas  beaucoup pour passer d'un moment agréable à ce genre de situation ou vous vous cherchiez des défauts chez l'un et chez l'autre. Sauf qu'avant, vous aviez toujours su comment vous réconcilier, passer à autre chose. C'était différent aujourd'hui, tu étais incapable de savoir ce qu'il allait ire ou faire et pire, il en allait de même pour toi. Toi aussi tu ne savais pas si tu allais répondre en lui hurlant dessus comme ça, subitement, ou avec ce ton morne et terriblement lent que tu avais presque tous les jours. Tu t'étais toujours bien retenu jusqu'à maintenant, mais tu ne savais pas vraiment si tu saurais contenir encore longtemps cette envie de lui en coller une pour lui remettre les idées en place. Tu ne voulais pas, parce que c'était lui, et que ça n'avait jamais été ton domaine, malgré tout ce que tu avais fais depuis ton arrivée sur terre.


LONG TIME AGO (sur l'Arche)
« Oh non, juste un peu trop de bruit, et ma fille étant malade... » Sans entrer dans les détails, Madame Hooks répondit poliment à son voisin. Elle ne voulait pas jeter d'étiquette sur les Standall qui étaient des gens biens à ses yeux. Des imbéciles, il y en avait plein sur cette Arche, mais dieu merci, ces voisins n'en faisaient pas partit. Elle retoqua une nouvelle fois à la porte, agacé de ne pas être entendu. Ou peut-être leur fallait-il le temps de se rendre présentable compte tenu des circonstances…  

« 'Tain c'trop bon... » C'était dans ces moments là que Varian Standall avait du mal à se contenir. Les parties de jambes en l'air avec son voisin, c'était sacré, c'était sa drogue, et il se fichait éperdument de faire un bruit monstre en pleine action. Ceux qui se contenaient ne savaient juste pas profiter des bonnes choses, c'était son point de vue. Et toi tu comprenais pas ses gens qui se passaient de sexe, n'y pensaient pas ou qui n'en profitaient jamais à fond. C'était des idiots doublés d'une belle bande d'inconscients. Voilà. La voix de Harley – ainsi que la dure réalité de la vie sur l'Arche – le rattrapa. « Hein ? » On frappait à la porte, de plus en plus fort et à des intervalles de plus en plus court. Il s'arrêta aussitôt, les signaux d'alerte critique venaient de retentir dans sa tête. Non non, mais pas maintenant… qu'est-ce qu'ils veulent ? Parce que oui, jamais il ne serait venu à l'esprit de Varian qu'ils étaient trop bruyants. « Je… désolé... » Putain non. Je… Fais chier.

La porte s'ouvrit et Giselle croisa les bras sur son torse pour se donner un air un peu fâché. Sauf que ce fut le fils aîné qui vint l'accueillir, en caleçon. « Bien le bonjour Varian. » dit-elle en essayant de juste se concentrer sur le visage de son ancien élève et pas le reste.  Il avait un air un peu étonné sur le visage. D'ailleurs elle nota qu'il transpirait beaucoup et qu'il avait un de ces trucs que son mari ne lui faisait plus à elle depuis des années sur le cou. « Je peux entrer ? » En fait, elle ne lui laissa pas vraiment le choix, il était temps qu'elle lui dise ce qu'elle pensait. Visiblement, ce n'était pas May et son mari les fautifs.  
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 5 Mar - 22:35

dans le passé.
Harley se sentit rougir un peu plus et baissa les yeux pour regarder ses mains, bêtement ému. Mais est-ce que tu pouvais savoir combien ce ridicule petit mot de trois lettres pouvait me rendre heureux ? Angoissé, terrifié… Mais heureux ? Ce n'était pas demain qu'on se marierait Standall, parce qu'on se cachait toujours et que personne ne savait pour nous. Mais quand même. Ça sonnait comme une promesse à mes oreilles, comme la certitude qu'on pourrait un jour faire notre vie ensemble, en toute légalité, avec le bonheur de pouvoir unir nos noms. J'avais envie d'être à moitié toi, Standall, d'être la moitié de ta vie et que tu sois la moitié de la mienne. J'avais envie que tous le sachent dés que je déclinerais mon identité, que je n'étais plus juste Harley Weise, mais Harley Weise Standall. Dans mes meilleurs moments, ceux où je me sentais profondément optimiste, j'étais sûr que ça arriverait un jour. Il parcourut le torse de son petit-ami du bout du doigt, cherchant quoi dire. Mais il n'y avait rien à répondre à ça, rien à ajouter… Si, j'aurais pu te le dire à ce moment-là. J'aurais pu te le dire et t'embrasser tendrement avant de rester là, à t'observer. Juste te regarder, sans te faire l'amour, sans jouer, sans rien. Rester là, avec toi. Pourquoi est-ce que je ne t'ai rien dit ? Pourquoi est-ce que ça ne m'est même pas venu à l'esprit ? Je ne sais pas… Désolé, j'aurais dû. Juste une fois, juste cette fois. « Varian, je... » Rien. Il était heureux, c'est tout.

dans le présent.
Je te déteste, V. Je déteste ce que tu es et ce que tu m'as volé. Je déteste te voir en vie à sa place, et de te voir me parler comme si de rien n'était. Je te déteste d'être aussi méchant, toujours, pour parfois te laisser aller à quelques futiles et sournoises gentillesses. Je te déteste de me perdre, de refuser de comprendre, de refuser de reconnaître tes innombrables torts. Sais-tu combien je te hais, V. ? Tu m'as volé Varian, et tu m'as volé ma vie. J'allais bien quand tu n'étais pas là, tu sais ? J'étais le dernier des demeurés et l'esclave d'une famille que j'aimais autant que je la craignais… Mais j'allais bien. Je n'avais rien à penser, pas d'avenir à imaginer, pas de honte à avoir. Tu sais, personne ne me connaissait et je pouvais rester ce que j'étais sans avoir de compte à rendre ou sans avoir d'efforts à faire. Et toi, tu débarquais, tu me mentais, tu étais méchant, tu m'ignorais puis tu me parlais trop… Qu'est-ce que je devais faire, V. ? Qu'est-ce que je devais faire pour comprendre et pour que tu arrêtes ?  Mais V. pourrait le détester. Il venait de le lui dire. Planté au milieu des arbres, Harley fixa la neige d'un regard vide. « Oui, t-tu pourrais… Moi j-j-je te déteste. M-mais je veux p-p-pas... »

« Ar-arrête de parler de V-Varian… Tu le connais même p-pas. Tu l-le connais même p-pas ! » C'était encore ça… Cette colère. Il n'avait jamais été en colère contre Nei ou contre le maître. Il n'avait jamais détesté les saltimbanques, et il avait profondément aimé Azgeda. Il n'en avait jamais vraiment voulu à tous les maîtres ou aux Grounders une fois qu'il s'était fait à sa nouvelle vie et qu'il avait eu compris sa place dans l'ordre des choses. C'était devenu naturel et il s'était fait à ce rôle de moins-que-rien et de larbin. Il était Harley l'imbécile, celui qui obéissait aux ordres le plus vite possible pour avoir à manger et ne pas être frappé. C'était facile, tout ça, mathématique, et même sa tête de piaf pouvait le comprendre. Mais V. ? V., il réveillait ses vieux instincts et une colère folle. V., c'était le fantôme issu d'un passé incompréhensible et effrayant, où Harley n'avait jamais vraiment eu sa place. V., c'était celui qui jugeait, qui se fâchait et qui lui faisait peur. « Tais… Tais-t… ARGH ! Tais-toi ! Tais-toi, t-tais-toi, TAIS-T-TOI ! » L'esclave se baissa pour jeter une gerbe brutale de neige au visage de son ancien partenaire. Ce n'était plus comme tout à l'heure, lorsqu'ils jouaient comme des enfants… C'était de la défense. « F-f-fer… F-fer… F-f-ferm… Ah… F-fe… BAH ! BAAAAAH ! » Incapable d'articuler un mot, il se plia en deux pour hurler plus fort. Planté dans la neige, il lui hurla au visage tout ce qu'il ne pouvait pas dire. « AAAAAAAAAAH ! BA-AAAAAAAARH ! » Bien sûr que si, j'avais tout respecté. Que n'avais-je pas tenu, comme promesse, V. ? Vas-y, donne-moi un seul élément. « Mi-AAARGH ! » Il n'imaginait pas tout ce que tu crevais d'envie de lui dire et qui ne venait pas. Il n'imaginait pas non plus ce flot de pensées et de sensations sur lequelles tu ne pouvais pas mettre de mots ou d'ordre. Et toi, tu ne pouvais pas concevoir qu'il puisse penser ou avoir des sentiments. V. était juste une chose venue te narguer, te faire rire et te faire pleurer au gré de ce que tu comprenais. Qu'il puisse souffrir ou détester cette situation dans laquelle vous étiez plongés jusqu'au cou… ? Non, tu n'y pensais pas. Et puisqu'il ne faisait que répondre à tes paroles aléatoires, tu n'étais pas prêt de comprendre. Alors tu hurlais. Harley se frappa les tempes en sautillant sur place, tremblant de tous ses membres sans même s'entendre crier. Après les moments de grandes joies enfantines venait l'inverse absolu, l'effondrement total.

dans le passé.
Il était au bord de ce qu'il aurait lui-même qualifié d'extase et voilà que quelque chose… voulait interrompre ça. « Hein… ? Non... » Standall quitta la piaule, laissant un Harley plongé dans une frustration extrême. Il se laissa retomber sur le coussin, essoufflé, et entreprit de calmer les battements affolés de son cœur et l'envie de poursuivre tout seul. « Putain, ça fait chier. » Belle conclusion. Les yeux fermés, il poussa un nouveau soupir à fendre le cœur et s'extirpa du pieu en entendant la porte de la cabine se refermer. Il sortit de la petite chambre. « Dis-moi que ça valait le coup de me priver d'un orgasme d'un autre mo-iiih. » La fin de sa phrase dérapa dans des aigus incontrôlables quand il avisa la femme dans la pièce de vie. D'un geste réflexe, il se cacha les zones stratégiques des mains et resta planté là, à ouvrir et fermer la bouche, pétrifié. « Oh. Bonjour Harley. »

Giselle était bien un peu gênée – et stupéfaite – devant la scène qui s'offrait à elle mais elle ne manquait pas de tact et regarda pudiquement ailleurs. Ces deux garçons, elle les avait tous les deux eu dans ses classes quand ils avaient moins de cinq ans… Le temps passait vite, et les choses évoluaient de façon surprenante. « Bon. Il faut qu'on parle bien sagement. » Elle sentit sa nuque se colorer de rouge en comprenant lentement les tenants et les aboutissants de ce qu'elle avait sous les yeux. Non pas que ça l'ennuie, mais c'était surprenant.
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Lun 5 Mar - 23:35


LONG TIME AGO (sur l'Arche, harley 19 ans, varian 20 ans.)
Tu ? Tu quoi Harley ? Moi aussi j'avais envie de le dire, souvent. Et je devais avouer que ce genre de situation était idéale. On pensait à la même chose au moins ? Oui, je pense que oui. Demain matin Varian reprendrait sa vie, comme si de rien était. Ce moment là allait juste rester entre eux, comme ça, sans que personne ne soit au courant. Ils continuerait de faire comme si de rien était tous les deux, chacun de leur côté, à se snober dans les couloirs, peut-être même à se balancer des vacheries, alors que la veille, ils en étaient à se faire des promesses pour l'avenir. Ça te semblait un peu triste d'y penser. Mais aujourd'hui, tu trouvais que votre relation était bien telle qu'elle était. Et elle se devait de le rester. Un jour peut-être que… Mais pas demain. « Moi aussi Harley. » De toute façon, tu avais compris ce que je voulais dire, non ? C'était tellement plus simple de trouver des pirouettes que de l'énoncer clairement.
 

AUJOURD'HUI
« Bon je… heu... » Le ton de sa voix avait de nouveau baissé, lui donnant l'impression d'être à nouveau dans cette phase terrible de son adolescence où sa voix s'amusait à faire le yoyo en permanence. Il se mangea une gerbe de neige dans la figure et recula de manière un peu précipité, surpris et effrayé à la fois. Avoue, tu brûlais d'envie de lui en coller une, de te laisser aller rien qu'une fois, de le secouer, de lui flanquer une baffe et de le rouer de coup s'il n'y avait que ça pour le faire comprendre ta vision des choses. Sauf que ce n'était pas toi, ça. Toi tu étais le garçon poli et gentil qui souriant, celui qui faisait des coups en douce, qui ne frappait pas les gens. Comment tu avais pu y penser ne serait-ce qu'une seconde ? « Si tu veux… » Il cherchait la solution la plus logique dans cette situation. Celle qui l'avantagerait, sans que la situation ne s'aggrave encore plus. « Si tu veux tes gants, tu sais où les demander. Salut. » Et Varian Standall opta pour faire demi-tour, sur le chemin du retour. Il était blessé, frustré, terriblement en colère et ressentait cette envie qui portant ne lui allait pas de frapper quelqu'un, quelque chose, la première chose qui se présentait sous ses yeux. Il voulait juste se crever les tympans pour ne plus voir le garçon dont il était tombé amoureux faire des scènes pareilles. Il voulait aussi s'arracher les yeux pour ne plus avoir à le voir comme ça, dans cet état… Pour la première fois depuis mon arrivée, j'y pensais. Et pas que comme ça, non. J'y pensais vraiment. Qu'ils auraient du me balancer pour de bon dans l'espace. Je n'aurais pas eu à voir ça.

Bon sang, V., Varian… Je suis la même personne, en quoi c'est si compliqué de comprendre ? Pourquoi faire cette distinction qui n'a pas de sens, pourquoi… Varian avait l'impression de marcher à vive allure, alors que la réalité était tout autre. Il avait opté pour un raccourcis à travers les bois, comme pour se compliquer la tâche, et ses pieds s'enfonçaient de plusieurs centimètres dans la neige trop épaisse par endroit à chacun de ses pas. Et cela continua de l'agacer, de le faire pester en silence contre tout ce qui l'entourait. Il se retourna pour regarder Harley, d'un air mauvais et lui rendit sa politesse de tout à l'heure, un doigt en l'air. Voilà pour lui, bien fait, pensa t-il satisfait l'espace de deux courtes secondes. « Maman, vient me sortir de là... » Tu parlais à laquelle, hein ? C'était laquelle après qui tu allais pleurer comme un môme là ? De toute façon, aucune des deux n'allaient t'aider dans l'immédiat. L'une était très haut dans le ciel et l'autre pleurait toujours la mère de son fils. « Tu es stupide, inutile, et moche Harley. » Il balançait ça pour se rassurer, et cracher un peu son venin. Et les arbres autour de lui faisaient de très bons auditeurs.


LONG TIME AGO (sur l'Arche)
Varian regarda sa voisine entrer en silence, ne sachant pas vraiment quoi dire, quoi penser, ni comment réagir. Par réflexe il se massa la nuque, pour essayer de dissimuler sa gêne qui montait à vitesse grand V mais… En vain. Visiblement ni lui, ni elle ne s'attendait à tomber sur l'un ou sur l'autre. Et c'était terriblement gênant. Bon sang, cette femme lui avait appris à écrire son prénom ! Il s'apprêta à donner un éventuel signal d'alarme à son partenaire, mais de toute évidence, il fut trop long à la détente et toujours incapable de dire un seul mot. Il referma la porte de la cabine quand Harley choisit son moment pour sortir à son tour de sa chambre, sans rien sur le dos. Il aurait voulu lui dire d'arrêter de parler, de ne pas finir sa phrase mais le mal était déjà fais et Giselle détourna le regard, gênée, surprise. « Je... » Voilà, ce fut le mot mot qui s'extirpa avec mal de sa bouche, mais rien d'autre ne suivit. Ils étaient cramés. Giselle avait tout vu, et même un peu trop. Il ne savait pas trop quoi penser ni dire à Harley, hormis lui lancer un regard complètement affolé, et le supplier mentalement d'enfiler quelque chose. « Parler ? » Bêtement et comme par réflexe en souvenir des jours de classe avec elle il prit une chaise et posa ses fesses dessus sans rien dire. Tu te sentais complètement nu face à elle, et c'était un sentiment terrible, tu devais bien l'avouer. Et puis ton cœur battait toujours à mille à l'heure, cet air à moitié sonné/gêné/euphorique sur ton visage et t'avais beau passer une main sur ton front, la sueur y perlait toujours à grosse goutte. « O-oui d'accord.. » Giselle avait elle aussi prit une chaise. « C'est à propos de vos... » On a comprit, ne le dite pas à voix haute où je vais mourir pour de bon. « Parties de jambes en l'air. » Et voilà, il pouvait aller mourir maintenant. Clairement elle était toujours aussi surprise (mais pas choquée) de voir Harley ici. Il était bien vrai qu'il devait être la dernière personne à ce qu'elle s'attende à voir ici. « C'est trop bruyant pour le voisinage. » Il céda à la brusque envie qui s'était emparé de lui de se cacher le visage dans les mains, les coudes posés sur la table. « O-o-on… on est désolé désolé…. Désolé désolé. » Tu savais pas quoi dire d'autre en fait. Ah si, peut-être un « ne dites rien à nos parents, s'il vous plait madale ? ».
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MessageSujet: Re: a million dreams are keeping me awake (harley) Mar 6 Mar - 23:11

dans le présent.
« Ah ! AAH ! ARRRH ! » Avec chaque saut venaient sa gifle et son hurlement, dans une symétrie parfaite. Tu hurlais ta colère envers V. mais c'était surtout toi-même que tu haïssais. Tu détestais de ne pas pouvoir, de ne pas réussir, à lui dire tout ce que tu voulais. Dans ta tête, les phrases étaient bien et claires, compréhensibles, structurées, mais lorsque tu les disais… Tout déraillait. Les mots refusaient de sortir, les lettres se bloquaient, plus rien n'avait de sens… C'était un bordel monstre, comme tes idées lorsque tu te laissais déborder par tes émotions. Enfin ça n'était pas nouveau Harley, tu avais toujours été du genre à te laisser dépasser, à perdre le contrôle… Avant, tu étais pathétique mais violent, aujourd'hui tu étais juste lamentable. Il s'en allait. Il n'avait pas compris ce que Varian lui avait dit avant de tourner les talons mais… Il s'en allait. Derrière les larmes qui lui troublaient la vue, Harley entrevit son seul point de repère lui tourner le dos et galérer dans l'épaisse couche de neige. « Buhuuh... » Reviens... Mais non, V. lui adressa seulement un doigt d'honneur, agrémenté de quelques mots. Tu es stupide, inutile, et moche Harley. Le visage défait par sa crise de rage, Harley s'essuya le nez et esquissa quelques pas hésitants vers lui. Il te disait des choses méchantes et mesquines mais tu gardais ce réflexe de venir vers lui. Tu n'avais fait que ça toute ta vie : tourner autour de lui, venir vers lui, revenir vers lui, le retrouver coûte que coûte… L'esclave finit par franchir la courte distance qui les séparait et se planta devant lui. Je hurlais contre moi, V., parce que j'aurais voulu te dire beaucoup de choses. J'aurais aussi voulu raconter beaucoup de ces choses à Varian, même si ce n'était plus possible… Mais ça ne venait pas. Je ne pouvais pas te les dire, tu comprends ? À défaut de mots, Harley posa ses mains sur les joues de son ancien voisin et le regarda droit dans les yeux. Je voulais te dire que je te détestais, que tu me détestais, mais que ce n'était pas grave. Je voulais te dire que je t'aimais, avant et aujourd'hui. Je voulais te demander pardon, et te demander de t'excuser aussi. Et puis je voulais tout te raconter aussi, tout te confier, tout te dire… Et tout savoir de toi. J'aurais aimé que ce soit comme avant, quand on se disait tout cash, sans réfléchir. « P… P-pa... » Une expression de détresse passa sur son visage. « Pa-p… P-pardon... » marmonna-t-il.

dans le passé.
Enfiler quelque chose. C'était ce qu'il aurait dû faire mais sa réflexion s'enrailla sous la panique et il resta juste planté là, au beau milieu de la pièce de vie des Standall, la bouche ouverte. Bêtement, la seule pensée qui lui vint fut un truc du genre… Si je me tourne, elle va voir mes fesses... Il vit comme dans un rêve son voisin tirer une chaise pour s'y asseoir alors il esquissa deux petits pas en diagonale et l'imita en croisant les jambes. Et connement, j'ai juste pensé que cette putain de chaise était glacée, et que je n'avais jamais été à poil assis dessus. « Parler… ? » Devant sa voix bloquée sur l'option suraiguë, il préféra plus utile de se la fermer définitivement et regarda ailleurs. Et Giselle… continuait avec stoïcisme. Stop, stop, stop, pitié, ne... Trop tard. Entendre sa maîtresse de petite classe évoquer ce genre de sujet… Stop, je vous en supplie...  « On, euh… On fera plus attention... » couina-t-il. « J'ai une fille, les garçons, que ça empêche de dormir. Sans parler du fait que cela devrait rester dans votre, euh… » Elle se racla la gorge, regarda Harley avant de se trouver une passion pour une lampe. « Ça devrait rester dans votre cadre privé, sans en faire profiter l'ensemble du couloir… » Là, c'était le moment où Harley et Varian pouvaient se désintégrer proprement. « Oui, pardon… Pardon… Pardon... » Il n'aurait pas été complètement nu, Harley l'aurait probablement supplié à genoux, juste pour faire passer cette sensation terrible de gêne… Mais dans l'état actuel des choses, il se contenta de se cacher le visage dans ses mains. « Je ne vous dis pas d'arrêter, je sais que c'est plaisant, mais de faire moins de bruit… Surtout à des heures où on peut vous entendre. Ma fille est trop jeune pour... » Stop, par pitié, ne continuez pas… ! « J'espère que vous comprenez mon point de vue ? » Harley couina un oui étranglé en hochant vigoureusement la tête et glissa un coup d’œil désespéré à son voisin.

dans le présent.
Harley vivait un enfer, aussi près de V., à le toucher à pleines mains… Mais il avait peur de le perdre. S'il le lâchait, s'il s'en allait… Il gardait cette peur de le perdre et de ne jamais le revoir. La première fois, ça l'avait brisé en des milliers de petits morceaux irréparables, aujourd'hui ça l'achèverait. « N-ne… Ne m-m… » Pourquoi est-ce que ça ne venait pas ? Pourquoi est-ce ces vilains mots refusaient d'obéir ? « N-ne me q-qu… g-guitte pas… Juste… J-juste parrr… Parrrle-moi… ? » Dis-moi ce que tu penses, V. ? Explique-moi tout ce que je ne comprends pas, que je sache enfin. Parle-moi de toi, de moi ou d'autre chose. Dis-moi ce que tu as dans la tête, parce que moi je l'ignore. Arrête de me regarder, de me juger… Juste, parle-moi, V.
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