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[23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...]

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Bellamy Blake
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Bellamy Blake



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MessageSujet: [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] EmptyVen 8 Mar - 1:29

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What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart : You'll be the one I was meant to find. It's up to you & it's up to me, no one could say what we get to be - BELLARKE
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"L'inconvénient d'avoir goûté au bonheur absolu, c'est que cette expérience agit comme une drogue, un aperçu de paradis, qui vous rend affreusement accro. Après un tel moment, rien ne peut plus être pareil, tout est gris en comparaison. Le monde devient terne, vide, dénué d'intérêt." Forbidden (Tabitha Suzuma)

C’est clairement le branlebas d’combat, là, depuis quelques p’tites heures seulement. Dans la matinée, la radio – qu’on a juste mis des mois (j’exagère ? Si peu !) à bidouiller ! – a réussi à contacter l’autre camp !! Autant dire : Gros miracle ! On sait à peu près où ils sont, enfin, on a au moins leurs coordonnées. Et il est prévu qu’on s’retrouve, à mi-chemin, afin d’aller les voir. Bon, pas tous, on commencera déjà par un p’tit groupe des nôtres, tandis qu’les autres prépareront possiblement l’voyage jusqu’à là-bas. Il s’trouve que les autres sont apparemment dans un coin un poil moins craignos qu’le nôtre, le temps est moins à chier, du coup, ça devrait s’faire. Vous pouvez franchement même pas n’serait-ce qu’imaginer, à quel point j’suis soulagé, là, d’savoir qu’O. va bien. Enfin, aussi bien qu’possible, vu qu’on est sur Terre, et qu’la Terre s’avère n’être qu’une grosse pute en réalité ! Du coup, très logiquement, j’ai été limite l’1er à dire qu’fallait qu’on prenne la route, au plus tôt, pour aller retrouver les autres, et ouvrir la voie pour une réunification des 2 camps. Et bien entendu, j’me suis de suite positionné pour être de cette 1ère expédition ! Depuis l’temps qu’j’attends d’retrouver ma sœur, vous croyiez quand même pas qu’j’allais finalement choisir d’rester ici sans m’bouger pour la retrouver ? Sérieusement, y’a juste rien qui m’ferait rester loin d’ma frangine. Rien ni personne, pour les plus chieurs d’entre vous ! Ouais, car j’vous vois arriver, vous, suite au dérapage d’avec la blonde hein ! Ouais, on a dérapé ! Une fois ! Bon, OK, 2 fois… Mais ça n’a rien changé, on en est toujours au même point, et c’est tant mieux ! Bon, OK, ça m’frustre p’têtre encore plus qu’avant, du coup, mais j’veux déjà pas l’reconnaître face à moi-même, c’est pas pour l’faire devant vous ! On a fait comme l’autre soir, après la fête sur Walden : comme si de rien n’était. Sauf qu’feindre qu’avoir passé un long moment à s’embrasser n’signifie rien, ça peut rester assez simple (plus encore quand on a une autre nana dans un coin d’son esprit : Elizabeth !), avoir fini dans un lit avec l’autre et n’jamais en reparler, bah… C’est plus complexe. ‘fin, pour moi hein, car j’m’amuse pas à coucher avec n’importe qui, en fait ! A part Elizabeth, j’ai eu qu’Mara, et l’infirmière, j’pense que vous devez l’savoir depuis l’temps : ça n’veut rien dire ! Mais bon, comme la fois précédente, puisqu’Clarke n’parait pas motivée à revenir sur l’sujet, j’ferme ma gueule. Ouais, j’sais, c’est facile, j’aurais pu aller la trouver pour lui parler, mais… Bah, j’veux pas qu’elle s’sente contrainte à quoi qu’ce soit. D’autant moins qu’franchement, j’sais même pas c’que j’veux, j’sais pas trop où j’en suis, donc… Autant qu’elle poursuive son p’tit train-train mortellement ennuyeux avec son mec inutile, qu’elle ne s’prenne la tête pour comprendre c’qui s’tramerait possiblement (ou pas !) entre nous. Car après tout, j’exclue pas l’hypothèse qu’cette nuit à l’infirmerie n’ait été qu’un craquage, afin d’se défrustrer des autres fois où c’est monté crescendo entre nous. Non, j’me voile à peine la face voyons, qu’on ait couché ensemble 2 fois cette même nuit, ça n’signifie rien, diantre ! Et cette défrustration, elle m’sert aussi bien à expliquer l’dérapage d’la blonde, que l’mien. Il est toujours plus facile d’passer à une conclusion hâtive et simple, que d’réfléchir à c’qui s’tapie en dessous d’tout ça ! Mais il n’empêche que là, j’ressens une certaine frustration, accompagnée d’une certaine lassitude, à voir qu’le schéma d’l’autre coup semble s’répéter. A croire qu’une partie d’moi commence à ouvrir les yeux, même si l’tout reste étouffé sous un paquet d’raisons relativement idiotes en réalité, avec, en point commun, juste une belle peur. Peur d’pas être à la hauteur des attentes qu’est en droit d’avoir une Phoenicienne. Peur d’être rejeté par la blonde. Peur qu’elle n’réalise bien vite que j’suis loin d’être aussi intéressant qu’on pourrait l’croire face à mes airs pseudo-mystérieux (qui sont juste une difficulté à s’ouvrir aux autres, mais les gens analysent mal les autres, en général !). Peur qu’elle finisse par s’dire qu’elle est mieux avec son p’tit bourge, qu’en fait, le délire de fricoter avec un Waldénite, c’était juste une passade comme tant d’autres d’son secteur ont pu connaître. Peur qu’cette nuit n’ait été qu’le fruit d’une nuit trop arrosée, contrairement à c’qu’elle laissait à entendre, après la soirée. PEUR, tout simplement. Alors j’reste juste à ma place, et c’est à peine si j’observe la blonde. Ouais, clairement, y’a pas grand qu’à changé, entre nous. En apparence. J’lui parle qu’lorsqu’il le faut vraiment. J’m’amuse pas à la chercher dans l’camp. Mais si on sait c’qui s’est tramé entre nous, après la fête, bah, ouais, ça a changé pas mal de choses, n’serait-ce que parce que, justement, y’a cette distance qui reste. Alors qu’on a été proches, à l’infirmerie (et pas qu’physiquement, j’veux dire, bande de crétins !) : y’a eut des gestes plutôt tendres, et des mots échangés (d’manière plus qu’irréfléchi en c’qui m’concerne, c’était juste plus fort qu’moi !) qui laissaient à croire que peut-être… d’un côté comme d’un autre… Tout ça pour ça… Bravo !!

Bref… On s’en cogne : j’ai ma frangine à aller retrouver tout bientôt. ‘fin, pas si tout bientôt qu’ça, car y’a d’la route à faire, mais ça n’saurait tarder. Alors j’prépare c’qui doit l’être. Après avoir mis d’côté des affaires (le strict minimum !), j’m’occupe des réserves de bouffe. Rien d’superflus, l’plus gros, on devra s’débrouiller pour l’trouver. Là, j’ai juste d’quoi tenir l’coup, jusqu’au camp des autres, pour l’ensemble du p’tit groupe qui sera d’la partie ! Mara, quant à elle, s’occupe d’prendre des bricoles médicales, afin d’avoir une p’tite trousse, en cas d’besoin. L’infirmière m’a proposé d’l’aider à cette mission, mais j’ai décliné, arguant qu’on avait bien peu d’temps pour être au point si on voulait partir demain dans la matinée, donc, qu’fallait optimiser notre temps au max’ ! Evidemment, si j’ai refusé d’lui filer un coup d’main, c’est aussi et surtout car, depuis l’autre nuit, j’évite – autant qu’possible ! – d’me retrouver dans l’infirmerie ! Et ce, même si la Griffin est ailleurs à c’moment-là. C’est un peu trop facile d’voir mes pensées s’égarer, quand j’suis par là-bas, alors non… Ouais, j’me voile la face au point d’tout faire pour éviter d’y repenser. Ca n’voulait rien dire, après tout. (Et p’têtre qu’c’est un peu déprimant, aussi, mais chut !). Ayant fini d’préparer les réserves de bouffe, j’m’étire un peu, avant d’boire une gorgée d’eau, d’la gourde que j’ai trimballé avec moi toute la journée. J’fronce les sourcils en voyant Mara s’approcher d’moi d’un pas décidé. Et j’comprends mieux la détermination dans sa démarche, lorsqu’elle m’apprend qu’la radio, la seule qu’on ait, n’est plus à sa place. Pourtant, il a été convenu qu’elle devrait rester là-bas, à partir de cette heure-là, afin qu’on puisse la récupérer demain, et l’amener avec nous. Depuis c’matin, ceux qui resteront là, et qui voulaient parler à l’Arche, ont pu tenter d’joindre l’Espace. C’était convenu qu’ils n’auraient que ces quelques heures pour y parvenir, après quoi, il leur faudrait réparer une autre radio, car celle-ci nous sera juste un p’tit peu primordial pour éviter d’se paumer et pour contacter l’autre camp, en cas d’souci durant l’trajet… J’lève les yeux au ciel en soupirant, quand Mara m’confie savoir qui détient la radio : Clarke. Evidemment, d’toutes les personnes présentes dans c’camp, fallait qu’ça soit l’apprentie doc’ qui décide d’se rebeller hein ! « J’m’en charge ! », fais-je savoir à l’infirmière, qui s’renfrogne à ma décision. La Casper escomptait, en effet, que ça m’dégoûte d’la blonde, d’la percevoir – ainsi qu’l’infirmière la qualifie ! – d’égoïste (car prenant la radio pour elle là où elle sera sans doute en mesure d’nous sauver la vie, sur la route !). Ou elle désirait qu’ça m’énerve contre Clarke, j’sais pas. Bon, j’suis un poil furax, là, mais pas uniquement à cause d’la radio. Y’a l’anticipation du trajet qui joue pas mal, l’impatience d’retrouver enfin ma p’tite sœur, ainsi qu’une certaine déception d’voir comment on en revient toujours au même point, avec la blonde : feindre qu’y’a rien et qu’tout va bien d’manière platonique, entre nous. D’un geste d’la main, j’fais comprendre à Mara qu’elle n’a pas à m’suivre, mais qu’elle devrait plutôt retourner préparer les quelques médoc’ à amener avec nous. Et j’me mets en quête d’la Phoenicienne. J’demande à 2-3 personnes s’ils l’ont vu, et c’est ainsi qu’j’apprends qu’elle s’apprête à quitter l’camp, apparemment pour laver du matos médical. Etant donné qu’y’a qu’une seule d’nos « portes » qui mène à la rivière, j’me dirige vers celle-ci. Et j’vois enfin la délinquante, à quelques mètres en dehors du camp. « Hey, Princesse ! ». C’est comme ça que j’l’interpelle, avec ce p’tit surnom que j’lui donne depuis tant d’années. Et si, à l’infirmerie, l’autre nuit, il avait des reflets d’sentiments inavoués et inassumés, là, il est comme autrefois : juste d’la p’tite taquinerie. Bon, y’a p’têtre un peu d’fatigue aussi, mais ça peut n’pas être qu’par l’agacement d’notre situation, mais juste parce que j’ai rarement bien dormi, surtout sur Terre, en étant séparé d’O. et en ignorant où elle était, et comment elle allait ! Si j’ai pris soin d’utiliser c’surnom, en cet instant précis, c’est pas innocent (et ça, au moins, j’en ai conscience !) Y’a comme une p’tite envie d’ma part d’lui rappeler l’autre nuit. Un peu mesquin, j’en ai conscience, mais j’veux juste voir si elle a juste pas tout zappé (vive l’alcool !), et si elle en reste aussi marqué qu’moi, ou si elle s’en fout, tout simplement (voir pire : si elle regrette et préfère n’plus y penser !). Bref… Maintenant qu’j’ai l’attention d’la blonde (celle-ci, m’tournant l’dos, s’est enfin arrêtée en m’entendant !), j’continue à m’rapprocher d’elle, tout en parlant : « J’savais pas qu’tu comptais venir avec nous voir l’autre camp ! ». Et j’lui adresse un grand sourire railleur, une fois ma phrase terminée, une fois que j’lui fais enfin face, haussant un sourcil, à peine moqueur. Voyant qu’elle n’parait pas comprendre où j’veux en venir, j’précise : « La radio. Elle vient avec nous. Puisque tu l’as… », et sur ce, j’montre ses hanches, car c’est là que s’trouve la radio. (Et non, j’matais pas, mais planquer une radio, dans une poche, ça reste compliqué, à moins d’avoir une tonne de vêtements sur soi…. Pis après tout, dans une autre vie, la blonde m’a bien juste piqué une radio s’trouve par là-bas, sans vergogne, alors hein…) « T’es donc tellement triste de t’séparer d’moi qu’t’as décidé d’venir ? » J’vous l’avais dit : entre nous, ça n’a pas vraiment changé, on continue à s’provoquer, à s’chercher, pour n’importe quelle raison ! Et si j’affiche un p’tit sourire apparemment très fier d’moi, j’suis pourtant loin d’l’être : j’vous l’ai dis, cette situation, qui tourne en rond, commence à m’fatiguer. Quand les camps seront réunis, faudra que j’lui en parle, quand même. Rien qu’pour dire « STOP ! », afin qu’elle sache que ses p’tites expériences, ça m’amuse plus, qu’elle les mène avec moi. Qu’si elle veut s’distraire, y’a son mec (et tant pis pour elle s’il fait pas l’affaire !). Ou p’têtre que j’en parlerais pas, mais que j’continuerais juste comme maintenatn : n’aller la voir qu’quand c’est nécessaire, et surtout, éviter d’me retrouver seul avec elle (bon, OK, là, pour aujourd’hui, c’est mal barré, mais on peut pas faire des sans-fautes sans arrêt hein !) « Sinon, t’en as juste rien à cirer qu’on s’retrouve en danger d’mort en plein voyage, et qu’on soit dans l’incapacité d’demander des secours aux autres ! » Et alors qu’j’avance cet argument – pour le moins ironique et virulent – j’croise mes bras sur mon torse, jaugeant l’apprentie doc’ du regard. Jouant clairement sur sa corde sensible, elle qui s’plie tellement en 4 pour soigner les autres, quitte à s’mettre dans des situations impossibles (oh non, j’ai pas oublié son délire d’manger qu’une p’tite partie d’ses portions !). P’têtre que j’saute juste sur l’occasion, aussi, pour m’prendre la tête avec elle. M’disputer avec, au sujet d’la radio, au lieu d’la confronter réellement sur c’qui m’tracasse véritablement (enfin, d’manière inconsciente !). Allez savoir, moi-même, j’me comprends pas dès qu'il est question d'la Griffin !


 
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Would you help me to find a new way? Would you guide me through all this again? Don't let me slip away, I need you here 'till the very end so stay here with me. There's so much love in you're smile when I look at your face and I'm here to stay. You're my escape so tell me you'll be right here with me. Hearing your voice is like hearing an angel sing through the good and bad and all in between. You're the one I want and the one I need. I won't make you turn away. So come with me and never look back. After all that we've been through you are still by my side and I'm grateful you're there and I, I love you.
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Clarke Griffin
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[23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] Vide
MessageSujet: Re: [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] EmptySam 23 Mar - 18:45

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What if we rewrite the stars?
Say you were made to be mine.
Nothing could keep us apart.

We might not be the ones to change the world. We might not belong to the few that “put a ding in the universe”. We might not be something the whole world would celebrate. But... In the little corners that we live; in the lives that we’ve played a part in, we should be nothing but unforgettable.

I'm not perfect. I'll annoy you, piss you off. Make you angry. Say stupid things, then take it all back. But put that all aside and I'm sure you will see, you'll never find a girl that cares and loves you more than me. Before I go to sleep, I stop and think what it would be like If I talked to you about last night..


Depuis quelques jours -pour ne pas dire depuis la fameuse soirée au camp, plus précisément-, j'ai du mal à rester concentrée en gardant mes pensées pour moi et bien rassemblées comme elles devraient pourtant l'être. Heureusement que cela ne touche tout de même pas mon boulot au sein de notre camp. Là, j'arrive à me focaliser sur ce que j'ai à faire. Mais, en dehors de ça, elles ont un peu trop tendance à s'égarer vers certains souvenirs qui sont fortement déstabilisants, en fait. Ma courbe de sommeil en pâtis, d'ailleurs. Déjà qu'elle n'est pas forcément très éblouissante depuis quelques mois, mais, là, c'est pire que tout. Me reposer tient presque du parcours du combattant, d'un miracle même et c'est tout bonnement épuisant. Autant physiquement que moralement. Un comble pour ce qui doit être un moment de repos, non ? Si j'avais juste imaginé l'espace d'un moment qu'aucun souvenir ne se logerait dans ma tête grâce à ces quelques verres amplement mérités -je crois ?-, il n'en est rien, je me serai complètement plantée. C'est même tout le contraire pour tout avouer. Le pire dans tout ça ? Et bien : même pas besoin d'être à l'infirmerie pour voir ma mémoire me jouer des tours, elle s'amuse à distiller quelques souvenirs -que ce soit de simples mots voire même des gestes extrêmement platoniques- de ce moment partagé avec le Blake n'importe où et n'importe quand. Même en pleine nuit. Tout le temps. Vraiment. Et ça n'ira que de pire en pire une fois séquestrée au Mont Weather, malheureusement pour mes connexions neuronales qui risquent d'être bien mises à mal. Bref, je n'y suis pas encore. Inutile donc de se torturer l'esprit plus que nécessaire, déjà qu'il débloque pas mal depuis cette soirée-là. Et ce, même alors que je tente de fermer les yeux, juste pour les quelques heures à venir. Alors même que des bras m'entourent pourtant, mais rien n'y fait. Il y a toujours un moment ou un autre qui m'oblige à les rouvrir pour constater une seule et même chose, à chaque fois : la réalité autour de moi n'est clairement pas celle à laquelle je rêve. Une fois de plus, j'en soupire en silence, incapable pourtant de bouger. Je n'ai pas envie de me lever pour ne pas me risquer à réveiller les deux dormeurs partageant ma tente. Même là, blottie contre Zack, tout m'échappe. Ce n'est pas faute de tenter de passer à autre chose. De toute façon, Bellamy ne semble vraiment pas dans l'idée de parler de ce qui a pu se passer entre nous. Est-ce que je suis la seule à ressasser les événements de cette fameuse soirée ? Est-ce qu'il est déjà passé à autre chose ? Possible. Après tout, ce n'est pas la première fois qu'on devrait pourtant se parler face à face, histoire de mettre à plat certaines choses. Comme suite à cette soirée à Walden, il y a des années de ça. Sans doute qu'on ne serait pas dans une telle situation actuelle si on avait pris notre courage entre quatre mains pour savoir où on pouvait mettre les pieds. Et peut-être, ainsi, mettre un nom à notre relation qui, à l'heure actuelle, n'en a pas vraiment. Sauf qu'à cette époque-là, il y avait toujours Elizabeth. On a sans doute bien fait de ne pas évoquer ces baisers échangés à l'Observatoire de l'Arche, vu qu'ils ont finis par se remettre ensemble. Clairement, je sais que je n'aurai pas pu rivaliser avec elle. C'est de cette nana qu'il était amoureux. Je m'étais faite une raison de ça, me disant qu'on ne s'était rapproché que pour l'aider à penser à autre chose puisqu'à ce moment-là, on était tous les deux seuls. Sauf que lui, son cœur était pris contrairement au mien qui se remettait tout juste du mauvais coup d'Amy. Et c'était donc avant Zack. Suite à ce premier dérapage entre nous, il y a bien eu celui dans ma cellule. Mais, là aussi, les choses étaient compliquées. Jamais je n'aurai cru qu'on se retrouverait sur Terre. J'étais juste censée mourir quelques jours plus tard ! Sans savoir que je le reverrai, pas plus que Zack ! On devrait pourtant parler de tout ça. Deux craquages sur l'Arche, ça ne veut pas ne rien dire du tout. Mais, c'est compliqué. Et lui comme moi, on a ce don pour nous voiler la face, même si pour ma part, les choses commencent à se bousculer dans ma petite tête de blonde depuis cette fête il y a quelques jours de ça. Quand je suis avec quelqu'un, je ne peux pas m'imaginer céder à un (ou une) autre. Ce n'est pas moi, ça. J'ai trop souffert à cause d'Amy pour savoir que ça peut détruire une personne et que de ce fait, jamais je ne voudrai être la cause d'une telle douleur. Alors oui, je m'en veux vis à vis de Zack. Après tout, il est canon, gentil, serviable et tant d'autres qualités qui font de lui le petit-ami dont beaucoup rêvent ! Sauf que Murphy a raison. Et ça me tue qu'il ait réussi à comprendre ça si rapidement. Il m'a bien fait comprendre, au début de cette fête, que Zack et moi, on n'agit pas franchement comme un couple devrait. Alors si même lui a compris ça, sans doute déjà bien avant moi.. Heureusement, Zack n'a pas idée de ce qui a bien pu se passer entre le Blake et moi. Je culpabilise énormément, j'ai même du mal à soutenir son regard. Mais, j'essaie de tenir bon. De ne rien laisser paraître même si ça bouscule tout ce que j'avais pu imaginer à notre sujet. Tout ça à cause d'une sorte d'électron libre dans ma vie, qui ne cesse de m'attirer, périodiquement, à lui depuis maintenant quelques années déjà. Merci, Blake ! Et là, ces moments qui nous réunissent le plus platoniquement possible deviennent de plus en plus rapprochés, ça, j'en ai conscience. Du moins, je crois. Il ne s'est pas passé des années entre ce craquage dans ma cellule et celui de la soirée, contrairement à celui de la soirée à Walden qui date un peu -et ça, même si je m'en souviens encore très bien !-. Tout est si compliqué.. et encore terriblement flou.

Finalement, cette journée va marquer un tournant dans la vie de notre camp qui, avouons le, tourne plutôt bien maintenant. Chacun sait ce qu'il a à faire, on est assez autonome dans notre façon de vivre et on mènerait presque une petite vie tranquille. Bon. Tranquille, c'est vite dit. À quelques imprévus près, comme des bêtes sauvages qui tournent pas loin de là, par exemple, c'est déjà plus réaliste. Alors, forcément, quand cette nouvelle que beaucoup attendaient impatiemment -dont moi- fait enfin le tour du camp, c'est littéralement l'effervescence de partout. Et oui, une radio a enfin pu être réparée ! Cette bonne nouvelle a eu le mérite d'offrir une bonne dose d'optimisme à beaucoup d'entre nous, rien que parce que maintenant, on a réussi à avoir la certitude que les autres 100 sont -en majorité- encore en vie. Une simple annonce qui permet de coller de nombreux sourires à beaucoup d'entre nous, qui espèrent pouvoir bientôt revoir des visages qu'on pensait jusqu'alors perdus de vue. En marchant dans le camp, tout en entendant certains se réjouirent des retrouvailles à venir, je ne peux pas m'empêcher d'en sourire, même si pour ma part, j'attends une toute autre chose de cette radio. Pouvoir compter sur quelques nouvelles de l'Arche. Surtout de ma mère. Elle me manque tellement.. C'est d'ailleurs pour tenter d'avoir un petit espoir d'entendre enfin sa voix, avant que les premiers ne partent pour l'autre camp avec cette même radio, que j'ai tenté de profiter de l'effet de cette nouvelle sur presque tout le monde pour m'évertuer à essayer de joindre l'Arche et ma mère. Je sais que les heures me sont comptées. Après tout, ce petit groupe dont Bellamy fait parti devrait prendre la route pour l'autre camp dès demain matin. C'est donc le moment ou jamais, ne sachant pas quand les autres radios pourront être réparées. De toute façon, ce n'est un secret pour personne : je compte bien profiter de la présence d'une radio en état d'émettre pour contacter ma mère. Je n'ai pas cessé d'en parler. Juste échanger avec elle pourrait me permettre de me débarrasser un peu de tout ce poids et cette responsabilité sur mes épaules qu'elle seule peut comprendre. Elle me connaît tellement bien, elle sait très bien qu'à peine arrivée ici, je me suis efforcée de vouloir sauver tout le monde. Ce qui n'était juste pas possible pour certains qui, même avec les meilleurs des soins n'auraient pas survécus. Il n'y a qu'elle pour espérer me faire comprendre que malgré toute la meilleure des volontés, il est impossible de redonner un souffle de vie à quelqu'un qui se meurt. Parce qu'elle a connu de telles situations, sur l'Arche. Bien qu'à une intensité particulièrement différente. Elle n'a jamais eu à faire face à un tel scénario. Mais, elle a cette expérience que je n'ai pas.

Sans me faire trop remarquer, j'en ai donc profité pour piquer cette radio lorsque tout le monde s'enflammait sur ces retrouvailles à venir. Durant ces deux dernières heures, je n'ai cessé de tenter de joindre ma mère. En vain. Bien entendu, je n'ai pas dans l'idée de garder cette radio. Je vais la remettre à sa place avant le départ du groupe pour l'autre camp demain matin. Mais, j'ai besoin d'essayer vu le bordel qui règne dans ma tête, à cause d'une montagne de doutes et de questionnements sans fin. Juste l'entendre pourrait un peu me soulager. Juste ça. « Aller, m'man.. » que je lâche un peu à l'écart de toute cette joyeuse agitation, cette radio en main et le regard rivé vers le ciel alors que cette nouvelle tentative est tout simplement un nouvel échec. Soupirant face à ce grésillement incessant même en bidouillant les fréquences, je remets cette radio à sa place du moment. En d'autre terme : glissée dans l'une de mes poches arrières. Et je me contente de m'abaisser sans rien ajouter, histoire de reprendre en main cette caisse remplie de bandages et divers bouts de tissus à nettoyer. Si le plus gros des blessures suite à notre arrivée est maintenant loin derrière moi, il y a toujours ces plaies dues à la chasse ou à divers travaux pour le camp à panser au quotidien. Donc non, je ne me tourne pas les pouces. De loin pas. M'accroupissant face à ce courant d'eau qui nous est plus que précieux, j'essaie de me motiver à commencer ce grand nettoyage. Ce n'est pas forcément le truc le plus agréable à faire, tant cette eau est gelée. Pas le choix, il faut bien s'y coller. Puis, franchement, être seule comme ça, en plus, ce n'est de loin pas désagréable. Au moins, je n'ai pas à me forcer à soutenir le regard de Zack avec cette culpabilité qui me ronge de l'intérieur. Tout simplement, je peux souffler. Enfin, ça, c'est ce que je pensais.. « Hey, Princesse ! » que je finis par entendre derrière moi et qui, littéralement, me glace le sang -et non, ce n'est pas qu'à cause de la froideur de l'eau, hein-. Déjà parce que cette voix, je la reconnais bien trop facilement sans avoir besoin de me retourner. Et que dire de ce surnom qu'il utilise pour attirer mon attention. Il n'aurait juste pas pu trouver plus efficace pour m'en faire perdre cette brosse improvisée que j'avais alors en main et qui termine tout bonnement à la flotte tellement je ne m'attendais pas à le savoir ici. Simple effet de surprise, rien de plus, bien entendu. Et encore moins à son fameux princesse qui, clairement, ne m'aide absolument pas à faire ce ménage dans mes pensées. Au contraire, ça me renvoie directement en arrière, pendant cette soirée qui s'est finie à l'infirmerie et ça, même si ce seul mot sonnait alors différemment. Je ne suis pas débile au point de ne pas l'avoir remarqué, hein. Belle preuve qu'il me faut agir comme si rien ne s'était passé entre nous, non ? Ça en devient franchement usant. Bref.. En tout cas, je ne sais pas ce qu'il a en tête -même si j'ai une petite idée-, mais il ne me laisse pas en placer une. Arrête de te rapprocher de moi comme ça ! « J’savais pas qu’tu comptais venir avec nous voir l’autre camp ! » Hein ? Surprise par ce qu'il me lâche, j'en ouvre grand les yeux tout en le sondant du regard. Pour le coup, je ne saisis absolument pas son délire. Genre, vraiment pas. Qu'est-ce qui lui prend ? Jamais je n'ai dis que j'irai avec eux ! « Qu'est-ce que.. ? » Là encore, il me prend de court en précisant, dans la foulée « La radio. » Ah.. Je m'y attendais un peu. Impossible pour moi de ne pas lever les yeux au ciel tout en croisant les bras. Il n'est donc clairement pas venu pour qu'on puisse parler de .. l'autre soir et encore moins pour me dire à quel point il adore -inconsciemment- le bleu de mes yeux ! Super ! Impassible, je ne bouge pourtant pas de là où je suis, pas même lorsqu'il me fait comprendre qu'il sait très bien où elle se trouve. « Elle vient avec nous. Puisque tu l’as… » Merci bien, je sais qu'ils vont la prendre, cette foutue radio. Sauf que j'ai aussi le droit de l'utiliser, sans savoir quand la prochaine serait en état d'émettre, non ? « T’es donc tellement triste de t’séparer d’moi qu’t’as décidé d’venir ? » Bon. Ok. J'ai compris ton délire, Blake. T'as juste envie qu'on se prenne la tête, une fois de plus et tu ouvres les hostilités avec grande classe. Quelle idée de venir me lâcher une telle bombe comme ça.. Manque de chance, j'ai vraiment autre chose à faire que de me prendre la tête avec lui, surtout pas au sujet de cette radio qu'ils auront demain matin. Alors que j'ouvre la bouche pour pouvoir enfin lui répondre, voilà qu'il lance une attaque de plus. « Sinon, t’en as juste rien à cirer qu’on s’retrouve en danger d’mort en plein voyage, et qu’on soit dans l’incapacité d’demander des secours aux autres ! » Il a vraiment décidé d'être chiant pour sa dernière journée par ici ? C'est petit de me dire ça, alors que je cours partout pour aider n'importe qui dans ce camp ! Mes bras m'en tombent alors que c'est surtout de l'incompréhension qui m'agite pour le moment. Qu'il continue comme ça, et ça va passer à un cran au-dessus. A moins que je ne m'énerve toute seule dans les secondes à venir. Ça, quand on est ainsi face à face, tout est possible ! Puis, franchement, s'il veut jouer au jeu du tout est normalement platonique entre nous, on va être deux à jouer. « Oh, Blake.. Quelle bonne surprise de te voir par ici ! Tu t'es perdu ? » est le seul truc qui me vient en tête alors même que je finis par lâcher le bandage que j'allais commencer à laver avant son arrivée dans la caisse. Lui faire face depuis cette soirée, surtout quand on est isolé comme ça, n'est franchement pas une balade de santé vous pouvez me croire ! « Ou tu viens peut-être pour m'aider à laver tout ça ? » Jetant un regard vers la caisse pleine, un peu d'aide ne serait pas de refus. Mais, je dis juste ça pour lui faire comprendre que j'ai autre chose à faire que de me prendre la tête avec lui, là. « A t'entendre parler, je pourrai limite penser que ça va être toi le plus déprimé à l'idée de partir sans moi. » que j'ajoute, haussant exagérément les épaules, restant tout de même sur place. Comme dit, il veut jouer à ça : pas de soucis. Même si, intérieurement, je dois m'avouer -inconsciemment- qu'il a bien raison et que son départ pour l'autre camp n'est pas franchement étranger au fait que mes nerfs soit légèrement à vifs. « Donc non, t'en fais pas. Je vais survivre. » Ou pas. Ou peut-être que si, mais en finissant séquestrée au Mont Weather. Comme par hasard quand il n'est pas au camp, hein. Bref. Et j’enchaîne tout comme il l'a lui-même fait. Oh non, il n'y en a pas un pour rattraper l'autre ! « On peut voir ce délire de radio autrement aussi vu que c'est la seule qui fonctionne. » Arquant un sourcil, j'essaie de recouvrir un peu cette fameuse radio avec ma veste, même si ça ne sert pas à grand chose puisque Bellamy sait très bien où elle se trouve. Disons juste qu'il s'agit là d'un geste instinctif face à ce qui agite mes pensées. « Comment tu vas donc faire pour nous prévenir s'il vous arrive quelque chose ? Et si un problème nous touchera, nous ? T'en as aussi rien à cirer de ça ? » On n'aurait donc pas le droit de le savoir s'ils tombent sur un imprévu de taille ? Il compte faire des signaux de fumée pour qu'on les retrouve ? Plus encore s'ils ont un problème plus proche d'ici que de l'autre camp face auquel on serait plus rapide que les autres à les retrouver pour leur venir en aide ? Disons aussi que je n'ai pas franchement apprécié qu'il me mette dans les dents que je m'en fous d'eux parce que rien n'est plus faux, en lui rappelant au passage qu'il peut y avoir quelque chose qui touchera le camp pendant leur randonnée improvisée. Ce n'est qu'une contre-attaque qu'il mérite pour le coup, même si c'est assez petit de ma part. Elle est du même registre que ce qu'il m'a balancé, non ? Parce que la sécurité du camp lui est précieuse au même titre que la santé des gens qu'on côtoie l'est pour moi. Mais, ça ne fait que changer le cœur du problème. On n'a qu'une radio. Et j'ai bien conscience que leur petit groupe doit avoir la priorité dessus. De là à le reconnaître face à lui, pour le coup.. Puis, peut-être qu'il y a une part d'anxiété inavouée à l'idée que ce voyage se passe mal. Que ce soit pour son petit groupe qu'on pourrait aussi aider plus efficacement s'ils tombent sur un imprévu dans les parages que pour nous. Parce que je sais que si le camp est ce qu'il est actuellement, c'est pour beaucoup grâce à lui et que, oui, clairement, sa présence ici est bien rassurante. Platoniquement rassurante, ne vous emballez pas !

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[23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] Vide
MessageSujet: Re: [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] EmptyMar 9 Avr - 0:43

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What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart : You'll be the one I was meant to find. It's up to you & it's up to me, no one could say what we get to be - BELLARKE
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"L'inconvénient d'avoir goûté au bonheur absolu, c'est que cette expérience agit comme une drogue, un aperçu de paradis, qui vous rend affreusement accro. Après un tel moment, rien ne peut plus être pareil, tout est gris en comparaison. Le monde devient terne, vide, dénué d'intérêt." Forbidden (Tabitha Suzuma)

Si j’avais l’temps d’m’amuser, j’crois qu’j’me taperais un sacré fou rire en voyant la tronche surprise qu’me fait la blonde, n’voyant visiblement pas où j’veux en venir, en disant qu’j’suis étonné d’apprendre qu’elle vient finalement avec nous, demain. Nan, c’est pas mon inconscient qui s’exprime sur l’fait qu’il serait nettement plus rassuré d’la savoir près d’moi qu’ici, sous la « protection » (HAHAHAHA !) d’son p’tit copain ! Ceci n’est qu’une projection d’votre esprit, ‘spèce de cinglés ! « Qu'est-ce que.. ? ». Genre, elle croyait vraiment qu’j’allais la laisser flinguer mon effet savamment travaillé avec sa question à la con ? Que nenni ! J’la laisse même pas parler (faut croire qu’ça lui plaît, d’pas pouvoir en placer une, vu la pipelette qu’est son mec hein !), et j’enchaîne. D’toute façon, j’ai juste pas envie d’perdre mon temps non plus. J’crois qu’je suis un peu trop sur les nerfs pour tourner autour du pot. Alors qu’d’habitude, j’m’en serais p’têtre pas privé, juste pour l’plaisir – totalement innocent !!! - d’la voir s’énerver sur moi ! (Et p’têtre aussi juste par plaisir d’l’avoir un peu plus longtemps auprès d’moi, aussi. Mais ça, c’est tellement pas assumé que j’sais même pas si ça mérite d’apparaître dans les parages !). Evidemment, elle lève les yeux au ciel, quand j’lui fais comprendre que j’parlais d’la radio. (Genre, d’quoi elle croyait qu’j’allais parler, d’toute façon ? P’têtre d’la soirée à l’infirmerie, genre ? Vu qu’elle prend un soin tout particulier à m’éviter, depuis, sauf quand on n’peut faire autrement, j’doute qu’elle tienne à en reparler hein ! P’têtre bien qu’elle l’a tout simplement oublié, d’ailleurs ! C’est soit ça, soit elle regrette d’s’être laissé aller à l’instinct qui parait pousser la moitié des Phoeniciens, à aller folâtrer, tôt ou tard, avec quelqu’un d’Walden… A dire vrai, j’en sais rien, et j’ai pas envie d’chercher à savoir non plus, ma foi ! C’est clairement pas pour rien que j’lui sors mon grand jeu du gros con, après tout, hein. Puisque j’dois visiblement rester cantonné dans l’rôle du Waldénite, qu’on balance dès qu’on a eut c’qu’on voulait d’lui, ma fois…). Ca l’oblige apparemment à s’serrer dans ses propres bras, comme pour s’protéger du grand méchant gueux que j’suis (ouais, j’ai une chouette image de moi, en réalité, vous trouvez pas ?). Bref, on va éviter d’dire à quel point ça aussi, ça m’gave. Et s’concentrer sur l’essentiel. La radio. L’voyage à venir. Octavia !

J’laisse enfin la blonde tenter d’s’exprimer. Car ça peut être marrant, d’la voir œuvrer pour pas s’enfoncer dans ses explications foireuses. « Oh, Blake.. Quelle bonne surprise de te voir par ici ! Tu t'es perdu ? » Là, c’est à mon tour, d’lever les yeux en direction d’l’Arche, tout en poussant un soupir, des plus sonores. Quel talent d’actrice, qu’on lui remette l’oscar hein ! « Ou tu viens peut-être pour m'aider à laver tout ça ? » Et là, j’secoue la tête, tout en faisant claquer ma langue contre mon palais, pour lui faire remarquer, bien rapidement : « Tout à fait, parce que comme d’hab’, j’ai rien d’autre à faire ! ». Une p’tite pique sur l’fait que j’suis pas sans savoir qu’pour ses potes les p’tits privilégiés, j’passe pour l’mec qu’en glande limite pas une, alors qu’j’arrête juste pas ? Oh, mais non, à peine ! Ils peuvent bien penser c’qu’ils veulent, ces p’tits gosses de riches, perdus sans papa & maman ! S’il n’y avait eu qu’un sur Terre… Ils seraient déjà morts… Et genre tous…. Depuis longtemps… Vu leur niveau inexistant d’débrouillardise, c’est à peine s’ils auraient été capables de s’construire ne serait-ce qu’un seul abri à peu près décent, tout en essayant d’avoir d’quoi manger, et en garantissant la sécurité d’leur camp… Nan, j’en ai pas marre des p’tites manies d’ces gosses de riches, et surtout pas, tout particulièrement d’celles du mec de la blonde, mec que j’jalouse pas plus encore, depuis qu’j’ai passé une nuit avec sa nana ! Pis tant qu’on y est : nan j’suis pas énervé d’me dire qu’si la blonde agit comme si de rien était avec moi, c’est uniquement parce qu’j’ai été qu’un jouet, l’temps d’quelques heures, parce que j’suis un p’tit gars d’Walden, et pas assez bien pour elle. Car agent d’entretien. Et non un apprenti mécano, qu’aurait pu être à même d’bosser sur les éventuelles réparations à apporter à l’Arche… Donc, quelqu’un qui, officiellement, aurait été nettement mieux vu qu’moi… Ouais, on joue clairement pas dans la même cour, ça serait temps que j’l’intègre, vous trouvez pas ? Et p’têtre que c’est l’fait de l’intégrer, tout en m’sentant franchement paumé quand j’fais face à la blonde (ou juste quand j’pense à elle !), qui m’rend aussi amer, en c’moment… J’peux pas franchement m’poser la question, étant donné qu’elle enchaîne, attirant mon attention sur elle plutôt qu’dans mes interrogations d’mec perdu… « A t'entendre parler, je pourrai limite penser que ça va être toi le plus déprimé à l'idée de partir sans moi. » Sa p’tite répartie m’arrache un p’tit rire, pas réellement sincère, mais bon, c’est déjà un bon début… P’tit rire qui a comme un léger goût de « Prends pas tes rêves pour la réalité ! », alors qu’dans l’fond, c’est pas si faux. Inconsciemment, j’suis pas des masses rassuré d’laisser Charlotte et Clarke, derrière. Oui, les deux-là sont clairement celles que j’ai l’plus d’remords à laisser en arrière. Et que j’les mette, d’une certaine façon, sur l’même pied d’égalité, ça m’perturbe. Car si j’sais – et j’assume ! – que j’tiens à Charlotte, quant il est question d’la Griffin, c’est une autre paire de manche ! Hey, m’en demandez pas trop non plus, j’en suis à peine au stade du questionnement, alors qu’ça reste quand même un vrai champ d’mine, notre « relation », donc, c’est déjà pas mal hein ! « Donc non, t'en fais pas. Je vais survivre. » D’nouveau, j’ricane, plus ostensiblement, cette fois. Moi, remettre en doute sa capacité à survivre sans moi ? Oh, à peine ! Bon, clairement, ouais, mais c’est qu’bien peu conscient et assumé ça ! Car en très grande majorité, c’est plus d’la raillerie, restant dans l’thème des conneries qui nous voient bien souvent nous confronter, et au cours desquelles j’laisse à entendre, bien souvent, qu’sans moi, la blondinette serait carrément perdue !

« On peut voir ce délire de radio autrement aussi vu que c'est la seule qui fonctionne. », enchaîne-t-elle, tandis qu’mon regard dérive vers c’cours d’eau devant lequel on s’trouve. J’hausse un sourcil, en voyant que d’toute façon, même si j’avais voulu aider la blonde, sans la brosse, ça aurait été compliqué. Car la brosse en question, elle s’trouve coincée, à présent, entre deux rochers. Deux rochers qui sont alignés à d’autres rochers, formant un genre de p’tite cascade. Mon regard s’pose d’nouveau sur la blonde, quand elle reprend la parole, expliquant comment on peut prendre l’problème d’la radio autrement. Pas sûr, tant elle est concentrée, qu’elle percute que là, j’suis, d’un coup, en train d’me débarrasser d’mes chaussures… (Ouais, elle est blonde, elle peut pas faire deux choses à la fois : humour de débile, bonjour !). Bon, faut dire que j’fais aussi comme si c’était super normal, d’faire ça, alors ça aide pas forcément à faire gaffe au fait que non, p’têtre pas tant qu’ça, en fait… « Comment tu vas donc faire pour nous prévenir s'il vous arrive quelque chose ? Et si un problème nous touchera, nous ? T'en as aussi rien à cirer de ça ? » Là, clairement, j’lève les yeux au ciel, poussant un soupir des plus exagérés. « Pourquoi t’crois qu’Mara vient avec nous, et qu’on sera en contact avec l’autre groupe qui viendra à notre rencontre ? » que j’lui demande, après l’avoir fixé un long moment dans les yeux, un peu étonné d’ses propos. Et comme si j’étais un peu consterné d’ses propos, voilà que j’secoue la tête, et bouge un peu…

En effet, j’fins par aller dans l’eau. D’où l’fait qu’j’ai viré mes grolles, un peu plus tôt, quoi… Car aller à la flotte, en chaussettes et en pantalon, avec le temps, ça peut être à peu près supportable, l’temps qu’le tout sèche, mais s’retrouver avec des chaussures trempées aussi…. Sachant qu’j’ai pas non plus des paires de rechanges hein…. Bah… Non… Bref, tout en m’rendant dans la flotte, afin d’aller récupérer la brosse (ouais, j’y vais pas par pure envie d’faire trempette hein ! Même s’il fait un peu moins froid qu’les jours précédents, j’évite d’me foutre à la flotte en dehors des moments où j’veux faire un brin d’toilette !), j’lance ces quelques paroles à la blonde : « On a qu’une radio. Notre but, l’plus important en c’moment, c’est quoi ? D’contacter l’Arche alors qu’on sait qu’ça s’fera un d’ces jours, ou d’enfin retrouver les autres et d’possiblement migrer vers un camp avec un temps moins casse-couilles qu’lui ? Et s’réunir tous, pour être plus nombreux en cas d’besoin ? » Dans ma façon d’parler, on entend clairement la déception qui m’étreint, face au profil qui s’est apparemment dessiné d’la blonde : celui d’la nana qui préfère garder la radio ici, pour avoir des news d’la Colonie, au lieu d’faire en sorte qu’les 2 camps soient réunis, et qu’on soit dans une situation un peu moins chiante qu’celle dans laquelle on est… Car ouais, j’ai conscience qu’les choses risquent d’tourner mal, durant l’voyage. Qu’ce soit pour ceux qui vont rester ici, comme pour ceux qui vont faire d’la route, mais aussi pour ceux qui nous attendront dans l’autre camp… J’sais aussi qu’si on fait rien, bah… A part attendre l’Arche, et p’têtre la mort, la bouche en cœur, l’temps que l’froid nous bute enfin ici, bah… Car ça, c’est un truc qu’la jeune doc’ a visiblement pas pris en compte : il caille, ici, même si on a des abris et des couvertures. Et on n’sait pas comment va tourner la météo, à l’avenir, si ça va doucement aller sur un redoux, ou si, au contraire, il va faire plus froid encore ! Bref… Mon discours s’fait pas d’une traite, j’le fais doucement, à mesure qu’j’évolue dans l’eau, donc, j’le termine une fois qu’j’suis d’nouveau devant elle. Assénant sur elle la brosse, pleine de flotte, que j’viens d’récupérer. La toisant d’ma hauteur (car ouais, même les pieds dans l’eau, j’reste plus grand qu’ce modèle réduit !). « C’est pas un jeu, Clarke… », que j’souffle, insistant bien sur l’sérieux d’la situation, rien qu’en utilisant son prénom. Chose plutôt rare, venant d’ma part… Et comme pour mieux appuyer mes propos, j’m’avance plus encore vers elle, l’obligeant ainsi à reculer quelque peu. Et j’continue à faire ça, alors même que j’enchaîne mes mots : « Rends-moi la radio, au lieu d’utiliser sa batterie pour que dalle, alors même qu’ça pourrait juste nous sauver la vie, dès demain… » Un autre point auquel elle n’a pas forcément pensé : la radio a besoin d’être rechargé. C’qui aurait dû commencer à s’faire, si elle avait été mise à sa place, comme prévu. Après avoir été utilisé quasi toute la journée, pour chercher à contacter la Colonie. Histoire qu’on s’retrouve pas dans la merde, demain, à la 1ère grosse éventuelle difficulté ! Pas qu’ça soit chiant à recharger, loin d’là. C’est juste un peu long, ça nécessite aussi d’avoir quelques rayons d’soleil (ça fonctionne aussi bien par piles qu’à l’énergie solaire. Mais là, niveau piles, on en a pas, alors…). Et j’marque un bref temps d’silence, continuant toutefois à la pousser à reculer, avant d’finalement poursuivre : « M’force pas à aller la récupérer moi-même ! », que je  « menace », lui flanquant la brosse entre les mains, n’pouvant d’toute façon plus la forcer à reculer, étant donné qu’elle vient de « rentrer » dans un arbre, s’retrouvant ainsi entre lui et moi… « J’ai pas envie d’jouer, moi… », que j’conclue, ayant profité du fait qu’elle était trop surprise pour réagir, pour la bloquer clairement contre l’arbre : une main posée entre son épaule droite et son visage, tandis qu’la main gauche s’est foutue non loin d’sa hanche. Non loin d’la radio. Elle n’peut donc, en théorie, pas réellement m’échapper, là (à moins d’avoir recours à un coup bas, faisant montre d’une violence gratuite, mais j’pense pas, quand même. Donc, niveau réflexes, j’devrais être en mesure d’éviter qu’elle ne s’tire !). Et comme pour mieux la « tétaniser » par surprise, j’ai été faire mon fourbe, lui soufflant cette conclusion, penché vers elle, mon visage contre sa joue, susurrant ces propos contre son oreille gauche. Etrangement, si j’parle d’la radio, j’sais aussi qu’y’a franchement pas qu’ça. Mais d’la à l’avouer ? Rêvez pas, les gars ! Qu’elle soit restée sagement vers Zack après la soirée passée avec moi, ça m’prouve juste que… non quoi… Elle a fait son choix… Et même si - inconsciemment ! - ça m'emmerde à mort, j'respecte son choix, et j'ferme ma gueule à c'sujet, alors qu'ça m'flingue quand même, même si pas d'manière consciente !


 
Emi Burton

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Would you help me to find a new way? Would you guide me through all this again? Don't let me slip away, I need you here 'till the very end so stay here with me. There's so much love in you're smile when I look at your face and I'm here to stay. You're my escape so tell me you'll be right here with me. Hearing your voice is like hearing an angel sing through the good and bad and all in between. You're the one I want and the one I need. I won't make you turn away. So come with me and never look back. After all that we've been through you are still by my side and I'm grateful you're there and I, I love you.
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Clarke Griffin
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[23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] Vide
MessageSujet: Re: [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] EmptyDim 18 Aoû - 19:10

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What if we rewrite the stars?
Say you were made to be mine.
Nothing could keep us apart.

We might not be the ones to change the world. We might not belong to the few that “put a ding in the universe”. We might not be something the whole world would celebrate. But... In the little corners that we live; in the lives that we’ve played a part in, we should be nothing but unforgettable.

I'm not perfect. I'll annoy you, piss you off. Make you angry. Say stupid things, then take it all back. But put that all aside and I'm sure you will see, you'll never find a girl that cares and loves you more than me. Before I go to sleep, I stop and think what it would be like If I talked to you about last night..


Là, pour le coup, je ne sais franchement pas ce qui m'énerve et m'exaspère le plus. Que je n'arrive toujours pas à capter le moindre signal de l'Arche avec cette foutue radio ou que le Blake débarque pour la réclamer. Aller, ça doit être quasi sur un pied d'égalité si je reste honnête avec moi-même. Je sais très bien qu'ils en auront besoin. Mais, ils ne partent pas aujourd'hui, non ? Et ce n'est pas comme si j'essayais de trouver un signal toutes les 30 secondes, bien au contraire. La radio est certes là. Je n'y touche pourtant pas. J'attends juste le moindre grésillement qui serait comme un signe que l'Arche peut nous contacter. Malheureusement, ça n'arrive pas. C'est comme une course contre la montre, pour le coup. Le temps m'est compté avant d'espérer avoir juste un signe de l'Arche nous prouvant qu'ils ne nous ont pas réellement abandonné. Il me faut juste fermer les yeux pour revoir ces corps sans vie depuis qu'on est arrivé sur Terre et me dire que si un autre doc que moi avait été à ma place, certains auraient pu être sauvés. J'en suis persuadée. Faire de son mieux n'est pas toujours suffisant. Sur l'Arche, j'aurai dû soigner un coup de froid ou n'importe quelle blessure du genre une simple entorse. Peut-être que j'aurai du opérer des gens, mais avec les moyens dont on dispose, là-haut. Jamais je n'ai été préparé à une situation telle que fut la nôtre pour cette arrivée sur Terre, ce qui m'a visiblement bien plus marquée au fond que je ne le montre pourtant. Bien entendu, si j'arrive un jour à parler avec ma mère, elle n'aura pas le super pouvoir de rendre la vie à ceux qui l'ont perdu. Ça, c'est impossible et j'en ai parfaitement conscience. Sauf qu'elle pourrait, sans doute, m'aider à repousser cette sensation assez étrange qu'on peut ressentir lorsqu'on ne se sent pas « suffisante ». Et c'est bien connu qu'à force de se sentir incapable, on finit par baisser les bras. Impensable pourtant, à mes yeux, de laisser les autres tomber. Me voilà donc à naviguer entre le décompte des morts dans nos rangs, à cet effort à faire pour ne pas tout lâcher. Un tableau tout en beauté, pas vrai ?

D'humeur assez morose ces derniers jours, il faudrait peut-être que je m'avoue à moi-même qu'il n'y a pas « que » ce sang que j'estime avoir sur les mains -à juste titre ou non, ce n'est pas à moi d'en juger- qui me plonge dans un tel état. Peut-être que ces derniers jours passés depuis cette fameuse fête n'y sont pas pour rien. Éviter de se retrouver seule face au Blake a été assez compliqué mine de rien. A croire qu'il est partout, aux quatre coins du camp, tout le temps. Plutôt ironique de voir à quel point tous mes efforts se retrouvent réduits en cendres en cet instant précis, alors même qu'on se fait face. Je n'ai juste pas envie de l'entendre me dire que ça n'aurait jamais du se passer, bien que ce serait pourtant la meilleure chose à tenter de faire, non ? Je ne sais pas ce qu'il veut de moi. Moi-même je ne sais pas -encore- ce que je veux de lui. Surtout qu'avec mon humeur de blonde à claquer contre un mur, forcément, ça ne va pas non plus avec Zack. Et cerise sur le gâteau : je l'avoue. Subtilement par contre, mais quand même. Ça m'inquiète plutôt que certains des nôtres quittent le camp. Et allez-y, dites le pour moi tant qu'on y est, parce que ce n'est pas gagné pour que je reconnaisse ça ouvertement par contre : il est hypothétiquement potentiellement envisageable que peut-être il existe une probabilité qu'éventuellement le plus gros de mon inquiétude s'adresse tout particulièrement au Blake. Voilà. Vous êtes contents ? Par contre, n'allez surtout pas le lui dire. Il serait encore plus chiant qu'habituellement. Merci. Forcément, une fois l'effet de « surprise » passée, j'essaie autant que possible de lui rendre le change. Un peu compliqué par contre. « Tout à fait, parce que comme d’hab’, j’ai rien d’autre à faire ! » est la seule chose qu'il trouve à me répondre. Ce que je considère comme une moitié de point. Il faut bien que je tente de rattraper mon retard après tout. Mais, quand même. Je ne peux pas m'empêcher de secouer la tête en l'écoutant. Rie que parce que je vois très bien ce qu'il sous-entend. Combien de fois j'ai déjà pu prendre sa défense lorsqu'il n'était pas dans les parages pour rappeler à certains que non, il ne se tourne pas les pouces, le Blake. De loin pas. Ça, en tout cas, je ne peux pas le lui retirer. Il est partout à la fois, comme je l'ai déjà dis. Ce qui est bien chiant quand on essaie pourtant de ne pas croiser son chemin. Parole de Griffin. Et me voilà ainsi à enchaîner, en tentant de lui renvoyer la bombe qu'il m'a refourgué avant qu'elle n'explose entre mes mains. Échec ou réussite, je n'en sais trop rien sur le coup. Son soupire bien exagéré pousse mes yeux à faire un beau looping.  Même si son « Pourquoi t’crois qu’Mara vient avec nous et qu’on sera en contact avec l’autre groupe qui viendra à notre rencontre ? » a comme un goût amer, alors que je me retiens de peu de grimacer en l'entendant prononcer ce prénom. Bizarrement, je ne prête pas trop attention à ses derniers mots. Juste, Mara. Ça a comme un goût d'échec, non ? Mais, pour le moment, je me contente simplement de plisser les yeux sans le lâcher du regard, je n'ai pas dit mon dernier mot. J'ai franchement du mal avec l'infirmière, depuis.. bah, cette fameuse fête, évidemment. On ne se demandera absolument pas pourquoi. Bon. J'ai tenu au moins deux petites minutes sous silence. Mais, je boue un peu trop, rien qu'en pensant à cette nana et barrant mentalement de ma vue cette image d'elle avec le Blake. « Pas juste pour vous soigner, sans le moindre doute.. Mais ça, tu dois bien le savoir. » que je balance, simplement, en levant les sourcils comme pour le défier de me contredire. Ou peut-être que cette pique au sujet de la Casper n'est que lancée pour me rassurer si jamais il venait à me dire qu'il s'en fout d'elle. Et non, vous ne rêvez pas. Même sans parler trop directement de la soirée, je ne peux pas m'empêcher d'essayer de comprendre ce qu'il se passe dans la tête du brun -qui a vraiment décidé d'aller faire trempette dans le cour d'eau pour aller récupérer cette fameuse brosse-. Avant même de savoir ce qui se passe vraiment dans la mienne. Salut, je suis Clarke Griffin et complètement perdue. Perdue et jalouse ? Pff. N'importe quoi.

Alors qu'il s'avance dans l'eau, je ne peux pas m'empêcher de le regarder du coin de l’œil, non sans essayer de me remettre à ma tâche, ne sachant par contre plus ce que j'étais en train de faire. Est-ce que j'en étais à ce drap ou à ce bandage ? Bon, ça attendra son départ. Merci, Blake. « On a qu’une radio. » C'est peut-être pour ça que je tente bien de joindre l'Arche ? Et, promis, sans oublier de la laisser à recharger. « Notre but, l’plus important en c’moment, c’est quoi ? D’contacter l’Arche alors qu’on sait qu’ça s’fera un d’ces jours, ou d’enfin retrouver les autres et d’possiblement migrer vers un camp avec un temps moins casse-couilles qu’lui ? Et s’réunir tous, pour être plus nombreux en cas d’besoin ? » Un de ces jours ? Et comment il peut en être si sur alors qu'on n'a toujours pas eu le moindre signal de l'espace et depuis qu'on est sur cette foutue Terre ? Bon, d'accord. Je suis sans doute de mauvaise foi lorsque mon regard repart en observation spatiale, avant de retomber sur le Blake qui revient. C'est peut-être le moment de vite filer d'ici, non ? Parce que je sais très bien comment tout ça risque de finir. Et je ne suis juste pas prête à ça. Pas une fois de plus. Pas aujourd'hui. Mes jambes ont pourtant décidé que non. Pas de fuite. À croire que ça les fait bien marrer de voir mon cerveau en vrac tenter de tenir tête au Blake. Et franchement, qu'est-ce que je peux bien avoir à répondre à ça, hein ? De toute façon, il ne m'en laisse pas vraiment le temps, préférant me rendre -avec gentillesse et délicatesse bien entendu- cette fameuse brosse gorgée d'eau. Sérieux, il a de la chance que j'ai une veste ! Il aurait pu me faire comprendre autrement qu'il voulait avoir le privilège de voir mon haut finir trempé ! Je serai allée de moi-même piquer une tête dans cette rivière, pas la peine de m'agresser à coup de brosse ! En plus, il veut jouer au grand -même s'il est un peu plus petit qu'habituellement pour le coup-, mais ce n'est pas parce qu'il se tient face à moi, à me jauger du haut de sa grande taille que je vais lui laisser le point à ce sujet. Hors de question que je détourne le regard de lui. Obligé de relever la tête pour croiser directement son regard, non sans hausser un sourcil, il se met le doigt dans l’œil s'il croit me faire peur. « C’est pas un jeu, Clarke… » Tiens donc, je n'ai pas le droit à son fameux Princesse, cette fois. Bizarre. Ce qui l'est aussi, c'est sa façon de s'approcher de moi. Il me confond avec le gibier qu'il part de temps en temps chasser ou quoi ? Pas le choix, du coup. Je recule petit à petit, me demandant jusqu'où il va me forcer à aller. Je ne détourne pas mon regard pour autant. « Rends-moi la radio, au lieu d’utiliser sa batterie pour que dalle, alors même qu’ça pourrait juste nous sauver la vie, dès demain… » Alors qu'il dit ça, mon regard s'adoucit d'un coup, l'espace de quelques secondes. Mon inquiétude au sujet de cette balade de santé en direction de l'autre camp se manifestant, sans aucun doute. Mais, je me reprends bien vite, même si je continue à reculer petit à petit. Il espère quoi, que je me prenne les pieds dans une racine pour me vautrer lamentablement ? « M’force pas à aller la récupérer moi-même ! » Clairement, le Blake joue avec mes nerfs, là. Tout se passe assez vite n'empêche, si bien que j'ai vraiment du mal à rassembler mes pensées qui sont toutes dispersées sur différents sujets. J'arrive juste à lui lancer ce regard bien provocateur face à sa menace. Qu'il comprenne que s'il la veut, sa radio, il devra la prendre de lui-même. Surtout qu'il ne traîne pas à me rendre cette fameuse brosse, que je serre entre mes mains alors que je comprends bien rapidement que je ne peux plus bouger. Foutu arbre. Et avant que je ne me rende compte de ce qu'il se passe, l'ancien Garde en a bien profité pour littéralement me bloquer sans la moindre option de fuite. Quoique, il est pieds nus, moi pas sans compter cette autre solution un peu plus radicale. Ma tête se tourne brièvement un peu vers ma droite, mon attention se rivant alors que ce bras qui me cloue sur place sans même me toucher. Seul mon regard dérive pour savoir où s'est échouée l'autre main du Blake. Forcément. Près de la radio. J'en soupire doucement, même si pour le coup, je fais clairement moins la maline. Il est si proche de moi. Rien que ça, cette proximité, ça me déstabilise pas mal. Et que dire de son « J’ai pas envie d’jouer, moi… » qu'il n'hésite pas à lancer, en ayant bien pris soin de déposer ces quelques mots si près de mon oreille. Fermant les yeux, je sens que je faiblis d'un coup. Me mordant la lèvre, l'une de mes mains quitte cette fameuse brosse pour se poser sur le Blake presque instinctivement. Mais, je stoppe mon geste avant même de l'avoir effleuré. Bah quoi, c'est lui qui joue avec moi, là ! Ça me coûte, de devoir éviter ce geste qui lui donnerait droit à une victoire assez écrasante. Pourquoi à chaque fois que le Blake est si près de moi, la Terre se transforme en véritable fournaise et me coupe presque la respiration tellement les alentours gagnent plusieurs degrés subitement. Coup de pied mental. Aller, Clarke, ça a assez duré ! Toujours les yeux clos et tentant de retrouver une respiration plus régulière, je me contente simplement de glisser un « Je ne te force pourtant à rien, moi. » Surtout en rapport avec la radio, évidemment. Après tout, s'il la veut, il va la chercher. Mais, je ne l'oblige en rien. S'il la veut vraiment, qu'il assume. Oui, je sais que je vais regretter un tel sursaut de pseudo-fierté personnelle, mais hey ! Que voulez-vous que je fasse, là, avec mon cerveau givré et le Blake si proche de moi ? Mes doigts brûlent d'envie de se poser au contact de l'ancien Garde. Mais, j'essaie de tenir bon. « Surtout que tu sembles pourtant bien parti pour t'en charger, peu importe ce que je pourrai faire ou te dire. » que j'ajoute d'une voix encore plus basse qu'avant. S'il veut pourtant jouer à ce jeu qu'il a pourtant lui-même relancé, on sera deux. Après tout, avec sa main au plus proche de cette fameuse radio, je doute sincèrement qu'il me laisserait le moindre mouvement possible pour la lui donner. Il ne me croirait même pas, de toute façon. Alors, sincèrement, à quoi bon me laisser croire qu'il me laisse encore le choix ? Mon autre main qui tenait encore la brosse la serre un peu plus. Rien que pour me forcer à tenir quelque chose. Une sorte de barrière physique pour ne pas le laisser gagner davantage qui me paraît plus qu'importante, là, maintenant, tout de suite. Mais, même dans une situation aussi désavantageuse que celle dans laquelle il m'a mise, je ne peux pas m'empêcher de me décoller un peu de cet arbre pour pouvoir mieux effleurer sa joue puis sa mâchoire du bout de mon nez. Ce, avant même d'ajouter, à mon tour, près de son oreille. « Et franchement.. Comme si ça allait te déranger, d'aller la récupérer toi-même comme tu le dis si bien. Ce n'est pas comme si tu découvrait l'endroit pour la première fois. » Plutôt fière de moi et du peu de répartie qui ne n'a pas encore lâchement abandonnée, je me recule à nouveau pour m'adosser contre cet arbre, me disant que je dois commencer à faire copain/copine avec lui, vu que ce nouveau jeu lancé par le Blake risque de durer un moment parti comme c'est. Là, j'avoue ne pas pouvoir retenir un sourire en coin, à peine provocateur lui-aussi. Je sais très bien qu'il ne va pas se gêner pour la récupérer. Je m'y attends. Mais bon. Autant essayer de ne pas le laisser s'en sortir aussi facilement qu'il ne le pensait. « Puis, juste comme ça.. Je n'ai pas plus envie de jouer que toi. Ça doit t'arranger, au final. Tu dois être trop occupé à jouer avec Mara. » Penchant la tête sur le côté, je ne me rends pas compte à quel point les mêmes questions nous retournent respectivement le cerveau. Avec des nuances certes différentes. Mais, l'un comme l'autre, on est visiblement assez perdu en fait. Et pas qu'au sujet de cette radio. Pour la première fois, mon regard se détourne de lui. Un peu comme si je me prenais en pleine face son départ prochain. Auquel j'essayais de ne pas trop penser jusque là. Et tout ce que cette fameuse soirée a bien pu changer entre nous.. Me mordant la lèvre, je me prends un peu le contrecoup de ces journées moroses sans pour autant croiser à nouveau son regard. Un peu comme si confronter le Blake, même sur un sujet aussi neutre qu'une radio, a fait son petit effet dans ma tête. Que j'avais sans doute besoin de ça pour penser à autre chose avant qu'il ne parte. Allez savoir si je n'ai pas pris cette radio dans ce but. Attirer son attention, étant incapable d'aller vers lui. Bref. En tout cas, je me reprends bien vite, redressant tête et regard vers le Blake. Il faut vraiment que je parte de là, ça devient critique vous ne trouvez pas ? Surtout que l'angoisse de son départ qui se rapproche de plus en plus me pousse davantage dans une humeur que j'ai du mal à comprendre et à contenir. « Maintenant, si tu permets.. J'aimerai bien finir avant qu'la nuit tombe. » que je lance en lui adressant un regard de circonstance, posant -enfin- mes mains sur son torse. Pas de la façon que j'espérais pourtant, même si ce simple contact est presque grisant. Parce que ouais, j'essaie. J'essaie de le pousser pour me dégager de sa prise. Moi, la petite blonde, qui tente de déraciner le Blake. Il y aurait presque de quoi en rire si la situation était toute autre. J'y mets toutes mes forces, je vous assure ! Hey, j'ai tout un tas de linge encore à nettoyer, moi, allons ! Assez traîné !

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[23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] Vide
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What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart : You'll be the one I was meant to find. It's up to you & it's up to me, no one could say what we get to be - BELLARKE
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"L'inconvénient d'avoir goûté au bonheur absolu, c'est que cette expérience agit comme une drogue, un aperçu de paradis, qui vous rend affreusement accro. Après un tel moment, rien ne peut plus être pareil, tout est gris en comparaison. Le monde devient terne, vide, dénué d'intérêt." Forbidden (Tabitha Suzuma)

Pourquoi j’suis même pas étonné d’voir qu’notre conversation s’envenime bien rapidement ? Sans doute plus rapidement qu’ça n’pourrait être le cas, si j’me trouvais face à une autre personne ! Ca a toujours été assez électrique entre nous, et c’est monté crescendo, pour atteindre ce point assez tendu, depuis… bah… l’autre nuit, quoi…« Pas juste pour vous soigner, sans le moindre doute.. Mais ça, tu dois bien le savoir. » Voilà ce sur quoi la conversation dérive : Mara et la « relation » particulière qu’j’entretiens avec l’infirmière. La remarque d’la Griffin m’prend clairement au dépourvu, tant j’vois juste pas où elle veut en venir… J’ai bien compris ce à quoi elle faisait allusion, mais juste…. POURQUOI ? C’est un peu gratuit, comme remarque, nan ? J’veux dire : j’peux encore faire c’que j’veux d’mon cul, nan ? Si j’ai envie d’me taper celle qu’était la meilleure amie d’la seule nana qu’j’ai jamais ouvertement aimé, ça n’regarde que moi, bordel ! Ou p’têtre qu’elle s’octroie l’droit d’me juger sur ça ? Dans c’cas : mais pour qui elle s’prend, putain ? Une fois d’plus : j’fais c’que j’veux d’ma vie, même franchir cette limite moralement inacceptable d’m’envoyer en l’air avec la plus proche amie d’Elizabeth ! Les gens peuvent bien penser c’qu’ils veulent à mon sujet, j’en ai rien à cirer, aucune d’leur critique à mon encontre, n’sera plus sévère que la vision qu’j’ai d’moi-même, alors bon… Pis, j’lui dis quelque chose, moi, à blondie, quand elle reste avec son pot-d’colle après qu’on ait couché ensemble ? Non ! Alors elle pourrait pas en prendre un peu d’la graine, nan ? Indéniablement décontenancé par l’crochet qu’elle vient d’faire prendre à la conversation, au sujet d’Mara, j’lui réponds même pas sur ça, préférant réorienter notre échange sur la raison d’ma venue ici. Non sans manifester ma mauvaise humeur, qu’elle veille tout soigneusement à entretenir avec de telles remarques bien connes… La brosse que j’lui rends sans douceur ? Oui, c’est un retour d’bâton d’sa phrase précédente, et p’têtre une manifestation d’mon agacement personnel d’me sentir jugé par la blondinette pour coucher avec la meilleure amie d’la seule p’tite-amie qu’j’ai jamais eu, alors qu’elle s’est pas gênée pour coucher avec moi, mais jamais en reparler, et à contrario, rester avec son gars… Et p’têtre qu’l’énervement que j’manifeste par la suite n’est pas uniquement dû à son appropriation d’la radio, mais à la foule d’non-dits qui résident entre nous, à tout c’qu’on parvient pas à comprendre d’l’attitude d’l’autre ainsi qu’à nos propres réactions. Si j’parviens à faire reculer la Phoenicienne, celle-ci ne s’départie pas pour autant d’son regard furibond à mon encontre ! Et j’cache pas qu’ça m’amuse quelque peu… Mais une fois encore : j’ai pas conscience d’tout ça. Pas plus que j’rends le p’tit jeu dans lequel nous nous trouvons désormais, largement plus dangereux, que c’qu’il n’était jusqu’à présent. C’est vrai quoi, j’termine carrément par la  bloquer entre l’arbre et moi, à placer mes mains d’part et d’autres de son corps, et à lui murmurer ma p’tite conclusion provocante contre l’oreille. « Je ne te force pourtant à rien, moi. » me balance-t-elle, c’qui m’fait grogner, très peu convaincu d’son argument. Si elle m’forçait vraiment à rien, elle m’rendrait déjà la radio, car elle aurait déjà réalisé l’égoïsme dont elle vient d’faire preuve ! Elle veut parler à sa mère ? Très bien, j’peux l’comprendre. Mais bordel, d’autres aimeraient avoir la même chance, mais prennent leur mal en patience. Surtout parmi des plus jeunes qu’elle, qui sont, en outre, largement moins entourés qu’elle, qu’a quand même la « chance » d’avoir non seulement son mec, mais aussi sa meilleure amie, et son meilleur ami, avec elle, alors bon… « Surtout que tu sembles pourtant bien parti pour t'en charger, peu importe ce que je pourrai faire ou te dire. » J’soupire, sans cacher que j’suis franchement agacé par son comportement d’plus en plus puéril. « Rends-la moi toute seule, ça arrangera tout l’monde ! » que j’prends cependant la peine d’souligner. Car à l’entendre, on pourrait croire qu’ça m’amuse, tout ça. Ou qu’j’en tire un certain intérêt, qu’j’en profite largement. C’qu’est plus que faux, comme j’l’ai déjà dit, j’ai franchement autre chose à faire qu’tenter d’lui faire entendre raison. Et puis bon, si vous croyez qu’j’apprécie d’être aussi proche d’elle, vous vous trompez. Non pas que j’apprécie pas sa compagnie, n’vous méprenez pas ! J’peux nettement pas mettre la blondinette dans la liste des gens du camp dont la compagnie m’donne envie d’vomir ! Pourtant, y’a bien qu’sa seule proximité qui paraisse m’brûler aussi intensément, et sa seule compagnie qui ait autant l’don pour m’embrouiller l’esprit… C’est pas pour rien qu’j’en viens à respirer prudemment, parce que ouais, j’avoue, même son odeur parvient à m’perturber, m’ramenant un peu trop à la dernière fois où nous avons pu être proches… J’comprends plus grand-chose à (ma) la vie, quand elle pousse la provocation à frôler du bout d’son nez (ridiculement p’tit, si vous voulez mon avis. Ouais, j’tente d’penser à autre chose comme je peux, et j’vous emmerde si vous êtes pas contents !), ma joue et ma mâchoire. Depuis quand mon cœur tambourine aussi fortement contre ma maudite cage thoracique ? J’en sais fichtrement rien ! Mais cet imbécile bat tellement fort qu’j’ai l’impression qu’il « résonne » jusqu’à dans mes veines, au point qu’celles-ci semblent presque « palpiter », m’faisant redouter qu’ça influe jusqu’aux veines d’mon visage, et donc, qu’Clarke puisse « sentir » ça aussi… « Et franchement.. Comme si ça allait te déranger, d'aller la récupérer toi-même comme tu le dis si bien. Ce n'est pas comme si tu découvrait l'endroit pour la première fois. » La peste : voilà qui agite encore plus mon malheureux organe cardiaque ! ‘tention, miss Griffin, j’me fais vieux moi, dites donc ! « Ah, tu t’en rappelles ? », m’échappe, bien malgré moi. Faut dire qu’elle m’provoque, alors à la longue, bah, ça marche, sauf que j’réagis sans réellement en avoir conscience ! Maudite blonde ! Pis, vu son p’tit air, franchement fier d’elle, j’pouvais pas laisser passer ça sans réagir. Alors ouais, j’peux pas cacher qu’y’ait de l’amertume dans ma voix, quand l’interrogation cingle l’atmosphère. Que voulez-vous ? J’suis trop las pour l’cacher, plus encore à l’approche d’un gros voyage, qui, mine de rien, m’met pas mal la pression. Car j’ai beau n’pas avoir un rôle plus important qu’les autres (et d’toute façon, j’en voudrais pas !), les Gardes ayant terminés leur formation, dans c’groupe, y’en a pas des masses non plus… Alors même si j’veux pas un rôle particulier, forcément, pour c’qui est d’assurer la protection du camp, et là, en l’occurrence, de l’équipe qui voyagera, c’est forcément pour ma pomme. Afin d’éviter que ça n’parte en gros n’importe quoi dans l’camp, d’ailleurs, j’ai donné quelques directives, à certaines personnes, tout en leur ressassant l’intérêt d’conserver les tours de gardes…. Et pour l’escadron qui prend la route demain, bah, naturellement, c’est moi qui vais être à la tête d’l’aspect « sécurité »… Donc, ouais, niveau pression sur les épaules, j’en ai désormais deux fois plus. Et si j’donne l’impression qu’je stresse pas l’moins du monde, dans la réalité, c’est très loin d’être le cas. Par chance, j’me laisse naturellement peu dominer par le stress, et j’ai peu étoffer cela durant mes études d’Garde, mais malgré tout : le stress est toujours là. Y’a pas qu’ma vie, qui soit possiblement en jeu, là, mais celles de l’ensemble des gens du camp (et d’une certaine façon, celle d’ma frangine et d’son propre camp…) ! Vivement qu’on soit tous au même endroit, j’devrai parvenir à dormir un peu mieux, étant désormais réuni avec O ! Même si l’sommeil purement reposant, j’doute d’pouvoir le connaître un jour…. Bref, tout ça pour dire que j’suis fatigué, et que j’le serai pour un long moment encore. Et qui dit fatigue + jeu à la con avec une blondinette, dit un Bell qu’a une patience qui s’fait la malle, face à la blondinette nommée précédemment, bien trop lassé d’ce bourbier étrange dans lequel on s’trouve depuis un moment… Y’a un peu d’colère, dans l’regard que j’lui balance, comme une soudaine envie d’lui faire ravaler le p’tit sourire provocateur qu’elle ose m’envoyer à la gueule. Faut que j’lui dise dans quelle langue qu’j’ai sincèrement pas envie d’jouer, putain ? « Puis, juste comme ça.. Je n'ai pas plus envie de jouer que toi. Ça doit t'arranger, au final. Tu dois être trop occupé à jouer avec Mara. » Elle est con, ou juste méga douée pour faire semblant ? Elle prétend n’plus vouloir jouer, elle aussi, et pourtant, on dirait bien qu’elle continue à jouer… Tout comme elle continue à parler d’Mara. Non mais sérieusement, ça devient usant. Là, j’crois qu’mon regard devient plus qu’assassin. « Maintenant, si tu permets.. J'aimerai bien finir avant qu'la nuit tombe. », termine-t-elle en tentant d’me repousser, d’ses mains posées sur mon torse, m’collant par la même, la maudite brosse encore trempée, sur moi. « Tu m’emmerdes, Griffin… » que j’souffle, attrapant ses mains entre les miennes, pour écarter et les virer d’là. Une fois cela fait, j’libère ses poignets, pour aussitôt river ma main gauche sur sa hanche, et la droite, derrière son cou, pour finir par l’embrasser. Sans la moindre once de douceur. Non, là, c’baiser, c’est purement la suite logique d’notre prise de tête, la « prolongation » plus charnelle d’un « combat » qui n’a été qu’oral pour l’instant. Evidemment, au début, l’apprentie doc’ tente de m’repousser, et est très loin d’me rendre ce baiser. Mais, finalement, au bout d’quelques secondes – à croire qu’j’gagne cette bataille – elle arrête ses conneries. De là, l’baiser s’approfondi, devenant moins « conflictuel », bien qu’y’ait toujours des échos d’tensions. Si on s’interrompt, c’est ni du fait d’elle, ni du mieux, mais à cause du besoin naturel d’l’être humain à respirer. « T’parles beaucoup trop. », qu’j’lui fais remarquer, à bout d’souffler, l’regard ancré dans l’sien, les mains toujours collées sur elle, l’goût d’ses lèvres toujours bien trop présent sur mes lèvres, et en même temps, paradoxalement, bien trop peu pour m’convenir réellement. D’ma main, toujours sur sa nuque, j’trace quelques cercles distraits, n’faisant pas véritablement attention à c’que j’fais. « Surtout d’Mara… » qu’j’ajoute, mon ton redevenant plus dur qu’il n’a pu l’être précédemment. N’croyez pas qu’mon coup d’tête – fruit d’mon envie d’la faire taire une fois pour toute, comme d’la longue frustration cumulée ces derniers jours – m’a fait oublier la raison d’ma présence ici ! Pour preuve : au cours d’ce baiser, du moins, au début – car par la suite, mon cerveau a très étrangement disjoncté ! – j’ai profité d’la surprise d’la Phonicienne, pour récupérer la radio. D’ailleurs, depuis la fin d’notre baiser, j’ai pas perdu d’temps, et ait foutu la radio, dans ma poche, imitant la blonde bloquée entre un arbre et ma personne. « J’vais finir par croire qu’tu connais pas le concept de « sex-friends »… », avancé-je, fronçant les sourcils, tandis qu’ma main, une fois la radio en place, ne s’gêne pas pour retourner à la place qu’elle occupait précédemment sur l’corps d’la Griffin, « … ou qu’t’es jalouse…. », enchaîné-je, plus sûr de c’que j’prétends en apparence qu’en réalité (bah ouais : elle a un mec, et elle a indéniablement choisie d’poursuivre avec lui, que d’voir c’que pouvait bien signifier la nuit qu’on a récemment passés ensemble…). « Merci pour la radio. », soufflé-je, approchant d’nouveau mon visage vers celui d’la blonde, laissant ouvertement à entendre que j’pourrais hypothétiquement l’embrasser une fois d’plus… Sauf que non… J’frôle ses lèvres, oui, mais j’dérive  vers sa joue, que j’frôle également du bout d’mes lèvres, ponctuant mon « avancée » en murmurant « J’resterais bien pour papoter, mais… » pour finir vers son oreille et conclure d’un « J’ai plus envie d’jouer ! », insistant bien sur ces derniers mots. Qu’la jeune femme comprenne que j’fais sincèrement pas allusion à nos incessantes prises de bec, mais à nos multiples dérapages. Ne m’demandez pas pourquoi j’me suis laissé aller à dire ça, pas plus qu’il n’faut réfléchir à c’qui m’a poussé à lui préciser la nature d’mon lien avec Mara. Bon, j’l’ai fait partiellement, car j’ai pas non plus envie d’lui dire à quel point je n’fais ça qu’par envie d’me punir par rapport à Elizabeth et faire ainsi ressortir la culpabilité qu’j’éprouve face à l’abandon auquel j’ai l’impression d’l’avoir soumise… J’suis pas encore prêt à prendre conscience d’la nature exacte des sentiments qu’j’éprouve pour la jeune doc’, j’suis encore plus loin d’être prêt à lui à lui faire savoir à quel point j’peux être tordu et limite maso… Bon, ma phrase a aussi pour but d’indiquer qu’j’tiens pas à traîner plus longtemps dans les parages… « On s’voit à mon retour… », dis-je avec force et conviction, m’éloignant quelque peu d’elle, juste assez pour ôter l’bracelet qu’elle m’a donné, sur l’Arche, y’a pas si longtemps qu’ça… « En attendant, j’te confie ça… », commenté-je, attrapant un d’ses bras, pour lui mettre le bracelet. « ‘tention, c’est qu’un prêt ! J’compte bien l’récupérer quand on reviendra pour tous migrer dans l’autre camp… » Voyez l’talent dont j’peux faire preuve, pour lui faire comprendre, à demi-mots, que j’ferai parti d’l’expédition de « jumelage », donc, que j’viendrai la chercher elle aussi. J’assume pas sincèrement c’que j’viens d’dire, mon regard préfère s’focaliser sur l’bracelet qui trône d’nouveau sur son poignet, qu’affronter son regard, et l’éventuelle compréhension qui pourrait l’faire briller, suite à c’que j’viens d’déclarer… « T’ferais mieux d’retourner à c’que t’étais en train d’faire… », terminé-je, d’un nouveau soupir. Faut dire qu’j’ai enchaîné mon discours quasiment d’une traite, depuis ma prise de paroles. Et il n’y a bien qu’là que j’ancre d’nouveau mes yeux dans les siens. « Juste… Avant d’partir…. J’ai un service à t’demander… » J’viens d’y penser à l’instant, pour être tout à fait franc. J’attends toutefois son feu vert, avant d’enchaîner, avant d’lui demander d’veiller sur Charlotte pour moi, durant mon absence. Et ouais, p’têtre que j’en profite, pour prolonger un peu l’moment qu’on partage, et qui sera l’dernier, avant plusieurs jours. Et même là, on va clairement pas pouvoir s’retrouver vraiment « seuls », vu qu’on finira par rejoindre l’autre camp….

 
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Would you help me to find a new way? Would you guide me through all this again? Don't let me slip away, I need you here 'till the very end so stay here with me. There's so much love in you're smile when I look at your face and I'm here to stay. You're my escape so tell me you'll be right here with me. Hearing your voice is like hearing an angel sing through the good and bad and all in between. You're the one I want and the one I need. I won't make you turn away. So come with me and never look back. After all that we've been through you are still by my side and I'm grateful you're there and I, I love you.
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[23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] Vide
MessageSujet: Re: [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] EmptyMer 4 Déc - 12:55

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What if we rewrite the stars?
Say you were made to be mine.
Nothing could keep us apart.

We might not be the ones to change the world. We might not belong to the few that “put a ding in the universe”. We might not be something the whole world would celebrate. But... In the little corners that we live; in the lives that we’ve played a part in, we should be nothing but unforgettable.

I'm not perfect. I'll annoy you, piss you off. Make you angry. Say stupid things, then take it all back. But put that all aside and I'm sure you will see, you'll never find a girl that cares and loves you more than me. Before I go to sleep, I stop and think what it would be like If I talked to you about last night..


Je ne le cache pas. Ou plutôt, j'essaie de me convaincre que ce n'est pourtant pas le cas. Mais.. Ça m'inquiète, un peu -beaucoup ?- que notre groupe se retrouve scindé en deux. Que certains vont s'éloigner plus qu'ils ne l'ont faits jusqu'à présent pour rejoindre l'autre campement. Ils ne savent pas ce sur quoi ils vont tomber. Ils ne savent pas ce qui les attendent en chemin. Et oui, ça m'angoisse. Pas seulement parce que le Blake est de la partie. Oh, non. Surtout que là, pour le moment, je suis toujours en plein voilage de face au sujet de ce qui peut bien me lier à lui. On ne sait pas pour combien de temps ils vont partir. D'après les estimations des « doués de la carte », ils en ont déjà pour plusieurs jours de marche. S'ils arrivent à trouver, de suite, le bon chemin. Ils ne sont pas à l'abri de nombreux détours incontournables, rien qu'avec le relief des environs qui n'est pas forcément le plus simple pour une telle expédition. On ne sait pas non plus combien de temps ils resteront là-bas. On ne sait pas plus quand ils pourraient reprendre la route jusqu'ici. Pas plus qu'on ne peut pas prévoir les nouveaux imprévus pour ce chemin du retour. Tout est trop flou. Et c'est précisément l'une des choses que je déteste le plus. Ne pas avoir cette sensation de contrôle et n'être soumise qu'aux aléas d'une vie imprévisible. Franchement, est-ce qu'on peut vraiment m'en vouloir d'avoir directement dis que prévoir ce groupe d' « éclaireurs » vers l'autre camp était une idée lumineuse. On aurait du attendre un peu. Que tout le monde soit en état de lever le camp. Tous ensemble. Et ne pas aller à s'éparpiller dans tous les sens, tout en prenant le gros risque de multiplier les mauvaises surprises pour ces allers-retours qui n'ont aucun sens à mes yeux. Et ça, en plus du fait qu'ici, on n'aura aucune radio. Aucun moyen d'avoir des nouvelles de l'autre camp et encore moins de ceux qui ont quitté notre refuge pour les rejoindre. Comment on saura s'ils sont bien arrivés, hein ? On sera censé le deviner en interprétant les formes des nuages ? Dingue de se dire que ce ne sont même pas eux qui auront de gros ennuis..

Heureusement, ce n'est pas encore à l'ordre du jour. Là, pour l'heure, j'avoue être plus occupée à ramener un sujet sur le tapis qui m'énerve un peu. Ne me demandez pas pourquoi par contre. Je vous dirai simplement que cette fameuse Mara ne va juste pas du tout avec le Blake. C'est tout. Donc, j'ai bien le droit de le dire, non ? Genre, vraiment pas, en plus. Et non, ça ne sous-entend encore moins que je connais quelqu'un qui pourrait, éventuellement, tenir le rôle avec brio. Non, du tout. Et franchement, je ne suis pas débile bien que blonde : ce n'est pas un hasard si elle s'est portée volontaire pour aller avec eux. Désolée de vous décevoir, ce n'est absolument pas de la jalousie. Quoique. Bref. J'aurai peut-être du éviter d'évoquer l'infirmière, vu l'énergie que le Blake a déployé, d'un coup, alors que je finis littéralement entre lui et un arbre. A quoi il joue, sérieux ? J'ai encore du boulot à faire.. Tout ça pour une radio. Que j'allais bien remettre à charger une fois ces foutus tissus médicaux, bandages et autres à nouveau propres. Clairement, je pourrai le redire, mais je ne l'oblige à rien contrairement à ce que lui, il exige de moi. Alors, ouais. S'il veut cette radio, il est assez grand pour la chercher tout seul. L'entendre soupirer comme ça ne fait qu'attiser ce qui gronde en moi. Cette foule d'angoisse qui me monte tellement à la tête que j'en deviens insupportable. Mais, n'est pas têtue qui veut. « Rends-la moi toute seule, ça arrangera tout l’monde ! » Pour seule réponse, je ne fais que secouer la tête de gauche à droite. Ça n'arrangera pas tout le monde. Parce que mes « problèmes » seront toujours là. Pas de contact avec l'Arche possible avant une éternité, pas plus qu'on en aura avec son groupe qui va partir du camp d'ici une poignée d'heures seulement. Est-ce que j'ai l'espoir de retarder leur départ d'une journée ou plus ? Peut-être bien. Mais, je ne pense même pas réellement à ça. Puis, dans une position comme la mienne actuellement, je n'ai pas d'autres choix que de le pousser à me lâcher un peu. Ce que je sais peine perdue tant lui aussi est borné. Là, ni lui ni moi ne voulons capituler, on peut encore y être demain, comme ça, à se prendre la tête pour cette foutue radio. Est-ce que j'ai aussi cette peur d'imaginer que le Blake ne reviendra pas une fois sa sœur retrouvée ? Qu'il partira avec elle bien avant l'arrivée de l'Arche sur Terre, comme je l'ai entendu dire à de nombreuses fois ? Contacter ma mère n'est peut-être qu'une sorte d'excuse tant je sais au fond de moi, que je n'y arriverai pas dans les toutes prochaines heures. Peut-être que mon refus de rendre cette radio est aussi lié à autre chose ? Allez savoir.. Surtout qu'une petite partie de moi n'arrive pas à s'empêcher de se demander si sans cette histoire de radio, Bellamy pouvait prendre un peu de temps pour moi avant de, qui sait, partir loin. J'en sais rien. De toute façon, dans ma tête, plus rien n'est cohérent. Surtout pas depuis cette fameuse soirée. « Ah, tu t’en rappelles ? » Face à sa question, je le regarde simplement, plissant les yeux tout en me demandant s'il est sérieux. Il croit quoi ? « Visiblement, toi aussi.. » Je sais, répartie hautement ridicule pour le coup. Mais, je n'ai rien trouvé de mieux sur le coup. Et vu la tête qu'il tire, j'ai peut-être tapé au bon endroit. Alors, ouais, je suis assez fière de moi surtout lorsque son regard trahi une sorte d'énervement qui est assez contradictoire avec le trouble qui l'envahi. Alors, Blake, on perd pied ? Comme je lui ai pourtant bien répété juste avant, moi aussi, j'en ai marre de jouer. Voilà pourquoi j'ai envie de me dégager de là et finir ce que j'ai commencé et ce pourquoi je suis aux abords de ce cours d'eau. Sauf que.. « Tu m’emmerdes, Griffin… » Assez étrangement, ces quelques mots m'arrachent un sourire au coin des lèvres. Sauf qu'il ne dure vraiment pas longtemps puisqu'il disparaît sans crier gare lorsque le Blake attrape mes mains. Là, les rôles se retrouvent quelque peu inversés, et je n'aime pas vraiment ça. C'est au tour de mon palpitant, à moi, de me trahir sans remord. Quel idiot. Pourquoi s'emporte-t-il comme ça, hein ? Et j'en fais quoi, moi, de mes mains, alors que celle de Bellamy s'échouent contre moi. Pire encore, lorsque ses lèvres s'écrasent sur les miennes. Je le sens qui s'active à récupérer cette radio. Mais, je ne cherche même pas à l'en empêcher. Je lui ai dis que s'il la voulait vraiment, il n'avait qu'à la chercher après tout. Là, il sait ce qu'il veut, même si je ne sais absolument pas si la façon avec laquelle il opère n'est pas qu'une vulgaire diversion. Et puis même, je pourrai simplement gueuler pour que quelqu'un vienne et me libère de l'emprise du Blake. Non. Ce n'est pas ce que je veux, là, maintenant. Intérieurement, j'espère même que personne ne finisse par venir jusqu'ici. Quand ce baiser devient un peu plus en douceur, j'avance l'une de mes mains jusqu'à sa joue pour qu'elle puisse s'y poser un peu. Il n'y a que lorsqu'il prend fin que j'en viens à remettre l'une des mèches rebelles de Bellamy plus en arrière, n'hésitant pas vraiment à frôler son front du bout de mes doigts avant qu'ils ne dévalent l'un de ses bras pour s'y poser, surtout sous son regard d'alors. « T’parles beaucoup trop. » Voilà une remarque qui m'arrache un léger sourire, alors que j'appuie calmement ma tête contre l'arbre derrière moi, en veillant à ne pas écraser la main du Blake, quand même. Après tout, il n'est pas le premier à me dire ça. Même si, évidemment, la situation est toute autre que celles que j'ai pu partager avec d'autres personnes ayant pu me qualifier de grande bavarde. « Surtout d’Mara… » Quoique, je pourrai le priver de l'usage de sa main, toujours contre ma nuque, vous ne pensez pas ? Pourquoi, là, maintenant, c'est lui qui parle d'elle ? Ma mâchoire se crispe quelque peu, ne comprenant même pas moi-même pourquoi j'ai pu parler de cette nana. Enfin, si, j'en connais la raison, mais quand même. « J’vais finir par croire qu’tu connais pas le concept de « sex-friends »… » Incapable de lui répondre face à cette pseudo-attaque, me voilà à le regarder, les yeux plissés et la bouche entrouverte. Il me prend vraiment pour une débile ? Et c'est bien ce « concept » qui me déplaît. Étrangement. « … ou qu’t’es jalouse…. » Bon, là, par contre, mes yeux passent de l'énervement à la surprise. Moi ? Jalouse ? Bah voyons.. Hum. Puis bon, l'entendre me confronter à ma jalousie m'amène forcément à détourner le regard, sans doute par crainte qu'il arrive à en déceler une sorte de confirmation à son hypothèse. Pourtant, détourner ainsi mon attention de lui n'est pas franchement la meilleure façon de lui prouver qu'il se plante lamentablement. Passons. « Merci pour la radio. » J'avoue y croire. J'avoue espérer qu'il m'embrasse encore, alors que son visage se rapproche dangereusement du mien. Même mon petit cœur y croit, et recommence à s'agiter. Mais, non. Bien entendu que non. Est-ce qu'il n'avait pas dit, juste avant, ne plus avoir envie de jouer ? Et là, il fait quoi au juste ? Ne me laissant même pas le temps d'en placer une. Blake, t'abuses.. « J’resterais bien pour papoter, mais… » Mais, j'ai du boulot. N'est-ce pas ? Qu'il est gentil d'y penser. « J’ai plus envie d’jouer ! » Moi non plus. Alors qu'il arrête d'être si proche de moi comme ça, non ? Qu'est-ce qu'il peut être chiant quand il s'y met. Il m'énerve tellement, vous n'imaginez même pas à quel point. Comprenant pourtant que je n'aurai rien de « plus », et que ce n'est sans doute pas l'idée du siècle d'aller moi-même chercher ce que j'attends pourtant, je soupire tout en roulant des yeux. « On s’voit à mon retour… » Ouais, peut-être. Ou pas, hein. Je sais très bien qu'il projette de partir de là une fois sa sœur retrouvée, donc bon. « Si tu reviens, hein.. » que je bougonne à demi-mots, alors qu'il se recule un peu. Moi, en tout cas, je commence à prendre racine au pied de cet arbre, donc je ne bouge même pas de là. Il est de bonne compagnie, lui, au moins, et ne risque pas de partir voir si la terre est plus riche ailleurs. Hey, j'avais prévenu que mon état « émotionnel » est plus qu'instable ces derniers temps et que ça me rend plus rapidement ronchon et de mauvaise humeur qu'habituellement. Peut-être aussi plus pessimiste, en fait. Un côté qui, habituellement, n'est pas pour moi. Comme quoi, mes prochaines vacances au bunker tombent quand même assez bien. Ce sera pour moi le bon moment pour me vider la tête et faire un gros tri dans tout ce qui peut méchamment me tracasser. Même si, évidemment, quelques nouveaux points stressants feront leur apparition. Mais, ouais, dans un premier temps, ça me fera le plus grand bien, me permettant ainsi de méditer et réfléchir sur bien des choses qui, inévitablement, me feront grandir intérieurement. Clarke 2.0 en vue ! « En attendant, j’te confie ça… » Surprise par ce qu'il me dit, et de voir qu'il retire le bracelet de cuir que je lui ai donné lors de notre dernière entrevue dans ma cellule, j'avoue devoir me mordre la lèvre lorsqu'il le passe à mon propre poignet. Surtout que, bon, quand moi, je lui ai donné ce bracelet, j'étais persuadée de ne plus jamais le revoir. Mon regard devenu un peu brillant passe de mon poignet à celui du Blake. Je savais bien qu'il l'avait gardé sur lui, je l'ai vu à de nombreuses fois déjà à son bras. « ‘tention, c’est qu’un prêt ! J’compte bien l’récupérer quand on reviendra pour tous migrer dans l’autre camp… » Bon, je dois avouer que l'entendre dire ça, ça ramène un léger sourire sur ma face sans doute méchamment cernée vu ma fatigue. Je me suis peut-être emballée un peu trop vite, en pensant qu'il allait déserter les camps avec sa sœur dès le moment où il va la retrouver. Même si j'ai conscience qu'il pourrait dire ça juste pour lisser cette vérité s'il y pense bien toujours. J'en sais rien. Malheureusement, je reste incapable de lire dans les pensées des gens, ce qui pourtant serait vachement utile. Sans trop réfléchir, ma main droite s'avance vers le Blake pour remettre à nouveau cette même mèche rebelle lui barrant le front un peu plus en arrière. Il ne me laisse toujours pas le temps d'en placer une, alors, j'opte pour une autre façon de m'exprimer, que voulez-vous. « T’ferais mieux d’retourner à c’que t’étais en train d’faire… » Ah, oui. Ce tas qui m'attend encore. Occupation plus que nécessaire pour avoir de quoi faire en cas de nouvelles blessures. J'en soupire à nouveau, tout en ramenant ma main à moi. « T'as raison, et j'aimerai bien finir avant qu'il ne fasse nuit. » Vaine tentative de me persuader qu'il est maintenant plus que temps de m'y remettre. Tout en lançant un regard vers ce qui m'attend encore, je baisse un peu la tête en tentant de servir au Blake un sourire pouvant prétendre à un « puis, tout va bien maintenant que t'as la radio ». « Et heureusement que ce n'est qu'un prêt. Je le prendrai assez mal si tu venais à me rendre un cadeau. Ou même le donner à quelqu'un d'autre. » Genre, je ne sais pas. Mais, Mara, par exemple ? Ouais, non, vraiment, je le prendrai assez mal si le Blake s'amusait à lui donner ce bracelet. Franchement. « Juste… Avant d’partir…. J’ai un service à t’demander… » qu'il me lance alors. Des mots auxquels je ne m'attendais pas, pour être honnête. Penchant la tête de côté, je me demande bien de quoi il veut bien parler. Il n'y a pourtant pas à réfléchir des années entières pour avoir une idée à ce sujet. « Si c'est au sujet de Charlotte.. » Et oui, je sais très bien qu'il est la personne à charge de cette demoiselle suite aux vols de médicaments. Beaucoup d'autres souhaitaient qu'elle ait une punition à la hauteur de son « crime », mais grâce au Blake, elle a pu échapper à la folie de certains. Sauf qu'avec son départ, elle serait aux prises avec ces autres qui pourraient facilement profiter de son absence pour la pousser à bout. Bellamy sait très bien que j'étais de son côté lorsqu'on a réussi à savoir qui allait piquer dans les réserves. Et même si ça ne facilitait pas mon boulot -en plus des accusations qu'on m'avait porté vu la facilité avec laquelle j'avais accès aux stocks, j'étais un peu la coupable idéale pour certains-, lui infliger une peine de dingue n'était vraiment pas une bonne solution. Alors, il doit sans doute bien savoir que je serai capable de prendre le relais. Puis bon, je le connais, le Blake. Il ne partirait pas de là sans être sûr que rien n'arrivera à Charlotte. Pas après qu'il lui ait promis de veiller sur elle. « Je garderai un œil sur elle. » que j'ajoute, haussant doucement les épaules. De toute façon, sur la question de veiller sur les autres, le Blake et moi, on est pareil je crois bien. Pas pour rien qu'on a hérité de nos petits surnoms que certains s'amusent à nous donner. « Essaie juste de passer un peu de temps avec elle, avant de partir. » Il ne faut pas être débile pour savoir qu'elle tient au Blake. Qu'elle a sans doute la même crainte que moi, à savoir : qu'il ne reviendra pas, même si pour ma part, avec ce « passage » de bracelet, j'avoue être un peu rassurée. Consciente aussi qu'il cherchera à venir le récupérer. Ce qui me calme un peu, étrangement. Qu'il lui fasse bien comprendre, aussi, qu'elle ne doit pas chercher à le rejoindre. Même si je vais la surveiller de loin, je ne pourrai pas l'avoir constamment en visu, et donc m'assurer qu'elle ne parte pas en vadrouille sans prévenir. Elle en serait encore capable.. Ce qui m'angoisserait pour de bon, du coup ! Mais, n'y pensons pas. Charlotte n'est pas quelqu'un de mauvais de toute façon. Comme je ne sais pas si on va pouvoir se parler encore vraiment, avant le départ de ce petit groupe, je ne tarde pas trop à ajouter ce petit « Moi aussi, j'ai quelque chose à te demander.. » Croisant son regard, je m'amuse à tapoter doucement son torse de la paume de ma main droite. « C'est inutile de te dire de faire attention aux autres, parce que tu le feras quoiqu'il arrive. Mais, ne t'oublie juste pas. » Sois prudent en fait, tout simplement. Baissant le regard sur ces belles paroles vers mes chaussures -elles sont trop canons ! Quoiqu'un peu boueuses..-, je finis simplement par vouloir contourner le Blake dans l'idée de me remettre à ma tâche du jour. Comme dit, j'ai encore de quoi faire. Et surtout, de quoi cogiter.. Sauf qu'au dernier moment, je me fige face à lui, mon regard presque hypnotisé par ses lèvres. Qu'il m'a frustré peu avant.. Me mordant les miennes, mon visage finit par combler le peu de distance avec le sien. Nos lèvres se touchent presque, mais pour me « venger » de ce qu'il a pu faire juste avant, voilà que mon index droit se fait une place entre. C'est une torture que je m'inflige aussi, ceci dit en passant, mais je fais de mon mieux pour ne rien laisser transparaître. Chose assez compliquée, vous imaginez bien. Nos lèvres ne sont plus que séparer par ma main rebelle, qui n'est là que pour lui prouver que moi aussi, je n'ai juste plus envie de jouer. Fermant les yeux, je finis par déposer un baiser au coin de ses lèvres qui traîne un peu trop pour être aussi platonique qu'il le prétend. Rien ne l'est entre nous, c'est comme ça. « Fais gaffe où tu mettras les pieds. Je ne serai pas là pour te sauver.. » Sous-entendu : je n'ai pas envie que Mara se charge de le soigner. Même si, évidemment, si tel devait être le cas, je préfère qu'elle soit avec eux plutôt qu'il ne se vide de son sang. Évidemment. Sauf qu'à choisir, je n'ai juste pas envie qu'ils passent un tel moment ensemble. Oui, en fait, peut-être que je le suis, légèrement, jalouse.

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[23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] Vide
MessageSujet: Re: [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] [23/05/82] What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart. [...] EmptyLun 3 Fév - 18:37

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What if we rewrite the stars? Say you were made to be mine. Nothing could keep us apart : You'll be the one I was meant to find. It's up to you & it's up to me, no one could say what we get to be - BELLARKE
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"L'inconvénient d'avoir goûté au bonheur absolu, c'est que cette expérience agit comme une drogue, un aperçu de paradis, qui vous rend affreusement accro. Après un tel moment, rien ne peut plus être pareil, tout est gris en comparaison. Le monde devient terne, vide, dénué d'intérêt." Forbidden (Tabitha Suzuma)


Les choses ont un peu dérapées, j’crois bien. Libre à vous d’me croire ou pas, mais en venant ici, j’avais franchement pas prévu d’finir par rouler un patin à la blondinette ! C’est pas très dérangeant, comme événement imprévu, mais c’est surprenant. Et ça a d’quoi m’couper quelque peu l’souffle, j’le cache pas ! Et les p’tits gestes tendres d’la Griffin n’aide pas mon organe vital à cesser de s’emballer tel un demeuré, au contraire même ! Ceci dit, j’suis pas mieux, même ma main qui s’retrouve entre son crâne et l’arbre, continue à vivoter doucement à l’arrière d’sa tête blonde. La radio désormais dans ma poche, j’enchaîne avec quelques paroles, montrant qu’le retour à la normale est d’mise, en dépit d’notre proximité toujours existante. Que j’prenne la peine d’parler d’nouveau d’l’infirmière avec laquelle j’ai eu, jusqu’à il y a peu encore !, pour habitude, de partager quelques nuits, n’est pas sans raison. J’ai bien remarqué qu’ça intriguait la blondinette, tout à l’heure. Et j’dois admettre que ça m’interloque, la fixette qu’elle peut bien faire sur la Casper ! Aies-je envie d’l’entendre admettre qu’elle puisse être jalouse ? P’têtre bien. Au moins, j’saurai c’qu’elle pense et veut. Ouais, c’est assez con, quand même : là, j’aurai été prêt à tenter quelque chose avec elle. Au moins à assumer qu’ouais, y’a un truc qui fait qu’on passe du temps à s’chercher l’un l’autre, à défaut d’être en mesure d’avouer que j’puisse ressentir quelque chose pour elle. Bon, en soit, admettre qu’elle m’plaise, vouloir qu’elle confesse être jalouse et déclarer en retour qu’j’en ai marre d’jouer au chat et à la souris avec elle, ça n’aurait pas été insignifiant non plus. Pas quand on connait mon passif. J’ai p’têtre la réputation – complètement erronée ! – d’être un Don Juan, dans la réalité, j’suis loin d’être l’genre de mec à enchaîner les conquêtes, bien au contraire. Tout autant qu’j’suis pas celui qui prétend tenir à une nana juste pour la (re)glisser dans son lit. J’ai eu qu’une copine, et elle a été la seule à qui j’ai dit, à maintes reprises, tenir. On pourrait m’opposer Mara, mais elle, c’est différent. Comme j’l’ai expliqué à Clarke, avec l’infirmière à part une relation purement charnelle, entre nous, y’a juste l’souvenir d’Elizabeth et comment on gère sa disparition l’un et l’autre. Soit une grande part de dégoût envers moi-même, en c’qui m’concerne, et qui m’pousse à aller la retrouver. Mais même aujourd’hui, j’suis déjà bien conscient qu’y’a une grande différence entre c’qui m’attire chez Mara, et c’qui m’attire chez Clarke. Alors, p’têtre que si à ce moment précis, la blondinette comme moi, on avait décidé d’jouer carte sur table, l’issue d’notre entrevue aurait pu être tout autre, bien qu’les éléments compliqués existant entre nous, n’auraient clairement pas disparus pour autant ! Mais nous sommes tous deux des têtes de cochon, incapable d’comprendre l’autre, et d’se comprendre individuellement… « Si tu reviens, hein.. » Voici une autre belle preuve d’notre incapacité à déchiffrer les propos d’’autre. Pour ma part, j’entends juste un gros manque d’confiance d’la blondinette en mes capacités à rejoindre l’autre groupe sain et sauf, ou alors juste une preuve qu’elle pense vraiment que j’pourrai rester bien sagement avec les autres, sans m’bouger l’cul pour venir récupérer Charlotte. La Griffin a-t-elle été là quand j’ai fait savoir à tous qu’la gosse était sous ma protection ? M’a-t-elle véritablement vu agir avec l’orpheline ? Nan, car j’en doute, avec son insinuation hein ! Oui, j’sais, j’ai clamé partout qu’j’voulais retrouver ma frangine et qu’quand ça sera fait, j’partirai avec elle. Car même si avec Murphy, et quelques autres, on a tenté d’convaincre des gens d’virer leur putain d’bracelet, j’savais bien qu’ça servirait pas à grand-chose, en réalité. A moins qu’l’autre moitié d’la navette n’ait perdu la vie durant l’atterrissage, ou un peu plus tard, les relevés qu’l’Arche recevaient à cette époque, leur auraient fait savoir qu’la Terre était viable…. Ils en auraient juste déduit qu’il y avait effectivement eu quelques pertes lors de l’arrivée, et p’têtre d’autres durant les jours qu’ont suivi (c’qui a été l’cas). Pour les autres, ils ont pu s’dire que quelques prisonniers avaient mal supportés l’air terrestre, ou fait une allergie quelconque, loin d’se douter qu’c’était surtout un élan d’rébellion qui avaient poussés ces jeunes à retirer leur bracelet. Tout ça pour dire que j’me suis jamais fait d’illusions : la Colonie n’avait pas la moindre chance d’tomber dans l’panneau et d’croire que la Terre pouvait être un danger pour l’Homme. On a mis du temps à convaincre quelques délinquants, d’se séparer d’leur bracelet, et on a fini par n’plus en trouver à rallier notre cause. Alors même si on avait mis plus de temps à réparer les radios pour joindre l’Espace et leur faire savoir qu’la vie sur Terre était possible, j’doute sincèrement qu’ils seraient tombés dans l’panneau. Ou alors, ils s’seraient dit qu’entre tous crever sur l’Arche, et espérer qu’certains s’en tirent bien sur Terre, l’mieux était d’tenter d’contribuer à la survie d’l’espèce en voyageant jusqu’à la planète bleue… A leur place, j’aurai envisagé les choses comme ça, du moins… Donc, ouais, clairement, pour un mec qui comme moi, a passé son temps à faire savoir à quel point son mépris pour l’Conseil était réel, ça s’comprend. La suite logique à laquelle on peut penser, maintenant qu’les chances d’contacter l’Arche sont renforcées par les retrouvailles avec l’autre camp, c’est que mon départ approche. Sauf que… C’est foutrement mal m’connaître, puisque y’a Charlotte. Et qu’j’ai quand même juste promis à la gosse que j’veillerais sur elle, au moins l’temps que les choses s’tassent réellement, après l’affaire des vols de médoc’. C’qui, rappelons-le, est loin d’être le cas, car ça n’fait qu’une dizaine de jours qu’on a découvert qui se servait dans les réserves. Et même si nos journées sont bien occupées depuis qu’on est sur Terre – bien plus qu’elles n’pouvaient l’être même pour certains, quand ils étaient sur l’Arche ! – ça n’est pas suffisant pour qu’les gens aient oubliés c’que la ch’tiote a bien pu faire… C’est que certains ont la rancune bien tenace, vous comprenez ! Sachant ça, j’peux pas partir de suite, même si c’est pas l’envie qui manque ! Déjà qu’en toute franchise, j’sais pas trop comment j’vais faire avec Octavia, si j’vais vraiment lui imposer d’se barrer avec moi ou non, alors qu’pour la toute première fois d’sa vie, bah… elle vit… C’est après moi qu’le Conseil doit en vouloir, pas après Octavia. Même si ça, ça reste une possibilité. Comment pourrais-je penser autrement, alors qu’ce tas d’fumiers a quand même juste vraiment osé envoyer des gamins a une mort très probable sur une Terre très possiblement merdique ? Et qu’y’a tellement de pourritures au sein d’cette Colonie de crevards, qu’il serait parfaitement envisageable pour eux d’imaginer s’servir d’ma p’tite sœur pour m’atteindre…. Bref, tant d’choses qui font qu’si j’ai toujours l’envie d’être loin quand l’Arche s’sera posée sur Terre, j’sais pas quand j’le ferai, ni même si ma soeurette sera du voyage ou non et si y’aura ou pas Charlotte. J’sais juste que ça sera pas « tout d’suite », qu’avant ça, j’tiens à m’assurer qu’les deux iront bien. Même sans moi. Tout ce long monologue donc, juste pour dire à quel point la Griffin et moi, on est bien loin d’se comprendre et d’se connaître.

C’sans doute l’incompréhension qui nous lie, qu’a agit comme une douche froide sur moi. D’une certaine façon, on peut dire. A croire qu’une p’tite partie consciente d’moi, s’interroge, et contribue à m’faire douter. Sur quoi ? Bah, tout simplement sur c’qu’elle pourrait – bien éventuellement ! – m’trouver, et sur nos chances d’vraiment s’comprendre mutuellement. On vient clairement d’deux mondes différents, d’où est-ce qu’ils pourraient s’croiser suffisamment longtemps pour qu’une lueur d’compréhension mutuelle vienne nous rassembler, au moins l’bref temps nécessaire à c’qu’on réalise qu’hypothétiquement, on a des points communs… ? A mes yeux, ça n’fait qu’prouver qu’on a rien en commun, et justifier l’fiasco qui nous entoure à chaque pas qu’on réussi à faire l’un vers l’autre. Donc, p’têtre qu’c’est pas plus mal qu’elle soit retournée auprès d’son sage p’tit mec, ou qu’elle n’ait pas réagit plus ouvertement quand j’l’ai « accusé » d’jalousie ! L’attirance qu’on ressent l’un pour l’autre restera au stade d’attirance. Tout stagnera, à compter du moment où j’prendrais la route, avec d’autres, pour retrouver la seconde moitié d’la navette.  Un peu d’distance entre nous deux ne nous fera pas d’mal, au contraire, ça nous remettra les idées en place. Ouais, en c’moment précis, j’me dis qu’c’est pas plus mal, tout ça. Et j’enterre encore plus c’que j’peux bien avoir ressenti, éprouver pour elle. Autant dire qu’ça va pas m’aider durant les semaines à venir, pour ouvrir les yeux, mais c’est comme ça. En dépit d’cet enfouissement d’sentiments, une partie d’moi m’pousse à lui confier l’bracelet qu’elle m’a offert, lors d’notre dernière entrevue, dans sa cellule d’prison. Bordel, j’ai l’impression qu’ça remonte à des années, alors qu’même pas ! Ca peut paraître con, et j’cache pas que ça l’est très certainement, mais c’est un moyen pour moi d’lui faire comprendre que NON, j’vais pas m’tirer une fois à Trikru. Pas alors qu’notre camp n’a pas fusionné avec son double, et qu’ainsi, les délinquants soient tous réunis, dans un endroit où l’Climat est pas presque nettement pire que la Nature ! M’serais-je trompé en m’disant qu’elle avait su voir au travers des apparences que j’projette et réaliser qu’j’étais pas aussi égoïste que certains s’plaisaient bien à l’croire ? Curieusement, mon cœur s’remet à palpiter furieusement, tandis que j’lui noue l’bracelet autour du poignet, et qu’elle semble décider à s’improviser coiffeuse avec ma folle tignasse. Allez, on reprend contenance et on rappelle qu’il est nécessaire d’retourner à la routine du quotidien. Ca a l’air d’tenter autant la blonde que moi, puisque celle-ci s’met à soupirer tout en cessant de s’amuser avec mes tifs. « T'as raison, et j'aimerai bien finir avant qu'il ne fasse nuit. » J’me contente de répondre d’un simple hochement d’tête, approuvant ses dires. Mieux vaut qu’tout l’camp soit rentré avant qu’le manteau d’la nuit n’ait fait son apparition dans l’ciel. Et p’têtre plus encore Clarke, qu’est la seule à même d’soigner les éventuelles blessures (et on sait tous que c’est légion, sur Terre, et qu’ça peut arriver en un rien d’temps !). Bon, OK, j’veux bien l’admettre, mais juste ici : c’est bien possible que j’pense ça aussi vigoureusement aussi, parce que c’est elle. Et qu’s’il est vrai que j’m’inquiète pour l’ensemble des individus composant l’camp (à l’exception d’un certain Phoenicien casse-couilles !), j’éprouve p’têtre une inquiétude plus profonde pour elle. « Et heureusement que ce n'est qu'un prêt. Je le prendrai assez mal si tu venais à me rendre un cadeau. Ou même le donner à quelqu'un d'autre. » La 1ère partie d’sa réponse m’arrache un sourire bien amusé, tandis qu’la suite voit ce même sourire devenir nettement plus railleur. S’il pouvait parler, il irait carrément jusqu’à demander à la blondinette si cet ajout n’a pas été soufflé par un rien d’jalousie. Mais heureusement pour moi, un sourire n’peut pas parler. Car après tout, rien n’assure qu’elle parle de Mara, là. Elle pourrait aussi parler d’Charlotte, voire d’Octavia. Sauf que dans ces deux cas-là, l’sens n’serait pas pareil qu’si ça s’faisait avec la jeune infirmière. (Encore que, pour qu’ça ait une quelconque réelle symbolique avec la Casper, faudrait déjà qu’y’ait quelque chose d’concret avec elle !). « T’as rien dis si j’le vends, j’suppose que j’peux donc le faire ? » la vanné-je avec un plaisir non dissimulé. Mais j’redeviens bien vite sérieux, souhaitant lui demander un p’tit service. Ouais, c’est assez étonnant que moi, j’songe à lui demander un service à elle. Mais c’est vrai. Comme quoi, tout est possible ! (Et j’ai beau m’amuser à l’dire, ça, j’serai quand même foutrement surpris quand elle m’avouera vouloir vraiment tenter quelque chose avec moi, sous la Montagne ! Mais bon, les raisons d’ça sont trop nombreuses pour être énumérées par ici, et j’pense que pour ceux qui m’connaissent vraiment depuis le temps, les raisons n’sont pas inconnues !). « Si c'est au sujet de Charlotte.. » Oh, tiens donc, il semble qu’en fait si, par moment, on soit sur la même longueur d’onde. Impressionnant dites donc ! Véritablement surpris, j’écarquille les yeux, avant d’me ressaisir et d’hocher la tête à la positive. « Je garderai un œil sur elle. » D’manière bien indéchiffrable (pour moi du moins !), ma gorge se noue en entendant la Griffin m’faire savoir cela. C’est un p’tit « Merci ! » que j’lui réponds sobrement, alors qu’ma tête s’détourne de son regard dans lequel j’étais plongé depuis peu. Au lieu d’affronter l’bleu d’ses yeux, j’préfère fixer son poignet, sur lequel j’ai mis l’bracelet un peu plus tôt. C’était p’têtre pas l’idée du siècle, en fait, car c’est pas mal perturbant d’voir le bracelet d’nouveau sur elle, après qu’il ait été sur mon poignet jusqu’à il y a quelques secondes seulement. J’avoue que c’était pas nécessairement quelque chose que j’avais prévu d’faire, quand j’suis venu ici pour récupérer la radio. Mais j’avais pas non plus prévu d’l’embrasser (mais bon, si on va par là, j’avais pas non plus prévu d’finir par tomber amoureux d’elle hein !). A croire que mon aspect « impulsif » a tendance à bien s’éveiller en sa compagnie… Bref, pour en revenir au bracelet, qu’elle a momentanément récupéré, c’est une image assez perturbante, pour moi, d’autant plus avec l’ajout qu’j’ai pris la peine d’lui faire. C’est bien différent d’la fois où elle m’a donné l’bracelet. Car sur l’Arche, c’était un cadeau, un ultime cadeau d’adieu. Qu’là, c’est un genre de prêt, un truc que j’compte donc récupérer. Et d’une certaine façon, un moyen d’m’assurer qu’elle ait toujours une partie d’moi avec elle, jusqu’à ce qu’j’puisse récupérer « mon » bien. Puis, p’têtre que si on creuse un peu plus, j’aime assez l’idée qu’après avoir – forcément ! – vu ce bracelet qu’il devait connaître, à mon poignet, Zack aura la surprise d’le retrouver porté par l’apprentie doc’ ! J’aime assez d’imaginer les mille et une pensées qui parcourront son cerveau, à chaque fois qu’il posera les yeux dessus. Ouaip, j’aime assez l’idée qu’ce bracelet soit désormais associé à moi, et par beaucoup d’gens du camp, j’veux dire, car j’ai jamais tenté d’le cacher. En même temps, pourquoi l’aurais-je fais, quel intérêt aurais-je eu à faire ça ? Les questions envahiront les esprits d’un peu tout l’monde. Et p’têtre que certains s’demanderont c’que ça signifie. C’est assez marrant d’se dire que j’suis loin d’être prêt à revendiquer que j’veux la blonde, mais que j’adore l’idée qu’elle porte quelque chose qui puisse laisser à supposer qu’elle soit mienne. P’têtre que « Paradoxal » est un d’mes prénoms, allez savoir ! « Essaie juste de passer un peu de temps avec elle, avant de partir. » J’secoue la tête, comme si j’étais consterné, et j’le suis un peu, j’dois pas l’cacher. « T’crois que j’allais retrouver ma maîtresse, là, p’têtre ? C’est Charlotte que j’dois retrouver tout à l’heure ! » que j’rétorque. Autant mêler une p’tite vanne à la vérité. Car ça m’étonnerait même pas qu’elle pense que j’avais dans l’idée d’passer un peu d’temps avec Mara avant d’partir, sauf que ça, c’est pas prévu (et pas que parce qu’elle vient avec moi, ça n’aurait pas été prévu non plus si elle était restée là !). Bon, j’ai d’autres trucs à faire avant d’retrouver l’ado, mais elle sait déjà qu’ma soirée lui sera consacrée. Il faudra au moins ça pour lui remettre bien en tête qu’elle doit rester ici, et qu’on s’retrouvera d’ici à quelques jours ! Une fois encore, il est pas impossible qu’mon inconscient ait cherché à s’manifester. Comme pour apporter un autre signe qu’Mara n’est rien, à mes yeux. Certes, ça joue p’têtre pas en ma faveur, même si c’que j’partage avec la Casper n’est fondé que sur du sexe, et que l’infirmière en a parfaitement conscience et l’a même accepté ! Comme quoi, même si ouvertement, j’ai abandonné l’idée qu’y’ait plus entre Clarke et moi qu’une simple attirance qui nous pousse parfois à nous sauter dessus d’temps à autre, mon subconscient n’a pas lâché l’affaire !

D'un : « Moi aussi, j'ai quelque chose à te demander.. » elle m’retient une fois d’plus à ses côtés. Telle une gosse, elle s’amuse à tapoter sur mon torse d’la paume d’la main. Bien curieux d’savoir c’qu’elle a à m’dire, j’l’observe, tâchant d’réprimer la satisfaction que j’éprouve à grapiller quelques p’tites minutes supplémentaires à ses côtés ! « C'est inutile de te dire de faire attention aux autres, parce que tu le feras quoiqu'il arrive. Mais, ne t'oublie juste pas. » C’est un p’tit sourire, un peu amusé mais aussi un rien touché, qui étire alors mes lèvres. C’est assez rare qu’quelqu’un s’soucie d’moi, en dehors d’ma famille, ou d’Elizabeth. « T’inquiète, j’suis pas une tête brûlée ! », que j’lui réponds pour tenter d’la rassurer. Ouais, on peut en douter quand on m’connait, mais j’ai jamais pris l’moindre risque juste par envie d’me faire mousser, ni sans mesurer les risques au préalable ! Puis bon, là, mon but, c’est quand même d’parvenir à retrouver l’autre partie du groupe de délinquants, afin d’permettre une fusion de deux camps, donc, c’est pas dans mon intérêt d’faire n’importe quoi sans envisager toutes les possibilités ! Et alors que j’me dis que la conversation doit être à présent fini, voilà qu’la blondinette s’fige non loin d’moi. Mince, elle a pas encore tout dit ? Elle a vraiment si peu envie d’retourner à ses tâches pour être aussi bavarde ? Ou elle aime juste m’torturer, en fait, ça reste une possibilité, vu c’qu’elle fait. Elle ose quand même s’avancer très proche de moi, frôler mes lèvres des siennes, mais sans jamais les poser dessus hein. (Comment ça, ça m’dérangerait pas qu’elle le fasse ? J’ai jamais dit ça ! Bon, OK, juste pas là, maintenant, mais j’ai p’têtre bien pu l’laisser à croire à quelques reprises, avant ça, j’le nie pas ! Et non, j’suis pas de mauvaise foi !). En attendant, sous l’coup d’une frustration qui s’éveille en moi, j’en viens à déglutir doucement, n’sachant où poser mon regard : sur ses lèvres, ou dans ses yeux ? J’résiste déjà bien assez difficilement à l’envie d’virer la  main qu’elle a osé interposer entre nous deux pour ôter cette maudite barrière irritante entre nos lèvres, alors bon, faut pas trop m’en demander, merci ! « Fais gaffe où tu mettras les pieds. Je ne serai pas là pour te sauver.. » conclu-t-elle, alors que j’viens d’retenir mon souffle, quand enfin, elle a décidé d’bouger. A mon plus grand regret (oui oui, regret !), au lieu d’céder à l’envie qu’elle ressentait d’m’embrasser (oh, j’l’ai bien vu, déjà quand c’était moi qui jouais avec nos nerfs, un peu plus tôt !), elle continue à s’montrer fourbe. Et voici donc comment ses lèvres échouent sur ma joue, non loin d’mes lèvres, qu’directement dessus. « Attention, j’vais vraiment finir par croire qu’tu t’fais du souci pour moi. Alors que j’sais qu’c’est juste que tu flippes de t’retrouver mère célibataire pour quelques jours ! » C’est curieux, si mon ton est amusé, mes gestes sont moins dans l’amusement. Jusqu’alors, mes mains étaient collées l’long d’mon corps, pas forcément en un geste sage, mais surtout parce qu’la Griffin m’avait pris au dépourvu en s’rapprochant ainsi qu’elle l’a fait, pour mettre mes nerfs à rudes épreuves. Là, d’un coup, tandis qu’j’ai pris la parole pour lui répondre, mes mains s’sont mises à bouger d’elles-mêmes (ouais, j’ai rien à voir avec c’qu’elles ont fait, j’suis complètement innocent, merci d’me croire !). Elles ont frôlées les hanches d’la jeune femme, avant d’se poser dessus, et même aller jusqu’à s’nouer derrière sa taille. « J’peux en dire de même à ton sujet : fais gaffe à c’que tu fais, j’serai pas là pour t’venir en aide, Princesse ! », est le p’tit rappel que j’lui fais alors que j’la rapproche un peu plus de moi, nichant mon nez dans l’creux d’son cou, finissant ainsi par la gratifier d’son p’tit surnom directement dans son oreille, qu’j’ai pris soin d’dégager d’toute présence de ses cheveux dorées au préalable. Une main sur l’bas d’son dos, l’autre derrière son crâne, c’est à mon tour d’laisser mes lèvres frôler sa peau. Non pas ses lèvres, par contre, mais sa tempe jusqu’à son front. Et là, seulement, j’pose mes lèvres sur la blondinette, mais sur son front. Donc, j’contribue aussi à m’frustrer un peu plus. J’allais quand même pas lui donner la satisfaction d’l’embrasser, non mais oh ! J’reste ainsi quelques secondes, mes lèvres sur son front, avant d’pousser un soupir, pour finir par m’résoudre à la libérer d’l’étreinte de mes bras. Pour autant, j’la lâche pas complétement, du bout d’une main, j’attrape son poignet sur lequel s’trouve « mon » bracelet désormais. « D’toute façon, j’ai un truc à récupérer, alors t’es pas encore débarrassé d’moi ! », dis-je en caressant du bout du pouce, l’bracelet, laissant volontairement la pulpe d’mon doigt frôler son poignet plus que l’bijou. Un nouveau soupir, une nouvelle déglutition, un dernier regard accompagné d’un clin d’œil et d’un sourire, et enfin, j’lui tourne le dos. C’est préférable, car si j’reste, j’garantis pas qu’un dérapage n’pointe pas de nouveau l’bout d’son nez. Puis j’ai encore des trucs à faire, avant d’passer la soirée avec la p’tite Charlotte !


 
Emi Burton

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Would you help me to find a new way? Would you guide me through all this again? Don't let me slip away, I need you here 'till the very end so stay here with me. There's so much love in you're smile when I look at your face and I'm here to stay. You're my escape so tell me you'll be right here with me. Hearing your voice is like hearing an angel sing through the good and bad and all in between. You're the one I want and the one I need. I won't make you turn away. So come with me and never look back. After all that we've been through you are still by my side and I'm grateful you're there and I, I love you.
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