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Des personnages de la S5 sont jouables (Merci de ne pas prendre un perso de la série non répertorié dans les PV “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  179893249 )
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“You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”

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Ryuk
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Ryuk



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MessageSujet: “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]” “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  EmptyMer 20 Mar - 1:39

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The bond that links your true family is not one of blood, but of respect & joy in each other's life. Rarely do members of one family grow up under the same roof.


 

 
C’est en réprimant un bâillement, que je m’étire, pour atteindre le maudit réveil qui ose s’ingénier à me sortir de mon sommeil. Me tournant de l’autre côté, je cherche ainsi à grapiller quelques minutes supplémentaires, d’un sommeil amplement mérité. Il m’a fui une bonne partie de la nuit, il faut dire ! Et pas même la présence – d’habitude très réconfortante ! – de Ludna, n’a réussi à apaiser mon esprit et faciliter l’arrivée du sommeil tant attendu ! Je finis d’ailleurs par grogner, le nez niché contre ma  peluche, en entendant  mon père, une poignée de minutes plus tard, m’appeler, de l’autre côté de la porte de ma chambre. Et comme bien souvent, il m’appelle Dora, et non Théo. Il ne parvient pas à se faire à l’idée que je grandisse, et que le surnom qui a été le mien quand j’étais plus jeune, ne me convient plus ! Me hissant sur un coude, je lui fais savoir que j’arrive, dans un langage trahissant mon état d’ensommeillée, mais qu’il parvient toutefois à comprendre, car il ne m’interpelle plus !

C’est un bon quart d’heures plus tard, que j’apparais enfin dans la cuisine familiale. J’ai été faire un petit passage sous la douche, avant de m’habiller, pour finalement venir prendre mon petit-déjeuner, avec mon père. « ‘lut ! », que je souffle en m’asseyant autour de la table, après avoir pris une pomme, sur l’un des meubles. Je sais que mon père en a pris récemment, il me l’a dit, même si ça le force à me rappeler s’il reste des pommes (ou tout autres aliments que je peux affectionner !), assez régulièrement. En plus de l’obliger à ne rien déplacer sans me le dire au préalable : les joies de vivre avec quelqu’un qui a une vue des plus basses ! (Pour ne pas dire inexistante. Certains s’offusquent quand on parle de cécité !) « La lumière me pique trop les yeux, ce matin ! », est la seule petite tentative d’humour que je me permets. Car oui, au cas où vous l’auriez oublié (vous êtes drôlement forts alors !), mais je suis aveugle ! Alors en soi, ma phrase sert juste à indiquer que ma nuit n’a pas été reposante, et que je serais bien restée allongé un moment encore. Malheureusement pour moi, j’ai cours aujourd’hui, alors je dois me lever ! Tendant la main devant moi, là où je sais qu’il a placé le jus d’orange, je m’en sers un verre (verre placé à l’endroit habituel : tout est une question d’habitude, dans ma vie. C’est pénible, mais ça fonctionne assez bien, comme ça !). Je bois une bonne rasade du jus de fruit, avant de me passer une main dans ma crinière plutôt rebelle. « Et toi, bien dormi ? » Ma technique de ce matin est plutôt basique : faire parler mon père, afin qu’il ne se penche pas trop sur mon cas. Car il ne peut que se douter de ce qui me ronge – au point d’ailleurs de m’avoir incité à reprendre ma manie à me ronger les ongles : depuis hier, certains des 100 sont portés disparus. Les autorités ignorent encore où ils sont, et comment ils vont, ils sont en train de les chercher. Et moi, ça m’inquiète. Je ne les connaissais pas tous, ni très bien. Mais j’avais fini par m’attacher à certains, et plus particulièrement à la dénommée Victoire, avec qui j’avais eu l’occasion de parler à de multiples reprises. La pauvre, je l’avais assailli de questions en tout genre, désireuse d’en apprendre plus sur l’Espace, mais aussi sur la Terre. Je voulais « voir » par ses yeux et ses mots, à quoi tout cela pouvait ressembler. Et avec patience, elle avait accepté de répondre de son mieux à mes questions, même les plus farfelues ! Et bien entendu, Victoire fait partie de ceux qui sont portés disparus. Autant dire que ça craint, et que je suis inquiète. D’où mes ongles. D’où ma petite nuit. D’où mon manque de motivation à aller en cours aujourd’hui, je sais parfaitement que je ne parviendrais à me concentrer !
 

 
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MessageSujet: Re: “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]” “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  EmptyDim 22 Sep - 23:09


Les Baileys
You may be as different as the sun and the moon,
but the same blood flows through both your hearts.
You need her, as she needs you..


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le temps a beau s'écouler depuis le décès de Maureen, il n'en reste que me réveiller seul, sans elle à mes côtés, est quelque chose dont je n'arrive pas à m'habituer. C'est comme ça. On ne peut pas se plaire dans une vie marquée par une absence, alors que cette femme a marqué presque toute ma vie. Qu'elle s'est endormie un nombre incalculable de fois entre mes bras et que j'ai eu la chance de voir son visage encore endormie tout autant de fois en me réveillant. Instinctivement, ma tête se tourne vers ma droite. Là où elle dormait toujours. Mais, une fois de plus, sa place est froide. Soupirant, je me passe la main sur le visage pour tenter de passer à l'étape suivante après cette triste constatation que non, Maureen n'est pas . Chaque matin c'est le même refrain et ça en devient juste épuisant à force. Évidemment, je ne montre rien à personne à ce sujet. Pas même à ma chère fille. Elle aussi, elle a été touché par la perte de Maureen. Elle aussi en souffre. Inutile de lui ajouter ma souffrance à la sienne. Je sais aussi qu'il va me falloir tenter d'avancer un jour et promis, j'essaierai. J'ai déjà fait quelques petits pas, ces dernières semaines. Dingue, non ? Mais, chaque chose en son temps.

Une fois levé et prêt pour cette nouvelle journée de travail, je fais comme chaque matin. Préparer le petit déjeuner, tenter de réveiller Dora -enfin, Théo-. Un rituel du matin bien mené, surtout en entendant ma fille se lever pour se préparer à son tour. Une bonne chose de faite. Face à mon café brûlant, je me décide enfin à ouvrir un vieux livre pour une petite lecture en attendant d'être rejoint. Ce qui ne tarde pas vraiment d'ailleurs. « ‘lut ! » Une courte intervention qui m'incite à relever la tête de ma lecture, allant même jusqu'à refermer ce livre. Il y a quelques années de cela, je n'aurai pas hésité à la saluer en lui collant un petit surnom affectueux dont seuls les pères ont le secret, mais.. Elle a grandi ? Et ça aussi, j'ai un peu de mal à m'y faire. Sans doute parce que Maureen n'est pas là pour la voir grandir, elle aussi. « Salut la marmotte ! » que je me contente de lancer, faisant allusion à son réveil un poil tardif ce matin. Mais, elle doit le sentir ou même le voir, que je la taquine simplement. Comme bien souvent. « La lumière me pique trop les yeux, ce matin ! Et toi, bien dormi ? » Une remarque qui m'arrache un sourire un peu plus marqué, alors que je remue mon café fumant. Et comme il est bien trop tard pour me refaire, je ne tarde pas vraiment à lancer un « Je sais que je suis super éblouissant avec cette chemise, tu me l'as déjà dis ! » classique de ma part. Tourner les choses avec humour, ça ne fait jamais de mal parait-il, alors autant en profiter, non ? Mais, plus sérieusement et vu sa tête aux traits tirés, je me doute bien qu'elle n'a pas lancé ces mots pour rien. Et que sa nuit n'a pas du être des plus reposantes, sans nul doute. « Visiblement, j'ai mieux dormi que toi, oui. » Et ce n'est même pas franchement un mensonge. J'ai du mal à faire de « beaux rêves », mais j'arrive à fermer les yeux. Donc, bon. Il y a déjà du progrès. Après avoir profité de quelques gorgées de ce café -bien différent de celui d'Avant la Guerre, évidemment !-, ma curiosité ne tarde pas trop à pointer le bout de son nez. « T'es prête pour ton devoir ? » Question hautement banale, que n'importe quelle famille a, je pense. Mais, qui me sert surtout à dévier un peu et ne plus repenser à ce réveil une fois encore bien froid. « Et tu penses rentrer quand, ce soir ? Tu vas encore traîner avec ces jeunes de la surface ? » Question un peu moins banale, certes. Mais, qui devrait pouvoir m'aider à savoir à peu près combien de temps je serai seul ici. Non  pas que je sois une glu envers ma fille, hein ! Juste que, bah.. C'est quand même plus vivant quand elle est ici, évidemment. Ce qui est, d'autant plus vrai, vous vous en doutez maintenant, depuis que Maureen n'est plus là. Les choses changent pourtant -et changeront pour moi aussi-. C'est ainsi !

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MessageSujet: Re: “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]” “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  EmptyLun 18 Nov - 14:10

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D’une certaine façon, je me sens assez proche des jeunes natifs de l’Espace. Disons que comme moi, ils ont pu goûter aux plaisirs de la surface, même si dans mon cas, ça remonte à tellement longtemps, que je ne m’en souviens plus trop. En plus, je l’avoue, il m’avait été difficile de ne pas les interroger afin d’en savoir plus sur mon peuple d’origine, qu’ils avaient croisés, d’après ce que j’avais entendu ce 1er soir passé en leur compagnie. J’ai beau savoir que ces Autres ne sont pas des tendres, bien au contraire, il m’est difficile de ne pas chercher à en apprendre plus sur eux. Et par extension, sur ce que j’aurais pu devenir, si les choses avaient tournées en ma défaveur, si ma route n’avait pas croisée celle de Maureen. Je pourrai mentir sur mes intentions réelles, et prétendre que je cherche à faire concorder ce que l’on m’a appris de ceux qui vivent à la surface, avec les souvenirs que j’en ai, mais c’est loin d’être le cas. Je suis ici depuis mon plu jeune âge, et si je l’ignore encore pour l’instant, en plus du traitement auquel on me soumet, il se trouve qu’à force d’avoir entendu tant d’horreurs sur ces Terriens, j’en suis venue à faire de ce portrait bien sombre, la seule réalité. A 4 ans, on est facilement manipulable, plus encore quand un discours erroné vous est répété par toutes les personnes de votre entourage, mais surtout par celles en qui vous avez instinctivement placé le plus de votre confiance. On le devine aisément, mais ça va faire de lourds dégâts, lorsque la vérité me sera révélée, sur ces Autres, loin d’être toujours aussi sauvages et méprisables qu’on peut les dépeindre sous cette montagne… Car un des effets « moindres » de ces mensonges, c’est que ça a donné une autre teinte aux maigres souvenirs que j’ai pu garder de ma vie d’avant. Précieux souvenirs, les seuls minces liens me restant encore de ma famille. Les souvenirs joyeux ont ainsi pris une apparence plus sombre et malsaine, à tel point que ces rares bribes de souvenirs sont presque objets d’angoisse pour moi. Ils ont peuplés certains de mes cauchemars, après tout… C’est ça, aussi, le mal qu’ont fait les Montagnards aux enfants comme moi, provenant de la surface. Non contents de nous avoir arrachés aux nôtres, ils altèrent également ce que l’on a connu, et même si un jour, on retournera là-haut, le lavage de cerveau nous ayant fait craindre les Grounders, le mal sera fait. Quand on a passé des années à considérer son propre peuple comme des êtres abjects, il est difficile de changer d’avis sur cela, plus encore à avoir confiance en ceux que l’on a vu comme des monstres pendant des années ! Nous n’en sommes pas encore à là, pour l’instant, je profite juste de la présence de ces jeunes « Archéens » (c’est comme ça qu’on doit les appeler, apparemment !) pour en apprendre plus. Eux aussi ont été arrachés de leur lieu d’origine. Ils ont goûtés au plaisir de sentir le vent fouetter leur visage, et là, ils doivent y renoncer. Car la surface est dangereuse. Sauf qu’ils ont rêvé toute leur vie de voir la Terre. Un peu comme mes camarades natifs du Mont. Et moi aussi, même si j’ai arpenté cette belle planète il y a bien longtemps. Je rêve de pouvoir y retourner. Je doute que cela se fasse. Pour moi. Pour eux, je n’en sais rien, ça sera sans doute à eux d’en décider ? Tout ça pour dire que je me sens logiquement proche d’eux, rien que par cela. Et je suis donc « touchée » de l’étrange disparition de certains des leurs ! J’en ai donc mal dormi, alors qu’en réalité, je ne les connais pas réellement, ni même depuis bien longtemps, mais c’est suffisant pour impacter sur la qualité de mon sommeil ! D’autant plus que je suis empathique, alors ils n’ont pas nécessairement besoin de me parler pour que j’ai une idée assez claire de leur état d’esprit, aidé en cela par leurs couleurs, depuis ce drame. Avec moi, ils ne peuvent doublement pas me mentir sur ce qu’ils pensent et éprouvent réellement. Croyez-moi, je ne fais pas exprès d’être comme ça. Je n’ai pas demandé à « capter » l’état d’esprit des gens, c’est juste naturel chez moi, je ne saurais expliquer comment c’est possible par contre ! Après, je sais que certains sont plus sceptiques que d’autre sur ma « capacité » à comprendre les gens. Pour eux, ça se limite simplement à une écoute que je donne aux autres, ainsi qu’à de la logique qui me permet de déduire ce qu’ils peuvent ressentir. Croyez-moi : j’en ai étonné plus d’un comme ça, en parvenant à « ressentir » l’état d’esprit de certaines personnes à qui je n’avais pourtant jamais parlé au préalable (enfin, pas « vraiment », à part les salutations d’usages quand on se croisait : le bunker est assez petit, si on y regarde bien !). Mais juste en les « voyant ». Peut-être que je suis simplement plus attentive à tout ce qu’un corps humain peut transmettre, toutes ces « ondes » auxquelles les voyants ne font pas nécessairement attention, se focalisant bien trop sur leurs yeux pour ! Peut-être que ma cécité a décidé de m’aider à « voir » le monde de manière plus claire que de simples sensations, par ces couleurs ! En tout cas, quoi que ça soit, mon imagination comme autre chose, ça me permet de « voir » que mon père ne va pas fort. Il a beau me dire « Je sais que je suis super éblouissant avec cette chemise, tu me l'as déjà dis ! » je sais que le cœur n’y est pas complètement. La mort de maman remonte à plusieurs années maintenant, mais il n’en est pas encore entièrement remis, je le sens bien. Sa couleur commence à se faire un peu plus chaleureuse, moins sombre et triste comme ça pouvait être le cas, juste après la mort de maman. C’est loin d’être revenu à la couleur qu’il avait avant, mais il y a du mieux. Est-ce vrai ? N’est-ce pas une manière pour moi de projeter sur lui mon état d’esprit ? Ou une volonté de m’assurer que je ne suis pas la seule à qui Maureen continue à manquer cruellement ? Je ne peux savoir, n’ayant jamais vraiment parlé avec lui, tant le sujet m’est encore difficile à aborder. Je connaissais Maureen moins longtemps que lui, il doit avoir encore plus mal que moi, ne croyez-vous pas ? « Ca t’empêche pourtant pas de continuer à la mettre ! » persiflé-je, faussement agacée par son absence d’attention à mon encontre, et qu’il continue ainsi à m’aveugler par sa beauté dans sa chemise… (Même s’il sera encore plus étourdissant d’ici à quelques semaines, quand je lui aurais offert le costume que j’ai récemment acheté pour son anniversaire prochain. J’ai un peu d’argent de côté, faisant parfois du baby-sitting, ou m’occupant de quelques animaux de compagnie de mes voisins, ou faisant un brin de ménage… On gagne de l’argent de poche comme on peut, ici, vous savez ! Même si là, j’ai surtout rendu tout un tas de service à des couturières – pro ou bénévoles – du bunker, afin qu’en échange, elles retapent un costume pour qu’il aille parfaitement à mon père. Je vous prie de me croire que ça n’a pas été simple, de faire en sorte que cela ne parvienne pas aux oreilles de mon père, car les choses ont tendance à se faire savoir assez vite dans un milieu aussi restreint que le nôtre ! Mais je pense y être parvenue. J’espère ! J’ai hâte de le « voir » dedans !)

« Visiblement, j'ai mieux dormi que toi, oui. » me fait-il remarquer. J’en lèverais bien les yeux au ciel, mais il serait capable de râler sur ce geste qui ne serait apparemment pas très poli ! Il n’a pas tant de mal à voir ça, je dois avoir une tête de déterré (du moins, c’est comme ça que mes potes disent, quand l’un de nous a vraiment trop peu dormi au point que même les voyants peuvent le constater facilement !) A défaut de faire ça, je préfère boire une franche rasade de jus d’orange, tandis qu’il poursuit la conversation : « T'es prête pour ton devoir ? Et tu penses rentrer quand, ce soir ? Tu vas encore traîner avec ces jeunes de la surface ? » Il enchaîne ses interrogations, alors que je m’attèle à préparer ma pomme, la coupant en petit cube afin de l’incorporer dans mon bol. A la pomme viendra se mêler un peu de muesli, composition essentielle de mon petit déjeuner, bien que le fruit « frais » l’accompagnant peut varier au fil des « saisons ». Et pas besoin de préciser : je maîtrise parfaitement les couteaux, même si ça doit encore stresser mon père, à l’occasion. « Ne t’inquiète pas pour le devoir ! » souligné-je, étant donné qu’il s’agit d’une de mes matières de prédilection : les sciences. Ce sont bien les seules matières pour lesquelles je fasse autant d’efforts, et les seuls cours et devoirs que je « n’oublie pas » (c’est pas toujours volontaire, quand je sèche ou que j’omets de faire des devoirs, voyons !) ! Malheureusement pour moi, je n’ai pas des capacités innées qui me permettent d’obtenir de bonnes notes sans faire le moindre effort ! Et ça, je crois que ça énerve certains de mes camarades, car bien qu’il m’arrive parfois de faire quelques écarts scolaires, sans être trop vivement punie. Il faut dire que je ne fais jamais de trop grosses bêtises non plus (il ne m’est jamais arrivé de répondre à un prof, contrairement à d’autres !), et qu’à part quelques matières, mes notes restent vraiment bonnes malgré tout. Et oui, comme tout le monde, j’ai des matières pour lesquelles je suis moins douée, c’est comme ça ! La Littérature ou l’Histoire, par exemple, c’est pas ma came ! C’est aussi pour cela que mon père, et mes profs, ne me sermonnent pas trop déraisonnablement, car ils savent qu’au final, mon bulletin n’en pâtira pas (sauf là où je suis vraiment nulle, encore que ça ne soit pas catastrophique non plus !). Et malheureusement pour moi, le fait d’avoir des facilités en sciences, énervent quelques-uns de mes comparses, qui prétendent même que je triche grâce à mon père. C’est ça, d’avoir un père prof pile dans une des matières qu’on préfère ! « Je ne pense pas rentrer trop tard. Ils n’ont pas forcément envie de voir du monde, en ce moment… » précisé-je, en terminant de couper ma pomme. C’est avec un soupir, que j’avoue cela, attristée parce que j’aime bien parler avec ces jeunes, on s’amuse bien en leur compagnie ! « Par contre, avec mes autres potes, on va aller nager un peu, avant de rentrer ! » terminé-je. Ca aide, d’avoir des heures d’études assez régulièrement. Et d’une certaine façon, d’être enfermé dans un bunker. Après les cours, on se retrouve assez souvent entre nous, pour avancer sur nos devoirs et s’aider à réviser. Ce qui fait qu’après, on a quartier libre. Et ce soir, ce quartier libre, on va l’occuper à la piscine. « Je rentre un peu avant le repas, donc, vers les 19h.  » Je pourrais rentrer plus tard. Un des avantages dans le fait de vivre en huit-clos : on n’est jamais bien loin de nos parents, ça les rassure, ou jamais bien loin d’un adulte qui nous connaît. Se planquer réellement n’est pas une chose aisée bien que ça soit possible mais demandant de la ruse afin qu’on ne puisse nous « suivre » trop facilement. De ce que j’ai pu retenir des cours d’Histoire, ça n’était pas comme ça, quand les Hommes vivaient tous à la surface ! Ceci dit, si je ne rentre pas après manger, c’est pour éviter de laisser mon père seul trop longtemps. Et oui, je me retrouve donc à manger avec mon père, que ce soit chez nous ou dans la salle commune. Du moins, pour les repas du soir, aussi bien durant la semaine que lors des week-end, car ceux du midi, je les partage avec mes potes !

 

 
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MessageSujet: Re: “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]” “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  EmptyMar 31 Déc - 23:31


Les Baileys
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce sentiment d'absence et de vide au quotidien est infâme. Il ronge de l'intérieur la moindre tentative de sortir la tête de l'eau. Alors, je sais que certains auraient sans doute réussis à tourner la page bien plus rapidement que moi,  pour se relancer dans une nouvelle histoire quelques mois après avoir perdu cet être cher. Malheureusement pour moi, je fais partie des autres. De ceux qui ont du mal à s'y retrouver lorsque la mort se mêle à leurs vies. Maureen était une jeune femme qui méritait d'avoir une longue et merveilleuse vie. Qu'est-ce que j'étais chanceux d'être celui qu'elle avait choisi pour la partager.. Elle était si belle qu'elle aurait pu s'attirer les faveurs de n'importe quel homme. Mais, c'est moi, le scientifique maladroit et décalé qu'elle a choisi. Avouez que c'est dingue à dire comme ça. Sans doute devait-elle être aussi folle qu'elle n'était adorable. Tout le monde, dans ce bunker, donnerait la même image d'elle. Partout où elle allait, elle rayonnait. C'était si contagieux que moi-même, j'avais l'impression de briller à ses côtés. Même l'âme la plus sombre s'éclairait à son contact. Elle avait ses peines, évidemment, comme n'importe qui. Comme le fait qu'elle n'allait jamais pouvoir donner la vie, alors même qu'elle avait toujours rêvé d'avoir plusieurs enfants, d'âges rapprochés pour qu'ils soient des plus complices et pour qu'on n'ait pas à se replonger dans la dure épreuve des couches après un moment de répit. Heureusement, un autre soleil est entré dans nos vies pour combler cette envie de famille. Et dire que Theo aurait du avoir un petit frère ou une petite sœur, si seulement Maureen ne nous avait pas quitté aussi tôt dans nos vies.. Tout ça, j'y repense chaque fois que j'ouvre les yeux. Ce matin-là ne fait pas exception. Heureusement que Theo est là. Je crois que sans elle, Maureen m'aurait emporté peu après l'annonce de son décès avec elle.

Heureusement, travailler et passer du temps avec Theo parasite ce côté sombre. C'est pour ça que même après une nuit blanche à avoir trop travailler ou malade comme pas deux, je ne peux pas passer à côté de ce petit-déjeuner avec ma chère fille, marmotte de son état. Et en dehors de sa présence ainsi que de mon travail très gourmand en temps et en énergie, mon humour prend le relais, juste pour ne rien laisser passer. Ou du moins, faire au mieux dans l'idée du ça va, ouais. La preuve encore en cette matinée et ce trait d'humour au sujet de ma chemise visiblement trop éblouissante au goût de Theo. « Ca t’empêche pourtant pas de continuer à la mettre ! » Oups. Cela fait de moins le pire père au monde ? A vouloir privilégier son apparence -enfin, faussement, hein, parce que moi, je m'en fous un peu de ça !- plutôt que le confort de sa fille. « C'est de ta faute. » que je lâche simplement après avoir bu une gorgée de café. « Tu as le père le plus canon et badass des environs, donc forcément, il lui faut une chemise à la hauteur ! » Toujours se dédouaner et « accuser » les autres de choses qu'ils ont -ou pas- faits. Reposant ma tasse sur la table, mes épaules se haussent un peu sous cette nouvelle connerie. Je n'y suis pour rien, je n'ai pas décidé d'être déjà, de base, éblouissant. Inutile de dire que j'exagère et que je ne suis carrément pas sérieux, hein ?

Du coup, le père modèle que je suis ne peux qu'interroger sa chère fille sur l'avancée de ses révisions pour son devoir à venir même si, je pense, que je ne suis clairement pas le père le plus chiant à être toujours sur son dos niveau scolaire. Elle m'a déjà prouvé que je pouvais lui faire confiance, donc bon. Puis, elle connaît ce discours habituel de beaucoup de parents : c'est pour elle qu'elle étudie avant tout. Pas pour moi. « Ne t’inquiète pas pour le devoir ! » Sa réponse me fait sourire. Elle me fait tellement penser à Maureen avec de tels mots. Et oui, elle me servait le même genre de discours lorsqu'on devait réviser ensemble. « Je m'inquiète plus pour le pauvre correcteur qui va avoir un pavé à analyser que pour ton devoir, en fait. » Bah ouais, forcément. Je suis plutôt bien placé pour savoir que certains en sont presque à rédiger des sujets de thèses pour chaque problème ou question posé ! Et, pour le coup, elle en serait bien capable, ma p'tite Theo. Et après le sujet des cours, en voilà un autre, assez courant en fait. « Je ne pense pas rentrer trop tard. Ils n’ont pas forcément envie de voir du monde, en ce moment… » Oh. Baissant mon regard vers ma tasse, je ne peux que me mettre à la place de ces jeunes. Et pourtant, je suis bien loin de me douter du fin fond de l'histoire. Ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose en fait, nul doute que je m’inquiéterais pas mal. Pour eux, mais aussi inévitablement pour Theo aussi, en prime. Et oui.. Bref. Évitons d'y penser.« Par contre, avec mes autres potes, on va aller nager un peu, avant de rentrer ! » Ah. Il est normal qu'elle fasse sa vie. Theo a plus que l'âge pour rester avec ses amis plutôt que son éblouissant père. Mais, quand même. Ça me met toujours une petite claque sur le temps qui passe. Ma fille grandit. Je dois me faire à cette idée. « Je rentre un peu avant le repas, donc, vers les 19h. » Elle a de la chance aussi, de côté-là. Disons que je ne suis pas -ou plus ?- le genre de père qui part à la recherche de ses enfants une fois l'heure dépassée de deux petites minutes. L'avantage, il est vrai, de vivre par ici, c'est qu'on n'a jamais trop loin où aller si besoin. Pourtant, même si ce n'est pas forcément toujours évident, je fais de mon mieux pour ne pas trop l'étouffer. « J'espère qu'on en saura bientôt plus au sujet de ces disparitions.. » Ce sujet inquiète certaines personnes, et certains bruits se lèvent forcément. Impossible pourtant de savoir ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas dans ce qu'on peut entendre au sujet de ces jeunes gens venus du ciel. Un endroit dont je rêve depuis que je suis gamin. Sacré hasard, n'est-ce pas ? « Pas de soucis. » que je finis simplement par répondre, au sujet de sa virée à la piscine avec ses amis -même si je ne dis pas non pour savoir qui est de la partie-, ni sur le fait qu'elle ne sera pas de retour avant le dîner. « C'est gentil de ta part de rentrer pour le repas du soir. Histoire de donner à manger à ton vieux père éblouissant tout ridé, tout vieux et tout bossu. » Comment ça, j'exagère un peu ? Oh, si peu. Hey, je n'ai plus 20 ans, moi ! Terminant mon café, je rassemble quelques papiers éparpillés autour de moi pour les mettre dans ma pochette de travail. « Et laisse-moi deviner, tu seras affamée en rentrant de ta journée, donc je vais devoir cuisiner comme si on vivait à quatre ? » Un petit moyen détourné pour voir si elle a une envie particulière qu'elle souhaite voir dans son assiette en rentrant. Même si, je ne pense pas pouvoir rentrer assez tôt pour faire quelque chose de bien fou. On verra bien. Mais, j'essaie toujours de faire de mon mieux pour Theo. C'est mon rôle, non ? « Au fait.. Tu veux toujours d'un petit poilu ? » que je lance, comme si de rien était, tout en me levant pour nettoyer ma tasse. Et oui, cela fait un moment que Theo souhaite avoir un petit compagnon qui vivrait avec nous. Or, pour le moment ce n'était pas forcément possible pour tout un tas de raisons. Mais, elle est très sensible, ça je le sais. Cette agitation au bunker, avec ces jeunes de la surface qui disparaissent sans aucune raison et ces derniers événements doivent l'avoir bien remuée.. Du coup, peut-être que l'idée de lui ramener un ami à poils se fait un peu plus précise dans ma tête, allez savoir. Après, à voir aussi si des animaux sont en quête d'un nouveau foyer en ce moment aussi. Ce n'est pas la chose la plus courante, ici, sous Terre, malheureusement.

AVENGEDINCHAINS

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MessageSujet: Re: “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]” “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  EmptyDim 5 Avr - 21:41

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Comme tous les matins ou presque, mon père divague. Bon, je vous l’accorde : je ne me fais pas prier pour le suivre, et de bon cœur. Il faut dire qu’on a passé de nombreux mois à sentir l’absence de Maureen flotter tout autour de nous, et rendre l’atmosphère bien trop pesante pour passer de réels repas (j’inclus tous les repas dedans !). On parlait, et on souriait, et on plaisantait, mais ça sonnait assez creux, la plupart du temps. On cherchait mutuellement à se réconforter et à faire en sorte que l’autre ne sombre pas trop dans une grande dépression. Maintenant, on a une nouvelle routine, la nôtre, que ma mère ne connaîtra jamais, ce qui m’attriste grandement. Mais ma peine se résorbe bien vite quand la pensée du soulagement que ressentira Maureen à nous voir reprendre une vie la plus normale possible, ressurgit dans mon esprit.  « C'est de ta faute. Tu as le père le plus canon et badass des environs, donc forcément, il lui faut une chemise à la hauteur ! ». Et quand j’entends mon père prend un malin plaisir à sortir de telles conneries, je ne peux qu’imaginer le ricanement qu’aurait eu Maureen, en l’entendant ! J’ignore où elle est maintenant, mais je suis sûre qu’elle est heureuse de nous voir aller mieux (pas entièrement mieux, on ne pourra jamais aller aussi bien que ça !). Doucement, je pousse un soupir. Celui-ci se veut sincèrement affligé par le sens de l’humour complètement désastreux de papa, tandis que dans le même temps, le petit sourire que je ne peux m’empêcher d’afficher, trahi un peu trop l’amusement que j’éprouve ! « Quand tu sors ça, on dirait Lan… un ami d’école… ». En général, je suis plutôt observatrice quant aux petits bugs du genre, quand ils proviennent des autres. Quand c’est moi qui me reprend, en essayant de faire comme si ça n’avait pas la moindre signification, par contre, c’est une autre paire de manche. Toutefois, il faut reconnaître que le fameux Lance auquel je fais allusion, est bien doué pour montrer l’étendue de son estime personnel… Je concède bien difficilement qu’il y a sans doute pire que lui, mais lui n’est intégré au bunker que depuis quelques petites semaines, et a déjà brillé par son égocentrisme !

Je me concentre sur le découpage de ma pomme, tout en poursuivant la conversation. Je m’applique sans doute un peu plus que nécessaire, espérant noyer le poisson et faire en sorte que mon père ne rebondisse pas sur mon bref lapsus précédent. «  Je m'inquiète plus pour le pauvre correcteur qui va avoir un pavé à analyser que pour ton devoir, en fait. », s’amuse-t-il alors que nous sommes en train de parler du devoir de sciences que j’avais à faire pour aujourd’hui. Je préfère ne pas répondre, me contentant de faire claquer ma langue contre mon palais, tout en affichant une moue bien amusée. Je ne nie pas que je suis tout à fait en mesure de rédiger de longs devoirs, afin de bien expliciter mon raisonnement et mes réponses, mais pour celui-ci, ça n’a pas été possible, alors j’ai fais au plus court. La conversation s’enchaîne, arrivant sur les jeunes de l’Espace, qui sont parmi nous depuis peu. « J'espère qu'on en saura bientôt plus au sujet de ces disparitions.. », me répond mon père, après que je lui ai fais savoir que non, ce soir, je ne traînerais pas avec eux, pour les laisser respirer de la récente disparition de certains d’entre eux. « Je l’espère aussi… » soupiré-je, sentant mon estomac se nouer. Je me mets à leur place, plongée dans l’ignorance de ce qui est arrivée à leurs camarades. « Pas de soucis. », rétorque mon père, tandis que je peux enfin commencer à manger une tranche de la pomme que je viens de finir d’éplucher et de découper en rondelles. « C'est gentil de ta part de rentrer pour le repas du soir. Histoire de donner à manger à ton vieux père éblouissant tout ridé, tout vieux et tout bossu. » est la nouvelle bêtise qu’il me lance, après que je lui ai fait part de mon plaing pour la fin de journée, avec comme conclusion un retour à l’heure pour manger avec lui ! Je sais : je pourrai parfaitement traîner encore plus, mais il y a cours, demain. Et je préfère passer la soirée avec mes potes quand on peut dormir le lendemain matin. N’allez pas vous mettre des stupidités à l’esprit : je ne suis pas passionnée des cours au point d’aimer passer des heures complètes à potasser ! Je fais surtout ça pour que mon père n’ait pas de raisons de me refuser des sorties, quand j’ai pas classe le lendemain. (Enfin, pas plus de raisons que mes éventuelles mauvaises notes ou mots des profs… Ce qui arrive assez peu souvent, même si je ne suis pas la meilleure des élèves, je suis loin d’être la plus nulle comme je suis à mille lieux d’être la plus turbulente !). « Ridé et bossu, vraiment ? Mince, je suis encore plus aveugle que je ne le pensais ! » Moi aussi, je n’ai pas ma langue dans ma poche quand il est question de sortir des conneries. Je tiens ça de mon père, ainsi que vous avez pu le deviner tout seul, je pense ! «  Et laisse-moi deviner, tu seras affamée en rentrant de ta journée, donc je vais devoir cuisiner comme si on vivait à quatre ? ». J’affiche une moue innocente, comme si je ne comprends pas pourquoi il s’amuse à dire une telle chose ! « Papa… je suis une ado…. et je vais aller à la piscine avant de rentrer, alors… oui, je vais avoir la dalle ! », je prends un grand soin à lui expliquer cela, comme s’il s’agissait de la chose la plus logique au monde. Et ça l’est, d’une certaine façon ! « Alors évite de faire ton gratin de courgettes de la dernière fois, s’il te plaît ! », telle est la conclusion railleuse que j’apporte. Il faut dire que la seule fois où il s’est risqué à faire ce gratin – utilisant pour cela une recette donnée par une voisine – le plat a fini à la poubelle, tant c’était infâme ! Donc : merci, mais jamais plus !

« Au fait.. Tu veux toujours d'un petit poilu ? ». Une chose est sûre, ça, je ne l’avais pas vu venir (sans jeux de mots sur ma cécité… Ou pas… Privilège d’aveugle : moi, j’ai le droit de dire toutes les horreurs que je veux sur mon propre handicap, mais vous, par contre, c’est plus délicat !). J’avale précipitamment la nouvelle rondelle de pomme que j’ai attrapé, et fais descendre le tout par une autre gorgée de jus d’orange, avant de répondre avec enthousiasme : « Bien sûr que oui ! ». Je l’ai assez tanné sur le sujet pour qu’il ne puisse même pas avoir de raisons d’en douter ! Avoir un animal de compagnie est mon plus grand rêve, depuis que je suis toute petite ! Je ne ferai même pas la fine bouche, moi : chien, chat, lapin, hamster, oiseau…. Tout m’ira ! C’est tellement rare d’avoir la chance de détenir un tel compagnon, que je serai heureuse, peu importe ce dont il s’agirait ! « Mais par contre, on est d’accord : pas de poissons hein ! C’est pas drôle ça, on peut pas leur faire de câlins ! » Et moi, je suis navrée, mais si je tiens à avoir un animal de compagnie, c’est en partie pour lui faire des câlins. Certains de mes camarades de classe ont la chance d’avoir un tel compagnon, et ne se gênent pas pour s’en vanter, les baladant à tout va. Moi, je tiens juste à avoir autre chose que mon inséparable Ludna, quand j’ai besoin de trouver un certain réconfort que je ne peux chercher auprès de mon père. « Faut que je trouve autre chose que Ludna et mon vieux père, complètement ridé, excessivement vieux et indéniablement bossu !  », gloussé-je, bien amusé ! « Oh, tu pourras penser à rendre mon livre à la bibliothèque, s’il te plaît ? » Le rapport avec notre sujet de conversation actuelle ? J’ai pris un livre parlant du dressage canin, car j’ai dû faire un exposé dessus, il y a quelques jours. Pourquoi je demande ça à mon père ? Car il a un trou dans son emploi du temps, contrairement à moi qui ai cours toute la journée (du moins, durant les horaires d’ouverture de la bibli !). Et il aime assez lire, en plus de s’entendre assez bien avec Sara, alors ça peut lui faire un break sympa, et utile. Mais ne voyez pas au-delà de ça : si j’espère qu’il se trouve quelqu’un, je suis assez loin, pour l’instant, d’être prête à ce que ça se fasse. Ou je ne me sens pas prête, je l’ignore. Donc, non, je ne joue pas les entremetteuses, là, je profite simplement de son planning !

 

 
CODAGE PAR AMATIS

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MessageSujet: Re: “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]” “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  EmptyMar 15 Sep - 15:37



You may be as different as the sun and the moon,
but the same blood flows through both your hearts.
You need her, as she needs you..
Les Bailey
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce n'est pas la première fois que j'entends ma chère fille me parler d'un certain Lan ou Lance suivant les jours (et le moment où elle a compris qu'elle en disait peut-être un peu trop), comme elle le fait en cette matinée. « Quand tu sors ça, on dirait Lan… un ami d’école… » Et comme toujours, j'arque un sourcil tout en regardant Théo. Est-ce qu'elle est au courant que ça a légèrement commencer de la sorte, entre Maureen et moi, lorsqu'on était gamins ? Autant ne rien lui dire. Sinon, de 1 : elle m'enverrait bouler. Et de 2 : ma fille est trop jeune. ouais. Même si elle va -déjà- bientôt sur ses 15 ans. Et n'allez pas me sortir le discours de « à son âge, tu flirtais déjà avec Maureen depuis longtemps », parce que c'est peut-être vrai. Sûrement, même en fait. Bon ok, parfaitement vrai et on était déjà ensemble. Mais, ce n'est pas pareil. Si Theo a autant de mal à me voir refaire ma vie avec quelqu'un d'autre, moi, j'ai juste du mal à me faire à l'idée qu'un autre puisse prendre ma place d'homme préféré de sa p'tite vie. C'est mon titre et j'espère bien le conserver encore un peu.. Trêve de plaisanterie, ça me fait bizarre de la voir grandir comme ça. Surtout sans que Maureen ne soit avec nous. Plus le temps passe, et plus je me rends compte que j'ai franchement du mal à tourner la page. Alors, évidemment, j'espère juste que ma p'tite fille adorée soit heureuse dans sa vie, mais j'ai sans doute un peu peur qu'elle m'oublie, et que je me retrouve seul. Sans Maureen et sans elle, donc si loin de la vie que je nous espérais, en fait. La seule façon que j'ai trouvé pour ne pas trop laisser cette faille-là, c'est l'humour. Enfin, c'était déjà l'une de mes cartes secrètes avant la disparition de Maureen, mais j'avoue me cacher un peu derrière cette apparence de grand enfant qui ne grandit décidément pas dans sa tête, mais qui heureusement sait être sérieux quand il doit l'être. Comme lorsque j'évoque le cas de ces jeunes venus de dehors et qui, mystérieusement, ont disparu de la circulation. Si certains ne s'en préoccupent pas franchement, ce n'est pas mon cas. J'espère qu'on en saura bientôt plus, surtout que Theo semble bien s'entendre avec eux. Je n'aime pas la voir comme ça, aussi tracassée par ce qui arrive à d'autres, mais on est pareil sur ça.

Heureusement, on repart sur une nouvelle bêtise, à savoir mon apparence de vieux père qui fait peine à voir. « Ridé et bossu, vraiment ? Mince, je suis encore plus aveugle que je ne le pensais ! » Levant les yeux au plafond, je secoue la tête de gauche à droite plusieurs fois. C'est qu'elle a grandi à bonne école cette p'tite ! J'en pouffe même de rire, en fait, alors même que je m'imagine déjà faire un repas pour dix personnes à son retour de la piscine ! « Papa… je suis une ado…. et je vais aller à la piscine avant de rentrer, alors… oui, je vais avoir la dalle ! » Bien entendu. J'hausse les épaules, franchement amusé par ce qui se dit en cette matinée. Tout ça annonce une journée bien sympa, vous ne trouvez pas ? « Alors évite de faire ton gratin de courgettes de la dernière fois, s’il te plaît ! » Han ! Trahison ! La main droite sur le cœur, je prends un air le plus peiné possible, avant de lâcher directement un « Non, mon gratin ! Comment oses-tu ne pas en vouloir ? » Bon, d'accord. Il était peut-être un peu spécial. Mais, ça allait. Je crois. « Et je te ferai simplement remarqué, jeune fille, que tu as toujours faim ! » que je lance comme conclusion, avant de me lever avec ma tasse en main. Au moins, Maureen n'aurait pas à redire sur les tâches ménagères qu'on s'évertue, Theo et moi, à ne pas faire traîner. Ce qui passe, donc, par la vaisselle à ne pas laisser baigner dans l'évier toute la journée. Ouais, on s'en sort plutôt bien finalement.

Au final, me voilà à lui parler de la possible adoption, chez nous, d'un petit compagnon poilu. Cela fait un moment qu'elle me tanne pour avoir un animal et là, je crois que c'est un bon moment pour accéder à sa requête. Peut-être qu'il pourra lui apporter un peu de réconfort, avec tout ce qui se passe en ce moment ? J'ai posé la question, tout en connaissant la réponse par avance. « Bien sûr que oui ! » Pas étonnant. J'en souris, alors que je m'applique à rincer la tasse tout en évitant au grand maladroit que je suis de se brûler les mains avec une eau un peu trop chaude pour être supportable. « Mais par contre, on est d’accord : pas de poissons hein ! C’est pas drôle ça, on peut pas leur faire de câlins ! » Rho bah, pourquoi ? Ça peut être super classe un aquarium, non ? Bon, ok. Elle a gagné. Pas de poissons. « Dommage, il y en a de super jolis ! T'es à peine pas exigeante, dis ! Pour la peine, c'est toi qui le choisira ! » que je lui réponds quand même, non sans sourire. Évidemment, c'est elle qui choisira son nouvel ami. Qu'il soit de plumes ou de poils, à elle de voir. « Faut que je trouve autre chose que Ludna et mon vieux père, complètement ridé, excessivement vieux et indéniablement bossu ! » Non mais ! Me voilà -faussement- outré ! « Oh, tu pourras penser à rendre mon livre à la bibliothèque, s’il te plaît ? » Quel changement de sujet ! Tout en finesse. Ou pas. Avec un sourire, et tout en me dirigeant à nouveau vers la table pour la nettoyer brièvement, je lui lance un beau « Dis donc, c'est comme ça que tu parles de ton héritage ? » Soupirant comme si cela me coûtait très cher de répondre à sa demande, je ne tarde pas à ajouter « Pas de soucis pour ton livre. T'auras qu'à le mettre sur mon sac pour que j'y pense.. » Sac dans lequel sont préparées toutes mes affaires pour la journée, évidemment, et qui est toujours à la même place. Pas de mauvaise surprise, donc, pour Theo. Je profite de ce petit temps qu'il nous reste pour revenir sur un sujet sur lequel je n'ai pas forcément rebondi sur le moment. Non, ce n'était pas volontaire, non. Hum. « Au fait, quand tu parlais de Lan … C'est encore ce fameux Lance ? » Bah quoi, j'ai le droit de poser la question, non ? « Et un ami dis-tu ? » Ah, la curiosité.. Ne m'en voulez pas !

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MessageSujet: Re: “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]” “You may be as different as the sun and the moon, but the same blood flows through both your hearts. [...]”  EmptyJeu 17 Sep - 20:46

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The bond that links your true family is not one of blood, but of respect & joy in each other's life. Rarely do members of one family grow up under the same roof.


 

 
Je soupire mentalement, en constatant que mon père n’embraie pas sur le sujet « Lan… »… Il aurait pu, et ça m’aurait franchement gênée. J’ai pas besoin que lui, en plus des autres, se mettent n’importe quoi en tête ! Notre base de potes communes fait assez chier avec leurs sous-entendus encore plus lourds que les blagues les plus vaseuses de mon père, c’est pour donner une petite idée du niveau, vous voyez le genre ?! C’est déjà bien assez éreintant d’essayer de faire rentrer dans leurs crânes qu’entre ce crâneur et moi, il n’y a – et n’aura jamais !!! – rien ! J’ai franchement pas envie d’ajouter à cette liste d’idiots incapables de réaliser qu’une « amitié » - car on va qualifier ainsi ma relation avec Lance, vu qu’on n’est quand même pas ennemis, ni des inconnus, mais pas pour autant des amis ultra proches ! – peut n’être qu’une amitié et non le prélude à bien plus… (Il faudrait qu’ils arrêtent tous de lire des bouquins à la romance convenue, et de mater des séries et films avec une trame tout autant cousue de fils blancs !). Le reste du petit-déjeuner se poursuit, alors que nous parlons tantôt de mes devoirs, tantôt des étranges disparitions qu’ont subis les jeunes venus de l’Espace. J’annonce par ailleurs à mon père que je vais passer un peu de temps avec ceux-ci après les cours, pour finalement aller à la piscine avec mes autres potes. (Et pour les plus curieux, oui, Lance sera de la partie. Mais n’allez rien vous imaginer, ce mec sait parfois agir en véritable sangsue pot-de-colle, toujours présent pour le moindre bon plan sympatoche. Donc, non, c’est pas pour moi qu’il vient, et encore heureux, il est chiant, trop chiant, même pour moi ! Je ne lui ai pas non plus demandé de venir, on a juste des amis communs, qui l’ont invités. D’ailleurs, le connaissant, il va sans doute en profiter pour dragouiller, comme il aime à le faire assez régulièrement ! Ah, bordel, ce type m’épuise, sérieusement !). « Non, mon gratin ! Comment oses-tu ne pas en vouloir ? Et je te ferai simplement remarqué, jeune fille, que tu as toujours faim !», s’indigne mon père, avec tout son talent d’acteur (qu’il n’a pas, mais soyez gentils, et feignez, comme moi, de voir en lui le plus grand acteur qui ait jamais arpenté… la Terre… enfin, ses souterrains du moins…. !) « Ouais, bah, le soir du gratin, c’est surtout la poubelle qui avait les crocs ! », ne puis-je m’empêcher d’annoncer, avant de lancer à mon père un immense sourire (colgate ! Enfin, je crois qu’un dentifrice d’avant l’Apocalypse s’appelait comme ça !), dans la direction que je l’ai entendu prendre après s’être levé (bon, il est pas super loin non plus, mais voilà !) ! Et au final, c’est sur une rondelle de pomme que se referment mes dents. Oui, je ne prends pas la peine de réagir sur la faim permanente dont il vient de m’affubler. Il a raison (pour une fois !), alors je lui concède ce point de bon cœur (de rien Papa, moi aussi je t’aime !). A ma décharge, je suis une ado, alors il faut que je mange, pour grandir correctement ! Même si en toute franchise, j’en ai rien à cirer de grandir. Dans le sens où, contrairement à certaines de mes copines, j’ai pas envie d’atteindre une taille précise, ni d’avoir une certaine silhouette. Ca, c’es clairement un truc de « voyants », vous êtes trop basés sur l’apparence, mes pauvres !

Mon père me surprend, quand il m’interroge afin de savoir si mon souhait d’avoir un animal de compagnie est toujours là. C’est sans me faire prier que je lui réponds par l’affirmative, précisant toutefois qu’il peut oublier les poissons ! « Dommage, il y en a de super jolis ! T'es à peine pas exigeante, dis ! Pour la peine, c'est toi qui le choisira ! » me fait savoir mon paternel, provoquant en moi une de mes mains qui s’abat doucement sur mon front. «  Dis donc, c'est comme ça que tu parles de ton héritage ? », ajoute-t-il, me faisant pouffer de rire, et manquer de m’étouffer avec un morceau de pomme. Un peu de jus d’orange, et le pire passe rapidement ! « Privilège d’aveugle ça, p’pa ! A moins que tu ne sois pas préoccupé de savoir que le poisson passera plus de temps hors de son aquarium que dedans, afin que je puisse le voir à ma façon et l’assommer de câlins ! » Et comment, en une seule phrase, donner l’impression d’être un de ces gros chiens un peu balourds, qui passe son temps dans les pattes de ses maîtres pour leur quémander des caresses et s’assurer qu’ils ne l’oublient pas ? « J’espère que tu es patient, car je ne vais pas en choisir un d’un claquement de doigts ! » Il fait dire que c’est un sacré choix, plus encore pour nous, dans le bunker, que ça pouvait l’être pour nos ancêtres à la surface. Nous n’avons pas un choix énorme d’animaux de compagnie, en terme de « diversité ». Et si nous n’en voulons plus, nous pouvons toujours lui chercher un nouveau foyer, mais le bunker est tout petit, alors ça se sait vite. Donc, il faut anticiper la moindre incompatibilité future entre l’animal et sa famille. Et moi, je veux un compagnon à garder à mes côtés. Un animal joueur, aussi, pour me tenir compagnie quand mon père est trop occupé à corriger ses copies ou à préparer ses cours, pour s’occuper de moi. Un animal affectueux également, qui supportera mes câlins presque incessants, et viendra m’en demander souvent. Donc, je ne peux faire ce choix à la légère, pour toutes ces raisons ! J’enchaîne ensuite sur la bibli, ayant un livre à rendre, puisque je ne pourrais m’y rendre en personne, et que lui a un emploi du temps qui le lui permettra. « Pas de soucis pour ton livre. T'auras qu'à le mettre sur mon sac pour que j'y pense.. » me fait-il savoir. Là où une ado « voyante » aurait répondu par un signe de tête à la positive, moi, je préfère un bref : « Ca roule ! ». C’est un des inconvénients à ne rien voir : si je suis en mesure de localiser l’emplacement de mes interlocuteurs (quand il n’y a pas du raffut du tonnerre autour de nous !), je ne peux cependant pas vraiment déterminer comment ils sont. D’après l’endroit d’où leur voix provient, je peux deviner à peu près s’ils me tournent plus ou moins le dos, mais je ne peux savoir s’ils m’ont dans leur champ de vision ou non. Alors vous ne me verrez que rarement répondre par un mouvement de la tête ! «  Au fait, quand tu parlais de Lan … C'est encore ce fameux Lance ? Et un ami dis-tu ? » Une fois de plus, je manque de m’étouffer, mais cette fois non plus à cause d’une idiotie lancée par mon père. Ou plutôt, si, encore à cause d’une de ces idioties, car il dit sincèrement n’importe quoi ! « Papa !!! » finis-je par dire, une fois ma toux passée, d’une voix indignée ! De manière purement « ado » agacée, en fait. « Oui, c’est bien lui. Et oui, c’est un ami, rien d’autre ! » dis-je, en levant les yeux au ciel, encore une fois, dans le cliché typique de l’ado qui trouve que son parent divague en extrapolant sur des miettes de sa vie. « Arrête de te faire des films, il est trop prétentieux et chiant de toute façon ! Et occupe-toi plutôt de tes affaires, tu vas finir vieux gars avec une fille survoltée sur les bras, et un poilu collant et plus baveur que tu ne finiras par l’être un jour ! » le prévins-je, tout en terminant ma pomme entre quelques mots. C’est vrai quoi, moi, j’ai encore le temps avant de penser à ma vie amoureuse ! Même si de ce côté-là, je n’ai pas non plus « rien » du tout, bien qu’il s’agisse juste d’une relation avec le docteur Rackham ! Alors… Moi et Lance ? Jamais, même pas en rêve ! Bon, je crois que tout à l’heure, j’ai crié victoire trop vite, mon père est bien trop observateur, même s’il se fait des films, et du type blockbuster en plus ! Espérons que ma répartie lui ait fait réaliser l’absurdité de son sous-entendu, et rappelé qu’il devait déjà s’occuper de lui avant de redouter que je ne lui ramène qui que ce soit à la maison !

 

 
CODAGE PAR AMATIS

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