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dream glow (harley)

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Harley Weise
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MessageSujet: Re: dream glow (harley) dream glow (harley) - Page 2 EmptyDim 28 Fév - 23:00



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25 AOÛT 2482, Harley.
Harley inspira profondément en fixant la neige fondue qui parsemait l'étendue de rien devant lui. Il n'était tranquille dans sa tête que lorsqu'il était seul au milieu des arbres. Ce n'était pas pour rien qu'il ne travaillait pas dans la maison avec Luna. Outre son incapacité physique à exécuter des tâches minutieuses comme la cuisine, rien ne le laissait jamais tranquille dedans. Dehors, il était seul dans le froid et il gardait les idées claires. À peu près. Au moins lorsque Varian-V. n'était pas dans les parages. Mais dans tous les cas, la forêt restait son territoire. C'était passablement impressionnant pour un humain ayant grandi dans les étoiles, dans un géant d'acier et de plastique, d'être aussi à l'aise sur Terre. Harley connaissait chaque arbre, chaque rocher autour du village. Il partait parfois très loin pour des missions de chasse lorsque la viande venait à manquer au cœur de l'hiver. Il savait poser des pièges en se concentrant très fort, et suivre des pistes comme personne. Dommage que je sache pas aussi bien te parler, Varian-V. Il réprima une grimace de regret. Hier soir, il trouvait que la conversation avait été plus intéressante. L'esclave ne savait pas encore trop quoi penser de ce qu'ils s'étaient dit, cachés dans la pénombre de la remise, mais c'était un début. J'aimais bien les débuts, Varian-V. Plus que les fins. Plus que notre fin. Un souvenir embrouillé lui traversa la mémoire. Avant qu'on se revoit par hasard et que je te frappe… Avant la Terre, Nei, Aya et tous ces moments sans toi… C'était quand ils étaient venus te chercher et te mettre en prison, notre dernière fois. Ce jour-là avaient toujours eu un goût amer, un goût de tristesse et d'inachevé. De trahison. Tu étais parti sans moi, sans rien leur dire pour te sauver. Tu aurais pu donner mon nom, parce que c'était de ma faute, mais non. Jamais. C'était un peu vague, cette période. Il se rappelait avoir explosé de rage, avoir frappé, frappé, frappé jusqu'à mutiler et jusqu'à ce qu'on le frappe lui, et puis… Le noir. Des conversations sans le moindre sens. La déprime, la douleur, et l'envie que ça se finisse une bonne fois pour toute. Il repensa vaguement à Rachel, Mike et les autres, ceux qui l'avaient traîné comme un boulet en arrivant sur Terre. Ça aussi, c'était flou.

L'exclamation de Varian-V. le fit sursauter et il se recroquevilla sur lui-même l'espace d'un instant avant de se détendre. Il se força à relâcher ses épaules dures comme du bois et à hocher la tête, la boule au ventre. C'était vrai, c'était par ce chemin-là qu'ils étaient rentrés de cet après-midi improbable dont il gardait un souvenir étrange. Encore une journée que Harley ne savait comment classer… Doux amer, peut-être. Une belle définition pour un souvenir comme celui-là. Pour Varian et lui tout court d'ailleurs. Ils avaient joué dans la neige et c'était amusant… Puis le ciel leur était tombé sur la tête. Spontanément, il se calqua sur les pas de l'autre esclave et progressa en silence. Les bruits dans les bois enneigés disparaissaient complètement, et Harley aimait devenir une ombre parmi les ombres, invisible, silencieux et protégé. Être l'ombre de Varian-V., ça lui plaisait bien comme idée. Toi, Varian-V., tu n'avais pas envie d'être une ombre apparemment. Harley le dévisagea avec curiosité en réfléchissant. Il s'était posé à peu près la même question, mais… C'était trop difficile de réfléchir quand tu t'adressais directement à moi, Varian. Tu savais que personne n'avait eu ce petit accent dans mon prénom sur Terre ? Enfin, j'imagine que c'était normal, les gens ici ne parlaient pas comme nous là-haut… Mais même en usant de la langue d'en bas, tu gardais cette petite chose dans mon prénom. Ça aurait pu lui faire chaud à cœur. Ça aurait DÛ lui faire chaud au cœur. Ça faisait juste peur. Et c'était triste que ça fasse peur, non ? Sa réponse mit une éternité à venir et parut sortir de nulle part. « Euh… Euh, j-j… Je sais p-p… P-pas... » La honte lui brûla la poitrine. Ce n'était mille fois pas à la hauteur de ce qu'il pensait et de ce qu'il aurait voulu dire. Ses joues s'enflammèrent de gêne et il glissa sur une racine. Les larmes aux yeux, frustré et fâché, il battit des cils et se pinça les joues avec violence. Au prix d'un effort colossal, il glissa un bref regard à son ancien voisin avant de se tapoter le front. « … M-mots… Prisonniers. » Il n'y avait pas que les mots. Lui aussi était prisonnier de cette tête stupide et rebelle. Il y avait encore mille choses que Harley aurait aimé dire à Varian-V. Mille choses sur eux, sur Kimi, sur Cara, sur la Terre… Il aurait aimé parlé de plein de trucs, comme autrefois, quand il babillait sans cesse sur tous les sujets qui le passionnaient. Il aurait parlé de ce pays qu'il aimait, de la chasse, des sentiers dans les bois, des petites poulettes, de la neige et de toutes ces choses qui existaient sur Terre mais pas dans les étoiles. Il lui aurait raconté toutes ces aventures avec les gens du voyage, les récits qu'il avait entendu le soir au coin du feu… Il aurait même parlé de ces plages qu'il avait entrevu au loin et qui passionneraient Varian. Au lieu de ça, il jouait les idiots séniles aux côtés de la personne la plus importante au monde, personne qui le prenait soit pour un abruti, soit se refusait à poser des questions. Ça, il n'avait jamais oublié. Rivaliser de talent pour savoir ce qui se tramait dans la tête de son voisin, se consumer d'amour pour le plus grand abruti de la maison dans les étoiles.

Ils passèrent devant l'endroit où ils avaient joué dans la neige, et l'angoisse de Harley monta d'un cran. Il rêvait de savoir Kimi et Cara en bonne santé, loin des millions d'ennuis qu'on pouvait avoir sur Terre. Il voulait les savoir bien, en forme, libres et heureuses… Et il voulait aussi tout savoir d'elles. La dernière fois, il avait fui comme le lâche qu'il avait toujours été, et il ne serait probablement pas plus brillant aujourd'hui, mais il n'y aurait plus l'effet de surprise. Et peut-être que Varian-V. parlerait pour deux, même s'il en doutait. Sa douche d'hier et leur conversation dans le noir l'avait au moins rassuré sur un truc : lorsque toutes les étoiles et toutes les planètes du ciel étaient alignées, ils étaient capables d'échanger des mots pendant une bonne heure de façon presque normale. Peut-être que le miracle se poursuivraient ? Harley s'immobilisa brusquement.


─══─


SUR L'ARCHE, quelques mois plus tard, Harley, quinze ans.
Mal à l'aise ? Dans un état de confusion extrême, Harley se tordit les mains à s'en faire mal. S'il avait gardé un ton dangereusement calme jusque là, il sentait l'angoisse lui tordre les tripes. Il ne comprenait rien à ce que racontait ce connard de Standall. Rien, rien, rien. Qu'est-ce qu'il en avait à foutre, de le mettre « mal à l'aise » (si tant est que ce mot suffise à définir son état) ? Il n'en avait rien à foutre, non ? En tout cas, il s'en foutait lorsqu'il l'avait embrassé en guise de truc dégueulasse, et rien à foutre non plus à chaque horreur balancée. Et s'il ne voulait pas le mettre si mal à l'aise, pourquoi ne pouvait-il pas juste oublié ça ? L'espace d'une seconde, Harley envisagea de le supplier. Le supplier de rayer ça de sa mémoire, rayer ça de leurs scènes communes. Ce n'était pas facille d'imaginer un Harley plongé dans l'angoisse, les genoux tremblants, tant il faisait du bruit et des scènes au quotidien. Harley, c'était le type qui prenait de la place, qui beuglait dans les couloirs, et qui tapait si fort qu'on en oubliait tout le reste. On en oubliait ses regards toujours un peu triste, ses yeux bleus qui ne souriaient pas, ses muscles tendus par le stress et la colère. On voyait juste un casse-pied de première qu'on aurait aimé voir disparaître. Il porta une main à ses lèvres pour retenir les pleurs qu'il sentait monter. Derrière la honte et le stress, il réalisait aussi l'espèce de râteau monumental qu'il se prenait dans le plus grand calme. C'est vrai, ça avait toujours été voué à l'échec. Même lui savait que c'était irréalisable, et c'était d'ailleurs sans doute pour ça qu'il avait tout fait ces derniers mois pour tout saboter. Malgré ça… Malgré ça, il était amoureux. Il avait beau haïr Varian Standall de tout son être, tout son être ne vivait que pour lui et par lui. Depuis toujours.

« A-arrête… Arrête ça... » Une larme lui échappa et il l'essuya d'un geste plein de rage. « Juste… Juste dis-moi de me casser, dis-moi que tu me hais, que je suis sale ou… » Ou n'importe quoi, putain. Il n'en voulait pas, de ses excuses à deux balles. Il voulait des mots qui blessent, de la colère, de la rage. Il voulait avoir mal, avoir encore plus mal, pour réussir à leur haïr plus qu'il ne l'aimait. Il voulait avoir une bonne raison de partir en claquant la porte. Il voulait… Il ne savait pas. Peut-être que Harley voulait être traîné dans la boue, humilié, que Varian le blesse encore et encore, assez pour trouver le courage de faire un truc stupide et que ça finisse. Juste… Pas d'excuses. C'était pire que tout, les excuses. Une espèce d'entre-deux, de « non je ne veux pas de toi » et de « regarde, je suis encore une fois un type super et tolérant, je m'excuse mais rentre chez toi maintenant ». Cette fois-ci, il sortit pour de bon. Ce n'était pas une de ses sorties faites avec panache, claquement de porte et grands hurlements. C'était juste une sortie triste et fatiguée. Il ouvrit la porte et partit.

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« Il n'y avait plus rien en moi, Standall. J'étais juste fatigué, j'avais mal à la tête d'avoir hurlé sur le paternel, d'avoir craché sur les murs en espérant qu'il viendrait ouvrir. S'il arrivait quelque chose… Ce serait de sa faute. Je tuerai les gardes un par un jusqu'à ce qu'on me tue moi, jusqu'à… Je ne sais pas. Il n'y avait rien pour le futur si toi, tu n'y étais pas. »

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MessageSujet: Re: dream glow (harley) dream glow (harley) - Page 2 EmptyDim 2 Mai - 15:50



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25 AOÛT 2482.
Il ne fut presque pas surpris d’entendre la voix de Harley bafouiller un semblant de réponse qui ne rima à rien. Mais, loin de se laisser démonter, il laissa échapper un léger soupir et continua sa marche. Peut-être lui en avait-il trop demandé ? Comme toujours. Tu avais toujours l’impression de trop en lui demander ici. C’était un comble. Fut un temps où Harley avait été une pipelette, souvent à son plus grand désarroi. Il y avait bien eu des sujets qui l’avaient passionnés autrefois au courant de leurs discussion. Discussion qui avaient bien souvent été rythmé par Harley, seul. Il n’avait jamais été très causant, même encore aujourd’hui, et Harley avait toujours sut meubler leur conversations pour deux. En échange, il était une oreille attentive, la plupart du temps, quand le brunet réussissait à le captiver. « C’est pas grave... » murmura-t-il pour lui-même.

Maintenant, c’était lui qui avait l’impression de faire des monologues.

Les dernières images de sa petite sœur dans l’arche lui revinrent en tête, et chassèrent ce souvenir triste du Harley dont il était tombé amoureux. Kimi avait changé. Cara aussi, mais Kimi avait ce petit quelque chose qu’il avait perçu en elle la dernière fois, et que Varian ne parvenait pas à comprendre. Quelque chose dans son regard avait évolué. Dans sa manière d’être. Ils étaient loin les airs poupons et les longs cheveux blonds. Elle était bien loin la petite Kimi chétive que Varian avait tenté de protéger au péril de sa vie. Il avait retrouvé une demi-sœur – une sœur – métamorphosé. Il s’embrumait l’esprit, à y songer encore et encore pendant sa marche, quand Harley se figea brutalement devant lui. « Harley ? » Il se hissa à sa hauteur, ses sourcils fins froncés. « Que se passe-t-il ? » De nouveau, ses sens s’étaient mis en alerte.


─══─


SUR L'ARCHE, VARIAN 16 ANS, HARLEY 15 ANS.
Casse-toi.
Il en avait envie.
Je te hais.
Le mot était fort, mais Varian devait le reconnaître : il l’avait pensé plus d’une fois.
Tu es sale.
Il ne le disait que pour blesser, sans le penser franchement.

Et Harley quitta la cabine des Standall sans un autre mot de sa part. Varian le regarda partir, les bras ballants le long du corps, en se demandant si tout ce qui venait de se dérouler ici-même était bel et bien réel. C’était bien trop surréaliste, bien trop grotesque pour être vrai. Et pourtant. Il ne sut pas combien de temps il resta là, à fixer la porte close de sa cabine, sans esquisser le moindre mouvement, oubliant presque comment respirer. Une nouvelle fois, le voisin d’en face avait réussi à le moucher.


*


Kimi toqua doucement à la porte de sa cabine ce soir-là. Elle entra, et l’avisa, allongé sur sa minuscule couchette. « Varian ? » « Mmm ? » « Tu ne vas pas bien ? » Il se redressa dans son lit, inquiet d’entendre une question pareille sortir de sa bouche. En temps normal, c’était lui qui s’inquiétait de son état, et non l’inverse. Il détestait que les rôles s’inverse. « Oui, pourquoi ? » « Tu n’avais pas l’air bien au dîner. Tu as jeté des regards furieux au Weise pendant tous le repas. » Il n’avait pas réussi à se contenir. « Des regards furieux... » Elle se trompait. Oui, il avait jeté de nombreux coup d’œil à la table à côté de la leur pendant le repas commun. Oui, il avait été plus insistant qu’en temps normal. Mais ces regards n’avaient pas été furieux. Ils avaient été ceux d’un garçon qui cherchait à comprendre, à capter l’attention d’un autre, qui faisait semblant de ne pas le voir. « Vous vous êtes disputés ? » « Non. » Et, sentant le regarda triste de Kimi sur sa personne, il continua : « J’essaie de ne plus me disputer avec Harley. Je sais que tu tiens à lui. » Non, il y avait autre chose. Ils avaient trouvé un semblant d’équilibre maintenant.

Que son voisin avait fait dégringoler cette après-midi.

Varian chassa les images – et les sensations qu’il ne parvenait pas à oublier – de sa tête, et lui tapota l’épaule avec douceur. « Va te coucher sœurette. Je vais bien. » Elle lui déposa un baiser sur le front, et esquissa un sourire heureux. « D’accord, bonne nuit Varian ! » Elle referma la porte avec douceur, et Varian enfonça la tête dans son petit oreiller, sentant le rouge lui monter aux joues.

Ça ne devais pas t’affecter, et pourtant. Tu n’avais que ça en tête. C’était encore et toujours lui. Mais cette fois-ci, pas pour de mauvaises raisons. Cette fois-ci, tu n’avais aucune envie de le voir disparaître. Tu le voulais sur le pas de ta porte, une nouvelle fois. Tu voulais essayer de l’embrasser à ton tour. Juste pour voir.

Varian étouffa un gémissement à cette pensée et sentit les larmes lui monter aux yeux.

Merci Harley, tu as réussi à me rendre dingue.

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Il plongea son regard dans le sien. Au delà de la tempête qui y faisait rage, il vit deux garçons aussi minuscules que les lointaines étoiles dans le ciel, blottis l'un contre l'autre sous une couverture. ;; @unknow


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MessageSujet: Re: dream glow (harley) dream glow (harley) - Page 2 EmptyMer 7 Juil - 0:01



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25 AOÛT 2482, Harley.
La neige étouffait tous les sons. Sous le couvert des arbres, elle agissait comme une grande bulle insonorisée, où tout disparaissait au milieu des blizzards, bourrasques et autres tempêtes. Seuls les habitants de ce pays gelé osaient se promener comme si de rien n'était. Malgré ça, malgré sa tête stupide qui ne fonctionnait pas, malgré ses mains devenues gourdes au fil des violences connues sur Terre, Harley pouvait au moins enorgueillir d'une chose : il entendait à la perfection. Même ici, même dans le froid, même quand tous pensaient être devenus sourds. Harley n'était jamais sourd. Sans même le voir, il sentit Varian-V. se figer derrière lui lorsqu'il s'arrêta net, puis le garçon se hissa à sa hauteur. Sa voix le fit tressaillir, et l'esclave leva une main impérieuse. La forêt, c'était chez lui. Il n'était maître de rien du tout, sauf sous les arbres, à Azgeda. Et pourtant, je paniquais. Je sais, j'avais l'air serein et concentré devant toi, Varian-V… J'étais terrorisé. J'avais entendu des bruits, des sons… Jusque là, rien d'effrayant. Je me savais capable de disparaître n'importe où comme une ombre et de t'amener avec moi. Mais ces sons... Son cœur battant la chamade, Harley tenta de conserver une mine calme. Il n'avait pas envie d'affoler son ami – ami ? il ne savait pas si ce mot était autorisé, mais il avait envie de l'utiliser, au moins dans le secret de son esprit –  pourtant… Coulant un bref regard à Varian, il le poussa brièvement vers un large sapin et se glissa derrière lui avant de poser un doigt sur ses lèvres. Quand la voix ne marchait plus, il lui restait les signes. Des voix lointaines, qui se voulaient sans doute discrètes, lui parvinrent de nouveau. Hésitant sur la marche à suivre, il se mit à se ronger les ongles. C'était ta faute, Varian-V. Tu en avais parlé. Tu les avais fait apparaître. Est-ce que Varian avait entendu ? Dans le doute, Harley lutta pour croiser son regard et traça une brève succession de lettres dans les airs. Il n'était pas sûr d'être encore capable d'écrire pour de bon, mais ces quatre lettres-là, il les avait tracé des milliers de fois, à chaque petit mot doux, à chaque bouquin prêté, à chaque petit encouragement discret. Kimi.

L'angoisse lui brûlait les tripes. Il voulait savoir si elle allait bien. Il voulait la voir, dévorer son visage du regard, l'aimer encore, la rassurer, être rassuré… Il en serait incapable, mais il se rêvait faire tout ça. Juste lui dire bonjour, aussi simplement qu'avant. Dire son nom, rire aussi un peu, peut-être. Il se recroquevilla sur lui-même et se rongea l'ongle du pouce à sang. Une fois encore, il chercha brièvement le regard de son ancien voisin pour le supplier de prendre le commandement pour la suite des événements. Seul, Harley savait qu'il serait resté dans l'ombre de son sapin, invisible et inaudible, comme le fantôme qu'il se plaisait à être. Il l'aurait regretté et il aurait rêvé mille fois à ce jour ensuite, mais c'était le plus facile. Il avait toujours été lâche, et c'était bien quelque chose qui n'avait pas changé.


─══─


SUR L'ARCHE, quelques mois plus tard, Harley, quinze ans.
Il avait songé à rejoindre un de ses aînés pour boire. À quinze ans, Harley n'était déjà pas un modèle d'élégance et de retenue. Les gueules de bois, il les avait déjà côtoyé à plusieurs reprises en traînant avec des aînés qu'il aurait mieux fait d'éviter. À douze ou treize ans, il avait initié le sexe avec une petite salope un peu plus vieilles. Ça avait été nul, mais de toute façon il se tapait sa première vraie nuit d'ivresse ce soir-là. En fermant la porte derrière lui, Harley se retrouva comme un abruti dans le couloir, les bras ballants, l'impression d'avoir été vidé de sa substance. Il ne se sentait même pas triste. Juste vide. Désespérément vide. Vide à vouloir être rempli. Mollement, il prit donc la direction d'un Grand-frère (qui n'en avait le nom que parce qu'il s'était présenté comme ça à Harley la première fois) et se perdit en route. Je crois que je n'avais même pas essayé en fait. J'avais pensé à l'alcool parce que ça brûlait tout sur son passage : les sentiments, la lucidité, les neurones... Mais finalement, il se retrouva devant l'une des rares grandes fenêtres de leur station qui donnait dans l'espace. Il s'était longtemps demandé si un jour, il verrait passer sa mère, froide et morte, devant la fenêtre, où si elle était partie bien trop loin pour qu'il la revoit un jour. Aucune des deux options n'était réconfortante, et heureusement il n'avait jamais eu à connaître la réponse. J'avais envie de revenir en arrière, d'utiliser le Retourneur de temps d'Hermione Granger pour réécrire le passé. Je crois, Standall, que je me serais tué moi-même. Je serais revenu quatre heures en arrière, et j'aurais tué Harley Weise avant cette soirée. Je l'aurais tué, et je lui aurais fait du mal. Je l'aurais poignardé, je crois. Poignardé avec beaucoup de violence, pour une effusion de sang et de brèves cris qui se seraient noyés dans un gargouillis pitoyable. À l'image de moi. Il n'avait pas envie de pleurer. Peut-être qu'il avait déjà tellement pleuré toutes les larmes de son corps u'il n'en avait plus en réserve ? En fait, il n'était même pas en colère. La montre à moitié cassée et trop grande qu'il portait au poignet lui indiqua l'heure du repas. Après un dernier échange sinistre avec les astres, Harley se leva et se traîna vers le réfectoire.

Où l'attendait le deuxième chapitre du pire moment de sa vie.


À présent, il était en colère. Tout à l'heure, devant sa fenêtre, Harley avait cru qu'il ne ressentirait jamais rien. Il s'était dit que Standall avait réussi à moucher toutes les émotions en lui commeil aurait soufflé une fragile bougie. Maintenant, je savais que j'avais envie de hurler. De te hurler dessus. Classique, finalement… Non ? Je t'avais toujours hurlé dessus, mais ce soir c'était de douleur. J'avais espéré ne plus rien ressentir, ne plus rien pensé. J'avais eu envie de continuer à vivre comme un automate. J'aurais sans doute pu, si tu m'avais ignoré. Mais tu ne m'avais pas ignoré. Pendant que je fixais le fond de mon assiette vide, les joues rouge d'angoisse et de honte, tu n'avais cessé de fusiller notre table du regard. Assez pour que même le Paternel se rende compte d'un truc. « Qu'est-ce que tu as encore fait au Standall, Harley ? » avait-il dit, de ce ton si agaçant, si mortellement calme et crispant. Ce que je t'avais fait, Standall ? Je ne sais pas, c'était à toi de me le dire. Pourquoi tu avais feint ce pseudo calme chez toi si c'était pour me fixer comme ça après ?

Harley ouvrit la porte de sa minuscule chambre d'un geste rageur et son regard se posa sur le livre corné qui trônait sur son bureau. Son sang se glaça. Il se souvenait, il avait écrit amoureusement sur deuxième de couverture un petit mot à l'attention de Kimi. Il y relatait tout son amour pour ce joli roman initiatique et poétique et y détaillait pendant des lignes et des lignes combien sa lecture l'avait rendu optimiste. C'était une jolie histoire, comme il les aimait, avec des sentiments, du brillant et du talent. Et il avait dit le matin même qu'il la porterait ce soir avant le couvre-feu pour qu'elle puisse le commencer au plus vite. Ce matin, il brûlait d'impatience à l'idée de pouvoir babiller pendant des heures avec elle sur les personnages. Ce soir… Ce soir, la cabine d'en face reflétait tous les enfers du monde. Sauf qu'il n'était jamais en retard pour les rendez-vous livres. Pas quand ça concernait Kimi. Il lisait, il lui donnait une date pour lui amener le roman, et il lui portait toujours en temps et en heure. Pour elle et pour les bouquins, il n'avait jamais déconné en soirée ni fini dans un mauvais lit. Il rentrait écrire ses petits mots doux sur les verso des couvertures, et détaillait sur des centaines de mots tous les bons points du récit. Jamais les mauvais, car il savait que Kimi saurait les voir d'elle-même et que son monde était suffisamment noir ainsi sans nécessité davantage de négativité.

Il refréna l'envie idiote de déchirer le livre et s'écroula dans son lit. Ce soir, il allait enfreindre l'un de ses plus grands interdits : ne pas planter Kimi. Il s'était toujours interdit de déconner là-dessus, mais il n'avait pas l'énergie de ressortir de cette piaule sordide pour un livre stupide.Pas au risque de… Ses yeux clairs se remplirent de larmes. Le dîner avait été un enfer mêlé de douleur et d'incompréhension. Il n'avait pas levé les yeux une seule fois de son assiette, mais il sentait le regard de son voisin lui brûler la nuque. Malade, il enfouit son visage blême et humide dans son oreiller tout plat. Son cerveau stupide le ramenait à une seule image et elle le faisait beaucoup trop réagir. Varian Standall, c'était tout entier qu'il en était amoureux. Il pensait à lui, il rêvait de lui, il rêvait de le toucher, de le sentir, de le serrer. Il rêvait beaucoup de choses qui l'avaient terrifié, torturé… Maintenant, la torture serait de vivre sans âme en passant devant lui. Ce n'était plus un rêve, parce qu'il n'était plus permis d'espérer en silence. « Connard... »

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« Il n'y avait plus rien en moi, Standall. J'étais juste fatigué, j'avais mal à la tête d'avoir hurlé sur le paternel, d'avoir craché sur les murs en espérant qu'il viendrait ouvrir. S'il arrivait quelque chose… Ce serait de sa faute. Je tuerai les gardes un par un jusqu'à ce qu'on me tue moi, jusqu'à… Je ne sais pas. Il n'y avait rien pour le futur si toi, tu n'y étais pas. »

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MessageSujet: Re: dream glow (harley) dream glow (harley) - Page 2 EmptyMar 31 Aoû - 9:16



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25 AOÛT 2482.
« Cara, psst, réveille toi ! » En moins d’une fraction de seconde, la jeune femme sous ses yeux se leva, aux aguets, les yeux grands ouverts. Elle était en alerte, comme tous les jours depuis qu’elles avaient atterris sur terre. Cara avait pris l’habitude de dormir sur une seule de ses oreilles ; son instinct de survie primant sur tout le reste. Kimi lui jeta un regard amusé, un air serein sur le visage. « Du calme, tout va bien. » « Pourquoi tu me réveilles alors ? » pesta la plus âgé. « Tu as beaucoup dormi, mais le jour s’est levé depuis quelques heures, et nous devons continuer nos recherches. » Cara leva les yeux au ciel et se leva, non sans afficher une moue sur son beau visage.


Elle détestait cette planète. Elle n’aimait pas le froid, le vent, les animaux étranges qu’on n’y trouvait. Elle ne supportait pas ce climat rude qui avait bien manqué de lui faire perdre les doigts, si elle n’avait pas rapidement trouvé de quoi se couvrir. Elle détestait sa vie ici. Une vie en binôme, avec la petite sœur d’un garçon qu’elle avait aimé par le passé… Sa vie était devenue un enfer. Et elle était devenue un enfer parce qu’elle l'avait voulu. Parce qu’elle avait refusé de laisser cette petite blondinette mourir seule.


Ou du moins, elle avait cru qu’elles mourir.


Cara s’était trompée, comme jamais elle ne s’était trompée. Elles avaient fait partie d’un projet qui les avait dépassé toutes les deux. Et maintenant, elles étaient seules. Loin de leur groupe, loin des seuls visages familiers qui auraient pu les aider… Et chaque jour, Cara avait l’impression qu’elle vivait le dernier. Elle vivait dans la peur de perdre Kimi, ou de perdre la tête une bonne fois pour toute. Elle vivait dans la crainte de croiser l’un de ses hommes géants qu’elles avaient déjà aperçu, de loin, près d’une rivière gelée. Elle vivait dans la crainte de finir comme eux.


Des fantômes du passé.


Car Varian et Harley étaient morts tous les deux. Peu importe ce que lui disait Kimi, les deux garçons qu’elles avaient connu sur l’Arche n’étaient plus. Ils n’étaient plus que deux coquilles creuses, sans plus une goutte de ce qui avait fait leur personnalité par le passé. Elle avait refusé de les voir, de les reconnaître. Pire, elle avait eu peur. Peur de son meilleur ami. Kimi avait passé des jours à la harceler pour qu’elles partent leur recherche, pour qu’elles les sauvent, toutes les deux. Mais voulaient-ils être sauvé ?

Elle avait vu deux pauvres vagabonds, sauvages et terrifiants ce jour-là. Elle n’avait pas vu le grand-frère de sa pauvre camarade, ou son meilleur ami. « Tu ne manges pas ? » Cara secoua la tête. Comme tous les jours, son appétit n’était pas au rendez-vous. Il faiblissait à vue d’œil. « Prend des forces Cara, je ne survivrais pas sans toi, et tu le sais. » Cara haussa les épaules. « Je n’aurais pas dû empêcher ton copain de te rejoindre. Il aurait été bien plus utile que moi. » Kimi haussa un sourcil. « Putain, je suis vraiment trop conne. Je ne sers à rien. » « Ne dis pas ça... » Kimi lui tapota la tête, et Cara soupira, vexée.

Parfois, souvent, elle repensait à sa mère. Sa mère qu’elle avait quittée sans aucune explication. Sa mère qui avait fondu en larmes en la voyant une dernière fois. Je vais veiller sur Kimi, lui avait-elle dit. Cette simple phrase avait réussi à la faire sourire un peu. Ne meurs pas Cara, je te l’interdis. Et elle lui avait fait cette promesse. Intenable. Bien sûr qu’elle allait mourir ici. La question était de savoir qui d'elle ou Kimi y passerait en premier. « Comment tu te sens aujourd’hui Kimi ? » « Je respire bien ! » « Tu tousses ? » « Non, pas trop. » Pour une raison qui lui échappait, les poumons de Kimi étaient bien moins capricieux ici. « On se prépare, et on y va ? » « Ouais... »






Kimi trouvait la vie sur terre fascinante. Effrayante, mais fascinante. Cependant, elle devait bien avouer qu’elle ne l’avait jamais imaginé ainsi. La région dans laquelle elles avaient atterri n’avait rien de chaleureux. Cara avait mis la main sur un drôle de bunker*, au beau milieu des bois, dans lequel elles avaient élu domicile, faute de trouver mieux. Le lieu était petit, étroit, mais assez haut pour qu’elles puissent y rester toutes les deux sans vivre à quatre pattes ou le dos courbés. Elles y avaient trouvé un vieux fusil de chasse et quelques munitions – que Cara prenait à chacune de leurs sorties – quelques conserves de nourritures – pas franchement de quoi tenir des mois – mais surtout, un semblant de couchette et une lampe à batterie. Kimi avait tout suite compris l’environnement hostile dans lequel elles évoluaient, et très vite, le bunker s’était imposé comme une évidence à leur survie.

Elle avait appris à pêcher rapidement, à allumer des feux rapidement pour faire cuire ses poissons avant de vite l’éteindre pour ne pas attirer les curieux vers elle. À sa grande surprise, Cara s’était révélée être d’une grande aide sur les plantes. Elle n’avait jamais vraiment imaginé la grande blonde sachant distinguer une baie d’une autre, mais Cara était pleine de surprises.

« Partons par ici aujourd’hui ! » Dans sa tête, tout était clair. À force de rondes et de petits marquages discrets, elle commençait à connaître sa zone. Aujourd’hui, il leur restait une parcelle, la seule que Kimi appréhendait de visiter. Potentiellement, ils étaient là. « Cheffe oui cheffe ! » clama Cara derrière elle. Elle rabattit sa capuche sur ses cheveux coupés aux épaules, et elles se mirent en route. Aujourd’hui, le vent faisait des siennes. On arrive les garçons. Chaque jour, Kimi se demandait s’ils allaient finir par se croiser à nouveau. Le regard de Varian, et de Harley, de la dernière fois ne l’avait pas quitté. Ni cette larme sinistre qu’ils arboraient tous les deux sur une de leurs joues. Depuis, elle s’était fait le serment de les retrouver. Et de partir avec eux. Vers où ? Elle n’en savait trop rien. Mais la neige ne pouvait pas recouvrir toute la terre entière. Elle devait bien s’arrêter quelque part. Et elle voulait trouver ce quelque part. Ce quelque part où ils seraient sains et sauf tous les quatre.





Elles étaient là. Varian était certain de ne pas avoir rêvé leurs voix. Il se tourna vers Harley, paniqué, et y trouva un drôle de regard – un mélange de méfiance et d’appréhension – qui ne l’encouragea pas du tout. Que devait-il faire ? Prendre les devants ? Alors, dans le silence le plus total comme il avait appris à le faire en accompagnant Aya chasser, il lui fit signe de se déplacer derrière lui, dans le plus grand des calmes. Un nouvel éclat de voix – Cara, il en était certain – le fit tressaillir tandis qu’il s’appliquait à marcher en faisait le moins de bruit possible. Que faisaient-elles aussi près de Missi ? Elles n’avaient aucune idée de l’existence du village, et encore moins des dangers qu’il renfermait. Varian en eu des sueurs froides. Il fit signe à Harley de se baisser derrière un buisson, et attendit quelques secondes. Plus rien. Les deux filles s’étaient elles aussi faite discrètes. Il n’y avait plus un bruit, plus rien. Il fronça les sourcils, intrigué, et tourna son visage vers Harley, intrigué. Tu entends un truc ? articula-t-il sans émettre un son. Au moment où il se demanda si les deux femmes s’étaient tout simplement envolé, un cri le fit sursauter. « Fait chier ! Sors-moi de la putain ! Piège de meeeerde !!! »

Piège ? Il ouvrit de grands yeux. Des pièges, évidemment. Elles étaient proches du village, tu savais que les chasseurs posaient des pièges par ici. Et qu’ils venaient les vérifier tous les soirs. Il bondit hors de son buisson en agrippant la manche de Harley et le tira en avant. Il connaissait l’endroit où étaient posés les pièges.





« Coupe ! Coupe avec un truc, je sais pas ! Putain Kimi sors moi de làààà ! » Plus Cara s’agitait, plus elle avait l’impression de sentir les cordes se resserrer. « N-ne bouge p-plus ! » Kimi agitait les mains, paniquée. Leur vigilance s’était envolée une fraction de seconde, mais une fraction de seconde nécessaire pour que Cara ne pose les pieds au moment endroit. Un filet de cordes grossièrement tressé s’était refermé sur elle avant de la transporter à deux bons mètre du sol. « J’ai un c-couteau... » Cara arrêta de bouger et lui lança un regard apeuré. Paniqué, Kimi fouilla dans son sac, à la recherche de cette petite lame qu’elle avait affûtée il y a quelques jours. Les doigts tremblants et la respiration soudain sifflante, l’angoisse ne cessait de la gagner. « Kimi, respire… respire... » Elle releva vers elle des yeux larmoyants et prit une profonde inspiration. « C’est bien ma grande, je vais me calmer, et toi aussi… Je… Je vais bien, regarde… Cherche tranquillement, respire surtout. » Cara avait peur, elle le savait mieux que quiconque. Ses mots étaient uniquement là pour la rassurer elle. Une nouvelle fois, elle était ce petit boulet à traîner, à pouponner. Cara parvenait toujours à prendre sur elle pour ne pas qu’elle se sente dépassé à son tour. Tu es tellement plus forte que ce tu penses Cara. « Je l’ai ! » « Parfait ! » Soudain, au moment où elle s’apprêta à donner le premier coup de lame, des bruits de pas la firent sursauter.

Deux immenses masses sombres venaient de faire irruption. Et Cara se liquéfia dans son filet au même moment où elle se jeta devant elle, la lame en avant, prête à tout pour essayer de la défendre.


─══─


SUR L'ARCHE, VARIAN 16 ANS, HARLEY 15 ANS.
« Tu attends quelque chose sœurette ? » Kimi haussa les épaules et Varian passa une main dans ses longs cheveux blonds. Il ne résista pas à l’envie d’en tresser une petite rapidement, du bout des doigts, avant de les lâcher à nouveau. « Tu veux sortir un peu ? » « Je ne peux pas ce soir… J’attends. » « Tu attends ? » Varian lui lança un regard triste. Elle attendait ? Et puis, il comprit. Il savait très bien ce qu’elle attendait. Comme toujours. Il soupira et tourna à son tour les talons, avant de s’enfermer dans sa chambre. Stupide voisin. Elle l’attendait. Avec ses grands yeux de biche bleus. Et lui, ne venait pas. C’était à cause de toi, et tu le savais pertinemment. Il secoua la tête, soudain agacé par la situation. Pourquoi fallait-il toujours que les choses les plus improbables lui tombent dessus ? Ne pouvait-il pas vivre tranquillement vivre sa vie dans son coin, sans rien devoir à personne ?

Cette situation le mettait hors de lui. C’était Harley Weise. Rien de plus que son stupide voisin insupportable. Un connard avec un grand « C », un « C » capitale écrit en majuscule, en gras et en rouge. Mais ce voisin lui avait fait quelque chose. Quoi, il n’en savait rien, mais il le détestait encore plus pour ça. Peut-être que ça lui plaisait de jouer avec tes sentiments, de te voir lui jeter des regards encore plus noirs ? Mais en même temps… Ces derniers mots, prononcés ici même ne le quittaient pas. Ils restaient en suspens dans son cerveau. Ils étaient là quand il mangeait, quand il travaillait, quand il peinait à s’endormir. Il se demanda ce qu’il avait fait pour mériter pareil châtiment. Pourquoi lui ? C’était une question qu’il s’était beaucoup posée ces derniers jours. Et surtout, pourquoi prenait-il autant la chose à coeur, des semaines après ? Harley, il faut qu’on parle. Et il n’avait toujours pas trouvé le courage de lui dire cette petite phrase de rien du tout.

Il s’était levé comme un zombie ce jour-là. Un zombie guidé par la seule intention de mettre fin à toute cette mauvaise pièce de théâtre. Il allait tirer les choses au clair, y voir plus net mais surtout : tout faire pour avoir de nouveau la conscience tranquille. Alors il quitta sa cabine à pas de loup, en vérifiant bien qu’il lui restait quelques dernières minutes avant le couvre-feu. Il se glissa jusqu’à la cabine d’en face, cette même cabine qu’il avait fuis pendant des jours, et il y toqua trois petits coups secs. « Harley ? » Il avait mal rien que de prononcer son prénom. Il aimait bien ce prénom, au fond. Il sonnait comme quelque chose de très doux, qu’il fallait à tout prix protéger. Tout l’inverse de son porteur, en somme. « C’est Varian. Il faut qu’on parle. »
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*bunker semblable à celui que Clarke trouve dans la saison 1 de The 100.

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Il plongea son regard dans le sien. Au delà de la tempête qui y faisait rage, il vit deux garçons aussi minuscules que les lointaines étoiles dans le ciel, blottis l'un contre l'autre sous une couverture. ;; @unknow


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