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Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke]

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Nathan Miller
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MessageSujet: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyMar 17 Déc - 23:18

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Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire !

J'aime écouter non pas les mots. J'aime écouter les regards, les gestes. J'aime écouter l'âme des gens.  ♫ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Voici plus d’un mois que je suis dans le bunker. C’est au début du mois que certains d’entre nous ont pris la fuite, afin d’aller prévenir les autres délinquants, ainsi que les Archéens, que le Mont Weather n’était pas aussi amical qu’on le pensait tous. Depuis, ça n’a pas été facile, pour ceux qui sont restés. Ca a commencé à ne pas l’être bien avant cela, pour ceux qui ont appris à quel point ce refuge n’en était pas réellement un, mais qui ont tout de même choisi de rester. On peut dire que c’est une décision débile, de refuser une chance de retrouver sa liberté, mais ça maximisait le taux de réussite des autres. Et il en faut bien pour rester, et veiller sur ceux qui ignorent à quel point ce bunker n’est pas réellement rempli d’amis, mais aussi ceux qui viendront, depuis l’Arche, pensant trouver un sanctuaire et non ce qui pourrait finir par n’être qu’un tombeau. Le plus difficile est d’essayer de tous les protéger, l’air de rien. Il y a aussi l’incertitude quant à nos chances de pouvoir retrouver les nôtres, un jour, dehors, à l’air libre. Mais ça, personnellement, j’évite d’y penser. Je parviens mieux à faire partir cette crainte, depuis une dizaine de jours. Durant une conversation radio à l’Arche, nous avons pu découvrir que nos amis s’étaient enfuis avec succès, et avaient pu transmettre le message quant au véritable visage des Montagnards ! Et maintenant, il faut attendre. Tout repose entre les mains de ceux qui sont dehors. J’avoue que ça, par contre, ça m’est difficile à supporter. Cette attente qui ne sait même pas ce qu’elle attend en vérité. Si on souhaite retrouver notre liberté, on ne sait pas comment les autres s’y prendront, et c’est pénible. Et assez long. Mais ceux qui ont conscience de la vérité des lieux, s’efforcent de garder le sourire. J’en fais parti. Evidemment, je suis resté. Cela vous surprend-t-il ? J’admets que je le choix ne m’a pas été facile. J’aurai pu être utile, durant l’évasion. J’ai une courte formation de Garde, je connais quelques trucs qui auraient pu être un précieux atout en cas de besoin. Mais c’est aussi parce que je suis Garde que j’ai choisis de rester. Même si j’ai choisis cette filière par obligation, pour mon père, je ne peux cacher être de ceux qui s’efforcent de veiller sur les autres. Et j’ai estimé que je serais plus utile si je restais. Ne serait-ce que parce que mon sang-froid serait utile pour ceux qui pourraient finir par le perdre….

Si j’ai choisis de rester, j’ai besoin de me changer les idées par moment, comme tout à chacun. Mais je ne suis pas le seul, je pense. Clarke semble être pour le moins tourmentée, depuis quelques jours. A mon avis, ma co-anniversée se mord les doigts d’avoir refusé de prendre part à l’évasion. Mon interprétation, c’est qu’elle est restée pour ce gosse, le jeune Arthur, qu’elle semble avoir pris sous son aile, mais qui est à l’infirmerie, depuis je ne sais trop quand. Avec le temps qui passe, elle réalise que ça l’éloigne surtout de Zack, son petit-ami, et aussi de sa mère, qui est arrivée sur Terre il y a peu, avec l’Arche. Les deux doivent bien lui manquer. Et comme ici, ça craint (même si pour l’instant, tout se passe bien, mais on sait ce qui se cache sous ce joli vernis !), ça commence à devenir difficile pour elle. Son choix devient pesant. Je la comprends. C’est humain, comme réaction. On fait un acte noble, en son âme et conscience, sans se douter que sur la durée, ça s’avérera très difficile. Alors j’ai sauté sur l’occasion, dès que j’ai entendu dire que même nous, nous pouvions nous acheter des petits trucs bien sympas, ici. Bon, OK, on a pas d’argent, mais on peut en gagner en rendant quelques services, suffit juste de s’en donner le temps et les moyens, à l’issu de nos journées. J’ai donc fait quelques corvées en tout genre, afin d’être en mesure de m’offrir un repas. Pour deux. Je me dis que ça fera un chouette cadeau pour la Griffin, pour nos anniversaires. Ouais, on se fait pas de cadeaux, en général. On s’aime bien, mais on n’est pas assez potes pour ça. Toutefois, ça nous arrivait quelque fois, mais c’était toujours des petites conneries. Une babiole que l’un avait repéré et s’était dit que ça ferait un bon petit cadeau marrant pour l’autre. Pour nos 8 ans, par exemple, elle m’a offert un porte-clé de Blanche-Neige au pays des merveilles, parce qu’elle savait que j’aimais ce livre (j’en parlais sans arrêt, depuis environ 2 ans, soit depuis la mort de ma mère.). C’était un truc qui a été fait par un élève de primaire, plusieurs générations avant nous, je crois bien. Un chouette porte-clé, ne commencez pas à interpréter mal mes paroles ! Et pour nos 17 ans, par exemple, je lui ai offert un papier, que j’avais transformé en « bon ». Ce bon indiquait « Bon pour m’écraser les pieds lors de 5 danses max’, pendant un bal dans l’année à venir, si t’as personne à qui écraser les pieds ! ». J’avais pris soin d’ajouter en PS : « N’oublie pas que si mes pieds sont trop abîmés, j’irais voir le docteur Griffin. Second du nom. Il parait qu’elle a besoin de se faire la main (pas de bol pour elle, ça sera sur mes pieds, mais faut un début à tout ! » Je savais qu’elle se méfiait des gens, depuis sa rupture avec Amy. Il faut dire que l’autre ne s’était pas gênée pour la dénigrer, après l’avoir largué. On peut donc facilement comprendre pourquoi la Griffin n’avait pas cherché à se trouver quelqu’un d’autres après ça. Outre la connerie tapie dans mes mots, j’avais souhaité lui faire comprendre que des gens l’appréciaient, avant la connerie de l’autre débile, et continuaient à le faire bien après. Bref, tout ça pour dire que là, dans le bunker, j’ai souhaité nous permettre, à l’un comme à l’autre, de nous changer les idées.

Tout ce blabla nous mène donc à ce midi. La jeune Théo, quand elle m’a entendu parler de mon idée à quelques-uns de mes potes, m’a proposé de faire ce repas chez elle, un midi. Ca m’a surpris, sur le coup. Mais cette gamine est étrange. Elle m’a dit que la couleur de l’aura de la blondinette indiquait qu’elle avait besoin de penser à autre chose. Je comprendrais jamais cette aveugle, mais je reconnais qu’elle est sympa. Pour éviter de m’incruster chez quelqu’un sans avoir la permission, j’ai préféré aller voir son père, avec la brune. Mr Bailey m’a dit qu’il n’y voyait pas d’inconvénient (bien entendu, j’ai précisé tout sera rangé et nettoyé pour leur retour, c’était bien la moindre des choses.) Je lui ai aussi précisé que je voulais juste manger avec une amie, qu’il ne s’imagine pas que le repas allait partir sur  une tournure plus charnelle ! D’ailleurs, cette précision, je l’ai faite aussi à la blonde, quand je lui ai dit qu’elle devait me réserver le repas du midi de telle date, et que je l’attendrais chez les Bailey. « T’imagine rien, Griffin. J’admets que t’es mignonne, mais j’ai un mec. Toi aussi d’ailleurs. Ca sera juste un déjeuner, en tout bien tout honneur ! » J’ai veillé à arriver bien en avance sur l’heure convenue avec Clarke, afin de pouvoir installer la table. Les Bailey savaient que nous fêtions tous deux nos anniversaires, ils m’avaient mis à disposition quelques décorations, pour égayer la table. Une table noir, et un chemin de table en blanc. Et même quelques fleurs afin de mettre des couleurs. J’aime bien les Bailey, ils sont cools !

C’est l’heure. La blonde toque à la porte. C’est avec un sourire que je vais lui ouvrir. « J’ai faillis attendre ! ». Ca n’est qu’une plaisanterie, bien entendu ! On échange les saluts d’usage, avant que je ne l’invite à s’asseoir. Je la laisse observer la table, et lancer quelques paroles, l’écoutant avec une attention qui se focalise de moins en moins sur elle. Je finis alors par l’interrompre, en me râclant la gorge. Un air sérieux au visage, je déclare : « Clarke… J’ai quelque chose d’important à te dire ! ». Mon ton n’a sans doute jamais été aussi sérieux, face à la blondinette. Mes doigts tapotent sur la table. Je suis inquiet. Ou plutôt, comme vous allez l’apprendre, je joue à l’être ! « Je l’ai appris il y a un moment. C’est même la véritable raison de mon emprisonnement ! Car à trop fouiller dans la Colonie, on en paie le prix, vois-tu ? » Je me mordille la lèvre, mal à l’aise. (Bon sang, que c’est utile d’avoir dévoré plein de livres, et d’avoir vu plein de films et séries, pour aider à être un acteur un minimum bon !). Je déglutis, marque un temps de silence, avant de finir par ajouter, après avoir vu l’inquiétude se peindre sur le visage de la jeune docteur. Et comme lors de la 1ère partie de mon discours, je cherche mes mots de temps à autre, marquant des temps de silence indiquant que je ne sais comment le lui annoncer. « J’ai toutes les preuves scientifiques qui attestent qu’on a été échangés à la naissance ! », conclus-je en écarquillant les yeux, scandalisé. « Je suis navré de te le dire, mais quelqu’un te devait la vérité, miss Miller ! » Enfin, mes lèvres s’étirent en un sourire railleur, avant que je n’éclate vraiment de rire. Oui, je dis des conneries. C’est comme ça avec moi ! Mais bon, je pense que depuis le temps, Clarke me connaît !

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptySam 28 Mar - 19:01

Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire
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Nate & Clarke
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« T’imagine rien, Griffin. J’admets que t’es mignonne, mais j’ai un mec. Toi aussi d’ailleurs. Ca sera juste un déjeuner, en tout bien tout honneur ! » Voilà ce que m'avait lancé mon cher co-anniversé, il y a de cela quelques jours. Sur le coup, ça m'avait surprise qu'il ait pensé à moi pour partager un tel repas, mais attention : pas dans le sens qu'il a trouvé bon (et avec humour) de préciser ! Juste qu'à mon sens, même si on s'entend bien, il a de meilleurs « amis » qui se retrouvent aussi dans ce bunker, je crois. Et vu la situation assez tendue dans laquelle on se trouve tout deux -lui comme moi connaissant les sombres secrets de cet endroit-, une fois la surprise passée, je dois reconnaître que sa petite touche d'attention à mon égard m'a bien touché en fait. Oui, je crois que c'est le bon mot. Après tout, entre la récente fuite de certains des nôtres, l'état de santé d'Arthur qui reste assez préoccupant, mais aussi tous ces doutes et toutes ces remises en questions qui m'assaillent dans tous les sens, j'ai la tête au bord de l'implosion. Une sensation qui est tout sauf agréable, mais qui ne me lâche vraiment plus ces derniers temps et qui risque de durer encore un moment. Donc, clairement, quand Nate m'a proposé de partager un repas en sa compagnie, je n'ai pu qu'accepter sans tarder, et sans même réfléchir plus de deux petites secondes. Et tout comme lui, sans idée étrange derrière la tête, évidemment. Même si, pour ma part, je n'ai pas pu m'empêcher de tiquer un peu, en l'entendant me « rappeler » que quelqu'un m'attend à la surface. Déjà là, je ne sais plus où j'en suis avec Zack. Et déjà là, j'ai du mal à m'imaginer continuer avec lui. Il a beau être un gars sympa, mignon et avec bien d'autres qualités, être loin de lui, ça m'aide à ouvrir les yeux. A voir les choses d'un tout autre angle. Un tout nouveau. Un que je me refusais même jusque là. Pourtant, face à Nate, j'ai fait de mon mieux pour ne rien laisser paraître. Après tout, Zack est l'un de ses plus proches amis. Et, pour le moment, je ne m'imagine pas encore lui avouer que plus les jours passent, et plus je sens que nos chemins vont se séparer prochainement. Et ce, peu importe ce qui pourrait se passer -ou non- avec quelqu'un d'autre. S'il y a encore plein de fouillis dans ma tête, il me semble pourtant assez inévitable qu'avec Zack, ça ne va plus pouvoir durer.

Heureusement, tout cela est mis de côté, en « pause » durant cette matinée de cours. L'avantage d'être dans ce bunker, c'est que je peux continuer d'apprendre. Le rythme d'apprentissage est par contre assez différent de celui qu'il y avait, sur l'Arche. On se devait d'être « rapidement » utile à la communauté, bien que cette hâte ne faisait pas de nous des personnes moins qualifiée. Disons qu'on avait juste un rythme plus soutenu, qui n'accordait que peu de vacances et de jours de repos. Tout simplement. Parce que chacun, là-haut, avait un rôle à jouer et peu importe ce dont il s'agissait. Tout le monde était important, à n'importe quelle échelle. Voilà pourquoi, de toute ma naïveté d'alors, j'étais persuadée que chacun avait les mêmes droits. Quelle belle claque, n'est-ce pas ? Bref. J'avais prévenu Nate, en acceptant sa proposition, qu'il allait devoir me laisser un peu de temps à la fin de mes cours matinaux pour le rejoindre. Par chance, le jour qu'il a choisi ne m'impose pas de retour en cours pour l'après-midi. Peut-être a-t-il prévu le coup ou non, mais si lui aussi n'est pas pris par le temps, on aura vraiment le temps de se poser et de, juste, souffler un peu. Et oui. On n'a beau ne pas être les amis les plus soudés, il n'empêche que j'apprécie beaucoup mon co-anniversé et que ça me fait plaisir de trouver du temps pour le découvrir un peu plus encore. En plus de partager exactement la même date d'anniversaire, on a quelques points communs, évidemment. Ce qui fait que je sais que lui aussi ne doit pas traverser une période de sa vie des plus agréables. Du coup, on risque de profiter de ce moment sans problème apparent lui comme moi, chose quand même bien sympa, non ?

Même si je l'ai prévenu qu'il me faut le temps de sortir de cours pour le rejoindre chez les Bailey, je ne traîne pas. Pour une fois, je suis même parmi les premières à quitter les lieux, mes pas me menant droit vers les appartements de cette charmante petite famille, donc vers Nate et ce qu'il nous réserve. Je n'en sais pas plus, d'ailleurs, et moi qui aime assez les surprises du genre, je me demande évidemment ce qui nous attend. Voilà pourquoi je me dépêche de prendre les couloirs du bunker jusqu'à arriver devant cette porte. Gardant mon gros livre emprunté à la bibliothèque et dont je lis une page dès que j'ai quelques minutes de creux contre moi de mon bras droit, j'en viens à toquer doucement. Je n'ai pas à attendre bien longtemps avant que la silhouette de Nate ne se montre et qu'il me laisse entrer. « J’ai faillis attendre ! » Avec un léger sourire, je me contente de secouer doucement la tête. Il abuse ! Je me suis pourtant dépêchée de sortir de cours -ce qui représente presque un exploit aux yeux de ceux me connaissant même un minimum-. Mais, je sais surtout qu'il me charrie un peu. Lui aussi a le sourire aux lèvres, et c'est contagieux en plus d'être signe d'un bon moment qui commence. Là, mon attention se pose sur la table, particulièrement bien décorée pour l'occasion. Ma mine réjouit s'accentue un peu plus, alors que mon regard se focalise à nouveau sur mon hôte d'un jour. « Au moins, ça t'a laissé le temps de te surpasser ! » Simple constatation vu la classe de la table qui ne fait même pas un doute. « C'est assez platonique si j'te dis que t'as plutôt bon goût ? » que je lance, me souvenant de cette expression d'un autre temps au goût de drague prononcée, du style « t'as de beaux yeux, tu sais ? ». Miller est plutôt pas mal dans son genre, il ne faut pas se mentir. Mais, je ne l'ai jamais vu comme étant « plus » que mon co-anniversé, ce qui, en soit, est déjà une appellation de privilégié, non ? Combien peuvent se vanter d'avoir un tel lien avec quelqu'un ? Plus encore avec une personne avec laquelle le courant passe plutôt bien ? Après, ce n'est même pas un mensonge : j'ai déjà dit que cette table est canon ! Son raclement de gorge me stoppe dans mon élan, il paraît d'un coup bien trop.. sérieux. Qu'est-ce qui lui arrive ? Il a eu une mauvaise nouvelle de la surface, qu'il ne pouvait pas me transmettre sans avoir la crainte qu'on nous entende ? Arquant un sourcil, je le regarde alors qu'il lance son « Clarke… J’ai quelque chose d’important à te dire ! » Oulà. Me mordant la lèvre, je dois le reconnaître, je ne vois pas le « truc » venir et je marche -ou plutôt je cours- dans son jeu. Enfin, en maladroite héréditaire que je suis, je tombe même des deux pieds dans son petit piège emplit d'humour. « Qu'est-ce que.. » Pas le temps de continuer pour autant, je me contente de me dire que ce n'est pas plus mal que je sois déjà assise, visiblement. « Je l’ai appris il y a un moment. C’est même la véritable raison de mon emprisonnement ! Car à trop fouiller dans la Colonie, on en paie le prix, vois-tu ? » Je rêve, ou il me fait volontairement mariner ? Mon sourire que j'avais jusqu'alors se fige un peu, en attendant qu'il continue enfin sur sa lancée. J'essaie même de lui faire comprendre de lâcher la bombe, d'un petit signe de tête qui ne cache pas franchement mon impatience de savoir ce qui le tracasse comme ça. « J’ai toutes les preuves scientifiques qui attestent qu’on a été échangés à la naissance ! » Quoi ? Comment est-ce que c'est possible, ça ? Si encore, on était tous deux des gars ou tous deux des nanas ou.. Quoi ? Clignant des yeux plusieurs fois, mon cerveau tente d'analyser la nouvelle, tournant presque à plein régime alors que je passe l'une de mes mains dans mes cheveux. « Je suis navré de te le dire, mais quelqu’un te devait la vérité, miss Miller ! » Miss Miller ? Hey mais... C'est quoi ce sourire, qu'il a, là ? Frappant ma main égarée dans ma crinière contre mon front, je secoue la tête, à nouveau, de gauche à droite, avant de pouffer de rire en prenant conscience qu'il m'a franchement bien eu. Et son rire finit lui aussi par être contagieux, alors que mon cerveau se remet en « veille » en comprenant que lui aussi, il s'est bien fait avoir ! « Ça explique alors pourquoi ton père est si gentil avec moi ! » Bah quoi, autant continuer sur la lancée, non ? « Puis, tu ne m'apprends rien, Mister Griffin. J'ai toujours su que la politique n'était pas franchement pour moi, là-haut. » Pour ce point par contre, je pense que Nate est au courant de la surprise qu'a été la mienne en apprenant la réalité au sujet de ces fameux secteurs. Je crois que ça a fait quelques vagues, de toute façon. La princesse privilégiée qui n'était même pas au courant de ce qu'il se passait pour les autres. « Tu m'as bien eu. Mais, rassure-moi, tu n'as pas d'autres révélations aussi bouleversantes que ça à me dire ? » que je finis par avouer, avec un grand sourire et les yeux pétillants après ces éclats de rire partagés. Pile ce qu'il nous fallait, non ?

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyDim 5 Avr - 21:33

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Oui, je sais : l’accueil que j’ai réservé à la Griffin pourrait être considéré comme laissant à désirer. Mais je m’en fiche, je ne vais pas devenir soudainement excessivement sérieux, tout simplement parce que je vais déjeuner avec une fille, aussi jolie soit-elle. Je ne serais pas forcément plus sérieux, même si c’était à Bryan que je venais d’ouvrir la porte ! Bien évidemment, je sais être sérieux, mais je déteste me la jouer trop pompeux ! « Au moins, ça t'a laissé le temps de te surpasser ! C'est assez platonique si j'te dis que t'as plutôt bon goût ? » A son petit mot de retour sur ma tentative de dresser une belle table, un grand sourire fier ourle mes lèvres. C’est par un ricanement que je salue son mot d’humour qui suit. « Tu es bien aimable, mais je t’en prie, arrête de me faire du charme, tu vas me faire rougir ! », plaisanté-je ouvertement. J’ai conscience qu’on se taquine sans arrière-pensée, je l’ai déjà indiqué un peu plus tôt, mais ça n’empêche pas qu’on puisse s’amuser. Surtout en ces temps réellement éprouvants pour le mental. C’est d’ailleurs pour lancer le repas sous des auspices plaisantes de détendues, que, après que l’on se soit assis, je me décide à sortir à la blondinette, une grosse connerie. Pas une de celle que j’aurai pu sortir à n’importe qui, je sais parfaitement que tout le monde ne l’aurait pas forcément pris sur le ton de la plaisanterie. Assez rapidement, ma co-anniversée parait tomber dans le panneau, son visage retranscrit bien le stress qu’elle éprouve en cette minute. J’ai bien du mal à conserver mon sérieux, qui est pourtant primordial pour que ma petite blague fonctionne. « Qu'est-ce que.. » En toute franchise, c’est une réelle prouesse que j’ai réussis à aller au bout de mon idée, sans qu’un rictus amusé ne vienne me trahir en cours de route. La pauvre apprentie doc’ parait bien ébahie quand j’arrive à la conclusion de ma prétendue bombe. Elle est tellement figée pendant quelques secondes, que je crains qu’elle n’oublie pendant trop longtemps de respirer. La machine Griffin se relance, accompagnée d’une paume qui s’abat sur un front innocent. Et ce bruit « violent » est bientôt remplacé par le rire de la Griffin, qui se greffe au mien. Je vous l’avais dit : elle le prendrait bien, sans s’offusquer de l’immense bêtise que j’ai pourtant osé lancer ! « Ça explique alors pourquoi ton père est si gentil avec moi ! Puis, tu ne m'apprends rien, Mister Griffin. J'ai toujours su que la politique n'était pas franchement pour moi, là-haut. ». Ca me fait plaisir de voir que Clarke me suit dans mon délire, même s’il est aussi gros que ça ! J’approuve d’un signe de tête, sa découverte sur ce qui pousse donc mon (enfin, son !, suivez un peu !) père à être aussi gentil avec elle, depuis toujours ! J’en fais de même sur ce qu’elle ajoute par la suite, même si je ne me suis bien jamais imaginé siéger un jour au Conseil. Déjà, parce que je n’ai jamais été destiné à cela, puisque ma famille n’en a jamais fait partie (ou alors, ça s’est oublié avec le temps et la perte de cette place !). Ensuite, parce que j’ai jamais éprouvé le moindre intérêt pour la politique ou la diplomatie. Croyez-moi, j’aurais fait un bien piètre (futur) Conseiller ! Je ne suis déjà pas convaincu que j’aurai fait un bon Garde, à la hauteur des espoirs de mon père… Par contre, si je peux me permettre : je doute franchement que Clarke aurait assurée au Conseil. Elle est intelligente, c’est pas le souci. L’inconvénient étant principalement qu’elle avait été bien trop protégé par ses parents. A l’instar de tant d’autres Phoeniciens. Là, c’était accentuée par le fait que Clarke n’a jamais aimé sortir des clous, contrairement à certains autres. Ainsi, elle n’a jamais cherché à transgresser les règles ni à aller traîner sur Walden. Si elle avait possiblement connaissance des différences entre les secteurs, je doute qu’elle ait réalisé l’ampleur de celles-ci. Et admettez que ça aurait été problématique, pour siéger à la table du Conseil ! Elle aurait eu un grand choc, en faisant ses 1ers pas. J’ai toujours trouvé dépassé, injuste et inégalitaire, que les places au Conseil soient juste le fruit d’un hasard de naissance, et non le résultat d’efforts fournis en vu de mériter cette place, et dans l’optique d’être utile à la Colonie.

« Tu m'as bien eu. Mais, rassure-moi, tu n'as pas d'autres révélations aussi bouleversantes que ça à me dire ? ». Cette question intervient peu de temps après, une fois notre fou rire terminé. Plaçant soigneusement mes coudes de part et d’autre de mon assiette, je noue mes mains l’une à l’autre et me serre de ces dernières en guise de soutien pour ma tête. D’un air énigmatique, je regarde la blondinette, maintenant un silence bien intriguant, pour finalement reprendre la parole : « Ca, très chère, tu ne le sauras qu’à l’issue du repas. Je ne vais pas balancer tout ce que j’ai en stock – ou non – d’entrée de jeux ! ». Et oui, il faut en garder un peu pour la suite, sinon, c’est pas drôle, vous comprenez bien ! « Et maintenant que cette charmante mise en bouche a été faite…. » raconté-je tout en me levant doucement, « … je propose que l’on trinque ! On doit fêter dignement notre récente majorité ! », tout en continuant à parler, je me dirige vers les deux verres que j’avais pris soin de sortir au préalable. Dans le repas que j’ai pu gagner avec la loterie, et que j’ai sélectionné moi-même, j’ai pu avoir accès à un petit choix de boisson. Afin d’avoir un petit apéro, j’avais ainsi choisi une liqueur menthe accompagnée d’eau gazeuse, et pour la fin du repas, cette fois, ça sera de la liqueur de framboise. Dans les deux cas, il y a tout juste de qui remplir – modérément – deux verres à chaque fois. « A défaut d’avoir du champagne, on aura au moins des bulles ! » expliqué-je, tout en servant l’eau gazeuse dans les verres qui contenaient désormais une petite dose de liqueur, que j’ai ajouté tout en parlant.). Quand nos coupes sont enfin remplies, je retourne vers la table, tenant les coupes dans mes mains. « A la tienne ! » annoncé-je en tendant le verre à Clarke. Et bien entendu, pour qu’un apéritif soit complet, il faut avoir de quoi grignoter. Quelques amuses-gueules sont disposés dans une petite assiette.

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