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Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke]

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Nathan Miller
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MessageSujet: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyMar 17 Déc - 23:18

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Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire !

J'aime écouter non pas les mots. J'aime écouter les regards, les gestes. J'aime écouter l'âme des gens.  ♫ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Voici plus d’un mois que je suis dans le bunker. C’est au début du mois que certains d’entre nous ont pris la fuite, afin d’aller prévenir les autres délinquants, ainsi que les Archéens, que le Mont Weather n’était pas aussi amical qu’on le pensait tous. Depuis, ça n’a pas été facile, pour ceux qui sont restés. Ca a commencé à ne pas l’être bien avant cela, pour ceux qui ont appris à quel point ce refuge n’en était pas réellement un, mais qui ont tout de même choisi de rester. On peut dire que c’est une décision débile, de refuser une chance de retrouver sa liberté, mais ça maximisait le taux de réussite des autres. Et il en faut bien pour rester, et veiller sur ceux qui ignorent à quel point ce bunker n’est pas réellement rempli d’amis, mais aussi ceux qui viendront, depuis l’Arche, pensant trouver un sanctuaire et non ce qui pourrait finir par n’être qu’un tombeau. Le plus difficile est d’essayer de tous les protéger, l’air de rien. Il y a aussi l’incertitude quant à nos chances de pouvoir retrouver les nôtres, un jour, dehors, à l’air libre. Mais ça, personnellement, j’évite d’y penser. Je parviens mieux à faire partir cette crainte, depuis une dizaine de jours. Durant une conversation radio à l’Arche, nous avons pu découvrir que nos amis s’étaient enfuis avec succès, et avaient pu transmettre le message quant au véritable visage des Montagnards ! Et maintenant, il faut attendre. Tout repose entre les mains de ceux qui sont dehors. J’avoue que ça, par contre, ça m’est difficile à supporter. Cette attente qui ne sait même pas ce qu’elle attend en vérité. Si on souhaite retrouver notre liberté, on ne sait pas comment les autres s’y prendront, et c’est pénible. Et assez long. Mais ceux qui ont conscience de la vérité des lieux, s’efforcent de garder le sourire. J’en fais parti. Evidemment, je suis resté. Cela vous surprend-t-il ? J’admets que je le choix ne m’a pas été facile. J’aurai pu être utile, durant l’évasion. J’ai une courte formation de Garde, je connais quelques trucs qui auraient pu être un précieux atout en cas de besoin. Mais c’est aussi parce que je suis Garde que j’ai choisis de rester. Même si j’ai choisis cette filière par obligation, pour mon père, je ne peux cacher être de ceux qui s’efforcent de veiller sur les autres. Et j’ai estimé que je serais plus utile si je restais. Ne serait-ce que parce que mon sang-froid serait utile pour ceux qui pourraient finir par le perdre….

Si j’ai choisis de rester, j’ai besoin de me changer les idées par moment, comme tout à chacun. Mais je ne suis pas le seul, je pense. Clarke semble être pour le moins tourmentée, depuis quelques jours. A mon avis, ma co-anniversée se mord les doigts d’avoir refusé de prendre part à l’évasion. Mon interprétation, c’est qu’elle est restée pour ce gosse, le jeune Arthur, qu’elle semble avoir pris sous son aile, mais qui est à l’infirmerie, depuis je ne sais trop quand. Avec le temps qui passe, elle réalise que ça l’éloigne surtout de Zack, son petit-ami, et aussi de sa mère, qui est arrivée sur Terre il y a peu, avec l’Arche. Les deux doivent bien lui manquer. Et comme ici, ça craint (même si pour l’instant, tout se passe bien, mais on sait ce qui se cache sous ce joli vernis !), ça commence à devenir difficile pour elle. Son choix devient pesant. Je la comprends. C’est humain, comme réaction. On fait un acte noble, en son âme et conscience, sans se douter que sur la durée, ça s’avérera très difficile. Alors j’ai sauté sur l’occasion, dès que j’ai entendu dire que même nous, nous pouvions nous acheter des petits trucs bien sympas, ici. Bon, OK, on a pas d’argent, mais on peut en gagner en rendant quelques services, suffit juste de s’en donner le temps et les moyens, à l’issu de nos journées. J’ai donc fait quelques corvées en tout genre, afin d’être en mesure de m’offrir un repas. Pour deux. Je me dis que ça fera un chouette cadeau pour la Griffin, pour nos anniversaires. Ouais, on se fait pas de cadeaux, en général. On s’aime bien, mais on n’est pas assez potes pour ça. Toutefois, ça nous arrivait quelque fois, mais c’était toujours des petites conneries. Une babiole que l’un avait repéré et s’était dit que ça ferait un bon petit cadeau marrant pour l’autre. Pour nos 8 ans, par exemple, elle m’a offert un porte-clé de Blanche-Neige au pays des merveilles, parce qu’elle savait que j’aimais ce livre (j’en parlais sans arrêt, depuis environ 2 ans, soit depuis la mort de ma mère.). C’était un truc qui a été fait par un élève de primaire, plusieurs générations avant nous, je crois bien. Un chouette porte-clé, ne commencez pas à interpréter mal mes paroles ! Et pour nos 17 ans, par exemple, je lui ai offert un papier, que j’avais transformé en « bon ». Ce bon indiquait « Bon pour m’écraser les pieds lors de 5 danses max’, pendant un bal dans l’année à venir, si t’as personne à qui écraser les pieds ! ». J’avais pris soin d’ajouter en PS : « N’oublie pas que si mes pieds sont trop abîmés, j’irais voir le docteur Griffin. Second du nom. Il parait qu’elle a besoin de se faire la main (pas de bol pour elle, ça sera sur mes pieds, mais faut un début à tout ! » Je savais qu’elle se méfiait des gens, depuis sa rupture avec Amy. Il faut dire que l’autre ne s’était pas gênée pour la dénigrer, après l’avoir largué. On peut donc facilement comprendre pourquoi la Griffin n’avait pas cherché à se trouver quelqu’un d’autres après ça. Outre la connerie tapie dans mes mots, j’avais souhaité lui faire comprendre que des gens l’appréciaient, avant la connerie de l’autre débile, et continuaient à le faire bien après. Bref, tout ça pour dire que là, dans le bunker, j’ai souhaité nous permettre, à l’un comme à l’autre, de nous changer les idées.

Tout ce blabla nous mène donc à ce midi. La jeune Théo, quand elle m’a entendu parler de mon idée à quelques-uns de mes potes, m’a proposé de faire ce repas chez elle, un midi. Ca m’a surpris, sur le coup. Mais cette gamine est étrange. Elle m’a dit que la couleur de l’aura de la blondinette indiquait qu’elle avait besoin de penser à autre chose. Je comprendrais jamais cette aveugle, mais je reconnais qu’elle est sympa. Pour éviter de m’incruster chez quelqu’un sans avoir la permission, j’ai préféré aller voir son père, avec la brune. Mr Bailey m’a dit qu’il n’y voyait pas d’inconvénient (bien entendu, j’ai précisé tout sera rangé et nettoyé pour leur retour, c’était bien la moindre des choses.) Je lui ai aussi précisé que je voulais juste manger avec une amie, qu’il ne s’imagine pas que le repas allait partir sur  une tournure plus charnelle ! D’ailleurs, cette précision, je l’ai faite aussi à la blonde, quand je lui ai dit qu’elle devait me réserver le repas du midi de telle date, et que je l’attendrais chez les Bailey. « T’imagine rien, Griffin. J’admets que t’es mignonne, mais j’ai un mec. Toi aussi d’ailleurs. Ca sera juste un déjeuner, en tout bien tout honneur ! » J’ai veillé à arriver bien en avance sur l’heure convenue avec Clarke, afin de pouvoir installer la table. Les Bailey savaient que nous fêtions tous deux nos anniversaires, ils m’avaient mis à disposition quelques décorations, pour égayer la table. Une table noir, et un chemin de table en blanc. Et même quelques fleurs afin de mettre des couleurs. J’aime bien les Bailey, ils sont cools !

C’est l’heure. La blonde toque à la porte. C’est avec un sourire que je vais lui ouvrir. « J’ai faillis attendre ! ». Ca n’est qu’une plaisanterie, bien entendu ! On échange les saluts d’usage, avant que je ne l’invite à s’asseoir. Je la laisse observer la table, et lancer quelques paroles, l’écoutant avec une attention qui se focalise de moins en moins sur elle. Je finis alors par l’interrompre, en me râclant la gorge. Un air sérieux au visage, je déclare : « Clarke… J’ai quelque chose d’important à te dire ! ». Mon ton n’a sans doute jamais été aussi sérieux, face à la blondinette. Mes doigts tapotent sur la table. Je suis inquiet. Ou plutôt, comme vous allez l’apprendre, je joue à l’être ! « Je l’ai appris il y a un moment. C’est même la véritable raison de mon emprisonnement ! Car à trop fouiller dans la Colonie, on en paie le prix, vois-tu ? » Je me mordille la lèvre, mal à l’aise. (Bon sang, que c’est utile d’avoir dévoré plein de livres, et d’avoir vu plein de films et séries, pour aider à être un acteur un minimum bon !). Je déglutis, marque un temps de silence, avant de finir par ajouter, après avoir vu l’inquiétude se peindre sur le visage de la jeune docteur. Et comme lors de la 1ère partie de mon discours, je cherche mes mots de temps à autre, marquant des temps de silence indiquant que je ne sais comment le lui annoncer. « J’ai toutes les preuves scientifiques qui attestent qu’on a été échangés à la naissance ! », conclus-je en écarquillant les yeux, scandalisé. « Je suis navré de te le dire, mais quelqu’un te devait la vérité, miss Miller ! » Enfin, mes lèvres s’étirent en un sourire railleur, avant que je n’éclate vraiment de rire. Oui, je dis des conneries. C’est comme ça avec moi ! Mais bon, je pense que depuis le temps, Clarke me connaît !

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptySam 28 Mar - 19:01

Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire
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Nate & Clarke
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« T’imagine rien, Griffin. J’admets que t’es mignonne, mais j’ai un mec. Toi aussi d’ailleurs. Ca sera juste un déjeuner, en tout bien tout honneur ! » Voilà ce que m'avait lancé mon cher co-anniversé, il y a de cela quelques jours. Sur le coup, ça m'avait surprise qu'il ait pensé à moi pour partager un tel repas, mais attention : pas dans le sens qu'il a trouvé bon (et avec humour) de préciser ! Juste qu'à mon sens, même si on s'entend bien, il a de meilleurs « amis » qui se retrouvent aussi dans ce bunker, je crois. Et vu la situation assez tendue dans laquelle on se trouve tout deux -lui comme moi connaissant les sombres secrets de cet endroit-, une fois la surprise passée, je dois reconnaître que sa petite touche d'attention à mon égard m'a bien touché en fait. Oui, je crois que c'est le bon mot. Après tout, entre la récente fuite de certains des nôtres, l'état de santé d'Arthur qui reste assez préoccupant, mais aussi tous ces doutes et toutes ces remises en questions qui m'assaillent dans tous les sens, j'ai la tête au bord de l'implosion. Une sensation qui est tout sauf agréable, mais qui ne me lâche vraiment plus ces derniers temps et qui risque de durer encore un moment. Donc, clairement, quand Nate m'a proposé de partager un repas en sa compagnie, je n'ai pu qu'accepter sans tarder, et sans même réfléchir plus de deux petites secondes. Et tout comme lui, sans idée étrange derrière la tête, évidemment. Même si, pour ma part, je n'ai pas pu m'empêcher de tiquer un peu, en l'entendant me « rappeler » que quelqu'un m'attend à la surface. Déjà là, je ne sais plus où j'en suis avec Zack. Et déjà là, j'ai du mal à m'imaginer continuer avec lui. Il a beau être un gars sympa, mignon et avec bien d'autres qualités, être loin de lui, ça m'aide à ouvrir les yeux. A voir les choses d'un tout autre angle. Un tout nouveau. Un que je me refusais même jusque là. Pourtant, face à Nate, j'ai fait de mon mieux pour ne rien laisser paraître. Après tout, Zack est l'un de ses plus proches amis. Et, pour le moment, je ne m'imagine pas encore lui avouer que plus les jours passent, et plus je sens que nos chemins vont se séparer prochainement. Et ce, peu importe ce qui pourrait se passer -ou non- avec quelqu'un d'autre. S'il y a encore plein de fouillis dans ma tête, il me semble pourtant assez inévitable qu'avec Zack, ça ne va plus pouvoir durer.

Heureusement, tout cela est mis de côté, en « pause » durant cette matinée de cours. L'avantage d'être dans ce bunker, c'est que je peux continuer d'apprendre. Le rythme d'apprentissage est par contre assez différent de celui qu'il y avait, sur l'Arche. On se devait d'être « rapidement » utile à la communauté, bien que cette hâte ne faisait pas de nous des personnes moins qualifiée. Disons qu'on avait juste un rythme plus soutenu, qui n'accordait que peu de vacances et de jours de repos. Tout simplement. Parce que chacun, là-haut, avait un rôle à jouer et peu importe ce dont il s'agissait. Tout le monde était important, à n'importe quelle échelle. Voilà pourquoi, de toute ma naïveté d'alors, j'étais persuadée que chacun avait les mêmes droits. Quelle belle claque, n'est-ce pas ? Bref. J'avais prévenu Nate, en acceptant sa proposition, qu'il allait devoir me laisser un peu de temps à la fin de mes cours matinaux pour le rejoindre. Par chance, le jour qu'il a choisi ne m'impose pas de retour en cours pour l'après-midi. Peut-être a-t-il prévu le coup ou non, mais si lui aussi n'est pas pris par le temps, on aura vraiment le temps de se poser et de, juste, souffler un peu. Et oui. On n'a beau ne pas être les amis les plus soudés, il n'empêche que j'apprécie beaucoup mon co-anniversé et que ça me fait plaisir de trouver du temps pour le découvrir un peu plus encore. En plus de partager exactement la même date d'anniversaire, on a quelques points communs, évidemment. Ce qui fait que je sais que lui aussi ne doit pas traverser une période de sa vie des plus agréables. Du coup, on risque de profiter de ce moment sans problème apparent lui comme moi, chose quand même bien sympa, non ?

Même si je l'ai prévenu qu'il me faut le temps de sortir de cours pour le rejoindre chez les Bailey, je ne traîne pas. Pour une fois, je suis même parmi les premières à quitter les lieux, mes pas me menant droit vers les appartements de cette charmante petite famille, donc vers Nate et ce qu'il nous réserve. Je n'en sais pas plus, d'ailleurs, et moi qui aime assez les surprises du genre, je me demande évidemment ce qui nous attend. Voilà pourquoi je me dépêche de prendre les couloirs du bunker jusqu'à arriver devant cette porte. Gardant mon gros livre emprunté à la bibliothèque et dont je lis une page dès que j'ai quelques minutes de creux contre moi de mon bras droit, j'en viens à toquer doucement. Je n'ai pas à attendre bien longtemps avant que la silhouette de Nate ne se montre et qu'il me laisse entrer. « J’ai faillis attendre ! » Avec un léger sourire, je me contente de secouer doucement la tête. Il abuse ! Je me suis pourtant dépêchée de sortir de cours -ce qui représente presque un exploit aux yeux de ceux me connaissant même un minimum-. Mais, je sais surtout qu'il me charrie un peu. Lui aussi a le sourire aux lèvres, et c'est contagieux en plus d'être signe d'un bon moment qui commence. Là, mon attention se pose sur la table, particulièrement bien décorée pour l'occasion. Ma mine réjouit s'accentue un peu plus, alors que mon regard se focalise à nouveau sur mon hôte d'un jour. « Au moins, ça t'a laissé le temps de te surpasser ! » Simple constatation vu la classe de la table qui ne fait même pas un doute. « C'est assez platonique si j'te dis que t'as plutôt bon goût ? » que je lance, me souvenant de cette expression d'un autre temps au goût de drague prononcée, du style « t'as de beaux yeux, tu sais ? ». Miller est plutôt pas mal dans son genre, il ne faut pas se mentir. Mais, je ne l'ai jamais vu comme étant « plus » que mon co-anniversé, ce qui, en soit, est déjà une appellation de privilégié, non ? Combien peuvent se vanter d'avoir un tel lien avec quelqu'un ? Plus encore avec une personne avec laquelle le courant passe plutôt bien ? Après, ce n'est même pas un mensonge : j'ai déjà dit que cette table est canon ! Son raclement de gorge me stoppe dans mon élan, il paraît d'un coup bien trop.. sérieux. Qu'est-ce qui lui arrive ? Il a eu une mauvaise nouvelle de la surface, qu'il ne pouvait pas me transmettre sans avoir la crainte qu'on nous entende ? Arquant un sourcil, je le regarde alors qu'il lance son « Clarke… J’ai quelque chose d’important à te dire ! » Oulà. Me mordant la lèvre, je dois le reconnaître, je ne vois pas le « truc » venir et je marche -ou plutôt je cours- dans son jeu. Enfin, en maladroite héréditaire que je suis, je tombe même des deux pieds dans son petit piège emplit d'humour. « Qu'est-ce que.. » Pas le temps de continuer pour autant, je me contente de me dire que ce n'est pas plus mal que je sois déjà assise, visiblement. « Je l’ai appris il y a un moment. C’est même la véritable raison de mon emprisonnement ! Car à trop fouiller dans la Colonie, on en paie le prix, vois-tu ? » Je rêve, ou il me fait volontairement mariner ? Mon sourire que j'avais jusqu'alors se fige un peu, en attendant qu'il continue enfin sur sa lancée. J'essaie même de lui faire comprendre de lâcher la bombe, d'un petit signe de tête qui ne cache pas franchement mon impatience de savoir ce qui le tracasse comme ça. « J’ai toutes les preuves scientifiques qui attestent qu’on a été échangés à la naissance ! » Quoi ? Comment est-ce que c'est possible, ça ? Si encore, on était tous deux des gars ou tous deux des nanas ou.. Quoi ? Clignant des yeux plusieurs fois, mon cerveau tente d'analyser la nouvelle, tournant presque à plein régime alors que je passe l'une de mes mains dans mes cheveux. « Je suis navré de te le dire, mais quelqu’un te devait la vérité, miss Miller ! » Miss Miller ? Hey mais... C'est quoi ce sourire, qu'il a, là ? Frappant ma main égarée dans ma crinière contre mon front, je secoue la tête, à nouveau, de gauche à droite, avant de pouffer de rire en prenant conscience qu'il m'a franchement bien eu. Et son rire finit lui aussi par être contagieux, alors que mon cerveau se remet en « veille » en comprenant que lui aussi, il s'est bien fait avoir ! « Ça explique alors pourquoi ton père est si gentil avec moi ! » Bah quoi, autant continuer sur la lancée, non ? « Puis, tu ne m'apprends rien, Mister Griffin. J'ai toujours su que la politique n'était pas franchement pour moi, là-haut. » Pour ce point par contre, je pense que Nate est au courant de la surprise qu'a été la mienne en apprenant la réalité au sujet de ces fameux secteurs. Je crois que ça a fait quelques vagues, de toute façon. La princesse privilégiée qui n'était même pas au courant de ce qu'il se passait pour les autres. « Tu m'as bien eu. Mais, rassure-moi, tu n'as pas d'autres révélations aussi bouleversantes que ça à me dire ? » que je finis par avouer, avec un grand sourire et les yeux pétillants après ces éclats de rire partagés. Pile ce qu'il nous fallait, non ?

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyDim 5 Avr - 21:33

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Oui, je sais : l’accueil que j’ai réservé à la Griffin pourrait être considéré comme laissant à désirer. Mais je m’en fiche, je ne vais pas devenir soudainement excessivement sérieux, tout simplement parce que je vais déjeuner avec une fille, aussi jolie soit-elle. Je ne serais pas forcément plus sérieux, même si c’était à Bryan que je venais d’ouvrir la porte ! Bien évidemment, je sais être sérieux, mais je déteste me la jouer trop pompeux ! « Au moins, ça t'a laissé le temps de te surpasser ! C'est assez platonique si j'te dis que t'as plutôt bon goût ? » A son petit mot de retour sur ma tentative de dresser une belle table, un grand sourire fier ourle mes lèvres. C’est par un ricanement que je salue son mot d’humour qui suit. « Tu es bien aimable, mais je t’en prie, arrête de me faire du charme, tu vas me faire rougir ! », plaisanté-je ouvertement. J’ai conscience qu’on se taquine sans arrière-pensée, je l’ai déjà indiqué un peu plus tôt, mais ça n’empêche pas qu’on puisse s’amuser. Surtout en ces temps réellement éprouvants pour le mental. C’est d’ailleurs pour lancer le repas sous des auspices plaisantes de détendues, que, après que l’on se soit assis, je me décide à sortir à la blondinette, une grosse connerie. Pas une de celle que j’aurai pu sortir à n’importe qui, je sais parfaitement que tout le monde ne l’aurait pas forcément pris sur le ton de la plaisanterie. Assez rapidement, ma co-anniversée parait tomber dans le panneau, son visage retranscrit bien le stress qu’elle éprouve en cette minute. J’ai bien du mal à conserver mon sérieux, qui est pourtant primordial pour que ma petite blague fonctionne. « Qu'est-ce que.. » En toute franchise, c’est une réelle prouesse que j’ai réussis à aller au bout de mon idée, sans qu’un rictus amusé ne vienne me trahir en cours de route. La pauvre apprentie doc’ parait bien ébahie quand j’arrive à la conclusion de ma prétendue bombe. Elle est tellement figée pendant quelques secondes, que je crains qu’elle n’oublie pendant trop longtemps de respirer. La machine Griffin se relance, accompagnée d’une paume qui s’abat sur un front innocent. Et ce bruit « violent » est bientôt remplacé par le rire de la Griffin, qui se greffe au mien. Je vous l’avais dit : elle le prendrait bien, sans s’offusquer de l’immense bêtise que j’ai pourtant osé lancer ! « Ça explique alors pourquoi ton père est si gentil avec moi ! Puis, tu ne m'apprends rien, Mister Griffin. J'ai toujours su que la politique n'était pas franchement pour moi, là-haut. ». Ca me fait plaisir de voir que Clarke me suit dans mon délire, même s’il est aussi gros que ça ! J’approuve d’un signe de tête, sa découverte sur ce qui pousse donc mon (enfin, son !, suivez un peu !) père à être aussi gentil avec elle, depuis toujours ! J’en fais de même sur ce qu’elle ajoute par la suite, même si je ne me suis bien jamais imaginé siéger un jour au Conseil. Déjà, parce que je n’ai jamais été destiné à cela, puisque ma famille n’en a jamais fait partie (ou alors, ça s’est oublié avec le temps et la perte de cette place !). Ensuite, parce que j’ai jamais éprouvé le moindre intérêt pour la politique ou la diplomatie. Croyez-moi, j’aurais fait un bien piètre (futur) Conseiller ! Je ne suis déjà pas convaincu que j’aurai fait un bon Garde, à la hauteur des espoirs de mon père… Par contre, si je peux me permettre : je doute franchement que Clarke aurait assurée au Conseil. Elle est intelligente, c’est pas le souci. L’inconvénient étant principalement qu’elle avait été bien trop protégé par ses parents. A l’instar de tant d’autres Phoeniciens. Là, c’était accentuée par le fait que Clarke n’a jamais aimé sortir des clous, contrairement à certains autres. Ainsi, elle n’a jamais cherché à transgresser les règles ni à aller traîner sur Walden. Si elle avait possiblement connaissance des différences entre les secteurs, je doute qu’elle ait réalisé l’ampleur de celles-ci. Et admettez que ça aurait été problématique, pour siéger à la table du Conseil ! Elle aurait eu un grand choc, en faisant ses 1ers pas. J’ai toujours trouvé dépassé, injuste et inégalitaire, que les places au Conseil soient juste le fruit d’un hasard de naissance, et non le résultat d’efforts fournis en vu de mériter cette place, et dans l’optique d’être utile à la Colonie.

« Tu m'as bien eu. Mais, rassure-moi, tu n'as pas d'autres révélations aussi bouleversantes que ça à me dire ? ». Cette question intervient peu de temps après, une fois notre fou rire terminé. Plaçant soigneusement mes coudes de part et d’autre de mon assiette, je noue mes mains l’une à l’autre et me serre de ces dernières en guise de soutien pour ma tête. D’un air énigmatique, je regarde la blondinette, maintenant un silence bien intriguant, pour finalement reprendre la parole : « Ca, très chère, tu ne le sauras qu’à l’issue du repas. Je ne vais pas balancer tout ce que j’ai en stock – ou non – d’entrée de jeux ! ». Et oui, il faut en garder un peu pour la suite, sinon, c’est pas drôle, vous comprenez bien ! « Et maintenant que cette charmante mise en bouche a été faite…. » raconté-je tout en me levant doucement, « … je propose que l’on trinque ! On doit fêter dignement notre récente majorité ! », tout en continuant à parler, je me dirige vers les deux verres que j’avais pris soin de sortir au préalable. Dans le repas que j’ai pu gagner avec la loterie, et que j’ai sélectionné moi-même, j’ai pu avoir accès à un petit choix de boisson. Afin d’avoir un petit apéro, j’avais ainsi choisi une liqueur menthe accompagnée d’eau gazeuse, et pour la fin du repas, cette fois, ça sera de la liqueur de framboise. Dans les deux cas, il y a tout juste de qui remplir – modérément – deux verres à chaque fois. « A défaut d’avoir du champagne, on aura au moins des bulles ! » expliqué-je, tout en servant l’eau gazeuse dans les verres qui contenaient désormais une petite dose de liqueur, que j’ai ajouté tout en parlant.). Quand nos coupes sont enfin remplies, je retourne vers la table, tenant les coupes dans mes mains. « A la tienne ! » annoncé-je en tendant le verre à Clarke. Et bien entendu, pour qu’un apéritif soit complet, il faut avoir de quoi grignoter. Quelques amuses-gueules sont disposés dans une petite assiette.

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Même si Miller est, à la base, plus un ami à Zack, j'avoue que ça me plaît plutôt bien de passer un moment en sa compagnie. On n'a beau ne pas avoir été les personnes les plus proches sur l'Arche, il n'empêche qu'on s'entend plutôt bien. Je crois. C'est l'occasion de passer plus de temps avec lui, de sympathiser davantage, non ? Moi, en tout cas, j'en suis bien ravie. Et pas seulement parce qu'on partage la même date d'anniversaire, à quelques heures près, mais plutôt parce que ouais, Nate est quelqu'un avec qui ça ne me dérange juste pas de passer un peu de mon temps libre. Il ne sera clairement pas perdu comme il aurait pu l'être avec d'autres personnes qui me laissent assez indifférentes lorsqu'elles ne m'énervent tout simplement pas. Et surtout alors qu'un bon repas est prévu ! Si une chose est sure, c'est qu'il sait s'y prendre pour faire une belle table qui attire forcément le regard. Ça m'amuse autant que ça me « touche », d'ailleurs, de voir à quel point il s'est pris au jeu. « Tu es bien aimable, mais je t’en prie, arrête de me faire du charme, tu vas me faire rougir ! » est ce qu'il trouve à me répondre, d'ailleurs, lorsque j'oralise tout haut ce que je pensais de sa belle table. Le ton est donné, avec toutes ces conneries qu'on s'envoie depuis à peine une poignée de secondes. Toujours cette mine légère au visage, les mots m'échappent bien rapidement pour répondre à sa nouvelle connerie du même goût que les précédentes. « Message reçu, m'sieur le faux modeste ! » Bah quoi ? C'est mérité comme appellation vu ce qu'il a pu nous préparer, non ? Du moins, c'est avant qu'il ne m'envoie cette bombe que je n'ai clairement pas vu venir. Alors, ouais, au début, surtout vu son sérieux, j'avoue que c'était un peu.. intriguant. Et, sur le coup, annoncée ainsi sans prévenir, s'en était même déstabilisant. Ma tête d'alors doit certainement bien le montrer ! Je redoute d'ailleurs d'autres révélations de ce genre. « Ca, très chère, tu ne le sauras qu’à l’issue du repas. Je ne vais pas balancer tout ce que j’ai en stock – ou non – d’entrée de jeux ! » qu'il me concède alors que mon regard se perd un peu sur cette belle table. Comme quoi, ceux pensant que les arts de la table sont une spécialité féminine se plantent pas mal ! Vive les clichés.. Mais, bref. Il pourrait quand même me donner un petit indice, non ? M'adossant à cette vieille et confortable chaise marquée par le temps -ce qui ne la rend que plus belle par ailleurs-, je ne quitte pas Nate du regard lorsqu'il enchaîne avec ce « Et maintenant que cette charmante mise en bouche a été faite, je propose que l’on trinque ! On doit fêter dignement notre récente majorité !  », le suivant du regard lorsqu'il se lève. « Hey.. Tu m'dis si tu as besoin d'aide.. » Et oui, j'ai beau être son invitée du moment, il n'en reste que j'ai un peu de mal à rester les bras croisés sans, au moins, ne pas proposer un petit coup de main. Et je dis ça pas forcément pour ces verres qu'il nous sert alors, mais pour la suite de notre repas surtout. « Il n'est jamais trop tard pour ça de toute façon ! » que j'ajoute à son idée de trinquer à nos 18 ans. Qu'on a fêté, chacun de son côté, dans deux camps bien différents. Forcément, repenser à notre premier anniversaire sur Terre m'amène à me perdre vers certains souvenirs dont ce fameux crayon qui m'a été rapporté par nul autre que le Blake en personne. Comme quoi, pas un jour ne passe sans qu'il ne parasite un peu trop mes pensées, c'est fou ! Bref. « A défaut d’avoir du champagne, on aura au moins des bulles ! » Distraitement, je le regarde jouer au barman avec nos boissons pour ce début de repas. C'est qu'il maîtrise, le p'tit Miller ! Pensée qui m'arrache un nouveau sourire, alors que l'une de mes mains se pose sur le rebord de la table. « Tu me déçois tellement.. » que je n'hésite pas à répliquer, non sans avoir mes yeux qui pétillent d'amusement autant que l'eau dans nos verres. Preuve en est que je suis bien loin d'être sérieuse avec ce reproche, mais, c'est dans la continuité de ce qui a pu se dire jusque là. Pourquoi s'en priver, dans ce cas ? « A la tienne !  » A ses mots, je finis avec un verre en main. Me redressant légèrement, voilà que nos deux verres tintent. « A nos dix-huit ans ! » Même si trinquer est quasiment un moment incontournable dans une telle situation, je dois bien avouer que tout ce qui est à grignoter devant nous me donne faim comme rarement ! Je crois, sincèrement, que cette année de nos 18 ans est bien riche en surprises. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, toujours est-il qu'elle ressemble clairement à aucune autre. « Tu penses qu'on pourra encore trinquer ensemble pour notre troisième âge ? » Question d'apparence banale, mais qui ne l'est pas tellement, en fait, si on creuse un peu. Rappelez-vous de nos vies actuelles. Et, même si j'y ai glissé un peu d'humour dans la voix, ça reste quand même une question compliquée. Mais, peut-être que je cherche à me rassurer un peu en la posant à un gars comme Miller. « Ce serait dommage de louper un tel moment, non ? » Donc, Nate, te voilà prévenu : RDV dans une paire d'années pour remettre ça, à l'aube de nos vieux jours. Ne résistant plus à l'appelle de ce qui se trouve sous nos nez, je commence à attaquer ce plateau sans même me demander une seule seconde ce que ça peut bien être. L'avantage de ne pas être très compliquée, niveau nourriture ! Fermant les yeux face à cette bouchée plus que surprenante, avec des saveurs qu'on n'avait pas sur l'Arche et que j'ai toujours un peu de mal à reconnaître quand il y en a plusieurs, je garde un peu le silence. Juste le temps de profiter de cette première dégustation. « Je n'sais pas trop ce que c'est, mais.. C'est super bon ! » Obligée de le dire, alors que mon regard se pose sur Miller, attendant son retour sur l'une de ces gourmandises. « D'ailleurs, je ne t'ai jamais demandé.. Mais, comment c'était de ton côté, le jour où on a soufflé notre bougie de plus ? » Est-ce que quelqu'un y a pensé ? Lui a souhaité un bon anniversaire ? A-t-il, lui aussi, eu droit à un petit cadeau ? Ou est-ce passé sous silence face à tout ce qui a pu se passer ? Ce serait un peu triste quand même et une raison de plus pour fêter ça comme il se doit !

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyMar 15 Sep - 16:31

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J'aime écouter non pas les mots. J'aime écouter les regards, les gestes. J'aime écouter l'âme des gens.  ♫ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La soirée semble partir sous les meilleures hospices, Clarke comme moi échangeons quelques conneries avec aisance. « Message reçu, m'sieur le faux modeste ! ». Et sa petite réponse me fait doucement sourire. Il faut dire qu’en général, quand on veut parler de modestie avec moi, c’est surtout pour mettre en avant qu’elle est apparemment inexistante. J’ai conscience d’avoir du travail à faire par rapport à ça ! Mais c’est pas de ma faute si je connais mes points forts et que je sais les utiliser quand il le faut ! Il est possible que j’en joue parfois, je ne le cache pas !

L’heure est venue pour nous d’entamer notre repas, ou du moins, de trinquer pour entamer ce dernier ! « Hey.. Tu m'dis si tu as besoin d'aide.. », me fait savoir la blondinette. « Je prends note, merci ! » dis-je. « Il n'est jamais trop tard pour ça de toute façon ! », rebondit ma comparse, me faisant ricaner par le même biais. Heureusement qu’il n’est jamais trop tard pour célébrer un quelconque événement, ça serait bien trop triste autrement ! « Tu me déçois tellement.. », se plaint faussement la Griffin, après que je lui ai fait savoir que nous n’aurions pas de champagne ! « Ah, les goûts de luxe des Phoeniciens, hein ? » clamé-je en un tacle amical. Cette petite boutade m’est tout autant adressé qu’à elle, je suis également originaire de ce secteur favorisé ! Toutefois, la ressemblance s’arrête là. Mon père a vu le jour sur Arcadia d’une famille très pauvre et a donc connu des jours difficiles là-bas. Ma mère aurait dû figurer dans le Conseil mais a renoncé à ce poste par amour pour mon père, qui n’était encore qu’au bas de l’échelle de la Garde. J’ai peut-être vu le jour sur Phoenix, mais de par mes parents et leur histoire, je n’ai pas vraiment été considéré comme un « prince », comme ont pu l’avoir été mes compatriotes. Et mes parents n’ont pas sombré dans l’excès en ce qui me concernait : si je n’ai manqué de rien, en réalité, je n’ai pas été plus gâté qu’a pu l’être mon père à mon âge ! Cependant, ça, évidemment, ça passe à la trappe de tous ces rageurs, de ceux qui ont criés toute leur vie au favoritisme sectaire. Certains continuent à râler à cause de ça, alors même que sur Terre, on est tous logés à la même enseigne. Je préfère en rire que prendre mal ces aberrations stupides. J’ai pris un peu de jugeote en étant sur Terre, car je parviens – la plupart du temps ! – à ne pas céder à mon envie de faire comprendre à ces abrutis à quel point je les emmerde ! Je sais par où je suis passé, et que tout ça fait de moins quelqu’un de plus compréhensif que ceux qui crient à l’égalité ! Je garde mes pensées pour moi, tout en regagnant ma place et tendant son verre à Clarke. « A nos dix-huit ans ! » dit-elle alors qu’enfin nous trinquons. « Tu penses qu'on pourra encore trinquer ensemble pour notre troisième âge ? Ce serait dommage de louper un tel moment, non ? », s’enquit-elle tandis que je déguste enfin quelques gorgées de la liqueur gazeuse mentholée. C’est une bonne découverte ! Et oui, je n’avais pas pu goûter ça, avant de faire le choix du panier. Et même si nos hôtes nous ont gâtés, je n’avais pas encore pu découvrir l’ensemble de leurs alcools. Non pas que c’était dans mes intentions ! Comme n’importe quels jeunes de mon âge, j’aime boire à l’occasion, mais sans en abuser. Ou du moins, il m’arrive d’en abuser durant des soirées, mais pas en dehors ! C’est avec mon rire qui résonne dans la pièce que je repose mon verre, évitant de m’imaginer reproduire une scène similaire avec la Griffin d’ici à une paire d’années. « Si on se supporte encore, ça devrait ! Remarque, d’ici-là, avec l’âge, tu auras sans doute perdu tes dents. Alors tu pourras plus dire autant de conneries. Enfin, elle seront moins compréhensibles, version Clarke édentée ! » Sur ces belles paroles, j’exhibe fièrement mes dents (tant que j’en ai, j’en profite !), afin de montrer que mes paroles ne sont en rien sérieuses (pour la partie « Clarke aura perdue toutes ses dents et seront donc moins chiante ! », car pour le reste, avec l’âge, malheureusement, ça risque de nous pendre au nez, la chute des dents !).

La blondinette lance le bal de la gourmandise, étant la première de nous deux à découvrir la teneur du plateau d’amuses-gueules. « Je n'sais pas trop ce que c'est, mais.. C'est super bon ! » Ah, ça me rassure. Car c’est jamais une certitude quand on n’est pas nous-même à l’origine du repas qu’on sert ! Soyez surpris – ou non ! – mais je me débrouille pas trop mal derrière les fourneaux. Il m’arrivait souvent d’aider ma mère à préparer les repas, quand j’étais plus petit. On se débrouillait avec ce qu’on avait sur l’Arche, même si, Phénix oblige, on avait accès à des produits bien plus fins que ne pouvaient prétendre en acheter ceux d’Arcadia, ou pire, ceux de Walden ! « Hum… je crois qu’on a… » et tout en lui désignant du doigts les petits fours en question, j’énumère : « «Canapé» de fromage croquant avec filet de saumon, tranches de concombre et tomate - Champignons farcis de chapelure et parmesan, avec ciboulette – tartines de crackers de fromage frais. Et pour terminer : chips de betteraves et patates douces. » J’ai pris cet assortiment un peu au pif, comme le reste du repas, puisque je ne connais pas vraiment les goûts culinaires de Clarke, même s’il est vrai que j’ai pu les découvrir un peu plus depuis que nous sommes au bunker. Il nous est en effet arrivé de manger l’un à proximité de l’autre, donc, j’avoue qu’à partir du moment où j’ai eu l’idée de ce petit repas d’anniversaire, j’ai mis ces instants à profit afin de voir ce qu’elle aimait ou non ! Par la suite, nous aurons une salade d’asperges au parmesan, un gratin de pommes de terre et de canard, et en dessert, j’ai pas fait dans l’original, j’ai opté pour du chocolat. Car c’est une douceur à laquelle on pouvait à peine rêver sur l’Arche, et que j’estime qu’il faut en profiter tant qu’on peut. Ce repas ayant été prévu pour deux portions, il n’est pas prévu d’avoir des restes, mais ça dépendra de nos appétits respectifs ! « D'ailleurs, je ne t'ai jamais demandé.. Mais, comment c'était de ton côté, le jour où on a soufflé notre bougie de plus ? », me demande ma co-anniversée après que j’ai enfin choisi le premier amuse-bouche que je goûterais. « Délicieux, j’avoue ! », dis-je, appréciateur. « C’était… douloureux ! Le jour de l’atterrissage, j’ai eu une épaule défoncée, alors il a fallu me la soigner…. » Ca avait un(e) de mes comparses qui s’en était occupé(e). Pas vraiment la compagnie que je préférais, et que je préfère encore actuellement, parmi tous les autres délinquants, mais la seule personne qui avait eu à cœur de m’aider, alors je n’avais pas refusé son aide ! « Maintenant, je peux le dire, la majorité, ça fait mal ! », plaisanté-je. Dû à l’éducation de la Colonie, je n’ai jamais attaché une réelle importance au jour même de mon anniversaire, bien que mes parents m’aient toujours préparé un petit quelque chose à la maison : un repas un peu plus festif qu’à notre habitude, ou quelques convives parmi nos proches pour un apéro sympa, ou l’autorisation exceptionnel à me coucher plus tard même s’il y avait classe le lendemain, pour regarder une émission intéressante à la télé ! Et ça, c’était bien entendu sans compter un petit cadeau. Autant dire que cette année, ça a bien changé, plus encore que ça n’a pu changer après la mort de ma mère ! Et comme je n’avais pas d’amis réellement proches au sein des autres délinquants, il n’y avait personne pour me dire un petit mot sympa en ce grand jour. Mais comme je l’ai dit, je n’ai jamais attaché de réelles importances à mon anniversaire, et sur Terre, ça n’a pas changé. De toute façon, c’était toujours mieux que ce qui était prévu pour mon anniversaire : un envoie à la dérive ! « Et toi ? », à mon tour de l’interroger. « Zack et Wells ont dû y penser ! » L’inverse serait étonnant, même si entre le Jaha et la Griffin, je sais que l’ambiance est loin d’être au beau fixe. Mais je suis loin d’imaginer également que Clarke se soit éloignée autant de Zack, et que mon meilleur pote n’est donc pas le 1er à lui avoir souhaité un bon anniversaire !

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyDim 20 Sep - 23:09



Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Notre séjour improvisé au bunker a au moins le mérite de nous laisser du temps pour souffler un peu plus aisément qu'à la surface, avec la menace constante qui y règne. Entre les bêtes sauvages qui ont carburé à la radioactivité ces derniers siècles et ces Natifs qui n'ont pas franchement l'air très sympa, c'est assez compliqué à gérer. Il faut sans cesse être attentif à tout ce qui nous entoure, et ça, il faut l'avouer, ça peut être particulièrement épuisant par moment. Ici, même si bien des secrets sont dissimulés par nos hôtes, on n'a pas besoin de veiller à repousser des intrusions. La menace est toute autre. Pas moins dangereuse, non. Mais franchement différente. Et là, ce repas en compagnie de mon co-anniversé de toujours -et ouais, c'est logique !- va pouvoir nous couper un peu de tout ce qui se passe autour de nous. Évidemment, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de penser à certaines personnes, priant en silence pour les revoir bien rapidement et en un seul morceau. Bref. Pour le moment, j'en suis à proposer mon aide si jamais Nate a besoin de moi. Hors de question que je reste les bras croisés sans rien faire du tout ! Cela ne donnerait que raison à ceux qui pensent de moi que je ne suis bonne qu'à être servie et à donner des ordres. Même si Nate ne me sollicite pas pour filer un coup de main de si tôt, au moins c'est acté. « Je prends note, merci ! » Pour toute réponse, je lui souris, sincèrement et agréablement bien surprise qu'il ait pensé à moi pour l'accompagner pour ce repas ! C'est très cool de sa part, et au moins, ça nous laissera un peu de temps pour déconner ensemble et sans que Zack ne soit dans les parages. Comme ils sont meilleurs potes, autant que Macy et moi, il est logique que le Miller passe beaucoup plus de temps avec lui qu'avec moi. Et les seuls fois où on traîne vraiment ensemble, Zack est forcément de la partie puisqu'il est souvent à l'origine de ces joyeuses réunions. Ça doit lui tenir à cœur qu'on s'entende bien, et je le comprends parfaitement. Macy, elle, a un peu plus de mal avec lui. Allez savoir pourquoi, hein. Moi, j'ai ma petite idée depuis le temps. Et le pire, c'est qu'elle a sans doute vu juste. Toujours est-il que repenser à Zack, face à Nate, ça me met un peu mal à l'aise. Ouais, à l'heure actuelle, ça commence déjà à être un bordel dans nom dans ma tête et, pour être honnête, je doute que ce couple qu'on forme, Zack et moi, tiendra encore bien longtemps. Certains diront que si je pense déjà ça, c'est foutu. Et ils ont raison. Sauf que c'est plus facile, pour moi et pour le moment, de tenter de me voiler la face. Encore un peu. Ou pas. « Ah, les goûts de luxe des Phoeniciens, hein ? » qu'il me répond alors que je lui fais part de ma déception quant à l'absence de champagne. Venant de lui, j'avoue que c'est une réplique que je suis loin de mal prendre, la preuve en est avec ce rire que je retiens de peu, me laissant simplement pouffer tant je ne l'avais même pas vu venir. Alors, ouais, d'autres personnes, j'aurai pu mal le prendre simplement parce que je fais partie de ceux qui veulent que les choses changent. Merci Bellamy pour m'avoir aidé à ouvrir les yeux sur tout ça. « Tout à fait ! » Autant marcher dans son jeu, une fois de plus, et jouer à la petite Phoenicienne qui ne voit son existence que par la présence de ses très chers privilèges. Bien entendu, je connais un peu l'histoire de la famille de Nate et tout a pris un nouveau sens lorsque j'ai su la triste vérité se jouant sur l'Arche. J'hausse alors doucement les épaules, avant de me saisir du verre qu'il m'apporte en levant le petit doigt comme -je crois l'avoir lu-, il en était d'usage fut un temps, histoire de conclure ce point d'une certaine auto-dérision que je me découvre. On trinque, on goûte cette fameuse boisson -assez étrange comme saveur, mais très agréable- et on continue sur notre lancée. Au moins, j'aurai le mérite de le faire rire une bonne partie du repas ! « Si on se supporte encore, ça devrait ! Remarque, d’ici-là, avec l’âge, tu auras sans doute perdu tes dents. Alors tu pourras plus dire autant de conneries. Enfin, elle seront moins compréhensibles, version Clarke édentée ! » Me voilà consternée par ce flot de bêtises, face auquel je suis obligée de me taper le front de la paume de ma main, avant de rejoindre Miller dans son rire. Plus encore en voyant son magnifique sourire ! Tout en reprenant mon sérieux, je penche la tête de côté, plissant les yeux pour le regarder plus attentivement. « T'as d'belles dents, tu sais ? » que je ne tarde pas à lancer, ne me retenant pas bien longtemps avant de glousser à nouveau. « Promis, je t'offrirai un décodeur spécial pour nos 80 ans ! » Comme ça, édentée ou pas, plus ou moins que lui, on devrait pouvoir s'en sortir niveau dialogues d'ici une paire d'années ! Enfin, si on survit jusque là, évidemment. A voir de quel âge notre espérance de vie sera pour notre retour sur Terre.

Devant toutes ces gourmandises, j'ai du mal à me retenir de piquer une première bouchée. Et, même si je ne reconnais pas toutes les saveurs qui s'y mélangent, l'ensemble me plaît vraiment ! « Hum… je crois qu’on a… » Nate le cuistot au rapport ! « «Canapé» de fromage croquant avec filet de saumon, tranches de concombre et tomate - Champignons farcis de chapelure et parmesan, avec ciboulette – tartines de crackers de fromage frais. Et pour terminer : chips de betteraves et patates douces. » Je l'écoute avec attention, non sans observer attentivement ce qui se trouve sous nos yeux, histoire de suivre les infos qu'il donne et mettre des noms sur des saveurs méconnues car introuvables sur l'Arche. Et, ici, la nourriture est si variée qu'on ne mange jamais la même chose à peu d'intervalle. Autre bon point de notre virée au bunker. En tout cas, l'entendre parler de tout ça me donne faim ! Voilà pourquoi une fois toutes ses explications, je ne me fais pas vraiment prier pour débattre avec moi-même sur « qu'est-ce que je vais pouvoir prendre après ? ». De toute façon, je ne pense pas être franchement difficile niveau nourriture. Autant tout tester ! Histoire de me laisser une courte réflexion, je ne tarde pas à le questionner sur son arrivée sur Terre. « Délicieux, j’avoue ! » Son commentaire sur sa première bouchée me fait sourire. Mais, la suite, un peu moins. « C’était… douloureux ! Le jour de l’atterrissage, j’ai eu une épaule défoncée, alors il a fallu me la soigner… » Cette petite moue sur le visage montre bien à quel point on revient tous de bien loin, et à quel point c'était la course. Je me souviens de cette arrivée comme si c'était hier. « Pas cool.. » que je commente simplement, ayant sans doute un peu de remords de ne pas avoir pu être partout à la fois pour aider le plus de monde possible. Foutue navette qui s'était scindée en deux ! « Maintenant, je peux le dire, la majorité, ça fait mal ! » Nate, par ces quelques mots, désamorce en douceur cette sensation que je ressens souvent, de ne pas être capable de faire « plus » ou du moins, autant que je ne le voudrai pourtant. « Et toi ? Zack et Wells ont dû y penser ! » Aie, sujet sensible. Surtout que je me souviens très bien qui a été le premier à me souhaiter un bon anniversaire, allant même jusqu'à me faire un petit cadeau que j'ai toujours sur moi. Bien entendu, Zack et Wells y ont pensé. « Et ouais.. Il faut dire qu'on a été les premiers à prendre de l'âge, donc forcément ! » Comment ça, je contourne un peu le « problème » ? N'importe quoi.. Baissant un peu la tête, j'ajoute « Wells n'a pas oublié. Mais, je n'avais vraiment pas envie de lui parler.. Et toujours pas, en fait. » Après tout, à l'heure actuelle, je suis toujours convaincue que mon père est mort par sa faute. J'aurai tellement voulu qu'il soit encore là. Il me manque tellement. N'ayant pas franchement envie de plomber l'ambiance, je finis par boire quelques gorgées à nouveau. « Ils n'étaient pas les seuls, et pas les premiers non plus. » Dit comme ça, cela peut ressembler à un reproche, mais pas du tout. Il faut dire qu'avant minuit, quand Zack et Wells dormaient, je me suis éclipsée pour prendre l'air et souffler après tout ce stress accumulé. Et je suis tombée sur le Blake. Évidemment. Qui y a, lui aussi, pensé. Rien que d'y repenser, ça me fait doucement sourire. À ce souvenir, je détourne même un peu le regard de Nate, me prenant d'admiration pour une nouvelle bouchée que je ne tarde pas à déguster. Haussant les épaules, j'essaie d'embrayer sur un autre sujet, bien plus léger et suivi d'un nouveau lot de conneries en tout genre rythmant la désertion des gourmandises du plateau ! Et, là, comme on parlait de la fameuse salle de réalité virtuelle, je n'hésite pas à poser une question de haute importance à Nate. « N'empêche, t'irais où, toi, si tu pouvais choisir n'importe quel endroit ayant pu exister sur cette Terre ? Un cabinet de dentiste ? » Oui, je le reconnais, elle était un peu facile celle-là vu notre délire passé sur nos magnifiques dentitions. Mais, c'est quand même une question intéressante, non ? Après, avec qui il y irait, je me doute que ce serait avec son gars, évidemment ! Bon, pas chez le dentiste, hein. Ce serait un peu étrange. Mais, au pire, je ne jugerai pas, promis !

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptySam 23 Jan - 16:15

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« Tout à fait ! », me dis Clarke, prouvant bien que j’avais raison et que les Phoeniciens ont le goût du luxe ! Pour quelques-uns, c’est vrai, croyez-moi, j’ai pu en juger de par moi-même, en grandissant dans ce milieu. C’est sans doute parce que j’étais pas un Phoenicien complet, tant par mon éducation que par le sang, que j’ai toujours – un peu du moins ! – dénoté sur ce secteur. J’avais des amis originaires de Phoenix, évidemment, mais disons qu’à part Zack et Lucy, c’était plus des bons potes que de vrais et sincères amis ! La plupart étaient trop hautains pour que je les tolère plus d’une bonne heure, donc, à part mes deux meilleurs amis, je me suis toujours senti plus à l’aise avec des Arcadians, ou des Waldénites (parmi ceux qui sont plus ouverts d’esprits, bien entendu !). C’est après avoir trinqué qu’on plaisante sur les anniversaires qu’il nous reste (à partager, vu qu’on ne peut pas les dé-partager, bande de malins !). L’occasion est trop belle pour que je la laisse passer sans taquiner la blondinette ! Celle-ci parait consternée par mes traits de génie, ou alors elle a appris durant ses études que pour chasser un mal de crâne, faut se taper le front ! (Tout est possible, vous savez, moi, les médecins, j’ai toujours trouvé ça bizarres !). « T'as d'belles dents, tu sais ? Promis, je t'offrirai un décodeur spécial pour nos 80 ans !», me lance-t-elle, avec une belle promesse à la clé ! D’un air méfiant, je plisse un peu les yeux et fait une moue, pour la mettre en garde : « Fais gaffe, j’ai une bonne mémoire, je vais le réclamer si jamais tu l’oublie d’ici-là ! Et par-dessus tout : c’est pas en me faisant de telles promesses que je te donnerais le secret de mes dents parfaites ! Il en faudra plus que ça pour m’acheter, très chère ! ». Et comme pour montrer à quel point je ne plaisante pas, je croise les bras sur le torse, et tourne mon visage sur le côté, présentant mon profil à Clarke, et affichant un air pincé et résolu à la fois. Bien entendu, il ne dure que quelques secondes, la bonne humeur étant le seul état d’esprit réellement présent en ce moment (et je doute que ça ne soit susceptible de changer !).

On commence à déguster notre apéro, et j’énumère les diverses saveurs présentes. Bon, j’avoue, j’ai appris tout ça, pour m’en souvenir aussi bien. Car ces délices, pour la plupart, me sont encore peu connues, même si depuis que je suis dans le bunker, ma palette culinaire connue a bien augmentée ! Y’en a même certains dont j’avais jamais entendu parler, genre, le parmesan. On avait du fromage sur l’Arche, enfin, des genre de fromages, accessibles surtout pour les foyers les plus privilégiés, mais pas une grande variété, juste de quoi pouvoir agrémenter parfois la fin de certains repas, d’une p’tite touche originalité. Donc, rien qu’pour la bouffe, le Mont Weather est clairement un paradis (et vraiment juste pour la bouffe), même pour un gars comme moi qui ait eu accès, dans l’Espace, à des mets auxquels d’autres n’pouvaient même pas rêver ! (Mais bon, j’vous rassure, c’est loin d’être suffisant pour donner envie d’rester ici, car ça n’fait clairement pas oublier l’danger qui rôde ici !). On cesse d’parler d’bouffe, pour discuter sur notre expérience d’atterrissage mouvementé. « Pas cool… », déclare Clarke en réaction à mon p’tit résumé des « Folles premières heures de Nate sur Terre » ! Indifférent, je hausse les épaules, car maintenant, c’est de l’histoire ancienne, tout ça, tout simplement. Je sais que ça aurait pu être pire, que jamais on n’aurait pu remettre la main sur le remède universel, nécessaire à une parfaite guérison d’une telle blessure. Ou alors, bien trop tard. Je m’estime assez chanceux : mon cadeau d’anniversaire, de base, était sensé être un aller sans retour dans l’Espace. Puis c’est devenu  un voyage qui avait de grandes chances de connaître une issue mortelle, tout droit sur Terre. Donc, m’en être tiré avec juste une épaule – au final – un tout petit peu amoché, c’est un bien maigre prix à payer ! « Et ouais.. Il faut dire qu'on a été les premiers à prendre de l'âge, donc forcément ! », me répond l’apprentie doc’, quand je cherche à en apprendre plus sur son dernier anniversaire. « Wells n'a pas oublié. Mais, je n'avais vraiment pas envie de lui parler.. Et toujours pas, en fait. ». Ca, ça n’est pas étonnant, malheureusement. Si personne ne m’a jamais concrètement expliqué pourquoi le torchon brûlait entre les deux anciens meilleurs amis, se faire une petite idée sur le sujet n’était pas compliqué ! Je n’ai jamais su que penser de ce que Wells aurait fait. Si je n’étais pas très proche de Wells, je le croisais assez régulièrement pour le cerner un minimum. Et Zack m’en parlait aussi. Tout est donc possible, concernant la trahison de Wells. Il aurait parfaitement pu faire ça pour essayer de satisfaire les exigences de son père, avec qui la relation paraissait compliquée depuis un moment. Mais d’un autre côté, il parait étrange que Wells ait fait ça en sachant comment Clarke risquerait d’en être impactée. Si je ne compte pas Wells parmi mes plus proches amis, je sais cependant à quel point la Griffin compte pour lui. Ils sont inséparables depuis quasi toujours ! Sachant que ça ne me concerne pas, je soupire en hochant légèrement la tête. «  Ils n'étaient pas les seuls, et pas les premiers non plus. », poursuit-elle. J’imagine bien que Macy n’a pas pu oublier cet événement ! « Me raconte rien… Macy t’a organisé la meilleure surprise party de ta vie ? ». Macy en serait en effet bien capable, elle qui aime tant profiter de la vie dès que possible. Sur l’Arche, elle n’était pas la dernière pour aller dans toutes les meilleures soirées !

« N'empêche, t'irais où, toi, si tu pouvais choisir n'importe quel endroit ayant pu exister sur cette Terre ? Un cabinet de dentiste ? », m’interroge Clarke, alors qu’on continue à profiter de ces délicieux amuses-bouches. « Oulà, grande question ! », dis-je, après avoir lâché un petit rire amusé suite à sa proposition d’endroit que j’aurai pu m’empresser de visiter ! Je me lève tout en parlant, faisant juste quelques pas pour surveiller ce qui est dans le four, et ce qui est sur l’un des feux de la gazinière. Je sors le plat du four, coupant ce dernier, pour remuer doucement le contenu de la casserole. Comme on est encore aux amuse-bouche, je ne ramène rien sur la table pour l’instant. « Je pense que ça me plairait assez de voir les lieux qui ont inspiré « Blanche-Neige et les 7 nains », mais on n’est pas sur le bon continent, alors… », réfléchissais-je à haute voix, tout en m’affairant rapidement derrière les fourneaux, juste pour éviter que ça ne crame. Ca ne prend que peu de temps, je retourne m’asseoir alors que je finis ma phrase, regrettant de ne pas être sur le continent adéquat. J’attrape mon verre et bois une bonne gorgée, avant de choisir un autre petit truc à grignoter, avant de poursuivre : « Non, en fait, le seul lieu que j’aimerais voir, c’est la bibliothèque d’Alexandrie. ». Mais c’est tout autant impossible que mon idée précédente, bien que ça reste lié à ma mère et à l’amour des livres qu’elle m’a transmis. Je doute cependant qu’il me serait possible de déchiffrer les livres de cette bibliothèque, ils devaient être majoritairement écrit dans une langue qui est morte des siècles avant même que cette Terre ne subisse de plein fouet la violence humaine ! Mais ça serait malgré tout une chouette expérience, si c’était possible ! Après avoir avalé une nouvelle bouchée, je reprends la parole : « Et toi ? ». Et oui, il fallait bien que je retourne la question à ma co-anniversée. Elle est assez douée, la petite blonde, elle a su m’entraîner sur un autre sujet de conversation, sans même que ça ne me paraisse étrange. Elle a bien le droit d’avoir son jardin secret, et puis, j’imagine que ça doit être compliqué pour elle de se souvenir de son anniversaire, car ceux avec qui elle l’a passé sont désormais bien loin d’elle, de même que sa mère (bien que celle-ci soit maintenant plus proche que ça ne pouvait être le cas des semaines en arrière !). C’est en respirant plus clairement que tout à l’heure, la bonne heure de la suite du repas, que j’attends donc la réponse de la Griffin.

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyVen 26 Mar - 0:15



Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire
Les co-anniversés
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Nate a quand même eu une idée de génie, avec ce repas. Comme quoi, ça peut lui arriver de temps en temps. Hey, ne vous énervez pas, cela est simplement une pointe d'humour ! Là, j'en avais franchement besoin, de cette coupure de tout ce qui peut nous entourer. Passer un moment avec quelqu'un que j'apprécie, nous laissant l'opportunité qui nous manquait dans l'Espace pour mieux se connaître, c'est carrément le bienvenu. Éviter la salle commune, pour les repas, c'est sympa aussi. Sans surprise, cet endroit grouille vraiment de monde aux heures de pointe -à voir par ici, celles des repas-, et ça en donne parfois un bon mal de crâne lorsque l'agitation commune monte en volume sonore. Pourtant, je devrai y être habituée, à ces endroits fréquentés qui ne sont pas les meilleures places pour méditer ou juste fermer les yeux ne serait-ce qu'une trentaine de secondes seulement. Après tout, c'était un peu pareil, sur l'Arche. Mais, après avoir posé les pieds sur Terre et avoir goûté à la tranquillité de cette planète -lorsqu'elle le veut bien, certes-, c'est franchement agréable. S'isoler de tout le monde, se couper du quotidien le temps de se plonger dans un livre ou juste d'écouter les bruits aux alentours, tenter de deviner quel animal se fait entendre non loin.. Le retour à un endroit clos, à longueur de journée, n'est pas forcément la plus merveilleuse des nouvelles. Mais, au moins, on a là l'occasion de nous rattraper, le Miller et moi. Notre co-anniversaire -faisant de nous les premiers des nôtres à prendre une année sur Terre- mérite d'être fêté, non ? Déjà que je n'ai pas eu le fameux gâteau de ma mère.. J'ai du mal à me rendre compte, quand même, qu'on a déjà 18 ans. L'âge de raison, comme on disait avant la Guerre. « Fais gaffe, j’ai une bonne mémoire, je vais le réclamer si jamais tu l’oublie d’ici-là ! Et par-dessus tout : c’est pas en me faisant de telles promesses que je te donnerais le secret de mes dents parfaites ! Il en faudra plus que ça pour m’acheter, très chère ! » Ca va, il me reste encore une poignée d'années pour tenter de mettre la main sur ce fameux décodeur si tant est qu'il existera un beau jour ! Mais, je me vois mal annoncé à Nate que je n'en ai pas encore sous la main. Un jour, ça viendra. Peut-être. Tâchons de ne pas le décevoir tout de même ! « Hey Miller, t'es difficile en affaires ! » que je lui lance, alors qu'il me fait don de son profil. Dur en affaires, c'est même peu dire. Désolée par avance à mes chères dents qui n'auront pas le privilège de découvrir son secret. Quelle tristesse ! « D'ici là, t'auras peut-être oublié. Bonne mémoire ou pas ! » Et ouais, c'est dans un peu moins de 62 ans après tout. Puis pour ça aussi, il faudrait que j'arrête de me jeter dans la gueule du loup comme ça a été le cas avec ce bunker, sinon mon espérance de vie n'atteindra jamais ne serait-ce que 30 ans!

Ce qu'il y a de bien dans ce bunker -hormis les cours qui nous sont possibles d'accès-, c'est bien la nourriture. Les repas, par ici, ne ressemblent pas vraiment à ceux qu'on a connu sur l'Arche. Le jour où on devra quitter les lieux, pas mal de découvertes gustatives risquent de me manquer un peu. Rien que le chocolat, qui, ici, en plus d'être plus facilement trouvable a un tout autre goût que celui qu'on pouvait -rarement- trouvé dans l'espace. Je ne sais pas si l'attrait pour cette saveur est un héritage d'une partie de ma famille d'avant la Guerre. Après tout, c'était une gourmandise plutôt appréciée de ce que j'en sais. En tout cas, ils avaient cette chance de pouvoir en trouver très facilement au détour d'une allée de magasin alimentaire. C'est, je crois, la « découverte » qui me plaît le plus au niveau dégustation. Et, clairement, ne plus en avoir sous la main après y avoir goûté, ça s'annonce compliqué. Bref, on n'y est pas encore, autant en profiter, non ? Puis, il n'y a évidemment pas que le chocolat, mais bien d'autres mets comme ceux dont on va avoir droit pour ce repas. Et l'entendre parler d'une majorité assez douloureuse, ça me ferait presque sourire si la situation qui est la nôtre était différente. Un autre souvenir désagréable de notre arrivée sur Terre -et synonyme, du coup, de notre anniversaire-, c'est bien mon incapacité à l'avoir « fêté » avec mon -ancien- meilleur ami. Bien la première fois que, malgré notre proximité, ça a presque été un jour comme un autre pour nous. Je remercie Nate, d'ailleurs, de ne pas commenter cette allusion au Jaha. Pas trop envie d'y repenser plus que ce n'est déjà le cas au quotidien. « Me raconte rien… Macy t’a organisé la meilleure surprise party de ta vie ? » Amusée par l'idée, j'essaie de relier le terme de meilleure surprise party de ma vie au carnage qu'on a du essuyer lors du crash. « Niveau originalité dans le style jamais vu, c'est clair que c'était inégalable. » que je lui réponds, un trait d'humour assez distant dans la voix alors que je repense à ceux que je n'ai pas réussi à garder avec nous.  C'est vrai qu'on est assez différentes, Macy et moi, rien qu'au niveau soirée/distraction et autre. Elle n'était de loin pas la dernière à répondre présente aux diverses fêtes sur l'Arche. A Phoenix comme à Walden, d'ailleurs. « Mais, ouais. Elle est plutôt douée pour divertir tout son monde à la moindre occasion. » Même si la situation est délicate et sans banaliser la difficulté du moment, elle a réussit à le rendre un peu moins lourd tout en étant des plus efficaces pour m'aider et me rappeler de lever le pied régulièrement. C'est la meilleure, que voulez-vous.

Sans savoir vraiment pourquoi, me voilà à interroger Nate sur sa destination de vacances de rêve. Une façon de s'échapper du bunker, sans doute, en un sens. Ou d'apprendre à le connaître un peu plus. Après tout, il n'est pas le meilleur ami de Zack pour rien. D'ailleurs, je ne peux pas m'empêcher de me demander s'il lui a parlé de moi, avant que le Miller ne finisse à son tour entre ces murs. S'il a déjà ressenti cette sorte de détachement ou pas. Bref, j'en sais rien. « Oulà, grande question ! » J'en souris, grandement, fière de moi tout en le regardant se lever. J'hésite même à le suivre, histoire de lui filer un coup de main, mais je me souviens de ce qu'il m'a dit en lançant son invitation : que j'ai interdiction de me lever pendant le repas. Après, pas dit que je reste tranquillement sur ma chaise jusqu'au bout sans l'aider, hein. Là, je fais juste ma Clarke qui reste sagement à sa place du coup, je me contente de siroter un peu. « Je pense que ça me plairait assez de voir les lieux qui ont inspiré « Blanche-Neige et les 7 nains », mais on n’est pas sur le bon continent, alors… » Oh. Original, ça. « Non, en fait, le seul lieu que j’aimerais voir, c’est la bibliothèque d’Alexandrie. » Ça, j'avoue que ça me surprend un peu moins même s'il m'avait été impossible de le deviner à coup sur. Zack m'a bien dit que Nate est un peu comme moi, à ce sujet, à avoir le nez dans un bouquin bien souvent. « Intéressant, c'est vrai. » que je glisse, tout en me rappelant de quelques lectures scolaire à ce sujet. « Et toi ? » Retour de question auquel je m'attendais. Tout en me mordant la lèvre, je réfléchis à quel serait le lieu que je rêverai de voir. Plusieurs me viennent en tête, dont un certain Colisée -on ne se demandera pas pourquoi, mais j'ai une étude à mener, là-bas !-, mais les cours d'Histoire m'ont toujours transportés dans l'imaginaire lorsqu'il était question des 7 Merveilles du monde antique. Dont une en particulier. « Il y en a énormément.. Mais, je t'avoue avoir déjà tenté d'imaginer plus d'une fois à quoi pouvaient ressembler les jardins suspendus de Babylone. » A notre époque, ce passé relève presque du mythe. Mais, tout ce que j'ai pu découvrir au sujet de cette merveille-là m'intrigue énormément. Tout comme le Machu Picchu et tant d'autres ! Pourtant, l'Histoire n'est de loin pas mon domaine de prédilection, il n'empêche que j'ai beaucoup d'admiration pour ces endroits. « Dommage que ça n'arrivera jamais. » Et ouais, même la salle de réalité virtuelle de ce bunker ne peut pas représenter ces jardins tels qu'ils devaient l'être vu qu'à l'époque de la construction du Mont Weather, ils n'existaient déjà plus. « T'imagine si c'est à nous, maintenant, de bâtir de nouveaux endroits de ce genre pour les générations suivantes ? » Non pas que je doute des capacités de construction des nôtres, hein. Mais, quand même, ce serait franchement différent. « T'aurais peut-être droit à la bibliothèque Miller, avec de la chance ? » que j'ajoute, avec humour, tout en piquant une bouchée de plus. Ce repas s'annonce vraiment plus que parfait tant c'est succulent ce qui est sur cette table !

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyDim 25 Avr - 0:05

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Non mais regarde moi la petite blonde qui tente de m’arracher les secrets de mon sourire éclatant ! C’est un secret : S-E-C-R-E-T… Oui, j’épèle, au cas où le message passe mieux… Pour certains, parfois, faut insister, ou utiliser des mots différents, pour que ça s’intègre mieux dans leurs caboches… Soit il y a un manque de connaissance des mots (je peux indiquer l’emplacement des dicos dans la bibli du bunker, si besoin !), soit il y a un stupidité sous-jacente, auquel cas, faut… Je sais pas… Je m’en fiche…. Je préfère me « moquer » de Clarke, qui insiste donc, pour que je lui donne mes précieux secrets (de grand-mère, qu’on dit, me semble-t-il, enfin, qu’on disait, car je l’ai pas tant entendu en vrai, je l’ai surtout croisé dans des livres. Oui, je lis ! SURPRISE !). « Hey Miller, t'es difficile en affaires ! ». J’en rajoute une couche, apparemment, Clarke fait partie de la catégorie de personnes qui ont besoin qu’on leur répète les choses (car – bien qu’elle soit blonde ! – je sais de source sûre qu’elle a un cerveau. Ses capacités scolaires en sont la preuve. Croyez-moi, je le sais, j’ai fais quasi toute ma scolarité avec elle, à quelques cours/options près !). Donc, je lui souris de nouveau (oui, j’aime aussi taper un peu sur les nerfs des gens, parfois, avec un brin d’ironie, ou de sarcasme, ou d’insolence, quand c’est pas un mélange de tout ça ! Je suis adorable : je le sais, je me le répète souvent !). « Clarke, ma grande… », je soupire, d’un air mélodramatique qu’un certain Peter apprécierait sans doute !, avant de poursuivre « Je suis un voleur. Alors forcément, je suis dur en affaires ! Plus encore avec un père Lieutenant-Colonel : on a forcément quelques notions pour marchander, tout ça quoi… ». Il y a sans doute un peu de prétention amusée dans mes mots. Je suis un voleur. J’assume. Je l’ai jamais caché. Enfin, à ceux qui le savaient, avant que je ne me fasse réellement pincé et que ça soit rendu publique ! (Je vous parle pas du scandale que ça a fait, quand on a su que le fils d’un des Lieutenant-Colonel de l’Arche, avait pour habitude de piquer tout un tas de trucs, et avait piquer des médocs pour son mec ! Vous vous doutez parfaitement que ça m’est carrément passé par-dessus la tête, tant j’en avais rien à cirer de ce qu’on pensait de moi, et tant je savais que – pour le vol de médocs en tout cas ! – j’avais fait ce qui était juste : fournir un traitement à une personne qui en avait rudement besoin. Car j’avoue que pour mes autres méfaits, les motivations étaient loin d’être aussi « louables » !). « D'ici là, t'auras peut-être oublié. Bonne mémoire ou pas !». Mais non, clairement pas ! J’illustre ça d’un bon hochement de tête à la négative ! « Et non, j’ai la parade ! Je vais me tatouer un rappel ! », la contré-je, en tapotant le haut de mon bras droit. Oui, là, mon tatouage est caché, mais Clarke fait parti des rares à être au courant que j’ai des tatouages (même si elle ne les a pas tout vu, genre, celui sur ma hanche quoi…). Mais ouais, vu que c’est la nana de Zack, elle nous en a entendu parler (et ça me dérangeait pas, de toute façon. Je les assume, mes tatouages, je les ai juste caché pour éviter de faire mauvais genre, vu que c’est pas bien vu mais je feins pas de ne pas être tatoué pour autant !).

On continue à dire n’importe quoi – oui, mais ça fait du bien, après les dernières semaines ! – jusqu’à ce qu’on parle de notre anniversaire. Et autant dire que le dernier en date, il sera difficile à oublier, et à surpasser (et malheureusement, pas dans un sens positif !). Je tente de savoir si Macy a réussi à préparer un truc à peu près chouettes, car si quelqu’un est bien en mesure de mettre un peu de joie dans une situation ultra merdique, c’est bien elle. Et puis, bon, s’il faut une bonne raison pour faire la fête, je pense qu’un anniversaire + un atterrissage pourrave sur une planète merdique, ça donne un paquet de bonnes raisons de vouloir se détendre ! Non ? « Niveau originalité dans le style jamais vu, c'est clair que c'était inégalable.». Je ricanne et glisse un léger : « Attends ça déchire : ta fête d’anniversaire, tu es presque la 1ère et la seule !, a avoir pu la faire sur Terre ! ». Oui, faut bien tenter de rire un peu, même si ça n’est pas si drôle que ça, je le sais. J’étais là. Bon, pas avec Clarke, mais je pense que son atterrissage a été aussi tendu que le mien, alors j’imagine assez bien que son anniversaire était le cadet de son souci. Et que même après, elle n’a pas vraiment eu envie de le fêter, vu les autres drames qui ont pu ce jouer vers cette époque-là…. « Mais, ouais. Elle est plutôt douée pour divertir tout son monde à la moindre occasion. », précise la blonde, un peu après.  « Tant mieux. Tu méritais d’avoir un peu de festivités pour ton anniversaire, même si… ». Je termine pas ma phrase, je pense que Clarke sait ce qui se trouve après. Un truc à la « même si c’était pas ultra joyeux, et sans doute morbide et très violent, la vie continuait, et tu ne devais pas être punie juste parce que tu es née à cette date-là, des années plus tôt ! ». Surtout qu’elle avait la chance d’avoir Wells, Zack & Macy avec elle, pour tenter de le lui souhaiter et de lui rappeler qu’elle ne se résumait pas qu’à être la survivante à une décision merdique prise par nos aînées. Chance que je n’ai pas eu, car comme dit plus tôt, j’avais personne avec moi, qui me connaissait assez pour savoir que c’était mon anniversaire. Non pas que ça m’ait manqué, vu la situation et les soucis que j’avais en tête (comment allait Zack ? Qu’adviendrait-il de Bryan et de mon père, avec les soucis de l’Arche ? Qu’est-ce qu’on va faire pour bouffer si on retrouve pas plus de caisses de rationnement ?....). Mais, un petit mot, ça aurait pas fait de mal, je pense. Enfin, c’est du passé (et de toute façon, comme déjà expliqué avant, mon anniversaire n’a jamais été un événement « important » pour moi, alors bon..).

On grignote quelques amuses-bouches, tout en conversant, et nous voilà à rêver de ce qu’on aimerait voir, maintenant que nous sommes sur Terre. « Intéressant, c'est vrai. », rétorque la Griffin en découvrant mon choix, avant que je ne lui renvoi la question à mon tour. « Il y en a énormément.. Mais, je t'avoue avoir déjà tenté d'imaginer plus d'une fois à quoi pouvaient ressembler les jardins suspendus de Babylone. Dommage que ça n'arrivera jamais. ». Je sifflote brièvement, d’un air appréciateur, saluant ainsi son choix. Je soupire peu après, me faisant la réflexion que c’est aussi quelque chose que Bryan aurait pu choisir, lui qui aime tant tout ce qui touche à la culture de la terre ! Mais c’est pas le moment de se sentir nostalgique de l’absence de Bryan avec moi ! « T'imagine si c'est à nous, maintenant, de bâtir de nouveaux endroits de ce genre pour les générations suivantes ? T'aurais peut-être droit à la bibliothèque Miller, avec de la chance ? ». L’idée me fait bien rire, je l’avoue. « Ouais, mais ça sera la bibliothèque « Anastasia Miller », ça sonne mieux ! ». Quoi, vous êtes vraiment étonnés d’apprendre que si jamais un tel hypothétique projet, venait à voir le jour, il serait dédié à ma mère ? Alors qu’elle était conservatrice de la bibli de l’Arche ? Et que sa mort est sans doute l’une des plus grosses cicatrices que j’ai pu accumuler au cours de mes – maigres en comparaison de certains, je le sais bien ! – mésaventures ? « Mais pour ça, faudrait déjà qu’on… s’entende bien avec tous nos voisins… ». Allez, petit chemin détourné pour dire qu’il faudrait déjà que ça soit moins craignos pour nous ici, et aussi sur Terre (mais déjà ici, car bon, faut pas se voiler la face, on n’est même pas sûrs de pouvoir se tirer d’ici, un jour !). « Et toi, dis-moi, tu voudrais pas installer l’hôpital Griffin, en face de ma future bibli ? », m’amusé-je, tout en continuant à grignoter. Bon, on n’a apparemment pas la folie des grandeurs, niveau bâtiments à laisser aux générations futures. Mais ce sont des bâtiments utiles, alors bon, ça va !

Après avoir eu la réponse de la blonde, et comme on est pas loin de la fin de l’apéritif, je ramène la suite du repas : un petit plat de viande, et un autre de légumes. C’est un peu comme sur l’Arche, dans le sens où c’est en petite proportion pour le nombre de mangeurs réunis, mais ça, on s’en fout : ça sent bon ! « Ah, j’ai une autre question primordiale ! De ta réponse dépendra ma volonté de continuer à te parler ou pas, fait gaffe ! », la mis-je faussement en garde, tout en me rasseyant. Ouais, je ne nous sers pas de suite. On peut finir l’apéro – ou pas, au choix ! – mais on a le temps. J’ai juste tout amené pour que ça soit sur la table ! « Si tu pouvais voir un animal d’antan, ici, tu choisirais lequel ? ». Je précise bien le « d’antan », car d’après ce que j’ai pu voir, ça devait être moins dangereux (enfin… Certains devaient l’être, et d’autres pas, mais des animaux sont devenus dangereux, en cours de route, on a pu le voir…. Donc, là, je parle de ceux qu’on a pu apprendre à découvrir, tout là-haut, avant de se douter qu’on viendrait vraiment sur Terre, un jour !)

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MessageSujet: Re: Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke] EmptyDim 3 Oct - 15:14



Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire
Les co-anniversés
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce repas partagé avec Nate semble être comme hors du temps. C'est un peu comme si on avait remonté le temps, qu'on était sur l'Arche. Là où on a toujours vécu, là où on avait encore tous nos repères depuis gamins. Le seul monde qu'on connaissait alors et qu'on pensait être le seul existant encore. Là-haut, même si j'avais mes petits soucis à gérer -comme tout le monde-, je n'avais pas à lutter pour survivre, tout en enchaînant les nouvelles plus délicates les unes que les autres. J'étais dans une bulle maintenue autour de moi par mes parents -par ma mère, surtout-, loin de certaines vérités qui m'auraient clairement fait mal si je les avais su avant d'atterrir sur Terre. Ouais, je parle bien de ces foutues histoires de secteurs. Enfin bref. Toujours est-il que les questions que je me posais étaient différentes : quel allait être le prochain sujet d'examen ou quelle allait être ma prochaine lecture du soir, plutôt que de me demander qui va bien pouvoir revenir au camp blessé, si ce n'est pire encore.. Alors, évidemment, je pense à eux. Aux nôtres restés aux camps, sans savoir qui respire encore. L'angoisse. Avec tout ça, la seule différence vraiment visible, c'est qu'après avoir vécu 18 ans dans l'Espace, Nate et moi, on se retrouve sous la surface de la Terre, dans un contexte dont on n'a même pas idée à l'heure actuelle. Charmant, n'est-ce pas ? Ce qui l'est plus, c'est le ton apporté à ce repas partagé, au point qu'on en vient à parler de sourires ravageurs et de secrets les entourant. « Clarke, ma grande… » Dites-moi qu'il n'a pas osé jouer sur les mots en usant de ces quelques têtes qui nous séparent ? Comme toujours, lorsque je me sens piquée par ma petite taille, mes traits -faussement, pour le coup- boudeurs réapparaissent. « Je suis un voleur. Alors forcément, je suis dur en affaires ! Plus encore avec un père Lieutenant-Colonel : on a forcément quelques notions pour marchander, tout ça quoi… » Hum. On va dire ça. Quand même, il pourrait y mettre un peu du sien, non ? Après, je me doute que le quotidien chez les Miller ne devait pas franchement être une bonne rigolade. Zack m'en parlait, parfois, très vaguement, même s'il faut être naïf pour penser que l'ambiance est décontractée dans une famille avec un tel nom. « Et non, j’ai la parade ! Je vais me tatouer un rappel ! » qu'il lâche alors que j'évoque une possible faille dans sa mémoire. J'en pouffe de rire, avant de lever les yeux vers le plafond de ces appartements. Évidemment, je ne suis pas sans savoir que Nate en a déjà quelques uns. Les raisons de sa petite « rébellion » m'avaient bien intriguées en apprenant cela, mais au final, ça colle avec qui il est. « Mouais, je ne te crois pas. » Pas qu'il soit incapable de se faire tatouer, ça je sais déjà qu'il l'est. Mais, pas jusqu'à aller se graver dans la peau un tel rappel, quand même ? « Bryan m'en voudrait de savoir que par ma faute, il pourra lire un magnifique Ne pas confier le secret des dents parfaites à Clarke sur ta si douce peau.. » Avouez que ça ferait un peu désordre, non ?

Après cette introduction de tout et surtout de n'importe quoi, le sujet de notre anniversaire commun finit par débouler. « Attends ça déchire : ta fête d’anniversaire, tu es presque la 1ère et la seule !, a avoir pu la faire sur Terre ! » Avec le recul, j'arrive à en sourire, même si je détourne une brève seconde le regard. Trop de culpabilité encore qui me ronge, de n'avoir pas pu sauver tout le monde. Bien que ça aurait été impossible. « C'est vrai que ça aurait pu être pire pour nous.. » Et ouais, ce n'est pas comme si à quelques heures près, on aurait pu se tenir la main, Miller et moi, pour être envoyés à la dérive mais : si, un peu. Au moins, nous sommes toujours en vie. Puis, il y avait Macy, oui.. et Bellamy. Il a été le premier à me le souhaiter, lui comme moi incapables de trouver le sommeil. « Tant mieux. Tu méritais d’avoir un peu de festivités pour ton anniversaire, même si… » Même si ce n'était pas la joie. Voilà comment résonne la suite de cette phrase restée sous silence. Malgré tout, je redresse la tête, croisant le regard de Nate. On est des co-anniversés dans les bons comme les moins bons moments, non ? « Et toi aussi. » Cela me semble bien important de le souligner, sachant la « chance » que j'ai eu comparée à Nate. J'étais entourée, moi. De personnes qui me sont très proches.. Histoire de finir sur cet anniversaire loin d'être banal, j'esquisse un trait d'humour sur tout ça. « En espérant que le prochain se passe sans atterrissage hors de contrôle, sans neige, sans feu.. Un truc hors du commun, quoi. Ça deviendrait trop prévisible sinon. » que je glisse, haussant doucement les épaules. Bon, d'accord, mon humour peut sembler hasardeux, mais je n'y peux rien. Je n'ai jamais clamé être humoriste !

En tout cas, si une chose est sûre, c'est qu'on se régale. Mais, vraiment. Déjà que la nourriture, dans ce bunker, est plus qu'agréable et sympa à découvrir, là, c'est un peu comme s'ils avaient voulu mettre les petits plats dans les grands. Une colle plus tard vu tous les endroits qui se trouvaient, avant, sur Terre, que j'aurai voulu visiter, on repart sur une note de légèreté comparée au quotidien. « Ouais, mais ça sera la bibliothèque « Anastasia Miller », ça sonne mieux ! » Évidemment. J'ai beau ne pas tout savoir au sujet des Miller, il n'empêche que je sais à quel point Nate a pu souffrir de perdre sa mère.. J'approuve, d'un petit signe de tête. « Ça tombe sous le sens. » Et le tout, avec un sourire du bout des lèvres. « Mais pour ça, faudrait déjà qu’on… s’entende bien avec tous nos voisins… » Comment ramener au présent l'inquiétude qu'on ressent, tous les deux, pour les nôtres qui ne sont pas avec nous. Après tout, on n'a pas franchement demandé à débarquer pile à cet endroit, sur une Terre soit disant invivable depuis des siècles et sans savoir que la vie y avait déjà repris ses droits. « Pas faux.. » que je marmonne, me calant un peu plus sur ma chaise. « Et toi, dis-moi, tu voudrais pas installer l’hôpital Griffin, en face de ma future bibli ? » Ça, ce serait dingue. Peut-être même un peu trop, surtout depuis que j'ai compris que mon nom n'est pas franchement bien vu de la part de pas mal de monde et sans même que j'y sois pour quelque chose. « J'sais pas trop si c'est une bonne idée de le nommer ainsi.. » que j'avoue non sans détourner le regard. Après tout, c'est encore tout frais, tout récent, pour moi, cette découverte des injustices qui régnaient sur l'Arche. Mais, ouais. J'ai bien compris, pour mon plus grand bonheur -ironie-, que mon nom n'est pas aussi reluisant que cela, depuis mon arrivée sur Terre. Après, j'ai bien conscience que personne ne peut jamais faire l'unanimité tout en laissant le libre choix de penser à chacun. « Mais ce serait pas mal de mettre ces deux bâtiments assez proches. Histoire que les abonnés à l'hôpital puissent combler leurs longues journées. » Un ajout plus léger, et pas franchement étonnant venant de moi, tant l'accès à la lecture et à la connaissance me paraît être incontournable, pour tous. Puis, comment mieux passer sa journée d'hospitalisé qu'en lisant un bouquin ?

Pas le temps de trop réfléchir à tout ça pour autant : place au repas. Et j'en ai une faim de loup rien qu'en voyant ce que Nate ramène. Ça me fait bizarre de ne pas me lever pour l'aider. Ouais, je ne suis pas forcément la princesse que beaucoup pensent. Il ne m'en faut pas plus pour me presser, tranquillement, de terminer cette mise en bouche. « Ah, j’ai une autre question primordiale ! De ta réponse dépendra ma volonté de continuer à te parler ou pas, fait gaffe ! » Oulà ! C'est qu'il peut faire peur quand il s'y met, ce p'tit Miller ! Bizarrement, nullement effrayée par cette mise en garde, je le regarde plus amusée qu'autre chose. Je me permets même une petite bouchée de plus, tout en attendant sa bombe, impatiente d'entendre ce qu'il peut bien avoir en tête. « Si tu pouvais voir un animal d’antan, ici, tu choisirais lequel ? » Alors ça, je ne m'y attendais pas vraiment, je dois le reconnaître. « Bonne question, ça.. » Surtout que niveaux animaux, c'est plus Macy la pro dans le domaine ! Puis, en choisir juste un serait compliqué. « Peut-être voir une baleine au beau milieu de l'océan.. » que je réponds en réfléchissant, avant de confirmer mon choix d'un signe de tête et d'un léger sourire. « Si ça se trouve, il y en a encore. Mais, elles ont sans doute changer elles aussi. » A l'image des rares animaux que j'ai pu croiser depuis notre arrivée et qui n'avaient pas vraiment de points en commun avec l'image que je m'en étais faite depuis gamine. « Et toi alors ? » Question intéressante, de toute façon. Surtout maintenant qu'on y est, sur Terre et que nous sommes témoins de tous les changements qui l'entourent.

On finit ce petit apéro, tranquillement, avant de passer à la suite. Tant mieux, les odeurs commençaient à trop me titiller. Une fois les assiettes remplies, je souris au Miller. « T'as eu une super idée en tout cas.. Juste, merci, Nate. » que je finis par lâcher. Oui, je sais, on n'a pas encore fini de manger, mais je devais le remercier encore une fois. Ce plat est tout simplement super bon. « C'est cool d'avoir pensé à moi pour le partager. » Ça aussi, ça mérite d'être dit. Comme déjà dit, nous ne sommes pas les potes les plus proches, mais je pense pouvoir dire qu'on s'entend assez bien pour passer de bons moments comme celui présent. Que Zack soit avec nous ou pas, d'ailleurs.

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Il n'y a pas meilleur thérapie que la thérapie par le rire! [Clarke]

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