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[18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur.

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Costia
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[18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur. Vide
MessageSujet: [18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur. [18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur. EmptyMer 26 Fév - 1:00

La fourchette :
 


 

   

 
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur.

— Daegan & Costia
« C'est dur de voir les personnes que tu connais devenir des personnes que tu connaissais. De voir quelqu'un passer à côté de toi sans te parler en sachant qu'il a déjà été une grosse partie de ta vie. De savoir que tu pouvais lui parler pendant des heures et que maintenant tu oses à peine le regarder. En fait, c'est dur de voir à quel point les choses peuvent changer. »

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Avec hésitation, mes pieds se posent sur le sol, bien froid, de l’élégante chambre. Ces lieux, je les connais par cœur, pour les avoir arpentés, à maintes reprises, à une époque auréolée désormais, de couleurs bien plus chatoyantes que celles avec lesquelles je vois la vie à présent. C’est étrange, de vivre avec cette sensation d’inconnue familiarité. Connaître la pièce, sans entièrement la reconnaître. Elle n’a pas changé tout en étant pourtant différente. Si on tend l’oreille, on peut entendre des échos larmoyants, tandis qu’autrefois, il s’agissait plutôt de murmures chaleureux et de rires complices. On pourrait redouter qu’il ne s’agisse que d’une énième preuve de la folie qui ronge présentement l’âme de Costia. Mais il n’y aurait rien de moins faux. En réalité, il s’agit d’un relent de l’empathie, profonde et sincère, qui animait auparavant la Trishana. C’était un outil précieux pour sa profession, notamment afin de deviner l’état d’esprit de la foule d’auditeurs venus découvrir les histoires qu’elle partageait avec Daegan et les saltimbanques. Ainsi, la brune pouvait moduler le ton de sa voix, et faire prendre au récit une tournure plus à même de captiver la foule. Dans le cas présent, c’est à voir comme une sensibilité à son environnement, sans doute accentué par une raison fêlée, à laquelle il faut aussi ajouter simplement une supposition basée sur la logique : cette chambre a dû être un vivier de souvenirs douloureux pour Lexa, quand elle parvenait à s’y rendre. Et sans doute était-ce aussi le cas lorsque Daegan ou Gavriel, pouvait se rendre dans cette Tour. L’air de la pièce vibre de mort et de douleur, pulsant douloureusement contre mes oreilles. Fronçant le nez, je délaisse enfin le lit, afin de me rendre, pieds nus, jusqu’à la terrasse. Les espaces qui contenaient autrefois des fenêtres, ne sont plus qu’un trou béant, quand la chance veut qu’ils soient remplis partiellement par des débris de vitres. Des étoffes ont été tendues devant, afin de faire barrière au soleil comme au mauvais temps, et ce, bien avant que ces appartements ne deviennent miens. Quand j’ai élu domicile ici, j’ai ajouté d’autres tentures à ces étoffes qui avaient tant vécues qu’elles s’étaient affinées et avaient acquis bien des trous. J’ai opté pour des tissus plus colorés, mais surtout, plus épais, et ainsi plus à même de former une barrière contre le froid de Polis, qui se veut parfois mordant. Quelques-uns de ces tissus étaient des cadeaux, qui m’avaient été offerts, grâce à mon métier de Conteuse. Le reste, je les avais achetés, dans le but d’égayer la pièce et de lui donner une « âme ». Aujourd’hui, j’ai comme l’impression que cette « âme » a disparue… C’est sur ce constat oh combien douloureux, que Costia tire ses rideaux supplémentaires, apportant par ce simple geste un nouveau rempart contre le temps maussade extérieur, et une aura apaisante par la façon avec laquelle le soleil filtre doucement à travers. C’était une des choses que Costia préférait dans sa chambre, avec la présence d’élégants paravents, qui avaient été érigés des années plus tôt, sous le règne d’un autre Heda. Ils se trouvaient, à proximité de la terrasse, et de délicates fleurs de lys étaient ciselés dans cet élégant bois de rose. Apparemment, ça avait la stratégie choisie par un lointain locataire des lieux, afin de combler la perte de chaleur provoquée par l’absence de fenêtre, tout en conservant quelques trouées amenant la lumière de l’astre solaire. Costia s’était inspirée de cette initiative, pour personnaliser encore un peu plus son espace personnel dans cette Tour. Elle avait fait faire surmesure un paravent, ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] mais en bois de liquidambar fumé), qui délimitait le coin « lit » du petit renfoncement de pièce qui faisait office de salle de bain, en plus de servir d’espace dans lequel elle pouvait se changer.

Je respire plus facilement, à présent que l’air de la ville est partiellement coupé dans son accessibilité à ma chambre. Je fais volte-face, et avance de quelques pas, grimaçant douloureusement quand mon pied rencontre le pied d’un meuble. Durant quelques secondes, je me tiens en équilibre, mon pied en main, afin de le masser. Cela ne dure pas longtemps, j’éprouve un profond rejet pour mes pieds, depuis que Nia a usé de son « talent » d’esthéticienne dessus, me faisant essayer un soin… brûlant… Je ne tarde donc pas à reprendre mon chemin, avant de contourner [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], vestige d’avant Praimfeya que j’ai toujours grandement affectionné. Il m’a servi à marquer la distinction entre le lit, et l’espace plus « cocooning & lecture ». Je ne jette pas vraiment de regard au bureau qui s’y trouve, ne voulant voir les vestiges de ma vie d’avant, que j’avais laissé en suspens, persuadée que je ne saurai tarder à revenir de ma balade à l’issue imprévisiblement bien funeste. A cause de ma mémoire – qui est toujours aussi bonne qu’avant bien que désormais cruellement écornée – je ne sais que trop bien ce que j’y trouverais. Un brouillon de lettre que je projetais d’envoyer à Aëlys, quelques dessins représentants les novices en plein entraînements donnés par Lexa, une liste d’idées de senteurs de bougies que je comptais préparer par ma niron, et tant d’autres éléments du quotidien. Autrefois insignifiants tant ils étaient normaux. Désormais de tristes échos de celle que je fus… Mon attention se dirige de toute façon vers [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], présent offert par mes parents. Leur façon à eux de montrer leur soutien dans m relation avec la Trikru, quand celle-ci l’avait officialisé. Le meuble figurait un arbre, et était fait dans un arbre – mort (et non pas tué en ce but, la précision est importante !) de la forêt de notre clan. L’essence rougeâtre m’avait toujours ramené à Trishana, ainsi que l’odeur si particulière qui s’en dégageait. C’est d’un air songeur que Costia semble être en quête d’un ouvrage précis. Il n’en est rien, elle cherche surtout à fuir ses pensées, l’incohérence qui y règne, la conscience de leur illogisme. Elle sait qu’être à Polis lui fait autant de bien que de mal. Elle n’est arrivée ici qu’hier, dans la soirée, et a tenue à se réfugier aussitôt dans sa chambre, refusant de voir quiconque. Le voyage avait été bien éprouvant pour elle, même si elle avait pu profiter du luxe du convoi, et de la chaleur d’une charrette. Costia a tout de même passé de nombreux mois, recluse, à ne voir que ses bourreaux, avant d’être brisée de la pire façon qui soit. Etre entourée d’une foule, désormais, lui parait moins plaisant qu’autrefois. Et c’est pire, parce qu’elle sait, elle sait que beaucoup cherche(ront) en elle, à retrouver la Conteuse d’avant, qu’ils ont connu ou dont ils ont entendu parler. Déjà dans le bunker, une fois libérée de sa cellule, elle les a bien senti coulisser sur elle, les regards intrigués de quelques Grounders. Elle a fait mine de ne pas entendre les murmures qui la concernaient, de ne pas prendre pour elle leur incrédulité à se dire que cette frêle chose anéantie était en réalité la fille aînée du Taeeth de Trishana, et la promise de Heda. Et maintenant qu’elle est à Polis, elle se doute bien que cela sera pire, qu’on la scrutera encore plus. Elle frémit de dégoût rien que d’entendre dans son imagination, les phrases réconfortantes qu’ils pourront lui dire. Des mots amicaux qui sonneront comme des mensonges à ses oreilles, du venin caché sous une douceur hypocrite. Elle a changé. Elle le sait. Elle le sent dans les moindres fibres de son être, à chaque inspiration, à chaque clignement d’yeux.

C’est en entendant un raclement de gorge, prononcé et presque irrité, que je quitte mes pensées. Surprise, je prends alors conscience qu’une servante est rentrée dans ma chambre, depuis un certain temps, et tentait d’attirer mon attention depuis bien trop longtemps à son goût. Il y a presque du dégoût dans son regard. A croire qu’elle fait partie de ceux qui pensent que la mort aurait été un sort préférable pour moi. Je ne puis lui en vouloir : je pense pareil. Mais je ne peux m’empêcher d’hausser un sourcil, provocante dans mon attitude, me demandant ce qu’elle serait devenue, à ma place. Au vu de l’inexistence de sa patience, je pense qu’elle serait encore plus folle que moi. « Oui ? » m’enquis-je, désireuse de savoir ce qui légitime qu’elle me dérange ainsi, pressée de la voir partir pour me retrouver de nouveau en tête-à-tête avec moi-même. Mais cela ne sera plus possible, elle me fait savoir qu’elle m’a ramené mon fils. Ainsi que c’est le cas à chaque fois que l’on parle de lui de la sorte, devant moi, je grimace doucement. Peut-on réellement m’en vouloir d’avoir du mal à m’attacher à ce petit être à qui l’on m’a imposé de donner la vie ? Je sais que je refusais de le laisser pourrir dans ce maudit bunker, mais cela ne veut en rien dire que je me sente liée à lui, d’une quelconque façon que ce soit ! « Très bien ! », me contentés-je de rétorquer sèchement, quand elle me fait savoir qu’elle a nourri le bébé, et qu’elle vient le ramener afin qu’il dorme. Je n’avais de toute façon même pas vu qu’il avait été pris, ne me souciant pas de lui. On pourrait dire que Costia connait un baby blues un peu violent, mais c’est bien plus triste que cela en vérité : elle ne parvient à reconnaître Myrddin, trouvant difficile de réaliser qu’il soit son fils. En même temps, peut-on trouver cela méprisable quand on se souvient des circonstances dans lesquelles l’enfant a été conçu ? Je n’adresse plus un regard à la servante, ignorant donc quand elle part. Je sors un livre d’une « branche » de la bibliothèque, afin d’aller le feuilleter, assise à mon bureau. Plusieurs minutes (heures ?) s’écoulent, avant que je ne finisse par me lasser de ce livre. Mon regard se pose alors sur le dessin, qui se trouve sur le bureau, sous le livre que j’observais jusqu’à présent. Avec douceur, j’attrape ce dessin, une des dernières représentation que j’ai pu faire de Poehina, mon faucon, ma fidèle compagne. Mes yeux s’emplissent de larmes, tandis que je contemple ce portrait qui parait tellement vivement, de mon oiseau désormais mort. On m’a dit qu’après mon « entrevue » avec Nia, la Reine de la Nation des Glaces l’a glissé dans un colis, et envoyé à Lexa, avec tant d’autres de mes effets, pour faire croire à ma mort. Cette annonce avait été un déchirement pour Costia. Les Trishana tissent un lien tout particulier avec leur faucon, qu’ils élèvent depuis l’enfance, et qui les accompagnent au quotidien. Ces oiseaux sont aussi précieux que les chevaux pour des cavaliers, ou que des armes pour des gonas. Il s’agit d’une extension d’eux-même. Dans la tradition des Grounders, quand un faucon meurt, afin qu’il puisse trouver la paix qu’il mérite, il est impératif qu’il soit inhumé par son comparse humain, avec un objet lui appartenant, afin de ne jamais couper le lien entre eux. Cela n’a pu être fait. Pour Costia, Poehina est donc condamnée à l’obscurité, et cette pensée contribue à jeter du sel sur ses biens trop nombreuses blessures mentales. Pourtant, Costia s’était préparée à ce que Poehina soit morte. Nia n’avait rien trouvé de mieux que de s’en prendre à elle, afin de faire plier la Conteuse et la forcer à lui parler. Impuissante, la Trishana l’avait vu crever les yeux du rapace, après lui avoir brisé les ailes. En un sens, c’est un soulagement pour Costia de savoir que l’animal est mort, quelques jours après avoir été renvoyé à Polis. Au moins, son calvaire n’aurait pas été « trop » long. Toutefois cela n’enlève pas la culpabilité qui la ronge. Si Costia ne l’avait pas amené avec elle, ce jour-là, Poehina serait toujours vivante… Par chance, au moins n’avait-elle pas monté Zola, ce jour-là, même si sa jument avait apparemment très mal vécue d’être « abandonnée » à la fois par sa maîtresse, et par sa camarade à plumes. Il faut dire que le trio avait passé des heures et des heures ensemble, que ce soit pour les entraînements, comme pour voyager à travers Kongeda. Forcément, cela tissait de forts liens… « Je suis désolée, je ne voulais pas…. », murmuré-je piteusement, m’accrochant à ce dessin, l’appuyant contre mon cœur, qui ne sera jamais sous une autre forme que brisé.  Epaules affaissées, larmes coulant le long de son visage, Costia est l’image même d’une jeune femme anéantie, et qui a conscience de cela. Une fois de plus, elle est coupée du monde extérieur, n’entendant pas les pleurs du nourrisson qui s’est récemment vu attribuer le prénom du grand-père paternel de la brune. Tout ce qu’elle entend, résonner comme des plaintes désapprobatrices et accusatrices, ce sont des cris de faucon. De Poehina plus précisément, bien qu’ils n’existent que dans sa tête… Bien trop perdue dans son propre enfer mental, elle n’a pas vu qu’elle n’est plus seule dans sa chambre. Elle sursaute donc, vivement surprise, quand elle entend du bruit, une complainte courroucé, preuve que Daegan a parfois du mal à se faire discret (ou alors que des meubles se déplacent pile sur la trajectoire qu’il empruntait !). C’est sincèrement apeurée que Costia redresse la tête, les larmes perlant toujours dans ses yeux, et remarque alors son jumeau. « Qu’est-ce que tu fais là ? ». J’en conviens, ça n’est pas la meilleure manière d’accueillir son jumeau, quand on a été séparé de lui autant de mois que ça a pu être notre cas. J’exècre cependant qu’il me voit, aussi faible et pathétique, aujourd’hui comme un autre jour, pour être franche… Il me semblait pourtant avoir fait comprendre que je ne voulais pas être dérangée avant un moment. Oui, je sais que des proches doivent vouloir retrouver Costia. Moi aussi, j’aimerai la retrouver. C’est pour leur éviter la douloureuse constatation qu’elle est partie sans doute bien trop loin pour leur être ramenée, que je voulais attendre avant de leur faire face…

  MAY


   

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I don't want the world to turn or the sun to burn without you
If it's gonna get violent tonight tell me you're gonna be alright. You don't have to be the brave one every time, I know you wanna make it right. It's a lie for a lie & I'm getting tired. I'm losing my mind, don't leave me behind, we need a bit more time. So won't you hold me now like I never did anything to hurt you. I don't want to live a life without you, I'll watch the world burn without you.
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[18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur. Vide
MessageSujet: Re: [18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur. [18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur. EmptyLun 27 Avr - 23:36



Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur.
When you forgive, you free your soul. But when you say I’m sorry, you free two souls. Never believe you’re so great or important, so right or proud, that you cannot kneel at the feet of someone you hurt and offer a humble, sincere apology.
Costia et Daegan
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Combien de fois est-ce que je me suis tourné et retourné cette nuit, incapable de fermer les yeux et encore moins de trouver un peu de repos ? En toute honnêteté, je n'en ai aucune idée. Une centaine de fois peut-être, si ce n'est plus. A chaque fois, une vague d'appréhensions en tout genre ne cessait de m'éloigner d'un sommeil paisible. Après tout, après tant de temps passé à croire ma jumelle dans un autre monde par la faute de cette harpie du Nord, je suis tout simplement perdu. J'ai entendu dire qu'elle a changé. Énormément changé, même si j'essaie de me persuader que ces gens qui se permettent de la juger n'étaient pas parmi ceux qui lui étaient le plus proche. Un peu comme un déni me voilant la face sur ce que j'entends dire ici et là. Combien se sont déjà pris un regard lourd de sens de ma part, lorsque je croisais de tels mots échangés. Combien se sont d'ailleurs confrontés sans forcément le chercher à mon instinct de jumeau, qui me pousse à mettre un terme à ces paroles écornant le nom de ma sœur. Heureusement, il ne s'agit de loin pas de la majorité de ceux arpentant les rues de Polis. Plutôt d'anciens détenus du bunker, qui ont fait le chemin jusqu'ici en sa compagnie ou des bruits de connaissances qui l'auraient aperçus ou entendus. Et tout ça, bien à l'abri des oreilles de notre Heda, forcément. Mais, tout le monde ne sait pas qui je suis pour Costia et que prononcer de telles énormités avec ma présence dans les alentours n'est pas forcément moins dangereux que le faire face à Lexa. J'ai beau avoir préféré me réfugier dans une petite auberge de Polis, de sorte à laisser le temps à ma jumelle de souffler un peu avant d'aller la voir, loin de la tentation de précipiter les choses ; il n'empêche que c'est plus que cruel de la savoir si près, en vie. Si loin pourtant, dans un autre sens. Ce ne sont même pas nos parents ou encore notre sœur ou notre frère qui doivent supporter mon impatience, mais bien notre joyeuse petite troupe. Celle-là même qui s'est pourtant ternie sans Costia dans ses rangs. Et elle n'est d'ailleurs pas la seule à revenir en vie du bunker, et que je « redoute » de croiser à nouveau, même si là, elle est la seule pour qui la moindre de mes pensées lui est dédiée. J'ai beau me dire que ces bruits à son sujet sont erronés, loin de la sagesse, de la gentillesse sans faille et sans limite de ma jumelle, il n'empêche que je redoute ces retrouvailles. Tout simplement parce que je me sens coupable de ce qui a pu lui arriver. Si seulement je m'étais écouté.. Mais, même dans un tel cas, qu'est-ce que j'aurai bien pu faire contre les Maunons ? Tout est si compliqué, même si je suis certain déjà d'une chose : je ne serai pas resté les bras croisés, à maudire la reine d'Azgeda sans rien faire. Les temps qui ont suivis l'annonce de la « mort » de Costia, parfaitement orchestrée par cette dernière, ont été vraiment éprouvant pour moi. Costia n'est pas qu'une personne de ma famille. Elle est plus que ça, à mes yeux. Elle est ma sœur jumelle, avec qui j'ai toujours été très proche -en toute platonicité, hein !-, bien plus que je n'ai pu l'être avec les plus jeunes des nôtres. Si certaines paires de jumeaux n'ont pas cette chance d'être ainsi complémentaire avec leur double, ce n'est pas mon cas. De loin pas. A mes yeux, on a toujours répondu à cette image de duo fusionnel telle qu'elle l'était déjà dans les récits écrits il y a des siècles de ça. Imaginez donc à quel point j'étais détruit d'avoir perdu cette partie de moi.. Et tout ça pour en être incapable de me reposer, là, en cette soirée. Une nuit noire, parsemée d'une multitude de points lumineux, très haut dans ce ciel sans fin. Tout est si silencieux autour de moi. Presque trop quand on sait dans quel état j'arrive à me mettre. Sans doute pour la millième fois depuis que j'ai pris conscience que Costia était bien vivante, mon imagination pourtant bien débordante en temps normal ne cesse de se repasser sans s'arrêter les mots que je pourrai laisser s'échapper d'entre mes lèvres face à la brune. Plus le temps passe, plus le moment se rapproche, et moins je suis sur de moi. Je ne sais même pas ce qu'elle peut penser à mon sujet, alors que je me suis laissé aveuglé par la comédie azgédienne. M'en veut-elle ? Costia en aurait tous les droits, après tout. Moi-même je m'en veux pour ça. Comment se porte-t-elle ? Une interrogation à placer sous silence, je crois bien. Elle ne va pas bien. Pas besoin d'être son jumeau pour savoir ça. Tout ça ne cesse de me sortir d'une fatigue pourtant bien mordante.

Je ne sais pas combien de temps j'ai pu dormir ces dernières heures. Toujours est-il que la lueur du jour me fait plisser les yeux, mon bras reposant contre mon front. C'est aujourd'hui que je vais retrouver ma jumelle, ce n'est même plus qu'une question d'heures. Impatient, inquiet et bien d'autres mots peuvent me définir, là, alors que je m'apprête à me préparer pour cette visite, dans la Tour. Bien entendu, je ne m'y présente pas sans avoir prévenu, quelques temps avant. Les travées de la capitale de Kongeda s'activent, alors que je prends le temps pour ce rendez-vous qui n'en est même pas vraiment un : Costia ne m'a pas confirmé être en mesure de me voir. Mais, je ne peux pas me résoudre à ne pas aller la voir. Je ne sais pas si je dois accélérer le pas, pour céder face à mon impatience de revoir son visage ou si je dois ralentir la marche, pour espérer rassembler ces mots à lui dire, une fois face à elle. D'un instant à un autre, mon allure varie, je suis incapable de me positionner une bonne fois pour toute. Face à cette fameuse Tour, je me décide à prendre sur moi et ne plus hésiter. Après tout, j'attends ça depuis si longtemps. Poussant doucement la porte de sa chambre, après avoir toqué -mais, sans avoir reçu de réponse-, je m'avance dans cette pièce jusqu'à voir sa silhouette. Je n'en crois pas mes yeux. Costia est bien là, face à moi. J'avais rêvé sa présence durant sa captivité chez les Maunons. J'avais imaginé pouvoir lui dire à quel point je tiens à elle, à quel point elle nous -me- manque. A quel point ma vie a perdu de son intensité en perdant celle qui colorait mon quotidien de toutes les couleurs depuis ma plus tendre enfance. Perdre ma sœur, ma jumelle, ma meilleure amie a été tant de souffrances que reconnaître sa silhouette, même de dos, m'en serre le cœur. Visiblement, elle ne m'a vraiment pas entendu arriver. Cela me gêne assez, de la surprendre de la sorte. Mais, je n'ai pas pu m'empêcher de passer cette porte avant même d'en avoir son accord. « Je suis désolée, je ne voulais pas…. » Les mots qu'elle prononce alors, que je ne devais sans doute pas entendre, m'attriste encore un peu plus. J'ai cru voir un plumage sur l'ombre de ce dessin arrachant une telle déclaration à ma sœur. De là, il ne m'en faut pas vraiment plus pour savoir ce qu'elle ressent et à qui cela peut être adressé. Moi aussi, j'ai une compagnie à plumes depuis toujours. Et moi aussi, je serai dépouillé d'une partie de moi le jour où il s'en ira. Encore que, l'imposant ailé de ma jumelle n'a pas eu de chance pour ses derniers jours, étant lui aussi tombé dans des griffes plus acérées que les siennes. Cette peine qui me gagne, et que je devine être celle de ma jumelle est sans doute si désarçonnante que j'en suis à me prendre les pieds dans un tapis. A moins que ma maladresse m'ait gagné, je ne sais pas. Mais, je m'en veux sur le moment de troubler ainsi la tranquillité de ma jumelle. Croisant son regard plus qu'humide, je ne peux que baisser la tête, non sans lever un peu mes mains devant moi. Visiblement, les possibles retrouvailles heureuses que je nous imaginais en parallèle de plus prenantes, ne sont pas au programme. « Qu’est-ce que tu fais là ? » Question hautement logique, mais qui me déstabilise assez. A croire que dans un tout autre temps, elle m'aurait laissé la prendre dans mes bras, pour la serrer contre moi, mais qu'il semble quelque peu révolu. Ça me blesse assez, de la voir si défensive alors même que je ne recherche que le meilleur pour elle. Mais, je comprends, en un sens. Mes mains s'abaissent un peu plus, comme pour lui montrer que je ne suis pas son ennemi. Que je ne l'ai jamais été et que je ne le deviendrai jamais. « Je voulais te voir. » que je réponds, simplement, d'une voix que je souhaite être la plus paisible possible. C'est même la simple vérité. Pouvoir croiser à nouveau son regard, entendre sa voix que je n'entendais que dans ma tête depuis bien trop longtemps déjà. Pouvoir l'étreindre contre moi, avant d'être très certainement obligé de reprendre la route. Rien que cette idée me tue un peu plus, et pourtant, on s'est déjà arrangé pour repousser nos prochaines visites autant que possible. Histoire de profiter un peu de Polis pour les autres, et pour moi, retrouver ma sœur. « Et m'excuser. » Un ajout fait sur le même ton, bien que résignation et tristesse en module le son. M'excuser de ne pas avoir été là pour la sauver. Pour tenter de la sortir des ténèbres dans lesquelles ont l'a mené. M'excuser aussi de ne pas avoir cru en ce lien nous unissant, et qui me promettait pourtant que ma chère jumelle n'avait pas rejoint les Dieux quand tout portait pourtant à le croire. M'excuser d'avoir eu la faiblesse de croire en la bassesse de Nia, pour prouver sa mort. De m'être laissé porter par cette tristesse générale sans faire le dos rond contre cela et sans m'y opposer plus que je ne l'ai fait. Parce que oui, les premiers temps, avant ces « cadeaux » de cette sombre reine et même si les rumeurs quant au sort de ma jumelle allaient bon train, je n'y ai pas plié. Un peu comme si je ressentais encore quelque chose de notre lien particulier, même si on me prenait pour un cinglé ou un pauvre homme incapable de faire le deuil de sa sœur. M'excuser d'avoir été -et d'être toujours- impuissant face à ce qui lui est arrivé, tout en me sentant si mal de voir tant d'ombres dans son regard et sur son visage. M'excuser pour tout cela, et sans doute pour bien d'autres choses qu'elle trouverait à me reprocher alors qu'elle se trouve face à moi. Je ne dis pourtant rien de plus sur le moment, me contentant de chercher son regard. Je fais l'impasse sur le « et voir comment tu te portes » qui, clairement, ne semble pas être le bienvenu lui non plus.« Te montrer aussi que quoique tu puisses en penser, je tiens à être là. Pour toi.. » Inutile de dire que j'ai aucune idée si mes mots vont déclencher des tourments bien douloureux. Je marche sur une pente plus que glissante en me tenant ainsi, face à Costia. Mais, je suis surtout bien décider à me rattraper à ses yeux.

CBESIDETHECROCODILE

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[18/09/82] Ce sac est une excellente métaphore de ce qu’elle est en train de vivre : beau à l'extérieur, complètement vide à l'intérieur.

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