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[03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre.

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Bellamy Blake
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MessageSujet: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyMer 3 Fév - 12:30

La chrono :
 

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Circuler à Cérès est une vraie corvée, maintenant. Bon, OK, j’avoue : c’est p’têtre uniquement dans ma tête, en fait. Mais j’ai l’impression d’pas pouvoir faire un pas, sans m’attirer des regards et quelques murmures – qui paraissent plus désapprobateurs qu’approbateurs ! – qui suivent ma route. Faut dire que depuis quelques heures, j’dois être parmi les sujets d’conversations préférés d’mes concitoyens, alors… Ceci explique cela hein ! Et nan, n’croyez pas que j’ai chopé la grosse tête, en m’imaginant occuper quelques conversations ! Mais comme y’a quelques jours, Clarke et moi avons officialisé notre statut d’couple en nous rendant en tant qu’tel, au marché de Yrne (si j’me trompe pas d’nom !), l'jour même de son ouverture ! Et ça a fait pas mal de remous, étant plus ou moins bien pris, par nos comparses (et par ceux qu’en ont entendus parler par les témoins…) ! Donc, clairement, ça papote, autour de moi…. Et j’préfère éviter d’faire trop attention à c’qu’ils racontent, ça m’énerverait bien vite sinon, j’le crains…

Estimant que j’avais jeté suffisamment de regards noirs pour la journée – même si on n’est qu’en milieu de matinée ! – j’profite d’ma pause (la vie d’Garde, c’est pas aussi cool qu’on l’prétend !), pour aller m’détendre un peu, à l’extérieur de Cérès. Et j’saute sur l’occasion d’avoir à présent une chienne (ma p’tite Artémis !), pour que cette balade en solo paraisse moins suspecte : faut bien que j’lui dégourdisse les papattes, à cette boule de poils, quand même ! Comme d’hab’, j’suis stupéfait d’la facilité avec laquelle Arté obéit à mes directives : y’a pas à dire, son dresseur a fait un boulot monstre ! Bon, ça m’fait toujours bizarre d’avoir à dire quelques mots en langue Native (pour « communiquer » avec elle !), mais on s’y fait ! Ainsi qu’à chaque balade, j’ai pas vraiment de points de chute préétabli par avance. J’fais suivant mon envie du moment, pis j’mets ça à profit afin d’bien connaître les lieux. C’est ici, après tout, que j’vais vivre un p’tit moment, même si j’ai la ferme intention d’rapidement retourner dans l’camp des 100. J’compte pas démissionner, pas plus que j’envisage de plus respecter les contraintes liées à mes fonctions. Mais j’me vois juste mal vivre en permanence à Cérès, j’sais que tout bientôt, j’aurais la sensation d’étouffer, même si j’vis pas vraiment dans Cérès, mais à l’extérieur de la maudite carcasse de la Colonie. S’il faut protéger Cérès, et tout particulièrement l’Conseil, faut pas pour autant délaisser l’camp des 100. Pis franchement, si O songe à retourner là-bas, faut pas compter sur moi pour n’pas en faire de même. Et n’vous méprenez pas, j’envisage pas non plus d’la fliquer hein, c’est juste que dans la mesure du possible, j’préfère vivre au plus près d’elle – et aussi au plus loin des ruines de c’qu’a abrité autrefois notre « vie » (qui tenait plus du calvaire, si vous voulez mon avis !).

Arrivé à ce qui semble être une clairière, Arté m’fait comprendre qu’il est temps pour moi d’arrêter de tergiverser, afin d’jouer un peu avec elle. Chose que je n’tarde pas à faire, lui lançant un de ses jouets que j’avais amené avec nous. Avec elle, pas d’risque d’pas le revoir : elle est douée pour le retrouver, tout comme elle sait m’le redonner afin que j’puisse le lui relancer ! Cependant, plusieurs minutes après notre arrivée ici, voilà qu’Arté, au lieu d’revenir vers moi avec son jouet entre ses crocs, préfère continuer devant elle, m’tournant le dos pour ça. J’fronce les sourcils, sur mes gardes, particulièrement parce qu’y’a récemment eu des pertes pour notre camp : certains des nôtres ont visiblement fait de mauvaises rencontres, avec la faune locale… Pour autant, à en croire la queue d’Arté qui s’agite joyeusement, c’est pas une menace qu’a attiré son attention. J’la suis, intrigué – et toujours sur mes gardes : on s’refait pas, mieux vaut être trop prudent qu’pas assez ! – pour finalement voir une silhouette bien familière, occupée à la caresser. « Octavia ! T’es toute seule ? ». Si j’étais clairement content d’la voir par ici, mon instinct protecteur a vite refait surface, comme ma question l’atteste. Comme j’vous l’ai dit : ça craint, dans les parages ! Et j’ai sincèrement pas envie qu’ma frangine s’retrouve dans des situations périlleuses !

Si seulement j’savais qu’notre rencontre ferait des étincelles…. Car elle en fera… Des étincelles comme y’en a même jamais eu entre nous… Mais… P’têtre que c’est nécessaire, afin qu’notre relation voit ses fondations changer pour quelque chose d’moins lourd qu’ça peut l’être en c’moment !

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Would you help me to find a new way? Would you guide me through all this again? Don't let me slip away, I need you here 'till the very end so stay here with me. There's so much love in you're smile when I look at your face and I'm here to stay. You're my escape so tell me you'll be right here with me. Hearing your voice is like hearing an angel sing through the good and bad and all in between. You're the one I want and the one I need. I won't make you turn away. So come with me and never look back. After all that we've been through you are still by my side and I'm grateful you're there and I, I love you.


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Octavia Blake
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[03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. Vide
MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyDim 7 Fév - 23:22

On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime.

Octavia avait besoin de prendre l'air. Quitter un peu les clôtures de Cérès, aller s'aérer. Et puis, son plan initial ayant été coupé à la racine, elle se disait qu'elle pourrait en profiter pour aller faire quelques courses. Ces derniers temps, elle avait passé beaucoup d'heures à s'occuper des enfants à Cérès... ou observer les débilités d'un certain idiot, oubliant totalement de vérifier ses stocks. Malheureusement, elle commençait à être dangereusement près d'une quantité bien maigre et elle n'aimait pas ça. Lorsque Murphy la surveillait, elle avait bien du mal à trouver de l'espace pour partir à sa cueillette et avait eu bien des difficultés à gérer l'idée de ne plus avoir de plantes somnifères sous la main. Elle n'avait pas envie de réitérer l'expérience de sitôt. Elle en avait trop besoin et à force, la consommation quasi-quotidienne de la plante commençait à montrer une certaine toxicité. Les cauchemars étaient pires quand elle avait trop de jours sans en consommer et elle se sentait, le lendemain, comme une mort-vivante, ayant tout le mal du monde à donner le change. Elle avait même été obligée, il y a trois jours, de prétendre avoir pris une cuite phénoménale lors d'une fête secrète pour justifier son incapacité à s'occuper des enfants.

Elle était globalement toujours épuisée. Sa nuit avec Jasper remontait à loin maintenant et son accident d'hier avait remplacé les images douces par d'horribles cauchemars supplémentaires. Jusqu'à la veille, elle arrivait à s'accrocher à la vision de leur nuit dans ce petit cocon sous les étoiles, songeant simplement à la chaleur du jeune homme contre elle et à sa promesse d'être là pour elle. Même s'il avait réitéré cette promesse la veille, l'accoutumance aux plantes faisait son travail, empêchant Octavia de s'assommer totalement, faisant de cet idiot une nouvelle addition à ses rêves les plus brutaux. Un corps de plus emplissant sa tête, du sang en plus sur ses mains.

Elle avait vraiment besoin de prendre l'air et réellement besoin de re-remplir ses stocks. Elle profita donc d'un moment d’inattention de la garde pour prendre un trou dans la clôture et s'éloigner dans la forêt. Cela faisait toujours bien rire Octavia, à quel point il était facile d'entrer et sortir du camp. Cet endroit était un vrai... !Zut... ce machin comestible à trou qui existait dans l'ancien monde là... Bref ! En même temps, quand on voyait à quel point une boite de conserve dans l'espace était défectueuse, laissant couler l'oxygène en dehors du vaisseau sans qu'ils ne puissent le réparer, il n'était pas bien étonnant que sur Terre, les barricades ressemblent à des passoires. À croire que l'humanité avait perdu de son intelligence à force de bronzer sous les radiations solaires.

Après quelques minutes de quête dans ses coins préférés, la brune fourra quelques bouquets de plantes dans sa sacoche, assez contente de constater qu'elle n'allait pas tomber en rade aussi rapidement. Elle maudissait cependant toujours ses cotes de lui faire mal, surtout alors qu'elle avait cumulé un tel effort. S'accroupir, se pencher pour couper, se tordre pour mettre les plantes dans sa sacoche, se redresser, recommencer encore et encore et encore... Il ne fallu même pas vingt minutes pour que cela devienne vraiment douloureux et elle songea que la fatigue ne devait pas aider.

C'est ce moment, alors qu'elle était à genoux par terre, que choisit une boule de poil familière pour se faire entendre. Et merde ! Artémis voulait dire Bellamy... ou Clarke... et elle n'avait clairement pas envie de les voir. Ni l'un, ni l'autre. Encore moins les deux. Pourtant, elle devait bien se redresser et apparaître devant la chienne et son propriétaire. Arté l'avait clairement entendu et même si elle ne courrait pas encore vers elle, elle le ferait bien vite. Octavia n'était pas stupide. Cette chienne arrivait à la retrouver partout dans le camp, quand elle n'était pas occupée à suivre Bellamy partout. Elle se redressa donc avec une grimace et fit les quelques pas qui lui permirent d'être à vu du chien, comme de son frère et s’accroupit à nouveau pour caresser la tête de l'animal en roucoulant « Salut toi ! Oh oui, tu es belle... »

Mais bien sûr, Bellamy brisa le moment avec une question de grand frère qui voulait se la jouer protecteur. Elle se redressa, feintant du mieux qu'elle pouvait l'absence de gêne, tout en s'accrochant à la lanière de son sac pour ne pas poser une main sur ses cotes. « Ouais ! », répondit-elle simplement, la voix neutre et le regard posé sur Arté plutôt que sur Bellamy. « Je voulais demander à Jasper de m'accompagner, mais Monty avait besoin de lui pour un truc... Et puis c'est sans doute plus sûr qu'il reste à l'intérieur du camp pendant quelques jours encore. » Quel truc ? Elle n'en savait rien. Elle espérait juste que ce n'était pas encore une de ces bêtises dont ils avaient le secret. Non. Elle ne voulait pas croire cela. Il lui avait promis de ne pas la laisser seule et elle le croyait vraiment.

Elle réalisa, quelques secondes trop tard, que parler de Jasper devant l'homme qui avait autrefois dédié sa vie à la protéger coûte que coûte n'était sans doute pas le meilleur des plans. Pas quand tout le monde avait entendu que la veille, il avait fait exploser une cuve dont il comptait se servir pour faire une distillerie clandestine et qu'une partie du camp avait délaissé les ragots concernant la princesse et le garde pour discuter de l'explosion de la sœur de ce dernier dans la medbay face à l'idiot. « J'étais en train de revenir vers Cérès. Il est temps de rentrer. »

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MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyDim 28 Fév - 11:23

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A mon plus grand désarroi, Octavia et moi ne parvenions qu’à nous voir bien peu, depuis un p’tit moment maintenant. Peu après mon retour, elle avait préféré s’installer dans la structure même de ce qu’était anciennement l’Arche. J’vais pas vous la faire à l’envers : ça m’avait foutu les boules, qu’elle accepte ce logement, plus encore sous prétexte qu’ça nous permettrait d’nous construire notre espace perso. J’comprenais et j’acceptais – en théorie – l’idée ! (D’autant plus que bon, moi, j’préfère crécher hors d’la carcasse de l’Arche, parce que j’tiens pas à y remettre les pieds à moins d’y être forcé. Et elle, elle a pu être logé à l’intérieur. Là où fait plus chaud. Donc, c’est mieux pour elle ! Sincèrement, si ça n’tenait qu’à moi, j’encouragerai Charlotte à suivre son exemple !). Mais pour en revenir à notre conversation : à dire vrai, ça faisait un p’tit moment que j’avais commencé à y réfléchir. Déjà, quand j’étais à Boudalankru, même si j’crevais d’trouille à la simple idée d’plus jamais revoir la frangine. Ca avait pris en ampleur, quand j’avais enfin pu la retrouver. Là, j’l’avais vu vivre avec les autres, et tenter d’se faire sa place. Ca avait fini d’me convaincre. Mais entre savoir c’qu’il serait bon de faire, et pouvoir vraiment l’faire, bah, y’a un pas qu’j’avoue, j’étais pas forcément prêt à franchir en c’moment. Mais en voyant qu’ça venait d’O, j’avais pas pu refuser – et d’toute façon, sous quel prétexte aurais-je seulement pu refuser ? Par contre, la période était mal choisie, dans l’sens où… Bah, j’avais pas mal d’choses à faire, depuis que j’avais repris mon poste à la Garde. L’danger qui nous encercle est autrement plus grand qu’il ne l’était sur l’Arche. Et nos effectifs en ont pris un coup, entre ceux qui se sont sacrifiés pour grapiller un peu plus d’oxygène là-haut, ceux qu’ont pas été guidés par la chance pour se placer dans le bon recoin de la Colonie avant son arrivée au sol, et ceux qu’ont perdus la vie à cause de l’atterrissage… Le tri a été fait, et nous a privé de certains bons éléments, tout en nous en laissant certains dont on s’serait bien passé (Genre, mon « pote », l’enflure de Bennett !). Tout ça, ça fait qu’y’a du taf, pour les Gardes. Car faut veiller à l’harmonie au sein du campement, mais aussi assurer la sécurité face aux dangers externes, tout en filant divers coups d’main pour les tâches du quotidien (comme escorter des gens, pour aller chercher des ressources, à l’extérieur !). Donc, clairement, j’chôme pas, depuis qu’j’ai repris l’taf. J’chôme tellement pas que c’est à peine si j’vois vraiment ma frangine, mais aussi Charlotte, Murphy, ou même Clarke…. (Et c’est aussi parce qu’la Griffin est également pas mal occupée, qu’on a gardé plus longtemps qu’prévu initialement, l’secret sur la tournure prise par notre relation !). Franchement, j’ai à peine le temps d’m’occuper d’Artémis : heureusement qu’Charlotte peut s’en occuper, quand j’suis dans l’incapacité d’amener la chienne avec moi ! Et vous vous en doutez bien : tout ça, ça fait qu’la « coupure » avec Octavia est assez violente. Même si j’m’arrange pour la voir aussi souvent qu’possible - oui, même plus souvent qu'Clarke car O sera toujours ma priorité n°1 ! -, malheureusement, dans les faits, ça représente pas grand-chose. On parvient assez difficilement à s’retrouver pour manger ensemble, principalement parce que j’ai pas vraiment d’heures fixes pour les repas, et qu’bien souvent, O mange donc avant que j’n’arrive à la rejoindre (foutus imprévus d’dernière minute, ou tâches trop longues à réaliser…) ! Et pourtant, contrairement à c’qu’on pourrait croire, j’fais d’mon mieux pour avoir du temps pour ma p’tite sœur (et oui, même contrairement à c’qu’Octavia pourrait croire, j’privilégie pas nécessairement la possibilité d’passer du temps avec Clarke, plutôt qu’avec elle !). Car si j’prends sur moi pour qu’on travaille sur notre lien afin d’le rendre moins « fort/protecteur », plus « fraternel », bah, c’est encore u peu difficile. Surtout qu’bon, j’sais qu’dans Cérès, comme dans l’camp des 100, y’a quelques p’tits zouaves, qu’ont pas forcément des idées brillantes, et que parmi eux, y’en a qui pourraient tenter d’inciter ma soeurette, à les suivre dans leurs délires ! (Et oui, là, j’pense clairement à des types comme Jasper, qu’a récemment fait des siennes, et qu’est visiblement assez proche d’ma sœur, d’après c’que j’ai pu voir sommairement à l’occasion, comme suite à c’qu’on a bien pu m’dire ! Non, n’allez pas imaginer que j’fasse espionner O, mais il arrive que quand j’la cherche, on m’dise qu’elle serait avec telle ou telle personne !). Donc ouais, en c’moment, c’est assez mouvementé, même si j’suis à mille lieux d’imaginer à quel point ça peut vraiment craindre, vu que l’Conseil garde secret la réalité derrière certains drames… Alors évidemment, qu’le hasard m’fasse croiser la route d’Octavia, ça m’fait plaisir ! « Ouais ! ». J’dois jouer carte sur table : j’sais pas si j’suis rassuré ou pas, d’entendre qu’elle soit venue ici en solo. Si j’ignore qu’des Natifs nous prennent pour cibles, j’sais parfaitement qu’y’a dans les parages, quelques sales bestioles, ou même des plantes bien plus dangereuses qu’on n’pourrait l’penser juste en les voyant !

« Je voulais demander à Jasper de m'accompagner, mais Monty avait besoin de lui pour un truc... Et puis c'est sans doute plus sûr qu'il reste à l'intérieur du camp pendant quelques jours encore. ». Un d’mes sourcils se hausse, lorsqu’elle mentionne mister Jordan. Il a fait parler d’lui, y’a un peu plus de 24h d’ça… Et sincèrement, si j’prends méchamment sur moi pour m’faire à l’idée qu’O puisse être proches de mecs, ça m’fait flipper sévèrement, qu’elle s’attache trop à un inconscient tel que lui… « Hum-hum… », est tout c’qui sort d’ma bouche, une vaine approbation à ses paroles, bien qu’on y perçoive une pointe de jugement, dû à une partie d’ses fréquentations. « J'étais en train de revenir vers Cérès. Il est temps de rentrer. ». Tendant la main pour caresser Arté qui s’est rapproché d’moi, je fixe la brunette qui m’fait face. « Tu devrais faire gaffe, ce Jasper est bien trop doué quand il est question d’s’attirer des emmerdes…. », dis-je, n’y allant clairement pas par 4 chemins, mais… que voulez-vous ? L’instinct du frangin hyper-protecteur est toujours en moi. « M’enfin, t’fais c’que tu veux, c’est que mon avis… », ajouté-je bien rapidement, sans lui laisser l’temps d’réagir. Disons que j’préfère profiter d’avoir croisé Octavia par hasard, pour lui filer un p’tit truc que j’lui ai acheté récemment. Et que j’ai depuis, toujours sur moi, pour lui donner, si j’parviens à la voir ! J’fouille donc la poche d’ma veste, pour en sortir assez laborieusement, une p’tite dague. Un fort bel objet, avec son p’tit étui, sur lequel j’ai fait graver une p’tite citation pour Octavia. Une de ses citations préférées, provenant de « L’Illiade ». Bon, OK, pour l’instant, ça ressemble pas à grand-chose, vu que c’est emballé dans un vieux prospectus, afin d’faire un effet « paquet cadeau » ! Remarquez, ça doit rappeler des souvenirs à O, c’était avec de tels moyens basiques, que j’emballais sommairement les divers p’tits cadeaux que j’lui faisais ! « Tiens, vu qu’on a enfin la chance de s’croiser, j’t’ai acheté ça, sur l’Marché ! ». Ok, p’têtre que là, j’viens d’jeter d’l’huile sur le feu. Non seulement en lui faisant savoir que j’appréciais guère le Jordan, qu’en lui parlant du Marché qu’à été l’théâtre d’la révélation d’mon dernier gros secret en date : Clarke et moi, sommes en couple ! Pourtant, croyez-moi, le 1er point mentionné part d’une bonne intention. Et l’2nd, bah, c’était juste un refus d’voir les autres foutre leur nez dans cette histoire, avec leurs conneries d’secteurs différents, notamment….


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MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyDim 28 Fév - 16:38

On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime.

Voir Bellamy était plus douloureux qu'elle ne l'aurait pensé. Cela lui faisait doublement mal alors. Parce qu'elle aimait son frère si intensément. Imaginer seulement qu'elle puisse un jour avoir une mauvaise relation avec elle était source de cauchemars, alors réaliser que dans la vraie vie, ils en arrivaient là... C'était vraiment douloureux. C'est pourquoi elle essayait de l'éviter au maximum. C'était comique, en un sens. Quand il était revenu et qu'elle avait essayé de passer le plus de temps possible avec lui, elle avait réellement eu le sentiment qu'il n'avait pas une seconde à lui accorder et que ses priorités étaient ailleurs. Alors elle avait arrêté de le chercher, arrêter de l'attendre et s'était rapproché de Jasper. Depuis, elle se sentait mal, chaque fois qu'il était question de Bellamy et de toute sa nouvelle vie qu'il avait sans elle, alors elle avait commencé à vraiment le fuir et comme s'il l'avait senti, son aîné avait commencé à la chercher, à tout faire pour passer du temps avec elle, à vouloir être à nouveau proche d'elle. Elle se souvenait de vieilles histoires que lui racontait sa mère et son frère, combien elle riait des histoires à la « fuis-moi je te suis, suis-moi je te fuis », les trouvant stupides, tous ces gens incapables de simplement passer du temps avec la personne qu'ils aiment. Aujourd'hui, elle était complètement dedans. Elle aurait pu rire d'elle-même.

Bien évidemment, même si elle voulait simplement partir et couper court à la discussion, Bellamy ne put s'empêcher de faire un commentaire sur Jasper. Elle se figea, posant un regard sur son frère, essayant de ne pas laisser la colère l'envahir. Oui, il était un idiot se fourrant dans des ennuis improbables. Elle le savait. Mais il était « son » idiot. Et surtout, il était le garçon qui prenait soin d'elle actuellement. Il l'aidait à passer bien des cap, la comprenait, comprenait ses cauchemars et ses doutes. Et le pire de tout, c'était qu'il essayait de l'aider dans sa relation avec son frère. Il n'enfonçait jamais Bellamy, essayant plutôt de lui faire regarder la situation d'une autre façon, plus favorable à l’aîné Blake. Le fait que lui, entre tous, émette des doutes sur le bien fondé de sa relation avec Jasper la mettait en colère. Elle ne savait pas vraiment à quel moment elle avait commencé à penser à Jasper comme « son », ni même si elle avait réellement le droit d'y penser ainsi, mais tant pis. Elle appréciait beaucoup le garçon. Il lui faisait énormément de bien et elle s'en fichait de ce que pensaient les autres (même son frère). Après tout, ils disaient bien de viles horreurs sur elle aussi.

Ne voulant pas entrer dans un conflit stérile avec son frère, Octavia ne dit rien, se contentant de serrer les dents, prête à reprendre sa route, car même s'il assurait qu'elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, elle sentait tout le jugement de leur amitié à travers ses mots. Il l'intercepta de nouveau, cependant, lui donnant un paquet mal emballé. Pour d'autres (peut-être pour sa princesse adorée), ce type de papier cadeau fait de déchets aurait sans doute été au mieux mignon de pauvreté, au pire complètement mauvais, mais pour Octavia, cela représentait le monde. Parce que même s'ils n'avaient rien, même s'ils n'avaient jamais eu que des déchets, Octavia considérait l'effort comme de l'or. Elle l'avait toujours fait. Sur l'Arche, ils n'avaient rien. Ils partageaient des demi-rations pour survivre, elle était vêtue des vêtements de sa mère et de son frère, des choses qu'ils ne mettaient plus, des tissus volés pour constituer ce qui pouvait à peu près ressembler à des vêtements. Elle n'avait rien. Que des choses qui ne manquerait à personne, pour que personne ne remarque que cela avait disparu. Alors n'importe quel cadeau était de l'or. Un emballage fait de déchet restait son or le plus précieux.

Pour une fois, cependant, elle ne sautait pas de joie. Elle aurait voulu le faire. Une part d'elle aurait voulu lui sauter au coup pour le remercier pour ce cadeau merveilleux (même si elle ne savait toujours pas ce que c'était), mais elle ne pouvait pas. D'abord physiquement, bien sûr. Elle avait trop mal pour sauter. Mais aussi parce qu'elle ne pouvait s'empêcher de ce dire que ce cadeau était une excuse. Une manière de se dédouaner de tout ce qui n'allait pas entre eux ces derniers jours. Le fait que le cadeau vienne du Marché, ce fameux marché où il avait révélé au monde entier qu'il vivait une « merveilleuse histoire d'amour » avec la princesse de l'Arche. Histoire qu'il avait légèrement réfuté pendant des semaines, chaque fois qu'elle mettait les pieds dans le plat avec lui. « Merci... », dit-elle, vraiment sincèrement, serrant malgré tout le paquet contre son cœur, les yeux un peu brillant. C'était son frère, merde. C'était Bellamy qui lui donnait un cadeau. Même si elle était en colère (et qu'elle n'allait pas l'ouvrir de suite pour marquer le coup, contrairement à d'ordinaire où elle dépliait soigneusement le papier avec application et excitation), cela restait quelque chose de précieux.

« A plus tard, Bellamy », dit-elle finalement, lui tournant le dos pour partir. Elle ne fit que deux pas, cependant, avant de se figer et de se retourner de nouveau face à Bellamy, son cadeau toujours en main. « Je tiens à lui... Jasper, je veux dire. » Il fallait qu'elle le dise. Elle reprochait à Bellamy de ne pas lui avoir dit pour lui et Clarke. Elle ne pouvait pas ne pas être un minimum honnête concernant le jeune homme, même si elle ne pouvait pas elle-même dire ce qu'ils étaient. « Je sais que c'est un idiot les trois-quarts du temps... Mais y a des jours, j'ai l'impression que c'est le seul à Cérès qui ne me considère pas comme indésirable... » Ce n'était pas réel, elle le savait. Il y avait Bellamy et Nathan qui l'appréciaient et voulait qu'elle reste. Charlotte n'avait rien contre elle et Murphy se foutait tout simplement de savoir ce qu'elle faisait, si elle trainait dans le coin ou non. La plupart des gens n'avaient juste pas d'avis sur elle. En fait, il l'avait surtout empêché de quitter Cérès plus tôt. Il ne l'avait pas su, mais un soir, elle avait tout organisé pour partir le lendemain matin. Elle avait son sac de près, son plan d'action et elle aurait quitté Cérès sans le dire à personne, rejoindre le camp des 100 ou partir seule s'ils ne voulaient pas la reprendre. Jasper était venu lui parler et à la fin de la soirée, elle n'avait plus eu envie de partir. Plus tout à fait. Pas assez pour passer à l'action, en tout cas. « Il est meilleur que tu ne le penses. »

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Dernière édition par Octavia Blake le Mar 23 Mar - 21:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyJeu 18 Mar - 14:41

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Je trouve assez étrange le manque de réaction d’Octavia, quand elle récupère mon p’tit cadeau. Ca lui ressemble pas. Ou alors… C’est encore les blessures qu’elle a eut Dieu seul sait comment, et dont Clarke a finalement accepté d’me parler, il y a peu, qui font des siennes. Faut dire, aussi, des côtes cassées, ça fait un mal de chien, et ça marque un moment l’esprit…« A plus tard, Bellamy. ». Quand j’vous disais qu’elle est pas dans son assiette, la frangine ! Regardez-la donc me tourner l’dos ! « O, att…. ». Ah, j’l’ai p’têtre convaincu d’arrêter d’se barrer, vu qu’elle fait un arrêt, au point d’faire volte-face ! VICTOIRE…. « Je tiens à lui... Jasper, je veux dire. » Ou pas…. Croisant mes bras sur mon torse, j’écoute O poursuivre son discours en faveur d’Jasper… « Je sais que c'est un idiot les trois-quarts du temps... Mais y a des jours, j'ai l'impression que c'est le seul à Cérès qui ne me considère pas comme indésirable... » Tiens donc ? Le seul ? A Cérès ? LE SEUL ? Genre… comme dans « Le seul dans toute ma putain de vie entière ! » ? Non parce que très sincèrement, balancé comme elle l’a balancé, c’est comme ça que j’l’interprète. Puisque bon… Elle a parlé de Cérès. Et j’suis quand même à inclure dans Cérès, vu que j’y vis aussi…. Puis bon, elle vient quand même de m'envoyer un magnifique rejet dans la face, en s'barrant à peine mon cadeau entre les mains, sans avoir pris l'temps de le découvrir. J'sais pas, ça fait un moment qu'on s'est pas vraiment vus, et elle semble plus pressée de s'barrer que de rester un peu avec moi... Donc, ouais, ça m'aide pas à analyser ses paroles sous un autre angle... « Il est meilleur que tu ne le penses. », conclu-t-elle, m’faisant pousser un magnifique et long soupire, qui m’permet d’essayer d’repousser tout l’agacement qui vient d’surgir en moi, d’un coup, d’un SEUL…. « Tellement meilleur qu’il t’a fait te blesser y’a quelques semaines ? Et t’as convaincu d’me cacher tout ça, dont tes côtes défoncées ? », craché-je. Oui, j’sais, j’fais des raccourcis rapides, mais bon, en même temps, à ma place, vous en auriez fait autant, j’en suis certain ! Faut dire qu’apparemment, la soeurette s’est entichée d’un mec connu pour agir avant d’réfléchir, avec un don inné pour s’précipiter tout droit dans les conneries les plus stupides à réaliser, et potentiellement à risques… Surtout que si on n'devait résumer ma vie qu'à un seul et unique but, ça serait quand même de prendre soin d'ma frangine, donc... Voir que tout c'travail risque d'être réduit à néant à cause d'un mec pas capable de réfléchir avant d'agir, ça m'fout u peu les nerfs... « Si tel est l’cas… Il a une drôle de façon de t’prouver qu’il est l’seul à tenir à toi… », grogné-je, m’demandant décidemment quand et comment O et moi, on s’est visiblement autant détachés qu’ça l’un de l’autre, pour que j’me mange une telle remarque en pleine face….

« Tu m’fais une scène à cause de Clarke ? », pesté-je une fois encore. Parce que bon, ma foi, après une très brève réflexion, j’me dis que c’est p’têtre à cause de ça, en fait, qu’elle va si loin dans sa connerie. Car à présent, elle n’peut ignorer que j’sors avec la Griffin. Ca a dû faire le tour de Cérès genre… 20 fois ? Oh, p’têtre que si j’avais réussis à croiser O plus de 30 secondes, depuis cette grande révélation, j’aurai pu tenter d’en parler avec elle. C’était d’ailleurs c’que j’comptais faire, là, fallait juste que l’occasion s’présente et pas que ça tombe comme un cheveu dans la soupe quoi ! Mais là, ça a pris une sale tournure. Et les jours passés, j’l’ai déjà dit : j’étais occupé avec un boulot un tout p’tit peu chronophage et qui m’demande – en plus ! – d’me soumettre à des putains d’entraînements contraignants quasi H24 pour pas être ramollo si jamais y’a besoin d’se défendre ou d’refaire des portraits… L’Commandant Blake a pas vraiment l’temps ni d’faire la grasse mat’, ni d’flemmarder devant un bon bouquin… Et O, bah, j’la laissais à sa p’tite vie au lieu d’la contraindre à suivre mon rythme chaotique. Alors ouais, là, j’extrapole sans doute beaucoup, mais bon, croire qu’ma frangine pense que j’l’ai volontairement mis d’côté, pour j’sais pas trop quelle raison, ça m’flingue. Ca m’flingue d’autant plus que même sur l’Arche, alors que j’étais avec Elizabeth depuis des années, j’ai jamais fait passer l’orpheline en priorité par rapport à ma sœur. Et jamais Elizabeth n’a eut plus d’importance à mes yeux qu’O. C’est pas pour Beth que j’ai mis en scène une pseudo agression contre Jaha (mise en scène qu’aurait d’ailleurs pu mal tourner, j’en ai foutrement conscience !). C’est pas pour Clarke non plus que j’ai pris l’risque de m’glisser sur une navette pour rejoindre une planète potentiellement radioactive. C’est pas non plus pour ma mère qu’j’avais fait sortir en douce Octavia d’chez nous afin qu’elle aille au bal. Les plus gros risques que j’ai pris d’toute ma putain d’vie – qu’j’ai d’toute façon quasi toujours mis entre parenthèses – ça n’a jamais été pour personne d’autres qu’O. Mais, tout ça, voyons, c’est rien, en comparaison à tout c’que Jasper a pu faire pour elle. Partager ses maigres rations quotidiennes avec elle. S’priver d’chaque moment d’détente en compagnie d’ses potes pour pas la laisser seule. Eviter d’lui dire à quel point notre paternel a pu être un enfoiré non seulement avec maman mais aussi avec moi. Mais dans l’même temps, lui rappeler encore et toujours pourquoi maman était aussi brisée qu’ça, même si ça légitimait clairement pas ses dérives. Oh, qu’on m’balance en prison, pour tenter d’vivre un semblant d’vie à présent et ramer comme un taré pour voir la personne qu’a toujours le plus de valeur à mes yeux : Octavia. Maintenant, elle a Jasper, hein…

« Ou c’est à cause d’Charlotte, ou encore d’une autre raison ? ». Car ouais, tant qu’on y est, autant songer que j’passe non seulement tout mon inexistant (ou pas loin !) temps libre avec Clarke, mais en plus, avec la gosse que j’tente de sauver d’elle-même ! Arté, sentant visiblement que là, j’suis un brin sur les nerfs, s’allonge à mes pieds, en couinant pour que j’focalise mon attention sur elle. Mais ça n’marche pas. J’regarde qu’O, avec un air de vive incompréhension dans l’regard.


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MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyJeu 18 Mar - 19:59

On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime.

Bellamy avait toujours été son monde. Cette situation la détruisait littéralement. Plus qu'en colère, elle était maintenant en peine, réellement démolie. Il y avait des douleurs plus insupportables que d'autres et bien qu'elle ait cru vivre l'enfer avant, elle réalisait maintenant que même les portes de la mort n'étaient rien, comparé au vide d'une vie sans son frère. Pourtant, elle avait trop de fierté, Octavia. Maudit caractère des Blake... Ironique non ? Elle n'avait pourtant de Blake que le nom. Cela devait leur venir de leur mère, à une époque lointaine où elle était encore saine d'esprit. Oui, sans doute. Elle avait longtemps pensé que leur caractère de cochon les empêcheraient, Bell et lui, de devenir fous, mais au final, elle comprenait maintenant que rien ne pourrait vraiment les en sauver. Ils en étaient sans doute déjà plus proches qu'ils ne le pensaient.

Elle allait réellement partir, cette fois, quand ce fut au tour de son aîné de la retenir avec des mots vides de sens. Enfin, il semblait y avoir un sens à tout ça, mais elle ne comprenait pas. « Quoi ? » Mais qu'est-ce qu'il racontait ? Elle comprit dans un premier temps qu'il savait pour sa blessure stupide. Génial ! Griffin avait cafté. Une chose de plus à rajouter à la liste des raisons pour lesquelles elle n'aimait pas la princesse. Est-ce qu'elle avait été raconter que Jasper était responsable de ça ? Il n'était même pas dans l'histoire. Il n'était même pas au courant de l'étendue de ses blessures, ni de leur cause. Pourquoi son frère allait-il s'inventer ce genre d'histoires ?

Et puis à quel moment on est passé du seul à Cérès au seul tout court ? Oui, elle avait dit que Jasper était le seul à Cérès. Mais pour une raison (sans doute débile aux yeux du brun), elle ne considérait pas Bellamy comme « Cérès ». Ils étaient là, mais ils n'étaient pas eux... Sauf que visiblement, son frère, lui, s'incluait automatiquement dans ce groupe et plus dans ce qu'ils avaient toujours été avant. Pourquoi est-ce que c'était lui qui avait l'air choqué quand c'était elle qui se prenait une nouvelle claque ?

« Tu m’fais une scène à cause de Clarke ? » Quoi ? « Ou c’est à cause d’Charlotte, ou encore d’une autre raison ? » Quoi ???

Elle sentit une vague monter en elle soudainement, alors qu'elle le voyait, l'air le plus idiot sur le visage qu'elle n'avait jamais vu. Est-ce qu'elle était complètement entourée d'idiots ? « Une scène ? », répéta-t-elle doucement, presque dans un murmure, avant d'exploser tout d'un coup. « UNE SCENE ??? » Même Artémis sursauta sous la surprise. « Je te fais pas une scène Bellamy. Je suis bien loin de te faire une scène. Tu ne veux vraiment pas que je t'en fasse une de scène ?! »

Octavia commença, dès lors, à faire les cent pas, passant une main dans ses cheveux. La vague de chaleur qu'elle associait à la colère était remplacée par une cascade glaciale en elle, alors qu'elle sentait son cœur se serrer de douleur. Puis elle se figea, le foudroyant du regard. « Tu m'as menti ! », dit-elle, claquant dans l'air la douloureuse vérité. « Tu ne fais que me mentir depuis qu'on est sur cette putain de planète. Tu m'as menti pour le Mont Weather et tu m'as menti pour elle. » Elle n'avait pas besoin de préciser de qui elle parlait. Après tout, c'était lui qui avait prononcé son nom en premier. Une larme de rage tomba de son œil droit, mais fut vite suivit par une autre, de douleur et de peine. « Tu me caches des choses, tu me mens, tu disparais pendant des heures... des jours et moi j'suis là, à attendre que tu ais du temps à m'accorder et quand tu es là, tu me dis que je devrais juste... Quoi ? Vivre ma vie ? Et tu me le reproches ensuite ??? J'en ai rien à foutre de ta putain de princesse. J'en ai rien à foutre de ta gosse de remplacement. J'en ai rien à foutre, Bell ! » Et pourtant, elle était là à pleurer devant lui, à lui faire une scène et à cracher tout ce qu'elle avait sur le cœur et qui menaçait de la déborder, saccadant sa respiration, tirant encore plus sur ses côtes meurtries. « Je croyais... Je croyais que c'était toi et moi... Je croyais qu'il y avait nous et qu'il y avait eux... Qu'il y aurait toujours nous, même si tu te rapprochais d'eux... Mais je le vois maintenant... Y a plus de nous... » Elle était dévastée. Cette profonde tristesse, cette solitude et toute cette colère qui menaçait de la submerger... Tellement intense, cette colère, diriger contre cet homme qu'elle aimait plus que tout au monde. « C'est toi ! »

Merde... merde... merde... Tais-toi O'...

« C'est pas Jasper qui m'a poussé à monter à cet arbre. C'est pas Jasper qui m'a fait prendre un risque débile qui m'a conduit à chuter et à me blesser. C'est pas Jasper qui m'a incité à te le cacher pour la simple et bonne raison qu'il n'en sait rien. C'est toi ! » Elle passa une main rageuse sur son visage pour essayer d'essuyer les larmes, mais tant d'autres vinrent déjà les remplacer. « Je savais que ça arriverait. Qu'ils finiraient par te voir vraiment et qu'ils t'adoreraient. Que tu aurais ta place, ta vie, des gens qui t'aiment, qui te veulent. Et tu l'as... Tu as Clarke et Charlotte et la garde et tes amis et ce chien et toute cette vie que tu mérites plus que n'importe qui sur cette planète à la con... » Tant de compliments, la voix si bouillonnante d'une rage qu'elle n'avait jamais ressentie avant. Une part d'elle avait envie de rire du comique de la situation. « Je voulais juste être prête... capable de me débrouiller sans toi, sans que tu sois toujours derrière moi à t'inquiéter que je survive... Je voulais être autre chose que cette sœur incapable de prendre soin d'elle qui est responsable de la mort de sa mère et pour qui son frère a tout sacrifié de sa propre vie. C'est entièrement ma faute. »

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MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyMer 21 Avr - 15:28

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« Une scène ? UNE SCENE ???». Oui oui, Octavia, une scène. La preuve est faite, vu tes hurlements, que c’est bien le cas ! Mais, va falloir y aller molo, sur les cris, à mon encontre, quand Arté est là… Disons qu’elle aime pas forcément ça, et encore moins, l’hostilité envers moi. Même si ça vient de quelqu’un qui - elle le sait bien car elle est intelligente – est proche de moi… Il m’faut faire un geste apaisant d’la main, à l’encontre de ma chienne, pour que celle-ci tente de s’apaiser un peu. Mais on voit bien à sa posture qu’elle reste quand même bien sur ses gardes, là. « Je te fais pas une scène Bellamy. Je suis bien loin de te faire une scène. Tu ne veux vraiment pas que je t'en fasse une de scène ?! » Ah parce que t’en faisais pas déjà une, là, p’têtre ? Ca y ressemblait pourtant bien, quand même ! Bon, le show va commencer, la frangine quitte les starting block et déambuler dans les parages….  « Tu m'as menti ! Tu ne fais que me mentir depuis qu'on est sur cette putain de planète. Tu m'as menti pour le Mont Weather et tu m'as menti pour elle. » Qu’il est beau, ce ciel ! Hum… Pourquoi j’dis ça ? Oh, simplement parce que j’en ai levé les yeux au ciel, d’la réplique de la frangine. Comme si on pouvait me reprocher d’lui avoir menti sur les dangers du Mont Weather. Alors que j’ai fais ça pour la protéger, elle plus que quiconque. Oh, et aussi, pour gagner ma grâce. Sinon, à l’heure qu’il est, ça fait belle lurette que j’boufferais les pissenlits par les racines, comme on disait, y’a longtemps, d’après c’que j’ai pu croiser dans quelques bouquins, quand on parlait de la Mort. En effet, avoir tenté – même faussement car j’ai tout fait pour pas l’viser mortellement ! – d’tuer un Chancelier, c’est pas le genre de truc qu’on pardonne facilement… J’en sais quelque chose, j’ai vu mon enfoiré d’géniteur être envoyé tout droit dans les étoiles, à cause de ça…. Donc, pour le coup, j’ai menti, mais j’pense pas qu’ça puisse m’être reproché. Après, c’qui concerne Clarke, ça, j’ai déjà suffisamment évoqué mentalement mes raisons un peu partout, pour pas avoir à l’refaire une fois d’plus ici ! « Tu me caches des choses, tu me mens, tu disparais pendant des heures... des jours et moi j'suis là, à attendre que tu ais du temps à m'accorder et quand tu es là, tu me dis que je devrais juste... Quoi ? Vivre ma vie ? Et tu me le reproches ensuite ??? J'en ai rien à foutre de ta putain de princesse. J'en ai rien à foutre de ta gosse de remplacement. J'en ai rien à foutre, Bell ! » Bon… Visiblement, va aussi falloir que j’m’excuse de bosser. Pire, d’avoir repris un boulot que j’exècre, pour protéger ceux qu’j’aime, dont, en tête – juste par l’plus grand des hasard hasardeux ! – la brunette minuscule qui m’crie présentement dessus ! Ouais, j’sais, j’suis un enfoiré d’pas m’tourner les pouces et passer tout mon temps avec ma frangine alors que mille dangers rôdent autour de nous (et encore, y’en a bien plus que je n’l’imagine !).

« Je croyais... Je croyais que c'était toi et moi... Je croyais qu'il y avait nous et qu'il y avait eux... Qu'il y aurait toujours nous, même si tu te rapprochais d'eux... Mais je le vois maintenant... Y a plus de nous...» La frangine me donne doublement mal à la tête. Parce qu’elle fait les 100 pas et que j’la suis du regard (j’avoue, une toute p’tite part, tout au fond de moi, trouve presque drôle de la voir fulminer comme ça. Mais pour l’instant, cette part est presque invisible, tant j’suis plus… choqué… écoeuré… consterné… Et autre….). Oh, et la 2nde raison qui fait qu’elle m’file un mal de crâne carabiné, c’est qu’elle est fulmine d’un ton assez élevé, là, tout d’suite, maintenant. « O… S’te plaît… Ecoute-moi… ». J’vous présente : Bellamy Blake (aka moi !), l’roi des cons. Ouais, clairement. L’mec qui veut réconforter sa frangine qui passe ses nerfs sur lui – sans raisons réelles autre que… du vent… - au lieu d’fulminer à son tour d’voir qu’elle le connait aussi mal que ça, pour le juger… comme ça… Tout ça, juste parce qu’elle est furieuse et en pleurs. Et que si ses mos sont autant de poignards qu’elle m’lance à la gueule, ses larmes, elles, sont des balles qui sont propulsés à toute vitesse dans mon cœur pour l’faire saigner. Car j’déteste voir O pleurer, et encore plus par ma faute… Mais O… bah.. C’est O… Alors au lieu d’fermer sa gueule, elle enchaîne…. D’un sublime « C’est toi ! », qui m’fait revoir ma copie. D’un coup.

Vous voyez, mes bras qui tombent le long d’mon corps alors que j’les avais levé pour arrêter cette puce surexcitée ? Avec ma bouche qui s’ouvre grand sous l’étonnement ? Et un éclair de douleur dans l’regard ? Non parce que moi, j’peux pas les voir, mais j’les sens bien… « C'est pas Jasper qui m'a poussé à monter à cet arbre. C'est pas Jasper qui m'a fait prendre un risque débile qui m'a conduit à chuter et à me blesser. C'est pas Jasper qui m'a incité à te le cacher pour la simple et bonne raison qu'il n'en sait rien. C'est toi ! ». Hum… Génial… Dis, O, si t’as envie de m’donner une bonne raison pour aller jouer à Icare en décollant d’une falaise, j’pense que t’es sur la bonne voie là. Ouaip, sous-entendre que j’fais de ta vie un Enfer en te poussant à faire des choix idiots, c’est un excellent moyen d’me donner envie de revisiter les mythes de notre enfance, à ma sauce. Enfin, une seule fois, car j’pense pas que j’aurai droit à un autre essai…. « Je savais que ça arriverait. Qu'ils finiraient par te voir vraiment et qu'ils t'adoreraient. Que tu aurais ta place, ta vie, des gens qui t'aiment, qui te veulent. Et tu l'as... Tu as Clarke et Charlotte et la garde et tes amis et ce chien et toute cette vie que tu mérites plus que n'importe qui sur cette planète à la con... » Waouh… Ca, c’est du volte-face. Bordel, les nanas, j’vous jure… Ca vous dit blanc pour vous dire noir 3 secondes plus tard, juste comme ça. Et après, on s’demande pourquoi les mecs ont du mal à les comprendre. Non mais si elles avaient pas un cheminement de pensées aussi incohérents et presque… schizophrénique… ça irait mieux, hein… « Je voulais juste être prête... capable de me débrouiller sans toi, sans que tu sois toujours derrière moi à t'inquiéter que je survive... Je voulais être autre chose que cette sœur incapable de prendre soin d'elle qui est responsable de la mort de sa mère et pour qui son frère a tout sacrifié de sa propre vie. C'est entièrement ma faute.». Je pousse un gros soupir, observant la mini-bombe humaine d’un air méfiant. Pas envie qu’elle m’pète de nouveau à la gueule et m’canarde à merveille avec des piques qui m’blessent bien plus que… tiens.. une balle… dans l’genou… J’peux l’dire ça, vu que j’ai dû l’supporter y’a pas bien longtemps… Et franchement, entre entendre de nouveau Octavia m’balancer un merdier du genre, ou m’prendre une nouvelle balle… bah, sans hésiter : j’prends la balle ! Ca fait franchement moins mal ! Bon… L’microbe semble en pause pour l’instant, ‘fin, apparemment, elle a tout dit, alors… « T’arrête avec ton délire parano 2 secondes, s’te plaît ? Merci ! ». Ok. J’suis pas diplomate du tout. Etonnant ? Pas trop nope. J’suis un Waldénite, les gars, l’oubliez pas. Et quand on m’cherche trop, bah, on m’trouve. Surtout quand on sait où viser, comme Octavia vient d’le faire… « Considère ça comme des mensonges s’tu veux. D’mon point de vue, l’coup du Mont Weather, c’était surtout pour éviter qu’tu passes un temps – dont j’ignorais la durée possible ! – à t’ronger les ongles pour moi. C’était aussi parce que j’sais que si tu m’avais dit d’pas y aller, j’y serai pas allé. Sauf que.. T’veux savoir ce qu’il se serait passé pour moi après ? ». J’lui montre un arbre, bien solide, pas loin d’nous, du doigt. « On m’aurait pendu à un d’ses p’tits copains, pour tentative de meurtre sur l’Chancelier… ». J’secoue la tête. « Ou j’aurai dû m’barrer pour éviter l’exécution. Et rêve pas : j’t’aurai pas amené avec moi alors que partout ici, ça craint… ». Pas sûr qu’elle apprécie d’entendre ça, mais ça devait être dit. Ma foi, si elle est pas capable d’comprendre que j’aurai pas voulu l’amener avec moi aux devants d’une Mort certaine, bah… Ca sera la preuve qu’ma frangine m’connait décidemment encore moins bien, que c’que ses récentes paroles le laissent à croire ! « Quant à Clarke, j’voulais juste voir où ça nous menait, sans avoir à gérer les éventuels regards dû à nos secteurs différents et sans t’imposer d’garder l’secret dessus… ». Ca, c’est la version courte, mais pas l’temps ni l’envie d’rentrer dans les détails. Et c’est là où on voit la différence entre elle et moi : là où elle faisait les 100 pas, moi, j’reste à ma place, sans bouger, avec Arté qu’est toujours à mes pieds, et qu’a toujours l’regard fixé sur Octavia. « Et tu m’reproches sérieusement de tout faire pour pas t’étouffer et te donner ta liberté ? SERIEUX ? Non car crois-moi, si j’m’écoutais, j’te quitterais presque pas d’une semelle… » - et surtout pas en sachant qu’elle s’est trop entichée d’un idiot qui s’amuse à faire BOUM avec tout c’qu’il trouve au lieu de chercher à se rendre utile avec ses connaissances explosives - « T’as pas idée d’à quel point c’est pas naturel tout ça, pour moi. D’pas être autant avec toi qu’avant. D’m’efforcer à te laisser enfin profiter de cette putain d’vie et d’liberté auxquelles t’a été privé trop longtemps. ». Et j’pense qu’on l’entend, dans ma voix, à quel point ça m’coûte. Combien j’sais que j’dois la laisser voler d’ses propres ailes au lieu d’me prendre plus pour son père qu’pour son grand frère. « Y’aura JAMAIS plus d’nous… Même quand t’auras 80 balais et après avoir eu toute une flopé de gamins, crois pas que j’irais pas péter la gueule à ton mec, si jamais il déconnait avec toi, ou à n’importe qui t’manque de respect. ». Donc, mon p’tit Jasper, t’es prévenu : t’seras jamais entièrement « sauvé » avec moi, même l’jour où j’t’aurai enfin estimé digne d’ma p’tite sœur ! « Et c’est pas en t’prenant pour un piaf que t’vas réussir à m’prouver que t’es capable de t’débrouiller sans moi… ». Et dire que j’suis loin d’imaginer qu’elle va faire pire… Comme aller fouiller dans les affaires du Conseil… Très mature, ça, ouais, clairement…

« Mais ouais, t’as raison, tout ça, c’est d’ta faute… », craché-je, en croisant mes bras sur mon torse. « C’est toi qu’a demandé à naître, à être l’2nd enfant dans un univers où y’avait l’droit qu’à 1 seul braillard par famille… C’est toi qui m’a forcé à prendre soin d’toi en aidant maman à t’mettre au monde aussi silencieusement qu’possible.. Sérieux.. O.. j’te hais d’avoir des pouvoirs pire que ceux d’une déesse pour contrôler des trucs d’avant même ta naissance ! ». Ohoh, on dirait qu’j’arpente audiblement l’chemin de l’ironie… Mais bon, j’espère qu’elle va comprendre qu’elle n’a rien à s’reprocher, même si j’peux comprendre son raisonnement, dans l’idée. « C’est maman qu’a merdé sur ça. C’est l’paternel qu’a pas fait attention à son niveau. C’est l’Arche qu’avait des lois à la con. C’est à EUX, que j’en veux, perso. Pas à toi. Jamais à toi… ». La preuve. Même là, j’lui en veux pas. J’suis blessé de ses mots, clairement. Piqué à vif, indéniablement. Pour ça aussi que là, j’parviens à pas la prendre dans mes bras, car son délire du « c’est toi qui m’a poussé à monter dans l’arbre », ça m’a refroidit ! Mais dans l’fond, j’lui en veux pas. J’suis plus rempli d’incompréhension que d’colère. Et d’pas mal de déception, aussi, pour qu’elle pense que j’lui ai « menti » sans avoir de bonnes raisons. Que j’la ferai passer au second plan. Que j’fais déjà pas – actuellement ! – tout mon possible, pour la voir dès que j’peux, dès qu’elle est aussi libre, et sans l’étouffer. Mais, en fait, apparemment, on s’comprend juste pas, elle et moi. Sauf que moi j’parviendrais à mieux démêler le problème – une fois un peu plus reposé – alors qu’elle, elle va s’entériner dans son délire. Rah, les nanas, bordel…


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[03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. Vide
MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyMer 21 Avr - 21:05

On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime.

Elle ne savait plus ce qu'elle ressentait vraiment. Colère, tristesse, dévastation ? Sans doute un peu de tout à la fois. Bellamy était tout ce qu'elle avait, depuis si longtemps, qu'elle ne savait comment faire sans lui. Et pourtant elle le voulait. Elle le voulait tellement. Elle savait qu'un jour, elle le perdrait pour toujours. Elle avait ce sentiment affreux, tellement présent, lui pompant toute son énergie et la terrifiant toutes les nuits, qu'un jour elle serait complètement seule, sans lui. Elle essayait juste d'apprendre à vivre dans ce genre de monde sombre et insurmontable. Le fait que Bellamy se foutait clairement de sa gueule n'aidait en rien à calmer ses émotions et inquiétudes bien trop pessimistes.

Elle voyait Arté sur la défensive, prête à lui sauter dessus si elle allait plus loin dans l'attaque contre le brun et loin de l'enchanter, cela lui fit mal, encore plus. Il y aurait toujours quelque chose entre son frère et elle désormais. Quelque chose qui avait ici pris la place d'une boule de poil, mais qui n'était finalement qu'une chose parmi tant d'autres. Arté n'était qu'une représentation de plus de ce qui s'était dressé entre son frère et elle depuis qu'ils avaient atterri ici. Des paroles qu'elle avait prononcé à Clarke il y a quelques semaines lui revinrent en tête et elle les ressentait pleinement. Elle aurait préféré que le Conseil l'envoie à la dérive. S'ils l'avaient fait, elle n'aurait jamais eu l'occasion de vivre dans un monde si douloureux pour leur famille. Elle serait morte en sachant que son frère l'aimait et en sachant qu'ainsi, elle le libérerait d'elle.

Par ainsi, elle recula d'un pas, s'accrochant à la lanière de son sac comme à une ligne de vie, alors que des larmes silencieuses coulaient sur ses joues. « T’arrêtes avec ton délire parano 2 secondes, s’te plaît ? Merci ! » Elle se figea, alors qu'il poursuivait, lui expliquant qu'il lui avait menti sur le Mont Weather pour ne pas qu'elle s'inquiète pour lui. Abruti ! Pouvait-il vraiment croire que d'être mise à l'écart allait l'aider à mieux dormir la nuit ? Est-ce qu'il croyait vraiment que son esprit, traumatisé par des années à esquiver la folie d'une mère infanticide, n'allait pas imaginer des scénarios plus horribles les uns que les autres parce qu'il ne lui disait pas à quel point il était en danger ? Abruti ! Crétin sans nom ! Espèce de stupide waldénite pur et dur A quel moment son frère chéri pourtant si intelligent avait-il perdu tous ses neurones ?

« Ou j’aurai dû m’barrer pour éviter l’exécution. Et rêve pas : j’t’aurai pas amené avec moi alors que partout ici, ça craint… » Elle ferma les yeux, serrant les dents, bien consciente que pour lui, c'était une preuve qu'il aurait tout fait pour la protéger, alors que pour elle, cela ressemblait à un abandon pur et simple. Il aurait pu la quitter. Il aurait pu la laisser là et partir sans se retourner. Même s'il disait que c'était pour son bien, c'était tout ce qu'elle refusait. S'il était capable de l'abandonner comme ça, même ''pour sa sécurité'', pourquoi resterait-elle ici ? Ça lui faisait mal, l'idée de se séparer délibérément de Bell, mais lui était près à le faire pour sauver sa vie.. Alors peut-être qu'elle devait réellement le faire. Peut-être qu'il était l'heure qu'elle le libère vraiment d'elle. Il n'était plus en danger ici, mais elle n'était toujours pas à sa place. Elle voulait toujours partir et lui ne le voulait plus. Mais il était toujours prêt à la laisser partir, non ?

Le reste de ses mots furent lancés dans un brouillard, un son strident dans ses oreilles, alors qu'elle sentait sa tête tourner, comme si trop de choses s'étaient soudainement propulsées dans son crâne, brouillant tous ses sens et toutes ses idées. Si elle n'avait pas tenu sa lanière, elle serait sans doute tombée, même si elle n'était pas sûre que c'était ça qui la tenait encore, alors que le monde tournait tant autour d'elle qu'elle en avait la nausée. Plus il parlait, moins elle entendait, comme assourdi par ce son horrible dans ses oreilles. Pouvait-on entendre le son de son propre cœur qui se brise ?

« Mais ouais, t’as raison, tout ça, c’est d’ta faute… » Ces mots lui firent l'effet d'une gifle, faisant taire le son strident et arrêter de tourner les arbres. Elle ouvrit de grands yeux pour le regarder, avant de comprendre toute l'ironie de cette accusation, alors qu'il disait la détester pour être responsables de choses arrivées avant sa naissance. Pourtant, c'était loin de l'aider à se sentir mieux. Loin de la calmer. Loin de réparer son cœur meurtri. Même quand il lui disait qu'il ne lui en voulait pas à elle. Elle inspira, profondément, longuement, avant de se mettre de nouveau à pleurer. « Le problème, tu vois... C'est que je ne te crois plus... »

Il n'y avait plus une once de colère, maintenant, juste la peine et l'abandon. Elle cédait au désespoir et perdait l'envie de se battre. Se battre pour qui ? Pour quoi ? « Tu dis que tu m'en veux pas, mais... J'suis pas la sœur que tu voudrais que je sois, je te créé que de soucis qu'autre chose et... Je vois bien que je te déçois... » Elle baissa les yeux, évitant son regard. « Et j'crois bien que c'est pire que tout... »

Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait plus. C'était trop dur de l'affronter, alors qu'il avait visiblement des griefs contre elle qu'elle ne savait plus réparer. « Je suis désolée... », dit-elle, sa voix se brisant au passage, alors que plus de larmes coulaient sur ses joues. « Tu serais mieux sans moi... Je suis vraiment désolée, je... Je... » Octavia secoua la tête, avant de faire un tour sur elle-même pour partir. Oui, s'enfuir, ne plus affronter son regard, c'était la bonne chose à faire... La seule chose à faire.

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MessageSujet: Re: [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou on leur fait la guerre. [03/11/82] On ne se dispute qu'avec les gens qu'on aime, les autres on les ignore ou  on leur fait la guerre. EmptyDim 29 Aoû - 16:02

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Take every memory we've ever had. Oh I wanna live 'em all one by one, one by one & I swear that I'm not gonna lose you now. And even when the lights go down, down. I could never lose you now & еven though we're not so closе here maybe you can pick me up still. 'Cause I can't stop falling down, I can't stop falling down & I'm not gonna lose you now. Need you in my life somehow." Lose you now - Lindsey Stirling & Mako

Heu… Elle m’a pas écouté, ou quoi ? « Le problème, tu vois... C'est que je ne te crois plus... ». Ah bah ça fait plaisir… « Tu dis que tu m'en veux pas, mais... J'suis pas la sœur que tu voudrais que je sois, je te créé que de soucis qu'autre chose et... Je vois bien que je te déçois... Et j'crois bien que c'est pire que tout...». Par tous les Dieux (d’la mythologie gréco-romaine, bien entendu !), elle le fait exprès de mal comprendre tout ce que j’dis depuis que j’suis revenu du bunker, ou ça a commencé en fait depuis qu’elle s’est faite arrêter par ma putain de faute ? « Je suis désolée... Tu serais mieux sans moi... Je suis vraiment désolée, je... Je... ». Et elle me refait l’coup de s’barrer en courant. En vrai dama-queen. Sérieux, elle a pris des cours avec Peter, ou quoi ?

« Nan, Octavia, merde, t’vas pas m’faire le coup deux fois ! », que j’grogne, en m’mettant à la poursuivre. La dernière fois, elle a pu m’échapper car j’venais d’rentrer du bunker avec ma jambe encore un peu en vrac. Mais là, maintenant, ça va mieux. Si j’la rattrape, j’me contente cependant d’la retenir d’ma main sur son épaule. Juste le temps d’glisser un : « S’te plait, arrête d’oublier qu’peu importe c’que tu fais, j’t’aime plus que l’ensemble de la galaxie. ». Ouais, j’en conviens parfaitement avec vous : c’te phrase est ultra culcul… Mais elle est vachement symbolique pour nous, dans notre famille. Même si j’ignore qu’elle vient en réalité d’Kane et nos d’la famille d’notre père ou d’notre mère… Car c’est en effet ça qu’nous disait notre mère. Et même si – en cet instant précis – Octavia m’rend cinglée à partir en vrille pour n’importe quoi, il est vrai que j’l’aime, sans doute plus que n’importe qui d’autre sur Terre. Ouais, même Clarke, mais j’crois que vous pouvez pas comprendre c’qui nous unit, O et moi. Bref… j’soupire, à peine ma phrase lancée, et j’retire ma main d’l’épaule d’Octavia. Qu’elle m’réponde ou préfère partir, j’la laisse libre de son choix. Comme j’m’efforce de l’faire depuis que j’l’ai retrouvé, même si ça m’tue d’la voir m’échapper. Et plus encore, d’savoir que j’l’ai blessé (bien que j’comprenne pas encore comment, mais croyez-moi, j’vais ressasser méchamment cette conversation à l’avenir, alors… J’devrais trouver…) !


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